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[Quête] La riposte des marais

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Divinité

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MessageSujet: [Quête] La riposte des marais Lun 8 Aoû 2016 - 17:47

La riposte des marais


Mise en Contexte
Asmobor 1248. En pleine installation du Transferica dans les marais, les alchimistes Récleyés font face à un problème majeur : les Kraveles ont décidé de s'en prendre aux convois de matériel vers leur campement. Que ce soit des vivres ou bien des pièces maîtresses à la construction de l'arche, rien n'arrive à leur parvenir. Ils demandent des renforts afin de montrer à ces êtres qu'ils feraient mieux de se tenir tranquille pour ne pas interférer avec les plans du Ténébreux...

Déroulement de la Mission
Votre premier message devra introduire votre personnage dans cette situation. De votre arrivée au campement jusqu'au moment où l'on vous réclame pour une mission. Vous pouvez prendre plus d'un message pour cela. Libre à vous si vous voulez vous rencontrez avant ou pendant la mission.

Le MJ interviendra ensuite pour vous présenter la chasse aux Kraveles.



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Espion

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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Mar 9 Aoû 2016 - 15:37

Satané bourbier. On ne pouvait pas mettre un pied devant l'autre sans s'enfoncer dans cette terre boueuse. Cela faisait plusieurs heures qu'Aaron marchait dans ce marécage déstructuré. Naturellement, il n'avait pas songé une seule seconde à prendre un moyen de transport plus pratique. En même temps, la traversée qu'il avait effectué la veille à la Forêt des Mirlis s'était passée sans trop de souci. Seulement, le marais s'est présenté à lui en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Avec toute cette végétation étouffante et cette humidité, il en avait presque oublié la raison de sa présence dans un tel endroit.

Il faut dire que la hiérarchie n'avait pas été très explicite. Une mission d'urgence soit-disant. Soit, pourquoi pas. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir confié la tâche à quelqu'un de plus compétent ? D'après le peu de renseignement qu'il avait eu, il ne s'agissait pas d'une mission de reconnaissance. Pourquoi donc est-ce qu'on l'avait dépêché à une telle vitesse dans un coin perdu au milieu de nulle part ? Pour l'instant, la priorité était de trouver ce point ralliement dont on lui avait parlé. Un campement de Récleyès s'était installé ici. Mais Où ? ...

"Bon... ça suffit".

Commençant à perdre patience, Aaron décida d'activer sa vérité alors qu'il s'enfonçait de plus en plus dans cette forteresse de verdure. Au point où il en était, c'était selon lui le mieux à faire pour trouver rapidement l'endroit. Le jeune homme s'arrêta, se concentra le temps de visualiser la distance, et réussi à se téléporter sur la cime d'un arbre. Il manqua cependant de perdre l'équilibre, son pied gauche ayant atterri sur une branche cassée. Après ce coup de chaud (car il était tout de même à plusieurs mètres de haut), le jeune Récleyès scruta les environs. Le haut des arbres formait un gigantesque dôme verdâtre. Pas étonnant que la lumière peinait à passer. Même avec une vue aussi dégagée, Aaron avait beaucoup de mal à distinguer quoi que ce soit dans cet enchevêtrement de feuillage.

Après quelques minutes perché sur les branches, le jeune homme réussi à distinguer une masse grisâtre qui s'élevait au ciel. De la fumée. Parfait. Le jeune homme descendit de son perchoir et se dirigea vers la zone qu'il avait repéré. Une fois les quelques broussailles arrachées, Aaron découvrit devant lui ce qui ressemblait plus à un chantier qu'à un véritable campement militaire. Beaucoup de personne étaient regroupées et s'agitaient dans tout les sens. Visiblement, aucun d'entre eux n'avait noté sa présence.

Le jeune homme regarda autour de lui, à la recherche d'un quelconque endroit où il pourrait se recenser. Mais à part ce brouahah incessant rien ne laissait vraiment transparaître un éventuel dirigeant. Une chose demeurait certaine : Il y'avait quelque chose d'important ici. Encore fallait-il découvrir quoi...
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Mage

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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Sam 13 Aoû 2016 - 15:16

14 Sòrn 1248, Laosa.

  Après un certain périple avec une humaine prénommée Jade, dans la ville de Krik, j'ai dû repartir ce jour-là pour rejoindre une mission de la plus haute importante pour la cinquième Confrérie. J'ai reçu un corbeau noir, accompagné d'un message autour du cou, cacheté du sceau des Récleyés. Ma surprise fut-elle, quand j'ai lu la lettre scellée. Une mission pour les Marais de Kraveles m'attendait, de la part de mon Mage qui a su retrouver ma trace. Je ne sais comment, peut-être grâce à sa magie de la Vérité qu'il a tant développé durant ses longues années ? En tout cas, je devais repartir. J'ai donc quitté Krik, sur le dos d'un cheval que j'ai pu acheté. Hélas, il fut tué par des Chapardeurs, comme à mon arrivée à Krik. Je hais ces bêtes. C'était la deuxième fois, plus jamais je remets les pieds dans ces terres.

