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Le vent nous portera

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MessageSujet: Le vent nous portera Jeu 25 Juin 2015 - 16:19


Le vent nous portera
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Devant moi, la glace se module doucement, s’agitant comme les brins d’herbe au gré du vent. Ethalhiel ne m’aura jamais vu aussi concentrée sur l’une de mes créations qu’en cet instant. Voilà des heures que je m’évertue à essayer de lui donner la forme que je veux mais étonnamment je ne suis jamais faire de ce que j’ai fait et je finis toujours par tout détruire pour aller manger un morceau. C’est d’ailleurs ce que je fais actuellement. A quelques centimètres de mes jambes croisées en tailleur, ma statue fond instantanément, pour laisser place à une flaque qui luit sur l’herbe verte.

Je reviens vers le centre de notre campement de fortune. La fraicheur de la vallée me convient et le vent frémissant réchauffe mon cœur en même temps qu’il refroidit mon corps. A quelques pas de moi, il dort toujours. A l’aide de la pointe d’une flèche, je m’applique à couper une fine tranche de jambon, que je mâchonne en le regardant. Il n’est pas si mal, une fois endormi. Il ne dit pas de bêtises, ne cherche pas avoir raison et semble agréable et gentil, impression qui disparaîtra dès qu’il ouvrira les yeux, je le sais bien. Ses mèches hirsutes lui donnent un air sauvage qui lui va bien, à mon humble avis. Je ne sais pas si je dois m’inquiéter de ne pas le voir se réveiller. Après tout, ça ne fait que quelques heures qu’il dort. Bon, j’avoue, je l’ai quand même assommé hier soir et désormais la matinée est bien avancé. Peut-être que j’ai frappé un peu trop fort ? Je souris en me rappelant l’ivresse de ma victoire sur ce petit bonhomme imbu de sa personne. De toute façon, autant savourer ! Regretter ne changera rien et de toute façon il me pourrira dès qu’il se réveillera. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! Je me suis levée tôt, il m’appartient donc, pour le moment.

Comment nous en sommes arrivés là, avachis dans l’herbe, nos vêtements mouillés par la rosée avec le ciel layette pour seul témoin de notre ‘fuite’ ? Bah ! Ce n’est pas très compliqué. Je me doute qu’il me le demandera en se réveillant alors je commence à récapituler, histoire d’avoir l’air sûre de moi au moment où je lui conterais nos (més)aventures.

Tout à commencer à l’auberge. S’il n’avait pas joué les rabat-joie ça ne se serait pas passé comme ça ! Mais bon, de toute façon, une fois que je l’avais assommé il ne restait plus grand-chose à faire : juste le sortir de l’auberge sans nous faire marcher dessus par des créatures plus ou moins identifiées. Je pense pouvoir dire que je ne m’en suis pas trop mal sortie ! Il a toujours ses deux bras et ses deux jambes et moi j’ai une sacoche pleine et une jolie bourse remplie. Bon, il lui manque un bout de chaussures et j’ai perdu quelques cheveux dans la bataille mais bon, le moins que l’on puisse dire est que cela en valait bien la peine ! Je l’ai ensuite trainé cahin-caha jusqu’à une rue parallèle et déserte. A vrai dire, ça n’a pas été si compliqué à trouver puisque les gens fuyaient sur notre passage. Mais le garçon était bien trop lourd pour que je le traine jusqu’aux portes de la ville ! Et je pense que sur les pavés, il y aurait laissé son pantalon et la peau de ses fesses. Je l’ai donc hissé comme j’ai pu sur mon dos pour le porter mais je n’avais pas fait trois rues qu’il glissait déjà. Il était bien trop lourd pour moi ! Lui qui rejetait la glace comme compagnie, je peux dire que j’étais bien heureuse que les lutins soient là pour le porter à ma place ! Mais en créer assez pour le porter, bien qu’ils soient de très petite taille, m’a laissé tellement exténuée qu’à peine avons-nous franchi les portes de Thalis, je me suis évanouie à son côté. Je crois être restée plusieurs heures inconsciente car, alors que j’ouvrais les yeux, le soir tombait sur Madelle. Devant nous, s’étendait la Vallée d’Accro. Lui, ne s’était toujours pas réveillé, je l’ai donc traîné dans l’herbe sur quelques centaines de mètres, derrière un léger vallon, espérant pour que le relief nous protège des yeux de la ville.

Je ne m’étais alors pas posé la question de savoir pourquoi je m’évertuais à l’emmener avec moi. Je crois que l’on peut dire que cela tombait sous le sens. Après tout, je respecte les lois de Worgen pas celles de Sydilia ! Même si la frontière de la froideur et l’indépendance de l’Hiver est parfois floue avec celle de l’égoïsme et de la traitrise. Alors le voilà, allongé calmement dans l’herbe, avec un bon repas attendant seulement son réveil. Je me demande quels Dieux il vénère. Séliope, la Déesse de la Justice ? Après tout, il ne m’a aidé mais a cherché à se rattraper après avoir souillé mes vêtements. Ou Niria ? Je trouve que cette Déesse lui va très bien ! Sauvage et indomptable, solitaire mais bienveillante et surtout, honnête. Non décidément je crois qu’il a l’a la Déesse qu’il lui faut !

Enfin bon ! Je repose le jambon, lève les yeux vers un ensemble rocheux à quelques mètres de nous puis, après quelques secondes de concentration, je retourne à la tâche qui m’a occupée toute la matinée. Je suis fatiguée à force d’essayer de modeler la glace mais de toute façon on dirait que le jeune homme n’a pas l’intention de se réveiller, et quand il le fera, je doute qu’il soit réellement en état de marche. La glace s’élève devant moi en un immense bloc grossier. A première vue, je dirais qu’il doit toiser un mètre cinquante de hauteur. Je m’agenouille, me concentre et commence à le ciseler par la pensée. Les premiers traits sont grossiers, comme faits par un enfant armé d’un marteau. Puis, petit à petit, ma statue commence à prendre forme. On peut bientôt lui distinguer quatre pattes épaisses et puissantes, une longue queue ornée d’un vague plumeau de poil et une tête auréolée d’une large couche de glace. Bon, j’avoue ça ne ressemble pas à grand-chose pour le moment, mais je sais que j’y arriverais. Quoi que. Le désespoir me gagne alors que je regarde avec envie la noble créature qui nous fixe patiemment depuis les rochers. Elle est là depuis le soleil levant, nous regardant à tour de rôle, tandis que le soleil réchauffe son poil couleur de cendre ornée de magnifiques lignes bleues, étincelantes comme le soleil. Elle s’est absentée quelques heures, me laissant poireauter avec des brocolis pour seule compagnie, avant de revenir se poser comme si de rien n’était. Le vent fait onduler ses crins. Ses crins ! Voilà ce que je n’arrive jamais à faire ! Je m’applique à reproduire fidèlement sa queue et ses pates puis, lorsque le résultat me satisfait à peu près, je passe aux crins. Je m’applique, m’applique, m’applique … bon disons que ça passe à peu près ! Je change d’angle et fixe ce visage sans traits pour tenter d’y reproduire l’attitude noble de l’animal à quelques mètres de moi. Mais je n’y arrive pas ! Les traits de ma statue ne sont pas finement ciselés comme ceux de la créature digne qui paresse au soleil mais si grossiers qu’un Kraveles tuméfié serait plus gracieux ! D’un geste rageur, je la détruis et me dirige à pas lourds vers le jeune homme endormi.

L’explosion a fait fuir la créature qui plus ai, alors pour lui coup, je n’ai vraiment rien d’autre à faire que de le regarder. A moins que … Et si je l’aidais à se réveiller ? Je me retourne, attrape mon outre et la dévisse. Puis je fais tomber une goute, puis deux, puis trois, sur ses paupières, dans son oreille ou dans son nez. C’est génial de voir toute la panoplie de réflexes que nous pouvons développer dans notre sommeil pour se protéger de dangers qui n’en sont pas !


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Jeu 25 Juin 2015 - 20:38


Le vent nous portera
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Il se souvient qu'il a eu froid d'un seul coup. Son corps s'était recouvert de givre, sa peau a pris une couleur bleutée inquiétante, comme celle de l'Héléo. Le froid, surtout, c'est ce qu'il l'a plus marqué. Il avait la sensation que même son sang qui coulait dans ses veines, qui passait dans son cœur allait gelé. Il se souvient avoir pris un choc très violent sur la tête mais la cause est très floue. Car après c'est le néant le plus total. Un noir complet dans lequel il s'est endormi, ou plutôt, il a perdu conscience. Etait-il mort ? Son corps était inerte, son esprit ne pensait plus. Le néant...

