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Look where everybody is not

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MessageSujet: Look where everybody is not Lun 13 Juil 2015 - 14:03


Winter & Ailse
Look where everybody is not
13 Rosendas 1248
Mes doigts s’éraflent sur la surface rugueuse de la pierre tandis que je cherche à me hisser sur le rebord de la fenêtre. Mes pieds s’agitent furieusement dans le vide et grattent à la paroi à la recherche d’une aspérité. Je suis un peu trop occupée à chercher un échappatoire pour m’attarder sur mon manque cruel d’entrainement. J’ai sauté trop bas et voilà que je risque désormais de m’aplatir comme une crêpe quelques mètres plus bas. Je grogne et tire sur mes bras. Mes muscles commencent à tétaniser et mes membres tremblent. Une statue de glace accroupie apparaît sur le rebord de la fenêtre, ses chausses de givre à quelques centimètres de mes doigts, et m’observe d’un air que je qualifierai sans peine de moqueur. Cette humiliation me tire un nouveau grognement.

« Aide moi au lieu de rire de ma situation. » Je fais un effort supplémentaire et lève la tête pour la fixer d’un air mauvais. « Je te rappelle que c’est moi qui te garde en vie. »

La statue hausse les épaules et laisse échapper trois notes limpides avant de se pencher pour m’aider. Ce qu’elle dit m’arrache une énième vocifération. Elle se fiche bien d’être garder en vie puisqu’elle sait très bien qu’elle a été créée pour être détruite. Je déteste que mes statues face des remarques pertinentes et encore plus lorsque je me trouve dans une situation délicate -comme maintenant par exemple- et que je ne peux pas me permettre de la transformer en feu d’artifice gelé.

Ses fins doigts de glace s’enroulent autour de mes poignets et entreprennent de me tirer vers le haut. Je redouble d’efforts pour monter mes pieds, désormais que je n’ai plus à m’occuper de mes mains. Je grince des dents sous l’effort et laisse échapper un soupir de soulagement lorsque mon pied se niche dans un trou, délogeant deux chauves-souris. A partir de là, me hisser sur le rebord de la fenêtre est un jeu d’enfant et me voilà bientôt accroupie à côté de ma statue de glace qui me regarde d’un air suffisant. Enfin, ça ne dure pas longtemps puisqu’elle se transforme bientôt en une pluie de glace tintant doucement sur le sol.

« Je t’avais dit de pas me chercher, stupide statue. »

A mon tour de sourire avec suffisance désormais. Avec un sentiment proche de l’extase, je remue mes poignets crispés et détends mes doigts engourdis par l’effort. Puis je me relève autant que me le permet le haut du cadrant de la fenêtre et bondit en direction du toit des maisons de l’autre côté de la rue. Mes jambes se détendent et me propulse aisément dans les airs. Comment je peux sauter sans problème du deuxième étage au toit ? Grâce à mes bottes célestes pardi ! Un bel ‘achat’ que je ne regrette pas. Un nouveau sourire étire mes lèvres pâles quand je me remémore la tête du riche marchand ouvrant sa fenêtre pour les récupérer là où les avait laissé sécher et en découvrant à la place une frêle fleur de glace. J’aime bien l’idée de signer mes larcins, ça me donne l’impression d’être une super héroïne !

Je m’avance jusqu’au rebord du toit pour admirer le paysage, si différent vu d’en haut ! Le soleil se lève paresseusement à l’horizon, baignant la ville des roses et orangés qui suivent chaque jour l’aube grise. Aujourd’hui sera une belle journée, vide de nuages, sous le signe de la chaleur et du soleil qui tape durement sur la peau et les pavés des rues. Accroupie sur les tuiles, je jette un regard par-dessus bord. Dans les rues de Déoli, les Namès s’activent déjà, leurs toges blanches nimbées de couleurs chaudes par l’astre du ciel. Voilà quelques heures déjà que je les regarde vaquer à leurs affaires depuis mon promontoire, essayant de deviner leurs façons de dire bonjour et au revoir, leur signe hiérarchique, leurs us et coutumes divers mais aussi et surtout, en essayant de repérer les étrangers en ne scrutant que les visages. Certaines personnes sont faciles à deviner : un teint sombre, des cheveux roux, une démarche bourrue ou une voix criarde portant à mes oreilles un accent tout à fait hilare ou incompréhensible.

