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Ce n'est pas la taille qui compte !

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MessageSujet: Ce n'est pas la taille qui compte ! Jeu 2 Juil 2015 - 20:48

~ 14 Rosendas 1248


La souris fonce au travers des ruelles, court se réfugier dans un abri. Ses petites pattes encore peu habituées à devoir galoper autant la font souffrir alors qu'elle effectue un angle pour échapper à ses poursuivants de taille.
Le cœur battant, étouffant un juron dans la langue de sa race, elle se blottit sous des cageots de bois pourris par la pluie et leurs contenants avariés. Une feuille de salade, poussée par le vent, se pose sur son nez tandis qu'elle recule encore pour éviter une griffe de chat qui s'est aventurée dans son refuge.
L'odeur générale lui est déplaisante. Outre celle des légumes périmés, celle de la pisse de félins et celle de la sueur des hommes la prennent à la gorge, ajoutent à sa panique.

Elle est seule, perdue dans le labyrinthe des rues de Féresis. Ces allées trop grandes lui font tourner la tête, les maisonnées trop hautes l'empêchent de sentir le soleil comme elle le voudrait. Les autres représentants de son espèce se sont sans doute cachés depuis bien longtemps pour ne pas attirer l'attention des monstres qui veulent lui faire la peau. Elle ne peut même pas compter sur leur solidarité. La pleureront-ils seulement si elle décède ?
Les caïds crachotent de petits feulements à l'entrée de sa cachette, attendant qu'elle sorte pour ne faire qu'une bouchée d'elle. Bordel. Elle va surement y passer cette fois. Elle ne peut rien faire. Ses trois futurs meurtriers ont une patience à toute épreuve et elle que bien peu d'échappatoires.

Ses cuisses se teintent d'un peu de rouge et l'allégresse des chasseurs à l’extérieur se fait entendre quand ils sentent le sang se rependre. Leurs mouvements font un bruit sourd qu'elle ne peut que ouïr. Elle sait que sa course a dû aussi tacher les pavés de la route qu'elle a pris : le coté de son ventre la tire trop pour que la blessure localisée là ne soit pas béante.
Ses agresseurs vont le payer, d'une manière ou d'une autre. Cette pensée seule suffit à lui remonter le moral, à faire naitre une montée d'adrénaline dans ses artères. Si elle doit y passer, ils y passeront aussi. Il n'en sera pas autrement.

Elle lève son petit museau vers le haut de sa cachette. Si elle ne se trompe pas, un des membres du trio, le roux et blanc, est la propriété de la fille du boulanger, la petite Mäari. Sans doute l'Arvelès pleurera-t-elle son compagnon chéri, mais cela lui apprendra à y faire plus attention. Les deux autres lui sont complètement inconnus. Ont-ils seulement des maîtres ou font-ils partie des rangs de ces chiens fous trop avides de liberté ?
Cela a-t-il une quelconque importance ? Ils sont tous énormes, affreux et méchants. Toutes les fibres de son être lui demandent vengeance, impitoyablement.

La bestiole, retenant son souffle, passe par un trou du premier bac pour rejoindre le plancher de celui qui le surplombe. Les ombres de l'endroit ainsi que celles des lions affamés et domestiques qui rodent la forcent à avancer à petits pas et à ne pas se presser : elle ne perçoit pas bien ce qu'elle fait.
Elle réussit finalement à remonter jusque l'avant-dernier pallier avant la délivrance ou la mort, y fait une pause nécessaire. Aura-t-elle la force ? Ne devrait-elle pas songer à un plan au lieu de foncer comme une brise trop sûre d'elle-même ? Non. C'est tenter d'anticiper les choses qui l'a mise dans cette situation, on ne l'y reprendra donc plus.
L'animal minuscule et ridicule au pelage zébré de blanc et de gris cherche quelque chose du regard qu'elle pourrait utiliser comme distraction. Ses prédateurs sont moins intelligents qu'elle, n'est-ce pas ? C'est sur ce postulat qu'elle se précipite sur une pomme que les vers ont bien amoché et dont la couleur varie entre le violet d'un hématome et le marron d'un bois vieilli et mouillé.
Elle tente d'abord de la faire rouler sous son ventre, mais lorsqu'elle en tombe sur le dos, sa cascade lui arrache une grimace de douleur bien méritée. Les murs de sa prison volontaire tremblent ; un chat a frappé un peu au hasard en l'entendant se ramasser la gueule. Elle décide de se glisser dans le dos du fruit, prend une profonde inspiration et pousse l'objet décrépi par l'ouverture par laquelle elle était montée. Des lamelles de peau se détachent de l'immondice qui roule, roule, roule encore.

