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Quand le retour du Roi sonne le départ de la Reine [PV Al'Drys d'Amarante]

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MessageSujet: Quand le retour du Roi sonne le départ de la Reine [PV Al'Drys d'Amarante] Jeu 27 Juin 2013 - 12:00

Une fureur tout juste contenue s'agite en son sein, alors que le Palais s'éveillait à peine de sa torpeur nocturne. Ses pas majestueux n'en font pas moins vibrer le sol dans un grondement, à plusieurs mètres à la ronde. Les serviteurs en frémissent quand leur parviennent les vibrations, et murmurent à leurs voisins : "Prends garde à la colère de la Reine." Nul ne saurait dire exactement ce qui l'a éveillée, bien que tous s'en doute : le Roi est revenu, revenu d'une énième bataille contre un énième clan Liare retord. Victorieux oui, mais cela n'a jamais vraiment réjoui son épouse. Et celle-ci semble d'humeur particulièrement massacrante, alors que quelques Gardes Muets l'escortent à travers le Palais, s'éloignant bien vite des appartements royaux.

Le Conseiller Ekzuun, dont l'âge a tari le sommeil, est déjà présent, suivant de son mieux la marche rapide de sa souveraine, dont la musculature fine joue sous la peau, visible là où les lanières de cuir sombre ne la dissimulent pas. Messaline, forte de son humeur, ne ralentit guère, tout en informant le vieillard des directives à suivre sur le champ. Ce dernier, en l'écoutant, est pris d'un vertige... Mais un Garde le saisit, le maintenant debout alors qu'il vacille. Ce signe de faiblesse fait adopter un pas plus lent à la Reine, dont le regard rougeoyant n'en trahit pas moins l'impatience. Ekzuun en profite, reprenant son souffle :

"Ma Reine, n'est-ce pas un départ... Précipité ?
- Là ne serait sans doute pas la pensée du Roi mon époux, Conseiller."


Le ton est cinglant, dure, mais le vieillard, connaisseur en la matière des humeurs Royales, devine au regard détourné de la Reine qu'il ne lui est pas adressé. Qu'a donc fait le Roi ? S'interroge-t-il, las de leur mésentente, due aussi bien au caractère de Messaline qu'aux aventures de son époux. Sachant que ses interrogations trouveront bien leur réponse, mais pas en la qualité de la Reine alors qu'elle semble peu inclinée à se confier en cet instant, il les délaisse pour mieux se concentrer sur Messaline.

"A présent, allez, Conseiller. Faites savoir à nos messagers leur nouvelle destination, et le message qui doit y être porté au plus tôt : la Reine des Liares quitte son Royaume."

Apèrs un instant, elle ajouta, mais plus doucement.

"Et veillez à ce que ma fille soit prête. Découvrir le monde pourrait lui être bénéfique."

Sans plus de détails, elle fit volte-face avant de s'éloigner d'un pas rapide, une partie de sa Garde à sa suite, laissant Ekzuun à son devoir, au milieu de l'agitation causée par l'éveil agité de Messaline. Un voyage diplomatique, ma Reine... Cela faisait bien longtemps, bien longtemps que vous n'aviez pas laissé le trône...



¤ ¤ ¤


Bâtard dévoyé, comment oses-tu ?! Là est la pensée qui se tord en elle, qui distille son infâme poison en son cœur. Le Roi est revenu, qui l'a honorée, après tant de mois d'absence. Honorer, voilà un bien grand mot ! Le froid de son lit ne s'est dissipé que le temps de quelques étreintes, avant qu'il ne la délaisse à nouveau. Pour quelle putain, Roi ? Quelle femme as-tu ramené qui te soit plus douce que ton épouse ?! Ainsi n'a-t-elle guère dormi, bercée par les tiraillements de son amertume, qu'a embrasée ce dernier ordre : partir. Partir pour d'autres Royaumes, délaissant le sien, celui sur lequel elle veille depuis tant d'années, le Roi désirant l'occuper après tant de temps passé à guerroyer.

