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Le départ tant attendu

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Prêtresse d'Uraang

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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Mar 4 Juin 2013 - 21:59

L'adrénaline qui avait permis à la prêtresse cet élan de courage disparut lorsque l'immonde bête s'écroula au sol. Elle respirait très fort, ayant du mal à se calmer, elle avait vraiment cru qu'elle finirait dans le ventre de l'affreuse créature. Hektor quand à lui arriva quelques secondes plus tard, il vient vers la jeune fille et s'assura qu'elle allait bien. Encore sous le choc, Auxane ne lui répondit pas tout de suite, elle avait comme l'impression d'être ailleurs, comme si quelqu'un d'autre avait pris possession de son corps et qu'elle flottait au dessus, comme si les événements qui venaient de se produire n'était qu'un rêve. La demoiselle était encore sous le joug de la peur, elle qui venait de terrasser le monstre de son enfance. Elle s'imagina la réaction que ses parents et amis auraient si elle leurs apprenait son exploit. À cette pensée la prêtresse afficha sans s'en rendre compte un léger sourire, car elle savait qu'ils ne la croiraient jamais, mais tout cela était réel, elle avait tué un vers géant de ses propres mains.

Elle tourna la tête vers Hektor et lui répondit :

    - Oui, oui ça va aller, j'ai juste un peu de mal à réaliser ce qui vient de se passer.

Jamais auparavant Auxane n'avait ôté la vie à un être vivant, elle reposa alors son regard sur le vers désormais mort. La dague de la jeune fille était encore plantée dans son oeil, c'est avec hésitation qu'elle s'abaissa pour reprendre son unique arme, elle avait l'impression qu'à tout moment la bête pouvait se relever et l'attaquer, mais celle-ci resta couchée au sol. En attrapant sa dague, Auxane ne put s'empêcher de détourner le regard et d'afficher une mine de dégoût en l'extirpant, elle savait que cette image resterait à jamais gravée dans son esprit.

Reprenant peu à peu ses esprits, la Namès porta son regard vers l'entrée de la grotte, même si le vent semblait commencer à se calmer la tempête dehors faisait toujours rage. Peut-être pourraient-ils tenter de sortir, après tout le désert ne s'arrêtait pas de vivre à cause des tempêtes. S'ils décidaient de reprendre la route en revanche il leur faudrait trouver de quoi se couvrir leur visage, pour eux, mais également pour la monture d'Hektor. Ce n'était peut-être pas très prudent, mais après ce qui venait de se passer la jeune femme ne désirait plus vraiment s'attarder en ces lieux, elle préférait de loin braver la tempête.

Ainsi elle se tourna vers le général et lui demanda :

    - Vous pensez que nous devrions sortir ? Le vent se calme, mais cela pourrait s'avérer risquer.
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Général d'Arvèles

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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Sam 29 Juin 2013 - 1:19

Le regard sombre d’Hektor était posé sur la jeune femme et il observait ses mouvements, ses réactions. Il était conscient qu’elle n’était pas une guerrière : chacune de ses hésitations la trahissait. Son courage lui était venu de ce qu’elle aurait de plus précieux dans ce monde dangereux, de son instinct de survie. Sa main qui tremblait légèrement, son regard qui fuyait le cadavre de cette immonde créature… Hektor ne ressentait plus ces sensations depuis des années. La mort était devenue une habitude. Cependant, il s’attendrit de la voir tant essayer, et repensa, encore une fois, et bien malgré lui, à sa fille qui lui en voudrait certainement d’être parti ainsi. Calmement, il fit un pas vers la prêtresse, plus pour lui rappeler qu’il était là et la protégerait, mais il lui laissa le temps de reprendre ses esprits et de contempler, une dernière fois, cette bête qu’elle avait occise. Doucement, il posa une main sur son épaule, la serrant doucement avant de retirer sa main.

