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Nous ne serons plus seuls

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MessageSujet: Nous ne serons plus seuls Dim 12 Juil 2015 - 18:13



Nous ne serons plus seuls

Le 10 Rosendas 1247

Retour aux origines. Cela va faire plusieurs jours qu'il marche depuis Terna où il a reçu une lettre annonçant qu'il devait retourner à Féresis pour récupérer son héritage de sa mère. Il n'a pas tout reçu car Armélia gardait encore des choses qui n'ont pas été trouvées mais écrites sur son testament. Tout devait revenir à Deth. Mais le jeune homme est parti précipitamment la dernière fois, qui était quand déjà ? Quatre mois et peut-être même plus qu'il n'est pas revenu en face de ces montagnes majestueuses. Tout ce temps où il a laissé cet endroit qu'il ne porte pas spécialement dans son cœur. Il a encore le souvenir de s'être retourné en partant. La vision des montagnes aux sommets enneigés derrière, il n'avait pas ressenti la moindre tristesse. Mais la vue des plaines devant lui avait fait ressortir une pointe d'excitation aux aventures qui l'attendait ainsi que l'envie de changer.

Mais il est à nouveau là. Il aurait pu décliner l'offre et laisser les objets de sa mère à la justice ou bien à des voleurs. Mais il avait un tel respect pour sa mère qu'abandonner ses affaires à des inconnus, certains même peu scrupuleux ne lui disait rien de bon.

Il passe en coup de vent à la capitale. Il vient juste récupérer les affaires qui lui revienne de droit et rejoins le village voisin dans les hauteurs des montagnes. Le village dans lequel il a vécu jusqu’à ce que sa mère et lui déménagent à la capitale avant que Deth ne rentre à l’académie. « Ce sera plus pratique, lui disait-elle, et puis il y a plus de chances que je trouve un boulot mieux payé ! », de bonnes raisons pour un gamin, et même encore pour un jeune homme de vingt ans. Il arrive au village lorsque la journée a bien été entamée. Il se rend compte que de nombreuses habitations semblent désertes : à croire que l’appel de la ville a été plus fort que l’envie de rester dans la campagne. Des enseignes de boutiques au-dessus d’échoppes fermées depuis un moment. Il passe devant l’auberge dans laquelle il a travaillé avant de déménager. Elle est toujours ouverte. Elle semble bondée, tout le village a du se réunir ici. Une affiche indique que l’aubergiste prépare les sangliers qu’ont rapportés les chasseurs lors de leur dernière chasse. Repas de fête donc. Mais le jeune homme n’a pas envie de retourner dans cet endroit : certaines personnes pourraient le reconnaître et il n’a pas envie de discuter avec ces individus qu’il ne porte pas dans son cœur. Il quitte le centre du village pour rejoindre sa première maison.

