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Quand ingénue rencontre homme fort et sage [PV : Richard]

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MessageSujet: Quand ingénue rencontre homme fort et sage [PV : Richard] Lun 16 Sep 2013 - 10:37

Comment vous dire... Actuellement la demoiselle faite de bois et autres matériaux plus ou moins étranges se trouve dans une situation pour le moins particulière. Lorsque vous voyez une belle jeune femme recroquevillée derrière un buisson, les jointures du genoux traînant à même le sol boueux, la robe fixée en un charmant nœud afin que sa belle robe noire ne se salisse pas. Le tout alors que cette même demoiselle jetait de nombreux coup-d’œil indiscrets derrière-elle à travers une branche mal fixée. Il était évident pour n'importe qui, qu'elle avait des soucis, néanmoins le petit sourire de satisfaction qui se dessinait sur ses lèvres ne relevait aucunement un sentiment de peur intense, elle avait même l'air de trouver cette situation plutôt amusante... Je me doute par la suite vous aimeriez obtenir plus d'informations sur ce qu'il s'est passé, revenons donc un peu en arrière je vous pris.

Alors que la jeune femme se baladait, sautillant presque dans la forêt de cette vaste montagne, observant les fleurs prendre vie au soleil levant, ce même astre lumineux faisait fuir ces drôles d'apparitions cotonneuses dans le ciel. Les petites créatures s’apprêtaient à entreprendre leurs habitudes matinal, tout qui rappelait en effet la joie du mois de Tallien. La jeune gamine aux yeux ouvert d’émerveillement avait en ses mains un petit carnet accompagné d'un ridicule et chétif crayon usé, mais cela lui suffisait, il lui servait soit à dessiner ce qu'elle voyait ou à écrire tout simplement. Une voyageuse part dans l'idée de découvrir, elle se doit de récolter tout ce qui doit être découvert. C'est une évidence même.
D'après sa carte qu'elle fixait soigneusement dans les nombreuses lanières qui pendaient de sa simple ceinture de cuir attaché sous sa robe volumineuse, elle savait qu'elle ne tarderait pas à tomber sur cette petite auberge situé sur un plateau illuminé. C'était bien évidemment la première étapes de sa journée, loin d'elle l'idée de s'éclaircir le gosier, cela ne lui est guère utile, mais la population humaine sera au rendez vous, et la petite fouineuse n'a pas souvent l'occasion de traîner dans ce genre d'endroit. Le problème, puisqu'il y en a toujours un, et parce que ça serait bien trop facile sans ce genre d’événement, c'est qu'il y avait une raison à la hauteur de cette maison de restauration, un ramassis de crapule, de gros gaillards qui ne jurait que par leur muscles, ici rares sont les femmes qui sont conviées à leur petite « party », généralement elles fuyaient ce lieu. Ici un coup bien sentit équivaut à de belles paroles, c'est l'unique et le meilleur moyen de communication pour acquérir le respect de messires les grosses brutes de passage.

Alors que la jolie petite ingénue posait son délicat petit derrière sur une chaise d'une table remplie de tatoué aux regards meurtrier, pendant qu'elle, souriante et lumineuse, les observait avec ses grandes prunelles grises, sa longue chevelure bleutée enveloppait son charmant visage pour ensuite rejoindre son dos formant une cascade jusqu'au bas de ses omoplates.

« Oy, Oy tu viens faire quoi ici ma mignonne hein ??? »

Elle ne regardait pas particulièrement la personne actuellement en train de lui adresser la parole ce qui provoqua une pause dans la discussion qui fit prendre une couleur rougeâtre au visage du briguant, puis au bout d'environ deux minutes elle se mit à gentiment lui répondre.