Un brouhaha croissant monte de la rue derrière moi. Je redresse les épaules et pivote légèrement la tête, pour localiser plus précisément l’origine du bruit. Un sourire s’étire sur mes lèvres lorsque la réponse m’apparaît de façon évidente : un marché ! Je jette un dernier regard sur les gens en dessous de moi mais, comme il n’y a rien de passionnant dans cette avenue passante, je me lève et me dirige vers la source du bruit. Ce matin, marcher sur les toits pentus me semblait être un objectif inaccessible, dotant plus que la rosée avait transformée les tuiles en série de longues plaques glissantes comme du verglas. Mais je dois dire que je suis assez fière de moi désormais -peut être que le fait que les toits soient secs aide un peu- puisque je me déplace assez facilement par-dessus les maisons et les gens. Lentement mais sûrement. La vitesse, ça sera pour plus tard ! En m’installant au dessus de la rue d’où montent les voix, je m’attarde sur les raisons qui m’ont poussée à m’installer sur les toits. Je crois que mes exploits pour entrer par effraction chez Madame Cristen, la marchande de bonbons, ont réveillé en moi un désir de dépasser mes limites et les limites que nous impose le monde. Je suis une femme, je suis une héléo, je suis soumise aux lois et à la pesanteur … Et alors ? Les règles ne sont-elles pas fates pour être transgressées ? Un sourire satisfait éclaire mon visage, voilà ce que je veux faire de ma vie : dépasser les limites que nous impose le monde et les autres.

Alors que je m’assois en tailleur sur le rebord supérieur d’une fenêtre, j’explore des yeux la foule encore clairsemée qui coule entre les étalages. J’ai envie de faire une filature ! Voilà qui pourrait être intéressant ! Plus j’y pense et plus je me dis que devenir espionne ou voleuse m’irait à merveille ! Mais espionne inclurait de travailler pour ou contre la Couronne Héléo. Or, je refuse de me mettre à ses ordres mais j’aime bien trop mon pays pour comploter contre elle ! Non, disons alors que de petits boulots d’espionnage et de filature par ci par là feront l’affaire pour le moment. Pour l’instant présent, ce qui me manque, c’est une cible. Je me concentre sur les visages qui défilent en contrebas. Des pâles, des noirs, de nouveau des pâles, des pâles et encore des pâles. Décidément, je déteste cette ville ! Il y a bien trop peu de diversité ! J’aimerai voir un visage différent, héléo peut-être, liare même ! Au moins, la filature pourrait se révéler intéressante. Mais rien, niete, nada, le vide absolu de différence, sous moi ondule une marée d’hommes et de femmes vraiment trop … humaine justement. De nouveau, je me concentre pour ne pas faire attention aux tenues et ne regarder que les visages.

L’un d’entre eux m’interpelle soudain. Il est différent des autres. Féminin, fin, mais incontestablement pas celui d’une Namès. Cette peau halée n’est nullement celle d’un pèlerin ! A moins que cela soit une femme ascendante d’une autre confrérie mais reliée par le cœur aux Namès. Pff, ça serait vraiment trop dommage. Mais au moins, ça fait quelque chose que je ne sais pas, qui ne se voit pas au premier abord, et j’ai quelques heures devant moi pour tenter de trouver une réponse. Je me mets accroupie et regarde par où va la femme mince aux longs cheveux blancs et à la peau autre chose que très pâle que j’ai prise pour cible. Heureusement pour moi, elle a décidé de suivre la ligne des toits. Voilà qui me facilite la tâche et pour débuter, c’est une bonne chose. Je me mets à marcher tranquillement, observant ses moindres faits et gestes mais ils sont bien ordinaires pour le moment. Elle regarde, marche … Tout à coup elle tourne vers la droite, dans une rue opposée à là où je suis. Je regarde autour de moi mais la rue est si longue que je ne vois pas de moyen de passer de l’autre côté en marchant sur les tuiles. Il va falloir sauter ! Un sourire mi-figue mi-raison orne désormais mon visage. Ca passe ou ça casse de toute façon ! Je recule de quelques pas puis m’élance, me rapproche du bord, me rassemble et bondis. J’éclate de rire tandis que mes bottes me font voler au dessus de la rue. J’ignore si des visages se lèvent pour assister à mon exploit car je suis déjà concentrée sur autre chose : l’atterrissage. Comment est ce que je faire pour atterrir sans mourir sous le coup ? Je songe un instant à me faire pousser des ailes de glace mais de toute façon je ne saurais pas comment les utiliser. J’essaye comme je peux de mettre mes pieds en avant, de rentrer ma tête et de protéger mon cou avec mes mains tandis qu’une couche de glace aussi épaisse que mes compétences  me le permettent vient recouvrir ma colonne vertébrale et mon crâne. Ce n’est pas vraiment ce que j’appellerai une armure mais qui sait ? Ca me sauvera peut être la vie … Comme je m’y attendais, le contact avec le sol est très rude. Mes jambes toutes entières vibrent sous l’impact puis je m’écrase sur le toit avec quelques roulades et beaucoup de grâce. Sous le choc, la glace qui me protégeait explose, envoyant des éclats tout azimut.