Des gouttes froides tombaient sur le visage de Deth. Lorsqu'elles atteignent ses oreilles, il ouvre les yeux subitement, se relève d'un bond et recule de quelques mètres de la source de ce réveil impromptu. Par réflexe, ses lames se sont activées et les voilà en train de léviter autour de lui, en scintillant, attendant l'ordre de leur propriétaire. Il perd son instinct et reprend le contrôle de son corps en voyant la fille poisson de Thalis avec une bouteille à la main. Un sourire mesquin est affiché sur ses lèvres, contente de son coup. Deth soupire et lance un regard rempli de dédain à l'Héléo.

- Pff, ce n'est que toi... t'en as pas fini avec tes gamineries ?

Il range ses lames qui rejoignent docilement la poche interne de son manteau. C'est à ce moment là qu'il se rend compte que ce n'est plus le soir et qu'ils ne sont pas à Thalis non plus. Une immense vallée s'étend autour d'eux, vallonnée par quelques collines. L'herbe est fraîche et la rosée du matin s'est posée dessus, attendant un rayon de soleil pour s'évaporer. Il met un petit temps avant d'identifier la Vallée d'Accro.

- Mais qu'est-ce qu'on fiche ici ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Complètement perdu suite à une bonne partie sans souvenirs, ces questions lui sont venues naturellement. Il regarde la fille avec suspicion et une image lui revient en mémoire : une poêle dans une main, un énorme coup sur la tempe, une petite voix qui se veut innocente et enfin le noir complet. C'est elle qui a fait ça ! Mais pourquoi ? Quel est son intérêt à avoir assommé Deth ? Certes ce n'est pas le type le plus sympa du monde mais il avait juste posé une question, une suggestion pas forcément mal placée. Du moins c'est ce qu'il pense. La réaction de l'Héléo lui est totalement incompréhensible. Son regard s'empli de colère, une lueur de vengeance apparaît dans ses yeux.

- Qu'est-ce que t'as fait ? Pourquoi ? C'est quoi ton but ?

Finalement, ses lames ne restent pas au repos très longtemps. Elles vibrent à nouveau et deux lames quittent leur consœurs, se placent chacune d'un côté de leur maître et se pointent en direction de la fille poisson. Fini la gentillesse, elle est allée trop loin !

- Va falloir être très crédible dans tes explications Fish...

C'est sûr quand on est enlevé de la sorte, on n'a pas envie d'être plein de compassion. Il veut une explication logique et enfin comprendre ses agissements. Le fait qu'elle soit une Héléo, race que Deth a peu croisé, ne change rien au fait qu'ils ont une intelligence similaire aux humains.

Il jette furtivement des regards autour de lui, n'espérant pas qu'elle fabrique plus que des lutins de glace. Si un géant iceberg lui tombe dessus, il aura bien du mal à se défendre avec ses cinq lames même s'il a totalement confiance en leurs capacités. Mais il ne voit rien d'inquiétant. Un petit campement de fortune a été installé. De la viande crue a été découpée en tranches et des légumes sont disposés à côté sur un linge. Une bourse particulièrement bien remplie se trouve aussi sur cette petite nappe. Comment s'est-elle procurée tout ça ? Il ne pense pas qu'elle les a eu par elle même, en suant au travail pour gagner cette somme. Ah moins qu'il n'ai dormi plusieurs mois et elle a eu le temps de se trouver un honnête emploi ? Non il ne pense pas qu'un coup de poêle puisse faire ça. Quoique, associé à cette eau étrange qu'il a bu d'une traite... Cela lui paraît quand même improbable. Et puis la vallée d'Accro se situe juste derrière Thalis, et avec ce vent qui apporte l'odeur salée de la mer, ils ne doivent pas en être bien loin. Il a peut être perdu conscience juste une demi-journée, pas plus il est quasiment sûr. Sinon, pourquoi l'aurait-elle gardé ? Pour lui faire de la compagnie ? Deth ne pense pas qu'un individu ensommeillé puisse être d'une bonne compagnie. Mais avec elle, rien n'est sûr finalement ! C'est pour ça qu'il se retrouve dans cette situation peu commode...


il râle en #ff0000
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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Dim 28 Juin 2015 - 22:44


Le vent nous portera
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J’éclate de rire lorsque je vois la mauvaise humeur avec laquelle Deth se réveille. Il est grognon, ronchonne et grogne en sortant des lames vibrantes de son manteau. Bon, j’avoue, ça s’est moins cool et je ne rigole pas trop sur le coup. Je commence par me demander comment il a pu les sortir si vite mais je remarque vite qu’elle flotte dans les airs. La Vérité des Lames, mon père m’en avait parlé. Je crois que seuls les humains en sont pourvus mais je ne suis pas sûre de ce que j’avance. Les liares en sont peut-être aussi capable qui sait ? Je les fixe, indécise, un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres, jusqu’à ce qu’elles se rangent tranquillement dans son manteau. Je préfère ça.

« Pff, ce n'est que toi... t'en as pas fini avec tes gamineries ? »

Je ne relève pas l’insulte et me contente d’élargir mon sourire. Le mauvais langage est souvent un signe de faiblesse et de manque d’inspiration. Les gens décontenancés ou dépassés par les événements sont souvent de très mauvaise compagnie ! Je prends donc un malin plaisir à le regarder s’énerver, surveillant tout de même du coin de l’œil si ses lames sont bien toutes rentrées. Je me surprends à me demander avec envie à ce que ces lames vaudraient sur le marché ou si elles pourraient m’être utile. Quelle drôle de façon de penser ! C’est bien rare que je pense de cette façon ! Je secoue la tête pour chasser ces idées dérangeantes et passe une main dans mes cheveux mouillés par la rosée et la transpiration. C’est fou l’effort que réclame la sculpture de la glace lorsque l’on s’essaye à quelque chose de nouveau ! J’avais déjà sculpté un Kardent du premier coup d’œil il y a quelques mois de ça mais il n’était ni un monstre de réalisme, ni aussi gros que ce que j’essaye de faire à présent, ni fait à partir d’un modèle situé à facilement une centaine de mètre et à demi camouflée dans les rochers.

« Mais qu'est-ce qu'on fiche ici ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Voilà qui n’est pas pour me départir de mon sourire ! Il ne se souvient pas ! Je jubile intérieurement. C’est si drôle ! Je pourrais essayer de lui faire croire pleins de choses pour voir s’il les croit et comment il réagit ! Mon sourire devient un de ceux qui clame mon innocence et ma gentillesse à tout égard.

«  Qu'est-ce que t'as fait ? Pourquoi ? C'est quoi ton but ? »

Ah. Tombée des nues. Damned ! On dirait qu’il se souvient de quelques trucs. Que cela vient de moi déjà. Je réfléchi à toute allure. De quoi peut-il se souvenir ? Qu’a-t-il oublié ? Veut-il mieux lui dire la vérité -c’est-à-dire qu’il me soulait à parler trop- ou broder un peu sans s’éparpiller dans des détails. Mes cheveux forment des boucles sous mes doigts vifs. Deux lames me pointent de nouveau. Mais à vrai dire elles ne m’effraient pas vraiment. Les réactions de ce garçon depuis hier semblent clairement montrées qu’il n’est ni foncièrement méchant ni du genre à délivrer de la méchanceté gratuite.

«  Va falloir être très crédible dans tes explications Fish... »

Je le fixe tandis qu’il regarde  le campement. Je crois qu’il cherche des éléments de réponse. Je le laisse patienter quelques instants le temps de trouver lesquels de ces mêmes éléments je vais lui donner. Quant à la crédibilité … C’est le cadet de mes soucis va ! Il jugera lui-même de leur véracité et si ça ne lui plait pas il n’aura qu’à prendre la route seul. Je partagerai même les provisions si ça peut m’éviter des embrouilles. Je m’assois près des affaires et sors la bouteille de mon sac. Je l’avais attendu pour l’ouvrir. J’entreprends également de nettoyer les légumes et de couper un peu de jambons. Il sera sûrement moins agaçant une fois le ventre plein et je ressens également le besoin de refaire mes forces après mes nombreuses tentatives sur la glace de ce matin. De plus, cela m’occupera les mains. Lorsque l’on parle de choses fâcheuses et pas forcément véridiques, il peut s’avérer dangereux de ne pas s’occuper les mains. Certaines (rares je l’espère) personnes possèdent le don de lire de façon très précises les messages corporels, je l’ai appris à mes dépends. Et je ne souhaite pas apprendre de la même façon si le jeune homme devant moi fait partie de cette catégorie d’êtres vivants. Un sourire s’étire cependant sur mes lèvres en entendant le surnom qu’il me donne. Au moins, nous sommes quittes ! Je respire tranquillement puis prend la parole d’une voix neutre et calme, comme si je décrivais simplement le paysage devant moi :

