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Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle]

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Ven 25 Oct 2013 - 2:18

Comme cette journée commençait du mauvais pied, il semblât que le mauvais sort veuille s’acharner jusqu’à ce que le soleil se soit couché. Comme pour attester à cette évidence des plus déplorables, la noiraude lui glissa d’une voix quasi-inaudible ;

- Fais moi confiance, je ne m'enfuirai pas. Tiens jusqu'à mon retour avec de l'aide.

Tenir, et comment ? En priant très, très fort, peut-être. Que pouvait-elle faire d’autre, hormis souhaiter désespérément que cette situation tourne à son avantage ou que la noiraude revienne à temps avec de l’aide. Si seulement elle revenait. Clara voulait le croire, mais quelque chose lui dit que la jeune femme en profiterait pour prendre ses jambes à son coup et faire travail à part. Sauver sa peau est tout de même plus important que de sauver celle d’une parfaite inconnue. Ce que l’Arvèle n’avait pas eu la sagesse d’esprit de mettre en pratique en s’engouffrant dans les flammes rugissantes.

Comme si le mur eût été une vulgaire élévation aux prises débonnaires, la noiraude s’y lança pour l’escalader avec une facilité et une vitesse déconcertante. Porte d’issue inespérée pour ses membres agiles et certainement habitués à cette routine… mais la fille du Général n’était pas une habile grimpeuse. Elle se mesurait parfois aux arbres, mais des murs de pierres… il fallait voir. Par contre, elle n’aurait jamais grimpé aussi vite. Avec un pincement d’angoisse et de colère au cœur, elle regarda les pieds de la jeune femme disparaître sur le toit de la bâtisse. L’assassin barrant la ruelle se précipita à sa poursuite.

Bien, plus qu’un à se soucier désormais. D’ailleurs, il fallait s’en soucier vite car il avait dégainé un long sabre rutilant et courrait vers l’Arvèle, bien décidé à en finir avant qu’elle ne lui échappe également. Alors Clara bougea instinctivement, esquivant de peu la lame qui siffla sous son nez. Elle leva le coude, autant pour porter un coup que pour se protéger, l’envoyant directement sous la mâchoire du fratricide. Puis, sans attendre, sortit son poignard de son étui et tenta de frapper sans penser ni viser. L’homme fût plus rapide et heurta son poignet pour éviter que le coup ne soit porté. De nouveau, le sabre fendait l’air dans un bruit strident et Clara eu à peine le temps de se laisser tomber que, déjà, l’épée recourbée lui fauchait quelques cheveux…

Un peu tard, la jeune femme réalisait qu’il s’agissait là de son réel premier combat et qu’elle ne s’y était nullement préparée. Mais sa vie étant en jeu, elle n’avait donc pas le droit à l’erreur. Lorsque l’assassin se pencha vers elle pour réitérer une valse mortelle, Clara posa un geste déloyal mais d’une efficacité incontestable. Elle envoya son pied entre les jambes de son assaillant qui laissa aussitôt tomber son sabre dans un cri étouffé. Il porta ses deux mains à ses parties intimes et Clara en profita pour lui loger un bon coup de talon sous le menton. Sa botte sonna avec un bruit mât, mais avec une force critique, qui fit vaciller son agresseur un instant avant qu’il ne s’effondre par manque d’équilibre. Sa tête heurta la ruelle dallée avec violence, ce qui acheva de le faire sombrer dans l’inconscience. Certainement pas un combat des plus honorable, mais sans conteste rapide et efficace.

Le cœur battant la chamade, Clara resta au sol de longues secondes, atone. L’adrénaline n’ayant cependant pas encore redescendu, elle sentit le besoin pressant de bondir sur ses pieds puis d’envoyer valser le sabre un peu plus loin avec le bout du pied. De nouveau, la ruelle sombra dans un calme oppressant, comme si elle essayait de sceller sous le secret du silence l’affrontement qui venait d’avoir lieu. L’Arvèle fit passer son poignard d’une main à l’autre, gardant un œil sur l’assassin, n’osant pas rengainer immédiatement. Elle lança un regard vers la rue en contre-bas, quand même douteuse d’y voir apparaître la noiraude avec l’aide promise. De toute façon, cela ne lui serait plus d’aucune utilité, non ? Avait-elle simplement réussit à semer son poursuivant ?

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Sam 26 Oct 2013 - 16:51

Le soleil, flamboyant dans un ciel azuré, frappait de ses rayons brulants la ville. Malgré l'air marin, une grande chaleur imprégnait l'air. Les rares nuages qui voguaient dans le ciel ne servaient qu'à tachait la pureté bleutée de ce second océan. Les cris des oiseaux marins se mêlaient au bruits de la foule en un vacarme assourdissant.

Au milieu de toute cette vie, Aklis avait du mal à croire que la mort était juste derrière elle. Et que s'arrêter signifiait mourir. Bien qu'elle marchait, elle savait que les assassins ne tarderaient pas à la retrouver. Et si ils ne s'en prenaient pas à elle, ce serait l'autre jeune femme qu'elle avait laisser dans la ruelle qui en pâtirait. Elle se força donc à ne pas s'arrêter ou se retourner, continuant de marcher vers une grande rue.

Lorsqu'elle réussit à atteindre ce lieu, elle vit enfin ce qu'elle cherchait: deux gardes déambulant au milieu de la foule. Elle se faufila difficilement entre toutes les personnes et réussis à atteindre les deux hommes armés. Elle inspira un grand coup et les interpela.

