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[Quête] A la recherche de la jeunesse

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Loutromancienne

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MessageSujet: [Quête] A la recherche de la jeunesse Sam 14 Avr 2018 - 16:10

A la recherche de la jeunesse


Mise en Contexte
 
Deux familles nobles Parlèms se font la guerre depuis peu ouvertement : leurs enfants respectifs ont tous disparu ! Aiderez-vous à retrouver leurs héritiers pour calmer la tension ambiante ou vous assurerez-vous que Lisbeth de Sethbel (17 ans), Gael de Hanis (16 ans) et Shiria de Hanis (10 ans) sont bien morts ?

Déroulement de la Quête

Aucune intervention de MJ n'est à prévoir, à moins que vous ne le demandiez dans le sujet de la quête. Vous devrez écrire au moins 3 messages.
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MessageSujet: Re: [Quête] A la recherche de la jeunesse Mer 18 Avr 2018 - 12:13


Le 27 Ravrok 1237


Je profite de la nuit noire et glacée pour me faufiler hors de ma chambre par la fenêtre. Je connais par cœur le chemin fait de chenaux et de bas-reliefs qui me permet d'atteindre le sol, un étage plus bas, sans me tordre le cou. J'ai perdu l'illusion qui me faisait croire que Père ignorait son existence depuis bien longtemps mais il n'a jamais rien fait pour le barrer. Peut-être craint-il de défigurer sa demeure, la prunelle de ses yeux. À moins qu'il ne considère que les différentes punitions qu'il a tentées m'ont dissuadé. Toujours est-il que je prends son inaction comme une autorisation à m'échapper par ici de la maison.

Je suis obligé d'employer de tels moyens détournés puisqu'il ne me laisserait sortir au grand jour pour ce que j'ai prévu de faire. Depuis que le conflit a éclaté entre les De Hanis et les De Sethbel, il semblerait que ma relation avec Gael comme avec Lisbeth est devenue tabou. Non seulement je n'avais plus le droit de les recevoir à la maison, mais apparemment il m'était également interdit de leur rendre visite chez eux. Peut-être souffraient-ils des mêmes contraintes de leur côté, mais je n'avais même aucun moyen de le savoir, je puisque tout contact avec eux était prohibé. Je m'en étais plaint à Zayne, mais il m'avait servi les même prétextes creux que notre adoré paternel. Je ne pouvais décidément faire confiance à personne. Je ne m'étais même pas tourné vers Victor ou Vance. Ils ne se seraient jamais positionnés contre le chef de famille et son héritier. Il ne me restait plus que la voie clandestine.

C'est ainsi que je me retrouve au pied de ma fenêtre être descendu le long de la façade. J'entends déjà ma mère me réprimander parce que j'ai risqué de tomber. Je commence par me diriger vers la maison de Gael. C'est la plus proche, et elle se trouve sur le chemin. Des gardes patrouillent dans les rues habituellement calmes, mais je les évite aisément. J'ai mis des vêtements sombres, je connais par cœur chaque petit recoin du quartier et je peux encore m'y faufiler. Comme un gamin des rues, aurait craché avec mépris mon père. Il n'empêche que comme un gamin des rues, j'arrive sans encombres en quelques minutes en-dessous de la fenêtre de mon ami. Je m'étonne de n'y voir aucune lumière. Je trouve un petit morceau de bois au sol et le lance contre la vitre pour le réveiller, mais cela ne provoque aucune réponse.
Est-ce que lui aussi s'est échappé cette nuit ? Il est encore allé voir une fille, j'en suis sûr. Pour en avoir le cœur net, je répète la même opération à la fenêtre de sa petite sœur, sans avoir plus de réaction. Ce n'est pas normal. Shiria est trop petite et timide pour sortir si tard, même sous l'influence de son frère.

Je n'ose pas passer du côté des domestiques. Je sais qu'ils pourraient me répondre mais j'ai trop peur qu'ils décident d'en informer les adultes. Je n'ai pas assez confiance en eux pour penser qu'ils me couvriraient. Je continue plutôt jusqu'à la maison de Lisbeth. Sa chambre à elle est faiblement éclairée. Pris d'un doute inexplicable, je me tapis dans l'ombre et lance un petit caillou contre la vitre. J'aperçois du mouvement. Ah ! Enfin. Cependant ce n'est pas mon amie que je vois ouvrir la fenêtre. La silhouette ressemble dangereusement à celle de sa mère.