20 Sòrn 1248, Sandrà.

  Les jours sont longs, et l'été se fait sentir. Heureusement que j'ai fait de grosses provisions à Krik, même si j'ai perdu la moitié. J'ai toujours mon gros sac qui me prend tout mon dos, j'ai une tenue de rechange légère pour le marais et éviter la grosse humidité, pas mal de nourriture dont des viandes séchées, une casserole pour faire bouillir l'eau et cuire la nourriture, une pierre à feu, de l'alcool fort, des bandages et pas mal de gourde d'eau, même si le liquide c'est réchauffée, j'évite la déshydratation. Il m'arrive de tomber sur quelques gibiers, et je fais quelques haltes pour les chasser. Je suis pas une experte, mais la Vérité de la Magie est utile, au total, j'ai tué deux petits animaux. Je pense que vu le poids, je dirais quinze kilogrammes, j'aurais pour un mois, un mois et demi de nourriture, mais vu la chaleur, seulement une semaine. Il me faudra faire une halte ce soir, construire un feu de camp, et beaucoup manger. Il y a un point d'eau à un jour de là, je pourrais en récolter, et avec la casserole que j'ai sur moi, je pourrai faire bouillir l'eau et enlever les saletés qui pourraient me tuer. C'est un long périple, mais ça vaut certainement la peine. D'après ce que j'ai compris, ma confrérie essaie d'établir la construction d'un Transférica dans les Marais, mais les scientifiques font face à un problème majeur, les Kraveles. J'en ai vu que dans les livres, il est vrai, mais ce que j'ai lu d'eux, ils ont de quoi être détestable. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi vouloir établir un Transférica là-bas ? La zone est dangereuse, on peut tomber sur tout et n'importe quoi. A moins qu'une personne poursuivit par des individus cherche à fuir et fait parti des Récleyés, ce serait un bon endroit où semer les traqueurs. M'enfin, c'est leur problème, je ferai seulement ce qu'ils me demandent, et c'est tout. Bon, je dois reprendre mon périple.

16 Maliér 1248, Mire.

  Il doit être la fin d'après-midi, et le Soleil est orangé. Je viens d'arrivée à la Forêt des Mirlis. Il me reste... Un peu de viande séchée, de quoi boire en abondance, mais question nourriture, c'est la catastrophe. Je dois vraiment tomber sur de quoi chasser dans cette forêt. Les gibiers que j'avais chassé près de Faras sont déjà parti, et je reste sur ma réserve, en mangeant qu'une fois par jour. J'ai faim, et je suis exténuée. Dès que je rentre au camp, aux Marais, je dégomme les rations et je dors deux jours d'affilée, obligé.
En vérité, je redoute beaucoup cet endroit, étant donné que c'est une zone assez étouffée, et la vision des alentours est étroite, on peut se faire attaquer sans même voir la bête arriver. J'espère m'en sortir saine et sauve.


3 Rosendas 1248, Orta.

  Cela va faire quinze jours que je suis dans cette forêt de malheur, et j'en peux plus. Coupée du monde ainsi, c'est horrible. Je sais où aller, je n'ai pas perdu mon chemin, mais tous les arbres se ressemblent, et il y a plein de bruits parasites. J'entends des cris de bêtes dans les alentours, sans jamais voir les créatures. Je dors tous les soirs sur les branches d'un arbre différent, l'escalade des écorces m'a laissé de belles traces sur les doigts. Ils sont écorchés, et j'ai les ongles en miettes. Heureusement que j'ai un peu d'alcool fort, que j'ai acheté à Krik, pour faire cicatriser mes blessures. En soi, je suis saine et sauve, j'ai juste les doigts écorchés, et des petites entailles à cause des ronces. J'ai croisé aucunes bêtes les cinq premiers jours, à mon grand espoir, puis ce fut la jungle. J'ai eu même un affrontement de regard avec un Llam Tauraë, mais il ne c'est pas montré agressif. J'ai pu l'approcher, et j'ai tenté de le nourrir, avec de la viande séchée. Il a goûté, mais n'a pas mangé entièrement, alors j'ai fini sa part. Puis il est parti, c'était un moment beau. Un soir, j'étais perché sur un arbre, serrée contre une branche à l'aide d'une ceinture en cuir, je n'arrivais pas à dormir à cause des Letaris qui voletaient autour de moi. J'entendais juste en-dessous de moi, des bruits de pas lourds et lents, qui faisaient même vibrer le Mirlis dans lequel j'étais perchée ! J'ai regardé, et j'ai vu une forme humanoïde, très imposante marcher et écraser le sol. Je pense que c'était un Kog'Karth, un Golem qui protège la nature. C'était en même temps fascinant et effrayant, si j'avais fait un bruit, il serait certainement venu me chercher, et je serais morte à l'heure qu'il est. Merci infiniment, Mère Sydilia de me protéger. En parlant des Letaris j'en ai écrasé deux, et les autres sont partis. C'est horrible comme créature, et ils pullulent dans cette forêt. Je dois avouer que tout de même, c'est un bel endroit.

18 Rosendas 1248, Fargé.

  Ca y est, je suis enfin sortie de cette forêt ! J'ai jamais était aussi heureuse de ma vie en retrouvant la verdure des plaines ! Je suis de l'autre côté de la forêt des Mirlis, et j'ai un petit secret à confier, je crois que j'ai vu l'Arbre de Vie. Un immense arbre au milieu d'une fissure, comme un canyon. C'était... Waw. Tellement beau, mais je ne pouvais pas m'éterniser, il fallait que je continue mon périple. Bon, je dois reprendre la route, on est le matin, très tôt, même le Soleil est à peine à l'horizon. Je suis exténuée, j'ai toujours aussi faim. Ha, et, le lendemain, quand je suis repartie, j'ai recroisé le Llam Tauraë, et il m'a donné un animal qu'il venait de tuer pour manger. Avec cette nourriture, pendant une semaine j'ai été rassasiée. J'ai pu caresser la bête, et j'ai joué un peu avec. Ce que c'est lourd comme bestiau ! Et finalement, en continuant ma route dans la journée, j'ai découvert son petit territoire, il m'a suivi et j'ai pu dormir en paix sur un arbre au-dessus. Je suis repartie, je l'ai caressé, et j'ai repris mon périple. Maintenant, il me reste plus qu'à arriver au Marais des Kraveles et retrouver le camp.

