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Tour de garde à la frontière

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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Dim 19 Juil 2015 - 14:17

Légèrement essoufflé (après ce combat digne d’entrer dans la légende), Azkiel réussit à attraper son sac et le traîna jusqu’à lui. La déserteuse ne bougeait plus, il devait avoir tapé légèrement plus fort qu’il le pensait. Mais bon, les liares avaient la tête dure, elle s’en remettrait.

Il fouilla dans ses affaires jusqu’à trouver la corde. A la base, elle servait plutôt à attacher les montures, mais elle ferait largement l’affaire. Il utilisa un canif pour la couper en deux, avant de ligoter les mains de la prisonnière dans son dos et ses pieds ensemble.Il serra les liens, ne voulant pas prendre le risque de sous-estimer une nouvelle fois la liare.

Ensuite, il se leva et récupéra son manteau. Il n’avait jamais froid lorsqu’il combattait, c’était comme si sa vérité brûlait à l'intérieur de son corps, mais maintenant qu’il s’était calmé, il commençait à avoir froid. Il ramassa aussi la torche qu’il ralluma d’un geste nonchalant de la main.

Son regard se posa sur la fille qui avait toujours la tête dans l’herbe. Du bout de sa chaussure, il la retourna de manière à ce qu’elle puisse respirer plus aisément. Comme elle avait l’air sérieusement étourdie, il reporta son attention sur le trait imaginaire de sa frontière. Qu’est-ce qu’il devait faire à présent ? Il ne pouvait pas vraiment abandonner son poste, même avec une prisonnière. S’il partait maintenant, ils atteindraient l’avant poste de la frontière en moins de quinze minutes, ce n’est pas comme si la frontière resterait sans protection pendant longtemps. Et puis, quel était le pourcentage de chance qu’un deuxième déserteur passe la frontière cette nuit ?

L’indécision le fit hésiter plusieurs minutes. Il n’avait pas le droit de faire un deuxième faux pas. Finalement, il n’eut pas à choisir, puisque le soldat qui devait assurer la relève arriva pour reprendre sa garde. Satisfait, Azkiel le salua brièvement, mais le type était plutôt intéressé par la déserteuse allongée.

- Des problèmes ? Demanda-t-il.

- A peine, rétorqua Azkiel d’un ton cassant. Rien qui te concerne en tout cas.

C’était sa prisonnière et il ne partageait pas.

Le soldat jeta un regard ennuyé à la déserteuse qui ne semblait pas prête à se réveiller. Il attrapa son t-shirt et la hissa sur son épaule en vacillant légèrement.

Ouai… Bah il ne la transporterait pas dix mille kilomètres, elle pesait son poids.

Azkiel mit presque trente minutes à rejoindre l’avant poste, une grande maison de pierre et une tour qui tombait en ruine. Il poussa la porte avec son pied avant de lâcher la Liare par terre. Elle tomba dans un bruit sourd et bougea un peu.

- Désolée, balbutia-t-elle. Vous me manquez tellement...

Il éloigna les autres gardes avec quelques mots, puis s’assit en face de sa prisonnière le long du mur, les genoux écartés, les bras posés dessus. Le soleil se levait à l’est, le jour n’allait pas tarder, mais pas question de repartir avant qu'elle se réveille et marche toute seule.

La jeune liare continuait à s’agiter et des larmes se mirent bientôt à couler sur ses joues pales. Azkiel leva un sourcils d’un air assez peu concerné, avant de bailler. Il n’avait pas dormi depuis dix-huit heures et commençait à fatiguer un peu.

La prisonnière se réveilla quelques minutes plus tard en sursaut. Le soldat la regarda paniquer sans rien dire. Elle se débattit avec ses cordes un instant avant de se figer et de regarder autour d’elle. Ses yeux se fixèrent finalement sur lui, son air ébahit l’amusa beaucoup.

- Enfin réveillé, princesse ? Dit-il avec un sourire moqueur. On dirait que c’est moi qui vait te servir de guide touristique. La route est longue jusqu’à Gasco, tu auras le temps de revoir tes lacs de lave sur le trajet. Peut-être même que je te laisserais prendre un bain dedans, si tu es gentille, qui sait ?

Il sortit son canif de sa poche, se leva et s’approcha d’elle, s’accroupissant pour se tenir à sa hauteur.

- Je te détache, et tu vas marcher à côté de moi. Sache que si jamais tu essayes de t’enfuir, je te rattrape, et ensuite je te fais passer l’idée de vouloir t’enfuir à nouveau. Je pourrais te donner maintenant un aperçu de ce que je peux te faire, histoire de te motiver à ne pas m’énerver, dit-il en faisant courir le bout de sa lame sur la joue de la jeune femme sans la blesser. Mais je n’aime pas abîmer les belles choses.

Sur ces mots, il trancha les cordes qui maintenaient ses pieds d’un geste et attrapa son bras pour la remettre debout.

- Allez viens.
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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Dim 19 Juil 2015 - 17:58



Tour de garde à la frontière

Le 3 Talien 1248

Manaka sortit de sa torpeur et sa vue devient nette. Elle fixe le soldat assis en tailleur devant qui semblait s'amuser de la voir ainsi. Elle éprouve une haine soudaine pour cet homme qui la regarde ainsi, comme un pauvre animal en cage d'une foire, pour divertir les passants. Bon sang, jamais elle ne fût rabaissée de la sorte ! Elle lance désormais un regard noir au liare, et il n'est pas prêt de s'adoucir...


- Enfin réveillé, princesse ?  On dirait que c’est moi qui vait te servir de guide touristique. La route est longue jusqu’à Gasco, tu auras le temps de revoir tes lacs de lave sur le trajet. Peut-être même que je te laisserais prendre un bain dedans, si tu es gentille, qui sait ?

