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[Quête] Le secret de la renaissance

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MessageSujet: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 15 Jan 2017 - 1:38

Le secret de la renaissance


Mise en Contexte
Le fils d'un alchimiste est mourant, à cause d'une brûlure au troisième degré qui le prend de la tête au pied. Il ne peut plus bouger et son père veut à tout prix faire quelque chose. Car il a une solution. Néanmoins, il ne peut pas le faire seul. C'est pourquoi il demande à d'honnêtes voyageurs de l'aider. Alors qu'il va rester au chevet de son fils, les nobles âmes iront chercher des Men Dil Aqua à sa demande, sans vraiment savoir pourquoi. L'alchimiste tient à son secret et vous devrez exécuter sa demande sans vous poser de questions. La vie de son fils en dépend.

Déroulement de la Mission
Votre premier message devra indiquer comment votre personnage entend parler de cette mission et comment il parvient jusqu'à l'alchimiste. Attention, c'est quelqu'un de plutôt discret !
Arrêtez-vous une fois arrivé devant la demeure de l'alchimiste, un MJ s'occupera de le jouer.
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Neustro

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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 15 Jan 2017 - 13:56

Journée du 1 Rosendas,
Grange d'un fermier, Terre des Farnas

_ _ _


_ Merci, merci encore… ça y est, elle ne souffre plus maintenant.

Uriel se releva doucement du chevet de cette femme dont il venait d’apaiser les souffrances. L’utilisation de sa main bienfaitrice l’avait légèrement affaibli et le repos que lui offrait le vieillard était le bienvenu. La lumière qui émanait de sa main gauche s’estompa petit à petit, comme si la main de l’Ancien refroidissait, après avoir absorbées les brûlures de la quinquagénaire.

Le vieil homme le remercia chaleureusement. La guérison de sa promise semblait tant le soulager. Uriel fut touché. Il ne put s’empêcher de repenser à ses propres  actes manqués quand il crut voir une larme rouler sur la joue ridée du vieillard.

Pour le remercier d’avoir soigné les brûlures de sa tendre et chère, le vieux Faras offrit le gîte et le couvert au neustro. Attablés autour d’un bon gibier cuisiné avec amour par la fille du vieux couple, les deux hommes passèrent la soirée à boire du vin chaud et à discutailler.

Son hôte ne put s’empêcher de raconter la chute de sa cité d’origine, Faras. Uriel, qui séjournait dans les environs depuis quelques mois connaissait bien cette histoire. Les parents du vieil homme étaient originaires de cette cité avant la Grande guerre. Nombreuses furent alors les pauvres âmes, qui, comme les ancêtres de son hôte fuirent la ville sous le contrôle de Zaraze, pour trouver refuge près du fleuve Manly. Son hôte lui parla plus tard du destin de ses rescapés qui, comme lui s’étaient réfugiés près du fleuve après l’anéantissement de la cité. Nombreux furent les urbains à devenir alors fermiers. Bien sûr le souvenir de Faras se transmettait de générations en générations, et non pas sans exagération.

_ Autrefois, mes parents vivaient à Faras et ils menaient une vie bien moins rude que celle que je mène. Nous, les descendants des Faras, n’avons pas reconstruit de véritable bourgade, et nous nous sommes installés le long du fleuve Manly, à l’écart des autres.

Il s’arrêta pour couper une tranche de fromage avant de reprendre, tout en tartinant avec entrain, le feu de la chaudière crépitant en arrière-fond.

_ Si vous n’étiez pas passé par hasard ici, ma femme aurait certainement succombé à ses blessures. Terna est à plus de 700 km d’ici… Je ne pouvais pas y envoyer ma fille seule… A vrai dire, je commençais à me faire à l’idée de la perdre…

Il soupira avant de se ressaisir.

_ Puis-je vous demander un service Uriel ? Je suis ami avec un alchimiste, qui séjourne non loin de là. Son fils a été sérieusement brûlé. Je sais qu’il cherche des aventuriers pour l’aider… Mais comme la région est particulièrement reculée, je ne crois pas qu’il ait encore trouvé d’aide. Pourriez-vous l’aider ?

L histoire de cet alchimiste et de son fils interloqua quelque peu le neustro, toujours réceptif à ce genre de drames familiaux… L’image du corps sans vie de son fils lui revint à l’esprit.

_ Je ne suis pas aventurier mais médecin. Je le guérirais de la même façon que votre femme, si Poliote le veut. Je m’y rendrais dès demain matin.

Le vieillard fut satisfait et continua de tremper la tartine de fromage dans du lait de brebis, tandis qu’Uriel semblait se perdre dans ses songes.

_ C’est donc ça être père…

Le vieil homme fut intrigué.

_ Oui… si ma fille était malade, je ferais certainement pareil ! Vous n’avez pas d’enfant, vous ?

_ Non les neustros comme moi n’ont pas d’enfant.  Répondit-il, sûr de lui.

Il s’empara de la coupe de vinasse comme pour clore la discussion et demanda à son hôte de lui indiquer la position de cet ami alchimiste dans le besoin. Uriel sortit une mappemonde de sa besace. L’homme lui indiqua une position un peu vague, à vrai dire, il ne semblait pas savoir se repérer sur la carte. Il lui décrivit oralement un chemin à prendre à partir de sa ferme. Une vingtaine de kilomètres de marche sur un sentier en terre battue sans gros dénivelé, rien de quoi effrayer l’herboriste voyageur habitué à fréquenter des endroits bien moins recommandables que la terre des Faras.

Dans la grange du vieillard, allongé dans la paille, Uriel entendait les grillons chantaient en ce beau jour d’été. Il repensa à la quête qui l’attendait avant de trouver le sommeil.  Aider cet homme à retrouver son fils, c’était un peu s’aider soi-même finalement...


