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Dans la pénombre

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MessageSujet: Dans la pénombre Mer 10 Aoû 2016 - 1:13

Dans la pénombre

avec Elerinna Jelica & Keltälath Siddhartha le 14 Talien 1248

Face au soleil, les yeux fermés et le visage légèrement relevé, Siddhartha profitait des rayons de l'astre. Il était assis sur les docks du port d'Arnlo. À cette heure de l'après-midi, l'endroit était en train de se vider petit à petit, il était passé cinq heures et les passants se faisaient de plus en plus rare. Les jambes dans le vide, le liare se tenait tranquille et observait l'horizon. Ainsi, personne ne faisait attention à lui malgré ses deux hautes cornes blanches qui surplombées son crâne. Les gens dans la capitale Parlèms étaient bien trop pressés par le temps et l'argent pour faire attention à une personne égarée sur le côté.

Siddhartha resta ainsi une demi heure de plus, c'était à peine s'il avait bougé, peut-être avait-il retenu un bâillement, mais à part ça, il avait continué de regarder le soleil. Comme à chaque fois qu’il était en mission, il refrénait ce besoin de se mettre en avant et s’abandonnait dans une contemplation de la nature, il n’y avait rien de mieux pour l’apaiser. À part peut-être le visage de son petit-fils depuis qu’il était entré dans sa vie. Un sourire échappa des lèvres du Liare, mais il ne resta qu’un bref instant, il ne pouvait se laisser se déconcentrer, plus maintenant, l’heure approchait.

Les docks étaient en train d’être désertés, il ne restait plus que quelques ouvriers en train de charger les derniers bateaux prêts à partir pour Helpo et traverser le continent par les fleuves et rivières pour rejoindre Thalis. C’est alors que la cible de Siddhartha apparut, il était en avance, mais l’assassin s’en doutait cela correspondait bien au marchand. Cet homme proche de la quarantaine et arborant fièrement une épaisse barbe poivre-sel était accompagné par deux gardes comme à son habitude. Le Liare détourna son regard de lui, il savait précisément où il se dirigeait. Sidd se leva et commença à marcher le long du port pour ensuite passer derrière le bâtiment dans lequel le marchand était entré.

Le Liare décida de ne pas utiliser sa Vérité et préféra monter sur des caisses empilées près du hangar, il atteint alors sans difficulté la plus haute pile pour se retrouver à la hauteur presque du toît. Sidd répartit son poids sur la structure, préférant placer ses pieds le plus éloignés possible, il inspire un grand coup et commence à fléchir les jambes pour sauter. Il arrive alors à attraper le rebord du toit et se hisse dessus. Il a été bien chanceux de ne pas passer à travers l’une de ces caisses, mais il n’a pas été assez délicat dans ses gestes et la dernière des caisses retombe sur le sol en un fracas qui alerte les hommes du marchand. L’un d’eux décide alors de faire le tour du hangar pendant que l’autre reste auprès de son patron.  

L’assassin ne perd alors pas un instant. Les ordres royaux sont clairs, personne ne doit être mis au courant de l’implication des Liares dans cette affaire. Ce marchand n’en reste pas moins un traître au peuple du feu et doit mourir pour avoir arnaqué et volé la cour royale. Siddhartha se déplace en silence et rapidement à la porte qui donne sur le toit du hangar. En arrivant par là, il peut espérer surprendre sa cible. Il se faufile ainsi à l’intérieur et se déplace sur une passerelle qui lui permet de voir entièrement l’intérieur du bâtiment. Le marchand est collé à son garde et regarde frénétiquement sa montre dans l’attente d’une personne très certainement. Il n’y a plus de temps à perdre, le Liare doit agir tout de suite !

L’assassin visualise les lieux malgré la pénombre, il perçoit le marchand à plusieurs dizaines de mètres de lui qui lui tourne à moitié le dos. Le liare se retourne sur la passerelle et voit près de lui un escalier métallique. Il ne réfléchit pas et s’y engouffre pour se retrouver l’instant d’après au même niveau que sa cible. Il va devoir agir rapidement, il est toujours bien trop loin pour espérer porter un coup, en tant qu’assassin, le liare a adopté des armes au corps à corps. Il a un certain code de l’honneur qui l’empêche de retirer la vie à une personne d’une autre manière que face à elle et de ses propres mains. Ainsi, il avance prudemment dans l’obscurité, il glisse plus qu’il ne marque pour ne pas faire résonner ses pas, l’assassin n’est plus qu’à quelques mètres de sa cible qui lui tourne maintenant complètement le dos.

Le moment est inespéré, c’est maintenant ! Siddhartha prend en main sa machette et s’apprête à se jeter sur le marchand pour franchir les quelques mètres qui le sépare de sa cible quand le garde se retourne et pousse son patron pour lui éviter le coup fatal que l’assassin allait porter.

Le Liare se retrouve alors entre les deux Humains qui ne peuvent s’empêcher de le toiser jusqu’au bout des cornes. Le marchand est à terre et galère à se lever tandis que son garde hésite entre attaquer ou appeler son collègue, il n’en a cependant pas le temps. Siddhartha lève sa lame et fonce sur lui, c’est son coude qu’il met en avant et au lieu de s’abattre de plein fouet sur le garde qui est prêt à le repousser avec son modeste bouclier, Sidd se décale sur le côté et étend son bras pour que sa lame sectionne la gorge du malheureux qui s’écroule dans son sang. Le Liare porte alors la main sur le pic qu’il garde toujours attaché sur sa cuisse droite et se retourne vers le marchand.

Il semble complètement affolé, sa gorge nouée l’empêche de dire le moindre mot alors qu’il serait prêt à donner tout ce qu’il possède pour qu’on lui épargne la vie. Il s’est enfin relevé, mais il sait son sort inévitable et ne fait que reculer au lieu de se retourner pour essayer de fuir. Siddhartha lâche sa machette et empoigne très fort le pic, il avance alors avec de grandes enjambés. Le marchand n’essaye même pas de lutter, il arrive à peine à lâcher un “pitié” lorsque l’assassin arrive à sa hauteur et lui enfonce le pic dans le coeur. Il passa alors sa main dans son dos et l'étreint pour tuer sur le coup et silencieusement le Parlèms. Il lâche alors un corps inerte tout en retenant son pic.