-Que puis-je pour vous? demanda l'un des deux gardes.

Aklis essaya de se calmer et de prendre un visage le plus affolé et sérieux possible. Ce qu'elle allait dire était tellement étrange qu'il n'allait pas la croire. Du moins, c'est ce qu'elle pensa lorsqu'elle répondis:


-Dans une ruelle, près d'ici, trois personnes m'ont attaqués. Lorsque je me suis enfuie, elle m'ont poursuivie mais l'une d'entre elle est restée avec une amie... il faut aller l'aider!

Tandis qu'elle leur expliquait son gros problème, Aklis leur indiquait la rue qu'elle avait quitté. Tout d'abord, les gardes la suivirent en riant. Ils marchaient sans se presser, et la voleuse sentait bien qu'il ne l'avait pas du tout crus. Un léger désespoir s'empara de son coeur. Peut être que l'arvele était morte pendant son absence. Qu'elle la retrouvera étendue dans le ruelles ensanglantée.

Ce qui sortit Aklis de ses morbides pensées fut l'étrange silence des deux hommes armés. Et lorsque la jeune femme reprit contact avec la réalité, elle comprit pourquoi. Devant elle, se tenait les deux hommes en noirs brandissant leurs sabres tueurs. un frisson d'horreur parcourut la voleuse tandis qu'elle sentait l'autre meurtrier bloquer l'issue derrière eux. Et un autre les avaient rejoins.

Doucement, Aklis approcha sa main de son sabre dont le fourreau était bien attaché a sa ceinture. Autour d'elle, les gardes c'était placé dos à dos et s'apprêtaient à charger. Ils étaient trois contre trois, le combat paraissaient équitable. La voleuse se plaça aussi en position face au dernier assassins. Sur un ordre silencieux, les trois hommes foncèrent sur elle et les deux gardes. Le combat s'engagea, rude.

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Dim 27 Oct 2013 - 3:45

Calme plat. Que faisait-elle encore là ? Au sol, la poitrine de l’homme se soulevait lentement, en rien menaçante. L’arme toujours au poing, Clara l’observait, dérangée par une sensation qu’elle n’aurait pu nommer clairement. De la colère, non, plus profond que cela. Un mélange de rancune et de répulsion, malgré le fait que cette personne lui soit totalement inconnue. Mais elle n’avait pas besoin de voir son visage pour le haïr de tout son être, comme elle n’avait pas plus eu besoin de voir celui de son agresseur passé. Et le poignard, ballant contre sa hanche, brûlait d’envie de se loger entre les côtes de ce fourbe. Clara l’avait déjà fait une fois, de sang-froid, que lui coûterait-il de recommencer ? Un de plus, un de moins, ses mains étaient déjà souillées.

Comme les sombres pensées se bousculaient dans sa tête, un fort bruit secoua l’air et fit momentanément trembler le sol. L’Arvèle tressaillit, redressa la tête, chassant de sa vision le corps allongé qu’elle aurait pu si aisément tuer. Mais ce n’était pas elle, l’assassin. Elle rengaina, courue jusqu’au croisement de la route, et la lumière vive du soleil l’aveugla. La bâtisse en flammes s’était écroulée et le feu s’acharnait toujours, mesquin et lui aussi rancunier, à dévorer les restes de la charpente si gracieusement exposées. Clara continua de courir, se sentant aspirer par la ruelle sombre et silencieuse. Déserter cet endroit, aller le plus loin possible, au bout du monde, pourquoi pas. Au Sud, toujours plus au Sud, en s’éloignant de ce qu’il y a de connu comme si cela pouvait chasser, tout chasser, le passé qu’on ne désire pas garder.

La jeune femme bouscula quelques passants mais ne s’excusa pas pour autant. Elle s’enfonçait au cœur du port, au centre de cet amalgame de bruits assourdissants et d’odeurs étrangères. La noiraude, où était-elle ? Clara s’en voulu un instant d’y penser, ne lui avait-elle pas lâchement fauché compagnie… Se débrouiller seule, voilà ce qu’elle semblait prôner, même encerclée par le brasier. Et alors que la fille du Général doutait de la promesse faite, elle freina sa course lorsqu’un scintillement métallique et un chatoiement de couleurs criardes attirèrent son œil. En contre-bas, dans une rue tranquille contrastant dangereusement avec l’achalandage de l’allée principale, deux gens d’armes. Vêtu comme il se doit, de vif bleu et de vif rouge, encerclés de trois ombres. Trop familières, tout comme ce visage délicat. La noiraude ne mentait donc pas.

Clara aurait aisément pu passer son chemin, elle s’était d’ailleurs tiré d’affaires et ne devait plus rien à personne. Elle aurait dû quitter ces lieux dangereux alors qu’il était encore temps, rebrousser chemin vers le Sud. N’avoir jamais monté vers le Nord, voilà ce qu’elle aurait dû faire, car quand on le quitte, il est trop facile de s’en retourner. Il faut s’en éloigner. Mais le Port de Thalis, elle en avait tant entendu parler… désormais, elle ne voulait plus aucune allusion à ce sujet. Après quelques secondes de remise en question, la jeune femme prit la direction de la rue avec un grognement rageur. Que Séliope ait son âme si cela était une justice qu’on se devait d’ignorer !

