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Fuir ce que nous sommes

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MessageSujet: Fuir ce que nous sommes Lun 28 Mar 2016 - 16:55

Fuir ce que nous sommes
Nous sommes nés pour une seule chose : vivre comme nous sommes nés. Nous devons continuer sur cette voie là et ne pas avoir honte de nous même. Mais que se passe-t'il quand celui que l'on est, représente notre plus grande peine ?
La guerre a pris fin il y a plusieurs jours. Et pourtant, tu as l'impression que c'était hier. Et pourquoi pas même, ce matin. Tu entends encore l’écho des voix sur les murs de la Tour, les coups des épées contre leurs soeurs dans un fracas métallique, les cris de souffrance, les souffles coupés quand les coeurs s'arrêtent, les effluves du liquide de vie sortant des corps sans âmes... Tant d'éléments qui te reviennent si nettement en mémoire. Et ces paroles de la part de la Namès. Monstre. Démon. Ces piques verbaux qui te lancent le crâne comme si une flèche traversait de part et d'autre ta tête. Tu sens tes cornes comme si elles étaient apparues la veille, comme si elles te tiraient la peau de ton visage. Ce n'est pas de la douleur que tu ressens à leur base, mais la sensation n'est pas forcément agréable. Tu les sens, comme si elles n'avaient pas toujours été là, comme si elles ne faisaient pas parties de toi. Pourquoi ? Cela ne t'a jamais fait ça auparavant ! Tu les as toujours eu, elles sont nées avec toi, elles ont vécu avec toi, et tu les as toujours acceptées. Tu as toujours accepté ta nature de liare, tu n'en as jamais eu honte. Alors pourquoi maintenant ? Ce sentiment de peur de toi-même ne cesse de grandir, cette honte d'être née monstre et de n'avoir pas su te défaire de ce destin emprisonne ton coeur. Oui, tu n'es qu'un démon aux yeux des humains. Tu as tué des gens, brûler un dragon avec la puissance de Satan. C'est ce que tu te persuades. Tu as ce pouvoir grandissant et destructeur en toi. Ah, toi qui te disais que Toma serait bien fier de toi, te voilà loin de cet état d'esprit ! Qu'as-tu fait Manaka ?

Avachie sur le dos d'Athos, le Liescy qui vient à ton secours en tant qu'ami, tu es bercée par le rythme de ses pas tout en broyant du noir. Tu ne sais pas vraiment où tu vas, le regard vide, te laissant simplement guider par l'équidé à six jambes. Tu lui fais confiance, tu sais qu'il t'emmènera à l'endroit qu'il faut. Même si tu n'en as absolument pas la moindre idée. Le soleil tape bien en cette après midi. Vous avez quitté la zone tempérée de Madelle pour rejoindre une partie plus sèche et aride. Tu t'intéresses enfin à ce qui vous entoure. Le Désert de la Patience dans toute sa splendeur, vous fait face. Un sourire ironique suivi d'un ricanement sort de tes lèvres. La Namès, Auxane, t'est revenue à l'esprit. Tiens donc, il faut que tu te retrouves dans le secteur des prêtres ? « Athos, c'est vraiment le dernier endroit où je voulais être... » Mais le Liescy fait la sourde oreille et continue sa route en accélérant le rythme, se mettant au trot. Tu es emmenée dans tout les sens et si tu ne t'es pas réveillée plus tôt, tu serais certainement en train de manger le sable ! Tu t'accroches à ses crins, recule tes épaules, et te maintiens sur son dos. Son allure est rapide mais plus confortable que celle d'un cheval normal. Ainsi, une fois ton assiette retrouvée, tu es stable.

L'horizon est bien vide. Aucun signe de vie ne se profile dans ton champ de vision. Cela n'arrange pas ton état dépressif. Mais Athos ne s'arrête pas. Il semble déterminer à t'emmener à un endroit précis. Soudain, une silhouette se dessine sombre se dessine loin devant vous. On dirait une tente, mais tu n'en es pas sure. Avec la vitesse du Liescy, elle se rapproche rapidement, devenant plus une caravane comme celles que possède les nomades du désert. Que fait-elle seule au beau milieu de nulle part ?