La bâtisse est  grande mais semble avoir vécu quelques années. Même s’il n’y a pas de trous dans le toit, on voit que la charpente et vieille et à la prochaine tempête, elle menace de se casser. Il s’agit d'une ferme, là où a vécu sa mère depuis qu'elle est née. Mais depuis que ses parents, les grands parents de Deth, sont morts, la ferme est devenue une simple maison. Mais  cela va faire plus de 7 ans que personne n’y a habité : quand ils ont déménagés, sa mère n’a pas réussi à la revendre car la maison est trop grande et excentrée du village. Ils l’ont donc gardé officiellement, et elle revient de droit à Deth désormais. Mais il n’en a pas besoin, lui qui voyage sans cesse. Il dort à la belle étoile ou bien se trouve une auberge lorsqu’il est proche de la civilisation. Pourtant, cette nuit-là, il va dormir dedans. Il insère les clés dans la serrure et pousse la porte qui grince bruyamment. Un nuage de poussière se forme et l’accueille dans la demeure. Le temps semble s’être figé à l’intérieur : la table entourée de ses chaises n’a pas bougé depuis leur départ. La cuisine est intacte elle aussi. Malgré la poussière qui forme une couche grise sur les meubles, ils sont en bon état. La cheminée dans la pièce à vivre est prête à recevoir du bois pour faire un feu dans la pièce vidée de ses meubles. Deth revoit la disposition des fauteuils dans cette pièce. Il imagine sa mère installée confortablement et lui gamin assis sur ses genoux. Elle lui racontait une histoire, un conte fantastique comme il les adorait à l’époque. Ce sont vraiment de bons souvenirs qui lui reviennent en mémoire et il ne peut s’empêcher d’éprouver de la nostalgie pour cette vie paisible en compagnie de sa mère. Mais maintenant elle n’est plus de ce  monde et il se retrouve seul dans cette pièce sombre. Il continue sa visite en allant à l’étage. Cette partie de la maison est plus petite : un couloir menant à deux chambres. La chambre de sa mère et la sienne. Il entre dans cette dernière. La première image qui lui vient dans cette pièce vide sont ses jouets éparpillés sur le sol. Il en avait plein, sa mère la gâtait mais les ranger était une vraie corvée pour lui. Si bien que malgré le bordel que ça pouvait être aux yeux des autres, lui y voyait de l'ordre. Il va ensuite dans la chambre de sa mère. Seul le cadre de lit est resté, trop grand et trop lourd pour être transporté lors d'un déménagement. C'est d'ailleurs dans cette pièce qu'il s'accroupi et sort de son baluchon le coffre qu'il a récupéré à la capitale. Il est fermé à clé mais Deth sait très bien où est la clé. Il la sort de sa poche et la regarde entre ses doigts. Une toute petite clé dorée qui peut cacher un des secrets de sa mère. Il ne perd pas plus de temps et la glisse à l'intérieur de la serrure, la tourne et entend un clic signalant l'ouverture du coffre. Il soulève le couvercle et fût surpris de voir à quel point il y a peu de choses dedans. C'est tout ce qu'il reste ? Il a fait tout ce chemin pour ça ? Il s'attendait à des bijoux avec un peu de valeur, une relique, une statuette en or... Il y a juste un vieux livre à la couverture abîmée et une figurine en bois, sculptée maladroitement. Il la sort du coffre et l'observe. On dirait qu'elle représente un oiseau, mais il a des cornes. Quelques plumes sont dessinées de manière grossière. Seul ses yeux, deux billes rouges rendent la figurine plus intéressante. Deth se demande vraiment ce que c'est. Le livre va peut-être l'aider. Il l'ouvre et reconnaît immédiatement l'écriture de sa mère. Une écriture calligraphique, gracieuse et généreuse en encre, d'où les bavures et les tâches au milieu des pages. Une écriture qui correspond tout à fait à sa mère. Il comprend rapidement qu'il s'agit du journal de sa mère, à la vue des dates et des pages commençant par "Cher journal". Il commence à le lire et tombe sur des passages intéressants, elle devait avoir à peine 12 ans :