Sachant qu’elle serait d’une plus grande aide en se faisait discrète, Clara longea rapidement le mur tout en évaluant la situation. Trois hommes refermaient l’étau, déterminés semble-t-il, à passer au fil de leur lame qui conque entraverait leur mission. Qu’avait dérobé la noiraude dans cette maison en flammes, l’Arvèle se le demandait bien. Des documents secrets, un objet d’une valeur inestimable ? Comme le combat s’engageait, Clara se pressa de réagir. Elle escalada un monticule de boîtes en bois vides, entassées pêle-mêle contre la façade d’un bâtiment de pierre. La structure précaire n’avait rien de rassurante, mais elle donnait un accès, plus ou moins fiable, au toit. Heureusement, ce n’était pas là que la fille du Général désirait se rendre. Elle agrippa solidement la gouttière de ses deux mains, jeta un regard vers le combat ; l’un des assassins, aux prises avec l’un des soldats, s’était rapproché du mur qui causerait bientôt sa défaite.

Sans plus tarder, Clara se concentra, libérant sans trop de dextérité sa Vérité qui se mit en branle. Les joints métalliques retenant la lourde et longue gouttière au toit se mirent à s’oxyder. Déjà vert-de-gris à certains endroits, les zones tournèrent irrégulièrement au brun rouille puis, lentement, le conduit se détacha du toit avec un crissement effroyable. L’assassin eut juste le temps de relever la tête que le chéneau lui tombait dessus, l’écrasant avec un bruit sourd. L’officier sauta quatre pieds de haut, lui qui ne s’attendait certainement pas à cette intervention divine ! Il releva à son tour la tête et fut bien surpris de trouvé la jeune femme perchée là-haut. Qu’importe la technique employée, voilà deux crapules que Clara assommait aujourd’hui, et c’était tout à son honneur.  

- Eh bien, que faites-vous !? s’impatienta l’Arvèle, voyant le garde figé sur place. Il vous reste deux de ces mécréants à arrêter, allez !

Le soldat opina du chef, écoutant l’ordre donné par la jeune femme comme s’il eut été dit par son supérieur immédiat, et se rengagea dans la bataille. Le bastion, diront-nous plutôt, car c’était plutôt chaotique en bas, et on en venait plus aux poings qu’aux armes. Clara descendit de son perchoir, gardant un œil sur la noiraude. Elle était venue ici pour elle, après tout, et s’en souciait. Cette femme lui devait un verre, et quelques explications …


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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Mar 5 Nov 2013 - 19:56

Ce monde fourmille étrangement de millier de source de surprise. C'est ce que pensa Aklis en voyant la silhouette fine d'une jeune arvele qu'elle avait quittée, quelques temps plus tôt. Le soleil quittant son apogée projetait son ombre menaçante sur la ruelle, faisant ressembler cette apparition comme une manifestation divine. Si la voleuse n'était que difficilement impressionnable, elle ne pouvait que remercier cette intervention inespérée. Et respecter cette inconnue pour avoir réussi à la sauver. Ou d'avoir au moins éliminé facilement l'un de ces meurtrier. Jamais elle n'aurait imaginé qu'elle partirait pour l'aider. Elle avait affronter les flammes puis des assassins pour une raison qu'Aklis ignoré. Mais malgré cette preuve de courage, cette jeune femme ne regrettait toujours pas d'avoir bravé la chaleur pour retrouver le fruit de son paris.

Aklis ne fut pas la seule à être déstabilisée par cette arrivée inattendue. Les gardes tournèrent la tête pendant un long moment, observant cette envoyée céleste. Mais pas les criminels. Qui, eux en profitèrent pour se jeter à deux sur la voleuse qui eu à peine le temps de parer le premier coup. Les suivants étaient tout aussi complexes et difficiles à éviter. Plus ils s'enchainaient, plus la jeune femme reculait. Et, derrière elle, il y avait une rue bien plus grande. Une rue remplie d'innocent passant qui n'avaient pas à être touché de quelque façon que ce soit par ce combat. Aklis se bloqua donc sur place, faisant de gros effort pour ne pas reculer. Le feu du duel l'empêchait de bien analyser la situation et elle savait qu'elle n'arriverait à rien ainsi. A rien à part la défaite.

Ce n'était pas ses bras qui commencèrent d'abord à ployer sous l'effort mais ses yeux. Ils balayaient la ruelle à toute vitesse, observant le moindre recoin mais sans repérer la moindre issue. De plus, elle n'avait aucune information sur la position des gardes et de l'arvele, placés derrière les deux hommes encapuchonnés. Ils formaient un barrage de leur lame tournoyant dans tout les sens, bloquant une fuite vers les profondeurs de la ruelles. Une tornade de métal impressionnant. Aklis s'en rendit alors compte. Les coups des hommes étaient plus impressionnants que dangereux, ne touchant son sabre positionner en défense qu'une fois sur deux. 

Une douce chaleur toucha un instant Aklis avant de repartir. La voleuse sacrifia quelques secondes d'inattention pour en chercher la provenance. Qu'elle découvrit en peu de temps: le soleil n'était pas exactement derrière elle mais avait percé une partie des ombres de la ruelle. En bougeant un peu sur le côté, la jeune femme avait réussis à se placer sous ses rayons. La douce chaleur partait et revenait, tandis qu'elle se déplacer doucement. Une ébauche de plan se dessina dans son esprit, au moment où elle sentit une énième fois la chaleur. Si elle ne pouvait pas regarder où elle aller avec ses yeux, elle pouvait le sentir. Car la tache lumineuse était presque collée au mur opposé au soleil.