Il me faut quelques secondes pour comprendre que c’est fini et quelques autres pour songer que je peux bouger. Je prends quelques inspirations puis, lorsque mon cœur et mes poumons se sont un peu calmés, j’appuie sur mes bras pour trouver une position assise. Le monde tourne un peu avant de se stabiliser. Je bouge prudemment la tête, douloureuse, puis mon dos, dans le même état. Je pense qu’il va me falloir quelques temps pour me remettre de mes cascades. Je prends une grande inspiration et me plie de douleur. On dirait qu’une lame me transperce de part en part. J’adopte une respiration plus courte et la douleur s’atténue. Il me faut quelques instants pour penser que j’ai sûrement une côte cassée. Je grimace et entreprend de chercher d’autres dégâts, notamment au niveau de mes membres. Mais à part des ecchymoses sur mes bras, je ne trouve rien d’affolant, comme si mes bottes avaient absorbés l’onde de choc et protéger mes jambes. J’entreprends de délasser un peu le corset de cuir de ma tenue pour éviter que la matière appuie sur ma cage thoracique. Bon, ça me fait un peu un décolleté pigeonnant mais je n’ai pas vraiment le choix ! Et puis ce n’est pas comme si j’étais grassement attribué par Dame Nature. Je n’ai pas grand-chose à montrer alors celle tenue un peu indécente sera suffisante. De toute façon, mon sac avec ma robe ample est à plusieurs pâtés de maisons d’ici et je ne peux plus emprunter la voie aérienne pour aujourd’hui. J’avise une échelle de secours et entreprends de descendre précautionneusement et aussi discrètement que me le permettent les marches grinçantes vers la ruelle sombre qu’a pris ma cible.

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MessageSujet: Re: Look where everybody is not Dim 19 Juil 2015 - 23:10

Aujourd'hui était jour de marché à Déoli, et comme à chaque fois depuis un bon mois, Ailse se présenta aux portes de la ville dès l'aube, cherchant à éviter la foule le plus possible. Elle avait pris l'habitude de se promener entre les étals, admirant les plus belles pièces exposées. Peut-être trouverait-elle aujourd'hui ce qu'elle cherchait. Et, ayant besoin de reconstituer certains de ses stocks – nourriture, flèches – elle avait décidé de vendre les peaux de ses proies. Rien d'extraordinaire, certes, mais elle tirait un bon prix des moins abîmées – réussir à toucher les yeux de ses proies était un avantage certain dans ce cas-là.

Et puis, peu importait à quel point elle aimait la solitude ou la vie dans la nature – qui pouvait devenir très désagréable après une semaine entière de pluie. Elle avait eu du mal à protéger ses affaires des dégâts, ces jours-là – de temps en temps, la compagnie de ses semblables, à défaut de celle des siens, était plus que nécessaire à sa santé mentale. Et affronter sa peur de temps à autre ne pouvait pas faire de mal – pas trop de mal, en tout cas. Sans parler de ne pas devenir une vraie sauvage, se tenant loin de toute civilisation avancée et de la compagnie des gens, inadaptée à la vie en ville ou aux usages des différents peuples.

C'est ainsi qu'Ailse se retrouva dans la rue marchande, encore très peu peuplée, progressant néanmoins en évitant tout contact physique superflu. Elle a aujourd'hui quitté sa tenue de chasse, remplacée par la robe de sa mère – qu'elle aimerait porter plus souvent, mais qui n'est ni pratique, ni abimable – ne gardant que ses bottes de cuir. Déoli n'était pas Saona, après tout, et mieux valait prévenir que guérir, non ? Se dit-elle, arrêtée quelques instants devant l'étal d'un joaillier. Même si elle n'avait aucune utilité pour les bijoux – ni, à vrai dire, aucun penchant – elle était capable de voir la beauté dans le travail de cet artisan.

Elle continua son chemin, ayant échangé ses propres marchandises un peu plus tôt à un tanneur – à l'écart pour éviter les inconvénients olfactifs de la profession – flânant, s'arrêtant ici et là, pour regarder ou pour acheter – son repas du jour, fruits et légumes principalement, Ailse fumant la viande en prévision de la suite de son voyage – essayant de prêter le moins d'attention possible à la foule croissante. Elle dépensa ce qui lui restait pour quelques flèches, les pointes en acier étant plus solides que les pointes durcies au feu de celles qu'elle taillait elle-même, puis, en ayant fini et ne souhaitant pas s'attarder – elle n'allait pas tenter sa chance, après tout, autant partir alors qu'il n'y avait pas beaucoup de monde – elle tourna sur sa droite.

