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Complaisance dans l'Excellence

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MessageSujet: Complaisance dans l'Excellence Jeu 4 Aoû 2016 - 4:07

Elerinna soupira en constatant du temps à l’extérieur : vivre à Arnlo avait ses avantages mais la pluie et l’humidité étaient décidément des inconvénients non négligeables… Ce temps lui brisait le moral. Dressée devant la large fenêtre de l’atelier, la jeune femme se décida à tirer le rideau, se plongeant ainsi dans les ténèbres. Elle s’assit à même le sol et prit son visage brûlant entre ses mains, puis elle soupira, comme pour relâcher toute la pression accumulée. Combien de temps cela faisait-il qu’elle n’était pas sortie d’ici ? Elle avait perdu la notion du temps, à force de travailler… Des heures, c’était certain ! Une création lui demandait de plus en plus de temps et d’énergie. Les crises de fièvre se faisaient à chaque fois un peu plus fortes et l’empêchaient de se concentrer...

Elle fut sortie de ses pensées par quelqu’un qui toquait frénétiquement à la porte de l’atelier. La jeune femme soupira : elle n’était pas en état de recevoir qui que ce soit. Elle n’en avait pas envie non plus. Elle pensa d’abord à ne pas ouvrir, puis elle entendit la voix d’Opale s’élever derrière la porte. Dans ce cas, cela changeait tout. Alors, elle se releva en s’aidant d’un mur, puis elle se saisit de la clé de l’atelier qu’elle enfonça dans la large serrure. La future duchesse avait la fâcheuse tendance à s’enfermer à clé… La porte s’ouvrit finalement, dévoilant la jeune domestique aux cheveux de jais qui arborait une mine agacée. La brise extérieure qui pénétra dans l’atelier fit toussoter la couturière.

- Mademoiselle Elerinna ! Savez-vous depuis combien de temps vous êtes enfermée ici ? Tout le monde s’inquiète pour vous, vous devriez être au lit ! Oh, et puis cette obscurité…

Opale entra sans hésiter dans l’atelier et se dirigea tout droit vers l’unique et imposante fenêtre de l’endroit, sans même jeter un regard à sa supérieure quand elle passa à côté d’elle. Cette demoiselle prenait de plus en plus de libertés, et cela agaçait Elerinna qui n’appréciait pas du tout le comportement de sa domestique. Cette dernière tira le rideau d’une traite et ouvrit la fenêtre pour aérer la pièce ; le tout sous l’œil maussade d’Elerinna qui se sentait vidée de toute énergie. La couturière contrastait vraiment avec sa domestique qui paraissait si pleine de vie à côté d’elle. Elle désespérait vraiment de pouvoir de nouveau se sentir en forme, la maladie ne semblait pas vouloir la quitter d’aussitôt…  

Opale arbora une mine satisfaite et s’approcha du bureau de travail -en pagaille- de la couturière, laissant son regard traîner sur les croquis d’Elerinna.

- Un peu de rangement ne ferait pas de mal à ce bureau… Vous permettez que je jette un coup d’œil à vos projets ?

Sans vraiment attendre de réponse, Opale tendit la main vers l’une des feuilles qui traînait sur le bureau. Mais Elerinna n’était pas d’humeur. Sa mine se renfrogna et, plus par réflexe que par véritable méchanceté, celle-ci usa de sa Vérité pour faire léviter une grosse boîte qu’elle la laissa lourdement retomber sur son bureau d’un geste de la main, recouvrant au passage ses croquis. Elle n’avait pas bougé d’un iota ; Opale sursauta et recula sa main précipitamment avant de se retourner, paniquée, la dévisageant d’un air de reproche.

- Opale, ces projets ne te concernent pas, mêle toi donc de ce qui te concerne, à savoir réapprovisionner les stocks, prendre les mesures et donner un avis quand je te le demande. Crois-moi, c’est déjà un grand honneur que je te fais là…

Puis Elerinna tourna le dos à sa domestique qui n’avait pas réagi à son pic. Elle n’ignorait pas que la demoiselle devait très certainement bouillonner intérieurement mais elle ne laissa rien transparaître. Voilà pourquoi la Parlèm appréciait tant cette Opale : elle savait contenir ses émotions, et ça, c’était une qualité remarquable pour une jeune femme de son âge. Peu pouvaient se vanter d’en faire autant.