Doucement, lentement, Aklis se déplaça. En un mouvement imperceptible, elle changea ses parades en douce attaques, obligeant ses adversaires à se changer de position tandis qu'elle se mettait dos au mur. Après un nombre incalculable de coup inutiles, elle réussit à sentir la pierre dans son dos. Mais, maintenant qu'elle était dans une position un peu plus avantageuse, elle ne sut que faire. Car les assassins reprirent leur danse mortelle, mais cette fois avec des coups bien plus efficaces.

Une peur étrange s'installa en Aklis lorsqu'elle comprit qu'elle aurait beau élaborer de tel plan, elle ne pourrait s'échapper. Et que sa seule porte de sortie venait des deux gardes effarés et d'une parfaite inconnue. Pourtant, un sourire à moitié fou, à moitié amusé illumina le visage d'Aklis. Même si une mort noir était en train de lui pointait un sabre sous la gorge, elle était encore en vie. Et elle savait qu'elle ne mourrait pas en ce moment-même.

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Jeu 7 Nov 2013 - 3:03

Quelle folle journée, qui plus est, ne faisait que commencer. Tout du moins, elle semblait sur le point d’atteindre son apogée et s’il advenait qu’elle ne s’enflamme d’avantage, Clara ne donnait pas cher de sa peau. L’action du combat étant ce qu’elle était, courte mais virulente, elle tanguait à prendre fin dans les prochains moments. En leur heureuse faveur, il sembla à Clara qui ne voyait plus que deux spadassins encore en état de nuire et à qui, de belle façon, la noiraude tenait tête. Comme l’Arvèle redescendait de son perchoir d’une stabilité précaire, la lumière du soleil s’engouffrant dans la rue étriquée l’aveugla momentanément.

L’autre femme sembla en tirer avantage, c’est du moins ce que se dit la fille du Général en la voyant effectuer quelques malins jeux de pieds tout en enchaînant parades et attaques avec le calme et la confiance d’une combattante aguerri. Qu’était-elle donc ? Si, aux premiers abords, elle ne lui avait semblé n’être qu’une gens banale, quoi qu’un peu bornée et suicidaire, un insoupçonné talent d’escrimeuse se dessinait. Ou alors, ces ferrailleurs encapuchonnés n’étaient que de piètres bretteurs payés peu cher, mais en grand nombre, faute de qualité, pour pouvoir accomplir la sale besogne. Et quelle besogne ! Les jeunes femmes ne leur auraient pas donné la tâche facile.

Toujours aussi pressée d’agir, car même n’importe quel idiot sait que lorsque l’acier fend l’air, chaque seconde compte, Clara s’avança à la hauteur des deux gardes interdits. L’épée en main, la posture propice au combat, ils ne bougeaient pourtant pas, hésitant fortement à entamer la danse avec le trio chaotique. L’Arvèle les somma, avec toute l’assurance qu’elle possédait, et qui, quand elle remontait à la surface, se mesurait avec celle du Général son père. Le sang-froid, l’autorité et l’esprit vif et tactique, voilà de fortes bonnes qualités qu’avait en sa possession Clara mais qu’elle n’utilisait que rarement, faute de savoir les invoquer au bon moment. Héritage paternel, ou maternel, trop peu utilisé.

- Allons, messieurs ! À quatre contre deux, nous devrions réussir à neutraliser ces deux malfrats !

Sitôt dit, sitôt fait. Les gardes, se bardant d’honneur et de fierté mâle, se ruèrent sur les deux assassins avec une conviction défiant ce foutu désordre. Quelques coups, quelques grognements de surprise, de protestation, et s’en fut terminé. Les deux truands gisaient sur le sol, l’un cloué contre les dalles avec le poids d’un des gardes sur le dos et une lame sur la nuque, le second, le ligament du mollet sectionné et les armes rendus, par forfait. Sans oublier le troisième qui, toujours évanoui, était allongé sous la gouttière. Le plus vieux des gardes, cheveux poivres et sel, yeux grisâtre, gros nez épaté et sourire flagorneur, s’inclina presto devant les deux dames en posant la garde de son épée contre sa poitrine.

- Ils seront jugés et inculpés selon le bon vouloir du gouverneur du port, demoiselles. Un grand merci pour nous avoir permis d’intervenir en temps. Pourrions-nous savoir les faits de leur dessein ?

Malgré la prestance qu’il s’imposait et son parlé courtois, le garde soufflait comme un bœuf et suait à grosses gouttes. L’âge n’était certainement plus aux bastons, et il s’en serait probablement passé si le devoir ne l’avait pas appelé. Clara lorgna l’assassin ayant capitulé, puis sa jambe ou fleurissait une macule vermillon. Lui, malgré la douleur certaine, n’avait d’yeux que pour elle, s’entêtant à la dévisager froidement, d’un regard un peu fou même, qui ne lui était destiné qu’à tort. L’Arvèle se ressaisit, se rappelant la question, puis pivota vers le soldat.

- Si je ne m’abuse, cette femme semble en savoir beaucoup plus que moi sur tout ceci, elle devrait pouvoir vous éclairer quant aux détails.

Ce disant, Clara désigna la noiraude d’un coup d’œil de biais. Assurément qu’elle en savait plus ! Ces assassins n’avaient pu prendre en grippe deux innocentes, deux parfaites inconnues de surcroît. Non, il y avait anguille sous roche. Tout en dévisageant l’autre femme, la fille du Général sentit poindre le doute, petite vipère prenante et tenaillante. Se pouvait-il, qu’au final, on en veuille véritablement à sa personne ? En y pensant bien, ce n’était pas la première fois qu’elle s’avérait être une cible de choix, en raison de son titre. Prise en otage, une fois... par Taran, cela semblait faire si longtemps ! Mais ses ravisseurs souhaitaient la garder en vie, bien évidemment, en promesse alléchante de rançon salée. La tuer pour la tuer… cela ne menait à rien de logique. Et pourquoi ici, à Thalis ? Son existence ne menaçait les projets personnels de personne, aucun affront ne se devait d’être lavé… et si ?