28 Rosendas 1248, Laosa.

  Enfin ! Je suis enfin arrivée aux portes du Marais. Quel aventure il faut dire ! Bon, je suis en piteuse état, et je dirais pas non pour un bain, ou ne serait-ce qu'un peu d'eau sur mon corps. Je me sens sale, et le pire reste à venir, avec ce Marais. Mes cheveux sont gras, on dirait que je reviens d'un voyage d'ermite. J'espère qu'ils ont des bassines d'eau au camp, que je puisse littéralement me décrasser. Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que je rejoigne le campement, d'ailleurs, je les entends d'ici !

Fin du Journal.

  Pénétrant alors dans le Marais, une jeune mage à la dégaine particulière marchait dans la boue, d'un pas lent et visiblement en difficulté. Elle avançait en levant bien les jambes pour extirper ses pieds du sol boueux qui a chaque pas, lui faisait manquer de tomber, et donner raison d'elle. Elle grognait. Elle était exténuée, de grosses cernes violettes, limite noires ornaient ses yeux pâles, et sa peau blafarde montrait comme une carence en protéine. Son ventre grondait. Elle était affamée. Mais d'un autre côté, si l'aventure pouvait être sans pitié avec les plus courageux, l'avantage était qu'elle se sentait libre. Même si ses périples la mettaient dans des états extrêmes, elle adorait vivre ainsi.

  Les environs étaient colorés d'une lumière verdâtre. Les rayons du Soleil ne passaient presque pas, si ce n'était que pour diffuser la couleur des feuillages ambiants. Le bruit ambiant des Letaris, l'eau poisseuse verdâtre, comme animée par la désolation et la mort, beurk, jamais Asmody ne mettrait les pieds dans ces eaux, certainement habités par des créatures difformes. Même la nature semblait mourir. Les plantes pendaient et fanaient, et les quelques arbres étaient recroquevillés entre-eux. L'humidité était ambiante, constante. Les vêtements de la jeune mage collaient à sa peau, et lui frottaient l'épiderme à chacun de ses gestes. Elle transpirait, des gouttes de sueur perlaient son front délicat, et ruisselaient sur tout son visage pour tomber de son menton. Elle était essoufflée, sa bouche entrouverte aux lèvres noires expiraient un souffle de fraîcheur dans un atmosphère chaud et humide. Elle manqua de tomber dans la boue quant elle se retint sur un arbre, qui, pourrie par l'humidité, fit glisser la main de la jeune mage et la fit tomber. Elle se redressa, le visage, les cheveux et les vêtements tachés de boue.


"Putain de marais de merde..."

Elle fronça les sourcils, gonfla les joues et serra les poings, énervée contre ce marais, puis se calma quant elle vit devant elle le campement et la fumée dans le ciel entre les feuillages. Elle soupira finalement, esquissa un léger sourire et se redressa. Entrant dans le campement, saluant quelques soldats Récleyés, elle se faufila alors dans une place vide, retira son sac de son dos et en extirpa sa tente verte, qui l'avait tant aidé dans son périple. Elle le déploya, planta les sardines et mit en place la structure de la tente. Une bonne demi-heure plus tard, sa tente était mise, parfaitement en place. Elle souffla alors, contente de son travail. Elle en profita alors pour piquer un bassin en bois vide, le remplit d'eau grâce à un caisson remplit pour la douche, et rentra dans sa tente. Elle se déshabilla, entra dans l'eau froide, la faisant frissonner et prit un petit bain, en guise de récompense. Ce n'était que le premier Asmobor, et le campement était plein, mais pas mal de personnes étaient entrain d'établir leurs tentes. La mage sortit de son bain, plus propre qu'avant. Elle prit une serviette longue, se la mit autour du corps, et prit ses vêtements pour les nettoyer. Après la tâche ménagère effectuée, elle mit des vêtements de rechange, son armure légère, reprit son bâton et déballa son bric à brac dans son sac pour ne prendre que le nécessaire, dont les bandages, l'alcool et la casserole, au cas où. Elle sortit de sa tente, la referma et se déplaça vers un attroupement de personnes devant une tente. Une table en bois, et un homme semblait organiser une recensement. La jeune mage traversa la foule, zigzaguant entre les personnes, et arriva devant un homme d'âge mûr, une paire de loupe sur les yeux. Ce dernier leva le regard, et émit d'une voix monotone:

"Mh ? Oui, c'est pour le recensement ?
-Tout à fait, je me présente, Asmody Anarazel, je suis une mage. Je suis dans les premiers rangs.
-Mh... Oui, je vois. Veuillez signer, et vous pouvez entrer dans les rangs. Un groupe derrière vous est rassemblé, c'est la première escouade qui iront escorter le convoi. L'autre, ce seront ceux qui accueilleront le convoi, et les restant, sont ceux qui restent à défendre le campement. Bonne chance, mage."

 Et la jeune femme vint rejoindre le groupe au centre, ceux qui escorteront le convoi.



Si le monde n'a absolument aucuns sens, qui nous empêche d'en inventer un ?

Thème combat
Thème Sentimental


Dernière édition par Anarazel Asmody le Mer 17 Aoû 2016 - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Mar 16 Aoû 2016 - 16:49

Après avoir tourné en rond quelques dizaines de minute, Aaron entendit comme un regroupement de plusieurs personnes. C'est alors qu'il se dirigea vers ces bruits qui résonnaient plus fort que le reste du campement. Il découvrit au détour d'une tente, plusieurs bataillons qui semblaient en attente d'instructions. Tout ce petit monde était rassemblé devant une grande table en bois. Il n'y avait pas cinquante solutions, ça ne pouvait être qu'ici. Le jeune Récleyès s’avança sans se presser, se frayant un chemin à travers les individus qui parlaient entre eux, l'air de rien. Il fini par atteindre le meuble en bois derrière lequel était assit un homme aux lunettes. Le bougre était tellement concentré sur sa paperasse qu'il n'avait pas réalisé que le jeune homme était là. Aaron se racla la gorge pour avoir enfin droit à un peu d'attention. Même si ce "secrétaire" le regardait, il ne semblait pas vraiment disposé à tailler la bavette. Comprenant que l'individu n'avait strictement aucune idée de ce qu'il faisait là, le Récleyès fini par prendre la parole.

