Dernière édition par Galahad Einsen le Ven 18 Nov 2016 - 14:35, édité 3 fois
Winter C. Eliwën
Maître des Ombres
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Sam 5 Nov 2016 - 13:28
Dans les profondeurs se cachent bien des choses...
Galahad & Winter
Je pousse un long soupir et accélère un bon coup. Elle accélère elle aussi mais je sais qu’elle ne me sèmera pas. Enfin, qu’elle ne nous sèmera pas d’ailleurs car nous sommes une équipe, même si je n’aime pas l’idée du travail de groupe avec des gens que je ne connais pas. Elle tourne soudainement vers la droite et je la suis sans hésiter. Elle semble se diriger vers les abords de la ville. Ca ne m’étonne pas, une fois dans la banlieue, il lui sera plus facile de nous échapper : les ruelles sont plus étroites, plus sombres, plus sinueuses et pleines de vies. Elle accélère de nouveau en voyant que nous reprenons petit à petit du terrain. Elle es t sacrément endurante la petite ! Mais nous le sommes aussi. Moi de par mon activité sportive intense sur terre -qui a donc tendance à développer les muscles de façon plus importante puisque nous portons notre propre poids contrairement à ici- et les gardes grâces à leur entrainement intensif au combat et leur habitude de ce genre de course poursuite.
Pourquoi je la course accompagnée de quatre gigolos en tenue d’apparat ? Parce que cette demoiselle est une voleuse. Mais pas n’importe quelle voleuse ! Une voleuse de bien piètre qualité ! Je vous jure, les jeunes de nos jours … Déjà, on ne se lance pas dans une expédition sans avoir pris le soin de couvrir ses arrières et de prévoir une porte de sortie. Qu’a t elle fait elle ? Elle a pensé que c’était une bonne idée d’aller piquer un vieux grimoire dans une des rares caves surveillées de la ville. Une cave, bordel ! A quel moment as tu pu penser que c’était une bonne idée ? Comment sors tu d’une cave si l’entrée est bloquée ? Ensuite, comment ressors tu discrètement en t’assurant que personne ne t’as vu ? Et enfin, le lieu et le moment s’il te plait ! Fais donc un effort ! On ne vole pas à Quartas au seul moment du siècle où la ville grouille de monde et de forces de l’ordre ! Je me fais la promesse que, si un jour j’entraine un petit voleur à la profession, je ne prendrais pas quelqu’un d’aussi nul et, surtout, je prendrais le soin de lui inculquer les bases de la profession. Enfin, peu importe, toujours est il que me voilà, moi, Winnie la Voleuse, en train de détaler à la suite d’une autre voleuse pour l’arrêter.
Comment j’en suis arrivée là ? Ok, ok, je récapitule le contexte. 5 Rosendas 1248. Voilà 3 jours que nous avons détruit le Palais du Protecteur du Sud et remporter la victoire face à la Couronne. Hier encore, je découvrais le cratère laissé par notre passage. Oui, j’ai mis quelques jours à y aller mais, pour ma défense, j’avais des blessures à panser. Aujourd’hui, c’est journée d’allégresse pour la ville, comme tous les jours depuis notre victoire. Les héléos de glace dansent et chantent leur liberté, leur indépendance et la défaite de la Couronne. Pour une fois depuis longtemps, nous avons mis le Pouvoir en déroute et récupéré ce qui nous revient de droit : nos terres et notre autonomie. De voleuse, je me suis transformée en quelques jours en espionne, en guerrière farouche prête à … ok, je ne mourrais pas pour mon pays, j’aime bien trop la vie pour ça. N’empêche que je me suis battue vaillamment pour que les héléos retrouvent leur dignité et voilà qu’elle débarque et tente de profiter de la situation de joie et de non-méfiance de la population pour chaparder des objets par ci par là. Alors oui, je suis en train de pourchasser une (piètre) consoeur. Quartas ne doit pas devenir le siège de la contrebande, du vol et du pillage. Elle doit devenir la capitale et le symbole de la Liberté. Liberté de voler me direz vous ? Non, ne jouez pas sur les mots. Nous sommes un peuple digne et nous ne laisserons pas, moi y compris, des imbéciles nous faire perdre toute crédibilité.