« Je vous souhaite de n’être jamais contrainte à vous habituer à ça… » Conscient que peu de gens réussissaient à se construire l’assurance du guerrier, il espérait, en son for intérieur, qu’elle ne serait pas soumise à de telles épreuves trop fréquemment. Néanmoins, il fut surpris par le mince sourire qu’elle affichait, et il l’observa silencieusement un instant. « Mais vous avez le temps de temps de réaliser ce qui se passe, ne vous en faites pas. »

L’homme eut un rire amusé puis il se retourna pour aller vers l’entrée de la caverne. Il s’arrêta quelques instants pour caresser le cou de son destrier, espérant chasser les derniers soupçons d’inquiétude qui l’habitaient. Ses yeux bleus sondaient cette entrée. Le sable la balayait toujours, mais les bourrasques se faisaient moins fréquentes et moins puissantes, peut-être pourrait-il finalement rebrousser chemin. Sans ses sacs de selle, ayant seulement réussit à ramener ses propres sacs, il n’y aurait pas beaucoup d’option pour couvrir son visage sur soleil. Il avait encore son tabard, heureusement, cela aiderait au moins un peu. « Oui, je crois qu’il me sera préférable de reprendre la route… grâce à cette potion, je n’aurai pas à me rendre jusqu’à Karnès, mais le voyage du retour risque d’être plus difficile sans vivre et sans selle. » Encore une fois il rit. Heureusement, il n’en avait pas besoin, mais le voyage du retour n’en serait pas plus facile. Considérant ses options, il défit lentement le morceau de tissu blanc et doré qui couvrait sa magnifique armure.

« Dites-moi, jeune damoiselle, où vous rendiez-vous? Si ce n’est pas trop loin, je pourrai vous y escorter, au moins jusqu’à la sortie du Désert. »


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Prêtresse d'Uraang

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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Ven 12 Juil 2013 - 0:25

Le contact de la main du Général sur l'épaule de la jeune femme la rassura, elle avait eu si peur qu'elle en avait complètement oublié avec qui elle se trouvait. Jamais elle n'aurait imaginé le dirigeant des Arvèles ainsi, à plusieurs reprises elle avait entendu des membres de sa confrérie parler de celle d'Hektor comme d'une bande de brutes épaisses se noyant dans l'ivresse et n'ayant que pour seul loisir la luxure et la violence. Autant vous avouez que les Namès avait pour habitude de raconter aux enfants des histoires terribles sur ce qui se passait en dehors du désert. La jeune femme était quelque peu déboussolée par l'attitude de cet homme, il se montrait si protecteur et Auxane ressentait un calme apaisant lorsqu'il se tenait près d'elle. Il lui semblait tout à coup que son enfance avait été bercée d'illusions. Après avoir tué le monstre de son enfance et être secourue par l'un de ceux qu'elle pensait être des sauvages, les convictions de la jeune femme sur le monde extérieur s’effritées peu à peu. Dans son monde les adultes s'assuraient en permanence que leurs enfants est peur du monde extérieur, excellant ainsi dans l'art du mensonge. La jeune femme n'avait plus été capable de supporter cet environnement et avait voulu partir.

Auxane n'était peut-être pas la plus brave ou la plus forte, sans doute ne pouvait-elle pas se lancer dans un corps un corps, cependant elle avait eu le courage de prendre la route et malgré ce qu'elle venait de vivre, elle désirait toujours découvrir Madelle. Face à l'entrée de la caverne, la jeune femme regardait le sable se soulevait au rythme du vent, Auxane sentait sa gorge se nouait, elle ne se sentait pas capable de guider le Général sous cette tempête. Cependant elle ne pouvait pas reculer, elle ne pouvait pas fuir la situation, la Namès ne cessa de se répéter au fond d'elle même qu'elle se devaitde trouver le courage d'avancer. Ses doigts s'emmêlaient dans la fine cordelette qui lui permettait de cacher sa poitrine, évaluant la situation, la belle avait du mal à se repérer, mais il lui semblait que l'ouest se trouvait devant eux. La jeune femme se trouvait ridicule, comment avait-elle pu partir pour un si long voyage avec une simple besace ? Maintenant qu'elle devait faire face aux monstres de la nature et aux intempéries, Auxane aurait apprécié savoir manier une arme ou être capable de porter un lourd sac. Elle était partie dans la hâte et aujourd'hui elle en payait le prix, remarquant à chaque instants ses erreurs.

