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De retour au pays

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MessageSujet: Re: De retour au pays Sam 20 Juil 2013 - 17:29

- Vous avez une bonne droite, mais pas la peau aussi dure que celle de votre dragon.

Larm sourit et leva sa main au moment où Clara l’attrapa et se mit à l’examiner. Larm la laissa faire tout en devenant rouge pivoine. Autant, lorsque Shan était là, ça allait, autant lorsqu’il était seul, il perdait un peu ses moyens devant la jeune femme.
Cette dernière regarda sa main dans tous les sens possibles mais rien n’était cassé, ce n’était que des coupures superficielles, bien qu’elles fussent très nombreuses et que cela saigne beaucoup. Heureusement, ce n’était pas très douloureux. Néanmoins, Larm grimaça légèrement lorsque Clara retira d’une des plaies une écaille noire qui s’y était logée.

- Il vous a même laissé un petit cadeau.

Larm lâcha un petit rire, à la fois pour la tête soudainement sérieuse de Clara et pour l’écaille. Shan allait être vexé d’avoir perdu une écaille. Comme tous les dragons, il aimait être à son avantage et être magnifique. La perte d’une de ses précieuses écailles allait le rendre grognon pour au moins une semaine.

— Gardez-la, ça vous fera un petit souvenir.

Clara continua son examen tout en repoussant le chien du bout du pied, ce suicidaire étant revenu faire on-ne-sait-quoi entre leurs jambes.

- Je dois retourner vers Ferèsis, on fait un bout de chemin ensemble j’imagine ?

— Il semble bien.

Larm fouilla de sa main valide une petite bourse qui pendait à sa ceinture et en sortit un morceau de tissu qu’il enroulerait autour de sa main blessée une fois que Clara l’aurait lâchée.

- Merci… pour l’expérience hors du commun. C’est un très beau dragon.

Larm sourit légèrement : le compliment sur Shan lui faisait plaisir.

— Mais de rien, j’espère ne pas vous avoir fait trop peur.

Même si techniquement, c’était la faute de Shan. Il était bien trop impétueux et susceptible.
Clara relâcha enfin sa main que Larm enroula immédiatement dans le morceau de tissu. Il ferait soigner ça en ville le plus tôt possible.
Larm leva les yeux vers la jeune femme qui semblait prête à repartir. Le chien semblait avoir également compris qu’ils allaient rentrer et sautillait un peu partout, l’évènement traumatisant du dragon parfaitement oublié, même s’il gardait quelque peu ses distances avec le dragonnier.

— Allons-y !

Larm voulut ouvrir la marche mais la boule de poils le précéda avec de joyeux jappements. Secouant légèrement la tête avec un désespoir feint, Larm laissa finalement passer Clara devant lui puis suivit en fermant la marche. Sur tout le chemin, il prit soin de surveiller que Clara ne glisse pas, même si le terrain était lus stable et le sentier plus large qu’avant. Ce n’était pas le moment de faire une chute. Il serait déplaisant de se présenter aux gardes des portes avec une blessée dans les bras, cela ferait très mauvais effet sur le coup.
Ils étaient plus proches de la cité que ne le pensait Larm, et ce fut avec surprise qu’il posa les yeux sur Ferèsis après un coude du sentier. La cité était toujours aussi magnifique. Inconsciemment, Larm ralentit et sourit. Même s’il n’avait pas véritablement de chez lui, Ferèsis restait la cité dans laquelle il avait vécu plus de vingt ans. Ca laissait des traces tout de même.
Le jeune homme observa Clara. Il trouvait toujours cela un peu bizarre qu’elle ne lui ait dit que son prénom. Avait-elle quelque chose à cacher ? A présent qu’ils s’approchaient de la cité, ces questions revenaient au premier plan de l’esprit de Larm.
Le dragonnier accéléra le pas pour se mettre à hauteur de la jeune femme.

— Souhaitez-vous que je vous accompagne jusqu’à la porte ou préférez-vous y aller seule ?

Après tout, elle pouvait souhaiter ne pas être vue en la compagnie d’un étranger, et si c’était le cas, elle avait ses propres raisons. Larm n’avait aucun intérêt à la mettre volontairement dans l’embarras.






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Fille du Général

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MessageSujet: Re: De retour au pays Mer 24 Juil 2013 - 22:26

Clara fit tourner la petite écaille noire entre son pouce et son index. On aurait dit une fine lamelle d’onyx qui, lorsqu’on la pressait entre ses doigts, révélait une souplesse et une solidité déconcertante. La jeune femme imagina alors quel genre d’arme ou d’armure il serait possible de fabriquer avec un tel matériau. Quelque chose de spectaculaire… des écailles de dragons, flexibles, légères et durs comme le diamant. Si de telles inventions n’avaient pas fait apparition sur le marché, c’était certainement parce que tuer un dragon était un objectif insensé et que le coût des articles auraient été ridiculement onéreux.

Gardez-la, ça vous fera un petit souvenir.

Clara frissonna. Elle glissa l’écaille dans le pan de sa veste avec un faible sourire, ayant soudain honte de penser à la fabrication d’une armure en peau de dragon. Malheureusement, certaines personnes s’y étaient déjà peut-être essayées. Même si elle en était intriguée, elle n’osa pas aborder le sujet avec Larm. Ç’aurait été vexant, mal vue, provocant même, pour un dragonnier.