Elle n'attend pas de ne plus l'entendre, saute agilement dans le dernier panier qui la sépare de la liberté, puis hors de lui, tandis qu'un tremblement de terre imposant fait vibrer la structure. Les félins griffent et donnent des coups là où la pomme dégringole, sûrs de pouvoir se saisir d'elle. L'assemblement de cageots ne survit pas à leur attaque peu coordonnée et il s'effondre alors que la souris saute derrière un autre tas de déchets.
Le trio se libère aisément, toujours en feulant, de ce qui le gène pour poursuivre sa proie. Ne la trouvant pas dans le reste de son refuge, ils relèvent leurs moustaches, la cherchent de vue, attirés par l'idée d'une chasse. Leur victime n'a aucune chance et elle ne sait plus que faire, de toute manière.
C'est en entendant le bruit lourd d'un pas qu'elle reprend espoir : les humains peuvent lui servir ! Le plus rapidement possible, sans y réfléchir davantage, alors que ses agresseurs détournent leurs oreilles un instant, elle fonce donc vers l'origine du son, poursuivie assez vite par ces mécréants de matous.

A bout de souffle, elle plante finalement ses pattes dans le talon d'une paire de chausses et tente de s’agripper au pantalon, priant pour que l'humain qu'elle vient de choisir comme champion désigné et qui subira les mamours agressifs des trois chats ne la remarquera pas...


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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la taille qui compte ! Ven 3 Juil 2015 - 2:09

Il était à peine cinq heure de l'après-midi, que Bringsir était dans un piteus état. Dans la matinée de ce milieux de mois de Rosendas, il envoya Navi dans la forêt seule. Histoire de la tester, savoir si ces deux semaines d'entraînements intensifs l'auraient complètement changer et depuis son départ, le jeune homme était au bar, enchaînant les bières verre après verre, se faisant du soucis pour la demoiselle. En même temps, quelle idée de lui envoyer chasser un Xiorn. Bien qu'il n'était pas puissant, cette créature étaient rapides et agressives. Bon assez perdu de temps, le voyageur irait la chercher, mais il avait une toute petite chose. Voilà neuf heures maintenant qu'il enchaînait les choppe de bière, dépensant la quasi-totalité de sa maigre bourse. Bringsir se releva difficilement et tituba.

-ça va mon gars ? S'exclama le patron.

Mais aucune réponse vint de la bouche du voyageur qui tentait de se tenir en équilibre, prenant appuis sur le comptoir, essayant de garder la tête droite.

-Et mon gars, tu peux pas rester ici !

Comprenant avec lenteur, Bringsir prit quand même le temps d'examiner la dite parole et s'accoudant au comptoir, il rétorqua :

-Ferme ta gueule et remet moi une bière pour la route 'mon gars'  !

A ces mots, l'homme qui lui avait demandé de partir commençait à voir rouge. Il est vrai que les paroles du jeune homme n'étaient pas toujours courtoise, mais sur ce coup là, il avait été peut être un peu fort.

-J'ai pas bien compris, tu peux répéter ?

Le propriétaire semblait venir de passer le cap de non retour et apparemment il avait des amis à lui qui se trouvait dans les parages car en un instant deux hommes le rejoignirent, se tenant tous les trois face au jeune homme. Le patron lui lança alors une menace :

-Si tu dégages pas immédiatement, je crois que tu risques de perdre une dent.

