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[Quête] À la recherche de la jeunesse

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MessageSujet: [Quête] À la recherche de la jeunesse Jeu 20 Oct 2016 - 1:04

À la recherche de la jeunesse


Mise en Contexte
Deux familles nobles Parlèms se font la guerre depuis peu ouvertement : leurs enfants respectifs ont tous disparu ! Aiderez-vous à retrouver leurs héritiers pour calmer la tension ambiante ou vous assurerez-vous que Lisbeth de Sethbel (17 ans), Gael de Hanis (16 ans) et Shiria de Hanis (10 ans) sont bien morts ?


Déroulement de la Quête
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MessageSujet: Re: [Quête] À la recherche de la jeunesse Jeu 20 Oct 2016 - 2:53

24 Virgonès 1247


Les deux mains posées sur mes cuisses, le regard flottant dans le vide, j’attends ce thé que l’on m’a promis depuis des heures. Au diable les Hanis : vous n’avez jamais su recevoir convenablement. Êtes-vous donc à ce point ignorants pour enfreindre de telles règles de bienséance ? Vous n’imaginez même pas à quel point cela me met hors de moi.

Je soupire expressément et tourne mon regard vers Père. Son sourire se voulant compatissant m’invite à me détendre ; eh bien, ne comptez pas là-dessus. Dès que lady Hanis aura mis les pieds ici, je peux vous garantir qu’elle aura affaire à moi.

Opale, elle, est debout derrière moi, faisant les cent pas depuis que nous sommes arrivés. Je l’ai bien invitée à s’asseoir, mais la pauvre semble agitée par un sentiment que je ne saurais discerner.

Nous attendons encore un moment dans le plus grand des silences. Personne ici ne semble d’humeur à discutailler.

Enfin, dame Hanis pénètre dans le salon. Opale se tourne furtivement en direction de notre hôte tandis que Père et moi nous levons en même temps ; en revanche, j’espère qu’il ne s’attend pas à ce que je me montre aussi tolérante que lui.

Un sourire se dessine néanmoins sur mes lèvres, et sur un ton volontairement mielleux, je déclare :

- Lady Hanis, quelle joie de vous voir enfin. J’ai bien cru que vous n’arriveriez jamais : voilà un quart d’heure que nous patientons ! La ponctualité ne semble pas être votre fort…

Je ne ris pas. Je n’ignore pas que la bienséance voudrait que j’use de faux-semblants, mais les rires hypocrites ne sont décidément pas ma tasse de thé. En parlant de thé, voilà que les domestiques arrivent dans la pièce avec un plateau, déposant nos tasses sur la table basse. Notre hôte passe sa main dans ses cheveux blonds avant de soupirer. J’hausse un sourcil : n’a-t-elle donc pas l’intention de s’excuser ?

- Le plaisir de vous revoir est partagé, lady Jelica. Robert… Elle effectue une légère révérence en direction de mon père. Ainsi n’ai-je pas droit à sa politesse ? Est-elle consciente que cette robe dont elle est apprêtée a été conçue à l’aide de mes petites menottes ? Oh, qu’il est douloureux de voir une telle créations finir d’entre de si mauvaises mains… Lady Hanis enchaîne : Asseyez-vous donc, nous avons à discuter.

Je ne me fais pas prier. Je me rassoie, croise les jambes et attrape ma tasse avant de la porter à mes lèvres. Pour couronner le tout, mon thé est froid ! Je soupire et repose le verre sur la table. Quelle idée de me rendre personnellement chez l’une de mes collaboratrices…

Opale s’assoit enfin et semble pendue aux lèvres de la Hanis. Son comportement est de plus en plus étrange, elle semble cependant se calmer quand elle remarque que je la regarde avec insistance. Que lui arrive-t-il, à la fin ?

