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A la lueur des bougies

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Espionne

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MessageSujet: A la lueur des bougies Dim 4 Mar 2018 - 20:57


☩ A la lueur des bougies ☩
Le 12 Khal 1248

Deoli, ville pieuse et paisible. Levant le nez un instant vers les nuages qui filaient, haut, bien plus haut, étincelant dans la lumière argentée de l’astre lunaire, Sylhuna emplit avec délice ses poumons de l’air pur des lieux avant de se remettre en route. Dans cette cité où les déités étaient partout célébrées, il n’était guère difficile de se faire passer pour une fidèle désireuse d’aller se recueillir devant l’un ou l’autre des autels. Pour autant, la jeune femme devait bien s’avouer apprécier les lieux. S’il y avait trop de monde à son goût –mais comme en toute grande ville− il n’en demeurait pas moins que le vent léger qui jouait dans ses cheveux et l’odeur pure de l’automne lui plaisaient. Elle s’était sentait en paix avec elle-même, enfin, pour quelques instants seulement. S’étant finalement perdue dans ses pensées comme dans la ville, la jeune femme laissa ses pas hésitants la porter au travers des rues et allées. Dans sa robe simple, elle n’attirait guère l’attention et se fondait aisément dans la foule, ce qui lui convenait parfaitement ; pour quelques heures, elle s’était accordée le droit de simplement apprécier les lieux, sans se soucier du reste. Tel un fantôme oubliant les vivants, elle s’était glissée entre les corps, faufilée entre les murs, le regard accroché à quelques beautés architecturales que nombre de visiteurs ne voyaient même pas. Aux beautés majestueuses des plus grandes œuvres, elle préférait de loin la simplicité délicate de quelques ornements discrets. Puis, comme mus par un instinct qu’elle ne pouvait contrôler, elle revint vers le cœur battant de la cité : le temple. Elle l’avait découvert rapidement, alors qu’elle était arrivée dans la ville depuis quelques heures et tenté de faire un tour approximatif de la ville pour se faire ses propres repères. Là où les pèlerins se pressaient les uns aux autres, désireux de manifester leur piété ; là où les langues se déliaient, aussi. Chacun venait raconter ses propres expériences à ses voisins, parlant dieux, vie privée et commérages de toute sorte. Les yeux fermés, comme pour se recueillir, la jeune femme avait écouté, avec attention, tout ce qui l’entourait. Glissant d’un autel à l’autre à mesure que les jours passaient, elle prenait un certain plaisir à s’immiscer dans l’intimité de tous ces inconnus qui ne s’apercevaient pas même de sa présence. L’un venait demander de l’aide à Poliote pour son bras blessé et inguérissable, l’autre priait Uraang d’épargner son fils mourant, la dernière implorait Filéole pour un avenir radieux. Mais entre les murmures et les chuchotis des supplications laissaient filtrer d’autres racontars plus triviaux. Les infidélités d’un maitre de maison, les dettes d’un petit seigneur, la désertion d’un soldat… Et parfois, souvent même, elle percevait dans ces bruissements l’évocation de l’attaque Récleyés, la fin de la paix régnant jusqu’alors, la hantise de voir ceux-là même que tous pensaient morts revenir pour se venger. Et si son visage demeurait imperturbable, Sylhuna souriait dans le secret de son âme, songeant avec délectation à tous ses pairs habilement disséminés de par le monde, vivant dans l’ombre le temps de pouvoir se révéler au grand jour. Se demandant, avec une pointe de satisfaction morbide, à quoi ressembleraient ces visages, que les petits ennuis du quotidien crispaient, lorsqu’ils verraient la terre et le ciel se teinter de nouveau de rouge. Celui des flammes, celui du sang.