Se fût sans doute une bien mauvaise idée, cas ces hommes ne s'en prenaient sans doute pas à la bonne personne. Bringsir vint lui décoller une claque de la main gauche si forte et rapide, que la tête du patron s'éclata contre la poutre non loin de là, l'assommant sur le coup. Ces deux compères restèrent bouche baie un instant, restant fixer sur celui qui venait de faire ça avec une telle facilitée, surtout voyant son état.

-Bon alors, quand es-ce que qu'on se remet ça ?


Mais les hommes ne semblaient pas vouloir attendre et le chargèrent. Bringsir en arrêta un dans sa course avec son pied qu'il leva, quand au deuxième, il lui mit une droite en plein visage. Dans cet état second, le jeune homme n'était pas au mieux de sa forme, mais il se débrouillait plutôt bien. Il répliqua en tentant lui aussi de mettre une droite. Il frappa de plein fouet dans une fenêtre, ne le laissant qu'une égratignure.

-Et merde !

On se jeta alors à son cou par derrière et perdant l'équilibre, il recula jusqu'à la poutre du milieu, profitant de cet arrêt et de cette stabilitée pour donner un coup de coude dans le ventre de son assaillant qui se mit à genoux, se tenant le ventre, poussant de petits cris de douleur.

-Et toi là !

Le troisième l'interpella. Il se trouvait au niveau du comptoir et cassa une bouteille pour en faire une arme. L'instant d'après il chargea Bringsir avec son tesson de bouteille quand le jeune homme lui mit un coup de pied à l'entre jambe avec ces chaussures renforcer, l'arrêtant net. L'homme ne lâcha aucun son, mais avait bel et bien la bouche ouverte et s'écroula. L'alerte avait été donnée et le voyageur ne tarda pas pour s'éloigner. Il ne voudrait pas passer sa nuit en cellule voir plusieurs. Le connaissant, l'ami aurait rendu quelques coups aux gardes...

Quelques ruelles passaient plus tard. Bringsir s'arrêta et se posa sur une cagette en bois qui se trouvait là, reprenant son souffle plutôt difficilement, l'alcool le rendant moins efficace. Posant sa tête sur ses mains, il tenta de revenir à lui. Il est vrai qu'il avait fait fort sur ce coup là, mais il ne voulait plu perdre son temps à penser à tout ceci. Une fois ses esprits revenu, il partirai à la recherche de Navi, cela le soulagerai.

Tout d'un coup, il sentit quelque chose sur son pied et cette même chose commença à grimper le long de son pantalon. Sans geste brusque, il tourna la tête et vit que c'était une petite souris puis leva légèrement les yeux et vit à nouveau trois félins arrivant dans sa direction. Il ne lui fallu pas longtemps pour comprendre que c'était leurs repas accrocher à lui mais Bringsir se voulait bon aujourd'hui. Il attrapa rapidement la souris, la recouvrant de son autre main pour éviter qu'elle s'enfuit et aussi que ces chats l'attrapent.

-Allez vous en ! Pshiiiiiit

Se relevant rapidement, le jeune homme fit prendre la fuite aux vilains chasseurs puis se rassit. Bringsir attendit un instant et ouvrit légèrement cette petite bête qu'il avait décidé de sauver. Aurait-elle comprit ce qu'il venait de se passer ? Ou s'enfuirait-elle dès que l'espace aurait été assez grand pour elle passait ? Quelle importance. Le tout était qu'il l'avait sauvé et l'autorisé donc de vivre un peu plus longtemps dans ce monde de géant pour elle et sûrement sans cadeau, mais aussi sans pitiez...



