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Le départ tant attendu

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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Sam 9 Juin 2012 - 12:43

Alors qu'au début la tempête n'était d'un léger vent qui soulevait de temps à autre du sable, elle commençait à s'empirer de secondes en secondes, fort heureusement pour la jeune fille et l'arvélien, ils étaient rentrés à temps dans la grotte pour ne pas être pris dedans. Cependant désormais ils étaient bloqués dans la cavité rocheuse, on ne voyait plus à cinq mètres devant soi, il était hors de question qu'ils reprennent leur chemin. Alors qu'Auxanne cherchait une autre issu, le général lui demanda combien de temps ils allaient être coincés ici. La prêtresse ne voulait pas lui donner de faux espoirs, mais elle ne voulait pas non plus lui dire qu'ils risquaient de rester ici plusieurs heures. Alors elle continuait à chercher un fond à la grotte, tout en lui répondant :

- Je ne sais pas, mais j'ai l'impression qu'il y a une sortie par là, à vous de voir si vous voulez qu'on essaye d'avancer à l'aveuglette.

Ce n'était pas la solution la plus judicieuse à prendre, ils ne connaissaient pas les lieux et ne savaient pas quels habitants ils pourraient y rencontrer, mais bon, ils avaient peu de chance de se perdre, car il n'y avait qu'un long tunnel. Cependant il ne permettrait pas à au cheval du général de les accompagner, car il y avait tout juste de la place pour un homme en armure. Auxane revint sur ses pas, attendant la réponse d'Hektor, après tout ils étaient ici pour lui, et il avait beaucoup plus d'expérience que la jeune fille en ce qui concerne les quêtes. Un petit sourire aux lèvres elle ajouta :

- Nous n'avons qu'à avancer un petit peu, et si d'ici vingt minutes nous ne sommes toujours pas sortie, nous n'aurons qu'à faire demi-tour, peut être que d'ici là la tempête se sera calmée.

Mais au vue de la violence du vent, il leur faudrait un miracle pour que qu'en moins d'une heure la tempête se calme suffisamment pour pouvoir reprendre la route, mais si elle se sentait obligée d'être optimiste, aussi non le général risquait de ne plus avoir la force d'avancer, enfin c'est ce qu'elle pensait.
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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Dim 1 Juil 2012 - 19:24

La tempête s’était levée comme un voile sur le désert. Heureusement, ce genre de tempêtes n’était jamais aussi intense pendant plus de quelques heures. La caverne était peu hospitalière, mais il ne pouvait pas s’attendre à bien plus que cela en y entrant. Hektor se tenait debout devant la bouche de la caverne, regardant le sable passer poussé par le vent, comme s’il y avait le souffle d’un dragon derrière, brûlant, dangereux. Mettre le pied dehors ne servirait à rien. Les yeux perdu dans cet écran hypnotique de grains de sable, il s’attarda à ses options. Pris dans une caverne, au moins il pouvait être heureux de ne pas être dehors. Ses chances de survie étaient meilleures à l’intérieur. S’il allait perdre la vie dans ce voyage pour sauver un homme dont les chances de survie étaient infimes… ce serait en fait vraiment stupide de se mettre inutilement en danger. Un soupir plus tard, il se retourna pour voir la jeune femme revenir de l’intérieur du tunnel. Il la regarda avec consternation. Il était vrai qu’Hektor ne connaissait pas la peur, mais à regarder le tunnel qui s’enfonçait sur une distance inconnue, il se dit que ses chances de survie ne se trouvaient pas de ce côté. Il refusait de rester pris dans une caverne ou de s’y perdre, car qui savait si quelque embranchement que ce soit se trouvaient plus loin sur le chemin.

Ainsi, lentement, il secoua de la tête et il s’installa non loin de l’entrée pour fouiller dans les sacs qui lui restaient afin de faire le tri de ce qu’il avait perdu. Sa hache était maintenant posée à côté de lui, alors qu’il fouillait dans le sac de rations, puis il leva lentement les yeux vers Auxane.