"Cher journal,

Il m'est arrivé quelque chose d'incroyable aujourd'hui ! J'ai vu un xiorn ! C'est tellement rare d'en voir car ils sont très craintifs. Et pourtant celui là n'était pas comme le décrive les livres. Il est entré dans le champ des boeufs, qui se sont d'ailleurs tous enfuis à son arrivée, je ne te raconte pas comment ça été super dur de les rassembler ! Il y a un pommier dans le champ et il s'est mis à manger les pommes. J'étais à côté de lui et il n'a pas fui. Mes parents n'étaient pas là, ils étaient parti vendre nos derniers fromages au marché de Feresis. Je l'ai regardé essayer d'atteindre les pommes depuis le sol. Il avait du mal alors je l'ai aidé en montant sur l'échelle. Il n'a pas du me remarquer avant parce qu'il s'est mis à avoir peur. Il battait des ailes mais ne s'envolait pas. C'est alors que j'ai remarqué qu'il était blessé. Je suis tout de suite descendue et j'ai couru jusqu'à la maison chercher les herbes médicinales. J'ai aussi au passage pris un morceau de viande qu'on a fait séchée, je me suis dit qu'il aimerai ça. Je suis alors arrivée rapidement vers lui, il était toujours là, il n'avait pas réussi à fuir. Je l'ai rassuré avec beaucoup de paroles douces et je lui ai tendu la viande. Il a hésité sur le coup mais il s'est finalement résigné à accepter mon offre. J'étais super contente mais je me suis concentrée sur la blessure de l'oiseau géant, car oui je faisais trois têtes de moins ! C'était pas beau à voir : une grosse plaie qui commençait à s'infecter dans son aile. Je me demande comment il a fait pour venir ici avec une telle blessure. Il devait avoir tellement faim qu'il a pris la douleur sur lui. Je l'ai donc soigné avec une pommade cicatrisante et apaisante. Le xiorn a même fermé les yeux, à croire que ça a marché ! J'étais heureuse d'avoir pu l'aider. Je lui ai ensuite mis un bandage de fortune pour éviter que la blessure ne s'ouvre à nouveau. Il a ensuite lancé un petit cri, son ton n'était pas méchant et j'avais plutôt l'impression qu'il me remerciait. Il a alors essayé de s'envoler mais il n'a pas réussi, la douleur s'est réveillée lorsqu'il a bougé. Je ne pouvais pas le laisser là, sous ce pommier à la vue de tous. J'ai alors essayé de le guider vers l'abri à boeufs qu'on utilise l'hiver, situé un peu plus loin de la ferme, caché des yeux humains. Je l'ai amadouer avec des pommes, lui ai dit "viens, viens" avec une voix rassurante. J'ai cru que j'allais perdre espoir, il ne bougeait même pas une patte ! Mais finalement il est venu et il m'a suivi jusqu'à l'abri. Je lui ai apporté de l'eau, une grosse ration de pommes, un peu de viande pour qu'il se sente à l'aise. Je me souviens de son regard qui me remerciait infiniment. Qu'est-ce que ça fait chaud au coeur ! Je l'ai alors caressé : il a les plumes si douces mais son crâne est complètement lisse, c'était bizarre ! Mais le fait de se laisser toucher était vraiment incroyable : qui aurait cru que je vivrai ça un jour ! Je l'ai laissé lorsque mes parents sont revenus, on verra demain s'il est toujours là !

Armélia"

"Cher journal,

Le xiorn est parti. Il n'était pas là ce matin lorsque j'ai couru à l'abri. J'étais triste mais au fond j'étais contente qu'il ai pu s'envoler, ça signifie que j'ai réussi à le soigner ! Mais pour me changer les idées, je suis allez m'occuper des moutons et des cochons. On a eu de nouvelles naissances ! Deux porcins et un agneau. Ils sont trop mignons ! Je n'ai pas parlé du xiorn à mes parents, j'avais peur qu'ils me fassent la morale, en me disant que c'était très dangereux et patati et patata...

Armélia"

Puis plus rien au sujet du xiorn pendant plusieurs pages. La vie à la ferme reprenait son cours. Sa mère s'occupait des animaux, allait parfois au marché vendre leur productions. Ces tranches de vies de sa mère lui fait chaud au coeur. Elle ne lui parlait quasiment jamais de son ancienne vie, du moins pas en détail. Elle disait juste qu'elle travaillait dans la ferme mais que c'était ennuyeux. Pourtant, elle en a vécu des choses ! Pleins de petites mésaventures qui n'oublient pas de faire rire Deth, ou de petites histoires touchantes. Toute cette vie a fait de sa mère, la femme qu'il a connu jusqu'à son dernier souffle. Le xiorn réapparaît au bout d'un certain temps :

"Cher journal,

Je vais partir à l'académie dans deux semaines. Comme on habite loin, je vais devoir aller à l'internat. J'ai pas trop envie d'y aller mais pourtant je suis obligée de m'instruire. Ma vérité s'est réveillée, c'était flippant de voir les fourchettes et les couteaux léviter au dessus de nos assiettes hier midi ! Je vais devoir apprendre à maîtriser ce pouvoir sinon je pourrai bien crever un oeil à quelqu'un...
Mais je voulais te parler surtout d'autre chose. Te souviens-tu du xiorn il y a un an maintenant ? Et bien il est revenu ! J'ai vu un très gros oiseau se poser près de l'endroit où se trouve l'abri d'hiver. Je suis sortie comme si de rien n'était, mes parents avaient l'habitude que je gambade dans les pâturages. Ils n'avaient pas remarqué le xiorn. J'ai alors couru pour le rejoindre. Je l'ai tout de suite reconnu : c'était lui, celui que j'avais soigné ! Il ne m'a pas reconnu sur le coup : il a sursauté et j'ai cru que ce moment serait très éphémère. Mais finalement il est resté et a lancé le même cri que la dernière fois. Il m'a reconnu !  Il est entré dans l'abri à boeufs et j'ai su ce qu'il me restait à faire. Je suis allée lui apporter des pommes, j'ai subtilisé quelques morceaux de viande et j'ai rempli l'abreuvoir. J'avais l'impression qu'il allait s'installer ici pour quelque temps. Je me suis dit que lui faire un nid douillet avec de la paille serait une bonne idée, car après tout, ça reste un oiseau ! J'en ai alors fait un avec beaucoup de paille : il a apprécié. Je suis restée un moment avec lui. J'en ai profité pour tailler une sculpture dans un billot de bois. Bon il est pas très bien réussi mais c'est dur à faire un xiorn ! On verra si demain il est toujours là.