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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la taille qui compte ! Ven 3 Juil 2015 - 20:50

La minuscule créature se retrouve terrifiée quand des mains énooormes se saisissent d'elle. Elle couine, se débat, mais malgré tous ses efforts, se retrouve enfermée dans les ténèbres, entre les paumes rugueuses, mais amicales.
Affolée, elle n'ose pas mordre en entendant l'humain parler et arrête de bouger le temps de calmer sa respiration.
Il pourrait l'écraser, mais il ne le fait pas. Il pourrait la balancer et la tuer en la faisant chuter, mais il la tient. Il pourrait la refiler aux chats, mais il la protège. Alors, timidement, lorsqu'il laisse à nouveau la lumière pointer le bout de son nez dans l'abri qu'il lui a improvisé, le petit animal ne fugue pas, ne se mouve pas d'un poil.

Il penche la tête sur le coté, regarde le visage de l'homme qui lui dit quelque chose, même si il ne se rappelle pas quoi. Ce n'est pas un habitant de Ferèsis, la souris en est presque sure. Ou peut-être que si, elle n'en sait rien en fait. Pourquoi l'a-t-il libérée de ses vilains persécuteurs ? Elle n'en sait rien. Est-ce pour la vendre ? Ou pour... Pour la manger lui-même ?
Son petit museau s'agite, elle fait alors des tours sur elle-même, vérifie qu'il n'a pas de cage dans ses autres doigts si elle peut les voir, prête à sauter si il ose tenter de l'emprisonner encore.
Le sang teinte gentiment la peau de son sauveur et l'animal s'assoit finalement... Sur ses fesses de souris. Elle voudrait bien un petit peu de gruyère et de repos. Ou même juste de l'eau. Mais comment le demander au géant face à elle ? Peut-être aurait-elle dû niaquer la feuille de salade de tout à l'heure et se faire un bandage du reste.
Ses pattes avant se colorent du rouge dans lequel elle s'est mise. Elle ne bouge pas, se contente de fixer à nouveau l'humain. Il aurait pu assassiner les félins quand même, il l'a déçue.

Tout avait si bien commencé ! Hier, elle avait reçu la permission d'aller en ville de la part de Nourrice. Cela avait été dur de l'obtenir : toujours en guérison, Clara ne devait pas faire d'effort trop considérable, mais nounou avait fini par accepter après moult négociations de ne pas s'inquiéter si elle disparaissait quelques heures.
Un petit passage aux cuisines bondées où elle avait subtilisé un menu sac de poivre et la jeune fille s'était précipitée à la laverie, en prenant garde à ce qu'on ne perçoive pas son chargement. Peut-être pour rappeler aux soldats qu'il n'y avait pas que la guerre dans la vie, l'enfant du général avait laissé le pot se déverser dans une cargaison de linge propre aux couleurs de l'armée avant de décamper prestement.
Son tour joué, elle s'était mise à flâner, de bonne humeur. La cours emplie de guerriers Arvèles l'avait fait sourire d'autant plus. Le monde était beau. Tout allait bien ou presque. Elle serait bientôt guérie et pourrait reprendre son entrainement et elle ferait mieux, elle n'en doutait pas, que ces soldats là qui répétaient toujours les mêmes choses sans varier. Papa allait lui apprendre d'une manière ou d'une autre, elle l’espérait, à viser l'excellence. Ou sinon comme prévu elle se débrouillerait sans lui.


Sifflotant, fredonnant à tour de rôle, elle s'était dirigée vers la ville. Le soleil se couchait lentement ; ses rayons étaient bien moins forts alors que quelques heures auparavant. Dans la cité, la plupart des commerçants déjà devaient se demander si ils allaient bientôt fermer ou pas, pour rejoindre leur famille. Le dîner à la maison ne serait pas donné avant au moins un bout de temps, elle avait donc celui nécessaire pour combler son désir : marcher et respirer l'air de l'extérieur...