«  Nous sommes allés dans une auberge, mais je pense que tu te souviens de cela. » Je marque une pause et passe la main dans mes cheveux avant de reprendre. « C’était … la bataille à l’intérieur. » J’hésite sur les termes à employés mais je continue néanmoins, ne trouvant pas mieux pour décrire le remue-ménage que ce fut. « Il y avait des hommes, des héléos, des liares … et même un maorth ! Je l’ai buté avec une poêle d’ailleurs ! Puis je me suis frayée un passage dans la bagarre pour te rejoindre près du bar. Au passage, j’ai volé une autre poêle à un liare pour que tu puisses te défendre également. Mais … »

J’hésite à nouveau. Voici la partie la plus délicate de mon récit. C’est d’ailleurs sur ces cinq minutes là que porte sa question. Je crois que pour répondre à sa demande d’honnêteté, lui dire pourquoi je suis rentrée dans cette auberge pourrais servir. Après tout, c’est cette même intention qui m’a fait porter mon coup. Et puis, cela me fait grappiller quelques minutes. Je tiens à la vie, en fin de compte. Et puis si je lui dis tout de suite que je l’ai frappé, il s’énervera et ne me laissera pas continuer. Or je pense que lui faire comprendre ce que j’ai ressenti pourrais me sauver la vie.

« Je suis venue sur la terre ferme pour découvrir ce que je ne connais pas encore du monde ! Je connais la mer ! J’ai nagé dans la mer de glace, dans les récifs d’Emériata et je suis même allée à Jioki, dans les pics de Terca pour en revenir en bateau ! Je suis déjà venu à Thalis une fois ou deux et je suis déjà venue sur la plage ou dans des villes côtières. J’ai secouru un homme qui avait perdu sa fille, j’ai fait les étalages, rencontré des commerçants, mangé dans des auberges, écouté des fous … Mais entrer dans une bagarre comme celle-là ! Jamais ! »

Je souris, prenant quelques secondes pour retrouver mon souffle tant l’enthousiasme m’a fait parler vite. Je lève la main pour stopper le jeune homme au cas où il aurait voulu m’interrompre mais je ne lève pas les yeux pour chercher à savoir si c’était dans ses intentions. Mon regard fixe depuis quelques minutes déjà les rochers où se tenait la superbe créature de roc et de saphir tout à l’heure. Peu importe mon blabla, me revoilà dans la même situation que tout à l’heure. Je n’ai pas d’autres idées de choses à raconter pour retarder le moment d’expliquer mon geste. Alors autant que je me lance maintenant.

« Tu … Tu voulais empêcher tout ça, m’empêcher de découvrir, de vivre ces choses qui n’existe pas dans le village d’héléos où je vis. Peut-être que cela arrive à Hélia mais même à Jioki je n’ai pas vu de bagarre semblable. La garde est bien trop présente. C’est parfois un problème d’ailleurs » dis-je en me rappelant comment j’avais cherché à ne pas affoler la garde à Jioki, ce qui s’était révélé … relativement stressant. « Je voulais y participer et non partir comme une lâche ! Tu aurais vu toutes ces bourses à récupérer sur ces liares et ces hommes ivres morts ! » J’éclate de rire en repensant aux scènes absurdes -comme un héléo embrassant un pied de table- auxquelles j’ai assisté. « Je crois que cela m’a quelques peu énervée de devoir renoncer sur un caprice de ta part à ce que j’ai cherché à faire toute ma courte vie : comprendre, apprendre, essayer, savoir, vivre … »

Je crois que le moins que l’on puisse dire est qu’en dépit des apparences je ne fais pas vraiment la fière. Pour être honnête, c’est un peu penaude que j’ai prononcé mes dernières phrases. Je sais que ma réaction a été excessive et que je n’aurais jamais dû réagir de la sorte, l’agresser ainsi. Mais les hormones et les émotions font faire beaucoup de choses étranges aux hommes comme aux héléos.


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Mar 30 Juin 2015 - 19:30


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- Nous sommes allés dans une auberge, mais je pense que tu te souviens de cela. C’était … la bataille à l’intérieur.Il y avait des hommes, des héléos, des liares … et même un maorth ! Je l’ai buté avec une poêle d’ailleurs ! Puis je me suis frayée un passage dans la bagarre pour te rejoindre près du bar. Au passage, j’ai volé une autre poêle à un liare pour que tu puisses te défendre également. Mais …

La fille poisson hésite lors de son récit. Deth se dit qu'elle a sûrement des choses à cacher, et ces éléments sont peut-être les raisons de son action ! Sinon pourquoi enlever un homme, qui plus est, qu'on ne porte pas dans son coeur ? Il faut l'avouer : les deux individus qui se font faces sont loin d'être les meilleurs amis du monde. Et pourtant, l'Héléo a l'air d'insister de s'accrocher au jeune homme. Mais pourquoi ? Il lui a vomi dessus lors de leur première rencontre, elle a transformé le sol à ses pieds en véritable patinoire pour qu'il chute lamentablement sur la rue pavée du port. Leur rencontre était insolite et tout faisait penser pour qu'ils ne se recroisent pas de sitôt. Alors pourquoi est-ce que cela continue ? Deth attend la suite du récit de Fish...

- Je suis venue sur la terre ferme pour découvrir ce que je ne connais pas encore du monde ! Je connais la mer ! J’ai nagé dans la mer de glace, dans les récifs d’Emériata et je suis même allée à Jioki, dans les pics de Terca pour en revenir en bateau ! Je suis déjà venu à Thalis une fois ou deux et je suis déjà venue sur la plage ou dans des villes côtières. J’ai secouru un homme qui avait perdu sa fille, j’ai fait les étalages, rencontré des commerçants, mangé dans des auberges, écouté des fous … Mais entrer dans une bagarre comme celle-là ! Jamais !

La voilà qui s'énerve. Ses mots devaient sortir tout droit du coeur et les dire clairement ne doit pas être facile. Surtout qu'en plus Deth n'a toujours pas rangé ses lames qui, pointées vers la fille, menacent de la transpercer à tout moment. Elle a sûrement peur de ça, son regard est tourné vers une direction lointaine, pas vers l'Arveles. Pourtant elle sourit. Elle a l'air enthousiaste même. L'adrénaline de la bagarre lui serait-elle restée ?

- Tu … Tu voulais empêcher tout ça, m’empêcher de découvrir, de vivre ces choses qui n’existe pas dans le village d’héléos où je vis. Peut-être que cela arrive à Hélia mais même à Jioki je n’ai pas vu de bagarre semblable. La garde est bien trop présente. C’est parfois un problème d’ailleurs. Je voulais y participer et non partir comme une lâche ! Tu aurais vu toutes ces bourses à récupérer sur ces liares et ces hommes ivres morts ! Je crois que cela m’a quelques peu énervée de devoir renoncer sur un caprice de ta part à ce que j’ai cherché à faire toute ma courte vie : comprendre, apprendre, essayer, savoir, vivre …

Elle éclate de rire en parlant de la scène de bataille dans l'auberge. Les souvenirs reviennent plus nettement dans la mémoire de Deth. Les ustensiles qui volent dans la salle, des liares et des héléos qui se frittent entre eux, un maorth prenant une place imposante dans l'auberge (il se demande vraiment comme il a pu entrer), un homme à la carrure d'un berseker projeté au dehors de l'établissement et Deth l'esquivant de justesse... Un vrai bordel. Et elle, super contente à l'idée de voir ça ? Mon dieu qu'elle est folle ! Le jeune homme a plutôt l'habitude de fuir ce genre de spectacle car il a de nombreux souvenirs où il se fait embarquer dans des bagarres de taverne et il n'en sortait pas indemne... Le plus souvent, un homme super baraqué que l'alcool avait décuplé sa force et sa confiance en lui le prenait pour cible. En effet, Deth était maigrichon à l'époque et pas aussi grand que maintenant alors il faisait le parfait bouc émissaire. Il se souvient de rentrer chez lui tard le soir, sa mère venant à sa rencontre pour panser ses blessures. Elle lui disait de ne plus retourner dans ce genre d'endroit. Pourtant, c'était là où il travaillait...

Mais ce temps est passé. Fini les petits jobs pourris, aujourd'hui il est libre comme l'air : s'il est fauché tant pis, s'il est riche tant mieux ! Il préfère quand même être dans le deuxième cas, l'argent est toujours précieux. D'ailleurs, Fish a l'air d'être intéressée par l'argent en parlant des bourses. C'est sûrement comme ça qu'elle s'est procurée la bourse que Deth a remarqué. Alors son but serait l'argent ? Non pourquoi enlever un homme pour lui voler son argent ? Après avoir assommé le jeune homme, elle aurait pu facilement dérober sa bourse et le laisser à son triste sort dans l'auberge en furie. Le fait de demander confirmation si elle voulait rester dans cet établissement pour manger un morceau serait la cause de sa réaction ? Tout cela lui paraît très excessif ! Il a du mal à y croire...