Allons-y !

À ces mots, le petit chien détala comme un cheval de course sur le sentier. Clara lui emboita le pas, exaspéré par tant d’énergie mal contenue. Elle aurait tôt fait de le semer dans la cité, les gardes n’accepterait pas un sale cabot plein de tiques dans le château. Surtout pas sa nourrisse, ça non ! La descente se fit rapidement et bientôt, Ferèsis s’offrit à leurs yeux, splendide et prospère. Les hautes palissades couraient tout autour de la cité, donnant l’impression d’être un immense serpent de roche endormi. Du coin de l’œil, la fille du Général vit Larm ralentir quelque peu et sourire. Elle n’était pas la seule à être sensible à la vue de sa ville natale.

Souhaitez-vous que je vous accompagne jusqu’à la porte ou préférez-vous y aller seule ?

Clara tiqua et tourna la tête vers l’homme pour le regarder. Il avait visiblement compris qu’elle souhaitait garder son identité secrète et elle apprécia silencieusement le tact dont il faisait preuve. Enfin, maintenant que le contact était établit et qu’elle cernait un peu plus le dragonnier, son identité n’avait plus vraiment d’importance. Larm semblait fidèle à lui-même, un bon jack tout compte fait. La jeune femme sourit légèrement, regarda de nouveau la cité, puis l’homme à ses côtés.

- Accompagnez-moi.

Laissant tout de même planer le mystère autour de sa personne, Clara reprit la progression vers la ville. Elle ne tenait pas à faire une présentation officielle de son rang, c’était hautain et pas du tout à son image. Larm saurait bien assez tôt mais la jeune femme ne souhaitait pas en faire tout un cas. En journée, la grande porte restait ouverte mais quelques soldats montaient tout de même la garde en permanence. La jeune femme passa sous le porche et l’un des hommes s’inclina rapidement en lui souriant.

- Mlle Arnstven, décréta-t-il formellement.

Le chien renifla les pieds de l’homme en agitant la queue puis repartit fouiner un peu plus loin. Le garde sembla hésiter un petit instant, glissant un regard interrogateur vers Larm, puis revint sur Clara.

- Votre bras vous fait-il encore souffrir?

La jeune femme s’arrêta, surprise de se faire poser une telle question. Surtout en compagnie du dragonnier. C’était privé, personnel… même si tout le monde, en ville, savait pour sa blessure par flèche. Après tout, les langues se délient vite et ce garde était présent le soir où le drame était survenu. Par réflexe, la fille du général posa doucement une main sur son biceps. Le bandage était dissimulé par la longue manche de sa chemise mais elle le sentait sous ses doigts.

- Ça va, déclara-t-elle simplement en relevant le menton

Un regard sévère en direction du soldat lui fit cependant comprendre qu’elle ne voulait pas en discuter d’avantage. Plusieurs ne pouvaient pas comprendre, mais elle avait honte de cette blessure. Une blessure qui aurait pu lui couter la validité de son bras à tout jamais, une blessure stupide. Elle se remit en marche, ne souhaitant pas que les paroles échangées avec le dragonnier soient entendus par des oreilles curieuses. Elle se tourna vers Larm, malaisée. Son identité mise à nue, elle espérait qu’il ne veuille pas se défiler dans l’immédiat.

- Et voilà, nous y sommes. Si vous voulez… faire soigner votre main, vous êtes le bienvenue au château. Les charlatans courent les rues et leurs services sont beaucoup trop couteux.

Par-là, Clara laissait également sous-entendre qu’elle était son hôte, s’il voulait bien de l’hospitalité des gens de la cour. Que ce soit pour refaire le plein d’énergie dans un lit en duvet d’oie ou se rassasier de la nourriture des cuisines, somme toute plus appétissante que celle des auberges. La jeune femme ne faisait jamais dans les normes protocolaires, l’invitation restait donc évasive pour ne pas que Larm se sente obligé d’accepter.

- Pour votre dragon, ajouta-t-elle soudain, j’en parlerai personnellement au capitaine de la garde. Il est en sécurité, ici.

Oui, car d’autre villes auraient dépêché une petite horde de chasseurs pour terrasser la bête. Les dragons n’étaient pas tous compris. Alors que dans certaine région de Madelle on les vénérait, ils étaient considérés comme de véritables calamités pour d’autres localités. Deux ou trois gardes leur jetaient des coups d’œil intrigués de loin. Clara espéraient qu’ils ne se fassent pas trop aller la langue lorsque le capitaine reviendrait. Que dire de la fille du général qui quitte la cité sans réelle permission, sans dire où elle va, quand elle reviendra… et qui, par-dessus le marché, rapportait à son bras un inconnu armé et un clébard hideux et puant. On commençait déjà surement à se poser des questions sur ses fréquentations. Que voulez-vous, Clara n’allait pas gentiment revêtir une jolie robe satinée et se balader en froufroutant dans la cour du château pour le plaisir de tous et chacun ! Les demoiselles d’honneur pouvaient se garder ce plaisir.

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