C’est alors que la porte de service du hangar s’ouvre, sûrement l’autre garde qui revient. Siddhartha se retourne rapidement pour voir qui vient d’entrer.
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Mar 16 Aoû 2016 - 6:06

Je soupire en voyant Opale s’approcher de moi, déposant délicatement un gilet de soie sur mes épaules. Je ne peux m’empêcher d’élever la main dans sa direction, lui intimant l’ordre de prendre congé. Ne voit-elle pas que je ne suis pas d’humeur à discutailler ? Elle ne tarde pas à comprendre, elle s’applique à me faire une révérence et grimpe docilement dans la voiture prête à partir. D’un autre geste de la main, j’use de ma Vérité pour faire léviter le gilet et le laisser tomber à mes pieds. Je toussote dans la seconde qui suit. Il est déjà dix-sept heures et nous ne sommes toujours pas en route. Nous sommes tout de même les grands Jelica, nous ne pouvons pas nous permettre de nous montrer négligents ! Nous avions bien prévu d’arriver à l’avance, pensez-vous ! Mais mon accrochage avec Père a fatalement retardé notre départ... Ou plutôt devrais-je dire mon départ ? Père ne souhaite plus m’accompagner. Je suis agacée, comprenez bien que son manque de professionnalisme m’exaspère. J’ai longtemps apprécié sa collaboration, mais depuis quelques temps, Père s’avère être un véritable poids dans mes projets. L’âge ne semble pas l’assagir. Peut-être devrais-je songer à lui accorder sa retraite… Je secoue la tête : c’est hors de question. Il ne me le pardonnerait pas ! Je me retourne pour jeter un dernier regard au manoir : Père est dressé sur le palier de la porte, les bras croisés sur sa poitrine. Il lève une main pour me saluer. Je soupire et me retourne : n’espère-t-il tout de même pas que je lui accorde de la sympathie en répondant à son geste ? Je tâte ma chevelure pour vérifier que ma coiffure est bien en place et m’approche de la voiture. Un domestique dont je ne remets pas le nom m’aide à grimper et il ne se faut que de quelques secondes pour que les chevaux ne commencent leur marche. Heureusement, je sais que nous serons à l’heure quoi qu’il advienne : nos destriers sont rapides et ne nous font jamais défaut.

Je regarde frénétiquement ma montre en maudissant Mère Nature de ne pas m’avoir accordé le pouvoir d’arrêter le temps. Les minutes défilent à une vitesse folle et nous ne sommes même pas à mi-chemin. Nous ne serons pas au port dans les temps ! Je suis sur les nerfs. Je pose mes deux mains sur mes genoux et me redresse, dévisageant Opale qui semble perdue dans sa lecture. Je ne peux m’empêcher de grimacer en remarquant sa coiffure hirsute et sa robe de coton déjà froissée. Je commence par rouler des yeux en me demandant pourquoi je prends la peine de confectionner de si beaux habits à l’intention d’une domestique qui ne sait visiblement pas en prendre soin, puis je soupire : de quoi aurai-je l’air accompagnée d’une telle souillon ? Messire Belles est un homme de distinction, je suis certaine qu’il remarquera l’allure négligée de ma servante. Personnellement, je n’ai jamais apprécié la façon dont il se taille la barbe ni même celle dont il se vêtit, mais il est un marchand courageux qui n’hésite jamais à faire affaire avec ces barbares de liares. Pour ça, vous imaginez bien que cet homme a droit à mon respect. Je n’ai encore jamais eu le courage de me frotter au peuple du feu. Ainsi, je ne souhaite pas l’offenser en me présentant devant lui si mal accompagnée. Je vais donc devoir y aller seule. C’est agaçant… Une secousse un peu trop violente pousse Opale à sortir de sa lecture, j’en profite pour prendre la parole :

- Opale, tu aurais au moins pu t’arranger. As-tu seulement constaté de l’état de ta robe ? Honnêtement, c’en est affligeant. Je ne voudrais pas t’offenser, mais je ne peux pas me permettre de me présenter devant messire Belles avec toi. Tu resteras dans la voiture et tacheras de remettre ta coiffe en place en m’attendant, et n’apparais sous aucun prétexte. Nous ne sommes tout de même pas des sauvages…

La domestique hausse son regard dans ma direction. Elle referme son livre et le pose délicatement sur ses genoux avant de se redresser. Cette demoiselle est pleine de bonnes manières, il est tout de même regrettable qu’elle ne fasse pas d’effort dans sa tenue ! Elle a l’air agacée. Je sais très bien qu’elle n’apprécie pas ce genre de remarque, mais dans les circonstances actuelles elle n’a pas intérêt à élever le ton… Père m’a déjà suffisamment remontée.

- Sauf le respect que je vous dois, mademoiselle, je crains de ne pas avoir eu le temps de m’arranger correctement. Votre petite dispute avec votre père a empiété sur le temps que je devais passer à me préparer et quelques-uns de mes domestiques ont été impliqués dans cette fâcheuse histoire, ainsi n’ont-ils pas pu s’occuper de ma coiffe. J’imagine, madame, que vous comprenez ma situation. Si mon allure vous dérange, j’attendrai dans la voiture sans aucun souci. Après tout, vos affaires ne me concernent pas.

Opale ponctue sa tirade d’un charmant sourire un tant soit peu provocateur. Je ne connais que trop bien sa politesse hypocrite, je sais qu’elle bout intérieurement. J’ai de plus en plus de mal à le supporter. Le ton sur lequel elle me répond ne me satisfait guère -d’autant plus que j’essaie de sortir cet accrochage avec Père de mon esprit-, mais alors que je m’apprête à la sermonner, la voiture se stoppe brusquement, nous faisant violemment basculer. A peine ai-je le temps de défroisser ma robe de soie et de m’assurer que ma coiffure n’a subi aucun dégât qu’un homme vient ouvrir la petite porte en nous déclarant que nous sommes enfin arrivés au port d’Arnlo. Je jette un coup d’œil à ma montre et constate avec soulagement que nous sommes à l’heure. Ma domestique m’accorde un dernier sourire et rouvre son livre pour retourner à sa lecture. Je soupire et décide de m’en désintéresser : je note simplement pour plus tard de me souvenir de la sermonner. L’homme m’aide à descendre et semble étonné que je n’ai pas amené de garde du corps. Je lui réponds simplement que je n’en vois pas l’utilité, messire Belles est un homme à qui j’accorde une confiance quasi-totale. Je ne pense pas être trop naïve, je connais cet homme et sais que je n’ai aucune raison de m’en méfier. Peut-être pourrais-je même aller jusqu’à dire que je l’apprécie ? Alors, je lui assure que je n’ai besoin d’aucune protection, lui accorde une brève révérence et décide de m’avancer seule vers le lieu de rendez-vous. Un hangar. Je m’assure d’être assez loin de la voiture pour qu’on ne puisse pas me voir soupirer de résignation à la vue de la distance qui me sépare du bâtiment. J’ai beau être jeune, ma santé ne permet pas de tels efforts physiques. J’avance avec difficulté, me souvenant de la raison pour laquelle je n’ai pas l’habitude de me rendre à de tels rendez-vous. Toutefois, je ne peux rien refuser à ce cher Belles.

