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Traqués par des nobles.

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Voleur

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MessageSujet: Traqués par des nobles. Sam 26 Nov 2016 - 15:00

Il est actuellement deux heures du matin. Äolias est étendu nu, le corps ruisselant de sueur et allongé, sur un majestueux lit baldaquin richement décoré. Les draps étaient aussi humides que le liare. Le souffle du garçon encore haletant résonne dans cette immense pièce, uniquement éclairée par la bougie sur le chevet de l’autre côté du dit-lit. Au dessus, on peut apercevoir une immense et sublime peinture représentant un paysage inconnu à Äolias, signé par l’auteur. Doucement mais sûrement, le souffle épuisé ralentit pour redevenir normal.

C’est à ce moment que l’adolescent perçu le souffle plus saccadé et discret de l’autre personne dans le lit. Bientôt lui aussi se calma, et le silence engloba la salle. Äolias releva la fine couette en soie et s’enveloppa dedans telle une chrysalide. Le luxe dans lequel celui-ci baignait actuellement lui rappela avec une certaine rancœur sa vie de noble. La douceur du matelas, et la fatigue suivant l’effort physique firent monter en lui un profond sentiment de sommeil. Envie que le liare réprimanda avec peine. Il se retourna et contempla avec un air joyeux, mais un regard dépouillé de la moindre émotion, la femme de l’autre côté du lit. Une quinquagénaire bien en chair, le teint clair et de longs cheveux bouclés dorés comme le blé. Elle admirait l’adolescent de son air hautain, tel un chien devant un steak saignant. À un point tel qu’il cru entrevoir un mince filet de bave coulant le long des lèvres abimées de la personne. Au fond le lui, le liare espérait que les pulsions de l’humaine furent assouvies, car là son corps n’aspirait plus qu’à s’endormir.

Il n’y eu aucun échanges entre les deux, la riche se contenta de souffler pour éteindre sa bougie au bout de quelques instants. Äolias ne tarda pas à tomber dans les bras de Morphée, avec une douce satisfaction en repensant à l’argent gagné grâce à cette soirée. Mais alors qu’il franchit le pallier de la porte du royaume des rêves, un son bruyant tira les deux personnes dans le lit hors de leurs torpeurs. Le liare perçu d’abord un bruit similaire à un objet se cassant en tombant au sol, et à peine quelques secondes plus tard des bruits de pas lourds montant un escalier à toute vitesse. Avant même qu’ils eurent le temps de comprendre ce qu’il fut en train de se passer, les portes de la chambre s’ouvrirent violement, et homme du même âgé que la femme entra en trombe :

-Élizabeth, c’est terrible ! Un voleur ! Un voleur s’est introduit dans la demeure, et…

Le mari de la femme, encore en pyjama, s’arrêta net en remarquant la présence d’Äolias. Ses yeux semblèrent brusquement se gorgés de sang, et son teint vira au rouge tomate. Visiblement, son esprit fut totalement obnubilé par sa haine envers le jeune homme, au point de négliger complètement cette histoire de voleur dans la demeure. Sans prévenir, il bonda sur l’adolescent, qui esquiva à la dernière seconde. Il roula hors du lit et s’écrasa sur le carrelage de marbre, et se releva immédiatement. Il attrapa son pantalon qui traina par terre et tenta de s’échapper par la porte. Bien décider à le faire payer, le riche se releva et bondit sur le jeune liare, le plaquant brutalement au sol. Il hurla des choses comme « Tu crois qu’on peut baiser ma femme comme ça !!! » et « Je vais te tuer petite merde d’homme corné !! », qui recouvrèrent les hurlements de détresses de sa femme. Il attrapa le garçon par les cheveux et écrasa violemment son visage sur le sol. Une fois, deux fois. Complètement immobilisé par le poids de son agresseur, Äolias laissa exploser des cris de douleurs à mesure que son visage creusait la roche. Du sang giclait de son front tel une fontaine, l’aveuglant et l’étouffant. Bientôt ses poumons parurent emplis du dit-liquide, il recrachait tant bien que mal des gerbes de sangs en essayant vainement de respirer. Ses muscles fragiles ne parvenaient pas à bouger sous la pression du corps de l’autre homme.