Ailse ne connaissait pas vraiment la ville, mais cela ne la dérangeait pas plus que ça. Elle pouvait toujours se repérer au soleil, et son sens de l'orientation était tout à fait fiable, même si plus habitué à un environnement....naturel. Ainsi elle choisit d'explorer un peu plus la cité, se glissant dans les ruelles plus sombres, sa robe virevoltant avec ses mouvements vifs, son arc dans le dos, sa sacoche à la taille et sa dague prête à être dégainée. La fraîcheur et le calme de ces passages parallèles étaient les bienvenus pour la chasseresse – heureusement qu'elle n'habitait dans le désert ! - mais lorsqu'elle vit un éclat de glace tomber du ciel, sa méfiance reprit le dessus. Il ne faisait quand même pas si froid.

Elle accéléra l'allure, faisant flotter le bas de sa robe, juste assez pour dévoiler ses bottes. Elle se glissa dans un porche, dissimulée dans les ténèbres, et prit un instant pour réfléchir. Elle n'avait aucune idée de ce qui avait pu causer un éclat de glace à cet endroit, à cet instant, mais elle se doutait qu'il n'était pas apparu tout seul. Et si elle n'était pas suicidaire, elle était un poil curieuse. Cependant, si un être vivant avait provoqué ça – ce qui n'était pas à exclure, merci papa pour les histoires de la milice – elle devait être prudente. Etre discrète. Invisible. Et si cette chose était dans les parages, seule elle n'aurait aucune chance. Pas sur ce terrain, pas à cette distance. La meilleure possibilité était la fuite. La seule, en fait. Mais elle ne pouvait pas fuir sans être vu. Pour une fois, elle maudit sa peur de la foule. Se cacher parmi les habitants aurait été efficace. Mais elle devait trouver autre chose. Se rendre invisible. Et le bruit de pas qu'elle entendait approcher ne faisait qu'accentuer l'urgence de sa situation.

C'est au moment où elle ressortit de sa cachette qu'elle les vit. Au début, elle en fut effrayée, elle ne savait pas ce que c'était. Mais, en les observant de plus près, leur couleur jaune pâle lui indiqua la réponse. C'était la lumière. Enfin, des rayons de lumière, qui passaient autour d'elle – qui se réfléchissaient sur elle. Et si elle pouvait les voir, alors elle pouvait les toucher. Les bruits de pas se faisaient plus forts, l'être – quel qu'il soit – était presque sur elle. Dans quelques instants, il tournerait à l'angle du passage et la verrait. Seule et sans défenses. Du moins, c'est ce qui aurait du se passer. Car Ailse, jouant avec les rayons presque frénétiquement, venait de faire une découverte extrêmement intéressante. En courbant les rayons qui arrivaient sur son corps, elle pouvait effacer la zone ciblée de la vue. Donc si elle détournait la lumière de son corps entier....Oui ! Elle était invisible ! Souriante, et fière de sa découverte – l'utilité d'un tel sort était immense ! Même s'il semblait que la concentration et la quantité d'énergie nécessaire à son maintien étaient bien plus élevées que celles de ses flèches de Cioriel, ou pour ce qu'elle en savait, de son bouclier- elle s'avança, se préparant à surprendre la créature qui la suivait. Il ne saurait pas ce qui le frapperait, et quand il la verrait, ce serait déjà bien trop tard...

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MessageSujet: Re: Look where everybody is not Dim 26 Juil 2015 - 23:32

Je me pose précautionneusement sur le sol, me gardant bien de sauter pour ne pas secouer mes côtes abîmées. Ma respiration haletante trouble le silence de la ruelle. Je peste entre mes dents. Comment finir cette filature sans être repérée alors que je m’écrase avec de gros boum et respire comme un maorth enrhumé ? Je soupire et m’accroupis sur le sol. Je prends appui sur le mur pour soulager mon dos et réfléchi. Ma cible doit déjà etre loin désormais. Comment la rejoindre si je peux à peine marcher ? Alors que me creuse les méninges pour trouver une solution, je crée un minuscule lork’reïk de glace à partir de l’eau de ma gourde et contenu dans l’air environnant et l’envoie survoler dans la rue adjacente -assez haut pour espérer ne pas se faire voir- pour avoir une estimation de la distance qui me sépare de ma cible. Je respire calmement en attendant et tente de trouver quelque chose pour soigner mes côtes endolories. Seulement, je n’ai absolument rien sous la main et il n’y a pas grand-chose autour de moi non plus. Tant pis, je ne vois qu’une solution pour l’instant : une plaque de givre vient enserrer mon torse pour maintenir mes côtes en place. Je me lève et fais un pas pour tester son efficacité : marcher m’est moins pénible mais chaque inspiration amène tout de même son lot de souffrance. Je soupire mais je n’ai pas le temps de m’attrister bien longtemps sur mon sort. Le Lor’Reïk hurle dans la rue adjacente. Je m’accroupis par réflexe puis me concentre sur ses paroles chantantes, qui se succèdent si vite que je peine à les comprendre.