Finalement, je m’en désintéresse pour déposer mon regard sur lady Hanis, tournée vers Père. Seigneurs, se fiche-t-elle donc de ma présence à ce point ? Ne suis-je tout de même pas à la tête de cette entreprise ? Père me voit bouillonner intérieurement, exaspérée par l’attitude de mon « interlocutrice ». Il se décide finalement à prendre la parole.

- Madame, sachez que toute discussion d’ordre commercial ne me concerne pas. Elerinna est à la tête de l’atelier, je n’en fais plus partie…

Elle se tourne finalement vers moi. Eh bien, je ne parviens même plus à lui offrir le moindre sourire. Enfoncée dans mon fauteuil, les bras croisés sur ma poitrine, un air sévère accroché au visage, je me décide à garder le silence. J’attends ses questions ; elle ne m’a tout de même pas fait venir pour rien, n’est-il pas ?

- Eh bien, justement… Notre conversation ne sera pas d’ordre commercial. Je manque de m’étouffer ; une plaisanterie ! Il ne peut en être autrement ! Je perds mon temps, ici ! Sur les nerfs, je me lève brusquement et déclare très agressivement en direction de ma collaboratrice :

- Madame, s’il n’est pas là question de commerce, nous n’avons rien à faire ici ! Allons, vous nous faites venir, nous faites patienter un quart d’heure sans le moindre rafraîchissement, me manquez ouvertement de respect et nous servez du thé froid, sans même avoir l’intention de nous parler d’affaires ? -que dis-je, nous ?- ME parler d’affaires ! Lady Hanis, votre comportement est tout bonnement scandaleux. Je pars.

Mêlant l’acte à la parole, je rejette ma chevelure en arrière avant de me diriger d’un pas décidé en direction de la sortie. Opale semble hésiter un instant, mais décide finalement de m’emboîter le pas. Père ne semble, encore une fois, pas approuver mon comportement. Oh, que m’importe son point de vue ? Père a l’habitude de me voir briser des collaborations. Lady Hanis, elle, se lève brusquement de son fauteuil et manque de me rattraper par le bras ; je l’esquive de peu et lui décoche un regard noir, me stoppant aussi sec. De quel droit se permet-elle un contact ?

Elle profite finalement que je sois stoppée dans mon élan pour prendre la parole :

- Mademoiselle Jelica, je… Je suis navrée de mon comportement. Mais cette conversation est des plus sérieuses pour moi ; il s’agit là de mes enfants.

Je vois Opale blêmir. Que signifie donc toute cette mascarade ? Je me rassoie. Les deux femmes en font de même. Cette fois, lady Hanis est tournée dans ma direction. Je soupire pour tenter de retrouver mon calme.

- Vos enfants, madame ?
- Oui, mon fils et ma fille. Sachez, mademoiselle, que Gaël et Shiria ont… disparu.
- Disparu ?!

Nous nous tournons tous les trois en direction d’Opale. Pourquoi semble-t-elle si paniquée ? Par tous les Dieux, je ne m’attendais certainement pas à cela en mettant les pieds ici…


Dernière édition par Elerinna Jelica le Dim 18 Déc 2016 - 11:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] À la recherche de la jeunesse Ven 21 Oct 2016 - 16:30

Mon regard reste fixé sur Opale un long moment, avant que mon cher paternel ne se décide à prendre la parole. Je n’en reste pas moins surprise par ma domestique ; son comportement est des plus intrigants.

- Lady Hanis… Votre fils est un adolescent, et votre fille aurait tout simplement pu le suivre dans sa bêtise. Êtes-vous certaine -je veux dire, absolument certaine- qu’il ne s’agirait pas là d’une fugue ?
- Impossible ! S’exclame-t-elle, visiblement désespérée. Mon fils, Gaël, n’a jamais témoigné de la moindre insolence. De plus, vous ne savez pas la dernière ? Lisbeth de Sethbel -cette maudite gamine- a elle aussi disparu !