Pourtant, quelque chose lui fait dire que ce qu'elle a dit venait de son cœur. Ainsi elle racontait la vérité. Mais quand même, son attitude violente est très étrange ! Deth se dit qu'il ne la comprendra jamais... Le jeune homme soupire et regarde la fille penaude devant lui.

- Quand même, aller jusqu'à m'assommer et me traîner ici, c'est quand même exagéré !

Voyant aucune réaction de la part de la jeune fille, il range ses lames qui rejoignent ses poches docilement.

- Tu sais je ne voulais pas te blesser, je faisais juste une suggestion. Si tu m'avais répondu normalement je serai juste parti, t'aurais fait ce que tu voulais !

Deth trouve ça normal que chacun fasse ce qu'il veule. Lui même déteste être contraint et cette situation lui déplaît fortement. Il se tait, préférant ne pas en rajouter. Quelque chose lui dit que s'il parle trop, il pourrait énerver son interlocutrice qui est très susceptible avec ce qu'il vient d'apprendre. Alors que finalement c'est elle qui parle le plus ! L'Arvelés se souvient qu'il n'a dit que quelques mots seulement avec une phrase plus longue que les deux précédentes, c'est à dire pas grand chose ! Est-ce que c'est déjà trop ? Alors maintenant il se dit qu'il en a trop dit, que le sol va se couvrir de glace et qu'il tombera à nouveau lamentablement. Mais là ça va, ils ne sont que deux, pas dans un port bondé comme hier.

Le jeune homme se rend compte que sa gorge est asséchée. N'ayant rien bu depuis l'épisode de l'auberge, la soif reprend le dessus. Il regarde la bouteille posée dans le campement de fortune. Il la désigne alors.

- Je peux en boire ?
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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Sam 11 Juil 2015 - 12:30


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Deth Al'Abyssin with Winter C. Eliwën

- Quand même, aller jusqu'à m'assommer et me traîner ici, c'est quand même exagéré !

Vu comme ça, il a peut-être raison, peut-être que ce n’était pas tout à fait une raison suffisante pour l’enlever. Hum. Tant pis, je suppose ? De toute façon, il va être compliqué de revenir en arrière désormais ! Et si c’était à refaire … Peut-être bien que je le referai ! C’était une expérience intéressante ! Je me tourne vers le jeune homme. Il me fixe d’un air intense comme s’il cherchait à sonder mon esprit. J’ai envie de hausser les épaules mais je n’en fais rien et me contente de le fixer. Vomito n’a pas l’air d’accord avec ma vision des choses et le fait savoir avec moult soupirs. Cependant, ses lames disparaissent et je comprends qu’il sait que je ne suis pas une menace. Peut-être sait il désormais que je ne suis pas très impressionnable non plus.

- Tu sais je ne voulais pas te blesser, je faisais juste une suggestion. Si tu m'avais répondu normalement je serai juste parti, t'aurais fait ce que tu voulais !

Je prends le temps de peser sa suggestion. Et je dois admettre qu’elle n’est pas tout à fait stupide. Peut-être tout simplement que je ne voulais pas me retrouver seule à nouveau ? Que je m’imaginais faire un bout de chemin avec lui et peut-être même un jour le considérer comme un ami ? La curiosité est mon plus grand défaut mais il semblerait que l’optimisme et l’utopie la suivent de près. Je retiens un soupir. Je n’ai pas envie de laisser transparaître quoi que ce soit désormais que je comprends que mes envies ne sont pas partagées et ne le seront probablement jamais. Tant pis s’il me trouve aussi froide et lointaine que la glace. De toute façon, c’est sûrement la vérité. Je le fixe sans le voir tandis que je me demande ce que je vais faire après. Avancer sur Terre ou retourner me terrer dans la Mer ? Je n’ai pas envie de retrouver l’océan alors que je découvre enfin la terre ferme. Même si je sais qu’il faudra que j’y retourne, d’ici un an. Mais j’ai un peu de temps devant moi. Du temps pour explorer, découvrir, apprendre, trouver ma voie peut-être ?

- Je peux en boire ?

Sa question me rappelle sa présence et je cligne des yeux pour distinguer de nouveau ce qui se trouve devant moi. Son doigt tendu désigne mes affaires. Je jette un coup d’œil et aperçois la bouteille que j’ai piquée à l’auberge. Je me demande si le jeune homme à un problème avec le vol. Par la même occasion, je me demande s’il fait partie d’une garde quelconque mais son allure, ses vêtements poussiéreux et ne ressemblant à rien et ses manières impulsives et pas toujours polies me disent qu’il n’en n’est rien. Cette fois, je m’autorise un haussement d’épaule.

- Oui bien sûr, sauf si le fait qu’elle n’est pas forcément été payée dérange ta conscience.

Je ne le regarde plus désormais et, ramenant mes genoux contre ma poitrine, je fixe les rochers où le félin de roc et de saphir est réapparu. Je me demande depuis combien de temps il est revenu. Cette fois, je ne cherche pas à modeler la glace mais à mémoriser chacun de ses traits et courbes pour pouvoir continuer de m’entrainer s’il venait à s’enfuir à nouveau pour ne pas revenir. C’est vraiment une belle bête ! Si seulement j’arrivais enfin à créer avec de la glace ! Un lion de glace, ça serait à la fois magnifique et merveilleux mais aussi plus rapide que mes petites pattes fatiguées ! Je jette un coup d’œil à l’homme, qui s’est rapproché de mes sacs. Je tiens à garder un coup d’œil sur la bourse. Certes, ce n’est pas tout à fait la mienne à l’origine mais maintenant qu’elle m’appartient je compte bien la garder ! J’en ai marre d’être continuellement fauchée, de devoir baver devant les étalages sans pouvoir acheter quoi que ce soit ou encore d’entrer dans les auberges en sachant que je serai maudite dès que l’aubergiste découvrira que je n’ai pas un sou. Je me demande comment le garçon s’appelle. Au fond, je m’en fous un peu mais … j’aimerai tout de même savoir. Curiosité sûrement.

- Ton nom c’est quoi ?

En fait, en posant la question je me rends compte que peu importe la réponse, je continuerai sûrement de l’appeler Vomito tout au long de notre route -à supposer que nous continuions un peu notre chemin ensemble- et qu’il en sera de même si je suis amenée à le recroiser un jour. D’abord parce que Vomito ce n’est pas classe -et que je ne le porte pas forcément dans mon cœur alors pourquoi me gênerai je ?- et ensuite parce que, de par ses actes, ça lui va à merveille tout simplement ! Je suis loin de lui, assise par terre les bras autour des jambes, mais je me demande s’il pue toujours autant ce qu’il a rejeté et donc ce dans quoi il a pataugé quand je l’ai fait glisser. Tout compte fait, je ne suis pas sûre d’avoir envie de savoir ! Je rumine quelques instants ses premiers propos, concernant le fait que je n’étais pas obligée de le traiter ainsi. Il semblerait qu’il me reproche de l’avoir ‘trainé ici’, pour reprendre ses propos. Mais aurait-il été vraiment plus heureux si je l’avais laissé par terre au milieu de la bagarre ? Au final, suis-je si méchante que ça ?

- Au fait, si je t’ai trainé ici comme tu dis, c’est peut-être parce que tu n’aurais pas survécu, allongé par terre au milieu de l’auberge en furie. » Je marque une pause, hausse les épaules et déclare simplement : « Après je dis ça, je dis rien. Prend le comme tu veux.