Ce soir-là, elle se décida à céder à une dangereuse tentation, se glissant à la faveur de la nuit protectrice et alors que le temple s’était vidé, jusqu’à l’autel abandonné de Sydilia. Là, parmi les quelques flammes tremblantes, comme terrifiées par l’obscurité des lieux, elle adressa à sa déesse une brève et muette prière, contemplant durant une poignée de minutes les ruines de ce qui avait un jour été un autel neuf et rutilant. Juste la durée suffisante pour laisser ses prunelles s’imprégner de la beauté sombre des lieux, car malgré le passage du temps et l’altération des sculptures, la divinité lui apparaissait toujours aussi belle et puissante. Puis, aussi vite et silencieusement qu’elle était venue, elle se décida à retourner parmi les ombres, glissant contre les murs de ses pas de chat. Pourtant, alors qu’elle se croyait seule dans les lieux, elle s’immobilisa en apercevant une silhouette non loin d’elle. Elle venait de quitter le temple de sa déesse, et, si l’inconnue ne l’avait pas encore vu, elle pouvait espérer la tromper quant à sa provenance. Lentement, Sylhuna se déplaça en direction du temple suivant, attendant patiemment de voir ce que la suite lui réservait.
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MessageSujet: Re: A la lueur des bougies Sam 23 Juin 2018 - 10:08




A la lueur des bougies

Je suis arrivée à Déoli il y a quelques temps déjà. Si j'étais honnête avec moi même je dirais que je suis venue à la recherche d'un miracle. Tellement de choses vont mal depuis ma remontre avec cette bande de Récléyès vers les Chutes ... Je dirais même que tout va mal. Je n'ose plus rien faire, c'est une violence que de sortir de chez moi. Ce passage par Déoli ... J'ai encore espoir qu'il me guérisse. Ma destination finale est le Temple de la Rosa. Tous les autels des différents dieux y sont placés et entretenus. Si je peux trouver une réponse, c'est ici.

Je ne sais pas encore à quel dieu je vais bien pouvoir m'adresser. Ceux qui s'occupent des anciens sauraient ils comprendre et m'aider ? Mais comment pourrais je donc leur expliquer que je ne me sens plus d'être une Gardienne ? Que j'ai peur aujourd'hui de me promener seule entre les Mirlis centenaires de peur d'y croiser un ennemi malveillant ? Non, je ne peux avouer ma faiblesse devant ceux qui sont mes maîtres ... La Déesse des Liares ou celle des Heleos n'en auront cure, et la Déesse Mère a bien d'autres choses à gérer.  Je crois que la seule qui pourrait me donner une réponse serait la mère des Récléyès. Mais possède t elle un Autel elle aussi ? Serait il mal vu de s'y agenouiler ?

J'ai la sensation que cette déesse doit être malfaisante et qu'elle ne fera rien pour moi. Mais pourtant ... pourtant j'ai envie de m'y essayer. J'ai envie de tenter d'avoir des explications et de comprendre au moins leur état d'esprit. Font ils du mal pour faire du mal ? Avaient ils un but ? Je comprends que comprendre leurs desseins m'aiderait à digérer les événements que j'ai vécu.

C'est avec cette idée en tête que je me dirige vers le Temple de la Rosa, au coeur de Déoli. Le lieu est grandiose, à la hauteur du pouvoir qu'il renferme. A l'intérieur, des alcôves sont aménagées, chacune enfermant l'autel d'une divinité. Dans un coin, j'aperçois l'autel dédié à Poliote, non loin de celui de Séliope. Pourraient quelque chose pour moi ? Je soupire, non, je crois que c'est bien Sydillia qui pourra m'apporter des réponses aujourd'hui.

L'alcôve qui lui est destinée est sombre, tant par la lumière que par son aura. Endommagée, j'aurais pensé qu'elle avait été oubliée de tous s'il n'y avait pas eut ces quelques bougies. Je jette un coup d'oeil autour de moi avant d'aller m'agenouiller devant les cierges. Je prends une profonde inspiration avant de demander d'une voix faible : "Sydillia, Mère des Récléyès, pourquoi font ils cela ? Que cherchent ils au juste ?" Je repense à l'horreur que j'ai vécu dans cette grotte, alors même que j'étais encore dans les terres des quatre confréries. Ils étaient prêts à me tuer, sans preuve, sans délit, sur des terres où j'étais dans mon bon droit. "Est ce vous qui leur ordonné de tuer pour tuer ?" Je soupire à nouveau devant le silence de la statue. Je me suis trompée, je n'aurais pas mes réponses aujourd'hui.


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