Serrant le morceau de tissu qu'Hektor lui avait tendu entre ses mains, Auxane prit une grande inspiration et le noua autour de son visage. Sa bouche et son nez ainsi recouvert, la Namès était prête à partir, pourtant la peur lui tiraillait les entrailles, elle craignait ce qui pouvait lui arriver, mais c'était justement ce sentiment qui lui sembler être vivante. Depuis le jour où elle était arrivée en ce bas monde, sa vie avait été toute tracée à l'avance, ses fréquentations choisies, son parcourt, mais aujourd'hui Auxane était seule et c'était à elle de faire ses propres choix et la jeune femme aimait cela. Elle avait quitté sa confrérie pour vivre ses propres expériences et à peine le voyage avait été entamé, que la jeune femme en avait prit plein des yeux. Même si chaque épreuve était éprouvante, Auxane n'aurait échangé sa place pour rien au monde, car c'était la vie qu'elle s'était choisie. Elle désirait plus que tout rencontrer les merveilles que Mère Nature avait créées, mais également rencontrer de belles personnes et les aider à trouver leur voie.

Auxane avait la tête pleines de grandes idées, mais aujourd'hui seule la tempête avait une réelle place dans son conscient, les bourrasques dehors l'intimidaient, pourtant la jeune femme réussit à prendre son élan et fit les quelques pas qui la séparés du vent qui grondait dehors. La tempête était encore assez forte, mais pas autant qu'elle ne l'avait cru. La demoiselle avait l'impression qu'un voile orangé avait été étendu au dessus du désert, on ne voyait que le sable à perte de vue et d'immenses dunes avaient pris forme non loin de l'entrée de la grotte. Les pieds enfoncés dans le sable, la Namès ne semblait pas s'en préoccupait et avançait d'une démarche plutôt assurée. Elle s'arrêta  à la base des dunes et s'énerva silencieusement contre le petit morceau de tissu qui était censé lui permettre de respirer. Seulement il s'agitait dans tous les sens et la jeune femme fut rapidement agacée, elle porta son poignée devant sa bouche afin de retenir étoffe.


L'autre main au dessus de ses yeux, la jeune femme espérait d'apercevoir quelque chose au loin. Rien n'y fit, elle ne reconnaissait rien, n'arrivant pas à trouver un point de repère. Alors que jusque là elle s'était tu préférant observer le paysage, son découragement commençait à se lire sur son visage. Son doux sourire avait disparu et ses sourcils laissèrent présager que quelque chose la chagriner. Auxane était perdue. Se tournant vers le Général, le regard fuyant et le visage bas, la jeune femme lui lâcha :

« Excusez-moi, mais avec la tempête je n'arrive pas à me repérer, il me semble que nous devrions aller par là, mais je n'en suis pas sûre. »

La Namès avait beau regarder tout autour d'elle, cela ne servait à rien, la dune face à eux l'empêcher de voir au loin. Auxane se mit à accélérer le pas sans prévenir, une certaine inquiétude menacée d'éclater en elle. Ce n'était pas sa première tempête de la jeune femme, mais jamais elle ne s'était retrouver au milieu du désert lors de l'une d'elle. La belle regarda derrière elle pour voir si la Général suivait son mouvement ou la laisser aller de l'avance. Croiser son regard la mit mal à l'aise, depuis qu'elle l'avait rencontré la jeune fille évitait de rencontrer ses yeux, un réflexe qu'elle comptait bien abandonner. Encore quelques pas et Auxane serait au sommet de la dune, la montée lui semblait interminable. Pourtant en à peine quelques minutes Auxane se trouva au sommet, on pouvait voir du sable à perte de vue, qu'il soit au sol ou dans les airs. La Namès avait l'impression d'être prise au piège, comme si le désert ne voulait pas la voir partir.

La prêtresse était déjà venues enfant jouer dans ces grottes, elle se souvenait parfaitement de ses jeux d'enfants, les cris de joies qui résonnant sur les parois rocheuses. C'était il y a si longtemps, Auxane avait du mal à se souvenir, il lui semblait que l'ouest était devant elle, mais comment en être sûre. Elle se retourna une seconde fois faire l'Arvèles et lui dit :

« L'ouest est droit devant. » Elle accompagna ses paroles d'un geste de la main pointant l'horizon que l'on avait du mal à distinguer de son doigt. « Karnès est derrière nous, nous pouvons sortir du désert avant la fin de journée si nous nous dépêchons. »