C'était sur ce chemin que tout s'était gâché. Elle ne se rappelait pas exactement ce qui s'était passé, mais voilà, elle avait rencontré une vieille truie. Oui, le terme lui correspondait bien : c'était une mégère acariâtre qui grondait un truc qui ressemblait à un loup, ou du moins un gigantesque chien bâtard. L'ancêtre l'avait prise à partie et par le bras, pour l'empêcher de passer. Clara ne souhaitant que se balader l'avait envoyée gentiment paitre une première fois avec son drôle d'interlocuteur, précisant qu'elle était pressée. L'ancienne n'avait pas dû comprendre, car elle avait refusé de la lâcher.
Toujours était-il que le ton avait fini par monter et que "pouf", soudainement, sans raison apparente, l'herbe lui avait paru très très très haute, ses vêtements s'étaient effondrés autour d'elle et l'astre du jour avait filé très très très loin.
A ce moment précis le chien-loup avait montré ses dents et s'était mis à grogner. Sans doute la vilaine lui avait-elle lancé un sort à lui aussi car il apparaissait encore plus énorme à la jeune arvèles qu'avant... Sans demander son reste, la pauvre Clara avait fui en zigzaguant, sous le ricanement de la sorcière.

Une pierre lui servit d'abri, bien plus loin. Puis une flaque d'eau ainsi que la réaction de deux petits humains lui apprirent ce qui s'était vraiment déroulé : elle était devenue une espèce de rat. Elle. Clara.
Une fois le gros du choc passé, après avoir hésité à rejoindre la vieille pour la forcer à enlever son sort, la créature s'était précipitée en ville en se disant que peut-être, cela passerait tout seul au bout d'une heure. Ou de deux.
Trois, puis cinq, puis dix, puis quinze, puis vingt-trois étaient passées et rien n'y avait fait. Son état n'avait pas changé. Angoissée à l'idée de rester ainsi, se demandant ce que nourrice et papa faisaient, elle avait pris des risques en voulant se rendre seule chez un soigneur. C'était ainsi que le trio de racailles à poils l'avaient trouvée.

Maintenant, il fallait qu'elle trouve une méthode pour communiquer avec l'humain en face d'elle.
Ses doigts minuscules tapotent la paume, son regard s'éclaire. Elle couine en posant une patte sur l'une de ses blessures, la couvre de sang puis se relève pour se diriger vers le poignet où elle commence à tracer quelque chose. Un truc qui ressemble à un petit A pas bien grand, si Bringsir la laisse faire et qui lui prend tout son souffle, mais la rend sacrément heureuse.


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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la taille qui compte ! Lun 6 Juil 2015 - 15:48

La petite souris commençait à intriguer le jeune homme. Voilà que toute sa main s'était levé et pourtant elle ne s'enfuyait pas. Était-elle apprivoisée ? Non, bien sûr que non, on ne pouvait pas dompter ce genre de créature. Pourtant, elle se leva et se posa sur ses petites fesses et fixa le voyageur qui faisait de même un instant.

-Hum tu sembles avoir failli passer un moment difficile avec ces chats, mais ne t'en fais pas, ils sont partis !


Fallait-il peut-être que Bringsir relâche cette petite créature et la rendre à sa liberté ? Pourtant, elle ne bronchait pas et rester ici. Elle semblait blesser, le voyageur remarqua un peu de sang sur sa main un peu autour de la souris, sans doute quand elle fit le tour de celle-ci. Serait-elle dans l'incapacité, enfaîte, de pouvoir même marcher ? Mais le jeune homme ne savait comment prodiguer des soins à une si petite chose. Un humain encore, puis il avait toujours deux, trois bricoles avec lui pour ce genre de situation, mais pas à ce type d'animal.

Gardant les yeux fixer sur la créature, réfléchissant quoi faire, la petite souris surpris légèrement Bringsir. Elle tapota alors avec sa petite patte une de ses blessures, la couvrant de sang. Fasciner par ce spectacle, le jeune homme restait attentif et la laissa continuer. Elle commença à dessiner quelque chose. Le voyageur approcha sa tête et quand elle eut fini, vit un 'A '.

Et bien l'alcool semblait encore faire de l'effet, pensa le jeune homme en premier lieu. Voir une souris, qui ne s'enfuyait pas, qui resta là et qui commençait à communiquer avec lui...

« Je dois être au fond d'un fossé entrain de comaté » se dit Bringsir.