Armélia. "

"Cher journal,

Le xiorn est resté. Mais je devrais dire elle pour la définir. En effet, elle a pondu un oeuf ! Quand je te disais qu'elle était ici pour quelque chose en particulier ! Je m'en suis alors bien occupée pour qu'elle soit à l'aise. J'avais peur que mes parents le découvrent mais j'ai à chaque fois prétendu que j'allais brosser les chevaux ou bien nourrir d'autres animaux.

Armélia"

Une semaine d'absence. Elle n'a rien écrit pendant ce temps là. Il y a encore deux pages d'écrites avant que le carnet ne devienne vide.

"Cher journal,

La xiorn est partie, son petit aussi. l'oeuf a dût éclore cette nuit, il reste encore quelques morceaux. J'ai tout nettoyé puis je suis partie m'occuper de la ferme. J'étais triste, j'aurais voulu voir son bébé.

Armélia"

"Cher journal,

Aujourd'hui, je me suis installée à l'académie. Je suis encore stressée et mes parents me manquent déjà. Les quitter a été super dur. Pourtant, un signe réconfortant est arrivé. J'ai revu le xiorn. Il a volé au dessus de la ferme lorsque je suis partie. Encore une fois, je crois être la seule à l'avoir vu. Elle n'était pas seule : un xiorn plus petit qu'elle volait derrière elle. J'ai vu son petit. J'étais contente ! Elle veille sur moi comme j'ai veillé sur elle. Ça me rassure. Demain, c'est la rentrée officielle, on va rencontrer nos professeurs et les cours vont commencer. J'espère que la xiorn va me porter chance !

Armélia"

Et plus rien. A croire qu'elle n'avait plus le temps de tenir à jour son journal. Deth fait défiler les pages blanches, espérant trouver un autre texte. Chose faite, la dernière page est remplie.

"Cher journal,

Cela va faire très longtemps que je ne t'ai pas écrit. Pour te donner des nouvelles, je suis mariée et je suis enceinte. On a récupéré la ferme de mes parents mais tout les animaux ont été vendus. Mon mari est soldat dans l'armée et il va bientôt prendre une place importante. Je suis infirmière en ville mais j'espère rejoindre l'armée pour soigner les soldats au front, je me sentirai plus utile à mon mari si je suis proche de lui. Mais pour le moment, j'ai un enfant dans mon ventre et je me repose en attendant de donner la vie. Je suis si contente de la vie que je mène ! J'ai l'impression d'être dans un rêve éveillé !
Et puis tout à l'air de bien se passer. Surtout que notre chère amie xiorn est revenue piquer les pommes du pommier au fond du jardin. Son fils l'a aussi rejointe. Mon mari est parti au travail alors j'ai profiter du beau temps pour rester à les contempler. Ma présence ne les a pas dérangé, ce qui est étonnant. Elle n'a pas dû m'oublier. D'ailleurs je lui ai donné un nom : Pomme, parce qu'elle aime les pommes pardi ! Bon ok je manque cruellement d'originalité mais ça lui va tellement bien ! Pour son fils, je n'ai pas d'idée : je laisserai le mien décider. Je ne sais pas pourquoi mais je pense qu'on les reverra bientôt.
Bon et bien comme c'est la dernière page je pense que ce sera un au revoir journal, tu m'as bien tenu compagnie pendant de nombreuses années, ce fût un plaisir de partager ma vie avec toi.