Elerinna se rapprocha de l’un des mannequins qui était recouvert d’un drap de soie. Voilà la création sur laquelle elle travaillait depuis si longtemps ; la raison pour laquelle elle s’était enfermée toute la journée. A présent, plus quelques retouches étaient nécessaires, et un avis. Robert Jelica répétait sans cesse que demander un avis était essentiel après avoir terminé une création. A vrai dire, Elerinna le faisait plus par habitude qu’autre chose : elle était fière de son travail et savait qu’il s’agissait de grande qualité. Elle se moquait bien de l’avis de pauvres roturiers ; mais elle ne se passaient jamais de le demander, par habitude. Cela n’était encore jamais arrivé, mais si l’on venait à ne pas aller dans son sens, sa réaction aurait très certainement été terrible.

Elerinna tira le drap de soie pour dévoiler devant sa jeune domestique l’une des créations dont elle était la plus fière ; le petit sourire au coin de ses lèvres l’indiquait clairement et elle fut satisfaite en découvrant le visage émerveillé d’Opale. Celle-ci écarquilla les yeux devant la magnifique robe qui se dressait devant elle. Elle en était bouche-bée. Cette domestique ne portait pas son employeuse dans son cœur, mais elle lui reconnaissait au moins le mérite de posséder un talent incroyable. Que pouvait-on espérer d’autre d’une Jelica ?  Elle s’approcha de la création et s’accroupi pour toucher la petite traîne.

- Du cachemire, mademoiselle Elerinna ! Oh, et le col incrusté de rubis… C’est magnifique ! Vous ne maniez les aiguilles comme personne, mademoiselle, vous pouvez être certaine de votre talent, vous n’avez rien à envier de votre père ! Sans indiscrétion, qui est l’heureuse propriétaire de cette merveille ?

Voilà qui avait remis du baume au cœur de la couturière qui s’approcha lentement près de la fenêtre de l’atelier. Un sourire illuminait son visage, elle se disait qu’elle n’avait finalement pas tant travaillé pour rien. Elle détacha ses cheveux de craie et repensa à la lettre qu’on lui avait envoyé il y a quelques jours ; une noble héléo qui lui réclamait une robe. Certes, Elerinna ne portait pas les enfants d’Eliosa dans son cœur, mais cela ne l’avait pas empêchée de tout mettre en œuvre pour que sa création soit magnifique. Dommage, la demoiselle aurait très certainement préféré confier une telle merveille à une humaine…

- Une Héléo, Phaëlaë Talelviën, si je me souviens bien... Elle ne devrait d’ailleurs pas tarder à arriver, j’ai fini juste à temps. Tu comprends bien que je ne peux pas la recevoir dans cet état, bien qu’il s’agisse d’une Héléo… Opale roula des yeux discrètement aux dires de son interlocutrice. Elle en avait presque oublié à quel point elle était intolérante. Comme pour illustrer ses propos, Elerinna défroissa sa robe et rejeta en arrière sa longue chevelure de craie. Je vais donc aller me préparer pour la recevoir, veille à ce que le ménage soit fait dans l’atelier et à ce que personne ne touche à la robe, bien entendu. N’abuse pas de ma confiance, je veux que tout soit parfait quand je reviendrai, est-ce bien clair ?

Opale hocha simplement la tête et, après avoir réuni quelques affaires, Elerinna quitta finalement l’atelier pour aller faire un brin de toilette.


**


Elerinna revint finalement rafraîchie et correctement vêtue : sa frêle carrure supportait une lourde robe sous laquelle elle semblait pouvoir s’effondrer, mais à part ce détail, elle était tout pimpante, comme à son habitude. Son air maladif avait été dissimulé avec du maquillage et sa longue chevelure avait été relevée pour dévoiler son cou fin.

Quand elle fut de retour, la jeune femme fit un petit tour d’inspection dans l’atelier pour s’assurer que tout avait été correctement nettoyé, et elle pesta en constatant que certains fils n’avaient pas été correctement balayés ; mais ce n’était pas visible. Finalement, Elerinna vint se poster devant son atelier en attendant son invitée (profitant au passage de la légère brise qui soufflait) ; suivit d’Opale qui ne la quittait décidément pas. Cette fois, elle était sûre de son coup. Encore fallait-il qu’elle s’entende avec sa cliente ; et c’était généralement la partie qu’Opale redoutait le plus…

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