Matinée du 2 Rosendas,
De la Grange du fermier à la maison de l'alchimiste, Terre des Farnas

_ _ _



Le lendemain, à l’aube, l’homme le remercia encore :

_ Je me souviendrais de ce que vous avez fait pour ma femme… de ce que vos mains bénies ont faites pour elle !

_ Vous n’avez pas à remercier, je ne l’ai pas fait pour vous.

Le vieil homme ne comprit pas vraiment. Il se contenta alors de sourire bêtement en faisant mine de ne pas avoir entendu. Il sortit un mouchoir blanc de sa poche et l’agita, la silhouette de l'ancien s’évanouissant peu à peu dans l’horizon matinal.

Il repensa à ses propres paroles sur le chemin. Sa vocation de neustro ne le conduisait nullement à la rédemption tant espérée. Il n’était qu’un vagabond comme tant d’autres et ne méritait pas plus de considération qu’un autre, si ce n’est moins. Après tout comme il avait dit avant de partir, il n’aidait les autres que pour absoudre ses propres fautes. Quel altruiste faisait t-il donc ?

Sans un mot mais avec quelques sifflotements d’agacement de la part de Vivi, il arriva enfin devant la maison décrite la veille, à quelques pas seulement du fleuve. Il frappa à la porte de la demeure à la façade décrépie, recouverte de ronces. Il fit quelques pas en arrière en attendant qu’on lui ouvre, bâton de Khaal en main.


Le paradis perdu...


Dernière édition par Uriel Khaal le Dim 19 Fév 2017 - 20:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Sam 21 Jan 2017 - 19:18

L'homme qui vous ouvre la porte semble écrasé par le poids des ans et des soucis. Il se tient courbé et il a apparemment besoin d'une canne pour rester debout. Toutefois, son regard acéré vous fixe sans la moindre trace de fatigue ni de démence. Son esprit doit être mieux conservé que le reste...

Il vous scrute un moment sans rien dire, cherchant visiblement à vérifier s'il peut vous faire confiance. Finalement, même s'il ne semble pas décidé à vous laisser entrer ni même voir l'intérieur de la maison, il semble prendre une décision. Quand il s'adresse à vous, sa voix est rauque mais encore pleine d'énergie.

« Bon, je n'ai pas trop le choix de toute façon, j'imagine que vous ferez l'affaire... Ne soyez pas surpris, je sais que vous êtes là pour m'aider à soigner mon fils. Je ne vois pas trop pourquoi un Neustro comme vous viendrait se perdre dans le coin sinon. »

Il vous tend un parchemin soigneusement illustré qui représente une magnifique fleur aux nuances de bleu, de rose et d'or. A la suite, vous trouvez toutes les informations sur cette plante qui vous permettront de la reconnaître, calligraphiées avec application. Si vous êtes observateur, vous pourrez toutefois remarquer que rien n'est précisé sur ses propriétés ou sur la façon de se servir de cette « Min Dil Aqua ». Une fois que vous avez fini de consulter le parchemin, l'alchimiste reprend.

« Trouvez et rapportez-moi cette fleur, et je saurai vous récompenser. Je ne refuserai qu'une seule chose : vous révéler mes secrets. Aussi, si vous acceptez cette mission, vous ne me poserez aucune question sur ce que je compte faire avec cette plante. »



Instructions:
 
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Neustro

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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 19 Fév 2017 - 17:18

2 Rosensdas 1248
Maison du vieil alchimiste, près du fleuve Manly, terre des Faras



_ _ _ _


La maison décrépie devant laquelle il avait atterrit était à l’image de son occupant. Elle tombait en ruine. Un vieil homme lui ouvra la porte, grinçante. Le jeune ancien ne pu s’empêcher de jeter un rapide coup d’œil derrière l’épaule du gardien des lieux. Il pu ainsi entrevoir l’état  des  boiseries qui recouvraient les murs de l’entrée, rongées par les termites. Son attention se porta ensuite sur le plancher miteux sur lequel reposait les frêles jambes du vieillard. Trop faibles pour supporter son poids… Ses yeux se levèrent ensuite pour tenir du regard le vieil alchimiste dont on lui avait parlé.

Un vent de chagrin et de douleur semblait se dégager de l’endroit, à peine la porte s’était-elle entre-ouverte. Le vieux schnock avait du mal à tenir debout, croulant sous le poids de ses soucis. Uriel avait été particulièrement touché en apprenant l’histoire de ce père aimant. Il ne put, encore une fois, repenser au père misérable qu’il avait été. Sa culpabilité l’avait donc naturellement amené ici. Une rencontre de plus sur le long chemin de sa rédemption.

Assez rapidement, et en oubliant même toutes les politesses, le vieux lui refourgua un vieux parchemin avec le dessin d’une Min Dil Aqua. La rose des océans… Uriel, pourtant herboriste depuis son plus jeune âge, n’en avait jamais cueilli de ses mains. Ses anciens collègues, lorsqu’il participait aux expéditions encyclopédiques le lui en avaient déjà montrées. Il ne se souvenait plus vraiment de la particularité de cette gerbe océanique, mais toutes les informations nécessaires à sa cueillette figuraient apparemment sur le document que le vieillard lui avait gentiment mis dans les bras.

Ce dernier alla à l’essentiel. Non pas que cela déplaisait à Uriel mais il aurait bien aimé boire un petit quelque chose ou ne serait-ce que s’asseoir… la marche avait été longue pour venir jusque dans ce coin reclus. L’homme ne semblait pas vraiment vouloir le laisser entrer dans sa demeure, se tenant fermement devant son entrée. Il ne lui parla d’ailleurs que très brièvement de son fils. Pourtant, la raison de sa venue. Il en vient ensuite à « parler » de « secrets »… Hum… Ne voulait-il pas cette plante pour soigner son fils ? Uriel haussa un sourcil, agacé par tant de mysticisme, jugé inutile
.
_ Je suis navré de vous interrompre mon brave mais puis-je ausculter votre fils ? Comme vous l’avez dit, je suis neustro…

Il fit un pas en avant, ouvrant la pomme de sa main gauche, un cercle neustro tatoué dessus.

