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C'est la fête !

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MessageSujet: C'est la fête ! Dim 24 Avr 2016 - 15:51

La fête allait débuter dans quelques heures à peine, pour le moment, la campagne était encore endormie, belle dans sa tenue affriolante de préparatifs divers. Le jeune homme aux cheveux noirs déambulait déjà dans les chemins sombres, à peine visible dans la végétation, incapable de dormir depuis un petit moment déjà. Il n'avait jamais été un dormeur invétéré mais le voyage et les villes inconnues qu'il avait traversé depuis des jours et des jours - il ne voulait même pas les compter - n'avait fait qu'empirer ses insomnies.

C'était donc un homme plutôt fatigué qui se traînait lentement dans les toutes premières lueurs du jour, avant même que le soleil soit levé. Sa robe austère et son regard froid décourageait tout badaud de l'approcher pour entamer la conversation, d'autant plus que malgré sa démarche lente, il semblait inextricablement attiré par un but ultime, comme s'il avait quelque chose de très important à faire, un endroit où se rendre au plus vite sans perdre le temps en batifolages. Chose qui était totalement fausse puisque son but principal était de partir en reconnaissance des alentours pour se faire une idée du terrain.

Du terrain ! Un rire méprisant résonnant dans sa tête, sans qu'aucune trace ne s'échoue sur ses lèvres. Comme si, lui, Ode, était un homme de terrain. Enfin, s'ils avaient voulu qu'il se rende là-bas, il y avait certainement une très bonne raison, alors autant faire du mieux qu'il pouvait sans plus d'instructions que de fouiner. Il n'avait pas la moindre idée de comment s'y prendre puisque ses fonctions lui avaient offerts des choix bien plus intéressants que la discussion pour obtenir des informations.

Habillé de son habituelle robe noire cintrée, il songea vaguement que ce n'était peut-être pas la meilleure tenue pour se fondre dans le décor festif. D'un autre côté, il n'avait aucune envie d'acquérir des fanfreluches pour colorer ses vêtements.
Quoique... Les premières étales commençaient à ouvrir, et son œil fut rapidement attiré par un présentoir de sortes d'écharpes et de châles colorés aux motifs extravagants. Un châle en tissu fin bleuté, quasiment blanc, décoré de milliers de volutes en fil argenté, retint définitivement son attention. Ode l'acheta donc sans plus de réflexion, avec une écharpe fine dans les mêmes tons qu'il noua autour de sa taille.

Fier de ses achats, avec le sentiment de satisfaction d'un caprice accompli, il passa devant une étale de verroterie, s'y arrêtant pour regarder son reflet dans un verre sans répondre au marchand qui l'alpagua immédiatement. Il se fixa un long moment, l'air de plus en plus renfrogné. Il avait l'air d'une vieille dame avec ces oripeaux sur le dos. S'il n'en avait pas eu besoin, un mince filet de conscience lui rappela qu'il n'était pas en territoire ami d'un long frisson gluant dans le dos, il s'en serait débarrassé sur le champ. Par réflexe, il attacha ses cheveux d'un ruban qu'il porte à son poignet quand il n'est pas dans sa chevelure, il noua, donc, en un catogan aussi froid et discret que le reste, châle excepté.
Enfin, ce qui est fait est fait, aussi se dirigea-t-il, maintenant qu'il avait une bonne idée de la disposition des différends stands, vers la place principale, qui serait le cœur de l’exubérante festivité. Insupportable. Il continua à flâner parmi les passants, jouant négligemment avec le bout de son châle entre ses doigts filiformes, observant d'un œil morne les réjouissances. S'il n'y avait pas eu tant de monde, il aurait presque pu être charmé par la magie qui se dégageait des lieux mais... Non.

Une silhouette, une réminiscence. Il l'avait déjà vu quelque part. Mais qui était-ce ? Quand ? Où ? Cette personne l'avait-elle vue ? Ami ou ennemi ? Ode se figea, immobile au milieu de la foule mouvante, les yeux fixés sur la silhouette peut-être connue. Il chercha à voir une blessure qui aurait pu lui rappeler quelque chose, son attention entière concentrée sur la presqu'inconnue.
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MessageSujet: Re: C'est la fête ! Sam 30 Avr 2016 - 12:00

- Mais que faites-vous ? Lâchez moi, bon sang !

- Mais mademoiselle, ne vous rendez vous donc pas compte ? Une assiette à ce prix là ? C'est l'affaire à ne pas rater !

Le vendeur tenait fermement Miverys par la manche tandis qu'elle essayait de se sortir de cette étreinte sans pour autant brusquer son "agresseur".

- Je ne veux pas d'assiette, monsieur, je n'en ai pas besoin !

- Cela fera plaisir à votre mère quand vous rentrerez chez vous !

Un court mais pesant silence se fit sentir. Miverys regarda le vendeur du regard le plus noir qu'elle puisse avoir. Il venait de parler de sa mère. Sa mère, la seule personne qu'elle n'avait jamais aimée et qui s'était lâchement faite assassinée par de foutus traditionalistes Récleyès. La jeune femme au cheveux blanc posa sa main sur l'épaule du vendeur et se concentra. Elle gagna du temps en lui répondant très lentement

- Vous savez monsieur ...