Qui est là ? Lisbeth, est-ce toi ?

Non, je ne suis pas elle. Cette question me terrorise étrangement. Sa voix tremble, comme si elle avait été en train de pleurer. Sans répondre, je fais demi-tour et rentre chez moi en courant comme si Uraang était à mes trousses, pour retourner me réfugier dans ma chambre et réfléchir.


Rhys: #9966cc


Dernière édition par Rhys Songsteel le Mar 8 Mai 2018 - 23:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] A la recherche de la jeunesse Jeu 19 Avr 2018 - 22:26

L’altercation a été violente. Finalement je crois que la mère de Lisbeth m’a vu m’enfuir, et qu’elle a prévenu mes parents. Comment elle a réussi à me reconnaître d’aussi loin en pleine nuit, je n’en ai aucune idée, mais mon père m’attendait de pied ferme le lendemain dans la salle à manger, lorsque je suis descendu tard prendre mon déjeuner. Après m’avoir traité de tous les noms comme un vulgaire roturier, il m’a interdit de sortir et de reprendre contact avec Gael et Lisbeth tant que les choses ne se sont pas tassées avec leurs familles. J’ai eu beau lui dire que si même Shiria avait disparu, c’est que quelque chose de grave s’était passé, il n’a pas voulu me croire. Et bien tant pis pour lui ! Il pourra toujours me chercher ce soir au dîner, il n’est pas près de me trouver.

Puisqu’il n’a toujours pas décidé de bloquer le passage que j’utilise pour sortir clandestinement, je reprends à peine quelques heures plus tard le même chemin. La colère bouillante qui m’a fait hurler tout à l’heure s’est transformée en détermination froide. Plus les heures passent et plus je m’imagine des scénario de plus en plus catastrophiques. Je suis mort de peur et pourtant, lorsque je regarde en moi, même pas l’ombre d’une larme se profile.
Je m’échappe non sans avoir pris quelque équipement : à manger, à boire, de la corde, un couteau, une torche et de quoi l’allumer. J’ai l’impression de me préparer pour une aventure digne d’un roman, mais en réalité je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai décidé de commencer mes recherches par la taverne où travaille la dernière petite amie de Gael. J’aurais l’air bien bête si je les trouve là-bas, mais quelque chose me dit que ça ne sera pas aussi simple. C’est probablement le premier endroit où ses parents l’auront cherché, et il est évident qu’il n’y était pas.

Lorsque j’arrive, la jeune fille me reconnaît immédiatement. Elle jette un regard curieux à mon paquetage mais n’ose pas poser de question. Elle répond à toutes les miennes par un haussement d’épaule : elle n’a pas vu Gael depuis près d’une semaine, et encore moins sa petite soeur ou Lisbeth. En revanche, elle a vu des gens qui ont posé les mêmes questions que moi il y a quelques jours. Elle me dit s’en souvenir parce qu’ils étaient vêtus comme des chasseurs, et que cela l’a étonnée. Je fais mine que l’information n’est pas nouvelle, et ne lui dis pas non plus qu’il a disparu. Elle doit s’en douter, mais elle n’a pas besoin d’en être sûre.

Je sors de la ville et me dirige vers la forêt la plus proche. C’est bien là que des chasseurs devraient se trouver, non ? J’ai quitté la ville en début d’après-midi, et je fouille la forêt en tous sens jusqu’à la tombée de la nuit. C’est peut-être ce qui m’a aidé, puisque j’ai pu apercevoir la lueur mouvante d’un feu à l’entrée d’une caverne. Je me dirige dans cette direction, soulagé d’avoir enfin un point de repère. Mes jambes sont endolories, je n’ai pas osé emprunter un cheval dans notre écurie et mes pieds me font savoir leur rancoeur. Tout est oublié lorsque j’arrive en vue du campement. Par un miracle, je ne me suis pas trompé et ils sont là tous les trois, ligotés au sol avec quatre bandits autour d’eux.

L’horreur de la scène me coupe bras et jambes, et pendant quelques instants je ne peux que regarder sans bouger, impuissant, pendant que l’un des brigands s’assied un peu trop près de Lisbeth qui sanglote.