« Non je ne crois pas que ce soit une bonne idée de s’enfoncer ainsi dans une caverne inconnue. La tempête passera, nous n’avons qu’à attendre qu’elle fasse son chemin. Je n’aime pas l’inaction, mais pas au point de m’avancer dans un territoire inconnu et d’abandonner mon destrier à l’estomac des carnassiers du désert. » C’était une triste réalité, mais il songeait de plus en plus à rentrer chez lui, non pas que la survie de son ami ne lui importait plus, mais s’il devait mourir, il aurait été préféré être avec lui pour ses derniers moments en ce moment plutôt que perdu dans le milieu du Désert de la Patience. Hektor semblait triste, ou déçu, incapable d’exprimer ce qu’il pensait vraiment, il se contenta de fermer les yeux un court instant. « Je vais peut-être rentrer lorsque la tempête sera passé. Je ne suis pas certain de pouvoir finir cette course à temps pour sauver Zhaskel et je préfèrerais être avec lui plutôt qu’ici s’il ne survit pas. »

Ce n’était pas de la résignation qu’on pouvait entendre dans sa voix, mais une sorte de compassion. Il était très proche de ses hommes et il ne comptait pas les abandonner, jamais. Ainsi, s’il ne pouvait s’assurer de la survie de Zhaskel, il serait, à tout le moins, là pour lui et sa famille. « C’est gentil d’avoir accepté de me ramener jusque chez vous, mais ce n’est peut-être pas la solution en ce moment. Je vous suis reconnaissant. »


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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Sam 22 Déc 2012 - 23:52

La jeune femme resta droite comme un "i" devant le général qui était en train de perdre espoir, Auxane comprenait parfaitement sa réaction, car aller à Karnès était une chose plutôt simple et cela avec ou sans tempête, en revanche trouver un moine acceptant de quitter la ville était une chose peu probable. La jeune fille décida de s'asseoir aux cotés d'Hektor se rapprochant de l'entrée de la grotte. Lorsqu'elle prit place sur un petit rocher, elle retira son sac qui se trouvait dans son dos pour le mettre sur ses jambes. Elle en sortit sa couverture puis elle plongea sa main afin de trouver une petite bourse de survie. Avant son départ, la prêtresse avait dépensé la plus grande partie de l'argent qu'elle avait économiser pour son voyage pour cette petite trousse qu'elle trouvait indispensable. À l'intérieur on pouvait y trouvait deux petites fioles ayant chacune une particularité bien singulière. Auxane vida le contenu de la bourse sur sa couverture, puis elle tendit la fiole bleue au général en lui expliquant :

    - Il s'agit d'un élixir de soin, ce n'est pas ce qu'il y a de plus puissant, mais peut-être que cela pourra soulager votre ami, je l'avais acheté en cas de problème, mais il vous serra plus utile.

À Karnès cette potion était très répandue, alors que dans le reste de Madelle il était plutôt dur de s'en procurer à cause des ingrédients la composant qui ne se trouvent que dans le désert. Auxane ramassa la seconde fiole de couleur violette puis elle la remit au fond de son sac. Celle-ci contrairement à l'autre ne permettait pas de soigner, mais d'étancher la soif. En effet quelques gouttes de ce breuvage permettait de réhydrater un homme qui n'aurait pas bu pendant une après-midi entière sous le soleil du désert. Alors que la jeune fille étendait sa couverture sur elle, dehors la tempête continuer de s'abattre cachant les rayons du soleil qui commençaient à s'élever dans le ciel.
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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Lun 24 Déc 2012 - 18:53