_ Je pourrais certainement atténuer sa douleur avec. Puis-je ?

Il posa son bâton à terre, pour effectuer le premier pas afin d’entrer dans la demeure croulante, sûr de ses intentions, des plus louables au passage. Mais c’était sans compter la réaction de l’alchimiste, impassible. Il ne bougea pas d’un pouce, continuant de scruter du regard le neustro, agacé…

_ Hum ?

Uriel ne cru pas tout comprendre.

Sèchement, on lui répondit :

_ Vous ne comprenez pas bien notre langue ?

Interloqué, le neustro s’arrêta net. Il n’y avait pas que ses recettes qu’il voulait garder secrètes. L’ancien jeta à nouveau un rapide coup d’œil à l’intérieur de l’endroit misérable. Difficile d’affirmer si quelqu’un d’autre vivait bien ici.

_ Soit.

Uriel recula d’un pas, plongeant son regard dans celui de l’alchimiste. Il préféra se fier aux dires du vieil homme. S’il en croyait ses paroles, cette plante sauverait son fils.

Il souffla, frustré de ne pas avoir vu le chérubin en charpies qu’on lui avait promis. L’ancien porta ensuite son regard sur la paperasse que lui avait refourgué le vieux fou. Il admira le détail et la précision du tracé de la dite fleur. L’écriture était soignée et vive, sans rature. En était-il l’auteur ? Il s’assura que toutes les informations dont il avait besoin figuraient bien sur le parchemin.  Il apprécia la clarté des informations mentionnées ainsi que la présentation globale du document. Il suivait la présentation canonique des documents d’herboristerie standard. Cette page aurait pu tout à fait avoir sa place dans la grande encyclopédie.

Les pics de Terca… les récifs d’Emeriata… ça semblait loin tout ça, très loin… et en territoire Héléo qui plus sait ! Deux mois de marches minimum, il allait falloir louer une barque comble du comble… La bonté, pas très naturelle, d’Uriel l’étonna. Finalement, le temps l’avait rendu meilleur. Il se convaincu de la nécessité d’accepter la tâche, même s’il aurait préféré voir de ses yeux le chérubin brûlé.

Il poursuivit la lecture avant de s’en aller. Peu enfin pas d’information quant à son utilisation. Il fouillerait plus tard dans l’encyclopédie… Nul doute que ce vieil alchimiste saurait l’utiliser à bon escient.

_ Vos secrets ne m’importent pas tant qu’ils permettent de sauver une vie. Soyez sans crainte, je rapporterais cette fleur pour votre fils.

Il s’en alla, en espérant que le bambin tiendrait suffisamment longtemps… Un périple de plusieurs mois l’attendait. Il détestait l’océan en plus de ça…

_ Comptez un mois.

Oui, bon… ça prendrait certainement plus de temps que ça mais autant être optimiste. A peine retourné que la porte se referma. En partant, Uriel se retourna pour observer la bâtisse recouverte de ronces. Même en plein jour, elle restait dans l’ombre des chênes qui l’entouraient.

Il cru voir l’ombre d’un jeune homme à la fenêtre du deuxième étage. Cela le rassura, convaincu qu’il ne travaillerait pas pour rien.


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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 19 Fév 2017 - 20:31

Au coucher du soleil 13 Rosendas,
Terre des Farnas, Arrivée dans la ville de Terna


_ _ _ _


Enfin, Terna à l’horizon. Fallait-il vraiment revenir sur cette semaine de marche intensive ? Quiconque connaissait Uriel vous direz certainement qu’il ne fallait mieux pas parler des choses fâcheuses. Autant donc éviter de mentionner l’attaque des loups la nuit du 4, ou bien la folle dingue du 6 au soir qui avait manqué de peu d’attoucher le bel ancien sous les yeux impuissants de Vivi… Ca l’apprendrait à renoncer aux nuits à la belle étoile.

Passons, les hautes tours de Terna étaient en vues depuis plusieurs heures maintenant. Arrivé devant l’imposante cité marchande du centre, on le laissa entrer sans inquiétude, se présentant comme un simple voyageur.  Les terniens avaient l’habitude de ce laisser-entrer permanent.

Le neustro croisa sur la grand route, allant de la porte Est au cœur urbain, des centaines de commerçants à dos de chevaux, d’autres à dos de chameaux. Bienvenue dans la capitale économique du centre. Il était difficile de se frayer une place dans ce grand cortège humain. Les marchands et leurs chars entraient et sortaient en grand nombre de la ville. On pouvait admirer sur leurs chars : poteries, tissus et étoffes, mais aussi volailles en cage et autres bestiaux destinés à la vente et accessoirement à la consommation. Ca criait, ça caquetait, bref c’était bruyant et ça ne plaisait pas vraiment à l’ancien. Les gardes de la cité veillaient de près à la sécurité et se déplaçaient sur les côtés latéraux de la grande allée, bondée. Quelques carrosses dorés firent leur apparition, conduits par des cochers tout aussi soignés que leurs bestiaux. Terna était réputé pour abriter de nombreux parlèms, toujours en quête de distinction sociale. Sur les bas côtés de l’allée, Uriel remarqua quelques nécessiteux, pieds nus, marchant la tête basse. Le neustro continua son chemin.