C’est ça, pleure, met-moi la chaleur de ta voix dans le coeur, petite fleur…
Vince, ta gueule. Et toi gamine, arrête de chialer ! On est pas là pour t’entendre ! Si tu te tais pas dans les dix secondes, je l’arrête plus et il aura le droit de poser ses mains sur ton corps de petite bourge ! Tu m’entends ?!

Avec un couinement misérable, mon amie s’arrête de pleurer. Cependant le premier homme ne s’écarte pas d’elle pour autant et la menace devient palpable. C’est à ce moment que je croise les yeux de Gael. Je sens qu’il essaie de me dire quelque chose, de me faire bouger. J’étais venu pour les sauver, et finalement c’est lui qui me donne du courage, j’ai même droit au regard qui me rend plus fort.

Il faut que je passe à l’action.


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MessageSujet: Re: [Quête] A la recherche de la jeunesse Ven 27 Avr 2018 - 11:51

J'ignore le regard insistant de Gael et m’esquive sans un bruit. Je ne cherche pas à les abandonner, pas après avoir fait tout ce chemin pour les retrouver. Je ne me sens pas capable de prendre d'assaut le campement, tout seul, alors que je n'ai aucune idée de ce que je fais. Un millier d'idées naissent dans mon esprit, mais ma vérité me fait trop souvent faux bond pour que je puisse les mettre en pratique dans une situation aussi sensible. Quelque part dans un coin de ma tête je me promet de m'entraîner jusqu'à ce que j'en ai une maîtrise parfaite pour ne plus jamais me faire prendre au piège dans une situation comme celle-ci.

Je fais un large détour pour prendre à revers les ravisseur. Je sais que je ne suis pas dans un environnement favorable et avance donc avec une lenteur qui m'exaspère moi-même, mais je ne veux surtout pas faire le moindre bruit qui pourrait trahir ma présence. Mes bottes légères sont plus adaptées aux pavés réguliers des rues d’Arnlo qu'au sol plein d'obstacles des sous-bois, et mes pieds me font déjà souffrir. Mes dents grincent chaque fois qu'une brindille craque sous mes pas, mais cela ne donne pas l'alerte. Je ne sais plus quel dieu prier pour me donner la chance et le courage d'arriver à mon but.

Après ce qui me semble être une éternité, j'arrive au niveau du surplomb du renfoncement où ils ont trouvé refuge. Un des bandits trouve juste en dessous de moi, un deuxième à quelques mètres. Les deux autres se sont rapproché de la paroi rocheuse pour s’abriter du vent. Je peux en mettre un hors d’état de nuire facilement, éventuellement deux, mais les derniers m’inquiètent : qui sait ce qu’ils seraient capables de faire à leurs prisonniers si je m’en prends à leurs acolytes. Je ne peux pas agir sans avoir un plan de bataille qui tient debout. Réfléchis, bon sang !

Si seulement je pouvais les voir sans me faire repérer … Une idée germe dans ma tête, mais je ne suis pas sûr d’arriver à la réaliser, je ne l’ai jamais fait. Je tente pour m’entraîner d’ouvrir à côté de moi un portail horizontal, mais j’ai beau me démener, me concentrer à m’en faire mal au crâne, rien à faire. Il ne démord pas de sa position verticale. Le souffle court, j’abandonne avant de m’épuiser en vain : quoi que je fasse, j’aurais besoin de mes forces pour ce qui va suivre. Il me faut trouver une autre solution.

Je ramasse un caillou à côté de moi. Je respire profondément : il ne s’agit pas de manquer mon coup maintenant. Je crée un portail juste devant moi, aussi large que possible pour que la visée soit plus simple. J’arrive à une soixantaine de centimètres, il ne tiendra pas longtemps. J’ouvre le deuxième à quelques mètres de ma cible, le brigand le plus éloigné, dans la direction opposée à son regard – il ne faut pas qu’il me voit. Je me presse pour viser, je vois les flammes violettes de mes créations trembloter, le passage va se refermer. Je lance ma pierre et touche par miracle l’homme au niveau de la tempe. Je n’attend pas de le voir s’effondrer avec un grognement pour faire disparaître les portails.