Hektor n’était pas un homme qui baissait facilement les bras. Il aurait probablement dû voir la folie de sa course bien avant, mais il aurait finalement fallut une tempête dans le désert pour venir à bout de lui. Cette course ne présageait absolument rien de bon, et s’il devait perdre un de ses hommes, il devait accepter cette peine, aussi douloureuse fut-elle, car lui-même avait échoué. Il avait échoué à le protéger, à être là au bon moment, et à avoir su lui procurer ce dont il avait besoin pour assurer sa survie. En tant que chef, ses proches lui reprochaient parfois de s’en mettre trop sur les épaules, de porter le blâme et le flambeau pour trop de choses, trop de choses hors de son contrôle. C’était cependant ainsi qu’était fait la nature de ce dirigeant, et cela faisait qu’il excellait dans ce rôle. Prendre la décision de retourner chez lui plutôt que poursuivre sa route était le genre de décision difficile qu’aucun dirigeant ou ami n’aimerait prendre, mais au fond de lui, il savait que c’était la bonne. L’acceptation plutôt que la résignation au fond du regard, il jeta un autre coup d’œil vers l’embouchure de la caverne.

Lorsqu’il entendit la jeune femme fouiller dans un sac, il haussa un sourcil et tourna son regard bleu vers elle. Il observa attentivement ses mouvements avec une curiosité simple. Il avait vu de telles fioles par le passé, mais elles étaient si rares, et il connaissait leur valeur; tous les guerriers connaissaient leur valeur. Cela créa donc un malaise inexplicable chez lui. Bien entendu, il aurait pu simplement sauter sur l’occasion, avec un sourire enfantin, en se disant que cela était une solution miracle. Il aurait aussi pu décliner car il connaissait la valeur de ce cadeau et ce n’était pas le genre de cadeau qu’on pouvait faire à un étranger rencontré sur la route, si encore on pouvait appeler le Désert de la Patience une route. Il approcha sa main de l’élixir, avant de relever les yeux vers Auxane, la regardant directement, puis il secoua lentement de la tête.

« Je connais sa valeur et je sais que cela ne saurait être offert à la légère. Si vous désirez vraiment me l’offrir je vous serais excessivement redevable, sachez-le. S’il y a quoi que ce soit que je puisse pour vous, vous n’avez qu’à le dire et je tenterai de faire ce qu’il faut. » Il marqua une pause. Il ne pouvait tout simplement refuser cette offre, mais il ne saurait simplement l’accepter non plus. Homme plein de contraste, de devoir et d’honneur, il ne pouvait non plus permettre à une jeune femme de se départir ainsi d’une possession précieuse sans lui offrir quoi que ce soit en retour. Il aurait probablement pu la payer s’il s’était trouvé chez lui, mais il n’était pas aisé de poser un prix sur une telle possession.


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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Lun 31 Déc 2012 - 13:34

Ainsi le général se trouvait redevable envers Auxane, la prêtresse ne savait plus où se mettre, après tout il est tout à fait normal d'aider un chef d'une confrérie, ce n'était pas n'importe qui ! C'était d'ailleurs ce rang qui rendait la jeune fille mal à l'aise, après tout elle n'était qu'une prêtresse de seconde zone sans importance, jamais tout d'abord elle n'aurait cru possible qu'elle aurait pu rencontrer un chef de confrérie, et quelques secondes auparavant l'un d'eux lui avait dit qu'il voulait lui offrir un service en échange. Décidément le périple de la jeune fille commençait plutôt fort. Ne sachant plus où se mettre elle bafouilla :

- Et bien...ehu...ne vous en faites pas, vous savez à Karnès c'est une potion plutôt répandue.

Pendant ce temps à l'extérieur le vent continuer de souffler, ce qui n'avait pas l'air de déranger la monture du général qui depuis leur entrée dans la grotte était restée bien calme, jusqu'à ce qu'un petit cri se fasse entendre dans le fond de la cavité.

- Arghh...