Le soleil se couchait et pourtant la ville ne désemplissait pas. L’ancien n’était pas étonné de voir tout ce beau monde déambulait dans les rues. Il était déjà venu plusieurs fois par le passé, Terna était réputé pour être de bonne facture pour les voyageurs. Le long de l’allée principale Est, qui menait au cœur de la cité, il cru apercevoir plusieurs autres vagabonds, qui  comme lui, étaient épuisés par leur périple. Ils n’étaient pas difficiles à reconnaître, usés et miséreux.

Tous se dirigeaient vers le centre, poumon économique de la ville. On y trouvait les meilleurs auberges et tavernes de la région. Malgré le doux climat de ces terres, une nuit au sec et sur un matelas ferait le plus grand bien au neustro. Le chemin vers les récifs était encore long.
Pensif quant à la réalisation de sa quête, on le bouscula brutalement dans un carrefour bondé.

_ Mais regardez où vous mettez les pieds !

Que les gens pouvaient être agressifs ici… Chaque cité avait son caractère particulier, mais toutes étaient bruyantes et stressantes, du moins au goût de l’ancien. Il n’était définitivement pas un urbain, préférant de loin la tranquillité et le calme de ses forêts natales. Les odeurs de viandes grillées appâtaient le châlant sous les huées des tavernières, pinte de bière à la main. Les enfants jouaient se bousculaient dans la marée humaine, pendant que les volailles courraient sur les pavés de la ville.

Uriel continua son chemin. Il cherchait une adresse bien précise. Une auberge dont on lui avait avait vanté le calme et les mets de bonne facture. Il y avait déjà d’ailleurs séjourné par le passé et se souvenait de ses délicieuses ailes de poulet rôti aux épices terniennes. Les terniens étaient de fins gourmets, devait-il reconnaître. Sans prétention, l’auberge était familiale et la plupart des clients étaient de la même trempe que lui. Des voyageurs, discrets et fatigués d’un long voyage. Les parlems, et autres mondains se tenaient à l’écart de ces lieux, préférant des endroits plus distingués et mieux appropriés à leur rang. Parfait ! Cela lui éviterait de devenir désagréable. Tout ce qu’il voulait, c’était se reposer.


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Dernière édition par Uriel Khaal le Dim 26 Fév 2017 - 12:42, édité 2 fois
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Neustro

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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 19 Fév 2017 - 20:35

Au soir 13 Rosendas,
Auberge du Coq au lait, Ville de Terna

_ _ _


«  Le coq au lait », voilà l’adresse. Il arriva devant les lieux, l’auberge se situait dans une rue calme, parallèle à l’artère centrale, marchande.
Ici, quelques gosses jouaient dans les flaques de boue en coursant des poulets. Le quartier était principalement résidentiel, de bonne facture mais sans prétention. Il appréciait les toits de chaume et le crépit blanc des bâtisses qui longeaient cette avenue entière pavée.

Hum ! Que ça sentait bon ! Mme. Chaddler, la propriétaire avait déjà du commencer la grillade des premières volailles.  Uriel esquissa un léger sourire de satisfaction. Il était convaincu qu’une bonne nuit réparatrice l’attendait. Sans se faire prier, il entra dans l’auberge.

La décoration et l’agencement des lieux étaient identiques à ses souvenirs. Des têtes de coqs accrochés aux murs, un vieux parquet pas vraiment flottant, une cheminée en pierre ancienne et un immense comptoir avec derrière l’escalier qui desservait les chambres au deuxième et troisième étage. C’était de mauvais goût mais on se sentait à l’aise. Le rez-de-chaussée était aussi enfumé et bruyant que dans ses souvenirs. Le calme tant espéré devait se situer au deuxième étage…

_ Bienvenue au Coq au lait. T’veux une chambre, j’imagine ?

La jeune aubergiste, l’accosta, derrière son comptoir. Elle était en train de nettoyer des chopes en bois, avec un torchon… pas vraiment propre. Elle avait la clope au bec et un tablier bleu, à l’effigie de l’enseigne de la maison.

_ Euh oui, tout à fait.

La rouquine, sortit de son tablier un trousseau de clé, qu’elle jeta à la volée au jeune neustro à peine entré. Ah… cette ambiance à la bonne franquette… Ca lui rappelait ses années d’expédition…

_ Ca fait 20 PC (piece de cuivre) et je vous préviens, j’rends pas la monnaie… Je garde ça pour le service de ce soir, tu comprends mon chou ? Lui rétorqua t-on d’une voix nasillarde, au langage de chartier. Tel était le faible prix à payer pour manger et dormir correctement.

Uriel s’avança jusqu’au comptoir, sous l’œil de quelques voyageurs déjà attablés. Il posa la somme demandé devant la rouquine, toujours la tête dans ses verres. Il regarda le trousseau… chambre 204.

_ Euh, il y a qu’un lit ?

Elle releva la tête, d’un air circonspect.

_ Ouais choupi, c’est une spéciale voyageur solitaire. Mais t’inquiète, c’est un deux places et ma sœur a fait les draps hier. Si tu veux, y’a un bordel rue des Trépas, deuxième à droite en sortant d’ici. Tu peux ramener, c’est le même prix pour nous, à condition qu’elle fasse pas trop de bruits… tu comprends, il y en a qui…

Mal à l’aise, il interrompit la femme :

_ Euh, oui, oui c’est pas ce que je voulais dire…

Elle baissa les yeux, se demandant ce que voulait le jeune homme. On lui faisait perdre du temps ? Il ne voyait pas qu’elle BOSSAIT ELLE ?!?!