Essoufflée et toussotant, je pénètre dans le hangar, quelque peu déboussolée et déçue que personne ne soit encore venu m’accueillir, que ce soit un garde du corps ou messire Belles lui-même. Cet homme est reconnu pour ses bonnes manières : cela ne l’empêche pourtant pas de laisser une femme seule venir jusqu’à lui. J’en fais la conclusion hâtive qu’il ne m’apprécie pas. Nous avons beau avoir partagé quelques discussions, je n’en reste pas moins sa concurrente principale. Messire Belles est un couturier reconnu pour les merveilleuses tenues dont il est le créateur ; heureusement, les Jelica n’en restent pas moins les numéros un sur le marché. La concurrence est rude à Arnlo, mais nous avons toujours su imposer notre supériorité par rapport aux autres créateurs. Il est dommage qu’il n’ait pas su passer outre ce fait, après tout, notre concurrence ne m’empêche pas de l’apprécier et de voir en lui un homme de qualité. J’espère en tout cas que notre discussion à venir sera fructueuse. Je ne voudrais pas avoir fait tout de ce chemin pour rien. Pourtant, l’obscurité m’empêche de voir correctement où j’avance. Peut-être ai-je tort et n’est-il tout simplement pas encore arrivé ? Je plisse les yeux pour tenter de voir à travers les ténèbres, et afin de m’assurer que personne n’est présent dans le hangar, je laisse ma voix de crécelle résonner dans ce lieu que je crois désert :

- Messire Belles ?

Pas de réponse. Je continue d’avancer et passe derrière une petite pile de caisses comme dans l’espoir de trouver quelqu’un. Je ne me sens pas seule. Se moque-t-on de moi ? J’ai du mal à percer l’obscurité mais ma vue commence à s’adapter à l’endroit. Je suis au milieu du hangar, et mon pied se cogne contre quelque chose de mou que je n’avais pas remarqué auparavant. Je profite d’être seule pour jurer et abaisse la tête pour constater de ce qui bloque mon passage : mon cœur fait un bond dans ma poitrine à la vue de l’homme qui gît au sol ! Et voilà que ma respiration se bloque. A l’aide, je ne peux plus respirer ! Je soulève un peu ma robe et constate qu’une tâche de couleur carmin s’est formée sur au bout. Je suis paralysée. Cet homme, je le reconnais : messire Belles ! Et il n’est pas seul, son garde du corps gît à ses côtés. Je réprime un hurlement et aie pour seul réflexe de m’éloigner précipitamment de quelques pas, effrayée. Mais je me cogne contre quelque chose. J’ai peur ! Je suis persuadée qu’il n’y avait rien derrière moi tout à l’heure. Je sens mon souffle s’accélérer dangereusement. Mes deux mains sont réunies sur ma poitrine pour tenter de m’apaiser. Calme-toi Elerinna, je t’en prie… Je me retourne doucement, très prudemment et enfin… je le vois.

Un démon. Une erreur de la nature. Un liare. Une brute d’environ deux mètres, surmonté de deux affreuses cornes d’une trentaine de centimètres. Cette fois, ma respiration se fait plus haletante que jamais. Je suis certaine de ne jamais avoir eu aussi peur. J’ai envie d’hurler mais je sais que personne ne me viendra en aide. Mon visage blêmit et je recule, effrayée. Je perds l’équilibre et aie l’heureux réflexe de retenir ma respiration avant de m’effondrer dans la flaque de sang ; j’use de ma Vérité et me téléporte à un mètre pour venir m’écrouler au sol, derrière le liare. Je m’étouffe à cause de la poussière ; ma santé ne suit pas ! Il est évident qu’il est le responsable de la mort des deux hommes ! Que va-t-il me faire ? Je suis dans tous mes états, je n’arrive pas à me concentrer pour utiliser une nouvelle fois ma vérité. J’ai envie de fuir, mais je suis coincée ! Je ne trouve même pas le courage de me relever ! Le monstre se retourne vers moi et je ne trouve rien d’autre à faire que de lever mon visage vers lui ; son regard perçant me traverse à tel point qu’une larme vient couler sur ma joue. Je ferme les yeux et lève mon avant-bras devant mon visage pour me protéger, avant de déclarer d’une voix tremblante :

- Monstre ! Vous avez tué messire Belles ! Qu’allez-vous me faire, hein ? Je vous en prie, ne me faites pas de mal !
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Ven 26 Aoû 2016 - 3:08

Dans la pénombre

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Siddhartha se retourne rapidement pour voir qui vient d’entrer, mais de là où il se trouve, c’est peine perdue. Le Liare ramasse alors sa machette et recule doucement pour se mettre légèrement en retrait dans l’ombre. Il n’a pas l’intention de fuir, il ne pourrait pas passer inaperçu maintenant, il lui faut anéantir toute personne qui le verra cette nuit et sans aucun remords. Le Liare reste cependant interloqué lorsqu’il aperçoit la jeune demoiselle à la chevelure couleur craie. Malgré son air fragile, sa beauté ne laisse pas indifférent le Liare qui se laisse un instant captivé par elle. Bientôt, il n’y aura plus que quelques mètres qui les sépareront et il n’aura qu’à tendre la main pour la toucher.

C’est elle qui fait le premier pas, maladroit et imprévu certes, mais cela fait sourire Sidd. Il la regarde trébucher dans la mare de sang sans esquiver le moindre geste. La scène en deviendrait presque comique si l’instant d’après la belle ne s’était pas volatilisée.