En entendant ce petit cri, la monture d'Hektor ne fut pas la seule à s'affoler, car la jeune prêtresse avait sursauté. Et dire qu'elle avait voulu s'aventurer à l'aveuglette, désormais elle était bien contente d'être restée à l'entrée, mais en cet instant, les yeux plongés dans l'obscurité qui lui faisait face, elle commençait à sentir la peur monter en elle. Peut-être ne s'agissait-il que d'un vers géant, mais les animaux féroces dans le désert était plutôt chose commune. Même si la jeune fille avait vécu dans ce climat aride, elle était toujours restée enfermée dans l'enceinte de la ville, autant dire qu'elle n'avait jamais été confrontée à aucune bestiole qu'elle soit docile ou sauvage.
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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Lun 7 Jan 2013 - 1:07

Hektor la considéra un court instant. Elle était jeune et semblait relativement peu expérimentée dans le monde extérieur. Même s’il n’arrivait pas à lire aussi facilement que d’autres membres de sa confrérie les émotions des gens, il savait qu’elle ressentait un malaise, comme si elle n’était pas à sa place. Il avait vu ce petit regard en coin, en fait, il l’avait déjà vu chez sa fille. Cette pensée le fit soupirer, mais ce genre de mince soupir, presque inaudible, qui est signe d’un homme qui ne fait que repousser une mauvaise pensée, ou ses problèmes, à plus tard. Secouant de la tête, il dit néanmoins d’une voix relativement calme : « Je comprends, mais je connais sa valeur à Ferèsis. Vous m’avez aussi dit avoir quitté Karnès, et je doute que vous n’y retourniez pour chercher un de ces précieux élixirs. »

À peine une seconde avant d’entendre le son résonner dans la caverne, les sens du général s’étaient mis en alerte. Son instinct de guerrier avait pris le dessus, et il avait posé une main sur le manche de sa hache, ses yeux scrutant les ombres au loin. Il prononça calmement, mais fermement le nom de son destrier afin de l’intimer au calme. La bête de guerre sembla comprendre le message et reprit presque immédiatement un calme inébranlable alors que le général se relevait lentement. Il ne tentait pas à visiter leur compagnie, mais si cela était inévitable, il préférait être prêt plutôt que de se faire prendre par surprise. Ainsi, la hache glissa lentement dans sa main alors qu’il défit le bouclier qui servait peu de temps avant à se protéger du vent et du sable. L’homme ne semblait pas à cours d’armes, et à le voir ainsi, il n’y avait aucun doute qu’il s’agissait là d’un guerrier d’expérience. Comme il n’entendit aucun signe que quelque forme d’ennemi s’approchait, il revint près de son destrier pour fouiller dans ses sacs de selle. Il sortit une torche enveloppée dans du cuir et la prépara avant de l’allumer et de la monter sur le socle de son bouclier, fort probablement placé là pour cette unique fonction.

« Je vais aller voir ce que c’est, comme il semble peu probable que la tempête ne se calme sous peu, j’aime donc mieux nous savoir dans un endroit sûr. C’est peut-être rien, mais j’en doute. » Le général replaça son bouclier sur son bras et avança quelque peu dans l noirceur. Un grognement se fit entendre, puis un autre cri. Il y avait probablement plus d’une créature là-dedans, probablement au moins un ver, peut-être quelque chose de plus dangereux avec des écailles. Il n’avançait pas très rapidement puisque la lueur vacillante de sa torche ne lui donnait pas l’assurance d’avancer à grande enjambée. Ses yeux bleus sondaient les murs de la caverne qui semblait couvrir une zone suffisamment importante. À quelques mètres de leur campement de fortune, il trouva un embranchement et dût fermer les yeux pour trouver la source du bruit. À gauche, il en était convaincu, mais il ne voulait pas aller trop loin, voulant protéger la jeune inconnue.


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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Jeu 31 Jan 2013 - 23:36

Pétrifiée de peur, la prêtresse n'osait plus faire aucun geste, rester immobile lui donnait l'impression qu'ainsi la chose qui avait criée quelques secondes auparavant ne pourrait pas la repérer. Hektor quand à lui réagit d'une manière bien différente, c'est-à-dire plus intuitive, car avant même que le son ne retentisse sur les parois rocheuses, ses sens avaient déjà été en alerte, sa main serrant la hache qu'il ne quittait jamais. Comme on pouvait s'y attendre de la part d'un chef de confrérie, qui plus est du général des Arvéliens, l'homme empoigna son arme et sans une once d'hésitation il s'engouffra dans la grotte après avoir demandé à la jeune femme de rester sur place et d'attendre son retour.