Les Sethbel. Je retiens un soupir amusé ; il est de notoriété publique que les Hanis et les Sethbel se font ouvertement la guerre. Et voilà que leurs enfants respectifs ont disparu ; quelle ironie ! Pour ma part, je me range du côté de la coïncidence. Et puis, je m’en moque : je n’ai rien à voir avec cette affaire, n’est-il pas ? J’en viens même à me demander pour quelle raison la Hanis m’a fait venir jusqu’à sa demeure.

Tiens, elle semble lire dans mes pensées. Note hôte se tourne dans ma direction et me lance un regard larmoyant :

- Mademoiselle Jelica, je n’ignore pas à quel point vous étiez amie avec mon Gaël… Je me disais que, peut-être, vous auriez pu enquêter à ce sujet, vous qui le connaissez si bien !

J’hausse un sourcil. De toute ma vie, je n’ai dû échanger que de vagues formules de politesse avec ce garçon.

- Je ne vois pas ce dont vous voulez parler, lady Hanis. Je ne me souviens pas avoir grandement discuté avec votre fils… Elle ne me laisse pas le loisir de finir ma phrase, me coupant ouvertement la parole :
- Allons ! Tous les jours, je reçois des lettres destinées à mon fils portant le sceau de votre maison.
- Comment cela, le sceau des Jelica ?

A peine ai-je ponctué ma phrase que la réponse à ce mystère me vient à l’esprit. Je tourne mon visage dans la direction d’Opale ; bingo, celle-ci est rouge comme une pivoine…

Je soupire, lui lançant au passage un regard accusateur. La pauvre s’enfonce davantage dans son fauteuil. Ainsi ma domestique s’amuse-elle à envoyer des lettres à ce fameux Gaël, empruntant le sceau de notre maison ? Eh bien, voilà qui méritera d’être sanctionné.  Mais, ce n’est ni le lieu, ni le moment. Je remets mes esprits en place, et enchaîne en bredouillant :

- Mais… maintenant que vous le dîtes, il est vrai que nous communiquions régulièrement. En revanche, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour vous aider à retrouver vos enfants, lady Hanis…
- Bien sûr que si ! Encore une fois coupée dans mon discours, je me tourne vers Opale, surprise. Je…je veux dire, mademoiselle Elerinna, vous le connaissez mieux que quiconque, n’est-ce pas ? Vous êtes très certainement la mieux placée pour aider à sa recherche ! Et à celle de sa petite sœur, bien entendu…

Opale, à quoi est-ce que tu joues ? Je n’aiderai certainement pas à la recherche de ces gam-

- Bien entendu, Elerinna se fera une joie d’aider à retrouver Shiria et Gaël.

Je regarde mon père en écarquillant les yeux. De quel droit se permet-il de prendre ce genre de décision ? Je suis si outrée que je ne parviens même pas à articuler quoi que ce soit ; lady Hanis, elle, m’offre un sourire chaleureux avant de se lever de son fauteuil et de sortir une clé de la poche intérieure de sa veste. Elle la pose délicatement sur la table, avant de déclarer à mon intention :

- Je vous en suis si reconnaissante, mademoiselle Jelica ! Sachez que je saurai me souvenir de votre sollicitude lors de nos transactions. Elle effectue une légère révérence, et entreprend de quitter la pièce. Avant de sortir, elle enchaîne : Oh, sachez que la clé que j’ai déposé sur la table basse permet de pénétrer dans la chambre de Gaël ; celle de Shiria est ouverte en permanence. N’hésitez pas à aller y jeter un œil si cela vous aide dans vos recherches.

Puis elle nous laisse seuls, fermant la porte derrière elle. Un court silence s’installe. Je décide finalement de briser la glace, encore perturbée par ce qu’il vient de se passer :

- Je ne sais même pas par où commencer… Je ferme les yeux et viens me masser les tempes pour essayer de me détendre. Père… répondez-moi : de quel droit vous permettez-vous de prendre ce genre de décision à ma place ?