Indépendamment de sa volonté, un des fragments de marbre brisé, pas plus gros qu’une main de bébé, se souleva lentement dans les airs. L’homme relâcha brusquement la tête du liare, interpellé par l’étrange phénomène. Sans même avoir le temps de réagir, le caillou se propulsa directement dans son œil. Un rugissement ignoble retentit dans le bâtiment. Le mari touchait avec épouvante la pierre logée dans son orbite droite. Voulant profiter de l’occasion, Äolias rampa pour se dégager et reprit sa fuite. Alors qu’il atteignit les portes, des serviteurs du couple chargèrent, tous armés.

C’était une vraie impasse ! L’homme bien qu’affaiblit se releva avec une rage décuplée, des renforts arrivaient et bloquaient le seul chemin. L’esprit embrouillé par la douleur et la perte important de sang, le garçon parvint malgré tout à improviser. Le corps du liare chargea en direction de la fenêtre, esquivant de justesse la balle tirée par le mari qui entre temps avait dégainé un pistolet, et frappa violemment celle-ci de tout son poids. Le verre se brisa, une pluie d’éclats s’abattant avec violence sur le liare, tandis que celui-ci glissa de façon incontrôlable sur le toit. Il sentit les fins morceaux de vers s’enfoncer dans sa peau, tandis qu’il essayer tant bien que mal de stopper sa chute. Chose impossible, la pente du toit était malheureusement bien trop abrupte. Le liare parvint à sauver sa peau de justesse en s’agrippant à la gouttière miteuse. Il était là, suspendu au dessus du vide, le visage et le corps recouvert de son propre sang aussi chaud, tenant uniquement à la force de ses bras. Nu, avec pour uniquement possession son pantalon pendant à son épaule. Il se sentit au plus bas, comme prit dans un piège infernal, quand soudain Äolias remarqua quelque chose d’étrange : quelqu’un d’autre était accroché à la gouttière à côté de lui ! Un homme à l’aspect plutôt louche, clairement pas innocent.
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MessageSujet: Re: Traqués par des nobles. Sam 26 Nov 2016 - 19:51

La nuit noire était déjà tombée sur Terna depuis de nombreuses heures, ses habitants dormaient d'un sommeil lourd pour la plupart. Seules quelques personnes restaient encore éveillés, celles dont l'activité souvent illicite se faisait dans l'ombre, sans jamais se faire remarquer. Le ciel était particulièrement nuageux ce soir et seuls quelques rayons de la Lune arrivaient encore à éclairer les ruelles sombre de la ville. Peut-être que cela était-il annonciateur d'un orage, un puissant vent soufflait entre les bâtiments et adoucissait la chaleur de cette période de l'année. Depuis l'un des nombreux toit, une ombre assise observait les alentours, discrète presque invisible. Entre ses mains se trouvait une carte dessinée à la main et décrivant les différents bâtiments et infrastructures de la ville, avec un cercle qui entourait une propriété bien particulière.

Après de nombreuses minutes de préparation à vérifier chaque élément, la silhouette rangea ce plan rudimentaire et se releva. Elle se mit à courir, sautant de toits en toits avec une agilité impressionnante même avec un vent si fort. Chaque bond était calculé jusqu'à atteindre sa destination. L'ombre s'arrêta net sur le bâtiment d'en face, son visage fut brièvement éclairé par un rayon de l'astre lunaire. Kurren releva le haut de sa tenue, couvrant ainsi le bas de son visage. Son employeur avait été très clair sur ce qu'il désirait, mais il fallait faire passer ça pour un cambriolage sans quoi le contrat serait rompu.