Désormais seul avec la monture du général, le stress gagna rapidement la jeune prêtresse qui se mit à prier nerveusement, demandant aux dieux de venir en aide à Hektor. Elle ne pouvait s'empêcher de remuer son pied droit, frappant le sol de son talon. Quand soudain un long cri puissant retendit à nouveau dans la cavité faisant sursauter la jeune fille qui eut l'impression que l'animal était en train de se rapprocher de la sortie. En entendant se cri, l'esprit de la jeune fille s'était emballé en quelques secondes, et désormais sa tête était rempli de scénarios plus noir les uns que les autres . Après tout, peut-être la grotte n'était pas aussi profonde qu'elle ne se l'était imaginée, et si le général avait raté sa cible, peut-être la bête était en train d'essayer de le fuir, ce qui expliquerait pourquoi le cri avait paru si proche.

En l'espace de quelques secondes de rêveries la jeune fille fut prise de panique, imaginant le pire, son sang ne fit qu'un tour dans son coeur lorsqu'un nouveau cri retentit, suivit par de lourds pas qui semblaient se rapprocher. Auxane se mit à prier, espérant que la tempête qui était encore bien vigoureuse dehors n'arrêterait pas l'animal affolé, peut-être son instinct serait le plus fort. Mais plus les secondes défilaient comme des heures et moins Auxane ne croyait en cette hypothèse. Elle se voyait déjà être déchiquetée par un animal sauvage qui s'en prendrait très certainement après à la monture du général. D'ailleurs ce dernier ne semblait pas paniquer, il devait très certainement être un habitué des champs de bataille et du danger, car malgré les bruits inquiétant, pas une fois il ne bougea.

En regardant l'animal si paisible, le stress de la jeune femme commença à tomber légèrement, et sans s'en rendre compte elle se retrouva la main posée sur l'encolure de l'animal, essayant de caler sa respiration sur celle du cheval. Alors que la magie était en train d'opérer, un second cris raisonna dans la grotte, mais il fut plus violant et proche que celui d'avant. L'exercice de la jeune fille fut réduit à néant et elle se mit à paniquer à nouveau, seulement cette fois-ci elle ne se réfugia pas dans la prière, mais elle serra nerveusement la dague qu'elle avait à sa ceinture.

Quand une ombre difforme commença à recouvrir l'une des parois de la grotte, son affolement fut tel qu'elle décrocha trop rapidement sa dague, la faisant tomber. Elle se rua à terre pour la ramasser, puis elle se releva aussi rapidement qu'elle s'était jetée, pour pointer le petit bout de fer qui lui faisait office d'arme vers le fond de la cavité. Les mains tremblantes, la prêtresse espéra de tout coeur qu'il s'agit de l'arvèlien et non de l'habitant de cet endroit.
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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Jeu 7 Mar 2013 - 21:28

En plongeant dans la caverne sombre très peu éclairée, Hektor songea un instant que ce n’était certes pas le plan le plus avisé. Il laissa quelques secondes à ses yeux pour s’ajuster à la noirceur ambiante. Sur le sol de pierre parsemé de sable, ses pas n’étaient en rien discrets. Le général faisait rarement dans la discrétion, certes, mais ainsi, dans cette caverne, il ne comptait pas sur sa subtilité. Au fur et à mesure que ses yeux s’ajustaient à la noirceur, il vit au fond de la chambre, probablement à l’embouchure d’un autre couloir, une masse se mouvant lentement contre le mur. Pendant un court instant, il ferma les yeux et se concentra sur les sons. Des petits couinements résonnaient sur les murs. Il ne pouvait compter les créatures, mais il pouvait en visualiser aisément trois, peut-être quatre. Leur forme n’en disait pas beaucoup sur leur nature, mais il s’approcha lentement, tentant de définir ses adversaires plus clairement.