« Ah ? C'est à moi que vous vous adressez m'sieurs le tatoué ?  Ne vous inquiétez pas faite comme si je n'étais pas là et continuez ce que vous étiez en train de faire je ne fais qu'observer votre étrangeté. »

Aie ! Et vous comprenez à présent en quoi la jeune pantin s'attirait des ennuies, elle ne mesure certainement la portée que peuvent avoir ses paroles, sa douce voix n'arrangera pas la chose, cependant il faudrait être un buffle pour ne pas comprendre qu'au vue de la tête que tirait les trois truands, il fallait à présent prendre les jambes à son coup et montrer qu'elle aussi était capable de courir.

Il est cependant impossible pour elle de courir rapidement peu importe la dose d'huile naturelle qu'elle peut mettre entre ses jointures, mais apparemment ces brutes épaisses ont en plus dans les muscles que dans le crane, se cacher derrière un buisson était pour le moment amplement suffisant. Même si les lourds pas qui s'appelaient ennuis se rapprochaient de plus en plus, à quatre pattes la charmante demoiselle s’avança jusqu'à percuter des jambes, ou plutôt un pantalon qui sentait plus le fauve que les magnifique fleurs qu'elle avait vu un peu plus tôt. Elle leva son crane et posa ses grandes prunelles brillantes sur un homme avec de beaux cheveux blond qui pendaient le long de son visage. Elle se mit par la suite à lui sourire et se cacher juste légèrement derrière lui, lui agrippant fermement le bras avec ses petites mains de bois.

« Dites m'sieur, vous ne faites pas parti de ces malotrus violent je me trompe ? Vous êtes bien moins balafré qu'eux, je vous propose un marché, vous mettait une bonne raclé à ces assassins de pacotilles et je vous paie un verre, équitable nan ? »

Bon il est vrai que cela n'a rien d’équitable mais avec le magnifique sourire qu'elle lui offrait il ne pouvait tout de même pas refuser une telle offre.
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MessageSujet: Re: Quand ingénue rencontre homme fort et sage [PV : Richard] Lun 16 Sep 2013 - 15:45

Peu avant de parvenir en terres Liares, Richard Lëys avait dû traverser maintes régions fréquentées par ces pairs et ce long périple venait déjà métamorphoser son habituelle prestance ; il n'avait pris la peine de faire honneur de sa présence les habitants des Terres de Faras ou des Chutes de Veroni, y préférant la compagnie des calmes -et neutres surtout- Héléos. Moins risqué et à ses yeux moins pénible, le Récleyé avait donc pris son mal en patience pour effectuer un léger détour avant de refouler les terres humaines d'Ouest en Est. Quoique certains de ses confrères puissent croire à son sujet en l'affublant du costume de poète aimant le confort, Richard avait souvent voyagé et particulièrement de ce côté du continent, se plaisant de l'atmosphère pure et tranquille des montagnes de Saphir -si l'on omettait les quelques créatures peuplant les lieux. Mais pour la grande majorité, connaitre leurs habitudes de vie ou encore rester à distance prudente suffisait à ne pas provoquer leur colère. Au pire des cas, il avait sa flamberge.
En somme, le général comptait traverser rapidement les montagnes afin d'atteindre le plus rapidement possible les terres de feu ; il n'était pas serein de laisser trop longtemps le Ténébreux seul, non pas qu'il doutât de ses compétences de chef, cependant il le savait peu patient envers ceux osant braver ses ordres... Et lui-même se chargeait normalement de calmer les tensions avant que les têtes ne tombent pour quelque cause triviale. Tout bras armé leur serait précieux s'ils aspiraient un jour à se faire entendre des autres confréries et enfin mettre fin à leur exil en terres inexplorées... Et pour cela, Richard escomptait bien réussir son objectif qui l'amenait en ces lieux éloignés.