Il me répond d’un soupir et se lève de son fauteuil, puis tout en défroissant son pantalon, il rétorque :

- Ma chérie, je viens simplement de te donner un immense coup de main. As-tu entendu ce qu’elle vient de te dire ? Elle s’en souviendra. Retrouve ces gamins, et tu peux être certaine que vos transactions te seront plus que favorables à l’avenir. Mon père offre une petite révérence à Opale, puis se dirige également vers la sortie. J’ouvre les yeux et le suit du regard, il déclare avant de refermer la porte derrière lui : Bon courage les filles. Oh, Elerinna, n’oublie pas une chose : tu es fiancée.

Puis il part. Ces paroles m’arrachent un soupir agacé ; il est vrai que cette situation peut porter à confusion. En rentrant, je me devrai de remettre les choses en ordre et de lui expliquer que la personne qui a le béguin pour ce Gaël est loin de porter le nom de Jelica !

En parlant de cela, voyons ce que ma chère domestique peut bien avoir à me dire pour sa défense…

- Opale… Te rends-tu seulement compte de la situation dans laquelle tu viens de me mettre ? Pourquoi as-tu éprouvé le besoin de te faire passer pour moi à travers ces courriers ?

Celle-ci me lance un regard désolé. Elle m’en fend presque le cœur.

- Je vous en prie, pardonnez-moi ! J’étais seulement persuadée que Gaël ne s’intéresserait pas à moi s’il savait qui je suis réellement… Après tout, aucun noble ne s’intéresse à une simple domestique.

Par tous les dieux, j’ai l’impression d’être coincée dans un mauvais roman à l’eau de rose. J’inspire profondément, me lève et, prenant soin de ne pas m’emporter, je récupère cette fichue clé posée sur la table basse avant de la glisser dans la poche de mon gilet.

- Bon… Allons chercher ces satanés gamins… Suis-moi, Opale, nous allons inspecter la chambre de ton Gaël.
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MessageSujet: Re: [Quête] À la recherche de la jeunesse Sam 17 Déc 2016 - 15:37

Nous y voilà. Je crois que je n’ai jamais été aussi mal à l’aise ; fouiller dans la chambre d’un adolescent, quelle idée ! D’ailleurs, en y réfléchissant, je ne comprends pas bien l’intérêt de notre investigation : la mère de ce garçon a déjà dû retourner cette pièce et la passer au peigne fin. Cette enquête n’est que curiosité mal placée.

- Opale, partons. J’ai réfléchi et je crois que nous n’obtiendrons rien de plus en restant ici…

Elle hausse les sourcils et cherche furtivement autour d’elle quelque chose pour me faire changer d’avis. Je n’y crois pas, la pauvre est si attachée à son Gaël qu’elle n’a aucun scrupule à fouiller dans ses affaires. Pire, cela l’enchante ! La fouine.

Je n’ai pas le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’elle se jette sur une malle gigantesque. Verrouillée. Croit-elle pouvoir l’ouvrir ? Je croise les bras, attendant ses explications. Et j’ose espérer qu’elles sont bonnes : je perds mon temps, j’aimerais autant être ailleurs !

- Madame, je crois que lady Hanis n’a pas pu ouvrir cette malle… Admettez-le, elle semble dissimuler quelque chose.

Je rétorque ironiquement :

- Et qu’est-ce que tu proposes ? Tu te sens capable de l’ouvrir ?

Elle hausse les épaules. Elle adopte un air de défi puis, d’un geste brusque, lève les bras vers le plafond. Mais qu’est-ce qu’elle fiche ? La malle se met à trembler.

De toute ma vie, c’est bien la première fois que je vois sa Vérité à l’œuvre. Elle est toute rouge, elle transpire et l’effort semble si intense qu’elle en pousse quelques gémissements. J’en partagerais presque sa douleur ; heureusement, la sympathie, ce n’est pas pour moi. Je me contente d’observer en silence, haussant au passage un sourcil devant ce spectacle.

Les secondes passent ainsi et les tremblements se font toujours plus violents. Puis, enfin, un bruit métallique se fait entendre, un petit « clic », tandis qu’Opale semble relâcher l’étreinte et baisse les bras et en reprenant son souffle, s’affaissant sur elle-même.