Sur ses paroles, Auxane dévala la pente, elle était emprise d'une certaine rage positive. Elle avait envie de croire en elle, l'erreur n'était pas tolérée dans cette situation. Intérieurement la prêtresse priait les dieux dans l'espoir de recevoir un certain soutien de leur part. Elle avait besoin d'un signe comme quoi elle était sur la bonne route, mais elle ne pouvait pas se rattacher à un tel caprice et ne pouvait compter en cet instant que sur elle-même, une nouveauté pour la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Ven 2 Aoû 2013 - 15:57

Le regard bleu du général se perdit dans les nuages de sables balayés par les forts vents. Le sable était si fin, et si doux, en d’autres temps, mais les coups de fouet des vents trop forts le rendaient presque coupant. Le vent, le sable et la chaleur du soleil plombant sur leur tête rendraient l’avancée particulièrement difficile. Avant de mettre le pied dehors, l’homme déchira un pan de sa cape, s’aidant d’un petit couteau tiré de sa botte. Il couvrit le visage de son destrier, afin de le protéger du désert, avant de défaire ses longs cheveux bruns d’un mouvement lent. Il remonta sur sa tête sa capuche et enfonça son visage dans son cache-col en métal. Cela n’était certes pas la meilleure protection, et il avalerait très certainement quelques grains de sable, mais cela était un faible prix à payer pour sauver la vie d’un homme, surtout un homme qu’il connaissait depuis plus de vingt ans. Paré à s’attaquer au désert, il resta à l’embouchure de la caverne un bon moment, se perdant dans ses propres souvenirs alors que la jeune femme semblait faire de même. En effet, tous deux regardaient au loin, tentant de trouver un signe dans le ciel, une butte ou encore un bâtiment abandonné, mais le désert n’offrait vraiment autre chose que ses dunes éternelles, et le ciel disparaissait presque sous le voile de sable.

Lorsque la prêtresse fit le premier pas, il prit une dernière grande inspiration avant de lever une main pour tenir sa capuche et protéger ses yeux. Il chercha un moment la bride de son destrier un instant avant de l’agripper fermement. Il marcherait à ses côtés. Il aurait certes pu monter la pauvre bête malgré l’absence de selle, mais en la situation, il préférait épargner à son compagnon de devoir porter son poids, et celui de son armure. Scrutant une dernière fois l’horizon, il suivit la jeune femme, ne restant que quelques pas derrière elle, aux aguets. Si elle cherchait des points de repère, lui savait qu’il n’en possédait en ces lieux aucun. Il aurait probablement pu guider un étranger au-travers des montagnes de Saphir avec aisance, mais ce désert n’était pas son domaine. Non, ce qu’il cherchait était peut-être moins dangereux que le désert, mais bien plus vif et sournois. Ses réflexes de guerriers ne le quittaient jamais et il savait que certains prédateurs se servaient des tempêtes de sable pour couvrir leurs traces et chasser. Il pensait notamment à ces horribles vers. Son regard vif parcourait le sol et le ciel, le scrutant comme s’il cherchait des ennemis imaginaires. Il préférait se tromper et espérait sincèrement pouvoir sortir de ce désert le plus tôt possible, mais le général était bien conscient que les combats étaient parfois inévitables.

Hektor rejoignit la jeune femme ne haut de la dune. Malgré sa force et son endurance, il était difficile d’escalader cette dune sous les bourrasques puissantes. Il s’arrêta aux côtés d’Auxane, cherchant quelque indice que ce soit qui pourrait lui indiquer que l’ouest se trouvait bien devant. Il n’y en avait pour lui aucun. De toute façon, elle connaissait ce désert comme il devait connaître les montagnes qu’il avait habitées pendant près de trente ans. La confiance se devait d’être une chose naturelle. Il savait la placer entre les mains de ceux qui détenaient plus de connaissances que lui, lorsque c’était nécessaire. C’était l’un de ces moments nécessaire : il savait combattre les plus grands dragons, mais affronter un désert lors d’une tempête de sable, il ne savait le faire.