Armélia"

La suite, Deth la connaît. A la fin de sa lecture, il referme le journal et regarde la figurine sculptée par sa mère. Voici donc Pomme, la xiorn qui s'est attachée à sa mère. Et réciproquement. C'est fou qu'elle ne lui en ai jamais parlé ! Peut-être qu'ils ne sont pas revenus depuis la mort de son père et c'est pourquoi elle n'a pas voulu en discuter de peur d'être prise par la tristesse, en manque de ces jours heureux.

Dans cette ambiance nostalgique, Deth se dit qu'il serait temps de dormir. Le soleil s'est couché il y a un moment déjà et s'il veut repartir, il doit se réveiller tôt car la route pour traverser les montagnes de saphir est longue. Il installe sa couchette sur le parquet, s’emmitoufle dans son manteau et s'endort en rêvant de ce qu'à vécu sa mère.



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Dernière édition par Deth Al'Abyssin le Mer 19 Aoû 2015 - 15:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nous ne serons plus seuls Mer 15 Juil 2015 - 14:47



Nous ne serons plus seuls

Le 11 Rosendas 1247

Deth se réveille après une nuit plus ou moins reposante. Un bruit de battement d’ailes l’avait interpellé. Le son était si fort qu’il ne pense pas qu’il s’agisse d’un vulgaire pigeon,  sauf si c’est une nuée. Il ouvre les volets de la chambre et fût aveuglé par la lumière naissante du matin. En haut de la montagne, le soleil se levait plus tôt que dans le bas de la vallée. Il retrouve peu à peu la vue et se rend compte qu’une ombre vient à lui. Surpris, il recule d’un bond et cherche à identifier cette chose mais le faux-jour lui donne des difficultés. Un cri qui fait assez volatile surgit de l’ombre et une tête apparaît au travers de l’encadrement de  fenêtre.  Deth reconnût alors un xiorn. Mais qu’est-ce qu’il vient faire ici ? Le jeune homme ne sait pas quoi faire face à cette créature, qui en principe est craintive envers les hommes. A moins qu’il ne s’agisse de l’amie de sa mère ? Ou même de son fils ? L’Arvélès penche plus pour la deuxième solution. Mais dans tous les cas, ce xiorn connaissait sa mère pour trouver cet endroit si facilement et de s’en approcher sans crainte. Mais cela faisait tellement longtemps que personne n’a vécu dans cette maison ! L’oiseau attendait-il leur retour ?
Voilà maintenant que le volatile bleu essaye de passer par la fenêtre ! Deth ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne idée alors il essaye de repousser l’animal sans lui faire de mal. Mais c’est peine perdue, étant donné que celui-ci le pousse vers l’intérieur ! Etonnement, la bête a beaucoup de force et d’un violent coup de crâne, il envoie valdinguer son adversaire au fond de la pièce. Le jeune homme est un peu sonné, alors lorsque le xiorn s’approche de lui et le saisit par le col de son manteau, Deth ne peut pas faire grand-chose. C’est lorsqu’il emmena le jeune homme comme une proie qu’il se rend compte qu’il n’a plus les pieds sur terre !

- Ouah ! Non mais lâche-moi !

Il s’agite alors essayant de faire comprendre au volatile qu’il n’allait pas se faire manger comme ça ! Mais d’ailleurs, ça ne mange pas les humains un xiorn ! Sauf s’il y a eu une mutation et alors leur régime alimentaire a changé … quoiqu’il en soit il n’a jamais entendu parler d’un fait comme celui-ci.  Alors pourquoi cette réaction ? L’oiseau majestueux finit par se poser et lâcher Deth.

- T’es pas commode toi…

Il aurait pût sortir ses lames et facilement découper le volatile mais il ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne idée. Les xiorns sont si rares et en mémoire à sa mère qui s’est lié à l’un d’entre eux, peut-être même à celui qui lui fait face, il ne peut pas agir de cette manière. L’oiseau lève alors la tête et lance un petit cri dans la direction de son regard. Deth lève sa tête et se rend compte qu’ils sont sous le pommier au fond du jardin. Le pommier où sa mère a rencontré le xiorn.

- Bah quoi tu peux aller les chercher toi-même les pommes !