Soudain, la jeune héléo que nous poursuivons tourne soudain dans une toute petite ruelle. Mais, alors que nous nous engageons à sa suite, nous la découvrons au sol, allongée auprès d’un autre héléo, tentant visiblement de récupérer ses esprits et ses effets. Les gardes qui m’accompagnent se jettent immédiatement sur elle et l’attrapent avant d’entraver ses membres de lien pour prévoir toute tentative de fuite. Je n’essaie pas de me joindre à eux, je sais que mon rôle est terminé : je voulais seulement m’assurer qu’elle ne s’en tirait pas si facilement. Je m’approche de l’autre héléo, un mâle. Il a l’air un peu sonné et je m’agenouille à ses côtés pour lui demander : « Ca va Monsieur ? Elle ne vous a pas fait de mal ? » En vérité, derrière ces paroles qui se veulent réconfortantes, je le détaille. Peut être qu’elle lui est tombée dessus par hasard, peut être que non et qu’il s’agit de son complice, chargé de récupérer le magot pour l’emmener loin. C’est alors que je me rappelle qu’elle portait justement quelque chose sur elle, son butin en l’occurrence. Je me tourne vers la scène qui se déroule derrière moi. La jeune femme a été emmenée et un garde récupère précautionnèrent les bijoux et gemmes étalées sur le sol. Parmi les objets de grande valeur gît un livre. Je tends mon bras et le ramène vers moi pour déchiffrer la couverture. « ‘Les Dragons de Madelle’, pas mal ! » Je souris et le tend en direction de l’homme : « C’est à vous ? »
Malheureusement, il n’a pas vraiment le temps de me répondre qu’un des gardes vient poser une main sur son épaule en me fixant d’un air sérieux. « Soldate Eliwën, attachez le s’il vous plait. Nous l’emmenons. » J’ouvre de grands yeux. Soldate ? ‘Attachez le’ ? ‘On l’emmène’ ? Alors déjà, depuis quand suis je soldate ? Oula, doucement mon coco, je coopère mais je ne travaille pas pour vous ! Je suis libre comme l’eau ! Ensuite, tu n’as pas d’ordre à me donner et, enfin, on emmène quelqu’un de très potentiellement innocent ? « Pourquoi ça ? » Le soldat me regarde comme s’était une évidence et que j’étais une imbécile finie : « Parce que c’est un témoin. » Je jette un coup d’œil vers l’héléo qui me paraît pas méchant. « Et donc vous voulez le traiter comme un criminel, au cas où ? » Je me suis levée pour marquer mon mécontentement. « Exact. S’il est innocent, tant mieux pour lui et il sera traité comme tel. » Mon regard va et vient entre le soldat et sa victime. Je ne veux pas m’embrouiller avec les forces de l’ordre mais ces marques d’autorité qui me paraissent non justifiées me sortent par les yeux. Ce n’est pas une Mer de Glace autoritaire et méfiante que je voulais en détruisant le palais du Protecteur du Sud et je refuse qu’elle le devienne. « Ok, je m’en occupe. » J’effectue un salut militaire ironique et me penche vers ma victime désignée pour la ligoter. Ce que je fais maintenant avec application en priant pour qu’il ne bouge pas, ne hurle pas et ne s’indigne pas. J’aimerai lui faire passer le message de mes intentions d’un regard mais je crains que la télépathie ne fonctionne pas. Je lance à l’attention du garde qui nous fixe encore ! « Je vous le ramène, ne vous inquiétez pas. » Il lève un sourcil : « Vous y arriverez seule ? » Long soupir. « J’ai vaincu Migarh seule. » Ouais, je sais, j’en impose. D’ailleurs, le soldat hoche respectueusement la tête et s’éloigne en nageant.
Bon, maintenant qu’il est parti, que faire de cet homme ligoté qui n’a sûrement rien fait ?