Les surprises s’enchaînent décidément. L’assassin s’était bien préparé à l'éventualité qu’il ne termine pas sa mission avant l’arrivée du partenaire commercial de sa cible, mais en voyant cette jeune humaine et maintenant cette capacité qu’elle avait de disparaître. Le Liare avait la sensation qu’il avait sous-estimé la situation, son énième retour au service du roi ne s’annonçait pas aussi glorieux que les précédents, il aurait du mieux s’y préparer et ne pas compter que sur son expérience. Même si ce n’était pas ce qu’il recherchait désormais, il n’était pas question qu’il bâcle un travail. Peu importe la fragile attitude de la demoiselle, Siddhartha serra sa machette et son pic dans chacune de ses mains et commença à balayer le hangar du regard.

Son visage laissa transparaître sa surprise, elle était à peine à un mètre derrière lui et l’air complètement terrorisée. En entendant le terme de monstre, l’assassin ne put s’empêcher de lui afficher son plus beau rictus qui laissait bien apparaître la coupure de sa lèvre inférieure.

À l’extérieur, le second garde du marchand revient vers l’entrée du hangar et aperçoit la voiture garait un peu plus loin. Il sait très bien avec qui son patron avait rendez-vous, mademoiselle Jelica était de plus en plus active au sein de la société de sa famille et ce n’était pour déplaire à la plupart qui comme le garde appréciait sa présence et celle de sa suivante. Ne s’inquiétant pas du sort de son patron et ayant déjà oublié cette fichue caisse qu’un chat avait sûrement faite tomber. Il s’avance insoucieusement vers la voiture dans l’espoir d’y apercevoir Opale et peut-être l’inviter à un spectacle.

Pendant ce temps, Siddhartha pointa sa machette vers l’humaine, mais ne se montre pas plus menaçant que cela en lui répondant :

- Joli tour que tu viens de nous montrer. Pour ton sort, il ne dépend que de toi. Tu es prête à garder secret ma présence ? Ta vie et la mienne sont liées. Il baisse son arme lentement. Je vais repartir sagement d’où je viens et toi, tu vas simplement aller prévenir que tu as trouvé ton ami mort et c’est tout.

Il s’était montré ferme. Le Liare avait été clair, si la demoiselle ne disait rien, il ne se passerait rien. Sidd n’avait jamais été un grand amateur de bain de sang, l’ennemi de sa majesté avait été éliminé, rien ne l’obliger à s’en prendre à cette innocente. Tant qu’elle ne mettait pas en danger son identité, il pouvait envisager de la laisser repartir saine et sauve. Cependant, mieux valait pour elle qu’elle accepte rapidement, car la clémence du Liare n’allait pas être valable très longtemps.

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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Lun 29 Aoû 2016 - 1:44

Je dévisage le liare qui se dresse devant moi. Cet homme ne m’inspire rien d’autre que la crainte et le dégoût. Je rectifie : il n’est pas un homme, il est un véritable démon. Ses deux immenses cornes peuvent en témoigner. Puisse la Déesse Mère me pardonner, mais je ne pourrai jamais porter ces monstres dans mon cœur. Il ne m’inspire pas la moindre sympathie. Il vient de tuer messire Belles, peut-être s’apprête-t-il à se débarrasser de moi, à me laisser gésir ici, à côté de cet homme qui était autrefois mon concurrent ? Je déglutis à cette idée. Je ne peux pas mourir, pas comme ça. Je ne le permettrais pas. Ma respiration se fait de plus en plus haletante quand je le vois s’approcher un petit peu de moi. Le liare a une machette dans la main et il la pointe dans ma direction. Je suis stupéfaite : je n’ignore pas que les barbares du feu ne sont pas coutumiers des bonnes manières, mais je me demande bien quel type d’éducation cette brute a pu recevoir pour ainsi menacer une dame du bout de son arme. Au moins, il a la décence de ne pas élever le ton quand il rétorque que si je garde le silence, il ne me tuera pas. Je retiens mon souffle en soutenant son regard : comment peut-il se montrer aussi naïf ? Il est bien évident qu’à peine je serai sortie de ce hangar que cette histoire fera le tour de la cité. De toute façon, j’y suis obligée : j’écarquille d’ailleurs les yeux en songeant à cette possibilité. Et si l’on m’accusait ?

Messire Belles, malgré toute la sympathie que je lui ai porté avant sa mort, n’a toujours été que mon principal concurrent. Et ce depuis ma plus tendre enfance, avant même que je reprenne l’entreprise familiale, cet homme était déjà en compétition avec Père. Il était quelqu’un de certes, agréable, avec qui je n’ai néanmoins pas beaucoup eu l’occasion de sympathiser. En revanche, nous étions réputés pour notre concurrence et j’ignore même s’il m’appréciait. Qui désignera-t-on de coupable de sa mort ? Je sens que ma vision se trouble. Non, je ne vais tout de même pas tourner de l’œil maintenant ! Il faut que je me ressaisisse. Je me relève avec une certaine difficulté et laisse mes bras retomber le long de mon corps. Je n’ai toujours pas répondu à ce liare. Je ne l’ai pas non plus lâché du regard. J’aurais aimé avoir le temps de réfléchir davantage à mes propos avant de déclarer d’une voix se voulant menaçante :

- De quel droit osez-vous me tutoyer, vous, un simple roturier. Pire, un liare ! Faites donc preuve d’un minimum de respect. Oublions cela et repartons sur de bonnes bases. Monsieur, laissez-moi vous dire une bonne chose : vous avez tué messire Belles, et à moins d’en finir avec moi, je ne me tairai pas. J’appréciais cet homme. Ce crime ne pourra pas rester impuni. Je suis navrée, mais je parlerai quoi qu’il arrive. Alors, essayez donc de me tuer, vous qui êtes un monstre sans cœur. Ou acceptez votre sort et laissez-moi partir. Mais je crains que ce genre de pratique ne soit pas dans vos habitudes. Je n’ai pas pour philosophie de mentir à tout va, monsieur. Et j’espère que vous me serez reconnaissant de m’être montrée honnête avec vous.