Il avait déjà fait une brève halte à Galea pour s'entretenir au fait des derniers évènements qui secouaient le peuple Liare ; et il ne manquerait de confirmer ses soupçons quelques semaines après, dans une auberge des plus originales et en compagnie d'une personne des plus uniques qu'il soit... Mais le général n'avait à ce moment-ci que diverses rumeurs dont il s'efforçait difficilement de distinguer la vérité des commérages.
Richard grimpait ainsi les montagnes, seul à ses pensées. Aux routes trop fréquentées et sûres, il préférait les sentiers escarpés, encore s'il y eut un quelconque chemin : la plupart du temps il devait devenir animal et se tracer son propre itinéraire à la manière d'un bouquetin. Et il se sustentait de la même manière, d'herbes et de baies trouvées, compensant parfois avec des venaisons gardées en réserve. Si bien qu'au bout de deux jours, Richard avait perdu cette propreté réacquise à Galea et s'était de nouveau revêtu du costume de poussière et de terre mêlés. Sa barbe drue le démangeait un peu néanmoins, elle lui permettait de le rendre peu reconnaissable...
Mais bien que satisfait de cette apparence de voyageur expérimenté, Richard avait choisi de faire halte dans cette petite auberge située entre Galea et Ferèsis, du côté Sud des monts évidemment : elle offrirait une bienvenue étape avant de poursuivre sa route. Il était un habitué de l'établissement, bien qu'à chaque fois il prenait le soin de changer d'identité. Aussi ne broncha-t-il pas en croisant les quelques hommes trainant aux alentours, aussi peu amicaux paraissaient-ils. Nombre d'entre eux étaient des mercenaires ou des gardes de convois recrutés par les marchands souhaitant voyager sans problème à travers ces redoutées montagnes de Saphir, et ces métiers vous forgeaient l'âme d'acier et de fer aussi sûrement que les terres inexplorées vous rendaient prudents. Cette auberge qui semblait au final plutôt plus fidèle à l'image d'une taverne mal famée abritait ainsi une hétéroclite clientèle. Riches marchands comme tueurs aguerris en passant par l'inexpérimenté voleur à la tire.

Richard écartait donc les diverses broussailles afin de rejoindre la route quand des cris l'interpelèrent. Un bref regard au travers du feuillage des arbres l'assura de la position du soleil qui semblait indiquer midi. Des grisés... Si tôt ? Cela était bien peu probable.
Son instinct l'intimant à la prudence, il ralentit le pas sans toutefois s'arrêter, et poursuivait son avancée sa main droite posée sur le pommeau de sa flamberge, ne sait-on jamais.
Soudain, un fourré non loin devant bruissa. Animal ou nouveau protagoniste ? L'homme se fit alors immobile, attendant que vienne l'importun... Quelle ne fut sa surprise en voyant venir en rampant une petite personne d'un fatras de tissu noir vêtue, l'air tout innocent.

« Dites m'sieur, vous ne faites pas parti de ces malotrus violents, je me trompe ? » fit-elle d'une voix juvénile en attrapant son bras gauche.

Ainsi donc les cris venaient de ses poursuivants. Richard la dévisagea sans mot dire et veillant à ne laisser transparaitre qu'un air de neutralité sur son visage sévère, mais l'écoutant néanmoins.

« Vous êtes bien moins balafré qu'eux, je vous propose un marché, vous mettez une bonne raclé à ces assassins de pacotilles et je vous paie un verre, équitable nan ? »

Il haussa un sourcil faussement intrigué par cette jeunette qui espérait trouver en sa personne son sauveur. Mais fidèle à lui-même, Richard lui répondit immédiatement avec franchise, tout en dégageant son bras entravé et ignorant le sourire large de la petite :

« Mauvaise pioche, gamine, ce ne sont pas mes affaires. »

Aussi s'en fut-il sans plus se préoccuper du sort de la fille, se retrouvant entre elle et ses agresseurs. Richard rectifia cette pensée. Qui sait, elle pouvait être tout autant fautive, au vu de son manque évident de politesse... Enfin, cela ne le regardait nullement et jamais ne lui viendrait l'idée d'aider une inconnue au péril de sa vie : sa mission sa confrérie et par-dessus tout, le Ténébreux importaient ô combien plus qu'une unique vie juvénile.  
Richard s'en serait allé rejoindre l'auberge en paix avec lui-même et sans plus de questions si les hommes qui recherchaient la gamine n'étaient pas venus le questionner. Tenter d'intimider ce voyageur d'un étalage de muscles et de virilité. Mais chose étrange : ils portaient un similaire uniforme portant à croire qu'ils étaient membre d'un groupe. Où était le chef de de cette compagnie ?