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Dernière édition par Winter C. Eliwën le Jeu 30 Mar 2017 - 9:59, édité 3 fois
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Dim 6 Nov 2016 - 12:46
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Winter C. Eliwën
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Sam 12 Nov 2016 - 15:34
Dans les profondeurs se cachent bien des choses...
Galahad & Winter
Alors que je cherche du regard un moyen de libérer ma victime, l’image lointaine des maisons de Quartas s’impose à moi. D’ici, je réalise à quel point la silhouette de la ville à changée sans le palais qui s’élève et l’écrase de toute sa hauteur. Cette vision représente bien la situation actuelle : Quartas est une cité nouvelle, sans l’oppression qu’elle a connu durant tant d’années. Les gens ne sont plus pareils non plus. Les forces de l’ordre, qui hésitaient parfois à livrer les leurs à la Couronne, sont plus strictes aujourd’hui, soucieuses de voir cette ville rester fréquentable et sûre. Moi même, voleuse patentée chez les Hommes et même chez les Heleos lorsque je suis en dehors de la Mer de Glace, il y a quelques minutes seulement, je poursuivais l’une de mes consoeurs dans le but de la punir. Puis je relâcher quelqu’un qui n’est pas obligatoirement innocent et trahir la confiance des forces armées ? A quoi cela servirait de faire fuir le Protecteur du Sud si ce n’est pas pour bâtir mieux ensuite ? Je jette un nouveau coup d’œil à mon prisonnier et nous nous mettons en route en direction du quartier général des gardes.
Il nous faut quelques minutes à peine pour arriver là bas. Je ne repère pas les soldats qui m’ont accompagné le long de la course poursuite derrière la voleuse. Ils sont sûrement avec elle en ce moment. Un garde que je ne connais pas s’approche de moi et me demande de lui remettre mon « prisonnier ». Il n’a l’air ni gentil ni prévenant et j’hésite un instant mais lui confie finalement ma victime. Nous devons nous faire confiance entre heleos de glace, n’est ce pas ? Et puis, si cet homme n’a rien fait, il n’a rien à craindre.
[…]
Voilà quelques temps que j’ai remis aux forces de l’ordre l’heleo qu’on m’avait demandé de ramener. J’ai eut le temps de profiter de mon temps, de rejoindre le centre de la ville et de manger un bon repas à base d’algues et de poissons mais désormais je suis curieuse de savoir ce qu’il est advenu de l’histoire et de ma « prise ». Est il aussi innocent que je l’imaginais ? C’est ce sentiment que me pousse à retourner au poste des gardes et à demander à le voir.
A ma demande, on me sourit d’abord poliment avant de décliner ma demande comme si l’on refusait une faveur que je leur proposais. Je fronce les sourcils et insiste. Pour commencer, je n’aime pas que l’on me renvoie dans mes buts. Ensuite, il y a quelque chose de louche dans l’attitude de ce garde. La façon de se tenir et de répondre déjà. Pour quelque chose dans le regard peut être, ou juste une paranoïa débordante ? Peu importe, ce gars ne m’inspire rien de bon. J’insiste, gronde, menace et tempête mais rien n’y fait. A vrai dire, c’est plus pour ma dignité que pour ma victime que je continue de le tanner mais je refuse de m’avouer vaincue. Je finis par m’asseoir dans une sorte de salle d’attente, bien décidée à les avoir à l’usure. Après tout, il faudra bien qu’il quitte son poste à un moment ou à un autre pour une raison quelconque, que ce soit pour être relevé, pour une urgence ou bien même pour rentrer chez lui.