- Il paraît que vous avez besoin de renfort ici.

Dit-il non sans une pointe d'ironie. En même temps, après un voyage de plusieurs jours, il était compréhensible que le jeune homme commençait à être agacé. Il y avait tout intérêt à ce que cette mission soit importante. L'homme regarda de nouveau son papier et planta sa plume dans l'encrier.

- En effet. Votre nom et prénom je vous prie.

- ... Aaron.

L'homme nota son prénom, puis leva la tête, en attente du reste, chose qu'il n'obtint pas. A la vue du regard perçant du jeune Récleyès, il se contenta de griffonner machinalement sa feuille.

- De quoi s'agit-il ?

- Nous avons besoin d'aide pour protéger nos convois contre des... indésirables.  

- Je vois. J'imagine que ce ne sont pas des bottes de foin que vous transportez.

Comprenant qu'Aaron voulait en savoir plus, l'homme le remit gentiment à sa place.

- Ce que nous amenons ici est vital pour l'avenir de la confrérie. C'est tout ce que vous devez savoir. Rejoignez un des trois groupes.

Bon, visiblement, on ne l'avait pas fait venir pour un simple problème. C'était déjà ça de prit. Encore fallait-il savoir le pourquoi du comment, ainsi que la nature de ces fameux intrus. Pour le coup, il est clair que ce n'était pas de simple brigand auxquels les Récleyès faisaient face actuellement. Mais Aaron aurait sûrement tout le loisir de découvrir contre quoi il allait se battre. Il regarda les escouades qui étaient formées devant lui, et se plaça vers celle située au centre. Il observa les personnes qui formaient ce groupe. Une jeune femme retenait toute son attention. Malgré sa beauté évidente, elle faisait froid dans le dos. Était-ce son armure ? Ses yeux aussi sombres que la nuit ? Le jeune homme n'en avait pas la moindre idée. Il décida cependant de ne pas trop s'approcher d'elle. Mieux valait ne pas s'attirer des ennuis.

En dehors de cette rose noire, il y avait d'autres combattants plus banals. Certains étaient jeune, très jeune. A peine sortis du berceau et déjà de la chair à canon. Le jeune homme connaissait bien le taux de survie de ces guerriers. S'ils avaient la chance de réussir les entraînements, c'était sur le champ de bataille qu'ils se faisaient décimer. Aaron le savait, tout le monde le savait.
Et pourtant, les Récleyès étaient toujours là, plus forts et déterminés que jamais. Le jeune homme ne savait pas si il était fier ou dégoutté de cette situation. Enfin... le mieux à faire était de régler l'anomalie rapidement, coûte que coûte.
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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Mar 23 Aoû 2016 - 22:16

Vous faites parti d'un groupe de moins d'une douzaine, vous y compris. Vos directives sont claires, vous devez accompagner cinq hommes et femmes qui ont le dos chargés de lourds sacs dont le contenu vous reste étranger. Cependant, la tâche n'aura rien de simple, vous devez être prêt à vous aussi porter la cargaison si les circonstances le réclament et rester en alerte, car à tout moment les Kravelès peuvent sortir des marais pour essayer de vous étrangler avant de vous noyer. C'est ce que dise vos compagnons de route, cela fait bien trop de fois que l'un d'entre eux s'est laissé charmé par le don de parole de ces créatures qui leur proposa de les aider à retrouver leur chemin dans ce marais pour qu'ils ne vous mettent pas en garde.

Soyez averti, la créature qui osera croiser votre route ne sera pas empli de bonnes intentions. Prêt à tout pour vous déloger de leur précieux marais, les Kravelès n'ont de cesse de terroriser les Récleyès en leur volant ce qu'ils semblent eux chérir, c'est-à-dire les sacs que vous protéger. Peut-être arriveront-ils à renverser l'un d'entre eux pour voler le métal ou les provisions, mais une chose est sûre ! Vous ne devez pas hésiter à vous lancer à leur poursuite si les pertes sont trop grandes, la vie des hommes n'importe que peu, l'on vous a engagé pour amener la cargaison à six heures de marches vers le sud, là où la construction du portail prend forme. Votre mission est capitale pour l'avenir de la confrérie, réussissez là et vous aurez une place d'honneur lorsque le plan du Ténébreux sera mis à exécution.

Directives:
 



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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Jeu 1 Sep 2016 - 11:20

Quelques longues minutes défilèrent. Les personnes présentes au sein du groupe s'étaient tues. On n'entendait plus que le bruissement des arbres sous la caresse du vent. Puis le vieille homme se leva péniblement de sa chaise,  se racla la gorge, toussa un bon coup et se décida enfin à prendre la parole. Il désigna le groupe dans lequel Aaron se trouvait .

"- Des sacs sont positionnés derrière vous. Le but de cette mission est de les apporter à bon port. Le point de livraison se situe à six heures en direction du sud. Ne nous décevez pas. "

C'est tout ? Pas de discours sur la suprématie de la confrérie, ou la reconnaissance du Ténébreux ? Non, tout juste un "bonne chance". A peine le vieil homme avait terminé son discours que les membres du groupe se dirigèrent vers les gros sacs. Certains grognèrent en soulevant la marchandise. Aaron en déduit donc que ces colis ne devaient pas être des plus légers. Le jeune Récleyès attendait calmement que la foule se dissipe pour pouvoir prendre son sac. Alors que chacun commençait à se mettre en route, une jeune femme n'arrivait pas à soulever son colis. La malheureuse commençait à paniquer, de peur de ne pas pouvoir accomplir sa tâche comme il se doit. Aaron s'avança silencieusement dans sa direction et posa la main sur son épaule. Cette individu lui jeta un regard peu rassuré. Le jeune Récleyès lui fit signe de s'écarter. Après quoi, il se saisit du sac qui traînait à ses pieds et le porta sur ses épaules. Effectivement, la marchandise pesait son poids. La jeune femme était à la fois surprise et honteuse de se faire aider par un membre de la confrérie.