Et voilà. J’ai à peine fermé la bouche que je regrette déjà mes paroles. Pourtant, j’ai déblatéré tout cela avec une telle assurance que l’on ne pourrait deviner que la peur me tiraille l’estomac et que je n'ai nullement l’intention de m’agenouiller devant ce démon d’enfant de Simius. Au moins, j’ai de quoi être fière. J’ai toujours voulu me montrer franche et courageuse. Affronter l’adversité avec bravoure, au péril de ma vie, avec des mots aussi affutés que la lame d’une épée. Pour tout vous dire, je ne sais pas si je fais le bon choix en me montrant aussi directe. Je ne sais pas combattre non plus, mais je sais parler. Je sais me montrer brave quand il le faut et je me refuse à mentir de la sorte. Le liare a tué messire Belles alors qu’importe, je ne le lui pardonnerai jamais. Je ne lui obéirai pas. Personne ne peut me pousser à me soumettre. Bien que je vous l’avoue, d’ordinaire, mes adversaires ne pointent pas une arme dans ma direction. Je crois que ma vie n’a encore jamais été menacée de la sorte. J’espère que cette brute saura faire preuve de clémence, sans quoi je crains de devoir avoir recours à ma Vérité pour fuir d’ici. Je préférerais éviter d’avoir recours à cette extrémité qui a vraiment tendance à m’épuiser.

Tout doucement, comme pour ne pas le brusquer, je lève mes mains et les mets en évidence. Je fais quelques pas et passe à côté de lui pour retourner auprès du corps gisant de messire Belles. D’un œil vague, je regarde la mort, la torpeur d’un homme dont l’esprit a quitté l’enveloppe corporelle. Je blêmis encore davantage et rejoins mes mains devant ma poitrine, me perdant dans une prière silencieuse. Reposez en paix, messire Belles. Je tourne le dos au liare, je ne veux plus le regarder. Mes autres sens sont cependant à l’affut au cas où il bougerait pour se jeter sur moi. Je veux pouvoir disparaître à temps au cas où ce maudit liare tenterait une attaque de dos. Je rouvre les yeux. Sans pouvoir détacher mon regard du corps inerte de messire Belles, je déclare d’une voix glaciale :

- Les Dieux ne vous le pardonneront pas.
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Jeu 6 Oct 2016 - 13:20

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Elle ne manquait pas de cran, même si cela ne devait pas lui arriver souvent de se retrouver avec une lame près de la gorge, elle ne se laissa pas terrorisé et même si cela gênait Siddhartha dans ses plans, il ne pouvait que reconnaître le courage de la belle. Mais cela ne suffit pas à le déstabiliser, il n'a pas dit son dernier mot et a bien l'intention de tout mettre en oeuvre pour que jamais personne ne sache que ce meurtre était l'oeuvre des Liares. Baissant légèrement son arme lorsqu'elle passe à côté de lui pour aller se recueillir auprès de son ami, l'assassin la laisse faire et tourne simplement sur lui-même pour garder ses yeux sur le dos de l'humaine. L'entendre parler des dieux le fait à peine sourire, il y a longtemps qu'il n'a pas pensé à eux, seul lui importe les histoires des mortels, il n'a que faire du jugement des divins.

Le Liare remet le pic qu'il tient dans sa main à sa cuisse droite, en revanche, il ne range pas sa machette, mais la garde pointée vers le sol. Il ne semble plus montrer aucun signe d'agressivité, peut-être que la bravoure de la demoiselle a suffi à lui rappeler qu'il ne tuait jamais les innocents. Avançant tout doucement vers elle, il reste cependant sur le côté et à plusieurs mètres d'elle lorsqu'il s'arrête et lui dit d'une voix profonde qui résonne très légèrement dans le hangar :

- Votre volonté m'impressionne, pour une frêle humaine, vous ne mâchez pas vos paroles. Je vais vous laisser seule ici, car même si vous leur raconter ce qui vient de se passer, tout ce sang sur vous ne partira jamais vraiment. Je peux vous l'assurer, ce visage blême vous hantera pour toujours ma mignonne.

Levant un sourcil et retenant de lui offrir son plus beau rictus. Siddhartha leva les mains en l'air, sa machette pointant désormais le haut du hangar, en signe de passivité. Il n'avait aucunement l'intention de l'attaquer et ne souhaitait pas voir sa proie disparaître. C'est pourquoi il essaye de paraître le plus discret et pacifiste possible. Alors qu'il tourne le dos à la gamine, il ne décide pas de reprendre l'escalier pour partir par le même chemin d'où il est arrivé. Sans hésiter, il se dirige vers la porte du hangar, sa machette en main qu'il tient désormais fermement. Il n'a pas l'intention de quitter cet endroit sans assurer ses arrières. Peut-être que la marchande aux cheveux d'argent ne se soumettra jamais, mais il n'est pas dit qu'il en sera de même avec les autres créatures à la peau rose.

À peine a-t-il franchi la porte de métal, qu'il la repousse violemment. Comme pour attirer l'attention de tous ceux qui sont présents en cette nuit, qu'il soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Siddhartha ne passe pas inaperçu lorsqu'il se retrouve sous le ciel étoilé d'Arnlo. Il n'a fait que quelques pas à l'extérieur quand le second garde lui tombe dessus et que la servante de la marchande se mette à pousser un cri d'effroi alors que le Liare est en train de repousser violemment le jeune homme d'un coup de machette dans l'épaule. Son rictus planté sur ses lèvres, Siddhartha se déchaîne sur le gamin qui tente vainement de reprendre son équilibre pour atteindre le liare à l'estomac. Celui-ci recule alors avec souplesse et retire sa lame de l'épaule. Le sang jaillit et l'éclabousse, il semblerait qu'une artère ait été touchée.

Le bras tombant, l'humain continue de menacer l'assassin qui replace sa machette à son attache pour se saisir à la place de son pic. Il se fonce alors sur sa proie et esquive sans mal son attaque, pour fondre sur lui et lui planter son pic dans le coeur de la victime. La servante ne crie plus, cela doit en être trop pour elle, mais ce n'est pas fini. Essuyant le sang sur son arme, Siddhartha lance alors le pic vers le chauffeur de la voiture qui s'était caché à peine l'avait-il vu et croyait maintenant avoir une porte de sortie puisqu'il se dirigeait vers la jeune femme. Mais il n'avait pas échappé au Liare et ce soir, celui-ci avait décidé de n'épargner que les femmes. Ainsi, lorsqu'il s'approcha de la voiture où se tenait la domestique, il s'amusa à taper sur les parois avec son pic pour rendre encore plus tendue la situation, mais ne se montra pas violent lorsqu'il apparut à la fenêtre.