Comme s’il avait compris les paroles du jeune homme, le xiorn lance son regard rubis dans les yeux de l’humain et exprime sa colère par un cri rageant et capricieux. Pour accentuer cela, il lui donne un nouveau coup de tête faisant grimacer de douleur l’Arvélés mais ne l’assomme pas.

- Mais t’es violent dis donc ! Ok ok je vais aller te chercher des pommes mais maintenant tu te calmes.

Il ne comprend pas pourquoi l’oiseau ne pouvait pas récupérer les fruits de lui-même car il sait voler, Deth en a fait l’expérience ! Mais de peur d’être à nouveau assommé – c’est qu’il a la tête dure le piaf ! – il s’exécute quand même et grimpe sur l’échelle qui n’a pas bougé depuis de nombreuses années. Il récupère quelques pommes qu’il lance au xiorn avant de descendre quand ce dernier commence à manger. Il le regarde s’empiffrer de ces fruits. Le voir manger donne aussi une petite faim au jeune homme qui récupère une pomme pour lui. Les voilà face à face en train de déguster des pommes juteuses à souhait. Ils finissent leur petit déjeuner en même temps et se regardent dans les yeux.

- Quoi, qu’est-ce que tu veux encore ?

Le xiorn s’approche d’un bond de Deth et lui fait une léchouille sur la joue. Le jeune homme s’écarte et essuie la bave gluante mélangée à quelques résidus de pomme. L’oiseau semble déçu de cette réaction et baisse la tête. L’Arvélés est presque touché par cette réaction, ce qui n’est pas commode chez lui. Pour se faire pardonner, il approche sa main de la tête du xiorn et lui fait une petite caresse. Le volatile semble apprécier et retrouve son énergie d’avant. Deth ne sait pas pourquoi mais il apprécie déjà la compagnie de cet animal majestueux. Il comprend le sentiment de sa mère quand elle s’est attachée au xiorn qu’elle décrit dans son journal. En fait désormais, il n’a plus envie de partir mais préfère rester là sous ce pommier en compagnie de l’oiseau à la queue de lion. Bizarrement, le xiorn attendait qu’une personne revienne en ces lieux pour se montrer, du moins c’est le sentiment qu’avait le jeune homme. Sinon, pourquoi serait-il venu le chercher ?

Soudain, une idée vient à l’esprit de Deth. Et s’il l’emmenait avec lui ? Il sait que les xiorns, quand on les apprivoise, deviennent d’excellentes montures très rapides que rien n’arrête. Depuis le temps qu’il cherchait une monture pour reposer ses pieds ! Pour un voyageur comme lui, c’est très utile ! Il s’approche du xiorn avec douceur, n’ayant pas envie de le bousculer pour une première fois, et surtout s’il se met à s’agiter, en un coup d’aile le jeune homme peut finir à terre et adieu l’espoir de traverser les cieux sur son dos ! L’animal le regardait faire, lançant un petit cri curieux mais n’avait pas de bouger. Deth saisit alors quelques plumes de son dos, et se hisse sur son dos. Le xiorn n’étant pas très grand, cette étape ne fût pas la plus compliquée. En revanche s’installer sur son dos ne fût pas facile d’autant que lorsqu’il n’était pas dans une position qui convenait au xiorn, il gigotait dans tous les sens ce qui n’aida en rien l’apprenti chevaucheur. Mais heureusement l’oiseau ne s’envolait pas, à croire que cela lui plaisait de devenir la fidèle monture du jeune homme. Ils trouvèrent une bonne position tous les deux et Deth soupira de soulagement : il a cru qu’il n’y arrivera jamais ! Il descendit de son dos pour aller récupérer ses affaires qu’il a laissé dans la maison. Il allait quitter les montagnes à dos de xiorn, ce sera plus rapide et tellement moins fatiguant ! L’animal lui suivit, rentrant par la fenêtre encore ouverte de la chambre d’Armélia. Deth ne fît rien pour l’en sortir, après tout le xiorn a compris où était son entrée et sa sortie. C’est d’ailleurs par cette même ouverture que le xiorn sortit et Deth sauta sur son dos, s’agrippant à quelques plumes bien accrochées et ils s’envolèrent en direction des plaines.




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