« Eh toi ! Qu'est-ce que tu foutais dans les buissons ?
- T'aurais pas vu une gosse par hasard ?
»

Le Récleyé se retint de soupirer et tenta de forcer le passage... Mais les trois godelureaux firent mur de leur corps, l'air menaçant. Quoiqu'il dirait, l'issue serait la même.

« T'es suspect. Tu la protèges à tous les coups...!
- Non. Je n'ai pas que ça à faire et pas le temps de discuter trivialité avec vous non plus, s'agaça-t-il.
- Et quoi donc occuperait notre monsieur crasseux ?
- Des affaires qui ne te regardent pas, hobereau.
- Oh mais c'est qu'il est courageux, notre sauvageon...
- Un chevalier qui protège la demoiselle hein !
- Parce que j'ai des allures de chevalier servant maintenant ? s'amusa Richard cependant toujours aussi impatient.
- Tu te fous de nous. Va falloir te remettre les idées en place...! »

Le général s'autorisa cette fois un audible soupir franchir ses lèvres sèches, et soucieux des convenances, les avertit.

« Je suis armé. Et bretteur expérimenté. »

L'un n'attendit qu'il eut terminé sa phrase pour le charger à la manière d'un taureau. Ou un fou téméraire si l'on observait que Richard était pourvu d'une épée à longue allonge. Ce dernier le cueillit simplement de l'abdomen au thorax d'un geste précis du poignet, ce qui lui coupa le souffle tout en lui provoquant des sensations nauséeuses. Un coup prompt du pommeau finit de l'assommer.

« J'accepte tout défi, mais n'ai aucune raison de vous battre les gars, répéta-t-il aux deux restants un peu plus prudents maintenant.
- Tu l'as étalé ! »

Sur ces entrefaites, un quatrième homme pareillement vêtu que les autres arriva, l'air visiblement mécontent. Mécontentement qui s'accrut en notant le corps inconscient allongé sur l'herbe rase, aux pieds de Richard.

« Qu'est-ce que tout cela ?!
- Ce voyageur nous a mal parlé, capitaine, et Greg a voulu défendre notre honneur...
- M'est d'avis que vous l'avez provoqué, rectifia le nouveau venue en fronçant les sourcils. Tu empestes l'alcool.
- Mais...
- Etranger, je te défie à l'épée, reprit le capitaine en ignorant son compère et en dégainant. Que cette passe d'arme puisse mettre fin à tout malentendu, s'il y a.
- J'accepte, acquiesça Richard avec solennité et faisant de même. Jusqu'au premier sang ?
- Jusqu'au premier sang. »

Les deux lames se rencontrèrent dans un crissement métallique. Richard apprécia l'expérience de son adversaire qui avait aussitôt remarqué le type d'épée qu'utilisait le Récleyé... Il veillait donc à ne pas déplacer le fil du tranchant le long de celui adverse, afin de ne pas subir la vibration, exerçant une pression accrue en un seul point.
De son côté, Richard joua du poignet une nouvelle fois et fit glisser sa flamberge soudainement jusqu'à la garde ennemie. Il accompagna aussitôt cette action d'un mouvement pivotant autour de ladite garde. Il cherchait ainsi à faire basculer la gravité de l'homme vers l'avant.
Mais le capitaine para la manœuvre et se dégagea de Richard d'un bond souple en arrière. Lui aussi avait pu constater que ce voyageur avait une relative maîtrise... Ce qui ne l'empêcha pas de repartir à l'assaut.
La joute se poursuivit durant plusieurs minutes sans qu'aucun de put blesser l'autre. Richard n'avait pas fait appel à son don de Vérité car il souhaitait respecter les convenances au mieux et gratifier son adversaire d'un combat loyal. Malgré cette retenue, il infligea la première taillade d'une estoc trompeuse, estoc semblant viser l'aisselle mais devenue tranche dirigée vers l'épaule.