C’est ce qu’il finit par se produire. Après m’avoir fixé par intermittence pendant approximativement deux heures et trente huit minutes (oui, il y a une horloge au dessus de sa tête, si vous vous posez la question), il est rejoint par un autre soldat. Celui là, je le connais, nous avons fêté ensemble la victoire contre le protecteur du sud, pas plus tard qu’hier. Il sait qui je suis et je pense qu’il pourra m’aider. Le nouvel arrivant chuchote quelque chose à mon adversaire. Le visage de ce dernier se ferme. Il me lance un regard puis observe son acolyte. Il lui répond, je me demande bien comment d’ailleurs, vu à quel point ses mâchoires sont crispées, puis s’éloigne. Le nouveau soldat range tranquillement son bureau sans prêter attention à moi. Je me demande d’abord si c’est volontaire puis me lève pour l’approcher. Il me regarde, ne dit rien et, d’un coup de tête, me désigne la porte derrière lui. Je suppose qu’il n’a pas le droit de quitter son poste mais peut être qu’il sait pourquoi je suis là. Ce qui m’inquiète, c’est qu’il cherche à m’aider. S’il n’y avait rien à découvrir, pourquoi se comporterait il ainsi ? Je le remercie d’un signe de tête et pousse la porte.
Un couloir s’étend devant moi. Les murs irréguliers de pierres et de coraux laissent parfois place à des portes, ouvertes ou fermées. Comment savoir où aller ? Je me tourne vers le garde qui m’a aidé. Il fait un trois avec ses doigts et me désigne la droite. Je me demande pourquoi il ne parle pas, est il équipé d’un micro ? Je n’ai pas vraiment le temps de me poser la question : je m’engouffre dans le couloir et rejoins la troisième porte à droite. Elle est fermée et semble simplement s’ouvrir à l’aide d’une poignée. Je prends un instant pour écouter puis, puisque je n’entends rien, j’ouvre. Au centre de la salle, quatre gardes jouent aux cartes. Ils ouvrent de grands yeux en me découvrant sur le pas de leur porte mais ne disent rien. Décidément, ce silence est pire que louche. J’en profite pour les observer : ce sont les gardes qui ont fait la course poursuite derrière la voleuse avec moi. Ils se regardent puis, l’un d’eux annonce qu’il déclare forfait pour cette partie, dévoile ses cartes et annonce qu’il va en profiter pour aller aux toilettes. Il se lève et me fait signe de le suivre, ce que je fais. Il me guide dans les couloirs et, bien que j’essaie de mémoriser le chemin, je ne suis pas sûre de pouvoir retrouver ma route en sens inverse. Ce qui, en temps qu’habituée de la fuite, me met un peu mal à l’aise. Mon guide finit par s’arrêter devant une porte plus ou moins semblable aux autres. Il me fait signe que c’est là puis me montre plusieurs fois ses mains. Cela me fait penser à quand nous demandions dix secondes de répit lors d’un jeu ou d’une bagarre alors que je n’étais encore qu’une enfant. D’ailleurs, c’est peut être ce qu’il essaie de me demander du temps pour s’éloigner. J’hoche la tête en priant pour que ça soit bien ça qu’il essayait de me dire et le regarde s’éloigner, la main sur la poignée. Puis j’abaisse le système et entre.
Il est là, l’héléo qui fut ma victime et que je fus contrainte de ramener au poste. Allongé au sol, il semble comme endormi. Enfin, il pourrait paraître endormi s’il n’était pas couvert de sang et d’ecchymoses parce que là, il a plutôt l’air mort. Je reste interdite un instant puis tente de reprendre mes esprits. Aller ma vieille, tu es une femme d’action, c’est dans le danger que tu es sensée te révéler ! C’est le moment là. Je pousse une profonde expiration et pousse la porte derrière moi, qui se referme avec un cliquètement léger. Je m’approche et, une fois proche du corps, je ralentis ma respiration et m’applique à la rendre silencieuse. Je n’entend pas grand chose dans la position où se trouve l’homme, je n’arrive pas à voir s’il respire. Je prends une grande inspiration, expire, puis approche ma main de ses branchies, sans les toucher, seulement pour sentir un mouvement d’eau. Oui, il respire, c’est déjà ça. Je me demande s’il est coupable ou si les hommes que je ne sentais pas n’étaient effectivement pas nets. Je pose ma main sur mon épaule et le secoue en réfléchissant