Je dirige mon regard vers la malle, puis vers elle, puis vers la malle. Voilà qui est intriguant : ce pouvoir… j’ai beau retourner le problème dans mon esprit, il n’a rien d’une Vérité de l’Espace. Certes, celui d’Alicia en demeure ressemblant, mais quelque chose me dérange. Celui-ci ressemble davantage à une emprise sur les métaux, le fer, peut-être ? Opale, j’ai bien l’impression que tu me caches quelque chose. Ta Vérité n’est pas bien puissante : regarde donc dans quel état t’a mise cette pauvre serrure. Cependant, il n’empêche qu’elle semble très nettement se rapprocher de celle des Arvèles… Serait-il malvenu de t’interroger à ce sujet ?

De toute manière, elle ne m’en laisse pas le temps. Toute haletante, elle déclare :

- Et voilà… Mademoiselle… La serrure… n’est plus un problème…

Bien, bien. Quoiqu’on puisse en dire, les domestiques demeurent divertissants, aussi agaçants soient-ils. C’est donc avec un sourire aux lèvres que je pousse un énième soupir, me dirigeant en direction de la fameuse malle.

Je l’ouvre avec une certaine difficulté ; dieux, ce que c’est lourd !

Enfin, je penche mon visage vers le fond de la malle et ouvre deux grands yeux étonnés. Qu’est-ce que cela ?

Des fioles, des plantes, de vieux parchemins, des lettres… Bon sang. L’odeur qui se dégage de cette malle et si forte qu’elle m’en fait tousser. Pourquoi un gamin cacherait-il tout cela dans une vieille malle ? En tout cas, il est hors de question que je plonge mes mains à travers toutes ses plantes. Je concentre ma Vérité et choisis une lettre qui se trouve au-dessus avant de la faire léviter juste devant moi. A haute voix, je déclare :

- Voyons… une lettre de la part d’une certaine Lisbeth… Ca te dit quelque chose ?

Opale sursaute, comme si une décharge électrique venait de traverser son corps. Elle me regarde en écarquillant les yeux, et saisit brusquement la lettre qui lévite devant mon visage, me surprenant au passage : elle a failli me donner un coup ! Je la regarde en croisant les bras ; elle tient le papier de ses deux mains tandis que ses yeux semblent butter sur chaque mot.

- Je t’ai posé une question, je crois.

Elle pousse un soupir agacé.

- Bien sûr que je connais Lisbeth ! Lisbeth de Sethbel !

Ah ! Ca me revient. Les Sethbel, c’est cette famille à qui les Hanis font la guerre. Il faut dire qu’ils ne se sont jamais réellement entendus, mais tout récemment, les tensions se sont accrues : ces deux familles sont des familles marchandes, tout comme la mienne, et ont toujours été en concurrence. Maintenant, elles en viennent à se mettre des bâtons dans les roues, et ne manquent jamais une occasion de se faire un sale coup. De véritables vipères, et de quoi faire parler les commères qui se font une joie de colporter des rumeurs à leur sujet…

Quoiqu’il en soit, lady Hanis a parlé de Lisbeth, tout à l’heure. La jeune femme aurait disparu, à l’identique de Shiria et de Gaël. Voilà que les choses se compliquent… Lisbeth et Gaël étaient donc en correspondance ?

- C’est étrange, vraiment étrange…
- Bon, Opale, vas-tu me dire de quoi il en retourne, à la fin ?

Elle pose une main sur sa hanche, et hausse un sourcil. Elle semble réfléchir. Cette lettre l’aura décidément profondément perturbée. Après quelques secondes de réflexion, elle prend la parole :

- « Mon cher Gaël,
je crains que notre rendez-vous de demain soir ne doive être… »
Hm, elle a écrit « reporté », mais elle l’a barré. « …annulé. Je sais, je vous l’avais promis. Mais voyez-vous, mon père se doute de quelque chose. Ne le prenez pas mal, mais il n’apprécie pas que je passe autant de temps en votre compagnie. Et il n’est pas dupe : il aperçoit les changements que vous effectuez sur ma personne, et cela ne lui plaît guère…

Autant vous le dire directement : il ne veut plus que je vous revoie. Il vous hait, vous et votre famille. Alors, je préfère encore que nous arrêtions de nous voir, maintenant.