Les deux lames furent abaissées.

« Tu as vers le premier sang, étranger. Tu remportes donc l'affrontement. »

Richard vint sa à hauteur et échangea une poignée de main respectueuse.

« Je te remercie d'avoir jouté loyalement, ajouta le capitaine avec un hochement de tête entendu. Et d'avoir combattu de toute ta force.
- L'adversaire était de taille.
- Tout malentendu est ainsi donc non-avenu ?
- Non avenu, acquiesça-t-il.
- Au plaisir d'une prochaine passe d'armes. » le salua le capitaine avant de s'éloigner avec son trio d'hommes vers l'auberge.

Le Récleyé ôta la pellicule de sang maculant sa lame avant de la rengainer.

« Eh la gamine ! Tu me dois un verre ! »


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MessageSujet: Re: Quand ingénue rencontre homme fort et sage [PV : Richard] Jeu 26 Sep 2013 - 11:34


Tout dans son regard pour le moins sérieux, trop à son goût, son attitude ou même sa prestance naturelle indiquait clairement qu'il refuserait catégoriquement son offre, non seulement elle n'était en rien convenable, c'est un peu comme si on demandait à un inconnu de se jeter d'un pont afin de récolter un vulgaire fruit en bas de la falaise parce que l'on meurt de faim, il y a quelques rares bonnes âmes que l'on peut exploiter de cette manière mais avouons-le, elles ne courent pas les rues. Néanmoins l'éclatant sourire sur ce minois rayonnant ne perdit pas face à l'affreuse mine sérieuse et inabordable du colosse. Une masse de muscle, un teint marqué par les nombreuses heures à passer sous le soleil, à subir un entraînement hautement intensif ou tout simplement mettre une raclé à ceux qu'il le méritait. Tout le contraire de la jeune femme en somme, une petite vingtaine d'année, son teint blafard légèrement rosé qui ne changera sans doute jamais, son apparence fluette faisait d'elle une personne plus futé et stratégique que brutal et sanguinaire. Pour elle tout les moyens sont bons, il vaut mieux fuir avec grâce plutôt que de finir comme les vieux tas de bois qui traînaient près de la cheminée. De la lâcheté ? Pas le moins du monde, c'est du réalisme vous vous battriez sérieusement avec un bout de bois contre un sabre en métal remarquablement forgé qui tranche tout ce qu'il trouve sur son passage ?

Les bruits de pas et les voix rauques des gredins se rapprochaient sans cesse, l'homme fini par lui répondre d'un ton grave et nonchalant puis il s’avança d'un pas ferme et décidé sous le regard peu étonné de la donzelle. Naïve ne veut pas dire idiote, même si cela se rapproche beaucoup, il était évident qu'il ne lui répondrait pas « d'accord je vais te débarrasser des vilains hommes qui te veulent du mal en risquant ma peau »... N'importe qui n'irait pas sauver la veuve et l'orphelin pour la gloire ou pour s'autosatisfaire soi-même. Elle l'aurait prit pour un idiot s'il l'avait dit. Cependant le petit rire qui se dégagea de ses fine lèvres rosés reflétait une confiance inouïe, ah ça on ne lui enlèvera pas, confiance de maître ou pur folie seul le destin nous le dira. Avec le temps une de ses plus grandes facultées est de juger les personnes de par leur attitude, leur mimique, leur apparence, elle dévie les dictons, pour elle il suffit d'observer une personne pour la comprendre en partie, en général bien évidemment, cela ne marche pas sans arrêt.