Ah mais il se fout de sa gueule en plus ? Il la traite de princesse, chose qu'elle déteste car ça la fait passer pour quelqu'un de fragile. Etre tombée entre les mains de cette homme l'insupporte au plus haut point. D'un côté avec n'importe quel soldat il se serait passé la même chose. Si seulement elle l'avait assommé d'un bon coup de sceptre lorsqu'il était à ses pieds, elle ne serait jamais dans une situation pareille. Quelle était stupide ! Intérieurement, elle rage contre elle-même. Elle sait qu'elle est plus intelligente que ça mais la folle curiosité de voir le monde liare lui avait enlevé cette faculté de réfléchir normalement.

Le soldat redevient le coeur de ses pensées lorsqu'il sortit un couteau de sa poche.

- Je te détache, et tu vas marcher à côté de moi. Sache que si jamais tu essayes de t’enfuir, je te rattrape, et ensuite je te fais passer l’idée de vouloir t’enfuir à nouveau. Je pourrais te donner maintenant un aperçu de ce que je peux te faire, histoire de te motiver à ne pas m’énerver, il fit courir la lame de son canif sur sa joue mais aucune entaille se forme, Mais je n’aime pas abîmer les belles choses.

Une belle chose maintenant ! Manaka commence à s'irriter mais se retient pour ne pas lui crier dessus. Le liare ne lui fait absolument pas peur, alors lorsqu'il détache ses jambes et lui prend le bras pour la soulever, elle balance son pied d'un geste souple et rapide dans la figure. Elle signe sûrement son arrêt de mort mais là, le coup est parti tout seul.

- Navrée mais arrête de me traiter de princesse ou de belle chose j'ai horreur de ça. Tu peux me crever un oeil, me couper la main même mais t'arrêtes de m'appeler comme ça.

Elle ne jeta même pas un regard au liare. Elle avait opté naturellement pour le tutoiement, ne voulant pas montrer ne serait-ce qu'une seule marque de respect pour le soldat. Elle se lève docilement quand il lui prend le bras mais je ne le regarde toujours pas. Son regard est dirigé droit devant elle, la tête haute, ne s'avouant pas vaincue.

- Et bien qu'est-ce qu'on attend ? On y va ? fit-elle d'un air pressé et nullement inquiet.

Elle espère qu'en sortant de cette réserve elle rencontre Toma faisant le ménage parmi les soldats liares. Elle s'attend bien sûr à se faire engueuler, qu'il lui fasse la morale mais elle prendrait sur elle pour ne pas éclater. Car après tout il aura raison. C'est à ce moment qu'elle pense à son sceptre. Il a dût être abandonné sur la route car elle l'a lâché lorsqu'elle s'est fait assommée.

- Au fait t'as récupéré mon sceptre ou bien il gît sur la route ? Parce que s'il est toujours là bas, il ne vaut mieux pas qu'il tombe entre de mauvaises mains... enfin je dis ça, mais je préfère te prévenir avant que le pire n'arrive...

Elle avait chargé son sceptre en énergie avant de venir mais n'avait pas utilisé sa vérité avant un moment. Donc il est toujours possible qu'un malheureux passant le prenne et se brûles les mains et il peut même devenir une torche vivante s'il n'est pas immunisé contre le feu... Si c'est un liare, le risque ne touchera que ses vêtements mais ça peut surprendre quand même...




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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Mar 21 Juil 2015 - 11:20

Azkiel sentit la douleur exploser dans son arcade sourcilière lorsque sa prisonnière le frappa au visage. Il ne cilla pas, mais ses yeux s’étrécirent.

- Navrée, mais arrête de me traiter de princesse ou de belle chose j’ai horreur de ça. Tu peux me crever un œil, me couper la main même mais t’arrête de m’appeler comme ça.

Le soldat ne répondit rien à cette phrase à laquelle il ne croyait pas. Sacrifier un œil ou une main, pour un combattant, c’était un véritable handicap à ses yeux. Il tourna la tête vers la droite, suivant du regard le déplacement de sa prisonnière visiblement indignée. Elle tentait de se rassurer, de regagner un certain contrôle sur son avenir qui lui avait échappé des mains, en affichant une fausse assurance.

- Et bien qu’est-ce qu’on attend ? On y va ? Demanda-t-elle d’un air pressé et nullement inquiet.

Elle passa la porte en premier. Azkiel fronça les sourcils et la suivit. Il devait passer en premier, ne sachant pas si les autres soldats avaient prévu quelque chose pour la tuer.

- Au fait t'as récupéré mon sceptre ou bien il gît sur la route ? Parce que s'il est toujours là bas, il ne vaut mieux pas qu'il tombe entre de mauvaises mains... enfin je dis ça, mais je préfère te prévenir avant que le pire n'arrive...

Ah oui, il l’avait totalement oublié ce truc…

- Qu’est-ce que ça peut te faire, vu que tu ne le récupéreras jamais de toute façon ?

Il pressa le pas pour la rattraper, écrasa son poing sur sa tête sans y mettre toute sa force avant de passer devant elle, lui lançant un regard indéchiffrable et un demi sourire.

- Tu m’as frappée en premier, fit-il. Si tu recommences, je te coupe une corne. Suis moi.

Il voulait s’assurer qu’elle ne se ferait pas assassiner par un des autres soldats. En passant dans la pièce principale de la maison, il jeta un regard d’avertissement aux trois Liares présents. Les déserteurs étaient tellement mal vus ici, qu’un d’entre eux pouvait être tenté de l’achever d’un coup d’épée.

Lui même n’aurait pas hésité s’il n’était pas dans une situation aussi précaire. La loi stipulait qu’il devait y avoir un procès équitable, très bien. Il comptait sur cette « bonne action » pour montrer au roi qu’il était digne de confiance.