L'immense bâtisse qu'il visait en cette nuit appartenait à l'un des nobles les plus riches de la ville. Pour un voleur Terna était une ville rêvée, sa grande puissance économique attirant de nombreuses familles riches aux possessions prêtes à être dérobées. Cette fois l'héléos voulait frapper fort et s'il réussissait son coup, nul doute que ce serait une véritable fortune qu'il pouvait se faire en une seule fois. Pendant plusieurs nuits il avait observé la propriété, les mouvements des hommes et femmes qui y habitaient. Leurs allées et venues, leurs petites habitudes, rien ne lui avait échappé. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu et un léger détail attira son attention, une bougie éclairait encore l'une des pièces. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut il devait s'agir de la chambre de la maîtresse des lieux. Kurren attendit quelques minutes puis la lumière disparut, cela faisait toujours un risque de moins.

Il s'approcha du muret entourant la propriété et l'escalada sans difficulté. Il jeta un rapide coup d'œil en direction d'un homme qui venait de passer et s'éloignait maintenant, ce n'était pas dut au hasard mais bien un long moment à espionner les différents horaires des rondes qu'effectuaient les serviteurs. Certes la petite histoire de la bougie avait légèrement décalé ses actions mais le plan restait le même malgré tout. Il contourna discrètement la maison jusqu'à un endroit bien précis, et escalada une partie d'un mur recouvert de plantes grimpantes jusqu'à pouvoir atteindre une fenêtre à l'étage, c'était la seule de l'étage qu'il était possible d'atteindre de cette manière. Après plusieurs minutes suspendue dans le vide l'homme brisa un carreau de la fenêtre d'un petit coup de coude et put facilement entrer dans la demeure.

Sur le sol se trouvait de nombreux éclats de verre, le temps était maintenant compté avant que quelqu'un ne passe par là et remarque l'effraction. Kurren chuchota quelques mots et en un instant une dizaine de rats s'éparpillèrent de chaque côtés du couloir. Leur but était simple, prévenir leur maître dès que quelque chose se déroulait, ils servaient d'éclaireurs. De plus, ils avaient furtivement parcouru les différentes pièces de l'immense bâtisse quelques jours auparavant et avaient fournis de très nombreuses informations sur les lieux, notamment les endroits où étaient entreposés les objets de valeurs. Mais c'était bien la première fois que Kurren les voyait de ses propres yeux, discrètement il se mit en marche en dérobant tout ce qui semblait avoir de la valeur sans perdre un instant. Passant de salle en salle rien ne lui échappait, ses rats avaient fais un excellant travail.

La première partie du plan était un franc succès, le voleur arriva rapidement à l'endroit où se trouvait ce qu'il convoitait. Un bureau, celui du maître des lieux sans doute. Son client lui avait fourni la clé permettant d'y accéder en ne donnant pas la façon dont il l'avait obtenu, mais d'un côté ce n'était pas un point important tant qu'il payait. Dans un coin de la pièce se trouvait un coffre massif mais qui ne lui résisterait pas longtemps, c'était grâce à ses petits rongeurs qu'il avait réussit à obtenir le code d'ouverture cette fois. A l'intérieur, rien de précieux à son grand étonnement mais tout un tas de documents. Bien qu'un peu décevant, tout ces papiers devaient avoir de l'importance entre les bonnes mains.

Tout se passait bien quand un rat revint pour le prévenir qu'ils étaient découverts mais Kurren n'avait pas peur, sa mission était déjà terminée et il ne restait plus qu'à quitter discrètement les lieux avant que les serviteurs ne s'organisent. Mais une détonation se fit entendre, ce son caractéristique figea son corps pendant plusieurs secondes. Un coup de feu, on était en train de tirer sur quelqu'un. Il n'était donc pas le seul intrus dans la maison. Prit de panique Kurren ramassa tous les documents et se précipita vers la première fenêtre qu'il trouva et l'ouvrit. La seule façon de s'enfuir était par les toits, il grimpa non sans difficultés jusqu'en haut, il pouvait tomber à tout moment mais n'avait pas d'autre choix que de trouver un endroit d'où il pourrait se laisser tomber. Mais un faux pas et il se retrouva à chuter et se rattrapa in extremis à une gouttière.