- Quoi votre mère n'aime pas les assiettes ?

- Je ...

- Tout le monde aime les assiettes ! Il aborda un passant en criant : Vous ! vous aimez les assiettes, n'est-ce pas ?

Le passant lança un regard étonné au vendeur et traça son chemin.

- Vous voyez ? Qui ne dit rien consent. Alors vous m'en achetez, hein ?

Miverys avait posé sa mais sur l'épaule suffisamment longtemps sur l'épaule de l'homme. Une puissante contraction musculaire se fit ressentir, il lâcha son emprise et recula de quelques pas, l'air apeuré, se tenant l'épaule qui maintenant le faisait souffrir. Elle le regarda froidement avant de lui dire :

- Je n'ai pas de mère.

Puis elle partit de ce maudit stand.

La fête de la vérité. Miverys portait un avis assez partagé sur cette dernière, d'un coté, le cadre était tout bonnement parfait et magnifique, de l'autre, la foule était omniprésente, oppressante. Et ces commerçants ... La jeune femme déambulait entre les étals, nonchalante comme à son habitude. Elle ne regardait qu'à moitié les articles en vente et concentrait surtout son regard vers le ciel, lui faisant oublier quelque instant tout ce monde.

C'est alors qu'elle vit cet homme. Elle l'avait déjà vu, pour sur. Était-ce un ancien patient ? Impossible. Comment aurait-il pu se tenir debout après un mort salvatrice ? Non, non .. C'était certainement, à en juger par son allure, un ancien camarade de l'Académie. Miverys prit peur quand elle se rendit compte qu'il la regardait avec insistance. Elle ne su quoi faire. Fuir ? Les Récleyès étaient capables des pires fourberies ... Se battre ? Ce n'était pas une combattante chevronnée. Aller lui .. Parler ? Cela semblait être la seule idée. En tout cas, la moins dangereuse.

C'est ainsi qu'elle s'approcha de l'homme habillé avec une longue robe noire cintrée. Elle esquissa un petit sourire en coin et lui fit un signe de la main :

- B.. Bonjour, l'ami.


Foutu stress. Son apparence sûre d'elle avait été trahie par sa voix tremblante.
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MessageSujet: Re: C'est la fête ! Lun 2 Mai 2016 - 14:02

Ode s'attendait à beaucoup de choses. Qu'elle ne le remarque pas, c'était le plus probable, il était parmi une foule de gens après tout et il espérait de pas dénoter tant que ça du flot de badauds qui l'entourait. Qu'elle ne le reconnaisse pas et donc le prenne juste pour un inconnu un peu trop curieux à la dévisager ainsi de loin. Que, par désintérêt ou par peur, elle l'esquive et continue son chemin jusqu'à se soustraire à son regard.
Il ne s'attendait certainement à sa réaction, c'est-à-dire qu'elle s'approche pour le saluer d'un air plutôt dégagé. Bien que sa voix trahisse une certaine angoisse, Ode ne le nota pas : c'était une réaction habituelle à sa présence, selon lui. Non, il se concentra sur l'étrangeté de son action. Elle venait lui parler. Elle n'avait pas - suffisamment - peur de lui. Et elle le connaissait bien, apparemment, elle l'avait surnommé "ami".

Il prit un long moment pour la détailler. Elle ne lui disait toujours rien. Pourtant, son allure était relativement caractéristique, des cheveux pâles, un visage plutôt doux. Tandis qu'il fouillait dans sa mémoire, il laissa la conversation en pilote automatique, lui donnant un ton neutre et un vocabulaire passablement basique.

Bonjour. Nous nous connaissons ?

Non, ça ne pouvait décidément pas être une de ces victimes, il s'en souviendrait. Ça ne pouvait pas non plus être quelqu'un de son enfance, avant son adoption par les Récleyès, puisque lui-même n'avait que très peu de souvenir de cette période, qui constituait pour lui une partie mineure de sa vie. Elle ne pouvait pas non plus être Récleyès, il s'en serait un peu mieux souvenu ; il l'aurait au moins reconnu, à défaut de retrouver son nom. A moins que...
Mais bien sûr, il y avait cette fille, qu'il n'avait pas vu depuis tant d'années. Elle devait être morte depuis le temps ? Mais il ne voyait personne d'autres. Sa méfiance s'accrut mais il continua tout de même la conversation sur un ton devenu emprunt de froideur et guindé qu'il affectionnait : ça lui donnait l'air adulte et responsable. Effrayant, aussi, parfois, mais c'était un détail.

Oh, Maverys ? Miverys ? Comment allez-vous ?