à la situation. « Eh, bonhomme, faut se réveiller là ! Je ne vais pas pouvoir rester ici indéfiniment, on a un méchant pas beau aux fesses ! » Je le détaille : « Enfin, je pense que tu l’avais déjà remarqué ! » A mon grand soulagement, l’héléo ouvre les yeux. Péniblement, mais quand même, c’est déjà ça de prit. Je le regarde et lui laisse quelques secondes pour émerger avant de reprendre. « Aller mon vieux, debout ! Je te demanderai bien ce que tu as fait pour en arriver là mais j’ai comme l’impression que tu n’as pas la réponse, ou au moins que tu n’es pas en état de la donner ! » Mon cerveau tourne à toute allure tandis que je me penche vers ma victime. Je prends un de ses bras et le passe par dessus mon épaule. Est ce le contexte qui rend les gardes paranos ou sont ils juste stupides pour maltraiter un héléo ainsi ? Car même un coupable ne mérite pas un tel châtiment. Et la voleuse ? Qu’est elle devenue ? Je lance à mon acolyte : « Aller, debout, lève toi ! Il faut qu’on s’en aille ! » Il faut absolument retrouver la voleuse. Je regarde autour de nous mais rien ne m’aide à savoir où elle pourrait se trouver. Dans une pièce adjacente ? Le problème étant que si je tombe sur un des héléos méchants, nous risquons de passer un sale quart d’heures. Suis je prête à tuer une consœur -ok, c’est moi qui l’ai poursuivi mais je ne souhaite nullement sa mort ou même son malheur- pour sauver nos vies ? « Il faut qu’on retrouve la voleuse qui était là avec toi ! Dépêche toi, il ne faut pas trainer dans les parages ! »
Alors que je relève et tire comme je peux l’héléo torturé, je réfléchis de nouveau à l’aide fournie par les gardes. Si les autres agissaient ainsi seulement par excès de zèle, les autres auraient tenté de les arrêter, tout simplement, non ? La vérité est que je n’en sais foutrement rien. L’autre possibilité, moins plaisante, est qu’ils travaillent pour la Couronne et que les Gardes de la Mer de Glace le savent et ne peuvent ni les dénoncer, ni les virer, ni même les éliminer. Chaque chose en son temps mais je me promets de mener cette enquête plus tard.
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Ven 18 Nov 2016 - 14:32
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Ven 9 Déc 2016 - 12:12
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Galahad & Winter
Pas le temps de m’attarder sur le blabla et puis je n’ai surtout pas le temps d’inventer une excuse crédible et rassurante. Est il libre maintenant que je suis là et que je l’ai ramené à la réalité ? Non, c’est juste que je suis venue me livrer moi aussi, dans ma grande générosité. Nous serons libres à partir du moment où nous serons dehors, pas avant. Et encore, si nous arrivons à sortir d’ici un jour, ce qui semble possible mais pas probable pour autant. Une partie des soldats est de notre côté mais je pense qu’ils ne feront rien pour empêcher notre emprisonnement si nous nous faisons prendre par les gardes corrompus. A mon avis, la seule chose qu’ils peuvent se permettre de faire pour nous actuellement est de tourner les yeux quand nous passerons devant eux.
AH, la jeune voleuse ! Il faut absolument que nous la trouvions et mon compagnon, si l’on peut l’appeler ainsi car il s’agit actuellement plutôt d’un fardeau, ne m’est pas vraiment d’une aide précieuse. Si je dois le trainer en plus de chercher l’autre fille et un moyen de sortir cela va vite être l’enfer … Quoi que, il s’avère qu’il arrive à marcher puisqu’il prend seul la direction du couloir, pousse la porte et … se met à courir. Il récupère vachement vite le garçon ! Il était à moitié mort il y a quelques minutes encore et le voilà qui gambade. En sortant dans le couloir à sa suite je constate qu’il ne se balade pas, contrairement à ce que je pensais : il se bat. Je jette à la hâte un coup d’œil à son adversaire : c’est un soldat mais pas un de ceux qui m’a aidé il me semble. Je ne sais pas si celui là fait juste son boulot -c’est-à-dire tenter de ramener à un état calme et amorphe un prisonnier qui s’enfuit- ou s’il rentre dans la catégorie « allégeance à la Couronne » avec celui de tout à l’heure que je soupçonne de travailler pour le Roi.