_ Ah…

Il monta à l’étage, se faisant tout petit, en passant par les escaliers situés à l’arrière du comptoir. Les urbains l’agaçaient… Avec de la chance, il ne recroiserait plus la chartiere, trop occupée à baratiner avec des voyageurs plus avenants que lui. Tout ce qu’il voulait, c’était du calme, de la tranquillité. A peine arrivé dans la chambre, pas vraiment propre au passage, qu’il déchargea ses affaires au coin du lit. Besaces, sacs, Vivi compris. Il sauta sur le matelas, histoire de tester la résistance. Ouff…
Il ferma les yeux, quelques instants, juste le temps de s’assoupir.

***

Plusieurs minutes passèrent… Le temps de cogiter, de se doucher dans des communs, pas très nets d’ailleurs et de se rhabiller. Il opta pour une simple tunique noire. Une tenue traditionnelle du soir pour les anciens, souple et saillante. Une ceinture rouge tenait l’ensemble. Il descendit les marches du fameux escalier central, et fut surpris de voir tant de monde s’agitait en bas.

Les chopes se percutaient à toute vitesse, on trinquait à tout, à rien… des marchands continuaient de faire des affaires avec les voyageurs du coin. Qu’est-ce qu’il n’aurait pas donné pour dormir la tête contre une jeune souche de Mirlis, ou mieux au cœur de leurs branches entrecroisées, sous un magnifique clair de lune. Quelques musiciens vinrent exposer leur art, des voyageurs se mirent à danser… quoiqu’en pensait Uriel, l’atmosphère était chaleureuse et bon enfant. Les auberges de Terna étaient réputées pour cela et le Coq au lait n’y manquait pas.

Uriel ne prêta pas d’attention aux autres voyageurs, préférant se choisir une petite table de quatre, inoccupée, dans un recoin de la grande pièce. Il commanda la spécialité de la maison, le coq au lait de Mme. Chaddler. On lui promit de le servir rapidement. L’ancien ne souhaitait pas s’attarder dans ce vacarme. Pour s’occuper, il avait pensé à descendre le parchemin que l’alchimiste lui avait refourgué. Voilà de quoi le faire patienter en attendant qu’on le serve.

Il déroula le parchemin, il ne l’avait d’ailleurs pas relu depuis que le vieil homme lui avait remis dans les mains. Encore une fois, il fut étonné par la précision et le soin du document. Il posa le parchemin entierement déroulé sur la table, et en commença la lecture attentive.

Quelques minutes plus tard, il sortit de sa besace, un épais ouvrage aux fines pages jaunies par le temps et à la couverture cartonnée rouge, légèrement décoloré. On pouvait y lire en lettres dorées : encyclopédie d’herboriste, édition 1234. Il avait d’ailleurs participé à sa réalisation avec d’autres herboristes, dont certain de renom. Il appréciait toujours autant de voir son nom écrit dans les premières pages. Il ouvra le grand livre, laissant le parchemin ouvert à côté. Il était peut être temps d’en apprendre plus sur la Men Dil Aqua.

Concentré dans sa lecture, il se retourna. Un homme lisait derrière son épaule. Ses yeux semblaient river sur le parchemin qui était étalé sur la table. Uriel, se retourna, trouvant cette attitude fort désagréable, il garda néanmoins son sang-froid et questionna poliment l’étranger :

_ Vous êtes herboriste vous aussi ?


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Dernière édition par Uriel Khaal le Dim 26 Fév 2017 - 12:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Sam 25 Fév 2017 - 22:14

Nava

Une fois de plus, les errance de Nava à la recherche de profit l'avaient mené sur la route de Terna. Ce n'était pas vraiment surprenant : la ville était la plaque tournante de tout le commerce continental de Madelle. Pour quelqu'un comme lui, disposant de marchandises rares et prisées, c'était l'endroit tout indiqué pour trouver des clients fortunés.

Certains poètes disaient aussi que la ville ayant été fondée par des déracinés, ils y attiraient leurs semblables... Mais Nava ne goûtait guère la poésie. Pas assez rentable.

De plus, l'héléo avait cette fois une excellente raison de se rendre en ville : une commande payée d'avance. Il ne s'intéressait guère à la politique, sauf quand cela l'arrangeait, et justement les tensions récentes entre les Parlèms et les autres confréries généraient un nouveau type de trafic plutôt lucratif. Certaines personnes vivaient mal l'accumulation de pouvoir économique et politique entre les mains des riches bourgeois venus d'Arnlo et d'Helpo et avaient décidé de prendre des mesures radicales pour les chasser.

En tout cas, c'est ce que laissait entendre la rumeur, et Nava n'était pas du genre à démentir une rumeur dont il pouvait tirer profit. Un de ses clients, un Comte qui avaient sûrement comme devise familiale « mieux vaut prévenir que guérir », avait décidé de débourser une sacré somme pour se procurer une Hiswë et profiter de ses gardes du corps incorruptibles. Mettre la main sur cette gemme n'avait pas été facile pour Nava, mais sa réputation n'était pas usurpée, et il avait fini par y arriver.

Restait le problème de la livraison. Son client voulait qu'elle soit discrète, ne tenant pas à ce que ses ennemis soient au courant des moyens qu'il employait pour se défendre. Aucun problème a priori, Nava devait se rendre à une fête organisée par un ami proche du Comte et faire passer discrètement le pli au milieu de la foule. Leur rencontre passerait ainsi pour un simple hasard et Nava repartirait aussitôt après. Simple et efficace.

Seulement, à son arrivée dans une des auberges très fréquentées du centre de la ville, l'Héléo avait eu la désagréable impression d'être observé et suivi. Il avait aussitôt levé le camp, préférant ne prendre aucun risque vue l'affaire dans laquelle il était impliqué : peut-être les rumeurs étaient-elles fondées, après tout...  Il avait fait de longs détours dans les ruelles de la ville, puis, une fois certain d'avoir semé d'éventuels poursuivants, il avait jeté son dévolu sur un établissement moins surpeuplé et au nom prometteur : le Coq au lait.