"- Mais.. pourquoi...

- Tu vois bien que tu n'y arriveras pas. Sais-tu combattre ?

- O-oui.

Aaron dégaina son coutelas et tendit l'arme à la jeune femme.

- Dans ce cas, montre-toi à la hauteur. En route."

Nos deux individus se mirent à courir pour pouvoir rattraper le peloton qui était déjà parti depuis un moment. Heureusement pour eux, le groupe n'avait pas beaucoup d'avance, et ils le rejoignit assez rapidement. C'est ainsi que la petite douzaine de Récleyès s’enfonça dans les Marais. Plus ils avançaient, plus il était difficile de distinguer quoi que ce soit. La brume épaisse se levait, et il était bien difficile de se frayer un chemin à travers toutes ces plantes encombrantes qui dominaient les lieux. Seul le bruit des pas sur la terre mouillée se faisait entendre. Tout le monde semblait très tendu, et à l'affût. Visiblement, quelque chose de peu rassurant se pavanait dans les environs. Après quelques longues dizaines de minutes de marche, Aaron s'adressa à sa nouvelle "garde du corps".

"- Dis-moi, contre quoi doit-on protéger ces marchandises ? Et qu'est-ce qu'il y a dans ces sacs ?"

La jeune femme fit un signe de la tête au jeune Récleyès, afin de lui montrer qu'elle ne savait rien de tout ça. Sa peur restait néanmoins palpable. Après un court moment d'hésitation, elle fini par lui lancer une mise en garde.

"- Il y a... des choses abominables ici... elles ont volé la vie de nos soldats..."

Le jeune Récleyès trouvait cette affirmation un peu légère. Si il y avait un énorme danger ici, pourquoi la hiérarchie Récleyès n'avait-elle envoyé qu'un petit groupe pour emmener ces soi-disant précieuses ressources ? Deux choix étaient possibles : soit ils étaient en nombre restreint pour éviter de se faire repérer, soit ils servaient de diversion. Il n'y avait plus qu'à prier pour que ce ne soit pas la deuxième option. Malgré la faible expérience d'Aaron, ce dernier savait que la confrérie était capable de ce genre d'abomination.
Quoi qu'il en soit, il fallait rester vigilant. Sans quoi, il y avait fort à parier que les ombres qui hantent ces marais ne feraient qu'une bouchée de leurs âmes meurtries.
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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Dim 11 Sep 2016 - 22:41

Plus l'escouade des Récleyès avançait, plus la tension se faisait sentir. Les regards allaient et venaient à travers les feuillages, et la sueur perlait sur le front de certains. Quelque chose se préparait. Aaron et sa camarade fermaient la marche. Le jeune homme agitait la tête de temps à autre histoire de repérer une éventuelle présence hostile. Pour l'instant, tout se déroulait pour le mieux. Mais malgré le calme plat qui régnait sur ces Marais, il fallait rester sur ses gardes. Cette sensation de vulnérabilité commençait à peser sur les épaules du jeune Récleyès. A moins que cela n'était ce sac qui avait raison de ses épaules. Non, il ne fallait pas penser à ça. Il emmènerait cette marchandise coûte que coûte. C'est alors que la soif se fit sentir. Aaron fit signe à sa compagne de lui tenir la cargaison, le temps qu'il puisse prendre sa gourde. Mais à peine Aaron s'était rincé le gosier qu'un léger bruit le fit sursauter. Visiblement, le reste du groupe n'avait pas entendu le moindre bruissement. Le jeune homme en déduit que tout cela n'était que le fruit de son imagination.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'acolyte du jeune Récleyès émit un gémissement qui perça le silence, et se fit entraîner dans le fond des feuillages à une vitesse qui défiait toute explication rationnelle. Le reste du groupe se retourna rapidement. Les individus commençaient à s'affoler de toute part. Le jeune homme mit quelques secondes avant de saisir toute la gravité de la situation. Il était tétanisé face à ce qu'il venait de voir. Par quelle force de la nature cette femme avait-elle été tiré de la sorte ? Après avoir reprit peu à peu ses esprits, Aaron se tourna vers l'escouade.

"- Continuez de marcher, je m'occupe du reste !"

Ses mots étant dits, le jeune Récleyès s'élança à toutes jambes à la recherche de sa compagne. Les branches défilaient à toute allure autour de lui et fouettaient son visage. Il courrait, de plus en plus vite, tentant de rattraper la jeune femme. Les hurlements de cette dernière se rapprochaient de plus en plus. Il était dans la bonne direction. Après quelques secondes de courses qui lui paraissaient une éternité, Aaron déboucha sur une sorte de clairière, et découvrit l'impossible. La jeune femme était en train de se faire étrangler au pied d'un arbre par une espèce d'entité de bois et de mousse. Quelle était cette monstruosité ? Elle ne semblait pas encore l'avoir repéré, bien trop occupée à vouloir tuer la malheureuse.

Le sac se tenait seulement à quelques mètres de lui. Pour le coup, il n'y avait pas énormément de solutions qui s'offraient à lui. Prendre la cargaison, et foutre le camp. C'était la chose la plus logique à faire. Personne ne noterait la mort d'une Récleyès comme elle. En somme, il n'y avait qu'à prendre ce fichu sac qui traînait par terre... et s'en aller.
Aaron serra les poings de plus en plus fort. Il ne pouvait pas fuir, pas devant une telle scène. Si la peur l'envahissait, le simple fait d'abandonner une personne à son sort le répugnait encore plus que la mort elle-même.

"Je vais le regretter..."