Son but était tout autre avec cette demoiselle, ou plutôt, il était identique à celui qu'il avait proposé à sa précédente rencontre. Il décida cette fois de ne pas pointer de son arme la jeune femme et il se contenta de lui ordonner de mentir pour lui, d'accuser sa maîtresse pour la faire tomber et prendre sa place. Essayant de miser sur la cupidité des Parlèms, il fallait à tout prix que le Liare s'arrange pour que le coupable ne soit pas identifié comme étant Liare, mais appartenant aux humains. Il n'avait aucune raison de penser que cette servante ferait l'affaire, mais sa maîtresse, il n'y avait aucun espoir avec elle. Alors si elle ne voulait pas coopérer, pourquoi ne pas essayer de la faire tomber à sa place.  
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Mer 19 Oct 2016 - 16:00

Il s’approche de moi. Il se tient à distance, mais je ne peux m’empêcher de frémir.

Mais, malgré tout ce qui pourrait arriver dans ce hangar, j’essaierai de me montrer brave. Jusqu’au bout s’il le faut : je ne m’écraserai pas devant un barbare du feu.

Dieux, ses paroles parviennent jusqu’à mes oreilles telles un souffle glacial, venant me faire frissonner. Je retiens ma respiration, complètement paralysée par la peur. Je crois que je commence enfin à me rendre compte de ma situation ; et surtout de celle de Messire Belles, jonchant dans son propre sang. Quelle horreur. Je crois que je pourrais en rendre mon déjeuner…

Le liare lève les mains vers le plafond. Il ne m’attaquera pas. Je me retiens d’en soupirer de soulagement ; je ne me démonterai pas devant lui ! Je le regarde s’éloigner et puis, quand le monstre passe la porte métallique, je m’effondre. Littéralement. Au diable la soie ; mes genoux atterrissent dans la flaque de sang, venant créer deux auréoles sur ma robe. Je fonds en larmes. Pourquoi les Dieux ont-ils fait de moi le témoin d’un si terrible spectacle ?

J’ai si peur, si mal, je sens une terrible douleur venir me tirailler l’abdomen. Je reste un moment auprès de messire Belles, ne pouvant ne détacher mon regard de son corps inerte, et de celui de son garde du corps. Paix à leurs âmes.


Je parviens enfin à me calmer.

J’essuie mes larmes, soulagée d’avoir pu extérioriser cette torpeur. Le liare n’a pas touché à un seul cheveu de ma tête, je n’ai plus qu’à quitter cet endroit, et aller prévenir la garde qu’un liare a fait le coup. Je suis certaine qu’Opale saura trouver les mots pour me réconforter.

Du moins, j’en étais persuadée. Voilà qu’à peine sortie du bâtiment, je vois le monstre près de ma voiture, penché vers Opale. Mon cœur s’arrête de battre et mon teint vire pâle. Mes employés… assassinés par ce barbare. Ma chère Opale, notre relation n’est pas des plus sincères, et pourtant je ne peux pas rester les bras croisés à ne rien faire. Cette brute ne te fera aucun mal.

Je me sens soudainement envahie d’un élan de courage. Je crois que je n’ai encore jamais ressenti cette sensation ; je me fiche bien de mettre ma vie en danger, celle de mon amie en dépend. Père, vous n’approuveriez certainement pas ma réaction ; mais laissez-moi vous dire une chose : je n’ai que faire de votre approbation !

J’enlève mes chaussures, tourne les talons et court de nouveau dans le hangar, près des corps sans vie de messire Belles et de son garde du corps. Cette fois, il n’est pas question de me recueillir ; je m’avance près du garde et ôte de son fourreau l’épée à son côté. Puissent les Dieux me pardonner cet élan de sauvagerie qui s'empare de moi. Sans réfléchir davantage, je ferme les yeux et retient ma respiration, remerciant au passage la mère de m’avoir dotée d’une telle Vérité.

J’apparais en trombe près de la voiture, sous le regard horrifié d’Opale qui me dévisage en écarquillant les yeux. Je suis derrière le monstre, l’épée dans les mains, manquant de perdre mon équilibre. Cette téléportation m’a demandé une bonne dose d’énergie ; me voilà haletante et en sueur. Pourtant, je n’hésite pas une seconde : je me jette sur le liare, levant les deux bras pour soulever cette épée qui est, à l’évidence, bien trop lourde pour moi.

Je ne me rends compte qu’à cet instant que je ne me suis jamais battue, et que je mets sérieusement ma vie en péril. Et pourtant, quelque chose en moi semble s'éveiller. Si je m’en sors, soyez certain que je n’en resterai pas indemne.
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Mer 23 Nov 2016 - 0:57

Dans la pénombre

avec Elerinna Jelica & Keltälath Siddhartha le 14 Talien 1248

- Tu as bien compris ? Accuse ta maîtresse de m'avoir engagé et jamais je ne reviendrais ici pour toi. Je ne m'attaque pas aux innocents, mais si tu ne fais pas ce que je dis, je n'aurais plus le choix.

Siddhartha essaye tant bien que mal de réparer son erreur, ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve dans cette situation, cela arrive même fréquemment et c'est à se demander pourquoi le roi continue de l'envoyer. Sûrement, les Liares ne font-ils pas de très bons espions... Quoi qu'il en soit, ce n'est pas cela qui va le déstabiliser, mais c'était sans compter sur la jeune humaine qui apparut devant lui et lui fit faire un pas en arrière.

Il n'appréciait pas cela, mais il aurait dû s'en douter ! Cette petite ne s'était pas laissé faire à l'intérieur et n'avait visiblement pas l'intention de le lâcher. Elle n’avait, à cet instant, plus rien de la frêle humaine qu’il avait vu quelques instants plutôt. Elle avait toujours ce corps chétif et rosé, mais sa robe maculée de sang et son regard assassin ne laissèrent pas indifférent Sidd.

La situation le mit mal à l'aise, son pic toujours planté dans le corps du conducteur de l'autre côté de la voiture, il devait agir vite pour partir d'ici avant que la garde ne rapplique. Mais le plus important à cet instant présent, était de ne pas abîmer son adversaire. Pas question pour lui de l'attaquer. S'il faisait cela, elle ne pourrait plus être son bouc-émissaire. Il avait abandonné l'espoir de réussir à disculper les liares de ce forfait, il fallait être lucide.

En revanche, il pouvait espérer avoir suffisamment effrayé la dame de compagnie pour qu'on accuse la jeune marchande d'être le commanditaire. Et pour cela, il ne valait mieux pas qu'il blesse sa fausse employeuse.