Aziel entra dans une pièce annexe et rassembla quelques affaires, de la nourriture, une nouvelle corde, et deux gourdes. Il songea à faire porter le sac à Manaka, mais elle ne pouvait pas le mettre sur ses épaules à cause de ses mains attachées. Pas de chance.

Le soldat entraîna sa prisonnière dehors. Presque aussitôt, un garde qui arrivait de la frontière se précipita vers eux. Azkiel prit un air méfiant, jusqu’à ce qu’il remarque ce que le liare tenait dans sa main : le sceptre de sa prisonnière.

- J’ai trouvé ça par terre… C’est à toi peut-être ?

Le liare s’en saisit et le passa dans son dos. Il avait l’impression de devenir une bête de somme à tout porter… Ignorant le garde,il s'éloigna de l'avant poste, la déserteuse sur les talons.

Etre à nouveau sur la route était appréciable, surtout qu’un beau soleil brillait au dessus d’eux. Le mont Torgern se détachait du ciel à l’horizon. Azkiel avait toujours trouvé que cette montagne possédait un côté menaçant, il faut dire qu’elle était souvent mentionnée dans les légendes liare pour être un endroit hostile.

Le soldat comptait bien la contourner par l’ouest, c’était plus sûr. Il n’avait pas vraiment envie de crapahuter dans la montagne.

Les heures s’égrainèrent lentement. Azkiel était perdu dans ses pensées.

- Bon princesse, tu presses un peu le pas, ordonna-t-il au bout d’un moment, voyant que la liare perdait du terrain.

Il la surveilla du coin de l’œil, vérifiant qu’elle n’allait pas tenter une attaque débile contre sa personne.
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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Mer 22 Juil 2015 - 13:22



Tour de garde à la frontière

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- Qu’est-ce que ça peut te faire, vu que tu ne le récupéreras jamais de toute façon ?

Comme elle s'en doutait, le liare a abandonné son sceptre sur la route. Manaka peste intérieurement contre lui mais ne laisse échapper aucune trace de cela sur son visage. Il faut qu'elle reste calme, elle s'énervera peut-être plus tard, loin de cette tour qui est remplie de soldats liares qui lui lancent des regards emplis de haine à son égard. Ils croient tous qu'elle est une déserteuse... ah s'ils savaient, si elle leur disait la vérité et s'ils la croyaient, ce qui n'est pas gagné, ils ne la considéreraient pas ainsi. Mais pour le moment, il faut qu'elle reste aux côtés du soldat qui l'a fait prisonnière, il est sa seule protection contre les êtres de feu actuellement. Elle sait qu'il ne va pas la tuer, car il aurait pu en avoir l'occasion lorsqu'elle était inconsciente.

Elle a marché rapidement mais le soldat la rattrape en appuyant son poing entre les deux cornes ivoires de la jeune fille. Elle grimace de douleur mais retrouve une expression indéchiffrable. Sous ses cheveux, elle doit avoir de nombreuses bosses. Et peut-être des bleus sur sa figure aussi. Mais elle n'en savait rien, il n'y a pas de miroir en face d'elle.

- Tu m’as frappée en premier. Si tu recommences, je te coupe une corne. Suis moi.

S'il en coupe une, autant couper les deux... pensa t-elle. Ca pourrait presque l'arranger de ne plus avoir de cornes : fini les chapeaux immenses et débiles qu'elle doit mettre sur sa tête ! Elle pourrait passer inaperçu dans le monde des humains ! Mais ça fait sûrement mal... elle oublie cela. Le soldat se dirige vers une salle de ravitaillement où il prit de la nourriture et une nouvelle corde. Elle apprécie le fait qu'il ai pris deux gourdes au lieu d'une : elle pourra peut-être boire lors du voyage. Il mit tout ça dans un sac et regarde Manaka. Cette dernière hausse les épaules d'un geste impuissant, lui montrant que ça allait être difficile pour elle de porter ce sac avec ses mains attachées. Il se résigne alors à porter les affaires. Aussitôt, il l'entraîne au dehors de la tour. La liare plisse des yeux, éblouie par le soleil rayonnant du matin. Elle s'était évanouie combien de temps ? Lorsqu'elle était arrivée à la frontière, c'était le beau milieu de la nuit.

- J’ai trouvé ça par terre… C’est à toi peut-être ?

Elle vit alors un autre liare portant un objet reconnaissable : son sceptre ! Une lueur d'espoir et de joie brille dans les yeux de la jeune fille. Elle avait cru qu'elle l'avait perdu à jamais ! C'est un cadeau de son mentor qui voulait lui offrir une arme légère et maniable tout en lui servant à utiliser sa vérité à bon escient. D'un alliage unique de cristal de feu, de gemmes et de bois rares, sa composition est un grand secret de Toma Ustiel. Manaka doit être la seule à posséder pareil objet. Ah s'il était tombé entre de mauvaises mains, que ce serait-il passé ? Son sceptre serait vendu à divers marchands le prenant comme un simple bijou ou même un vulgaire bâton de marche sans savoir la puissance que renferme cette arme. Et elle, n'aurait d'autre choix que de devenir une bombe, qui une fois chargée, se déclenche sans prévenir et carbonise tout autour d'elle. Elle n'a vraiment pas envie de ça, elle n'a pas envie de tuer des innocents en masse. Son geôlier prit le sceptre des mains de son collègue et le rangea dans son dos. Manaka n'aime pas du tout voir son objet fétiche entre ses mains mais les siennes sont attachées. Elle se résigne alors de le récupérer pour le moment.