Sans réfléchir davantage, le jeune homme couru en direction de la créature, amorça son bras gauche, et se jeta sur la créature en lui assénant un violent coup de brassard métallique, qui fit tomber le monstre à la renverse. Aaron se réceptionna sans trop de mal. Sa respiration était saccadée. Il était essoufflé par cette montée d'adrénaline. Mais à peine eut-il le temps de reprendre son souffle que la créature se releva et le rua sur lui, avant de le saisir avec un regard à vous glacer le sang. Ses doigts de bois se resserraient sur le cou du Récleyès. Bientôt, le jeune homme fut privé de son souffle. C'est alors qu'un cri retenti dans le dos du monstre. La Jeune femme transperça la cage thoracique de la créature avec le surin d'Aaron. Après un hurlement sourd, l'entité lâcha son emprise sur le jeune homme et s'écroula à terre pour de bon.
Aaron resta adossé contre l'arbre. Sa respiration était redevenue régulière. Sa camarade lui adressa un regard des plus reconnaissant.

"- Allez, on y retourne."

Le calme était revenu, mais ne resta pas longtemps. Alors que le jeune homme se dirigea vers le sac qui était resté un peu plus loin, d'autres créatures s'en emparèrent. Cette fois-ci, les monstres prirent la fuite au lieu de combattre les deux Récleyès. Mais alors qu'Aaron voulut se mettre à leur poursuite, un problème d'autant plus grave lui vint à l'esprit.

"- Ils se dirigent vers l'escouade ! Vite !!! "

La jeune femme et lui foncèrent en direction du groupe qui était toujours en chemin vers le sud. Les ennuis ne faisaient que commencer...
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Espion

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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Mar 13 Sep 2016 - 18:36

C'était un cauchemar, un affreux cauchemar. Le jeune Récleyès et sa compagne tentaient tant bien que mal de rejoindre leur groupe. Le temps était compté. Ces abominations des marécages semblaient se diriger tout droit vers le convois. Et lorsqu'ils le trouverait... non, mieux valait éviter que cela n'arrive. Aaron courrait aussi vite qu'il pouvait, tout en s'assurant que sa partenaire suivait le mouvement. Après s'être repérés tant bien que mal, il arrivèrent sur la portion de route empruntée quelques heures plus tôt. Des traces de pas ensanglantées étaient gravées dans le sol boueux. Mais il n'y avait rien. Pas de bout de tissu, pas la moindre pièce d'armure qui traînait...

"- Ils-sont...

Le jeune Récleyès s'accroupi et analysa les traces de pas.

- Non.. mais nous devons faire vite."

Les deux individus remontèrent le chemin pendant plusieurs centaines de mètre et finirent par apercevoir au loin l'escouade. Malheureusement, il était déjà trop tard. Les malheureux étaient en train de combattre ces créatures des marais. Ces monstruosités étaient numériquement supérieures au groupe de Récleyès. La jeune femme tenta de courir en direction du combat, mais elle se fit retenir le bras au dernier moment par Aaron.

"- On ne peut pas foncer dans le tas comme ça. Il nous faut un plan..."

Après un bref moment d'hésitation, la compagne du jeune homme se ravisa, et les deux individus se mirent à couvert. Aaron regarda autour de lui. L’environnement était plutôt dense, il y avait forcément quelque chose dont on pouvait tirer parti de cet endroit. Il s'adressa à sa camarade.

"- Quelle vérité maîtrise-tu ?"

La jeune femme mit un peu de temps à répondre, visiblement choquée par une question aussi indiscrète. Mais là n'était pas le moment pour ce genre de chose.

"- Je contrôle... le bois. "

Le jeune Récleyès acquiesça et regarda la scène de bataille qui se tenait au loin. Combien y'avait-il de créatures ? Une grosse douzaine à vu de nez. Après avoir mûrement réfléchit, Aaron se tourna vers son acolyte.

"- Tu pourrais les immobiliser ?"

La jeune femme regarda à son tour le combat afin d'évaluer plus en détail la situation. Elle se tourna ensuite vers le jeune Récleyès, et le regarda d'un air inquiet.

"- Il y en a trop... je ne tiendrais pas longtemps...

- Serait-ce suffisant pour permettre au groupe de s'enfuir ?

-... O-oui, je vais essayer.

- Bien."

Le jeune homme prit un bâton, et communiqua la suite des opérations à sa camarade en traçant un cercle et un trait dans le sol boueux. Une fois que tout fut clair dans la tête de la jeune femme, Aaron sorti une petite fiole de son sac. C'était une huile extrêmement inflammable. On s'en servait la plupart du temps pour attiser les feux de camps.

Il saisit plusieurs branches, et improvisa tant bien que mal une torche. Il versa ensuite quelques gouttes du liquide sur cette enchevêtrement de bois. Le jeune homme releva ensuite la manche de sa cape, et demanda à la jeune femme de lui rendre son surin. Une fois ce dernier en main, il le frotta contre la plaquette de métal qui recouvrait son bras. Après quelques secondes d'attente, une étincelle jaillit et embrasa la torche à une vitesse impressionnante. Aaron regarda sa partenaire.

"- A nous de jouer..."

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la jeune femme sorti de sa cachette et se dirigea vers les créatures verdâtres. Elle s'arrêta à seulement quelques mètres de la bataille. Ses yeux se mirent à briller de mille feux. Bientôt, des branches jaillirent du sol pour emprisonner les jambes de ces créatures. Les membres du groupe restèrent immobiles, abasourdis par ce retournement de situation.

"Courrez, vite !!!!"

Les Récleyès s’exécutèrent et déguerpir aussi rapidement que possible. Quelques longues secondes s'écoulèrent, et le piège se relâchait déjà peu à peu. Malheureusement le groupe n'était pas assez loin pour être hors de danger. Les monstres des marais brisèrent leurs chaînes de bois, et reprirent leur traque sans se soucier de la jeune fille. Mais Aaron qui se cachait dans l'ombre n'avait pas dit son dernier mot. Il avait tracé une ligne avec l'huile qu'il gardait précieusement. Lorsqu'il comprit que la jeune femme ne pouvait plus retenir ces créatures, il alluma un barrage de feu qui leur bloqua à la route.