Vous arrivez à son abord et tu descends de l'équidé de nacre. Tu flattes son encolure et avance prudemment vers la partie ouverte de la tenture. C'est avec surprise que tu constates qu'un étal comme dans les marchés a été installé. Que fait-il ici ? Tu regardes autour de toi. Toujours personne. Ce n'est pas ici qu'il fera des affaires ! « Euh... excusez moi ? » Tu t'annonces car personne n'attend devant les marchandises. Soudain, tu sens un mouvement dans la caravane et une veille dame se montre à l'ombre de la devanture. « Bienvenue fille du feu ! Je t'attendais. » Tu clignes des yeux plusieurs fois, réalisant ses propos. « Euh... pardon ? Vous m'attendiez ? » Un ricanement. « J'attends toujours mes clients, des voyageurs égarés. Tu en fais parti. » Tu ne dis plus un mot. Tu as l'impression qu'elle sonde ton âme, d'être mise à nu par le regard qu'elle te lance avec ses pupilles sombres. Cette dame toute ridée et au sourire édenté, t'apparais comme quelqu'un que tu connais depuis longtemps. Ou plutôt, qui te connais depuis belle lurette. Tu allais t'exprimer, te libérant de son emprise, mais elle te coupe la parole. « Jeune fille, je sais ce qu'il te faut. » Elle disparaît à nouveau dans sa caravane. Tu regardes autour de toi. Et c'est avec surprise que tu constates que le paysage a complètement changé. Tu restes bouche bée devant ce spectacle. Autour de toi, les verdure est luxuriante, comme une véritable forêt tropicale. Le soleil qui tapait pourtant si fort, ne filtre qu'à travers les feuilles des arbres aussi exotiques les uns que les autres. Jamais tu n'avais vu ça. Les fleurs sont colorées et immenses et une petite cascade vient se jeter dans un petit étang, non loin de toi. Un mirage ? C'est fort probable. Pourtant, tout tes sens sont pris. Le temps sec est devenu frais et humide, sans pour autant que tu sois en train de brûler à cause de l'eau. Tu as l'impression de rêver, d'être apaisée par un lieu si nouveau, si fantastique. Jamais tu n'aurais cru que ça existait dans Madelle. Tu essayes de chercher Athos, pour voir s'il profitait lui aussi du spectacle mais tu ne le vois pas. S'était-t'il encore volatilisé ? Tant pis, tu affiches un sourire béat de plénitude, sentiment que tu n'avais pas ressenti depuis longtemps.

La vieille te ramène à la réalité en annonçant son retour. Le paysage exotique disparaît, laissant place à la réalité du désert. Et aussi à ta réalité. Tu retrouves tes pensées noires et dépressives. Ce choc émotionnel virulent te fait couler des larmes. Tu sèches tes yeux devenus humides et refait face à la nomade. Celle-ci te tend une drôle de pierre cristalline aux reflets jaunes et verts. « C'est une Phehoto, celle que l'on nomme la changeante. Elle te permettra d'échapper à ta réalité et de te lancer vers un nouveau départ. » Tu la prends et la regarde, fascinée. « Je... A quoi sert-elle ? » La vieille dame sourit. « A te métamorphoser en ce que tu as toujours voulu être. » Et elle se retourne, disparaissant au fond de la caravane. Tu es un peu perplexe, ne voyant pas vraiment où elle veut en venir. « Attendez ! Je... Je ne sais pas m'en servir. Et je vous dois sûrement quelque chose ! » La nomade revient, avec un miroir qu'elle te tend. « Sois patiente ! J'aide les âmes égarées, je ne vais pas les perdre encore plus ! » Elle rit pendant que tu prends le miroir. Décidément, quelle drôle de dame ! Tu ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe, mais tu te dis que tu auras tout le temps d'y réfléchir après. Tu regardes la pierre puis le miroir. « Imagine ce que tu veux être. » Aussitôt dit, aussitôt fait, tu fermes les yeux et ne pense qu'à l'image que les autres verront de toi. Tu ouvres les yeux et c'est en poussant un cri de surprise que tu contemple le miroir. « Que... Mais... Incroyable ! » Ton visage avait changé. Ta peau si pâle est devenue rosie, tes cheveux bruns sont devenus plus courts, tes yeux ont pris une teinte noisette, tes joues plus rebondies et tes lèvres plus fines. Un visage mignon... d'humaine. Tes cornes avaient disparues. Tu regardes le reste de ton corps. Tes tatouages ont disparu, mais tu as gardé à peu près la même taille et les mêmes formes. Tu étais vraiment devenue une belle jeune femme humaine. Un être humain. Tu n'avais plus l'apparence d'un monstre. Et c'est avec des yeux emplis d'étoiles que tu constates cette nouvelle réalité. Toi qui t'étais persuadée que tu t'étais acceptée comme tu es, tu avais juste enfoui cette envie de devenir humaine. Maintenant qu'elle est ressortie et devenue réalisable, tu ressens à nouveau un sentiment de joie et d'espoir. « Merci, mer... » Tu t'arrêtes. La caravane avait disparue. Aucune trace au sol n'indiquait qu'elle avait été présente, ni même déplacée. A ta gauche, Athos était revenu. Il te regardait, t'attendant. En regardant le miroir, tu étais devenue liare. Tu répètes l'expérience, et à nouveau, tu retrouves ton corps d'humaine. Mais cette apparence ne reste pas longtemps. Tu comprends qu'il va falloir s'entraîner pour maintenir cette forme. Tu te tournes vers le Liescy et c'est de nouveau déterminée que tu lui lances : « On y va ! »
crackle bones
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