Cela faisait plusieurs heures qu'ils marchaient. Manaka observait tout autour d'elle, curieuse surtout par cette montagne immense et inquiétante. "Le Mont Torgern" pensa-t'elle. Elle avait lu de nombreuses choses à ce sujet : comme des légendes sur des créatures vivant dans des grottes, ou bien des recueils d'exploration. Quoiqu'il en soit, elle a trouvé cette montagne très intéressante et la voir de si près l'impressionne.

- Bon princesse, tu presses un peu le pas !

Arf, le voilà qui recommençait avec ses princesses. Manaka afficha une mine énervée mais n'explosa pas. Il faut qu'elle se contrôle. Il ne faut pas s'abandonner à ses émotions. Mais il est vrai qu'elle a perdu un peu de terrain avec ses observations. Elle presse alors le pas pour le rejoindre mais un bruit sourd se fait entendre. Elle s'arrête surprise et cherche des yeux l'origine de ce bruit inquiétant. On aurait dit un grondement... Elle attend quelques instant mais ne fait pas plus attendre le liare qui a l'air de s'impatienter. Elle le rejoint quand soudain elle sentit la terre trembler à ses pieds.

- Ça arrive souvent les tremblements de terre par ici ?

Elle n'est pas très rassurée mais elle espère que c'est chose courante par ici. Dans le monde des humains, cet événement est très rare, elle n'en a d'ailleurs jamais vécu un. Tout ce qu'elle sait à ce sujet sont dans les livres. Le soldat n'a pas le temps de lui répondre que le sol s’effondre à leur pieds. Ils chutent dans une dégringolade de terre et de rochers. L’atterrissage ne fût pas agréable pour Manaka qui se réceptionne sur les fesses avec douleur et un caillou de taille non négligeable tombe sur sa tête. Sonnée mais pas assommée, sa tête commence à devenir dure après les coups reçus mais elle a peur pour ses neurones, elle ne réalise pas tout de suite où est-ce qu'elle se trouvait. Elle cligne des yeux de nombreuses fois pour s'habituer au changement de luminosité. Alors que la surface est lumineuse, la galerie dans laquelle ils se trouvaient est sombre. La liare arrivait à discerner qu'elle est profonde mais impossible d'aller plus loin sans torche. Elle regarde l'endroit par où ils étaient tombés mais impossible d'y accéder avec tout ces rochers : l'accès est bouché. Quelques rayons de lumières filtraient par les trous et elle profita de cette pénombre pour rechercher le soldat. Certes, il n'était pas la personne que Manaka porte le plus dans son coeur mais quand on est dans une galère, il faut s'entraider. C'est ce que ses parents lui ont appris et c'est avec un grand respect pour eux qu'elle suit cette éducation. Elle le trouve la jambe coincée sous un rocher. Avant de l'aider, elle absorbe la chaleur venant du corps du liare, ce qui lui donna un frisson, puis fait ressortir cette chaleur au niveau de ses mains. Elle avait du mal à maîtriser son pouvoir sans son sceptre mais elle s'était entraînée à faire de petits choses rien qu'avec ses mains. Ses poignets chauffent tellement que la corde prit feu, libérant son emprise. La corde n'est plus qu'un tas de cendre désormais. Elle s'empresse ensuite de pousser le rocher de toute ses forces. Elle a un peu de mal mais il roule finalement sur le côté, libérant la jambe du soldat.

- Ça va ? lui demanda t-elle en s'inquiétant réellement.

Car après tout, avoir un rocher sur une jambe, ça ne doit pas faire du bien !




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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Lun 10 Aoû 2015 - 1:06

Azkiel se retourna en entendant sa prisonnière presser le pas. Il n’avait pas vraiment fait attention jusqu’à là, mais sa peau était anormalement blanche dans la lumière du jour. Etait-elle malade ? Une infection inconnue dont les symptômes était la folie et la pâleur de la peau.

Inquiet à l’idée de pouvoir attraper cette maladie, le soldat fronça les sourcils. Il s’apprêtait à lui demander d’où elle tirait cette couleur de peau, trop semblable à celle des humains, quand un craquement inquiétant se fit entendre sous leur pied. Le sol vibra en même temps.

Azkiel regarda ses pieds avec incompréhension tandis que la déserteuse s’arrêtait.

- ça arrive souvent les tremblements de terre par ici ?

La terre tremblaient fréquemment en territoire liare, mais le craquement qu’ils avaient entendu n’était pas rassurant.

- Recule…

Un bruit assourdissant retentit au même moment et le sol se fissura puis s’ouvrit sous leur pied.

Azkiel n’eut même pas le temps d’être surpris, que déjà, il dégringolait dans les entrailles de la terre. Son dos heurta une corniche deux mètres plus bas. La corniche ne tint pas le choc et tomba en entraînant Azkiel avec elle. Par réflexe, il tenta de se retourner en brassant l’atmosphère avec ses mains, mais l’atterrissage se fit tout de même sur le dos. Toute l’air fut soufflée hors de ses poumons et une douleur sourde envahit son corps. Sonné, il vit quand même un gros caillou au dessus de lui se diriger droit vers lui. Un court instant, il crut qu’il allait lui exploser la tête, mais finalement, c’est sa jambe qu’il écrasa. Une douleur fulgurante se diffusa dans son membre et le liare ne put retenir un cri. Il se remit aussitôt en position assise et regarda le gros rocher qui lui broyait la jambe. Il tenta de se dégager, en vainc, et inspira pour reprendre ses esprits et chasser sa panique.

Le liare leva les yeux. Ils étaient tombés profondément dans le sol. La plaie béante qui avait ouvert la terre n’était déjà plus réduite qu’à une mince ligne lumineuse à la surface. Etait-elle assez grande pour leur permettre de ressortir ? Azkiel en doutait. Et puis, il n’était pas sûr que sa jambe lui permette de réaliser des prouesses d’escalades après être passée sous un rocher.