Mais resta concentrer tout de même sur ce petit être, attendant la fin de son message et de voir ce qu'il en retournerai. Il irait rejoindre Navi après ce petit tour bien étonnant...



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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la taille qui compte ! Mer 8 Juil 2015 - 3:08

Une petite pause et la créature se remet au travail. Elle dirige ses minuscules pattes pour créer un / ou un l ou un i, ou tout simplement un trait. Ce n'est pas franchement clair, mais l'écriture n'est pas une compétence que l'animal est sensée connaitre.
Ses ridicules extrémités ne réagissent de plus pas exactement comme elle le veut : il lui est donc impossible d'être plus précise. De plus, elle doit souvent s'arrêter pour se recharger en encre. L'action en question chaque fois lui arrache un couinement désagréable.

Elle relève son museau une fois sa seconde œuvre terminée, espère que l'humain comprendra ce qu'elle veut signifier sans qu'elle ait besoin de continuer. Mais ce qu'elle lit sur son visage ne parait pas lui plaire, aussi recommence-t-elle à calligraphier ses lettrines sur la peau de son sauveur.
C'est un O ou un D qui fait son apparition maintenant. Essoufflée et crevée, lorsque le bout est lié, la créature recommence son manège.
Elle fixe l'homme, tapote de ses pieds la ligne de chance de Bringsir, ses pattes avant levées. Comprendra, comprendra pas ?
Si une souris peut soupirer, sans doute est-ce qu'elle vient de faire avant de se remettre à son art.
Elle inscrit un E, maladroit, pas très droit.

La souris, un peu teigne, mordille ensuite soudainement la paume de Bringsir, comme si elle avait entendu ses pensées précédentes et voulait lui prouver que c'était la réalité. A moins qu'elle ne souhaite simplement être sûre d'avoir toute son attention.
Dans tous les cas, ses quenottes se plantent à peine dans la chair dure et la douleur n'est pas plus piquante qu'une écharde.
Une fois cela fait, la drôlesse tente de reculer dans la main, s'attendant visiblement à un retour de bâton...

Son regard minuscule toujours planté dans celui de l'homme, elle attend une réaction, n'importe laquelle, prête à tenter de déguerpir pour éviter de mourir. Si il lui en a laissé le temps, sa tête se penche sur le coté. Elle parait crevée, la pauvre bête, au point qu'elle ne saura sans doute pas se défendre assez bien si il se décide à la frapper.

" A ", " / ou l ou i ", " D ou O " et " E ".
Cela doit bien vouloir dire quelque chose, reste à savoir quoi. Aloe veut-il dire quoi que ce soit ? A/DE ? Aioe ?
Si elle espère bien que son chevalier servant involontaire la mènera à un soigneur pour autre chose que ses blessures physiques, elle est incapable de le lui faire comprendre autrement.

Trop petite pour se débrouiller seule, mal en point, Clara est aussi bien frustrée de devoir faire confiance à quelqu'un d'autre pour sa propre survie.



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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la taille qui compte ! Mer 2 Mar 2016 - 20:30

« Aide »

Voilà ce que la petite souris venait d'inscrire sur la paume de main du jeune homme à l'aide de son sang. Bringsir n'en revenait toujours pas et accusé l'alcool encore une fois n'était plus plausible. Mais alors c'était une créature douée d'une intelligence hors norme ?Comment était elle capable d'un tel prodige ?Quelqu'un dans cette ville devait être capable de répondre à ce mystère.

C'est alors qu'il mit la petite chose à l'abri dans une de ses poches avant, contre son torse, et se précipita sur le premier venu, l'attrapant par le col et le sur-élevant de surcroît :

-Toi là! Connais-tu un mage ici? Répond!

Bafouant et ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait, l'homme ne pût émettre que bégaiement et autres sons incongrus l'espace de quelques instants et essayant de se calmer, parvint à lâcher un mot:

-Qu..qu..quoi?