Le sang de Clara se glaça dans ses veines. Se pourrait-il ? Il y a deux semaines à peine, cette auberge, ce seigneur insulté, ces meurtriers, Richard. La jeune femme inspira brusquement, réalisant qu’elle avait cessé de respirer, et l’aire s’engouffrant dans ses poumons sembla aussi brûlant, si même plus, que celui inspiré dans la maison en flammes. Le garde dût remarquer son brusque changement d’humeur, le bref tremblement de ses mains, car il lui jeta un regard intrigué, mais déjà, elle reprenait pied, chassant de son esprit les chimères de cette nuit passée… Elle finit de tout oublier en reportant son attention sur la noiraude, souhaitant qu’elle fournisse des explications qui invalideraient sa théorie stupide et effarante.

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Ven 15 Nov 2013 - 19:59

Ne pas baisser les yeux. Garder le regard droit. Même un peu plus assuré que normalement. Et surtout, surtout, cacher la fatigue qui grimpait le long du corps d'Aklis. C'est ce que cette jeune voleuse tentait de faire. Elle ferma les yeux pour les rouvrir en entendant la discussion entre l'arvele et les garde. Elle respirait à grands  à-coups, essayant de calmer les battements de son coeur. Les voix qui l'entouraient l'atteignaient à peine, comme traversant un voile invisible. D'ailleurs, elle ne regardait pas la scène qu'il y avait sous ses yeux, elle essayait simplement de reprendre son souffle.

Lorsque, enfin, elle poussa un dernier soupire pour marquer la fin de son court calvaire, elle put remarquer que la dernière phrase de la "sauveuse" lui était adressé. Elle mit quelques secondes a relier tout cela puis répondis:

-Je n'en ai aucune idée. Il sont apparus, d'un coup et nous on menacé. Je ne comprend pas vraiment pourquoi. Je n'ai rien fait de dangereux jusqu'à ce jour...

Ce magnifique semi-mensonge qui sortit de sa bouche fut facilement avalé par les gardes. Car si Aklis n'avait aucune idée sur la raison de cette attaque, elle y avait bien des raisons de l'assassiner. Une vengeance, un paris, la voleuse savait bien qu'on pouvait être capable de tout pour assouvir ces désirs.

-Merci Mesdames. s'exclama le chef des gardes, de nous avoir aider à attraper ces bandits. Nous allons maintenant les emmener et vous quitter.

Sur ces mots, l'homme aux cheveux grisonnant fit signe à ses collègues et avec une obéissance digne des meilleurs soldats, ils emportèrent les assassins. Disparaissant entre les ruelles, les deux rescapés des flammes puis d'un assassinat se retrouvèrent seul. Un long silence s'en suivit, le vacarme de la foule pourtant si proche semblant étrangement lointain. Un léger vent se mit à souffler dans les rues pour balayer ces scènes sanglantes, bien que rien n'est coulé. Il murmura doucement de douce paroles inaudible avant de retombé, abandonnant la ruelle au silence.

Aklis poussa un second soupire, immensément long. Elle rengaina lentement, comme si elle se rendait enfin compte de la dangerosité de ce combat. Elle releva ensuite la tête et la tourna longuement pour observer la rue autour d'elle. Puis, elle se tourna enfin vers la jeune femme qui était à côté d'elle.

-Bon et bien je suppose que tu as plein de truc à me demander. commença-t-elle Et vue que c'est réciproque, on devrait aller quelque part de plus... sure.

Elle fit un léger signe à la jeune femme tandis qu'elle se dirigeai vers la sortie de la ruelle. une fois dans l'avenue, plus grande, elle s'arrêta  pour profiter un instant de la douceur du soleil couchant. Car, bien qu'il fut assez haut dans le ciel, les hautes maisons en cachait déjà une partie. Pourtant, les chaleureux rayons arrivaient tout de même à caresser la grande rue qui serpentait dans la ville.

Comme à chaque fois qu'Aklis retrouvait la foule, cela la rassurait. Cette masse grouillante pleine d'être tous plus différents les uns que les autres lui était tellement familier qu'elle fut automatiquement à l'aise au milieu des autres personne. D'un regard et sans même sans rendre compte, elle repérait les moindres défauts de tout ce qui pouvait contenir quelque chose de précieux. Son instinct de voleur lui murmurant inconsciemment qui pourrait être rentable. Mais pour une fois, la jeune femme ne testa pas la richesse de Thalis par un petit jeu dangereux et se dirigea vers une rue où s'aligner des auberges.

Aklis porta son choix sur une grande auberge bien remplis et peu prompt à s'enflammer. Elle entra dedans calmement, entrainant l'arvele vers une table dans un coin, près d'une fenêtre. Il y avait, tout autour, une grande majorité de famille prenant un bon repas avant de repartir. Il y avait aussi quelques bourgeois discutant d'affaires dans les autre recoins de la salle ainsi que quelques vieil ivrogne qui finissait leur énième choppe.Tout était calme, les murmures des voix entremêlées se cachant habillement derrière les autres bruit et ne formant plus qu'une unique parole presque inaudible. Les discutons était, bien qu'animées, peu envahissante.