Je n’attends pas forcément une réponse et ne continue donc pas à le regarder. Mon regard se porte à nouveau sur le lion et une piètre -de mon point de vue du moins, peut-être qu’un humain peu habitué à ce genre de démonstration aimerai- imitation du félin grandeur nature apparaît dans le dos de Vomito. A distance, je vois mieux ce que je fais et un mince sourire s’étire sur mes lèvres pâles tandis que ma statue se rapproche petit à petit de la réalité, alors que mes pensées la modèle. Cette fois, le résultat me paraît concluant. Un splendide lion de glace, allongé dans la même position que le modèle de chair et de sang derrière lui, me fait face. Des rainures gravées parcourent son corps ciselé, représentant les longues lignes bleutées de la version réelle. Il ne me reste plus qu’à l’autoriser à ‘vivre’ désormais. Je me demande quelle distance par jour je pourrais parcourir avec une telle monture. Je suis presque sûre que je pourrais atteindre les trois cents kilomètres en une journée ! Mais bon, cela impliquerait de réussir à la maintenir autant de temps, d’autant qu’elle est bien plus grosse que celles que j’ai l’habitude de créer et que plus une statue s’agite, plus elle pompe mon énergie. Pour couvrir une distance aussi grande, il faudrait qu’elle coure bien vite ! Je sais d’emblée que cet exploit de trois cents kilomètres en une journée me sera impossible pour commencer. Mais j’espère bien y arriver, avec un peu d’entrainement ! Après tout, alors qu’au début un lutin m’amenait au bout de mes forces, je peux désormais en garder plusieurs avec moi pendant quelques heures. Pourquoi ne pourrais je pas finir par maintenir mes montures plus longtemps ?

Derrière l’homme, le lion baille, s’étire comme un chat et s’assoit, sa queue givrée balayant paresseusement le sol derrière lui. Son regard, à la fois vide de couleur et plein de vie et d’intelligence, me fixe avec insistance, comme s’il me jaugeait de la tête au pied. Cette fois, je soupire franchement, fière de mon œuvre. Le lion se lève silencieusement et s’approche à pas de velours de Vomito. Intérieurement, je ris déjà. Ma statue baisse la tête et, approchant sa gueule de la tête du garçon, pousse un rugissement à faire déguerpir un dragon.


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Mar 14 Juil 2015 - 20:57


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En parlant de la boisson, l'Héléo reprend conscience de son campement de fortune et hausse les épaules avant de lui dire :

- Oui bien sûr, sauf si le fait qu’elle n’est pas forcément été payée dérange ta conscience.

Ouh là non, il n'a aucun problème avec le vol ! Tant qu'on peut accéder à l'objet, il y a presque quelque chose de légal à ses yeux qui lui dit : prend le, prend le ! Il se dit qu'il a alors fait des économies. Mais bon il a toujours un petit côté de lui qui râle contre le fait de partir sans payer mais avec le temps, il a finit par le faire taire. Alors bon, il prend la bouteille et s'enlève cette soif qui le tiraillait. Il n'a plus la gorge sèche et se permet un soupir de soulagement. Mais cette boisson a un goût de quelque chose qui lui rappelle quelques souvenirs... Oui dans cette auberge juste avant qu'il ne se fasse assommer à coups de poêle par une certaine demoiselle Fish qui se trouve à quelques mètres de lui... Il a alors un mauvais pressentiment.

Il remarque qu'à ses côtés se trouvent quelques sacs dont une bourse bien pleine. Il sait parfaitement que cette dernière n'a pas été gagnée noblement par la fille poisson car lors de sa rencontre, elle ne portait rien de ce genre. Il a presque envie de la prendre discrètement mais là ce serait raté car il voit bien le regard de l'Héléo qui dévie régulièrement sur lui. Bon tant pis, il tentera le coup une autre fois, et peut-être sur une autre cible ! Ce sera moins risqué...

Quand elle ne le regarde pas, Deth remarque qu'elle fixe quelque chose derrière des rochers non loin de leur position. Curieux, il tourne la tête dans la même direction et voit une magnifique bête. Un lion au pelage gris qui se fond à merveille parmi les rochers. Des nervures bleues saphirs lui donne un côté mystique et fascinant. Le jeune homme n'avait jamais rien vu de pareil, ni même entendu parler. Il se demande ce que ça peut-être.

- Ouah il est sublime ! Tu sais ce que c'est ?

Oups, peut-être n'aurait-il pas du prendre la parole ! Lui qui se foutait de la fille des mers de ne rien savoir, le voilà bien ! Il peut mettre sa fierté de côté ! Pourtant il a vraiment envie de savoir et quelque chose n'a rien pu faire pour empêcher ses paroles de sortir. Finalement, Fish ne dis rien à ce sujet, trop concentrée sur le félin qui les observaient en silence. Etait-il là depuis longtemps ? Deth se rend compte qu'une bête de cette taille n'aurait pu faire qu'une bouchée d'eux !

- Ton nom c’est quoi ?

Le commencement ! Enfin le commencement de toute rencontre venait d'arriver ! Bon sang leur histoire est vraiment bizarre ! Même si ce n'est pas dit de façon polie, et Deth d'ailleurs aurait dit exactement la même chose, il est vrai qu'il serait temps de se nommer par leur prénom quand même.

- Deth.

Il se demande s'il doit reposer la même question. Mais finalement il est curieux de savoir comment elle s'appelle. Fish ça lui va bien mais peut-être qu'elle a un nom encore mieux et que Deth se ferait un plaisir de détourner !

- Et toi ?

Il attends la réponse de Fish. Il se demande si elle aussi, dans ses pensées le nomme par un surnom. Il est certain qu'il est aussi stupide que le sien surtout après la rencontre si... crade qu'ils ont eu ! Deth a essayé de faire son fier après ça mais au fond il sait que sa fierté, il pouvait la ravaler dans un moment comme ça !

- Au fait, si je t’ai trainé ici comme tu dis, c’est peut-être parce que tu n’aurais pas survécu, allongé par terre au milieu de l’auberge en furie. Après je dis ça, je dis rien. Prend le comme tu veux.

Vu comme ça oui... Mais attendez, ce n'est pas elle qui l'a mit allongé sur le sol de l'auberge dans un état second ? Elle peut dire ce qu'elle veut cette situation c'est de sa faute.

- Tu n'aurais pas été obligée de me traîner ici si tu ne m'avais pas assommé !

Deth lui fait bien comprendre le fond de sa pensée en lui lançant un regard noir. Bon sang, lui qui rêvait de voyager libre sans aucune contrainte, c'était raté pour ces jours-ci à cause de Fish !

Mais quelque chose d'étrange se passe. Fish semblait si concentrée depuis quelques temps et regardait maintenant quelque chose derrière le jeune homme. Il se retourne et fait face à un énorme lion de glace, qui ressemble vraiment à celui caché derrière les rochers. Il recule, surpris de cette apparition soudaine. Mais la statue glacée ne bouge pas, du moins pour le moment. Car elle se met soudainement à bailler et s'étire comme si elle venait de se réveiller. Elle s’assoit et fixe de son regard vide Fish qui sourit et à l'air toute fière. Deth ne mit pas beaucoup de temps à comprendre ce qui se passe. L'Héléo contrôle cette créature. Le lion se déplace alors et s'approche de l'Arveles. Le jeune homme recule encore mais son dos heurte un rocher et voilà que la tête du félin givré n'est qu'à quelques centimètres de son visage pour lancer un rugissement qui fait fuir tout les oiseaux qui étaient dans les parages. Le coeur de Deth bat à cent à l'heure, il respire fort. Il ne sait pas du tout les intentions de la jeune fille, il la croyait innocente mais là il la trouve complètement timbrée, lunatique et instable ! Fish se met à pouffer puis éclate de rire. Un rire qu'elle ne pouvait contenir plus longtemps semble t-il. Le lion n'a pas l'air d'aller plus loin et l'Arveles en profite pour s'éloigner. Il ferait mieux de sortir ses lames. C'est ce qu'il fît, par instinct. Voilà les cinq soeurs scintillantes, lévitant autour de leur maître, prête à découper en morceaux le félin de glace et par la même occasion leur créatrice.

- Non mais t'es complètement folle ! Tu veux vraiment me tuer hein ? Mais c'est quand même joli...

Hein mais pourquoi dit-il ça ? Oui il trouve cette créature très jolie, très bien faite même dans le moindre détail. Les nervures sont très bien réalisées malgré l'uniformité de la glace, les muscles saillants ressortent bien, la crinière fait presque réelle si elle n'était pas immobile... Il était admiratif devant ce pouvoir incroyable. Il secoue la tête. Non mais à quoi pensait-il en cet instant ? Il est en danger là !

- Oublie ce que j'ai dit. Moi aussi je peux te montrer ce que je sais faire.

Et par une simple pensée, deux de ses lames s'envolent vers le lion et simultanément, exécutent une attaque en découpant une patte du félin glacé. Un cube de glace tombe au sol et se met à fondre. La statue elle, n'a plus que trois pattes. Cette attaque devait impressionner la fille pour la dissuader de tenter autre chose contre lui, mais aussi elle rassurait Deth qui se sentait impuissant depuis un certain temps face à l'Héléo contre qui il a rarement pût riposter. Sa Vérité lui permettait de découper facilement tout type de matériaux et la glace en faisait partie. Sur trois pattes, le lion tenait encore debout. Pour éviter qu'il ne riposte, Deth envoie ses alliées couper une autre patte. Sur deux appuis, la créature givrée ne peut plus tenir et la voilà qui s’effondre.