En voyant son arme fondre sur lui, il se jette dans la voiture et ressort de l'autre côté en laissa la dame de compagnie terrorisée. À ses pieds, se trouve le cadavre du conducteur, son pic est juste là, il n'a qu'à se baisser, mais préfère se saisir de sa machette qui elle est à portée de main. Il tourne alors sur lui-même attendant que la demoiselle réapparaisse. C’est une situation qui ne lui plaît pas du tout. Le temps est contre lui et le voilà confronté à un pouvoir qu’il n’a jusqu'à maintenant jamais rencontré.

Cette demoiselle aurait mérité bien plus de recherche, il n’aurait pas dû se fier à son simple âge. Dans le corps de cette charmante humaine semble sommeiller une bête. Aucune fille de la bonne société de parlèms ne pouvait ainsi tenir une arme face à un liare sans trembler et sans se soucier du sang la recouvrant. Le Liare est convaincu que cette facette de sa personne qu’elle montre à présent lui était totalement étrangère avant cet instant précis.

Sidd préfère ainsi miser sur le fait qu’elle serait incapable de le tuer et s’apprête à simplement se défendre en retenant ses coups. Il ne s’agit pas de la sous-estimer, c’est plutôt un espoir pour que l’assassin ne soit pas poussé à se montrer réellement violent et la blesser. Il ne peut pas se permettre de rater cette mission, ce ne serait certes pas la première qu’il ne réalise qu’à moitié. Cependant, il commence à se faire vieux et cela s’entend lorsqu’il tourne une fois de plus sur lui et que son dos se met à craquer.

Il n’est plus fait pour ses conneries. Sidd reste vigilant, il n’est peut-être plus aussi vigoureux que dans sa jeunesse, mais il reste un liare loyal et prêt à tout tenter pour parvenir à sa mission. Sa machette fermement tenue. Il attend le bon moment, qu’elle soit à sa portée pour la repousser violemment, prendre son pic et partir le plus loin possible. Il ne connaît pas les capacités de la Parlèms et préfère se montrer prudent attendant le dernier moment pour agir. Sa voix, pourtant, retentit avec pour désir de la déstabiliser :

- Arrêtes ta folie, si quelqu'un te voit ainsi, il ne te croira jamais innocente. Tu devrais demander à ton amie comment ta mine est affreuse. Elle t'aidera, j'en suis sûr !
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Sam 17 Déc 2016 - 16:16

Le liare échappe à mon coup ; c’est bien dommage, ma curiosité n’est pas assouvie : l’on raconte que le sang de ces barbares serait brûlant. Je me serais fait une joie de pouvoir le vérifier par moi-même.

J’ai les yeux injectés de sang, et ma poitrine se soulève au rythme de ma respiration haletante. Je crois que mon pouvoir a perturbé le monstre ; il n’a pas l’air habitué à cette Vérité de l’Espace. Un sourire se dessine sur mes lèvres : voilà mon avantage. Je vais l’impressionner avec mes pouvoirs : j’ai la chance de les maîtriser convenablement. Je connais leurs limites. Je vais le perturber, et je vais le tuer. Oui, à cet instant, j’ai réellement envie de le tuer de ma main. J’en oublie presque que je ne suis qu’une frêle jeune femme qui n’avait encore jamais tenu une épée il y a une heure de cela, mais je crois que je ne suis plus moi-même. Je me laisse dominer par mes pulsions, et ce pour la première fois de ma vie.

Je ne fais même pas attention au visage d’Opale qui se pétrifie en me voyant. Ma domestique me regarde de haut en bas, s’attardant sur ma robe tâchée de sang. Elle ne m’a jamais vue dans cet état. Elle ne se serait jamais imaginée qu’un jour, je me battrais pour la protéger. Je t’impressionne, Opale, n’est-ce pas ? Tu commences à te dire que je ne suis pas qu’une égoïste petite fille pourrie gâtée. Et pourtant, ce n’est pas mon but. Je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit.

Mais qu’est-ce qui me prend, seigneurs ?

Quoiqu’il en soit… Père, je ne vous ai jamais tant béni de m’avoir offert le savoir de précepteurs qui m’ont appris à maîtriser cette Vérité. Je ne me serais jamais imaginé qu’elle m’aurait été si utile. J’entends le liare me parler tandis que je me téléporte tout près du corps du conducteur, derrière l’assassin. J’espère l’avoir surpris !

Je suis à une distance raisonnable. Un mètre, peut¬-être ? De là, il ne peut pas me toucher avec sa machette ; mais s’il récupère son pique, je suis foutue. Peut-être pourrais-je le récupérer avant lui, et en profiter pour l’embrocher ?

Quoiqu’il en soit, je le regarde avec un sourire inquiétant. Je suis toute blême, je tremble, je suis couverte de sang. On dirait que la folie commence à s’éprendre de moi… Quel malheur. Je pointe mon épée dans sa direction et, tout en marchant lentement, très lentement en direction du corps de mon domestique, je lui réponds :

- Ne te préoccupe pas de moi, je me repoudrerai le visage quand j’en aurai terminé avec toi, monstre !

D’un geste, je fais léviter mon épée et relâche mon sort dans sa direction ; l’arme fond sur lui. Bien sûr, il l’évitera ou la repoussera aisément. Mon but n’était pas là de le blesser, mais de le perturber. J’espère l’avoir suffisamment troublé pour avoir le temps d’arracher le pique du corps du conducteur. Je ne suis même plus écœurée à la vue de tout ce sang. Je me jette sur l’arme du barbare et entreprend de l’ôter avec difficulté du pauvre cadavre. Opale hurle en me voyant faire ; je n’y parviens pas, je n’ai pas assez de force, et me voilà plantée là, tournant le dos au monstre et sans défense.

Après quelques secondes, l’arme sort du corps et moi, je suis à bout de souffle. Mais je n’abandonne pas, je me retourne et me contente de prier pour pouvoir esquiver ou riposter à temps en cas d’attaque du barbare, son pique dans les mains.
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Ven 24 Fév 2017 - 15:18

Dans la pénombre

avec Elerinna Jelica & Keltälath Siddhartha le 14 Talien 1248

- C'est un drame tout de même de gâter une aussi belle robe.