Après avoir réservé une chambre, il s'installa dans un coin reculé de la grande salle du rez-de-chaussée pour réfléchir au milieu des fêtards. Premièrement, il devait absolument effectuer la livraison le lendemain à cette fête. Deuxièmement, il lui fallait déterminer si quelqu'un le suivait réellement, et si oui pourquoi. Ce n'était pas forcément lié à cette histoire de Parlèms et d'Hiswë, après tout on ne prospérait pas dans son métier comme il l'avait fait sans se faire quelques ennemis personnels. Cette affaire était donc à régler d'urgence et allait sans doute s'avérer délicate...

Il se rendit rapidement à l'évidence : il devait trouver quelqu'un pour se rendre au bal à sa place. C'est à ce moment là que son regard tomba sur l'homme assis à la table juste à côté de lui : un Ancien sans doute, à en juger par sa couleur de peau. Il avait l'air aussi à sa place dans cette ambiance alcoolisée et joyeuse qu'un liare dans le grand temple d'Eliosa... Pour se donner une contenance, l'inconnu s'était visiblement plongé dans la lecture d'un parchemin.

Intéressé par cette piste potentielle, Nava se leva et vint jeter un coup d'oeil à ce qui passionnait autant ce voyageur. Tiens tiens, pensa-t-il, une Min Dil Aqua... Si cet homme cherchait à se procurer cette plante, ils pourraient peut-être faire affaire. Un herboriste en vadrouille, en voilà une bonne prise !

« Non, je suis marchand. Vous ne seriez pas à la recherche d'une plante de ce type par hasard ? Il se trouve que j'en ai justement en ma possession, et je serais bien sûr heureux de faire affaire avec vous... en échange d'un petit service. »


Dernière édition par Ombre le Lun 27 Fév 2017 - 8:09, édité 1 fois
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Neustro

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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Dim 26 Fév 2017 - 3:03

L’homme avait été perspicace et… direct. Uriel fut intrigué, on l’avait observé intentionnellement. Sa petite moustache tailladée se torsada légèrement sur le coup de la surprise. Il répondit instinctivement, le dos bien calé contre le dossier de la chaise en bois.

_  Oui, tout à fait

Il passa ses deux mains contre sa tête, se balançant légèrement.  

_  Je comptais la cueillir moi-même dans les récifs, mais si cela peut m’éviter des semaines de marche…

Et de louer une barque… l’océan était loin d’être quelque chose de familier pour le petit sauvage des marais. Mais au-delà de ça, récupérer une Min Dil Aqua en si peu de temps augmentait considérablement les chances de survie du môme brûlé vif. Il était peut être déjà mort à l’heure qu’il était. En y repensant, l’ancien se demandait bien pourquoi le père n’avait pas voulu que le neustro l’ausculte. Les pouvoirs de son cercle en étonnaient plus d’un…

Quoiqu’il en soit, les événements semblaient bien se combiner. Mère Nature dans son infime bonté avait du également enfanté le Hasard, et celui-ci faisait parfois bien les choses. Mais Uriel connaissait bien les marchands, et en particulier ceux qui faisaient dans la plante...

L’homme à la peau noire comme l’ébène ne s’était d’ailleurs pas fait prier, en bon marchand il en vint directement au paiement. Un autre sourcil s’ondula, et quelques rides prirent forme sur le doux front de l’Ancien.

_ Et… en quoi je pourrais vous être utile ?

Ne voulait-il pas être payé ? Un tantinet méfiant sur les bords, surtout avec les marchands, il ne pu s’empêcher de jouer les nigauds.  Les voyageurs étaient nombreux ici, et ils constituaient une bonne clientèle pour les colporteurs en tout genre, y compris les charlatans.

_ Mais avant toute chose… Pourriez-vous me montrer cette fleur ? Je cherche exactement celle qui est sur ce dessin.

La réalité des lieux reprit le dessus, le temps d’un instant. La tavernière réapparut, armée de plusieurs plateaux fumants.

_ Chaud ! CHAUD ! criait-elle pour que l’on se pousse sur son passage.

Elle se dirigea vers Uriel. Il du rouler son parchemin et le ranger dans son étui en toute vitesse pour ne pas faire attendre la rouquine. Elle posa le plateau, presque aussi large que la table en souhaitant un bon appétit.  Le plat était… copieux et la volaille braisée baignait dans une épaisse sauce blanche relevée. Quelques pommes de terre gratinées accompagnaient la viande. Les yeux d’Uriel  s’écarquillèrent devant… tant de viande ! Il n’était pas habitué à en manger …

Et surtout, il n’imaginait pas qu’on servait carrément la volaille en entier… Il leva les yeux pour chercher à se rassurer, mais autour de lui les hommes se goinfraient mêlant vinasse, blonde et poulet rôti. Certains Arveles avaient même deux plats pour satisfaire leur appétit. Les hommes des villes et ceux des forêts étaient bien différents, et malgré ses nombreux voyages et son accoutumance aux mœurs des citadins, certains détails effleuraient toujours les préjugés de l’Ancien.

Il saisit l’occasion pour inviter le marchand à lui en dire plus.

_ Joignez-vous à moi, c’est beaucoup trop pour mon petit estomac.

L’ancien restait aussi méfiant qu’intéressé... Quel était donc ce service ? Un honnête marchand le lui aurait tout simplement vendu la plante… Mais existaient-ils réellement?


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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Mer 1 Mar 2017 - 11:05

Nava

Serviable, mais pas naïf. C'est ce que déduisit Nava sur son interlocuteur en entendant sa réponse : sa première réaction avait été de se demander en quoi il pourrait lui être utile et cela ne semblait pas être une simple politesse étant donné son air intrigué. Plutôt un bon départ !