Ses yeux s’habituèrent au manque de luminosité et il observa le sol autour de lui. La déserteuse était en train de se relever en titubant un peu plus loin. Des stalagmites piquées dans le sol tout autour d'eux dressaient leur extrémité pointue vers le haut. Heureusement qu’il n’était pas tombé sur l’une d’elle !

Une galerie profonde s’enfonçait dans le sol quelque part à droite. Elle était si sombre qu’elle semblait presque avaler le peu de luminosité alentour.

Des gouttes d'eau suintaient sur les murs et tombaient parfois par terre dans un bruit mouillé. L’humidité importante de l’endroit, associée au froid, le fit frissonner. Ce n’était pas un endroit pour un Liare. L’air humide d’eau lui brûlait la trachée et les poumons de manière désagréable.

La déserteuse s’approcha de lui.

- Reste où tu es, gronda-t-il, pas loin de montrer les dents.

Elle ne l’écouta pas et s’arrangea pour le toucher avec sa main.

- Mais qu’est-ce que…

Il sentit son feu intérieur se faire absorber et comprit qu’elle utilisait sa vérité sur lui. La colère l’envahit, elle lui volait son essence ! Le summum de l’impolitesse. Des pensées meurtrières envahirent sa tête, cependant, il s’arrêta au dernier moment. Il avait besoin d’elle pour retirer le rocher qui bloquait sa jambe, il ne pouvait pas la tuer maintenant, malgré la grossièreté dont elle faisait preuve.

Elle s’éloigna rapidement d’un pas, sous son regard assassin, et utilisa sa chaleur pour détacher ses liens. Quelle garce !

Sans un mot, Azkiel attendit de voir sa prochaine action. Il fut surpris lorsqu’elle s’empressa de le libérer. Lui, il se serait jeté sur le sceptre. Mais bon… Il réfléchissait comme un soldat, ce qu’elle n’avait pas l’air d’être. Non pas qu’elle était faible, mais elle n’en avait pas la discipline, ni les réflexes.

- ça va ? Lui demanda-t-elle.

Il ne répondit pas et sauta sur ses pieds, grimaçant à cause de la douleur de sa jambe gauche, puis sortit son épée pour la poser contre la gorge de sa prisonnière.

- Vole moi encore une fois mon feu et je te démembre, compris ?

Précautionneusement, il testa sa jambe. Elle était capable de supporter son poids, mais une douleur lancinante le prenait lorsqu’il s’appuyait dessus. En plus, à cause de l’autre abrutie, il avait froid. De quel droit lui avait-elle pris sa chaleur !

Un mince filet de sang coulait de la fine coupure qu’il avait fait sur la gorge pale de la déserteuse jusqu’à dans son décolleté… Le liare s’arracha à cette vue.

- Tends tes mains, ordonna-t-il.

Il ouvrit son sac et s’accroupit pour sortir la corde qu’il avait pris en partant, éloignant son épée de la gorge de la jeune femme pour la pointer sur son ventre, puis la rattacha habilement.

- C’est un tunnel, fit-il inutilement remarquer en serrant les liens un peu plus que nécessaire.

Ils pouvaient choisir la direction de droite ou celle de gauche. Dans les deux cas, ce n’était même pas sûr qu’ils trouvent une sortie. Azkiel prit une gemme de couleur ambre de la poche avant de son sac et y glissa une petite partie de son pouvoir pour qu’elle s’allume.

- Si tu as une idée de la direction à prendre, c’est maintenant qu’il faut s’exprimer, dit-il à sa prisonnière avec un brin de sarcasme.

Malgré son apparente assurance, une pointe de nervosité s’était frayée un chemin au fond de son esprit. Il n’était vraiment pas sûr qu’il y ait une sortie, et jouer les explorateurs des profondeurs ne relevait absolument pas de ses capacités. Enfin, il avait la chance d’être accompagné d’une déserteuse folle peut-être porteuse d’une maladie contagieuse, la situation aurait pu être pire… Où pas.
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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Jeu 13 Aoû 2015 - 19:58



Tour de garde à la frontière

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Manaka ne pouvait rien faire lorsque le soldat sauta sur ses jambes et la menaça avec son épée dont la pointe lui touche la gorge. Au moindre mouvement, la lame pouvait s'enfoncer dans sa chair jusqu'à la décapité ce qu'elle ne doute pas en voyant le regard assassin du soldat. Le frisson dût à la chaleur qu'elle lui avait absorbé ne devait pas être anodin car il a tout de suite compris la cause de cela et lui fait bien comprendre de ne pas recommencer. Soit, elle ne recommencera pas mais aimerait bien récupérer son sceptre pour utiliser l'énergie qu'il y avait dedans. Elle se retient bien de lancer ça, n'osant pas sortir la moindre parole devant l'attitude menaçante du liare. Elle le regarde alors en tenant une posture d'innocence, pour bien lui faire comprendre qu'elle ne tentera rien de fou. Le soldat teste son appui et Manaka ressenti de la satisfaction de le voir en bon état : au moins sa jambe n'est pas cassée. Mais elle ne laisse pas transparaître sa joie, de peur qu'il interprète mal un sourire rassuré. L'épée a ouvert une petite entaille au niveau de sa gorge, dont le sang coulait. Elle le sentait descendre dans son décolleté en même temps que le regard du soldat. Elle se fit la reflexion qu'il n'a pas perdu son service trois pièces mais ne lança pas de remarque insultant son geolier. Elle se garde bien le fait qu'il est un peu pervers...

- Tends tes mains, lui dit-il sèchement.