L'un des serveur remarqua enfin les deux jeunes femmes qui attendait à une table et s'approcha d'elle en demandant jovialement:

-Et pour vous, ce sera quoi?

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Ven 15 Nov 2013 - 23:44

Soleil de plomb, chaleur suffocante. Même la bise, chargée d’une horrible odeur de poisson crevé, n’était en rien rafraichissante. Portant le mince espoir d’une nuit plus douce, l’astre du jour avait déjà commencé sa lente course descendante vers la mer. Ne sachant comment se positionner, Clara, que le regard de l’assassin intimidait en silence, opta pour des bras croisés sur sa poitrine. Si ce geste pouvait trahir un certain inconfort, une assurance feinte, cela lui donnait néanmoins la prestance qui lui manquait. Quelle folle journée. Elle lança un coup d’œil inquisiteur à la noiraude, espérant secrètement une réponse convaincante qui éluciderait le mystère. Qui expliquerait pourquoi on avait tenté de la tuer, par Taran !

-Je n'en ai aucune idée. Il sont apparus, d'un coup et nous on menacé. Je ne comprend pas vraiment pourquoi. Je n'ai rien fait de dangereux jusqu'à ce jour...

Si cette mascarade sembla satisfaire les gardes, Clara en resta pantoise. Alors que les deux hommes disposaient, le plus costaud ayant hissé l’assassin inconscient sur son épaule, la fille du Général crocha sur la noiraude d’un regard torve. Baliverne, elle n’allait pas croire à cette réponse stupide et manifestement fausse. Clara avait assez utilisé l’art du mensonge pour en reconnaître un, aussi brillamment fut-il tissé… Néanmoins, elle ne releva pas. Avait-elle vraiment envie de savoir ? Oui, tu as envie de savoir, et tu le sais très bien.

-Bon et bien je suppose que tu as plein de truc à me demander, avança effrontément la jeune inconnue, et vue que c'est réciproque, on devrait aller quelque part de plus... sure.

Clara eut la violente envie de lui répondre qu’aucune endroit n’était sûr en sa compagnie. De plus, qui était-elle pour supposer qu’elle avait plein de trucs à lui demander. Mais intriguée, et surtout honteuse de sa propre curiosité, l’Arvèle la suivit sans protester. Franchement, elle aurait dû fuir cette ville de demeurés au plus vite, mais quelque chose la retenait. Ce puéril désir de savoir; on n’était jamais trop vieux pour l’éprouver. Agacé par ses propres réactions, Clara marcha d’un air renfrogné à la suite de sa camarade. De temps en temps, un passant la bousculait par l’épaule, lui accrochait le pied. La jeune femme se sentait d’une étrange humeur massacrante, peut-être un effet secondaire de l’adrénaline. Elle se retint de pester. Assez de confrontations pour aujourd’hui.

Elle fut reconnaissante lorsque la noiraude leur dénicha une petite auberge tout ce qu’il y a de plus banale avec une clientèle tout à son image. Et elle fut encore plus soulagée lorsque sa compagne choisit une table à l’écart d’éventuelles altercations. Clara s’assit sur la chaise de bois trop dure, regarda par la fenêtre crasseuse. Si crasseuse qu’on n’y voyait rien hormis les silhouettes ombrées des passants sur la rue, la lumière diffuse du soleil… L’Arvèle reporta son attention sur sa voisine de table. Ses yeux noirs reflétaient le lampion juché sur une étagère, tout près. Pour la deuxième fois de la journée, elle s’y attarda vaguement, éprouvant un réel intérêt. Cette jeune femme recelait de mystères.

-Et pour vous, ce sera quoi?

Clara n’avait pas entendu le serveur approché. Elle fit mine d’esquisser un geste las de la main pour le renvoyer, ne souhaitant pas qu’on la dérange, mais un désagréable picotement dans sa gorge lui rappela sa soif. Courir d’un bout à l’autre du port était certes une activité très physique. La fille du Général releva les yeux vers l’homme, lissant sa longue chevelure sur son crâne.

- Une bière pour moi, ce sera tout pour l’instant.

À quand remontait son dernier repas ? Aucune idée, de toute façon elle était trop à l’envers pour gober quoi que ce soit. Toute cette action l’avait retournée plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle pianota quelques secondes sur la table, n’osant poser la première question, car à vrai dire, elle se trouvait ridicule. Cette femme lui devait au moins des explications. Et elle allait lui en donner. Sinon, pourquoi l’avoir invité ici ? Chaque chose en son temps. Pour détendre le climat et voir à qui elle avait à faire, Clara riva le bleu pâle de ses yeux dans ceux, sombres, de la noiraude. Sans plus de préambule, elle lui tendit la main au-dessus de la table pour une poignée.

- Je m’appelle Clara, lâcha-t-elle d’un ton franc

Après ces mésaventures, les formalités polies et courtoises n’avaient plus leur place. L’Arvèle avait envie de parler, sérieusement, et non de se lancer quelques phrases à la vas-vite car on craint pour sa vie. Puis, afin de détendre un peu plus l’atmosphère, la jeune femme rajouta plus doucement :

- Je t’ai vu combattre. Tu es une vraie lionne…

À qui avait-elle à faire ?