Puis il avait montré qu'il ne fallait tout de même pas le prendre pour un lapin de deux semaines : il voulait voir la marchandise avant d'aller plus loin. Parfait, l'héléo n'avait pas besoin d'un imbécile qui ferait échouer son plan en ne sachant pas se méfier des personnes mal intentionnées... Or il était probable que l'Ancien en rencontre quelques unes sur sa route s'il acceptait la mission.

La serveuse arriva sur ces entrefaites, chargée d'un énorme plat de viande dégoulinant de sauce. Si, à en juger par les réactions des autres convives à travers la salle, les humains trouvaient cela appétissant, ce n'était pas le cas de l'héléo. Malgré toutes ces années passées sur la terre ferme, il préférait toujours les plats simples à base de poissons et de fruits de mer, et surtout sans toute cette abondance de graisse.

Pourtant, quand son vis à vis lui proposa de se joindre à lui, il accepta volontiers. Rien ne valait le partage d'un repas pour sceller un contrat aussi juteux que la viande servie. En plus, manger dans le plat destiné à un autre homme, a priori sans histoire, réduisait opportunément les chances de se retrouver empoisonné par un commis de cuisine un peu trop tenté par l'argent facile.

Il avait toutefois profité de l'agitation pour tirer discrètement de ses affaires une des boites réfrigérées grâce à sa Vérité, n'ayant aucune envie de dévoiler ses cachettes à un inconnu. De plus, il fallait bien admettre que cela faisait souvent son petit effet, quand il semblait sortir ses marchandises de nulle part.

« Merci pour l'invitation. Et pour vous prouver ma bonne foi, je crois que c'est cela que vous cherchez, non ? Une authentique Min Dil Aqua... Vous n'en trouverez pas de plus beau spécimen dans cette ville. Regardez, on dirait qu'elle a été cueillie hier ! »

Il joignit les gestes à la parole en sortant de la boite une de ces splendides fleurs aquatiques. Elles n'étaient pas si difficile à trouver dans leur région d'origine, mais les transporter intactes jusqu'aux Terres de Faras demandait tout de même une sacrée logistique et elles n'étaient donc pas facile à trouver, même à Terna. Oui, il s'apprêtait à lui demander de participer à une mission potentiellement dangereuse, mais il n'avais pas l'impression de le flouer en faisant cela : le marché était équitable à ses yeux.

Après avoir mangé quelques bouchées et fait les compliments d'usage a propos de la cuisine, Nava revint donc sur le sujet qui les intéressait :

« Je vous ai déjà dit que j'étais marchand... Il se trouve que Terna est une ville pleine d'opportunité pour les gens comme moi, à tel point que je me retrouve face à un dilemme. Un riche client attend une livraison de ma part demain, lors d'un bal donné par un de ses amis, et je me suis déjà engagé sur ce point. Seulement, je viens d'être mis au courant d'une vente aux enchères d'artefacts rares à l'autre bout de la ville au même moment. Je ne peux pas me dédoubler malheureusement... Je suis donc à la recherche d'une personne qui accepterait de se rendre à cette petite fête Parlèm pour remettre un colis à ma place. Rien de dangereux ni d'illégal, je vous rassure tout de suite. Et en guise de paiement, je pourrai vous céder la fleur dont vous avez besoin. Nous y gagnons tous les deux. »

Il préféra ne rien dire sur la véritable nature des obstacles qui l'empêchait de se rendre à la soirée où son client se trouverait, ni sur la valeur de la gemme à transporter. Il y avait des cas où ne rien savoir était sans doute plus sûr pour celui qui exécutait le contrat...
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MessageSujet: Re: [Quête] Le secret de la renaissance Mer 31 Mai 2017 - 23:34

Les yeux noisette de l’Ancien se déposèrent sur la boîte qui renfermait la désirée. L’héléo n’avait pas menti, elle semblait avoir été cueillie hier. Le jeune herboriste huma l’air environnant et réussit à capter une petite odeur iodée au beau milieu des effluves de grillade et de bière. L’ambiance battait son plein ici, et les serveurs ne savaient plus où donner de la tête. Ils étaient sans cesse sollicités… Une pression par ci, du lait de poule par là… L’ivresse du lieu était palpable ; la musique se faisait de plus en plus forte pour couvrir les rires gras des premiers éméchés.

A l’abri de ces festivités se tenait calmement Uriel, mal assis sur sa chaise, en train de finement analyser la fleur présentée comme une Rose des Océans. Il ne voulait pas se faire berner… Il prit donc son temps avant de dire quoi que ce soit. Son attention se focalisa sur la corolle de la superbe.

« Quelle beauté... »

Le gris bleuté des pétales reflétaient quelques rayons de lumières… Plus on s’approchait du pistil de la magnifique, plus la couleur des pétales se rougissaient et s’intensifiaient. Un magnifique dégradée de couleur s’obtempérait ainsi , de la périphérie vers le centre de la splendide. Des couleurs les plus froides aux plus chaudes.

« Je peux ? »

Décidément il allait certainement passer pour quelqu’un de bien prudent ! Le marchand n’y voyait pas d’inconvénient et lui remit en mains propres la petite boîte contenant la précieuse. C’était la première fois qu’il voyait une Min dil Aqua de ses yeux. Il posa la boîte réfrigérée – qui l’intrigua aussi par ailleurs, de par son ingéniosité et sa praticité – et déroula de nouveau le parchemin que lui avait donné le vieil alchimiste.

Il orienta le dessin de façon à faire correspondre l’image à la réalité du mieux qu’il pouvait. Cela semblait amuser l’homme à la couleur ébène. Ne savait-il donc pas que les Anciens étaient des êtres particulièrement méfiants ? Surtout avec les urbains, et encore plus avec les étrangers des grandes villes.