En plus de cela, la culpabilité me ronge. Les dieux ne nous pardonneront pas ce que nous avons fait, et je crains qu’il soit malvenu d’impliquer votre petite-sœur dans toute cette histoire. La pauvre n’est qu’une enfant… Je vous en prie, ne lui volez pas son innocence. Ne la privez pas de son bonheur, comme vous l’avez fait avec moi.

Je vous dis Adieu, mon Gaël. J’espère que vous saurez me le pardonner. Et, je vous en conjure, n’essayez pas de me recontacter. Je ne vous répondrai pas, c’est certain. »

- ...De quand cette lettre est-elle datée ?
- D'il y a trois jours, mademoiselle. Le 21 Virgonès 1247.

Je m’assois sur le lit tandis qu’Opale relève son regard dans ma direction. Je prends ma tête en mes mains. Bien, voilà enfin que nous avançons…


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MessageSujet: Re: [Quête] À la recherche de la jeunesse Sam 17 Déc 2016 - 19:21

Je remets une énième fois mes esprits en place et réfléchis quelques instants. Voilà une missive des plus étranges. Ce Gaël, je ne le vois plus du même œil.

- Tu sais, moi je vois simplement là une histoire d’amour. Je m’explique : Gaël et Lisbeth étaient amoureux l’un de l’autre, le père Sethbel était contre cette union et la jeune femme a donc décidé qu’elle ne reverrait jamais son bien-aimé. Je tapote mon index contre ma bouche et laisse glisser mes yeux ailleurs pour réfléchir.…Puis, Gaël, dans un élan d’amour, est allé chercher la jeune femme pour fuir avec elle. Et pour ce qui est de Shiria… Elle était simplement dans la confidence. Ils l’ont amenée avec eux.

Opale est rouge, elle a l’air d’être au bord de l’explosion. Je l’ai agacée ?

- N’importe quoi ! Vous n’avez aucune idée de ce dont vous êtes en train de parler… Comme si tu avais la moindre idée de ce qu’est l’amour, idiote !

J’hausse les sourcils et penche la tête sur le côté. Je ne l’ai pas seulement agacée : je l’ai blessée dans son orgueil ! Voilà en tout cas un affront que je n’oublierai pas. Pas que son attaque m’ait atteinte -à dire vrai, je ne peux pas prétendre être amoureuse de ce cher Roderick-, mais voilà de bien mauvaises manières venant d’une servante.

De quel droit cette petite peste se permet-elle de me tutoyer ? Je ne l’ai jamais autorisée à se montrer si familière.

Mon silence ne semble pas pour autant avoir calmé sa colère, elle enchaîne en faisant les cent pas :

- Ca n’a aucun sens ! Gaël est un homme respectable, il ne m’aurait jamais fait un tel affront ! Et pourquoi Lisbeth parlerait-elle en ces termes, à la fin de la lettre ? « la culpabilité me ronge, je vous en prie, ne la privez pas de son bonheur… » Non, ça n’a rien d’une histoire d’amour !

Elle se tourne de nouveau vers moi d’un geste brusque, le visage empreint d’une certaine agressivité. Moi, je l’écoute d’une oreille ennuyée, le regard ailleurs, jouant avec mes cheveux.

- Epargne-moi ton baratin, je ne suis pas là pour écouter tes chagrins d’amour.