Le pauvre soldat qui a eu le malheur de croiser le chemin de mon compagnon d’infortune s’effondre et je frissonne. Je crois que voir les gens souffrir, qui plus est quand il s’agit d’un des miens, ne me laissera jamais indifférente. Je regarde autour de nous, sur le qui vive, mais l’héléo que nous avons croisé semble être seul. Mon partenaire de fuite me lance des ordres. Ai je le temps de lui faire comprendre que je ne reçois des instructions de personne ? Non, pas vraiment, cela devra attendre je le crains. L’homme réclame notamment ses affaires mais je n’ai aucune idée d’où elles se trouvent. Je suis une voleuse, certes, mais pas une voyante et je n’ai en l’occurrence pas prit le temps de trouver son équipement avant de venir le délivrer. « Aucune idée, on ouvre quelques salles, si on trouve tant mieux, sinon on dégage ! » Moi aussi je peux donner des ordres ! Sans attendre de voir s’il est d’accord, je regarde à l’intérieur de la salle dans laquelle il était : rien. La suivante est verrouillée et celle d’après est plongée dans le noir. Je cherche l’interrupteur à tâtons : rien mis à part un mobilier de base en coraux aux reflets bleutés. Je râle et traverse le couloir. Cela me stresse de passer autant de temps ici, il faut absolument que l’on sorte. La première salle de l’autre côté du couloir est verrouillée aussi, je passe à la suivante sans chercher à la crocheter : je n’ai pas le temps. Celle d’après révèle enfin un contenu intéressant : la voleuse que nous avons arrêtée, visiblement victime elle aussi de mauvais traitements. Je bous intérieurement mais je ne peux pas faire grand chose pour le moment à part la sortir d’ici. Je me rue vers elle, passe un bras sous ses aisselles et tente de la relever. L’eau m’aidant à porter, je n’ai pas de mal à la soulever mais je sais que je ne pourrais pas aller vite avec elle ainsi. Je la traine hors de la salle, fais apparaitre une Vasilias de glace et la pose dessus. Je monte à sa suite pour la maintenir dessus car elle n’a toujours pas reprit connaissance.
Il faut désormais que je retrouve l’autre héléo prisonnier. Il doit être à la recherche de ses affaires mais où ? Je ne peux pas me permettre de l’appeler, de peur d’attirer l’attention des potentiels gardes qui patrouillent ou circulent non loin de nous. Je me met en quête de l’homme tout en réfléchissant au chemin pour sortir d’ici. Soit nous reprenons le chemin par lequel je suis arrivée -mais je ne suis pas sûre de le retrouver et les gardes au bout ne seront pas forcément les mêmes- soit nous trouvons une autre issue ou une sortie de secours. Je ne sais pas encore quoi choisir … Un bruit attire mon attention au bout du couloir. Silencieusement, je fais s’approcher ma monture : cela peut être aussi bien un garde que mon collègue. Je jette un coup d’œil furtif qui m’apprend qu’il s’agit de l’héléo que j’ai secouru -et dont je ne connais d’ailleurs toujours pas le nom. Soulagée, je l’interpelle : « Dépêche toi ! Il faut filer ! J’ai retrouvé la voleuse ! » Je ne sais pas s’il a récupéré ses affaire mais à vrai dire je m’en contrefiche. Le moment n’est pas à la patience ou à la compréhension.
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Lun 26 Déc 2016 - 17:16
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Lun 30 Jan 2017 - 11:56
Dans les profondeurs se cachent bien des choses...