Rester derrière un buisson des heures durant... très peu pour elle, c'est certainement autant ennuyant que d'observer un vieillard manger sa purée, non vraiment. Elle voyait la situation plus comme un jeu, il valait mieux le voir ainsi plutôt qu'une épreuve de survie ou la moindre erreur nous mènerait à une mort atroce et douloureuse. De toute manière si elle restait là, elle se ferait repérer rapidement. Avec ses petites gambettes il était évident de se faufiler n'importe où, puis vêtue de noir, ne pas se faire voir est d'autant plus simple, personne n'avait idée de traîner derrière l'auberge, en tout cas elle n'y voyait pas âme qui vive, bien que cela ne tarderait sûrement pas. Elle se devait de rentrer de toute manière, ces hommes sont d'une ténacité hors pair, ça en serait presque ridicule. Et sa curiosité lui dictait également d'aller voir ce que pouvait bien fabriquer le grand blond qui était parti dans « la zone dangereuse ». Elle était persuadée que derrière cet air sinistre, il ne laissera pas une jeune femme, aussi inconnue soi-elle, en détresse, seul face à son triste sort, dans tout les cas elle voulait s'en persuader. 
Son unique moyen d'entrer sans se faire repérer était de passer par la petite fenêtre entrouverte, ou plutôt le ridicule petit hublot auquel elle se jeta afin de grimper et s'y faufiler, l'odeur fortement nauséabonde qui se dégageait de cette petite pièce lui dictait de quitter les lieux sur le champ, je pense que vous avez compris ou elle a atterrit, inutile de traîner ici il ne manquerait plus que ses habits prennent l'odeur du lieu...

Une fois sortit de ce trou à rat, à quatre pattes une fois de plus, elle pris soin de ne pas faire de bruit avec ses jointures sur le sol, sa niaiserie est telle qu'il lui est difficile d'éprouver la peur, elle s’installa donc derrière le contoir ou le gérant de l'auberge essuyait lamentablement les verres avant de les reposer, il jeta un bref coup d’œil à la petite fouineuse qui écoutait tout, après tout ce n'était pas son affaire et je pense sérieusement que le pauvre bougre n’apprécie pas spécialement que son auberge soit réduite en charpie... autant éviter les troubles supplémentaires. Elle attendit donc que les réjouissances se terminent son sourire était revenu.. après tout elle avait visé juste. A ce niveau, la jeune femme n'aura plus rien à craindre de ces brigands, si bien sûr cet homme est dans les environs autant rester le plus proches de lui. 

« Eh la gamine ! Tu me dois un verre ! »

Elle se leva d'un coup, quelques mèches virevoltaient avant de ré-glisser sur ses fines épaules, elle posa ses coudes sur le contoir se tenant la tête toujours sous le regard nonchalant et inexpressif du gérant.

« Pour sur que je vous doit un verre, je dois avouer que je ne suis pas déçu du spectacle, voilà qui est bien divertissant, je vous doit de plus une fière chandelle. »

Elle tourna sa délicate petite frimousse vers le type qui servait les boissons.

« Vous avez entendu M'sieur, le héros du jour à besoins de se remplir le gosier c'est moi qui paie donc servez le à sa guise. »

Après avoir rempli une choppe bien débordante il la fit glisser à une vitesse fulgurante vers la donzelle, si elle n'avait pas sa main au bon emplacement elle aurait vu la boisson se renverser au sol, enfin qu'importe elle lui apporta la boisson sur la table ou elle poussa du pied un couard au sol qui n'avait pas envie de bouger afin qu'elle puisse s’asseoir convenablement sur sa chaise. Puis il ne lui fallut pas longtemps pour reprendre la parole, curieuse depuis sa création, cela ne se limite pas à ce qu'elle voit, mais également aux personnes qu'elle rencontre.

« Je m'appelle Holëna enchanté de faire vot' connaissance, puis-je au moins savoir comment on vous appelle ? Ou d'où vous venez ? »

Elle lui tendit alors son petit bras articulé, elle avait lu dans des bouquins que c'est ainsi que nombreux humains se présentaient aux autres.