Jusque là immobile comme une statue, le jeune homme se remit lentement en mouvement. Il lâcha le coin du châle qu'il tripotait depuis tout à l'heure pour le laisser retomber. Il lissa le devant de sa robe consciencieusement, contrôlant dans le même temps les muscles de ses jambes comme pour s'apprêter à fuir ou à éviter un coup. Les rencontres, c'étaient dangereux. Rien ne le laissait paraître, mais une pointe d'angoisse se forma dans ses entrailles, derrière son masque d'indifférence détestable.
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MessageSujet: Re: C'est la fête ! Jeu 5 Mai 2016 - 10:21

Un court moment de silence gênant précéda une réponse préconçue de la part de l'homme dans laquelle il demanda à Miverys s'ils se connaissaient. Déçue de comprendre qu'ils ne savaient ni l'un, ni l'autre où est-ce qu'ils s'étaient rencontrés ainsi que légèrement rassurée de voir qu'il n'était pas agressif à son égard malgré son physique peu sympathique et imposant. Elle descendit en pression. En le voyant réfléchir, elle voulu répondre :

- Je ...

- Oh, Maverys ? Miverys ? Comment allez-vous ?

Ah ! Voilà qu'il la reconnu et même si son ton était froid, il n'avait pas l'air vraiment de vouloir en découdre. Point positif pour la jeune femme aux cheveux blancs. Elle esquissa un petit sourire en coin et lui répondit :

- Je savais que l'on se connaissait ! Je vais bien et toi ?

Cette sale manie qu'avait Miverys de tutoyer tout le monde allait certainement lui causait des problème, un jour. Mais elle ne se rendait pas vraiment compte. Elle n'aimait pas le vouvoiement, cela établissait une distance entre les deux interlocuteurs qui n'était pas propice à un échange constructif selon elle.

Quoi qu'il en soit, elle ne savait toujours pas où est-ce qu'elle avait rencontré cet étrange personnage tout de noir vêtu. C'était, certes, forcément un Récleyès, elle les reconnaissait entre milles de part leur façon de s'habiller, leur air grave et froid, leur démarche et la sensation de mal-être que l'on pouvait ressentir en leur présence. Elle le laissa répondre rapidement et lui fit comprendre qu'il y avait un petite chose qui la perturbait depuis qu'elle l'avait vu :

- Par contre, je suis désolée, mais je n'arrive plus à mettre un nom sur ton visage ...
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MessageSujet: Re: C'est la fête ! Jeu 5 Mai 2016 - 17:12

Si Ode n'avait pas l'air de vouloir en découdre, c'était surtout parce qu'il n'était absolument pas au courant de l'histoire récente de la jeune femme qui se tenait devant lui. Il gardait quelques vagues souvenirs de sa camarade de l'Académie, de leur relation relativement cordiale mais il n'avait aucune idée de ce qui avait pu lui arriver depuis la dernière fois où ils s'étaient vus.
C'est pourquoi le Récleyès fut plutôt surpris du ton familier sur lequel elle lui répondit, employant le tutoiement entre eux comme s'il était naturel. Il lui semblait pourtant qu'il n'était naturel à personne de le tutoyer, et ce depuis qu'il avait fini l'Académie, des années auparavant. Aussi, c'est d'un ton plus que circonspect, pour ne pas dire carrément méfiant, que le jeune homme répondit :

Je vais bien, je vous remercie.

Il appuya, plus ou moins inconsciemment sur le "vous". Si Miverys était un tant soi peu douée dans les relations sociales, elle entendrait probablement la question sous-jacente à cette emphase : sommes-nous devenu amis durant la dernière demi-décennie sans se rencontrer ? Car si l'interlocutrice n'aimait pas la distance impliquée par le vouvoiement, lui l'appréciait plus que tout.
Il n'eut, heureusement pour eux deux, pas besoin d'être plus explicite que ce vague changement d'intonation puisque la question suivante y répondit aussi indirectement qu'elle était posée. Elle ne le connaissait pas et se permettait de le tutoyer, comme ça, au débotté ?
Le Récleyès fronça les sourcils, lui donnant l'air d'autant plus distant et froid alors même que le seul sentiment qui le parcourait était la curiosité mêlée à une certaine prudence.

Ode. Ode Draval.

Malgré le mauvais pressentiment qui lui tenait au ventre, ce dernier ne put s'empêcher d'ajouter, avec une pointe de curiosité transparaissant dans toute l'austérité dont il faisait preuve jusque-là.

Vous tutoyez souvent les inconnus ?

Ayant décemment fini de lisser sa robe, même pour quelqu'un d'aussi lent que lui, il arrêta de gigoter et reprit une posture quasi immobile, les mains jointes devant lui pour éviter que son châle, qui avait déjà quitté une de ses épaules, n'aille trop loin dans évasion vers un futur meilleur autour d'un cou plus agréable et accueillant. Il attendait avec impatience sa réaction à son nom, pour voir si oui ou non, elle le considérait comme un ami, ou disons, ce qui s'éloignait le plus d'un ennemi.
Car s'il avait bien une chose qu'Ode craignait, c'était de rencontrer un ennemi qui le reconnaîtrait, alors même qu'il était aussi loin de chez lui, les Terres Inexplorées. Même si beaucoup de Récleyès étaient présents à la Fête, discrètement, et pourraient, croyait-il naïvement, venir le secourir en cas de problème, il n'en restait pas moins qu'en un court laps de temps le pire puisse arriver. Qu'il puisse être blessé.
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