Manaka ne conteste pas cet ordre et tend doucement ses mains pendant qu'il sort une nouvelle corde pour lié ses membres. L'épée est descendue vers son ventre mais tout geste de sa part et c'est la mort assuré. Elle ne sait pas pourquoi il la garde en vie : pour elle toute personne considérée comme déserteur est condamné de mort. Alors pourquoi ne pas l'exécuter ? Surtout qu'ici sa mort serait discrète car elle doute qu'un liare vienne se promener dans l'une de ses galeries : il fait froid et humide. L'air qu'elle inspire lui brûle légèrement la trachée mais elle est plutôt resistante à cela ayant vécu à l'ombre des arbres de la forêt des Mirlis. Pour le liare, c'est plus compliqué, pense t'elle. Il n'a pas l'air de connaître énormément la terre des humains donc il ne doit pas être sorti du pays du feu. L'eau, ce n'est pas quelque chose de courant là bas. Enfin Manaka ne peut pas se permettre d'être aussi sûre à ce sujet car elle n'y a jamais mit les pieds à part depuis ce matin. Mais sa visite du monde liare n'a pas été couronnée de succès : elle se retrouve prisonnière de ce soldat et maintenant enfermée avec lui dans cette galerie souterraine.

Elle sentit la corde se serrer bien plus que la précédente. Elle retient difficilement un rictus de douleur. Elle sait que le soldat ne va pas éprouver de la compassion et désserrer les liens. Il fait la remarque qu'il s'agit d'un tunnel. La jeune liare ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel – enfin au plafond de pierre – devant cette remarque inutile. Oui, elle l'avait remarquer qu'ils étaient dans un tunnel ! Le liare sortit du sac une gemme qui s'alluma à son contact. Manaka peut ressentir la chaleur qui émane du liare pour aller dans la pierre lumineuse.

- Si tu as une idée de la direction à prendre, c'est maintenant qu'il faut s'exprimer !

Elle avait bien entendu la pointe de sarcasme dans le ton du liare, mais elle avait également senti son inquiétude. Le soldat n'est pas dans son élément et même s'il veut se faire menaçant, Manaka voit bien qu'il s'agit d'une façade cachant sa nervosité. Bon il est vrai que même la jeune liare n'est pas rassurée devant les deux tunnels qui lui font faces : un à droit, l'autre à gauche. Et tout deux sont terriblement sombre. La fille ne sait pas lequel prendre, ils sont identiques et aussi obscurs. Mais le soldat semble s'impatienter devant cette decision. Lui-même ne sait que choisir et il s'en remet au jugement de Manaka, qui pourtant est une déserteuse d'après lui. Que ferait Toma dans cette situation ? Il lui avait sembler avoir pourtant été entraînée dans toutes sortes de situations, même les plus inimaginables avec son mentor qui est particulier mais celle-ci non. Jamais ils ne s'étaient retrouvés dans des galeries sombres et sauvages, sans savoir ce que l'obscurité cache de la lumière. La liare ne doute pas qu'ils croiseront sûrement des créatures vivant sous terre en s'aventurant dans les galeries.

- A droite.

Le hasard fait bien les choses ! En choisissant la direction au pif, Manaka s'avance dans le tunnel avec une apparence pleine de confiance. Elle n'avait pas envie de voir le soldat paniquer, de peur qu'il ait des réactions violentes. De plus, il a l'air de compter sur elle alors elle ne veut pas être inutile au risque de se faire exécuter. La liare est prisonnière des danger de mort : l'un venant du soldat, l'autre de l'inconnu des galeries dans lesquelles ils évoluent. La gemme du liare éclaire bien les parois du tunnel mais pas suffisamment loin pour voir où est la fin de ce conduit. Il fait de plus en plus froid, ils s'enfoncent sûrement sous terre. Cela peut paraître étant un mauvais signe mais un tunnel peut toujours remonter. Après tout, ils n'en savent rien...

Un silence de plomb s'est établit dans leur duo, ne sachant que faire. Manaka hésite à prendre la parole et le soldat doit juger plus prudent de ne rien dire. Pourtant, devant l'inquiétude naissante, la liare a envie de se rassurer et quoi de mieux que de discuter ?

- Au fait quel est ton nom ? Parce que si un danger arrive et que je dois te prévenir, je pense que je ne vais pas t'appeler par "le type aux cheveux blancs" !

Elle ne sait pas si cette pointe d'humour fonctionnera ou pas et puis si sa blague tombe à l'eau tant pis ! Au moins elle aura tenté le coup. Elle avait parlé assez bas, de manière à ne pas faire trop de bruit de peur de réveiller une créature nichée dans une cavité et qui serait endormie mais suffisamment haut pour que le liare l'entende sans qu'elle n'ait besoin de chuchoter à son oreille. Elle tourne la tête vers le soldat qui marche vigilant au moindre mouvement suspect venant de sa prisonnière et de la galerie. Elle s'intéresse à la drôle de chevelure du liare : est-ce si courant que ça les cheveux blancs ? Elle avait tendance à croire qu'habitant dans un milieu aride et chaud, les liares ont plutôt une chevelure foncée à l'image de leur peau.

- C'est courant les cheveux blancs ? Je veux dire, ça existe même chez les jeunes liares ?

Elle ose sortir ça. Après tout sa curiosité n'a pas de limites et elle sait que voir le monde des liares est vain. Alors autant poser des questions peut-être stupides mais qui satisfont ses envies du moment. Et là la seule chose qui lui vient est une questions au sujet des cheveux du liare, seul élément intéressant dans cette galerie sombre où on ne voit qu'à quelques mètres. Même si cela peut vexer son geolier, elle se dit qu'il ne la tuera peut-être pas dans cette situation car elle doute que le liare soit à l'aise ici et serait ravi de se retrouver seul dans l'obscurité et l'humidité du tunnel.