Il sentit un mouvement à ses pieds et détourna rapidement le regard pour voir une créature glisser à ses côté. Il ne lui fallut qu’un moment pour que sa hache s’abatte sur la créature, mais il ne fit qu’une entaille profonde dans la chitine du ver qui glissait habilement à ses pieds. Lorsque sa hache transperça la carapace du ver, un cri perçant retentit entre les murs de la caverne, le secouant certes un peu. Le général n’eut pas le temps de rattraper le ver fuyard qui s’enfonçait rapidement dans la caverne. Un juron plus tard, il tenta de faire un pas dans la direction du ver, mais à cet instant, un autre ver se détacha des ombres pour s’attaquer à l’humain qui avait eu le malheur de s’enfoncer dans la taverne d’une famille de ver criant. Les crocs de la bête, ou ce qui s’en rapprochait le plus, s’enfoncèrent dans la chair de sa cuisse, ce qui le fait grogner lourdement. Ce qui se passa ensuite lui sembla être de longues minutes, car il savait qu’un des vers s’était échappé et pourrait s’attaquer à la jeune femme qui l’accompagnait dans cet abri de fortune. Cependant, tout cela ne se déroula seulement qu’en quelques secondes, alors que d’un mouvement sec du manche de sa hache, il eut tôt fait de dégager le ver qui s’accrochait désespérément à sa jambe. La chair arracha, mais la créature dégagée s’effondra contre le mur, et n’eut le temps de réagir contre l’impact de la hache qui s’enfonça sur toute sa largeur, le tranchant en deux.

Les deux autres habitants de la caverne fondirent sur lui rapidement. Hektor laissa parler son entrainement et son sang de guerrier, ignorant les couinements des bébés, et les cris de ses agresseurs. Sa hache s’abattit en plusieurs mouvements saccadés sur ses ennemis. Sans se soucier des petits, il se détourna pour retourner au plus vite auprès de la prêtresse qui se trouvait dans la caverne, et potentiellement en danger. Il était blessé et certes plus lent, mais il tenta de hâter le pas, sachant la jeune femme en danger. Il tenta d’ignorer le cri de l’animal blessé, se concentrant sur les mouvements de la prêtresse dans la caverne. Le ver hideux, avec une épaisse carapace de chitine et de longs crocs accompagnés de mandibules fit enfin irruption à la lueur du feu et laissa échapper un autre cri à glacer le sang alors que ses yeux noirs comme la nuit se posaient sur la menace devant lui.


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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Lun 15 Avr 2013 - 18:10

L' ombre qui grandissait dans la caverne laissa place à un vers géant, il laissa échapper un cri strident qui fit trembler tout le corps de la prêtresse. À la vue de ce monstre, la jeune femme se paralysa, elle se revit lorsqu'elle avait sept ans et que sa mère venait avec elle dans son lit pour lui caresser les cheveux lorsque les vers géants sortaient pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Combien de nuits blanches avaient elle passées petite à cause de ces ombres qui poussaient de longues plaintes dans les ténèbres de la ville qui était alors plongée dans le silence, personne n'osant bouger. Seuls les quelques gardes qui protéger les citoyens pouvaient voir ces immenses lombrics essayaient de monter le long des piliers qui maintenaient la ville en hauteur.

Alors que ces créatures vivaient en permanence sous les pieds d'Auxane, jamais elle n'en avait vu une de si près, elle était déjà sortie hors de sa chambre pour voir ces choses qui terrifier tant tout le monde, mais elle n'avait jamais trouvé le courage de descendre de la plate-forme. Ses parents, tout comme les Namès, avaient très bien éduqué les jeunes gens, depuis la nuit des temps, toutes les générations avaient toujours eut peur de ces créatures de la nuit à la taille exponentielle, mais en cet instant la jeune femme devait réagir. Le vers était en train de se mouver sur le sol se rapprochant dangereusement de la jeune fille qui ramassa l'un des bout de bois du feu pour agiter le bâton devant elle. De son autre main elle ne cessait de serrer davantage sa dague.