Alertés, les trois autres se rapprochent, et scrutent la direction d’où ils pensent que provenaient le projectile. Je ne leur laisse pas le temps de comprendre qu’il se sont fait duper pour recommencer, plaçant mon portail ailleurs. Si je peux leur faire croire que je suis plusieurs …
Ils sont deux à terre, je n’ai jamais été aussi performant au tir. Il faut croire que la peur fait des miracles.
L’un des deux rescapés choisit de s’enfoncer dans les sous-bois à ma recherche. Ma tactique était bonne, j’ai réussi à les séparer ! J’attends qu’il se soit suffisamment éloigné pour m’approcher du rebord du surplomb sur lequel je me trouve et m’accroupis. Au moment où le dernier bandit restant passe à mon niveau, je me jette sur lui. Tout mon poids sur sa tête suffit à le sonner mais pas à étouffer son exclamation de surprise. Par chance, son collègue ne l’a pas entendu, ou ne fait pas mine de s’en soucier.

Mes amis s’agitent soudain. Je me hâte vers Shiria pour lui libérer les poignets, mais le noeud qui les retient est trop serré. Mes mains tremblent dans la précipitation. Gael me donne un petit coup et me désigne du menton les corps assommés à l’entrée de la grotte. J’en fouille un pour le dépouiller de son couteau et m’en sers pour couper cordes et baillons. Sans traîner nous nous éloignons de l’endroit et surtout de la lumière du feu de camp, Gael portant sa soeur et moi tenant la main de Lisbeth. Les trois hommes à terre commencent déjà à remuer, et le quatrième ne tardera pas à revenir.


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MessageSujet: Re: [Quête] A la recherche de la jeunesse Mar 1 Mai 2018 - 21:15

Shiria fait de son mieux pour ne pas pleurer. Du haut de ses dix ans, je la vois se mordre la joue pour ne pas faire de bruit. Elle a bien compris qu'il ne faut en aucun cas que nous nous fassions repérer. Gael la porte, je sens que le poids de sa sœur dans ses bras va le fatiguer, mais je n'ose pas lui dire de la laisser marcher. J'ai l'impression qu'ils se rassurent mutuellement, comme cela et je ne veux pas briser cet équilibre. De son côté, Lisbeth s'est remise de ses émotions, en apparence en tout cas. Sa mâchoire a un pli dur, et son regard gris a pris la couleur de l'acier. Elle marche résolument droit devant elle. Je n’ose pas lui parler, je me sens tellement petit et faible à côté d’elle.

J’abandonne l’idée de lui dire quelques mots. Je n’ai pas l’impression qu’elle ait envie d’avoir quoi que ce soit à faire avec un homme pour l’instant, et je ne veux pas être intrusif. Je lui touche simplement le bras une seconde, pour qu’elle sache que je suis là si elle veut de la compagnie, puis je ralentis un peu pour me retrouver tout au fond de notre petit convoi. Je surveille nos arrières, mais je ne sais pas ce que je pourrais faire si on venait à nous poursuivre. Je n’ai pas de visibilité loin devant, et je n’ai de toute façon jamais réussi à créer un portail suffisamment grand pour qu’un humain puisse passer à travers. Je m’améliore régulièrement, mais cela me demande des efforts considérables.

Les heures passent, et le jour commence à poindre lorsque nous atteignons enfin l’orée de la forêt. Le temps d’une minute j’ai l’impression que nous sommes tirés d’affaire, mais c’est à ce moment que les ravisseurs choisissent pour débouler derrière nous. Je pousse un cri, autant d’alerte que de surprise, car je ne les avais pas entendus. Ils ont réussi à nous rattraper sans faire un bruit, et auraient pu nous prendre par surprise si je n’avais pas tourné la tête à cet exact instant, par le plus grand des hasards. Gael avait fini par laisser Shiria marcher mais il l’attrape à nouveau et nous nous mettons tous à courir comme si notre vie en dépendait. J’essaie de ne pas penser que c’est probablement réellement le cas.

Nous sommes fatigués et n’avons pas l’habitude de se type de course, les bandits gagnent du terrain avec une facilité déconcertante. Je sens presque la main de l’un deux dans mon dos alors que j’ai l’impression que mes jambes vont se détacher de mon corps si j’essaie d’aller plus vite encore. En désespoir de cause je crée un portail, et je l’agrandis autant qu’il m’est possible. Ma tête est sur le point de s’ouvrir en deux sous l’effort que je fournis. L’ouverture du second me donne la nausée et je trébuche à travers plus que je ne courre, le bandit sur mes talons. À peine ai-je atterri de l’autre côté que le portail se referme, dans le hurlement d’agonie de l’homme. J’ai à peine le temps de voir un bras et une jambe au sol à côté de moi, mes repas de la journée protestent, je vomis et le monde autour de moi devient noir.