Une fois les créatures apeurées et à la recherche de repères, le jeune Récleyès donna le signal de lancement à sa camarade. Cette dernière posa les mains au sol et un dôme de bois recouvrit bientôt la totalité de ces monstres. Aaron à son tour, prit de l'élan et balança la torche dans cette prison de branche. Aussi rapidement qu'un feu de paille, la carapace de bois s'embrasa, emportant avec elle la vie des créatures qui hurlaient de douleur, rongée lentement par les flammes.
Il ne resta rapidement qu'un tas de cendres fumants. Les deux Récleyès étaient épuisés. Aaron se tourna lentement et posa sa main sur l'épaule de sa compagne.

- C'est fini... nous pouvons à présent pours-

A peine avait-il terminé sa phrase qu'un monstre surgit derrière la jeune femme et lui serra la gorge.

Tout se passa très vite.

La créature exerça une telle puissance sur le cou de la Récleyès qu'il se brisa. La créature relâcha ensuite le corps sans vie de la malheureuse. A cet instant, Aaron hurla de tout son être sa haine envers cette abomination qui venait de tuer une de ses semblables. Mais ce monstre n'en resta pas là et se jeta sur le jeune homme.

Stupide humain...

Avec sa main de bois, il transperça l'épaule droite du jeune homme. Du sang coula le long de son torse. Dans un dernier effort, Aaron activa sa vérité une fois de plus. Mais rien ne se passa. La créature était amusée à l'idée de torturer un être humain de la sorte. Elle semblait prendre énormément de plaisir à voir les yeux du jeune homme luire comme une étincelle d'espoir. Malheureusement, une telle erreur de discernement lui fut fatale. Aaron se téléporta derrière la créature, dégaina son coutelas et égorgea ce monstre avec une colère titanesque.
Ce qui semblait être le dernier de ces monstres s'écroula à terre. Puis le silence reprit peu à peu sa place. Le jeune homme resta là quelques secondes. Il contemplait le corps de sa défunte compagne. Des branches commencèrent à l'emporter peu à peu, comme si la nature voulait la garder à tout jamais. Son enveloppe charnelle disparue peu à peu, emportée par ce marais dont elle faisait maintenant partie.
...
Une violente douleur transperça Aaron. Son épaule droite saignait abondamment. Après avoir récupéré ses esprits, ce dernier se constitua un garrot pour endiguer l’hémorragie. Sans un mot, il se dépêcha de rejoindre son escouade.
Il réussit à atteindre le rassemblement quelques minutes plus tard. Au loin, les hommes aperçurent bientôt la silhouette du jeune Récleyès. Il arriva devant eux, et fut accueilli dans le calme le plus complet. Son visage était tacheté de sang, et ses mains étaient vides. Le jeune homme n'avait pas réussi à récupérer le sac qui lui avait été dérobé. La marchandise avait sûrement dû brûler comme les monstres. Mais étrangement, personne n'émit la moindre remarque à ce sujet.
Non seulement car Aaron avait réussi à leur sauver la mise, mais aussi et surtout car ses yeux s'étaient transformés en ceux d'une bête aveuglée par la rage. Le jeune Récleyès regarda ses confrères, avec une détermination frissonnante.

"- On continue !"

Les hommes le suivirent sans un mot. Cette fois-ci, le jeune homme était à la tête du groupe, prêt à éradiquer quiconque se mettrait en travers de sa route.
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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Dim 25 Sep 2016 - 18:47

Le ciel était d'un gris oppressant. Comme si Mère Nature, qui n'était rien aux yeux de la jeune mage qui observait le paysage, venait de peindre ce bleu d'un pinceau imbibé d'encre noire noyée dans l'eau. La Récleyès était debout, suivant le convois, derrière le chariot en bois grinçant qui roulait sur la terre humide du marais. Les feuillages étaient d'un vert mûr, les arbres se tortillaient dans tous les sens, suintants de sève. L'humidité omniprésente était lourde, les vêtements en toile rouge sang de la mage collait à son corps blafard. Cette dernière abaissa son regard et reprit la route, derrière le chariot remplit de sac en toile de jute, émettant des cliquetis de pierre s'entrechoquant en silence à chaque bosses. Le silence était pesant, ni le chant d'un oiseau ni même le bruissement du vent se faisait entendre. Seulement un calme plat, les bruits de pas des soldats et les cliquetis de leurs armures. Le convois avançait, tous armés d'une épée à la main, chaque personnes aux aguets. Il y avait juste à côté de la mage, une jeune Recleyès, et un jeune homme aux cheveux semblable au plumage d'un corbeau.

  Un léger bruissement, et la jeune Récleyès disparût. La mage ne fit rien, juste un regard dans la direction du jeune homme qui plongea dans les entrailles du marais, à la rescousse de la kidnappée. Elle continua sa route, ramassant au passage l'épée de la jeune Récleyès qu'elle avait perdu lors de sa capture. Elle passa la lame entre la toile de son vêtement et sa ceinture en cuir, rattrapant le convois en pressant le pas. Tout le monde avait vu ce qu'il venait de se passer, et tout le monde fit mine de rien. Cependant, la méfiance de chacun se faisait sentir, tout le monde était prêt, scrutant chaque feuilles qui seraient susceptibles de cacher un être aux pensées viles. Un bruissement, et le chef du convois, en armure complète, se stoppa, montrant le poing à la troupe qui s'arrêtèrent à leurs tours. Tous levèrent les yeux, et, en regardant bien, des silhouettes difformes, mais aux traits humanoïdes, étaient visibles. Le convois étaient encerclés. Un des monstres montra son visage, et d'une voix qui semblait un frottement de bois, le monstre s'exprima:

"Partez, humains. Ceci est notre territoire. Les autres humains avant vous n'ont pu survivre, ce n'est sûrement pas ce convois qui nous résistera. On ne veut pas faire couler à nouveau le sang, alors partez, si vous ne voulez pas rejoindre vos camarades.
-Je suis désolé de devoir vous contredire, créatures, répliqua le chef en armure. Nous poursuivons notre chemin, partez, si vous ne voulez pas être massacré, créatures au don de parole.
-Alors, c'est ainsi, reprit la créature. Alors, que le sang coule !"