L'animal laissait derrière lui un filet vert, le général avait dû blesser la bête avant que celle-ci ne fonce vers la sortie, mais malheureusement pour lui, ou plutôt pour la jeune fille le vers était lui aussi piégé dans la grotte. Le coeur de la prêtresse ne cessait de s'accélérer, elle avait l'impression qu'il pourrait la lâcher à tout moment. Lorsque l'effroyable bête lâcha un cri de douleur, comme si elle suppliait quelqu'un, Auxane ne put se retenir de sursauter, elle avait l'impression qu'à tout moment le vers géant pouvait fondre sur elle et la mordre. Sans prendre la peine de réfléchir davantage la jeune femme se rua sur l'animal avec d'un côté sa torche pour garder l'animal à distance et dans son autre main se trouvait sa dague.

La prêtresse avait beau fendre l'air de sa lame, celle-ci était bien trop petite et fine pour qu'elle puisse espérer faire fuir le vers avec elle. Ainsi elle se contenta d'essayer de ramener l'énorme bête dans les profondeurs de la grotte. Affolé par le feu, l'animal se releva comme il put, désormais un mur de chair tâché de vert faisait face à Auxane, le vers se remit à crier dévoilant à la namès ses milliers de petits crocs aiguisés. Pendant ce temps derrière ce monstre, on pouvait entendre des pas qui se rapprochaient, la prêtresse en avait presque oublié le général qui s'était engouffré sans peur dans le tunnel. Entendre ce pas lourd qui se rapprochait calma la jeune fille, après tout elle n'était pas seule, de quoi avait-elle peur ? Son compagnon d'infortune n'était pas n'importe qui après tout, elle s'était retrouvée dans cette situation avec l'un des plus grands guerriers du continent.

Cette pensée redonna du courage à la jeune fille qui réussit à se calmer, son pouls commença à diminuer pour être à nouveau stable. Ne sentant plus son coeur déchiré sa poitrine Auxane releva la tête et plongea ses yeux dans les minuscules orbites noirs de la bête. Ils semblaient ridiculement trop petits pour un animal de ce gabarit, comment pouvait-il y voir quelque chose dans cette grotte. C'est à ce moment que la jeune femme remarqua que même si le vers était près à fondre sur elle, la torche le gardait éloigné, comme si la lumière qu'elle produisait était trop violente pour lui. Hektor ne devait plus être très loin à l'heure actuelle, Auxane aurait pu se contenter d'attendre son sauveur pour qu'il atteigne la bête par derrière, mais la prêtresse en décida autrement.

Bloquant toujours le tunnel, le vers était semblable à un mur infranchissable, il essayait de temps à autre de mordre de la jeune fille, mais ses mouvements étaient lents, on sentait qu'il perdait peu à peu ses forces. Auxane désirait se débarrasser de la bête seule, elle savait qu'elle en était capable, alors elle reposa sa torche sur le petit feu de camp pour que les ténèbres reviennent entre elle et la chose. Il ne fallut pas attendre longtemps avant que le vers géant se laisse choir sur le sol, puis il se mit à avancer aussi vite qu'il lui était permis. Auxane quand à elle se trouvait au milieu de la grotte, c'était désormais elle qui faisait barrage, mais au dernier moment lorsque l'animal fonça vers elle, elle se jeta sur le côté, collant son dos à l'une des parois, puis sans réfléchir elle courra vers l'animal et planta sa dague dans l'oeil vitreux de celui-ci.