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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Ven 14 Aoû 2015 - 13:16

Azkiel ne put s’empêcher d’être amusé en voyant que sa prisonnière regardait chaque galerie d’un air concentré, comme si elle pouvait vraiment savoir quelle galerie il fallait choisir ! Il croisa les bras et la laissa réfléchir inutilement.

- A droite, dit-elle finalement avec assurance en partant de ce côté.

Après tout pourquoi pas. Il s’engagea dans le tunnel de droite, ses sens aux aguets. La gemme qu’il possédait n’éclairait pas à plus de dix mètres devant eux, c’était frustrant de ne rien voir. Pour plus de sécurité, il gardait son épée bien en main.

Rapidement, il apparut que le choix du chemin de droite n’était peut-être pas le plus avisé. Le froid augmentait lentement et le boyau s’enfonçait plus profondément dans le sol. Le froid le fit rapidement frissonner. Azkiel sentait sa jambe gauche devenir de plus en plus douloureuse. Il aurait peut-être mieux fait de jeter un coup d’œil à son état, avant de partir en exploration. Bah…

- Au fait quel est ton nom ? Parce que si un danger arrive et que je dois te prévenir, je pense que je ne vais pas t'appeler par "le type aux cheveux blancs" !

Azkiel soupira d’un air irrité. La voix de la liare se répercutait sur les murs. Le soldat leva les yeux au plafond pour vérifier qu’aucune stalactite ne risquait de leur tomber dessus à la moindre vibration. Ce n’était heureusement pas le cas.

- Azkiel, marmonna-t-il du bout des lèvres.

Son ton conclusif indiquait clairement que la conversation s’arrêtait là. Il reprit sa marche, attentif. Il savait parfaitement quel genre d’animal creusait ces galeries, et cette connaissance ne le rendait pas plus rassuré, au contraire.

- C'est courant les cheveux blancs ? Je veux dire, ça existe même chez les jeunes liares ?

Azkiel lui lança un regard noir. A vrai dire, il ne s’était jamais interrogé sur la couleur de ses cheveux. Ils étaient blancs, et puis voilà.

- Arrête de parler, sinon je te mets un bâillon.

Il trébucha sur un caillou avec son pied droit et se rattrapa sur le gauche. Mauvaise idée. Azkiel ravala un cri de douleur et fut obligé de se poser sur le mur un instant pour reprendre ses esprits.

- Avançons, ordonna-t-il à sa prisonnière, énervé de se montrer faible devant elle, presque comme si la douleur qu’il ressentait était de sa faute.

Il songeait à faire demi tour lorsque enfin le boyau long et monotone déboucha sur quelque chose d’intéressant, mais de pas plaisant : un carrefour. Une galerie croisait la première à la perpendiculaire.

- Merveilleux, marmonna Azkiel en scrutant les différents tunnels tous semblables. Ta superbe intuition va encore pouvoir nous guider, ironisa-t-il à l’attention de la déserteuse.

Il s’approcha du mur de la galerie d’où ils venaient et fouilla dans son sac. Il sortit un petit poignard et l’utilisa pour dessiner une croix sur le mur. Le bruit de crissement agressa ses oreilles sensibles et le fit grincer des dents. Mais au moins, avec ça, ils sauraient d’où ils venaient.

Le liare profita de ce léger arrêt pour sortir sa gourde et boire une gorgée de lave. La chaleur fit du bien à sa gorge irritée par l’atmosphère trop humide. Il s’apprêtait à la ranger, mais son regard s’arrêta sur sa prisonnière. Si elle en voulait elle n’avait qu’à demander, il n’était pas sa nounou… Mais en même temps, si elle mourrait de soif, cela ne servirait pas ses intérêts.

Finalement, il lui tendit la gourde.

- T’a soif ?
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MessageSujet: Re: Tour de garde à la frontière Sam 22 Aoû 2015 - 12:26



Tour de garde à la frontière

Le 3 Talien 1248

Le liare marmonna son nom. Heureusement qu'il n'y a pas un bruit dans la galerie, sinon elle ne pense pas qu'elle aurait compris ce qu'il disait. Ainsi il se prénomme Azkiel. C'est en effet plus court que "le type aux cheveux blancs" ! A croire que cette réponse a suffisamment énervé le soldat car il fait taire Manaka par une menace. Elle n'a pas très envie d'avoir une bâillon sur la bouche alors elle ne dit plus un mot. Même s'il est vrai qu'elle est déçue de ne pas avoir une compagnie très agréable...

Soudain, le soldat trébuche et se rattrape sur la mauvaise jambe, celle qui a été écrasée par un rocher. Il semble avoir mal et la jeune liare veut faire quelque chose pour l'aider, lui proposer par exemple qu'il se tienne à son épaule pour soulager son appui mais Azkiel lui ordonne d'avancer avant même qu'elle n'ai eût le temps de faire un geste vers lui. Il a envie de jouer les gros durs, pense-t'elle. Elle soupire discrètement, même si le discrètement dans le silence de ce tunnel doit être pris au second degré. Si jamais un danger se profile devant eux, elle se sentira bien seule pour l'affronter car le soldat n'est pas dans un super état. Néanmoins, en absorbant un peu de sa chaleur, elle a senti une très forte chaleur, comme celle d'un feu. Elle n'avait jamais absorbé l'énergie d'un liare et il est vrai que c'est plus facile pour elle d'en absorber à Azkiel qu'aux humains. Pour Manaka, il ne serait pas si inutile que ça vu qu'il est une source de chaleur à absorber. Et après, il peut également avoir une puissante vérité qui peut être utile au combat. Après tout, c'est un soldat, il doit quand même savoir un minimum se battre même s'il est blessé !