Elle pousse un grognement et se jette sur moi. Surprise, mon premier réflexe est de retenir mon souffle ; ses mains se referment dans le vide, elle tombe donc sur le lit tandis que réapparais plus loin, perdant l’équilibre et venant m’effondrer dans la malle ; le battant se referme d’ailleurs dans un grand « clac » et me plongeant dans l’obscurité. Je pousse un soupir agacé quand je me rends compte que je me trouve au milieu de toutes ces plantes malodorantes ; heureusement, aucune des fioles ne s’est brisée sous mon poids.

Je rouvre le battant dans la malle et, en sortant seulement ma tête, je déclare à l’intention de ma domestique qui reprend son équilibre près du lit :

- As-tu perdu l’esprit, Opale ?!

Je la vois prendre une profonde inspiration et se redresser. Elle passe une main dans sa chevelure de jais avant de tourner son regard vers moi.

- Elerinna Jelica… vous avez un cœur de pierre.

Une fois de plus, sa remarque ne m’atteint pas. Je me contente d’hausser les épaules, tandis que j’essaie de me débarrasser d’une plante qui s’est accrochée à ma robe.

- Un cœur de pierre, dis-tu ? Je me demande, ma chère Opale, qui est la personne qui n’a pas rechigné à venir t’aider à retrouver l’homme que tu aimes ? Qui perd de son propre temps pour venir inspecter la chambre de ce gamin ? N’importe quelle employeuse t’aurait renvoyée instantanément en sachant que tu te faisais passer pour elle en envoyant des lettres d’amour à un jeune homme. Mais je ne l’ai pas fait, pourtant tu sais combien cette histoire aurait pu me coûter. Et tu OSES dire que j’ai un cœur de pierre ? Opale, règle donc cette affaire par tes propres moyens.

Je sors de la malle et passe une dernière fois mes mains sur ma robe pour en ôter les petites feuilles qui y sont restées accrochées. Opale regarde ailleurs et se gratte le crâne, un air désolé au visage.

- Mademoiselle, je ne sais pas ce qui m’a pris… Ne me renvoyez pas, je vous en prie. C’est simplement cette histoire avec Lisbeth je crois qu’imaginer Gaël avec une autre femme m’a fait sortir de mes gonds.

Je me retiens bien d’ajouter que Gaël ignore même son existence, et qu’il s’intéressait en réalité à moi. Mais je crois que le moment est mal choisi, je ferais peut-être mieux de me taire.

Quoiqu’il en soit, j’hausse les épaules. Je ne vais tout de même pas la renvoyer… Si on oublie cet incident, elle s’est toujours montrée exemplaire. Je me souviendrai simplement de la réprimander comme il se doit.

- Bien. Tu as raison, cette histoire ne m’a pas l’air d’une histoire d’amour. Regarde un peu ce que j’ai trouvé.

Je tiens deux fioles dans mes mains, l’une est étiquetée au nom de Shiria, tandis que l’autre l’est au nom de Lisbeth. Opale hausse les sourcils et se saisit de celle que je tiens dans la main droite, inspectant le liquide à l’intérieur.

- Qu’est-ce que ça peut bien être ?
- Je n’en ai aucune idée. Ce que je sais, c’est que la malle est pleine de fioles contenant ce genre d’étiquettes, toutes au nom de Lisbeth et Shiria. Je me tourne de nouveau vers cette intrigante malle. Pour ce qui est des vieux parchemins… Ils ressemblent à des formules alchimiques.

Opale ouvre grand les yeux.

- J’y pense… Gaël avait évoqué son goût pour l’alchimie. Il disait qu’il s’agissait d’un art incompris, un art pour lequel les humains ne sont pas encore prêts.

De plus en plus étrange… Tout en observant la malle, je déclare à l’intention d’Opale.

- C’est tout ce que nous obtiendrons de ce coffre. Embarque la lettre de Lisbeth, Opale, direction la chambre de la petite.

Elle acquiesce d’un hochement de la tête, puis elle glisse la lettre dans la poche de son gilet. Nous voilà déjà en direction dans la chambre de la gamine, espérant pouvoir trouver des réponses à toutes nos interrogations…
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