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Mer 20 Nov 2013 - 13:32

Il y avait un nombre incalculable de personne autour des deux jeunes femmes. Des badauds tout juste bon à retenir leur propre nom, des bourgeois que se voulait discret malgré leur manière et des gardes qui assuraient un calme inutile dans cette ville grouillant de vie. Au moindre problème, la première chose que ferai les habitants seraient d'observer et de transmettre. L'information circulerait jusqu'aux confins de la cité en un temps infime. Et Aklis avait beau sentir pleinement cette liaison invisible, elle se sentait horriblement seule. Ce n'était pas une solitude triste mais effrayante. Elle sentait qu'on pourrait l'égorger aussi rapidement que elle pouvait prendre cette bourse que deux marchands s'échangeaient. Et ces gardes, piètre défense, ne faisait que l'effrayé un peu plus. Après tout, n'était-il pas ses ennemis, quel que soit le lieu où elle agissait?

Maintenant que le serveur était repartit avec leur commande, elle était étrangement déconnecté du monde qui l'entourait. Chose rare, la voleuse ayant pour habitude de toujours être à l'écoute de ce qui se passe autour d'elle. Mais cette conversation qui l'attendait, ce regard aussi curieux que le sien, cela valait bien un moment d'inattention. Aklis observa la jeune femme qui allait sans doute assouvir sa soif de connaissance. Apparemment, cette dernière en attendait de même. Aklis se demanda un instant pourquoi. Elle sentait que cette arvele ne pensait pas, comme elle, que le savoir était une arme aussi importante qu'une épée.

-Je m'appelle Clara. Je t'ai vu combattre. Tu es une vraie lionne... commença l'intéressée.

Cela surpris légèrement Aklis. Cette dernière s'attendait à tout de la part de cette Clara hormis des compliments. De plus, la voleuse sentit très bien que ce n'était qu'une simple formalité pour la mettre de bonne humeur. Refusant de rentrer dans son jeu, elle répondit:

-Les lions sont trop voyant et pataud. Ce n'est pas pratique.

Un étrange sourire éclaira les lèvres encore sèche d'Aklis. Elle avait tout simplement sortit la première chose qui lui était passé par la tête. Clara allait sans doute la prendre pour une demeurée, une folle mais ça n'avait pas d'importance. Elle avait juste dit ce qu'elle voulait pour montrer à cette guerrière combien elle n'aimait pas ces manières futiles.

Un furieux coup de vent pénétra dans la pièce par une fenêtre proche et balaya les tables une à une avant de disparaître. Ce souffle passa rapidement sur la table où était assise Aklis qui profita de ce bout de fraicheur dans la chaleur étouffante. Elle sentait que certaines parties de son corps étaient encore brulée et secs d'avoir passé un long moment entre les flammes et la fumée. Le reste de ses membres cuisait de la douleur d'un combat brusque et fatiguant. Aklis n'étant pas une véritable combattante, la précédentes bataille avait été une pure torture.

-Aklis. Aklis Aryalle. lacha-t-elle peu après que la bourrasque se soit calmer.

Son sourire, bien que plus doux, était toujours présent. Aklis fixa un long moment Clara, cherchant à déceler des yeux autre chose que la curiosité. Puis, lâchant toute cette tension, elle soupira longuement. Son soupire se termina lorsqu'elle dit d'une voix basse et calme:

-Sache que je n'ai rien à voir avec cette incendie. Peut être que l'assassinat était seulement envers moi, et dans ce cas je m'en excuse, mais cela m'étonnerait. Je n'ai rien fait pour me faire ainsi attaquer, du moins dans cette ville. Et je doute que des meurtriers soit assez incompétent pour me suivre au-de là d'Arnlo. Je pense donc que, si ils nous ont attaqué, c'est soit pour toi, soit pour l’incendie.


Quelques secondes à peine après ce petit monologue, le serveur revint avec deux choppes remplie. Il les déposa et, l'instant d'après, il repartit avec son plateau et une pièce de cuivre donnée par Aklis pour payé les consommations. Elle attendit qu'il soit loin pour se tourner vers Clara. Sans même touché a sa boisson, elle attendit la réponse de cette dernière.
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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Ven 22 Nov 2013 - 19:27

Des éclats de voix, tout autour. Dialogues plus ou moins intéressants que Clara écoutait d’une oreille sans réellement capter le sens de mots. Une étrange fatigue et bien-être l’enrobait lentement et elle se serait laisser aller volontiers à la douce étreinte du sommeil malgré l’heure hâtive. Bien entendu, la réponse franche de la noiraude la pris de court, encore.


-Les lions sont trop voyants et patauds. Ce n'est pas pratique.

L’étrangère sourit. Clara comprit aisément que cette dernière ne désirait pas s’encombrer de procédés aussi superflus qu’inutiles. En somme, elle semblait avoir le même franc-parler que la jeune Arvèle, chose que la fille du Général tentait de contrôler depuis son départ de la cité. Cela lui causait déjà suffisamment d’ennuis à Férèsis et elle ne souhaitait pas s’en trouver d’autres en extérieur. Malgré ça, la malchance était au rendez-vous et, paradoxalement, sa bonne étoile également.

Un quidam fit irruption dans l’auberge, comme beaucoup d’autres avant-lui ; le hall était très passant, l’établissement semblait être d’une certaine popularité. Cette fois par contre, le vent s’engouffra avec voracité dans la salle, s’infiltrant même par les carreaux ouverts. Rafraichissant. Clara inspira doucement, ferma les paupières un instant. Le fond de l’air était salin, mais plus que bienvenu dans cette ambiance suffocante.


-Aklis. Aklis Aryalle.

Nom de famille exposé ; Clara le nota rapidement. Elle n’aurait pu se le permettre. Arnstven était un nom un peu trop connu. Peu importe, cela démontrait une certaine confiance, ou relâchement de vigilance. Aucune animosité, de toute façon, ç’aurait été étrange après les évènements intenses que les deux jeunes femmes venaient de vivre ensemble. Cette Aklis lui sembla soudain plus calme et reposée, plus encline à la parole.