Il chercha rapidement un moyen de s'enfuir quand il remarqua qu'il n'était pas seul et qu'à ses côtés, un jeune garçon était lui aussi suspendu dans le vide. Dans le feu de l'action Kurren ne remarqua même pas la nudité du Liare mais leur poids cumulé était en train de faire céder le fil qui les maintenait en vie. Dans la précipitation l'homme se laissa tomber juste un peu plus bas au niveau d'une fenêtre qu'il brisa aussitôt pour retourner à l'intérieur. Il poussa un long soulagement avant de se précipiter pour venir en aide au pauvre garçon toujours suspendu. Au loin on pouvait entendre des hommes arriver, alors il fallait faire très vite. L'héléos lui tendit les bras pour l'aider à descendre.
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MessageSujet: Re: Traqués par des nobles. Jeu 1 Déc 2016 - 22:22

C’était lui le voleur ? C’est à cause de ce type que sa vie ne tenait plus qu’à un fil, dans tout les sens du terme ! Malgré le flot incessant de son propre sang coulant de son visage et la pénombre, Äolias parvenait à distinguer l’humain, le contemplant avec un regard mauvais. Avant même qu’il n’ait l’occasion de déverser toute son amertume et sa colère envers le voleur, l’inconnu lâcha prise et se rattrapa aisément sur le rebord d’une fenêtre. L’homme rentra à l’intérieur, tout en tendant un bras visiblement destiné au liare. Sans même se poser la moindre question, Äolias mit de côté toute ses émotions et se balança sur la gouttière branlante avant de se jeter vers la fenêtre. Ses pieds atteignirent le rebord, mais il dut agripper le bras salvateur en urgence pour ne pas perdre l’équilibre et basculer en arrière dans le vide. Il tira le membre avec tant de fureur qu’une marque rouge colorait maintenant la partie.

À peine pénétra-il à l’intérieur de la pièce qu’il s’empressa de tout analyser. Pas très grande, un bureau avec des documents partout, et surtout une immense armoire ! Ne prenant même pas le temps d’enfiler son pantalon et se rua sur le mobilier. La poussant avec toute la force qu’il possédait, le liare parvint à faire chuter l’armoire, bloquant ainsi la seule porte de la pièce. L’objet s’écrasa avec un vacarme monstre sur le parquet, s’ouvrant au passage, plus de documents en sortirent et glissèrent partout dans la pièce. Il se posa sur l’armoire renversée, et colla son dos contre la porte. Visiblement, ils y avaient tellement de serviteurs à leurs poursuites que la porte en tremblait, quand bien même ils ne se trouvaient même pas à cet étage.

Complètement vidé, la fatigue la submergeait lentement mais surement. C’est à peine s’il avait la force nécessaire pour réenfiler son pantalon, toujours agrippé dans sa main gauche. Sa main posant maladroitement ce même pantalon pour épargner à l’autre personne dans la pièce le spectacle de ses parties intimes se balançant librement. Avec l’autre, il ramassa des feuilles, peut-être d’impôts, et puis merde, en quoi cela pouvait bien le préoccuper. Äolias se contenta de les écraser sur son visage ensanglanté pour essuyer un peu les traces du carnage. Ses yeux se posèrent plus amplement sur la personne, pas de doute possible, avec cette tenue dans ce lieu c’était forcement un brigand. Sa tête se pencha en direction du bureau avec insistance, pour lui indiquer subtilement de se bouger et de le mettre pour barricader la porte. Un, deux, trois… Rien. Il réessaya, toujours rien… Abandonnant l’idée de se relever, il resta assit comme un malpropre sur l’armoire. Aveuglé par une des feuilles qu’il maintenait contre son crane, son œil restant tentait de pénétrer le regard du voleur :

-Alors… Belle soirée, non ? Idéal pour mettre la vie d’un pauvre jeune liare en danger ! Seigneur, ces satanées criminels auront raison de moi, soupira-t-il avec mépris. Enfin bon, le temps que ces fous furieux pénètrent ici et nous étripent, on a bien le temps de faire un peu connaissance. Dites-moi donc, à qui ais-je ainsi l’honneur ? J'adorerais entendre le nom de l'imbécile ayant causé ma perte !