Galahad & Winter
Alors que je m’apprête à détaler, je lui jette un ultime regard pour vérifier que j’ai été entendue, écoutée et obéie. La réponse est oui sûrement, oui probablement et non tout simplement. Le voilà qui fait demi tour pour continuer à inspecter des salles ! Sacrebleu, n’a t il pas comprit que nous sommes pressés par le temps ! Je rage entre mes dents et hésite. L’abandonner et ouvrir la voie ? Oui, pourquoi pas après tout. La claustrophobie commence à m’étreindre, j’ai besoin d’espace. Je prends la voie par laquelle nous sommes venus sans croiser l’héléo qui était retenu prisonnier. Peut être est il dans l’une des salles ? Je commande au Vasilias de nous sortir d’ici au plus vite, lui guidant le chemin aussi bien que je m’en souviens. Etonnamment, nous arrivons à bon port. Avec le bon chemin, ça je n’en sais rien et je ne le saurais probablement jamais mais la seule chose qui m’intéresse est la sortie alors peu importe le reste. Les gardes qui étaient de faction sont toujours là. Ils me regardent avec de grands yeux et me laissent passer. C’est fou, je n’aurais pas imaginer cela aussi simple ! Peut être déjà parce que j’imaginais que leur service serait terminé depuis le temps qu’ils doivent être là.
J’emprunte la sortie vers l’océan sans que personne ne vienne tenter de m’arrêter. C’est presque trop facile, ça manquerait d’un peu de … piquant ! En parlant de piquants, cette tête de mule héléo commence à me taper sur les nerfs. Ne pouvait elle pas me suivre ? Enfin, normalement, elle ne devrait pas rencontrer plus de difficultés que moi. Et si elle en rencontre ? Devrais je aller vérifier si tout va bien ? Oh, et puis quoi encore ? Je suis une voleuse, mais pas une chevalière ! D’ailleurs, je ne sais même pas me servir d’une épée alors combattre une armée, très peu pour moi ! Comment j’ai vaincu Migarh dans ce cas ? Avec de la tactique, très cher ! Et une bonne dose de chance aussi, on ne va pas se mentir.
En attendant son retour, je m’éloigne un peu du quartier général des soldats, pose ma blessée au sol et congédie ma monture de glace. Elle est dans un sale état, c’est le moins que l’on puisse dire et j’avoue ne pas savoir comment la soigner. Je n’ai rien sous la main et de toute façon ma tête est vide de connaissance. Je commence à me demander s’il ne va pas falloir songer à un stage de remise à niveau en maniement des armes et en premiers soins ! Alors que je tente comme je peux de contenir et réduire les saignements et de la mettre dans une position confortable, mon boulet d’acolyte fait son apparition. Un coup d’œil suffit à m’informer qu’il est dans un sale état lui aussi. Je marmonne pour moi même : « Y en a qui aurait bien besoin d’un stage dans l’armée pour apprendre la discipline ! » Mon petit séjour à Quartas en temps qu’héroïne de guerre m’a habitué à ce que les héléos m’obéissent au doigt et à l’œil mais apparemment ce mâle là fait exception à la règle et n’est pas parmi mes admirateurs.
« On peut y allez ? Bien je te suis, ne t'occupe pas des gardes, cela ne sera pas un problème. » Ah bah tiens, le voilà justement ! Je me tourne vivement vers lui et le fixe le temps d'intégrer ses paroles. Quels gardes ? Je m'apprête à les chercher du regard mais un gémissement de la voleuse m'arrache à mes recherches. J'acquiesce et mets ma compagne d’infortune sur pied et entreprend de la traîner loin de la caserne à la suite de ce qui commence à ressembler à un guerrier plutôt qu'à un boulet.
Je m'arrête après quelques minutes à soutenir comme je peux la demoiselle en détresse. « Vous n’avez pas de moyens de la soigner ? Je ne peux rien faire pour le moment, je n’ai pas de Vérité curative et pas de matériel utile non plus … » Je lève la tête pour le détailler. « Je crois que vous auriez bien de soins aussi … » Je soupire cette fois. « Vous avez la force de marcher jusqu’à la ville ? J’y connais un guérisseur qui pourrait nous aider, c’est un ami de père. » Sheol Talelvien pourrait nous aider, il m’a déjà aidé à Quartas. Une seule chose me pose problème : je ne veux pas ramener un royaliste ou un mercenaire dans sa demeure. Je me dois de vérifier le point de vue politique et moral de cet individu au préalable, reste à savoir comment … « Vous avez pu récupérer ce que vous cherchiez ? » Ca fait beaucoup de questions, oui, mais j’ai besoin de beaucoup de réponses.