Mais là est ton plaisir. Comment oses-tu, à couvert d'en être lassé, me priver du mien ? Le cri qui lui était venu en ce maudit instant où il lui avait fait connaître sa volonté, le cri clamant sa royauté et son droit d'être à ses côtés sur le trône, elle l'avait gardé captif de sa gorge. Une sentence, c'est ainsi qu'elle l'avait perçu. A présent que sa marche l'éloignait de son lit vide et des dernières odeurs de son époux, escortée par sa bien-aimée Garde Muette, son esprit s'apaisait quelque peu, plus enclin à la réflexion et à l'acceptation qu'à une colère futile. Le Roi avait parlé. Ainsi soit-il.

Ignorant les serviteurs que sa présence faisait s'incliner, elle ne portait désormais son regard que vers l'avenir, vers lequel elle avançait d'un pas décidé. Nul Roi pour la bafouer davantage -quoiqu'elle ne se berçait pas d'illusions quant à ses occupations en son absence-, nul fils pour l'insupporter... En effet, elle ne comptait pas lui permettre de l'accompagner. Il était important qu'il soit en la compagnie de son père pour mieux apprendre le devoir d'un Roi... Dirait-elle, gardant pour elle-même qu'elle ne lui offrirait pas l'occasion de se perdre en d'autres bras humains. Peut-être son époux serait-il plus à même de transmettre son goût de la chair Liare à sa progéniture...

Quittant l'ombre fraîche de la voûte de pierre du palais pour l'air chaud du Royaume Liare, elle se dressa, superbe, dominant les occupants de la grande cour, dont chaque individu posa un regard empreint de respect - et de crainte - sur sa souveraine, ce qu'elle apprécia tout en affichant un visage fermé. Ses gardes, au nombre de quatre, la suivirent alors qu'elle descendait les marches, sa voix claire et ferme résonnant bientôt :

"Liares ! Le Roi mon époux considère que le temps d'un voyage est venu, afin d'aller rencontrer nos voisins. J'escompte partir au plus tôt afin de satisfaire son désir. Aussi, j'en appelle à vous, afin de former ma suite. Que les Maîtres s'avancent."

En réponse, le Maître des écuries, ainsi que celui des cuisines, s'avancèrent. Quant à ceux qui n'étaient pas présents, de jeunes serviteurs furent envoyés aussitôt les chercher, disparaissant aux quatre coins de la cour. Chaque Maître s'agenouilla, avant que la Reine ne leur ordonne de se relever pour leur donner leurs consignes. Devant leur air embarrassé, elle s'exprima aussitôt :

"Je sais que ce départ vous prend au dépourvu, et j'attends de vous que vous agissiez en conséquence de votre mieux. Maître Ar'men, préparer dès à présent les bêtes nécessaires."

L'intéressé s'inclina, avant de s'éloigner rapidement, sa voix grave grondant bientôt aux plus jeunes les tâches à remplir. Se tournant vers le Maître des cuisines alors qu'une partie de la foule se dissipait, Messaline eut une certaine joie à voir un groupe non loin, qui les observait. Sa marche rapide lui avait bien permis d'intercepter les chasseurs avant leur départ quotidien. La Reine parla avant que l'homme à la large stature ne puisse prononcer un mot :

"Maître Golrun, j'attends de vous que ma suite soit pourvue de vivres pour se sustenter au cours d'un tel voyage... Ainsi que d'individus aptes à l'approvisionner au fil des semaines, en tout lieu que nous nous trouvions alors. Présentez-moi vos meilleurs éléments."

Docile, le Maître fit signe aux chasseurs en retrait de s'avancer, avant d'en inviter certains à se présenter devant la Reine, derrière laquelle se tenaient quatre silhouettes silencieuses de métal.

La Reine, bien que partant à contre-cœur, comptait faire les choses bien, afin que son voyage lui soit un avantage plutôt qu'une perte de temps.
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