Une fois son petit speech finit, il envoya valdinguer les papiers emplis de sangs et tapota à l'arrache à ses pieds pour en saisir de nouveaux, plus propres.
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MessageSujet: Re: Traqués par des nobles. Ven 2 Déc 2016 - 13:16

La respiration de Kurren était des plus rapides, ce n'était pas de la peur, encore moins de la fatigue mais bel et bien une énorme dose d'adrénaline. Cette soirée s'avérerait bien plus intéressante que prévu, en y réfléchissant le voleur pouvait s'enfuir de pleins de façons, il avait les documents qu'on lui avait commandé de dérober et à part ça rien n'était censé compter. Il ne devrait même plus être ici à l'heure qu'il était mais il pouvait toujours rattraper ce petit contre temps. Le problème était ce jeune garçon qui ne semblait pas être un acrobate accompli ou d'une discrétion totale. Mais Kurren aimait les défis et réussir à s'en sortir tous les deux était une épreuve intéressante, de toute façon l'héléos n'aurait jamais laissé quelqu'un derrière lui même un inconnu. Puis son compagnon d'infortune se mit à lui parler en lui mettant tout sur le dos sans langue de bois. Kurren poussa une longue inspiration avant de répondre, il valait mieux ne pas s'embrouiller dans les mots qu'il allait prononcer.

- Je m'appelle...Ku...

Encore raté, comment se faire prendre au sérieux et non voir comme un demeuré alors que l'on n'est même pas  capable de s'exprimer comme le font toutes les autres personnes. Une nouvelle inspiration mais rien ne sortait de sa bouche hormis des sons à peine audibles. Il se contenta d'un simple Kurren prononcé avec la plus grande lassitude. Le voleur jeta un rapide coup d'œil par la fenêtre, peut-être qu'en longeant le mur de rebord en rebord ça ouvrait marcher, de toute façon le liare avait condamné la seule autre sortie alors il fallait bien trouver quelque chose d'autre. Les hommes à nos trousses étaient nombreux,  vraiment nombreux et ça allait vite devenir difficile. Kurren serra son poing de toutes ses forces et donna un coup de pieds dans les piles de papier dispersées au sol. Il s'approcha de l'autre et le saisit par les épaules pour le plaquer contre la porte. Il était vraiment énervé et sa colère lui fit vite retrouver ses mots.

- Je pourrais...toi tu es pourchassé. Ils ne savent pas pour moi alors...je pourrais...par cette fenêtre je pourrais facilement m'enfuir.

Un long soupir s'échappa des lèvres de Kurren, à qui voulait-il faire croire ça, il relâcha le garçon en s'éloignant en lui tournant le dos. Il était trop bon, trop gentil des fois et ça lui avait souvent couté très cher. En temps normale dans sa profession on n'est pas censé agir de cette façon. Pour commencer il retira sa veste et la tendit au liare, la nudité qu'il arborait était un peu dérangeante. L'héléos se demanda comment il s'était retrouvé à fuir sans aucun vêtement mais poser la question n'aurait pas été des plus adéquats, pour le moment il fallait quitter cette pièce. La seule issue était  fermée par l'immense armoire mais à cause du bruit les poursuivants connaissaient leur position et ça ne tarda pas. D'abord des pas, puis plusieurs tentatives d'ouvrir la porte normalement puis plus rien avant un petit moment.