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Dim 26 Juil 2015 - 12:57


Le vent nous portera
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Contre toute attente, Vomito me répond lorsque je lui demande son nom. Peut-être que cela ne devrait pas m’étonner car après tout, il ne m’a rien fait de mal ? Mais son attitude tantôt agressive, tantôt agréable me déstabilise, pour ainsi dire. J’ai l’impression qu’il peut d’une seconde à l’autre changer d’avis et vouloir me trancher la gorge. Mais il me répond gentiment et je crois voir un léger sourire s’étirer sur ses lèvres. Il s’appelle Deth, un nom trop simple et trop court pour susciter le moindre surnom. Je me demande s’il a un nom de famille aussi court. Ca serait … étrange mais au moins on perd moins de temps à se présenter. Pour ma part, Winter Crystal Eliwën, engendre souvent de nombreuses interrogations dans l’esprit des gens. Pourquoi Crystal comme deuxième prénom ? Mes parents savaient-ils déjà que ma Vérité serait la glace ? Est-ce que ce que c’est pour ça que je vénère le Dieu de l’Hiver ou que mes vêtements sont recouverts de cristaux de givre ? Il me demande le mien en échange d’ailleurs. Tant pis ! J’y reviendrais plus tard ! En même temps je répondrai à sa question portant sur le lion de roc, que j’ai zappé -plus ou moins volontairement- tout à l’heure. Pour l’instant, un autre sujet accapare mon esprit. Il serait temps qu’il remarque que je ne suis pas si méchante non ?

- Tu n'aurais pas été obligée de me traîner ici si tu ne m'avais pas assommé !

Hum. Remarque intéressante. Je me permettrai cependant de faire remarquer que je ne l’aurais pas assommé s’il ne m’avait pas embêté ! Quoi que, était-ce une raison suffisante ? Je n’ai pas tellement envie de m’attarder sur les raisons qui ont motivées mon geste, peut-être tout simplement parce qu’elles sont inexplicables. Plus j’y pense et plus j’ai l’impression d’avoir été ivre, l’espace de quelques instants. Non pas par une quelconque consommation de type alcoolique mais ivre de joie et d’enthousiasme à l’idée de vivre de nouvelles choses, de découvrir, de participer à ces bagarres phénoménales que content les romans … Un sourire s’épanouit sur mes lèvres alors que je repense à la façon dont j’assommais tout le monde à l’auberge et je n’ai pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour ignorer le regard massacrant dudit Deth. Mon sourire s’élargit lorsque le lion de glace essaye de le faire sursauter. Mais la réaction du bonhomme au regard noir est complètement autre de celle à laquelle je m’attendais. Au lieu de rire avec moi et le lion -dont le rire ressemble plutôt au bruit d’un éboulement de blocs de glace-, Vomito s’énerve, sort ses lames et s’attaque à ma statue.

- Non mais t'es complètement folle ! Tu veux vraiment me tuer hein ? Mais c'est quand même joli...

Mon sourire béat devient mi-figue mi-raison. Oui, bien sûr que c’est magnifique ! Mes statues sont ma fierté ! Mais leur réalisme et leur perfection perturbants sont ils une raison pour m’accuser d’être agressive ? Un peu d’humour Vomito tout de même ! Je secoue la tête de gauche à droite tant il m’exaspère. Ce garçon est bien trop sérieux. Je pense qu’il serait temps qu’il comprenne que dans la vie tout ne nécessite pas une motivation claire, nette et précise. Parfois, les intentions sont plus floues, pour les spectateurs comme pour les auteurs des actions, mais est-ce cela qui définit si une action est bonne ou mauvaise ?

- Oublie ce que j'ai dit. Moi aussi je peux te montrer ce que je sais faire.

De la joie, mon visage passe à l’horreur. Je lui fais une blague (très drôle il faut avouer ce qui est) et le voilà que, en échange de mes efforts, il massacre mes créations ! Je n’ai pas le temps de réagir que le lion que j’ai tant travaillé et retravaillé s’effondre sur le sol. J’hésite un instant, ma bouche figée en une moue attristée, fixant les débris. Certaines parties du corps du félin sont intactes, de telle façon que je pourrais le reconstruire sur le champ sans dépenser une énergie phénoménale. Mais quelque chose me dit que si je le reconstruisais maintenant, la nouvelle statue ne ferait pas long feu non plus. Je soupire et me résigne. J’ai dépensé beaucoup d’énergie pour apprendre à modeler la glace sous cette forme et je préfère garder celle qu’il me reste pour la suite de la journée car il semblerait qu’elle ne sera pas de tout repos si elle se prolonge en compagnie de Deth ! Je libère la magie de mon emprise et les blocs de glaces deviennent liquides ou gazeux, reprenant ainsi leur forme originelle. Dès que le nuage de vapeur d’eau s’est dissipé, je peux de nouveau observer Deth. Il est assis dos à un rocher, toujours ma bouteille à la main, ses lames voletant au gré de sa volonté de la même façon que la glace respecte la mienne.

La perte de mon œuvre sur laquelle j’avais passé tant de temps me chagrine mais je dois reconnaître que sa Vérité à lui aussi est sympathique et impressionnante. J’hésite entre deux réactions, lui reprocher son geste et son envie de me montrer qu’il peut être supérieur ou me concentrer sur le fait qu’il dit que ce que je fais est magnifique et qu’il pense que je voulais juste lui montrer ce que je sais faire -ce qui est peut-être vrai, d’un certain point de vue. Je n’ai pas tellement envie de me lancer dans un duel de Vérité alors que je suis déjà fatiguée mais je me fais la promesse de lui réserver quelques surprises.

- Une autre fois le duel de Vérités ça te va ?

En attendant, devant lui, l’eau devient glace et se transforme en minuscule et adorable Ejdeha, magnifique réplique du dragon de pierre pas plus longue que mon bras en incluant la queue. J’admire ma création d’une précision impeccable. Il faut dire que faire une réplique du dragon de mon père ne me demande même plus de réfléchir. Son dragon, puissant, terrible en apparence, était si gentil -bien que je doute qu’il en était de même au combat- que je pouvais dormir sur lui et qu’il veillait sur moi jusqu’à ce que je me réveille. Mon père avait acheté un aspir-eau pour que son dragon puisse parfois nous rejoindre sous l’océan. Il détestait ça mais il le faisait volontiers pour nous apporter la joie de pouvoir nous réunir en famille. Le dragon puisse un léger cri, ridicule à côté du rugissement du lion qui l’a précédé, et s’approche de Deth pour réclamer des caresses.

- Je m’appelle Winter au fait. Et je ne saurais dire le nom de l’animal que j’ai créé.

J’hésite à rajouter que c’est sur un lion semblable que je vais traverser Madelle mais je pense qu’il s’en fiche, aussi je garde mes paroles pour moi. Parler le moins possible est un principe qui me convient. Le dragon pousse des appels de plus en plus nombreux désormais, pour que Vomito se décide enfin à le caresser. Dans la langue chantante qui est la nôtre, je lui demande de se taire. Vomito ne vaut pas la peine que l’on fasse autant de bruits pour lui tout de même. Je fixe la bouteille qu’il a dans la main.

- Tu vas la boire ou il vaut mieux que j’en boive avant que tu te mettes à vomir dedans ?

Un léger sourire s’étire sur mes lèvres tandis que mon regard embrasse l’horizon. Je me demande ce que l’on va faire désormais. Je suppose que Deth va partir de son côté. Ou ira-t-il ? Je ne sais pas. Est-ce que je m’en fiche ? Oui sûrement. Pour ma part, l’exploration des terres de Madelle m’attend et je compte bien continuer d’avancer ! Il y a sûrement des tas de villes à l’intérieur ! En y pensant, je m’approche de mon sac et sors de mon sac la carte enchantée que j’avais récupéré à Thalis il y a peut-être un an de ça. Oubliant la présence de Deth, je la pose sur mes jambes et commence à la détailler.


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Jeu 13 Aoû 2015 - 19:55


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Le lion de glace n'est plus en état de bouger et Deth le voit tomber dans une chute de blocs de glace avant de finir en une flaque d'eau qui s'évapore en un nuage de vapeur. Il commence à comprendre le pouvoir de l'Héléo : ainsi elle est capable de geler toute l'eau qui les entoure et sous toute ses formes. Une Vérité bien puissante, en sachant que l'eau sous forme gazeuse est extrêmement présente sur Madelle. Il ne peut s'empêcher d'admirer la fille poisson pour ce pouvoir qui doit être bien rare. Il est vrai que de là où il vient, il a rarement eu l'occasion de voir une Vérité venant du monde aquatique, que ce soit la Vérité de l'eau ou même celle des animaux. Après tout, pourquoi un Héléo se rendrait-il aux montagnes de saphir ? Ils ont tendance à rester bien au calme chez eux et même si on peut en rencontrer sur les côtes, rares sont ceux à s'aventurer dans les terres. D'ailleurs, il se demande pourquoi Fish s'est éloignée de la mer, se pourrait-il qu'elle veuille voyager ?