Ce que j’entends me surprend tellement que ma respiration s’accélère. Ma cible vient de disparaître. Non pas qu’elle vient de rentrer dans une maison ou tourner à l’angle d’une rue, non. Il semblerait qu’elle m’ait repéré et la voilà désormais qui m’attende, invisible, dans la rue. Quoi que, je ne sais pas si elle m’attend. Elle pourrait aussi bien être en train de fuir ou de marcher vers moi. Mon cerveau tourne à toute allure. Je n’ai pas le temps de m’attarder sur l’échec de ma filature pour le moment mais j’y reviendrais bien assez tôt. Réfléchis Win, réfléchis ! Je mets deux doigts sur mes tempes pour me concentrer malgré la douleur. Il faut que je disparaisse au cas où elle viendrait vers moi. Je suis loin de connaître l’étendue des Vérités de Madelle mais cela m’étonnerai que quelqu’un capable d’invisibilité soit une simple fillette innocente. Je regarde autour de moi et avise une fenêtre au large rebord au dessus de moi. Je m’avance au milieu de la rue, ploie les genoux et m’élance vers le rebord avec mes chausses magiques. L’atterrissage, bien qu’étonnamment réussi, me coupe le souffle et je dois me faire violence pour ignorer la douleur et voir à travers les larmes qui coulent désormais à verse sur mes joues tant le mal qui irradie dans mon thorax est fort. Ma respiration se fait sifflante. Je tente de me calmer en m’asseyant puis confortablement le long de la vitre. Désormais, je n’ai plus qu’à attendre. Deux nouveaux lor’reïk apparaissent dans les airs : l’un patrouillant la rue en dessous de moi, les deux autres cherchant à savoir si ma cible s’est enfuie.

Je sens mon énergie diminuer au fur et à mesure que mes créations s’éloignent de moi et je me maudis de n’avoir pas pris un en-cas avec moi. Pourquoi ai-je laissé ce merveilleux festin d’algues séchés au fond de mon sac ? J’aurais dû savoir pourtant que je finirais forcément par utiliser ma Vérité ! Je me sens si bête que j’ai envie de me gifler. Mais étrangement, je doute que cela améliore mon état. Je soupire une fois de plus et réfléchi à mon état. Quelque part, cette baisse d’énergie me remotive car je viens de comprendre une chose : personne n’est invincible et chaque Vérité demande son lot d’énergie. Je me demande combien de temps quelqu’un peut se maintenir invisible mais cela m’étonnerait que cela dure plus de quelques minutes ! Rien que de maintenir trois statues miniatures loin de moi me vide alors faire disparaître son corps !

Je souffle et la douleur me ramène bien vite à la réalité. Il faut que je me prépare à me défendre puisque je ne sais pas si la personne que j’ai prise en filature est du genre à zigouiller ceux qui se mêlent de sa vie ou pas. Je sers les dents pour retenir un gémissement de douleur alors que je change de position pour mieux voir ce qui se trouve en dessous de moi. Sauf que je n’ai absolument pas d’idées et à part tirer mes deux dagues d’opaline cacher dans mes bottes, Vanwashia et Terrashia, je ne peux pas faire grand-chose. Mais je les laisse dans leur fourreau car je doute que, sorties, elles soient d’une quelconque utilité pour le moment. Qui sait quel genre d’acrobaties je vais encore devoir fournir ? Déjà que je ne sais pas atterrir en m’occupant de moi alors si je dois en plus faire attention de ne pas me planter dans mes propres dagues c’est l’échec assuré ! Je me pose alors une question, et si la personne s’est enfuie, comment vais-je pouvoir la poursuivre ? Avec un Seffronh sautant de toit en toit ? Moui, ça peut être une bonne idée. Et si elle est en bas ? Et bien … de toute façon nous ne devrions pas tarder à le savoir puisque cela fait sûrement au moins une ou plusieurs minutes qu’elle a disparu.


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