« Je vous fais confiance, jeune dame. Je ne connais ces contrées que pour les avoir traversées que quelque fois, et il n’y avait pas tempête à cet instant. » Son ton et ses paroles se voulaient rassurante. Peut-être avait-il senti l’hésitation de celle qui le guidait. Si c’était le cas, il n’en montrait aucune inquiétude. Depuis longtemps, le général était prêt à accueillir la mort : que ce soit de la lame d’un ennemi ou de la furie des éléments. Vivre et mourir sans regret, était, selon lui une nécessité pour tout guerrier. Aucune hésitation face au danger. « Alors allons-y, vaut mieux ne pas tarder. »

C’est sans hésitation qu’il se laissa glisser sur la pente de la dune sur quelques mètres avant de se ralentir et de reprendre la marche d’un pas assuré. Le destrier suivait à ses côtés et tous étaient prêts, semblait-il à affronter ce qui restait de ce désert avant la fin de la journée.


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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Dim 18 Aoû 2013 - 23:51

Le vent fouettait son visage, ses cheveux s'envolaient dans tout les sens venant barrer son visage. Tenant son mince tissus sur sa bouche et son nez, Auxane avançait d'une démarche peu assurée. Aux côtés du Général et de sa monture, la Namès porta son regard sur son compagnon de voyage, elle n'en revenait toujours pas d'être aux côtés d'un des hommes les plus important de tout le royaume. Jamais elle n'aurait espéré une telle rencontre, surtout dans ce lieu. La jeune femme avait beau être en plein milieu d'une tempête et avait failli rencontrer la mort, elle se sentait pourtant sereine et surtout en sécurité. Avançant toujours droit devant elle, Auxane avait l'impression que le vent était de moins en moins puissant même s'il lui faisait toujours face, s'il était toujours dur de voir devant soit on pouvait désormais deviner une ligne au loin, celle de l'horizon. Les tempêtes dans la région pouvait parfois durer plusieurs jours, mais Hektor et Auxane s'approchait de la sortie du désert, ainsi la tempête faiblissait à vue d'oeil au fur et à mesure qu'il avançait. La Namès n'en crut pas s'en yeux, après seulement une heure et demi de marche, elle put voir au loin la fin du désert. Désormais la tempête n'était plus qu'un mauvais souvenir, si le sable continuer de s'immiscer dans les vêtements de la prêtresse, il lui caressait désormais le visage, Auxane n'avait plus l'impression de se pendre une gifle à chaque rafale de vent.

Alors que la tempête s'était déclarée au petit matin, la Namès et l'Arvèles étaient désormais hors du désert et le soleil au loin commençait à descendre dans le ciel. À sa vue la jeune femme se sentit apaiser, les rayons de celui-ci lui réchauffaient le coeur. S'il y avait une bien chose qu'elle détestait pendant les tempêtes c'était bien le fait que le soleil disparaissait derrière le mur de sable. Maintenant que la jeune femme était hors de danger et que le Général avait un remède pour soigner son ami, ils allaient devoir se quitter. C'est le coeur lourd et la gorge nouée que la jeune femme brisa le silence qui s'était installé durant leur chemin, ce qui était plutôt logique, car si l'un d'eux avait eu le malheur d'ouvrir la bouche, il aurait risqué d'avaler une bonne dose de sable. D'ailleurs la jeune femme en avait encore plein entre les dents, mais peu lui importait, elle se tourna vers son sauveur, retira son petit tissu blanc qui lui barrait la bouche et lui dit :

« Je crois bien que nos chemins se séparent ici. »

Une certaine mélancolie apparut sur le visage de la prêtresse l'espace de quelques secondes, avant qu'elle ne reprenne le contrôle de ses émotions et ajoute :

« Je ne vous remercierais jamais assez de ce que vous avez fait pour moi. La confrérie d'Arvèles a de la chance de vous avoir comme dirigeant. Je sais que c'est un souhait bien prétentieux de ma part, mais j'espère qu'un jour nos routes se croiseront à nouveau. »

Auxane avait eu toujours horreur des au revoir et même si elle ne connaissait pas beaucoup le Général, celui-ci ne faisait pas exception. Cependant elle arriva à afficher un léger sourire afin qu'Hektor ne se sépare pas d'elle avec pour dernier souvenir une jeune fille au visage triste, à ça non ! Ce n'était décidément pas la dernière impression qu'elle voulait lui laisser, à cette simple envie, son sourire s'élargit davantage, son visage rayonnant de bonté et d'affection à l'égard de cet homme ci extraordinaire.
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