Peut-être était-ce déplacé venu de la part du responsable de cette mare de sang, mais c'était sincère. Siddhartha avait toujours su apprécier les belles choses. Il avait d'ailleurs trouvé Arnlo et sa mode très à son goût, tous ces tissus aux milles textures et couleurs l'avaient émerveillé et il n'avait pas pu s'empêcher de faire quelques emplettes dans la journée. En s'attardant sur l'allure de la jeune fille, son attention baissa une fois de plus et il sous estima l'humaine qui était face à lui.

Cette fois-ci, il ne vit pas le coup venir. Siddhartha n'eut pas le temps de s'écarter et l'épée vient se planter douloureusement dans son épaule. Le Liare ne put retenir un grognement de douleur. Il ferma les yeux une seconde et serra des dents pour surmonter cette déchirure qui lui bloquait le bras gauche. Prenant sans hésiter le pommeau de la lame, il respira un grand coup avant de l'arracher dans un nouveau grognement bien plus profond et rauque.

Un filet de sang ardent commence alors à s'échapper de la plaie. Sidd se tient l'épaule de son autre main pour faire pression tandis qu'il aperçoit enfin la gamine en train d'essayer de déloger avec difficulté son arme du cadavre du conducteur. Les voilà tous deux en possession de l'arme de l'autre, mais en regardant cette lame couverte de son sang, il préfère s'en défaire et la lance au loin. S'il s'en sert, il risque de blesser la bourgeoise. Il devrait partir sans réfléchir à son arme avant que les gardes n'arrivent, mais il veut tenter de la récupérer.

Siddhartha se concentre sur la demoiselle, la fixant dans les yeux de son regard émeraude, un sourire apparut subtilement dans le coin de ses lèvres. Si elle voulait prendre l'avantage avec sa Vérité, alors, lui aussi allait la lui révéler. La terre se mit à trembler autour de lui, de légères vibrations du sol fissurèrent les dalles qui constituaient les docks. C'est alors que dans un nuage de poussière une sphère se matérialisa devant Sidd. Gardant le contrôle sur celle-ci, il la fit grandir de plusieurs centimètres avant de la lancer avec son esprit vers la jeune fille qu'il n'avait pas quitté des yeux et qui se relevait maintenant le pic en main.

S'aidant de ses mains pour contrôler la trajectoire de la pierre polie, il la ralentit au dernière moment, comme toujours, il n'avait aucune intention de la blesser et il restait méfiant de la voir disparaître une nouvelle fois. Prêt à la ramener vers lui. La pierre alla droit sur l'humaine, mais une fois à sa hauteur, elle s'arrêta nette pour une seconde. Le Liare commença alors à avancer doucement, forçant ainsi la jeune femme à reculer vers le carrosse. C'était peut-être vain au vue de ses capacités, mais Sidd n'avait d'autre choix que d'essayer de la coincer pour espérer l'attraper et reprendre son bien.

Son attention était toute entière sur la demoiselle. Aveuglé par la perte de son arme et forcé de tenir ses yeux perçants sur sa cible, il en oublia de surveiller les alentours, mais qu'avait-il à craindre, il ne restait qu'une demoiselle de compagnie tétanisait par la peur et pour l'instant il n'entendait aucun pas de course venir vers veux.

HS:
 
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MessageSujet: Re: Dans la pénombre Mar 28 Fév 2017 - 16:53

Mes mains se referment fortement sur le pique du liare quand j’aperçois le liquide rougeâtre qui s’échappe de son épaule. Mon cœur semble s’accélérer encore davantage dans ma poitrine face à cette situation. Il n’a pas esquivé. Je suis à la fois fière et horrifiée de mon geste : jamais je ne me serais crue capable d’une telle violence ! De toute ma vie, je n’ai jamais blessé qui que ce soit. Mon instinct de survie éveille en moi de bien terribles attitudes. Quoiqu’il en soit, je manque de défaillir quand je sens la terre trembler sous mes pieds. Je n’ai jamais connu de séisme aussi puissant à Arnlo. Je peine à comprendre qu’il s’agit là de la Vérité du monstre et non d’un phénomène naturel. Une sphère de roche se matérialise devant lui, et il semble la contrôler. Il la dirige dans ma direction. Je ne peux pas l’esquiver, je n’ai plus assez d’énergie pour utiliser un sort. Comment la Déesse Mère a-t-elle pu doter ces êtres mesquins de Vérité ? La Vérité est une bénédiction que ces monstres ne devraient pas posséder ! Je ferme les yeux pour encaisser le choc, plaçant par réflexe mes avant-bras devant mon visage en voyant la pierre arriver à toute vitesse. Mais elle ne me percute pas. Je rouvre les yeux : elle s’est arrêtée nette devant moi.

Mais l’assassin ne s’arrête pas là. La pierre continue d’aller dans ma direction : le liare me fait reculer jusqu’à la voiture. A quoi joue-t-il ? Essaierait-il de ne pas me blesser ? Pourquoi voudrait-il m’épargner ? Tremblante et toujours le pique dans les mains, je ne vois d’autre solution que de m’engouffrer dans le carrosse à toute vitesse, toujours sous l’effet de l’adrénaline. Je referme la porte avec pour objectif de m’échapper de l’autre côté : mais Opale, toujours cachée dans la voiture, me bloque le passage en se mettant entre la porte et moi. Son maquillage a coulé à cause de ses larmes. Entre deux hoquets, elle hurle à mon attention :

- Madame, je ne vous reconnais pas ! Ce combat est vain, cessez, je vous en prie !

Je pousse un profond soupir. Elle me dévisage avec les yeux écarquillés. Je comprends son attitude : je la terrifie. J’ai horreur de ce regard qu’elle me lance. On la croirait face à un monstre. Ne comprend-elle pas que j’essaie de la sauver ? De nous sauver ? A quoi bon. Ce monstre est bien trop puissant pour une frêle jeune femme de mon genre. Je suis épuisée. Je grogne avant de pousser Opale brutalement sur le siège. J’ouvre la porte pour ressortir du carrosse. Je suis prise d’un vertige avant de retomber à genoux sur le sol, m’effondrant sous mon propre poids. Je jette le pique un peu plus loin. J’attends de croiser le regard du liare avant de lui lancer :

- Je n’ai pas la carrure d’une guerrière, je ne peux pas te vaincre. Tue-moi, si c’est ce que tu souhaites. Mais aie la décence d’épargner Opale si tu possèdes une conscience.
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