Cette dernière annonce avec un air déçu, sûrement par le fait d'avoir perdu sa création de cette manière plutôt… façon bouchère, qu'elle ne compte plus user de sa Vérité de cette manière en remettant à plus tard un duel de Vérités. Il hoche la tête en signe d'acquiescement. Il ne sait pas si cet affrontement aura lieu mais si c'est bien le cas, il ne se ménagera pas. Fish a une Vérité puissante et recouvrir le sol de glace est particulièrement efficace pour faire chuter les adversaires, Deth en a eu l'expérience… Un mauvais souvenir de la journée précédente lui revient en tête.

Un petit dragon de glace apparaît auprès de la fille des mers puis s'avance en faisant un petit cri, bien moins effrayant que le rugissement du lion d'avant, vers le jeune homme. Il semblait réclamer des caresses à son attitude. Est-ce un moyen pour l'Héléo de se faire pardonner ? Deth n'étant pas particulièrement affectueux, n'est pas du genre à offrir des câlins, ni même caresses, à qui que ce soit, même un animal. Alors à la vue de ce reptile de glace, l'Arvelès ne sait pas trop quoi faire. Mais il ne peut s'empêcher de le regarder. Encore une fois, la création de la fille poisson est sublime. Le dragon est petit mais Deth reconnu un Ejdeha, sans aucun doute. Les détails des écailles sur le corps de la créature, jusqu'à la tête et la queue sont d'une précision remarquable. Même son visage est tellement bien fait que le dragon semble ressentir des émotions et on est capable de les voir. Cela faisait penser au livre sur les espèces de dragons que sa mère avait dans sa bibliothèque. Son père étant dragonnier, il avait une collection de livres sur les dragons impressionante. Un type passioné par ces créatures dès son plus jeune âge, le décrivait sa mère. D'un réflexe, il touche les lunettes de son père qu'il a toujours sur son crâne. Il les remet comme il faut, du moins comme il aime, légèrement sur le côté. Au moins, il est content que Fish ne lui ai pas pris le seul objet prouvant qu'il a eu un père…

Perdu dans ses pensées face au petit dragon, il entendit à peine l'Héléo se présenter. Il comprit qu'elle s'appelait Winter mais la suite était dans le flou. Il a l'essentiel. Il remarque que les parents de la fille lui ont bien choisi ce nom, froide et usant la Vérité de la glace, Winter lui va à ravir. Ils ont sûrement anticipé l'avenir de leur fille… Le dragon pousse encore des cris cristallins et se met à passer sous le bras de Deth, s'impatientant pour recevoir une marque d'affection. Fish ne semble pas ravie du comportement de sa création, la créature se tait. Mais le jeune homme se décide quand même à caresser le reptile gelé. Il faut avouer que le premier contact est étrange ! Il s'attendait à toucher quelque chose de glacé et désagréable mais la glace est lisse et la température est supportable. Encore une fois, il est admiratif devant le pouvoir de Winter.

- Tu vas la boire ou il vaut mieux que j’en boive avant que tu te mettes à vomir dedans ?

Ouh pas contente la poiscaille ne peut s'empêcher de penser l'Arvelès. Mais ne voulant pas rajouter de l'huile sur le feu, il tend la bouteille à la fille en lui faisant signe d'attraper.

- Je pense qu'il vaut mieux que tu la finisses avant. Tiens attrape.

Il attendit que la fille soit prête pour lui lancer la bouteille. De toute façon, son contenu ne disait rien de bon au jeune homme qui en avait bu une gorgée avant. Il ne savait pas s'il y avait de l'alcool ou pas dedans, mais ça avait un goût ambré comme la bière et quelque chose de fort en ressortait, sans pour autant brûler comme l'alcool… Vraiment étrange comme boisson. Il voit Winter sourire et regarder l'horizon. Veut-elle partir voyager ? Elle ne regarde pas vraiment en direction de la plage. Comme pour confirmer ses propos, elle s'asseoit et retire de son sac une carte. Même si Deth n'aime pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, la curiosité l'emporta. Et puis si c'est une carte de Madelle, il pourra toujours trouver la direction où il veut aller. Tiens d'ailleurs, où va t'il aller ? Il quitte le dragon qui semble mécontent d'être délaissé pour s'approcher de la poiscaille qui ne l'a pas remarqué. Par dessus son épaule, il reconnaît les contours de l'île de Madelle. La fille étudie la carte avec parcimonie, ses yeux semblent balayer tout les recoins du dessin, et particulièrement les terres, soit le monde des humains. Deth doute qu'elle veuille aller chez les liares, elle ne sera pas du tout dans son élément. La bas, le territoire est aride et il fait une chaleur peu supportable même pour les humains. Alors pour un Héléo qui vit au fond de la mer froide… Il ne pense pas qu'il puisse survivre une seconde dans ce monde. Deth se demande même si un Héléo et un Liare se sont déjà rencontrés…

- Tu vas quelque part ? Lui demande-t'il.

Peut-être n'était ce pas le bon moment pour déranger Winter qui semblait concentrée par la carte...
hrp:
 


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Sam 22 Aoû 2015 - 19:05


Le vent nous portera
Deth Al'Abyssin with Winter C. Eliwën

Krik, Déoli … Les villes sont nombreuses et chacune annonce un lot d’événements et, plus tard peut-être, de souvenirs. J’aimerai les voir toutes, visiter chacune d’entre elles, en connaître les moindres recoins. Et encore, s’il n’y avait que les villes ! Mais elles sont en réalité bien peu nombreuses alors que Madelle est tout simplement immense. Comment connaître toutes les richesses qu’il y a là dedans ? Mais je dispose de si peu de temps ! Un an, jour pour jour … Quoi que … plus maintenant puisque mon arrivée date déjà d’hier. Un jour de plus et ma condition d’Héléo ne sera plus qu’un lointain souvenir … Je serai une humaine comme les autres. Quelle pâle existence que celle loin de la mer ! Si terne et morne est l’existence des hommes simples ! Berk ! Ils sont vils et méchants ! Quoi que certains héléos savent l’être aussi !

«  Tu vas quelque part ? »

Sa question me tire de ma rêverie. J’aimerai lui répondre que oui je vais partout mais pour l’instant non, je ne vais nulle part … Par où commencer ? Vers où aller ? Le monde est si grand ! Vaut-il mieux voir la ville ou la forêt ? La plaine a l’autre bout de Madelle en vaut-elle la peine ? Peut-on se baigner dans l’Océan lorsque l’on est de l’autre côté ou me faudra-t-il compter le retour dans l’année qui m’est donner ? Je lève la tête vers l’homme qui est devant moi. Il n’est pas très agréable mais ce monde est le sien. Pour l’instant, je ne connais que lui pour me dire où je peux aller et où je ne peux pas. D’un côté … puis je lui faire confiance ? Je remarque qu’il me tend la bouteille -sûrement depuis un moment- et l’attrape en le remerciant d’un sourire. Bon, un peu pâle le sourire peut-être mais ce n’est pas ma faute s’il ne m’inspire pas des accès de gaité !