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MessageSujet: Re: Quand ingénue rencontre homme fort et sage [PV : Richard] Jeu 26 Sep 2013 - 16:12

Richard alla rejoindre la gamine qui s'était glissée vers l'auberge ; là, elle l'attendait, sans doute bien aise devoir ses problèmes envolés. Enfin il lui restait à espérer qu'elle ne fisse d'autres litiges à quelques hommes de passage... Quoiqu'il en soit, il prit place à une table libre, bientôt rejoint par la fillette : celle-ci respectant sa promesse, était revenue avec une choppe pleine de bière. Si Richard n'était guère friand de la boisson, il appréciait toutefois celle servie dans cet établissement et la remercia donc d'un simple hochement de tête.
Maintenant qu'elle avait pris pace devant lui, Richard pouvait mieux la détailler : elle avait tout l'air d'une enfant, avec son visage en cœur et ses joues encore rondes, malgré une étrange maturité dans ses gestes. Peut-être était-ce dû à sa tenue sombre... Il n'en savait rien, et ces quelques conjectures sans certitudes ne l'empêcheraient pas de dormir. Il se détourna donc d'elle.

L'auberge était peu peuplée à cette heure-ci : la plupart des badauds étaient des commerçants, au vu de la richesse de leur tenue et les discrets accessoires qu'un simple mercenaire ou un villageois ne pourraient se permettre. On pouvait cependant distinguer ci et là rôder les silhouettes imposantes d'hommes d'armes autour des cargaisons - des gardes assurément. Richard avait songé à rejoindre un convoi en tant que garde mais la nécessité d'un trajet rapide avait dominé le besoin financier ; puis s'il pouvait éviter les affrontements, il ne le refuserait pas.
De ce fait, les litiges entre mercenaires de convois étaient très fréquents lors de voyages de ce type : long, dangereux, sans compter la présence de nombreuses personnes... Tout cela était propice à créer une tension. Cela devait d'ailleurs être la raison de l'emportement du soldat de tout à l'heure.

« Je m'appelle Holëna enchanté de faire vot' connaissance, puis-je au moins savoir comment on vous appelle ? Ou d'où vous venez ? »

L'attention de Richard revint sur la fillette, qu'il dévisagea longuement, ignorant sa main tendue. Finalement, il lui répondit d'un ton amusé.

« Enchanté, je ne saurais le dire vu les circonstances qui m'ont amenés à faire ta connaissance... (Il sourit d'un air taquin) Je suis Richard. »

Puis son regard glissa sur le bras toujours en l'attente d'une poigne de la gamine.

« Une demoiselle ne devrait pas serrer la main des hommes, tu sais ? fit-Richard toujours avec chaleur. C'est une coutume entre hommes... »

Il était d'humeur tranquille et propice à la discussion, aussi lui expliqua-t-il plus explicitement son refus. Cette fille lui rappelait les enfants de la Confrérie, si curieux de tout, et qui ne craignaient pas de le déranger pendant l'une de ses pauses littéraires pour le bombarder de questions parfois sans intérêt... et sa nature d'érudit finissait toujours par dominer l'agacement. Comme à cet instant, où elle l'avait interrogé naturellement, exempte de toute politesse.

« Il peut être un signe d'accord, dans ce cas, accepter la main d'une femme n'est pas gênant. Cependant pour une première rencontre, un homme qui tend une main veut montrer qu'il vient sans hostilité. Parce que l'important n'est pas la main tendue. Mais le fait qu'elle soit vide, donc désarmée. »

Il prit une lampée de bière pour désaltérer sa gorge sèche.

« Enfin, excuse mes divagations. Pour répondre à ta question,  je viens du Sud. Et toi, que fais-tu seule ici ? Le coin n'est pas des plus sûrs pour une fillette... »


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