Ils continuent d'avancer lorsqu'ils arrivent à un nouveau croisement. Deux galeries qui se croisent et forment un choix de trois directions à prendre. Encore des tunnels identiques. Manaka commence à perdre patience et se dit qu'ils seront enfermés sous le mont Torgern pendant un long moment, voir toujours si personne ne les retrouve. Est-ce mieux que ce qui l'attendait si Azkiel l'avait emmené voir le roi ? Dans tout les cas, elle aurait fini enfermée.

- Merveilleux. Ta superbe intuition va encore pouvoir nous guider, ironisa-t-il à l’attention de la déserteuse.

La liare soupire devant cette incapacité à prendre des décisions de la part du soldat. Comme les hommes pense-t'elle. Elle le vit sortir un poignard de son sac et faire une croix sur le mur. Incapable de prendre des décisions, mais pas totalement idiot ! Au moins, ils sauront s'ils tournent en rond ou pas. Il s’assoit ensuite et bût la contenu d'une gourde. Il est vrai que l'humidité assèche sa gorge mais elle arrive à le supporter. Elle a l'habitude parce que sous les arbres, le soleil n'est pas très présent et la rosée du matin persiste dans la journée. Mais elle avait toujours quelque chose à boire pour mieux tenir. Alors lorsqu'elle le vit boire, elle en voulait absolument, même si elle doute qu'il fasse quelque chose de bien pour elle. Pourtant, contre toute attente, il lui tend la gourde en lui demandant si elle avait soif. On aurait presque pût voir des étoiles dans ses yeux tellement elle était contente de recevoir cette gourde. Elle la saisit.

- Merci beaucoup, le remercie-t'elle sincèrement.

Et elle porta le goulot à ses lèvres et bût une première gorgée. C'est sa toute première fois qu'elle buvait de la lave. Elle est surprise par cette texture si chaude et visqueuse mais elle trouvait ça étrange et vraiment bon à la fois. Alors elle continue à boire avidement mais s'arrête avant de finir la gourde. Elle soupire de soulagement et rend la gourde au soldat.

Elle se retourne vers les galeries. Où doivent t'ils aller à présent ? Ce ne sont que des trous obscurs qui ne mènent sûrement à rien. Ils sont tous identiques par leur taille, leurs parois, leur forme... Comme s'ils avaient été creusés par la même chose, ou plutôt créature. Elle fouille dans sa mémoire pour trouver un livre dans lequel un phénomène similaire est décrit. Quand elle réfléchit, elle se mord l'ongle de son pouce et regarde ses pieds. Mais là elle ne peut que regarder ses pieds et elle joue avec ses doigts derrière son dos. Un tic qu'elle n'a pas su enlever mais qui l'aide à se concentrer. Elle trouve le livre sur les créatures souterraines qu'elle a lu plusieurs fois chez ses parents. Ah oui, ce bouquin la fascinait. Une créature qui creuse des galeries... elle tombe sur l'Ingouwë. Oui tout cela correspond. L’effondrement de la galerie qui les a entraîné ici, ces tunnels identiques, ces parois étrange qui n'ont pas forcément un aspect de roche... Oui, ils sont entrés dans le territoire d'un Ingouwë ça ne fait aucun doute.

Elle sort de ses pensées lorsqu'un grognement sourd confirme son hypothèse. Le bruit venait de la galerie de droite.

- Je sais ce que c'est et il n'est pas content qu'on soit ici.. chuchote-t'elle.

Elle s'approche d'Azkiel et lui fait signe des yeux qu'il faut qu'ils partent d'ici. Elle se dirige ensuite vers la galerie de gauche, à l'opposée de la créature qui s'est réveillée à l'approche des liares. Elle aimerait courir mais si c'est bien un Ingouwë, mieux vaut ne pas faire trop de vibrations et marcher calmement.

Mais malgré toutes leurs attentions à ne pas éveiller l'attention de la bête, un énorme grondement, suivit d'un effondrement du plafond les contraints à courir pour éviter de se prendre des énormes rochers sur la tête. Hélas, les chutes de pierres vont plus vite que leur rythme. Le choc de la chute d'un gros bloc écarte la liare du soldat qui se retrouve séparée de lui par un mur de pierre nouvellement né, coupant la galerie en deux. Elle entend un nouveau grognement. Serait-ce le reptile qui se trouve de l'autre côté ?

- Azkiel ! lance-t'elle de l'autre côté du mur.

Pas de réponse. Elle se pince les lèvres, mécontente de la tournure des événements, et contenant la rage qu'elle éprouve contre sa propre faiblesse. Un silence de mort règne dans le tunnel après ce dernier grondement. Manaka s'adosse contre les blocs de pierre et s’assoit. Elle avait besoin d'une pause pour se calmer. Il ne faut pas qu'elle perde son sang froid. Son regard se dirige de la droite vers la gauche et une lueur d'espoir s'illumine dans son regard : son sceptre ! Il a du lui aussi être éjecté par le choc. C'est tout de même un miracle. Elle s'empresse de le rejoindre et de le libérer des pierres qui lui sont tombés dessus. Elle le regarde sous toutes ses coutures et constate qu'il n'a rien. La liare soupire de soulagement. Elle se sent tout de suite mieux quand elle le tient dans ses mains.

Bon et maintenant, que faire ? Essayer de sauver le soldat de l'autre côté ? Pour quoi faire ? C'est son geolier non ? Il est hostile envers elle, pourquoi faire preuve de bonté envers lui ? Soudain, elle sentit un courant d'air frais se glisser le long de son coup. Elle frissonne, mais sourit. Il y a une sortie par ici ! Elle tourne le dos au mur de pierre et presse le pas, suivant le courant pour retrouver la lumière du jour.


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Tour de garde à la frontière

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