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(#) Sujet: Re: Dans les profondeurs se cachent bien des choses... Mar 24 Oct 2017 - 10:05
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L’homme face à moi ne réagit pas. A t il entendu ou vu quelque chose qui a capté son attention au loin ? Cette chose là est elle dangereuse ? Je jette un œil à la jeune femme qui est toujours inconsciente. Que faire d’elle également ? Une clameur derrière nous me fait lever la tête. Une certaine agitation est apparue dans la caserne que nous venons de quitter, si forte qu’elle nous parvient claire comme l’eau des Mers du Sud. Je regarde l’autre soldat ainsi que la jeune voleuse : « Il va falloir décamper rapidement ! » Sur cette exclamation, un bruit d’explosion nous arrive en provenance de la bâtisse. Sans plus tarder, je me baisse pour attraper la jeune femme héléo et la hisser comme je peux si mon dos. J’aurais aimé la confier à mon compagnon de fortune mais je ne lui fait pas assez confiance pour lui confier une vie, bien que ça ne soit pas la mienne. Et puis, avec son armure et toutes ses armes, je me demande comment il pourrait la tenir sans blesser.
N’arrivant pas à tenir la demoiselle, j’opte pour une autre solution. Un brin de concentration et un grand Vasilías de glace apparaît devant nous, prêt à décoller. Je soulève à bout de bras la voleuse inconsciente et la jette en travers de la créature de givre. Comment ça, je pourrais être plus tendre ? Nous n’avons clairement pas de temps à perdre ! Et puis, je lui sauve la vie, elle me le pardonnera si elle s’en sort avec quelques égratignures ! De toute façon, vu son état général, je pense qu’elle sera bien incapable de faire la différence entre les quelques écorchures que lui auront fait la glace qui compose ma monture et les plaies dues aux mauvais traitements qu’elle a subi, là bas. Une fois la demoiselle en place, je saute derrière elle et demande à notre cheval de course de rejoindre Quartas au plus vite. Ainsi chargé, il prendra plus de temps que d’habitude mais nous ne sommes pas à ça près, il nous faut juste réussir à arriver entières.
Je jette un coup d’œil au combattant qui m’a accompagné dans cette aventure imprévue. Je ne peux pas le faire monter avec nous. Je fronce les sourcils et lui lance : « Je fois l’emmener au plus vite à Quartas pour voir un soigneur ! J’espère que nous aurons l’occasion de nous recroiser à l’avenir. » Puis, le Vasilías décolle, le laissant seul tandis que je me fais la réflexion que je n’espère finalement pas tant avoir de nouveau à œuvrer avec un soldat si peu docile.
Il nous faut plusieurs longues minutes pour rejoindre la capitale des Mers de Glace. Je ralentis à peine l’allure en arrivant en ville, nageant au dessus des rues pour ne pas créer d’accidents, j’entends quelques membres de force de l’ordre maugréer à notre passage mais aucun ne tente de m’arrêter. A cause de son état ou parce que je commence à être connue ici ? Je pense que je ne le saurais jamais. Lorsque je vois le corail rouge et blanc de la maison, je soupire de soulagement. Le Vasilías vient s’arrêter devant et je saute de ma monture pour frapper vigoureusement à la porte. Elle ne tarde pas s’ouvrir sur un visage connu : « Sheol ! J’ai besoin d’aide ! » J’admire l’efficacité de cet homme. En un instant, ma victime a disparu avec lui à l’intérieur. Je sais que les Talëlviëns prendront soin d’elle.
Ma mission est terminée pour le moment. Je congédie ma monture afin de ne pas m’attirer plus d’ennuis et me dirige vers l’auberge la plus proche. J’ai bien mérité mon repas !
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Dans les profondeurs se cachent bien des choses...