Rhys: #9966cc
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MessageSujet: Re: [Quête] A la recherche de la jeunesse Mar 1 Mai 2018 - 21:16

Fiévreux, je me réveille en pleurant. Mes souvenirs mettent quelques secondes à remonter à la surface. Je sens Gael qui me secoue par l’épaule, et me rends compte que je suis en train de gémir misérablement. J’ouvre les yeux pour ne plus voir l’image de ces membres ensanglantés gravée sur mes paupières, mais ça ne m’empêche pas d’entendre le cri de mon poursuivant. Je n’arrive même pas à être fier de la taille des portails que j’ai réussi à ouvrir, je découvre à la place avec horreur ce qui arrive à ce qui se trouve au travers lorsqu’ils se referment. Shiria tient mes doigts dans sa petite main, mais c’est Lisbeth qui m’explique ce qui s’est passé.

Je crois qu’ils ont arrêté de nous poursuivre, après …” Elle ne finit pas sa phrase. “Pour s’occuper de lui, tu comprends. Tu nous as sauvé la vie, sans toi on n’aurait jamais pu s’en tirer.” s’empresse-t-elle d’ajouter, devant ma figure qui se décompose.
Gael prend le relai.
On n’a pas pu aller beaucoup plus loin, avec toi dans cet état, mais tu nous as bien avancés. On ne devrait plus mettre très longtemps pour rentrer à Arnlo.

Je fais de mon mieux pour ne pas chercher du regard le résultat de mon crime. Je me relève avec l’aide de Lisbeth, et commence à marcher, chancelant. Avec douceur, elle me fait presque faire un demi-tour, pour m’orienter dans la bonne direction. J’esquisse un sourire faiblard, mais j’ai du mal à sincèrement voir l’humour de la situation. Cahin-caha, nous continuons notre route. Gael n’avait pas tort, en une heure nous arrivons en vue des murs de la cité. Sales, pâles et dépenaillés comme nous le sommes, aucun des gardes de la ville ne nous reconnaîtrait pour ce que nous sommes. Heureusement, malgré la fin d’après-midi qui approche, le trafic aux portes est encore dense. Nous pouvons nous faufiler comme de vulgaires gamins des rues au milieu des passants. Je ne cesse de regarder par-dessus mon épaule, effrayé à l’idée que des complices des ravisseurs puissent nous tomber dessus au détour d’une rue. Il ne nous faut pas longtemps pour arriver à la demeure des De Hanis. Shiria est épuisée, et Gael est obligé de la porter sur ses épaules. Ils rentrent chez eux par une porte de derrière, n’osant pas passer par l’entrée principale de peur d’alerter des gens mal intentionnés.

Lisbeth et moi ne nous attardons pas dans le coin, nous n’avons pas oublié l’état des relations entre leurs familles. Il n’est pas question que la disparition de Gael et Shiria puisse être mise d’une manière ou d’une autre sur le dos des De Sethbel. La fin du trajet se fait dans un silence pesant. Je tremble d’épuisement et je n’arrive pas à détourner mes ruminations de ce qui s’est produit. Mon amie est elle aussi perdue dans ses propres pensées qui n’ont pas l’air plus gaies.

Par galanterie je voulais l’escorter jusque chez elle, mais je m’aperçois qu’elle m’a mené jusque devant ma propre maison. Je n’ai pas la force de protester. J’ouvre la porte des domestiques pour faire moi aussi une entrée discrète, mais je ne la referme pas tout de suite. De là où je suis, je vois le manoir des De Sethbel, et je veux m’assurer qu’elle y arrive sans encombres. Une fois qu’elle a disparu à l’intérieur, j’en fais de même. J’ignore les regards et les débuts de questions des cuisiniers, et vais trouver refuge dans ma chambre. Trop fatigué pour me laver, je me déshabille à peine et m’enterre sous mes draps. Si cela m'était possible, je n’en sortirais pas avant plusieurs jours.


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