Il se permit de toucher le pédicelle de la sublime qui dormait dans son coffret. La rigidité de la tige attestait bien de sa fraîcheur et de sa qualité. Un doux embrun marin vint même chatouiller les narines du jeune neustro. Il n’en fallait pas plus pour convaincre l’herboriste. Ce marchand disait bien vrai, il avait ce qu’il lui fallait. Les heureuses coïncidences existaient donc ?

« Hum… Pas de doute, c’est bien ce que je recherche. »

Il roula de nouveau le parchemin, le rangea dans son étui et remit l’étonnante boîte à son hôte, qui lui aussi ne semblait pas vraiment être très friand de la victuaille servie. Il se contenta de quelques bouchées et des compliments d’usage.

« C’est la spécialité de cette taverne. Apparemment la volaille est à Terna, ce que les Mirlis sont aux Anciens… On dit que le commerce à Terna a commencé avec celui de leurs volailles… C’est pour vendre leurs poulets que les Terniens ont construit toutes ces routes, ce qui aurait permis à cette ville de devenir un haut lieu du commerce continental… »

Disait-il tout en piquant quelques patates cramées avec sa fourchette, la bouche à moitié pleine. A vrai dire, son convive semblait être plutôt les préférer à la volaille rôtie. Mieux fallait-il se dépêcher avant que l’accompagnement du plat ne disparaisse trop tôt, ingurgité par le marchand de fleurs.

On en vint rapidement aux termes de l’échange. L’homme avait l’art et la manière, et le neustro restait attentif, bien qu’il fût en train de découper une des cuisses du coq baignant dans le lait. Il écouta le marchand définir les termes du retour… une simple mission de colporteur ? Ca semblait trop beau pour être vrai.

L’herboriste restait méfiant… mais il n’avait pas d’autres choix que d’accepter la proposition de l’homme. Enfin si, Uriel pouvait lui aussi flouer cet homme… mais c’était un risque qu’il ne souhaitait pas prendre. Et puis le neustro était maintenant un être moral qui répondait à une certaine éthique. Voler cet homme ne pouvait être la solution à la guérison du petit.
Il souffla… éreinté. Il avait beau faire le tour de la question, il se voyait contraint d’accepter le deal.

« Hum… Ok »

Lança t-il à la volée.

« Je préfère pas savoir ce qu’il y a à transporter… J’imagine que s’il n’y avait réellement aucun danger comme vous le prétendez, vous auriez payé un gamin d’une poignée de pièces pour jouer les colporteurs... »


Il porta de nouveau son regard sur le coffret qui contenait sa splendide, cachée sous le manteau de Nava.

« … plutôt que d’accepter de me donner une Rose des Océans, si bien conservée, que vous auriez pu d’ailleurs vendre à très bon prix. »

L’ancien avait fait preuve d’esprit… mais puisqu’ils allaient faire affaire ensemble autant ne pas être désagréable. C’était un homme charmant en plus.

« De toute façon, j’ai pas vraiment le choix… J’ai besoin de cette fleur… Maintenant. »

Pour sauver un gosse… Au moins un qu’il sauverait. Ca ne ramènerait pas le sien à la vie, mais ca aiderait à se sentir moins coupable. Accepter ce deal, c’était accepter de voir la priorité : sauver cet enfant. Le temps lui était compté et trouver une Min Dil Aqua ici relevait déjà presque du miracle… Il fallait saisir la perche tendue par le Destin et faire ce qu’il y avait à faire… malgré les appréhensions.

Uriel se leva, tendant la main à l’homme qui lui faisait face.

« Marché conclu »

Lança t-il promptement, ses pensées se tournant vers le gosse brulé…
Ils se serrèrent la main pour officialiser leurs promesses avant d’en venir aux détails. Les clients s’esclaffaient tandis que les serveurs amenaient les plats et les bibines à un rythme effréné. Le cash entrait dans la caisse à vitesse grand V. A l’écart des festivités, on retrouvait ces deux là, à la peau sombre en train de pactiser… à l’écart des oreilles qui pouvaient trainer. Les parlems avaient des yeux et des oreilles partout à Terna.

« Je préfère ne pas savoir ce que vous me demandez de colporter… Ca ne me regarde pas. Dites moi plutôt précisément à quelle fête je dois me rendre et à qui dois-je apporter votre truc ? »

On répondit à ses interrogations…

« Et… tant que j’y pense… vous n’auriez pas quelque chose de plus habillé ? »

Ajouta t-il en examinant son unique tunique traditionnelle noire. Dur, dur d’être discret avec ça dans une fête Parlem.

L’homme se fit un peu pressé, agacé par toutes ces questions qui traduisaient finalement un peu trop d’angoisse. Uriel n’avait pas l’habitude de ce genre de missions… Il était plus habitué à préparer des tambouilles ou à recoudre des plaies. Il sentait Vivi remontait sur sa cuisse, à l’abri des regards, camouflée par l’ampleur du pantalon noire. Jusqu’où allait-elle s’arrêter ? Quel signal lui émettait-elle là ?!

Embêté par toutes ces questions, le marchand mit fin à la conversation et se leva d’un bond, prétextant devoir se rendre « ailleurs ». Il rappela les termes du contrat, la livraison s’effectuant avant la réception… L’ancien n’espérait d’ailleurs pas se faire carotter à ce moment là…

Concernant les habits, il lui parla d’un ami tailleur en ville… il suffirait de lui donner cette « carte de visite », que lui tendit le marchand, pour avoir de quoi se déguiser. « Nava » Tel était donc son petit nom… Ils se retrouveraient normalement demain soir après transmission du colis.

L’homme sortit par la grande porte, laissant Uriel seul, un peu songeur… faisant face au colis, laissé poliment sur la table par Nava.


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