-Sache que je n'ai rien à voir avec cette incendie. Peut être que l'assassinat était seulement envers moi, et dans ce cas je m'en excuse, mais cela m'étonnerait. Je n'ai rien fait pour me faire ainsi attaquer, du moins dans cette ville. Et je doute que des meurtriers soit assez incompétent pour me suivre au-de là d'Arnlo. Je pense donc que, si ils nous ont attaqué, c'est soit pour toi, soit pour l’incendie.


Clara se passa une main sur la nuque, elle la sentait sincère et aussi prise au dépourvu qu’elle l’était. Le serveur passa rapidement, tout juste le temps de déposer les chopes sur la table et de se faire payer. L’arvèle fut surprise mais ne dit rien. D’un simple regard, elle remercia silencieusement la noiraude d’avoir prit en charge les deux consommations. Avant de lui répondre, elle prit une longue lampée de bière tiède pour étancher sa soif. La boisson tomba d’un bloc dans son ventre et lui laissa un goût amer et épicé sur le palais.

- Je ne suis pas poursuivie par qui que ce soit, répondit doucement la jeune femme en regardant ondoyer le liquide ambré dans sa chope. J’imagine donc que tout cela avait rapport avec l’incendie… enfin, on ne sera jamais certaine.

Elle jeta un regard par la fenêtre, pensive. Elle ne pouvait être complètement certaine que ces assassins n’étaient pas venus en ce port pour sa peau, mais cette théorie lui semblait insolite. Elle arqua un sourcil, repensant soudain à ce fameux incendie.

- D’ailleurs… tu as trouvé ce que tu cherchais, dans cette boutique en flammes ? Ce devait être important, pour que tu y risques ta vie.

Clara l’affirmait en tout point. Même un fou ne serait pas resté dans la gueule d’un brasier pour si peu.

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MessageSujet: Re: Une envolée de flammes [PV Aklis Aryalle] Ven 6 Déc 2013 - 18:33

La discussion était étrange. Les sous-entendues n'était pas présent, pourtant Aklis sentait que Clara pas aussi anonyme qu'elle le prétendait. Son attitude, ses origines, tout ces actes était différent. La voleuse ne trouvait quelle était cette différence avec précision. Pourtant, il était certain qu'elle était plus qu'une simple femme ayant appris à se battre. Aklis réfléchit longuement et mais ce fut en vain. Elle n'arrivai pas à comprendre ce qu'était Clara.

-D’ailleurs… tu as trouvé ce que tu cherchais, dans cette boutique en flammes ? Ce devait être important, pour que tu y risques ta vie.

Presque machinalement, aklis sortit le petit anneau doré dont il était question. Elle le fit tourner entre ses doigts, sentant à l'intérieur le nom gravé dans le métal. Elle le passait lentement à son doigt, puis l'enlever avant de le remettre. Elle le faisait glisser au creux de sa main sentant sa chaleur dans sa paume avant de le faire glisser vers le dos de sa main. Ce geste dansant, étrange et agréable la rassurait. Elle savait ainsi qu'elle ne perdrait pas l'objet de son rapt. Et tout en faisant danser le petit bijoux, elle écoutait attentivement Clara.

Aklis se mit alors à réfléchir à sa réponse. Pouvait-elle dire à la sérieuse arvele qu'elle avait risqué sa vie pour gagner un paris? Elle se doutait bien que cela lui vaudrait une bonne correction de la part de Clara. Pourtant la voleuse, préférait assumer son geste. Après tout, il était très important pour elle de faire cela et la jeune femme ne changerait pas son avis. Et, que pourrait lui faire Clara à part hurler quelques minutes?

Elle se rapprocha de la table, but une douce gorgée de bière sans même y faire attention puis poussa un léger soupire. Avec la même lenteur, Aklis releva les yeux vers clara et lui sourit. Elle attendit quelques longues secondes avant d'expliquer:

-Risqué mais amusant, non? Je sais que j'ai risqué ma vie mais j'ai au moins obtenue ça.

Lissa tendit la main et l'ouvrit pour dévoiler l'anneau. Elle le prit entre deux doigts, le plaça devant les yeux. Elle le fixa intensément, comme si elle voyait à travers lui un grand nombre de chose. Elle le scruta avant de le faire glisser dans sa main.

-C'est fous toute la valeur que l'on peut attribuer à un objet rien qu'avec un petit paris. Ce n'est même pas un métal précieux, il n'a rien de spéciale. Mais moi, il va me faire gagner des choses bien plus intéressantes.

Elle rangea délicatement l'objet brillant dans sa pochette et se tourna, tout sourire vers l'arvele. Aklis venait de se rappeler ses premiers questionnements. Elle fixa droit dans les yeux la jeune femme avant de  demander innocemment:

-Je suis quelqu'un de plutôt curieux et je me demande... Tu es qui? Tu fais quoi dans ta vie? Par ce que une jeune femme qui voyage seule, ce n'est commun. Surtout lorsqu'elle se battre avec tant de...zèle.

Aklis se doutait bien qu'elle n'allait pas me dire directement et explicitement qui elle était. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de demander ça. Pour la voleuse, la connaissance était quelque chose d'important. Ne pas savoir tout sur l'objet volé était, pour cette dernière, comme être aveugle. Et ne pas connaître cette personne était comme parler à une ombre.

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