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MessageSujet: Re: [Quête] La riposte des marais Dim 2 Oct 2016 - 11:19

Et, sans perdre patience, une nuée de créatures faites de bois et de mousses sautèrent de leurs perchoirs, des feuillages, se jetant sur la troupe de soldats. Des bruits de métal tranchant la chair se fit entendre, des soldats tombèrent, d'autre frappaient avec de terribles forces les créatures qui s'écroulèrent au sol, convulsant et grimaçant. Une de ces créatures sauta sur le dos de la magicienne qui élança son pied droit dans le genoux de la bête, la faisant rouler sur le dos de cette dernière, et se fracassa contre le chariot en bois qui remua sur le coup. D'un geste rapide, l'épée d'Asmody rentra dans le corps de la bête, qui poussa un cri déchirant l'air, et laissa retomber sa tête. La mage retira l'épée, tourna sur elle-même pour esquiver une créature bondissant vers son flanc, la laissant rouler sur la terre humide, et fit alors deux cercles s'entrecroisant avec ses pouces et ces index. Une sphère bleutée entourèrent alors le champ de bataille, et le combat se fit au ralentie. La magicienne toucha alors chaque soldats, les faisant entrer dans la boucle temporelle dans laquelle agissait Asmody, et tous comprirent. Les têtes tombèrent, et la sphère disparut après deux minutes d'activités. S'approchant d'un corps inerte d'un soldat à la poitrine déchiquetée, la jeune mage posa la base de son bâton sur le ventre du cadavre, et aspira son âme pour reprendre des forces. La fatigue qui l'affectait s'évanouit, et elle reprit le combat. Même avec les piles de corps autour du convois, du nombre de soldats et de ces créatures baignant dans le sang, le combat était loin de se terminer. Les créatures semblaient être une armée entière, plus il en tombait, plus il en revenait. La jeune mage, au coeur de la bataille, vit devant elle un des soldats se faire décapiter entre les longs doigts d'une des créatures. Elle ne tarda pas à faire de même du tranchant de son épée, et les deux corps tombèrent. Le sang gicla sur son visage, venant glisser de son front, se mélangeant avec la sueur qui perlait son visage pâle. Au milieu du conflit, le chef frappait, fendait l'air de sa longue claymore, tranchant les corps en deux à chaque mouvements. Il énonçait un discours, un cri de guerre de sa voix grave et rauque:

"Frappez, camarades ! Pour la gloire de notre confrérie ! Pour la mémoire de nos frères morts au combat, comme dans cette bataille ! N'ayez peur de la mort, n'ayez peur du sang ! Nous vaincrons, peut importe le nombre de corps qui giseront sur le sol !"

 Mais la vérité était plus dure à avouer. Le combat était perdu d'avance, la troupe, qui était une vingtaine de soldats, diminuaient rapidement. Il devait restait une douzaine d'épées pouvant se défendre. Les râles des créatures et des récleyès remplaçaient le silence oppressant d'avant. Asmody le savait, si un miracle de Sydilia ne se faisant pas maintenant, alors, la Mort tend ces bras à ces pauvres soldats. Le temps fut comme ralentit. Les Soldats criaient, les bêtes hurlaient, les scintillements cristallins des lames tranchant la mousse et brisant le bois retentissaient. La mage vit alors dans son dos une créature lui sauter sur son dos, ces longs doigts serrèrent sa tendre gorge. Une expression de surprise, les yeux écarquillés, elle retomba sur ses genoux quand soudain, une sifflement approcha à sa droite, du bois craqua et l'étreinte sur sa gorge se relâcha, alors que sur sa gauche une forme ronde roula sur le sol. La mage reprit son souffle, toussa, la tête tournant légèrement, alors qu'un des soldat lui tendait la main. Respirant bruyamment, elle donna sa main à son camarade qui la souleva et un bruit de bois qui semblait grandir et craquer se fit entendre.

  La mage regarda autour d'elle, et les créatures étaient immobilisés par des branches. Les soldats, ne cherchant pas à comprendre, se mirent à fuir en direction de celle qui semblait utiliser sa Vérité. Une fois à côté de la jeune femme, qui était celle qui fut enlevée à la troupe tout à l'heure, le deuxième alluma une torche et fit brûler une traînée d'huile. Les créatures, libérées de leurs étreintes, n'approchèrent pas à la vue du feu. C'est alors qu'un dôme de bois enfermèrent les monstres, et le jeune homme aux cheveux de corbeau lança sa torche sur la structure boiseuse et prit feu. Les cris des créatures retentissèrent, de la douleur. Il ne restait bientôt qu'un tas de cendres. Un craquement dans le dos de la mage se fit entendre, cette dernière se retourna et vit la jeune Récleyès, le cou tombant, sous les doigts d'un des Kraveles. C'est alors qu'un combat entre la créature et le jeune Recleyès s'engagea. Ce dernier sortit victorieux, l'épaule en sang. La Mage approcha du corps du Kraveles, posa sa main sur son torse et prit son âme, circulant jusque dans son bâton, et se redressa. Elle tendit la main au jeune homme pour le relever, se retourna et se remirent en route. Le silence plana à nouveau, comme si rien ne s'était produit, ce qui laissait un frisson dans le dos de la mage. Cette histoire est loin d'être terminée...



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