Et tout juste eût-il réussi à finir son mot que Bringsir, perdant patience, le leva encore de quelques centimètres, un regard noir fixant son interlocuteur et s'exclamant doucement et distinctement :

-Si tu ne me dis pas où se trouve le mage le plus proche, je jure que je te ferai tellement mal, que même un fot-en-cul ne prendrait pas de plaisir à profiter de toi agonisant.

Effrayer, l'homme répliqua aussitôt :

-Je..je..je ne connais pas..pas de mage ici, mais..mais.. il y a un guérisseur non loin..loin de là..

-Où !? Rétorqua t'il d'un ton fort et sec.

-Par..par-là ! Trois...troisième à gauche et c'est..c'est au bout !

Le lâchant et sans attendre une seconde, le voyageur se précipita à l'endroit indiqué par ce bon samaritain tout en surveillant si sa petite compagne était toujours là.

La rue n'était pas très peuplée et il n'y avait que deux trois étales de commerce. Bringsir continua sa route jusqu'à ce qu'il s'arrêta devant une maison où l'on pouvait voir à travers la vitrine moult herbe, plante et autres trucs bidules de sorcier. Pas de doute, c'était bien là. Toquant à la porte, le jeune homme ouvrit doucement, laissant échapper un long et fin grincement, puis s'exclama :

-Il y a quelqu'un ?

Aucune réponse. S'avançant prudemment, faisant craquer le plancher à chaque pas, Bringsir retenta sa chance :

-EhOh ! Y'a quelqu'un ?

-Oui, oui, j'arrive !

Un vieil homme sorti de nul pat déboula dans la pièce dans son dos aussi furtivement qu'un assassin et se mît devant son visiteur :

-Que puis-je faire pour vous ?

Sortant la petite souris délicatement de sa poche, Bringsir commença à lui expliquer brièvement, s'attardant sur sa capacité à communiquer et à ses gestes de ronchonne.

L'ancien ne lui donna qu'un sourire en réponse, comme s'il savait exactement ce qu'il se passait, à la limite d'avoir pris parti à tout ceci.

-Et bien parle l'ami, ton sourire ne satisfait pas mes interrogations !

-C'est un être humain.

Sans vraiment de surprise sur ce que cette petite chose cacher, le voyageur rétorqua aussitôt :

-Comment est-ce possible ?

L'homme prit la souris dans les mains de Bringsir, la posa sur le comptoir et commença à l'examiner :

-Une vieille sorcière vit non loin d'ici et prend malin plaisir à s'amuser du malheur des enfants et aux vues de l'état physique de cette dernière, elle n'y est pas allée de main morte. Je vais arranger cela.

Le voyageur observa alors l'homme avec attention, surveillant ses moindres gestes, au cas où il ferait du mal à sa nouvelle petite protéger. Il lui fit boire diveres concoctions, respirer plusieurs fumées de couleur et lui appliqua même de la pommade sur son petit torse.

-Alors ?

-Attend quelques instants.

C'est alors qu'une jeune demoiselle dénudée pris la place de la petite souris et alors que le vieil homme sourit à la vue de ce qu'il avait devant lui, Bringsir reconnut de visage la jeune Arvèles qu'il avait sauvé auparavant dans les montagnes, non loin d'ici.

-Beau spectacle n'est-ce pas ? S'exclama l'homme en riant dans ses dents.

Le jeune homme retira sa cape et recouvrit la fille endormie :

-Trouver lui des vêtements pour quand elle se réveillera.

Puis il l'attrapa par le col et le claqua contre le mur en rapprochant sa bouche de son oreille :

-Si vous lui faites quoi que ce soit, vous le regretterai...

Il le reposa ensuite au sol tout en continuant à le fixer et lui demanda :

-Par où je peux trouver cette sorcière ?

-Elle doit traîner près du marché principal à cette heure-ci...

-Très bien je vais lui rendre visite, quand à vous, n'oubliez pas mes paroles...

Et sans se retourner, Bringsir se mît en route, laissant la jeune fille ici, en route pour discuter de deux trois choses avec cette drôle de femme, le tout en ayant presque oublié Navi qui était seule dans la forêt...

802 mots

FIN.


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