Au bout de quelques secondes de silence ce fut de grands coups que les deux hommes piégés entendirent. Les serviteurs, et peut-être même le maître des lieux étaient en train d'essayer d'enfoncer la porte. Tenter de la maintenir était ridicule, jamais ils ne pourraient y arriver avec autant de monde derrière. Se battre aussi, déjà que Kurren n'aimait pas ça, là encore le nombre d'adversaires était trop important. La seule issue restait la fenêtre, le voleur récupéra ce qu'il était venu chercher puis monta sur le rebord de la fenêtre et regarda au dessus de lui. Le toit était trop haut pour qu'il puisse l'atteindre et hors de question de reposer les mains sur cette gouttière. En bas,  il y avait un arbre au feuillage épais. Peut-être qu'en sautant dessus ça amortirait la chute...
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MessageSujet: Re: Traqués par des nobles. Lun 12 Déc 2016 - 15:35

De mieux en mieux dis donc, voilà que le rustre se montra agressif vis-à-vis d’Äolias. Le plaquage contre la porte en bois abimée, non pas tant par les années que par les sauvages qui tapaient de l’autre côté, l’étourdit quelque peu. Enfin, il faut bien rappeler que le liare avait perdu beaucoup de sangs après un passage à tabac en plus de cela. Il se contenta de soupirer, de murmurer deux ou trois insultes à l’égard de ce voleur (Ku, c’était ça son nom ?...), et d’observer toujours un peu plus cette foutue pièce. Peut-être qu’un détail vital lui avait échappé après tout. Qui sait ? Au plafond, au sol voire dans l’armoire ! Ses faux espoirs ne persistèrent pas franchement longtemps, laissant le liare se reposer de nouveau contre la porte, comme dans l’espoir que cela protègerait mieux. Enfilant ainsi son pantalon – une chance, c’est à l’intérieur qu’il gardait son argent ! – et la veste trop grande pour lui que lui avait gentiment donner ce Ku. Bien sûr aucun remerciement ne se fit entendre, il ne faut pas exagérer non plus : déjà que c’était sa faut s’il allait probablement mourir ce soir. En tout cas, il faut avouer que bien qu’un peu plus brute, son apparence restait toujours aussi belle. À l’exception de cette gueule ensanglantée bien sûr… Chose qui deviendrait un frein à ses activités s’il survivait par ailleurs.

Pendant ce temps, l’inconnu venait de monter sur le rebord de la fenêtre. Mourir en tombant, était-ce vraiment mieux que battu à mort par un riche et ses employés ? Se demanda Äolias un bref mais intense instant. Peut-être que c’était une meilleur idée, effectivement. Voulant se relever, il sentit quelque chose d’étrange brulant subitement sa peau épaisse. Son regard inquiétant remarquant tout à coup le trou dans la porte, et la balle écrasée sur le sol. Bordel ! Un peu plus à droite et le projectile se serait logé dans ses côtes. Soudain paniqué, il fonça jusqu’à l’homme sur la fenêtre en jetant régulièrement des coups d’œil vers l’endroit d’où arrivaient les balles. Car oui, plusieurs coups de feu retentirent et de nouveaux trous se formèrent dans la porte. C’est pour ça que ces enfoirés avaient arrêtés de taper dessus comme des bourrins, remarqua-t-il avec une pointe de regret.

-Bon Ku, on fait quoi là ??? Ils nous canardent, remue ton fessier qu’on foute le camp ! Dépêche, en plus des balles, ils vont bientôt pouvoir rentrer ! Et -

Ses paroles se stoppèrent à l’instant même ou la porte s’effondra, et tomba sur l’armoire. Äolias reconnut immédiatement le maitre de maison, son visage toujours aussi gonflé par la rage et du sang dégoulinant de son orbite droite. La roche qu’il avait balancée précédemment était toujours là, coincée dans son œil dégonflé sous le choc. On peu dire que cette vision fit plaisir au liare. Il beugla des propos incompréhensibles, remplit de haines et pointa son arme sur notre liare. Son instinct de survie prit le relais, se jetant à corps perdu vers la fenêtre, se préparant à sauter comme jamais. En voyant cet abruti de noble, Äolias se rappela ses principes ! Pas question de finir tué par la main de ce genre de personne.
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