Mon attention revient à ma carte … Krik, Déoli, Terna, Faras … Pourquoi ne pas aller au nord ou descendre vers le sud ? Quoi que les terres inexplorées ne me disent rien qui vaille … Et si je rejoignais les Abysses ? Ne serait-ce que pour voir comment elles sont ! Tant de livres en parlent, tant de légendes et de mythes sont comptés à son sujet. Je bois une longue lampée au goulot puis tend la bouteille à Deth avant de mettre mon menton dans ma main, posant la carte par terre :

« Si tu n’étais jamais venu sur Madelle, à quel endroit irais-tu en premier ? »

Je le fixe, relève la tête, récupère la carte à tâtons et lui tend. Je ne pense pas qu’il puisse penser à tout ce qui existe sur Madelle en même temps alors peut-être que la carte l’aidera à me guider. Je jette un coup d'oeil à la carte qui se tient entre nous et je me rends compte que je ne l'aide pas beaucoup. Il doit avoir un tas d'idées en tête -ou aucune s'il n'a pas envie de m'aider- et je me surprends à penser qu'il me faudrait peut-être lui donner un coup de main. Enfin, un coup de main pour m'aider moi, ne poussons pas mémé dans les orties ! Je cherche quelque chose que je souhaiterai retrouver avant tout :

« Où fait-il froid ? »

Je me surprends à rêver de ma mer natale. Au fond, elle me manque. J’ai beau vouloir explorer le monde, ne plus nager, ne plus baigner dans cette fraicheur constante et ne plus avoir cette atmosphère mouvante et pleine de vie autour de moi qui m’enveloppe me fait une sensation étrange. L’air est si léger ici ! Sans la pression de l’eau, j’ai l’impression de me sentir si légère que je pourrais m’envoler en poussant sur mes pieds ! Enfin, si Newton ne m’avait pas attaché aux chevilles des statuettes de plomb m’obligeant à rester sur la terre ferme. Evolué en deux dimensions est très différent aussi. J’avance, je recule, je tourne. Voilà une courte liste qui réduit considérablement le champ des possibles en termes de direction. Dans l’océan, la question se pose aussi d’aller vers le haut ou vers le bas. Nous avons tellement plus d’espace ou évoluer ! Enfin, je doute que la nostalgie ne m’amène quoi que ce soit de bon alors je reporte mon attention sur le (plutôt pas trop moche) bonhomme qui se tient à quelques pas de moi.


MAITRE DES OMBRES


Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle | C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encore | Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle | Et vous laisse la mort. | ©️ FRIMELDA


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MessageSujet: Re: Le vent nous portera Ven 4 Sep 2015 - 20:30


Le vent nous portera
Deth Al'Abyssin with Winter C. Eliwën

L'Héléo lui pose une question loin d'être idiote avant de lui tendre la carte. Il la prend, en espérant que ça puisse l'aider car il n'a aucune idée de la réponse qu'il va lui donner. C'est vrai ça, quel est le premier endroit où il veut aller ? Qu'est-ce qui lui vient en tête tout de suite ? Il regarde la carte en se rappelant de son voyage qui a débuté il y a plus d'un an maintenant. Quel lieu conseillé ? Une ville ou bien une région ? Il a beau fouiller dans sa mémoire, rien de transcendant lui vient. Lors de son voyage, il n'a rien vu de bien extraordinaire si ce n'est une horde de morts vivants à terrasser à la Chute des Morts près de Saona et son drôle de xiorn qu'il a rencontré lors d'un retour aux Montagnes de Saphir. La Chute des Morts n'est pas un endroit pour un voyageur en vadrouille et rencontrer un xiorn reste presque un exploit. L'Ami est un cas particulier, sa mère était déjà ami avec lui et il s'est habitué à la présence de l'homme... et il a trouvé quelqu'un pour le nourrir du nom de Deth.

N'étant toujours pas plus avancé, Fish lui demande où il fait froid. Ah il peut répondre à cette question ! Soudain, il est pris d'une envie de raconter plein de choses, de parler, à croire que sa langue est restée trop longtemps entravée pour pouvoir parler, désormais libérée :

- Les montagnes de Saphir ! C'est au nord de Madelle, ici, dit-il en pointant du doigt la carte pour montrer sa localisation, les villes et village sont en altitude même si Feresis est située plus bas, il montre la capitale Arvelès, alors le froid, les habitants le côtoient chaque jour ! Bon en ce moment, il fait plutôt doux mais ça reste plus froid que la température d'ici. Si tu veux de la neige, des glaciers et tout ça, il faut y aller en hiver. Sinon, si tu te sens courageuse, escalade le mont Torgern, y'a toujours un glacier au sommet. Mais par contre, ne t'attend pas à retrouver la mer, y'en a pas là bas !

Il ne sait absolument pas pourquoi il dit tout ça. Mais ça lui vient naturellement à l'esprit et au lieu de rester sagement dans sa tête, ses pensées sortent en paroles. Il paraît presque enthousiaste de parler à la poiscaille alors qu'il ne l'apprécie pas forcément... mais la déteste-t'il ?

- Mais ne t'aventure pas en territoire liare, il déplace son doigt sur la carte, tu risque de finir en poisson fris, il rit de sa blague de bas niveau et s'en fiche si l'Héléo ne la comprend pas, car il y a des volcans et des lacs de laves qui dégagent énormément de chaleur. Un humain supporte difficilement cette température alors je n'imagine pas pour un Héléo ! il la regarde et repense à sa vérité, Je doute que tu puisses transformer de la lave en patinoire alors tu vas avoir du mal à vaincre un liare avec ta vérité, du moins pas comme tu l'as fait avec moi à Thalis.

Non non, il n'a pas été vaincu hier ! Il s'efforce de le penser, même de le dire mais à croire que la vérité est ce qu'elle est, il est obligée de s'avouer vaincu. Ses cordes vocales ne répondent plus, son cerveau ne veut pas écouter sa volonté alors qu'il n'arrête pas de penser, réfléchir.

- Mais tu veux aller dans un endroit où il fait froid parce que tu t'appelles Winter ?

Il crie dans ses pensées, la volonté de Deth essaye de reprendre le contrôle mais rien n'y fait. Cette attitude bavarde ne lui ressemble pas. Dire des blagues, poser des questions comme ça, non il les garde pour lui ! Pourquoi étale-t'il sa science ? Pour la première question, il aurait pu répondre, "je ne sais pas désolé" et la deuxième "les montagnes de Saphir, c'est là" et puis basta ! Il essaye de reprendre le contrôle mais rien ne se passe, il continue sur sa lancée.

- Tu dois venir de la mer de glace pour avoir un nom et une vérité pareille, il la regarde et fixe un point noir au dessus de sa tête, t'as une mouche qui s'est posée sur ton crâne, oh et t'as un bouton sur le nez aussi, j'avais pas remarqué ! Il se met à plus la regarder, T'as de beaux cheveux noirs, mais pourquoi ils brillent comme ça ? C'est de la glace ? Oh et ta peau est si blanche ! Enfin je peux parler, la mienne est blanche aussi ah ah.

"Tais toi Deth, tais toi par pitié"... voilà que sa volonté se met à le supplier, comme s'ils étaient deux entités séparées. Elle implore le bon dieu, un dieu quelconque, bref quelque chose pour l'aider à reprendre le contrôle. Est-ce cette boisson étrange qu'il a bu à l'auberge et rebu ici ? Il est vrai qu'elle était étrange et il sent quelque chose lui monter à la tête comme de l'alcool... mais non ce n'est pas l'effet de l'alcool, c'est différent.

- Je sais pas ce qu'il y a dans cette bouteille, mais c'est bizarre... T'en as bu aussi non ? Pourquoi tu n'as pas les même symptômes que moi ?

Il reprend peu à peu le contrôle même si c'est assez difficile. Soudain, une ombre passe au dessus d'eux. D'un réflexe, Deth lève la tête et reconnait son xiorn.

- L'Ami ! Où était-tu passé ? J'ai du marcher pour aller à Thalis !

L'oiseau descend et atterrit aux côtés de son partenaire... si on peut l'appeler ainsi. Voyant que quelque chose cloche chez l'Arvelès, le xiorn penche la tête sur le côté, ayant du mal à reconnaître Deth en mode bavard et enthousiaste à l'idée de parler. L'Ami regarde l'Héléo d'un air intrigué se demandant si c'est à cause d'elle que le taciturne et froid Deth est devenu ainsi.

Le jeune homme rend la carte à la poiscaille et se dirige vers son animal.

- L'Ami, faut partir d'ici, je suis pas dans un état normal, je dis absolument tout ce qui me passe par la tête, c'est horrible, je crois que j'ai bu un sale truc. Aide moi !

Le xiorn ne bouge pas et fixe son maître d'un air très compréhensible. Derrière ses yeux rubis, Deth comprend parfaitement ce qu'il veut.

- Oui tu veux une pomme mais désolé j'en ai pas sur moi. Voit-tu, elle m'a assommé avec un poêle, traîné ici pour une raison que je n'arrive toujours pas comprendre alors les pommes j'ai pas pu t'en acheter. Et voilà que j'ai des symptômes étranges où je dois dire absolument tout ! Tiens ça recommence d'ailleurs, d'habitude je ne te parle jamais autant on se comprend par un regard tu vois ? Je ne suis pas dans un état normal !

L'Ami regarde Deth sans broncher mais tourne à un moment la tête pour voir l'Héléo. A croire que sa tête ne lui plaît pas, il s'en détourne et chope l'Arvelès par le col de son manteau et le soulève du sol pour le lancer sur son dos. Deth s'installe alors que le volatile bleu bat des ailes pour s'envoler dans le ciel.

- Bon bah, au revoir ! lance-t'il contre son gré à la poiscaille qu'il laisse au milieu de la vallée.  


il râle en #ff0000
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