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MessageSujet: Re: Le départ tant attendu Dim 2 Juin 2013 - 16:03

Suivre les traces de la créature blesse entre ces couloirs n’était pas difficile. Malgré l’absence de lumière ambiante, il pouvait sentir l’immonde ver. Suivre ses traces était simple. Il sentait le métal et le cuir de ses bottes renforcées s’enfoncer dans une substance gélatineuse. Le son de ses pas sur le sol dur de la caverne était substitué par un son de succion. Chaque fois qu’il levait le pied, il sentait le sang de sa cible s’étirer en de longs filaments. Le son ne résonnait pas entre les murs ronds de la caverne, étouffés par les couinements de petits, d’un côté et les grognements du ver qui avait peut-être déjà atteint la salle où se trouvait sa compagne de fortune. En marchant, le général baissa la tête à quelques reprises, par réflexe, puisqu’il ne voyait pas la paroi par-dessus lui se courber, ou descendre. Il revint ainsi rapidement sur ses pas, et il aurait probablement pu atteindre le ver blessé rapidement s’il n’avait pas entendu un autre grognement sourd derrière lui. Presque imperceptible. Un autre réflexe guerrier. Sans vraiment détailler la forme qui fonçait vers lui, sa hache glissa vers le sol. Il en agrippa le manche, mais son mouvement leste, presque ennuyé, laissait paraitre une certaine nervosité.

Dans le noir, évaluer sa distance avec son adversaire n’était pas aisé, en fait cela relevait de l’impossible jusqu’à l’impact. En tenant sa hache avec une seule main, il pouvait se permettre de se cacher derrière son bouclier, afin de recevoir l’impact et de pouvoir riposter. L’impact ne sut se faire attendre. La créature vorace voyait là, probablement, une occasion parfaite de ramener un peu de nourriture aux petits qui s’époumonaient en chœur macabre au loin. Le coup de la créature fut plus brutal que ce à quoi s’attendait Hektor. Elle devait être plus grosse que les autres, et ses crocs avaient probablement laissé une entaille sur son bouclier. Une autre blessure de guerre. Sous la puissance du coup, il recula d’un pas. Il se sentit perdre son équilibre, alors qu’il glissait dans la substance gélatineuse qu’était le sang de ces vers. Rapidement, le général utilisa cette occasion pour se donner un élan vers ce qu’il supposait être son assaillant. Il ferma les yeux pendant ces quelques secondes qui lui parurent incroyablement longue, tentant de ressentir l’origine des sons, de définir la position de son adversaire. Il se pencha et glissa sur le sol, et sa hache fit un arc horizontal au niveau de ses genoux. Ne connaissant pas l’anatomie de ces créatures, il ne pouvait dire s’il avait touché un point vital. Ce n’était probablement pas le cas, mais cela ne lui importa pas.

Quelques coups supplémentaires furent échangés, mais bientôt Hektor triomphait du ver et reprenait le chemin, à la course cette fois, pour arriver au moment où la créature qui avait fui s’écrasait au sol de tout son long. Il pouvait les voir avec plus de détail, ainsi, à la lueur du feu. Sa lèvre supérieure se retroussa dans un air de dégoût total. Cela ne dura qu’un court instant, le temps qu’il ne calme son sang qui s’enflammait dans ses veines. Lorsqu’un danger était imminent, ou les des combats, il se sentait bouillir, revivre. Lorsque ses yeux se posèrent sur la prêtresse qui se tenait devant le ver affalé, il reprit ses esprits et s’approcha d’elle d’un pas empressé. Il s’arrêta à quelques pas d’elle, la détaillant de la tête aux pieds, comme pour s’assurer qu’elle n’était pas blessée. Elle semblait secouée par la peur, et pourtant animée d’une vive détermination, mais pas blessée.

« Est-ce que ça va aller? » Sa voix grave portait entre les murs de la caverne, pourtant il y avait dans celle-ci une empreinte presque paternelle. Son regard était bien plus doux que ce qu’on disait de lui, malheureusement celui-ci ne resta pas planté longtemps sur Auxane. L’homme restait aux aguets. Ses yeux scrutaient le fond de la caverne, comme à la recherche d’une autre trace de vie. « Il ne reste que des petits là-bas… Mais on ne devrait pas tarder. »


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