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Le village sinistré [PV Azée]

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MessageSujet: Le village sinistré [PV Azée] Dim 10 Mai 2015 - 19:30

24 Ravrök 1245



- "Frederick, on est bientôt arrivé ? Et pourquoi c’est à nous de se déplacer ?"

Elend trainait des pieds dans le sable essayant de suivre la cadence de l’homme qui menait la marche.  Cela faisait deux heures que lui et son groupe marchaient dans le désert, la chaleur, la soif et la fatigue commençait à se faire sentir et plusieurs murmures vinrent appuyer sa plainte.  L’homme en tête soupira puis se retourna pour faire face aux personnes qui l’accompagnaient. Il était plus grand qu’Elend et possédait une chevelure à la couleur ambrée, d’un simple regard les chuchotements s’étouffèrent.  Malgré ses traits fins qui rendaient son visage très doux, Frédérick avait toujours su imposer le respect chez les autres, il se dégageait de lui une certaine aura d’autorité. En y ajoutant son esprit altruiste et ses pouvoirs de guérison, il avait rapidement grimpé les échelons jusqu’à arriver à la tête d’une des unités médicales mobiles de Karnes. Même s’il ne l’avouerait jamais, Elend admirait son frère pour sa droiture d’esprit qui n’avait rien à envier aux plus grands héros des légendes qu’on leurs contaient quand ils étaient encore enfants. Celui-ci posa son regard sur Elend et lui répondit d’un air amusé

-" Tu te plains après à peine quelques heures de marches ? Ce n’est pas toi qui voulais partir à l’aventure dès que tu en aurais l’occasion ? Surtout que je t’ai proposé de m’accompagner parce que je croyais que cela te ferait plaisir. Quant à pourquoi se déplacer…" Son air devint beaucoup plus sévère. "Un des villages voisin a été attaqué par un ver géant, en plein jour qui plus est ! Par chance, ils ont réussi à faire fuir la créature cependant il y a eu énormément de blessés et ils ont besoin de soins en ce moment même ! Alors, si vous êtes trop fatigué pour aller secourir ces pauvres gens, je vous invite à rentrer directement à Karnès !"

Elend baissa la tête, honteux, Frederick lui avait fait un résumé de la situation et pourtant il n’avait pensé qu’à lui… Le discours n’avait pas seulement calmé Elend, les autres membres du groupe semblaient tout aussi gênés par leur propre égoïsme. Frederick les observa un moment, il n’aimait pas sermonner les gens, ce n’était pas son travail et il n’était pas le mieux placé pour le faire. Quand il estima qu’ils s’étaient calmés, il leurs fît signe d’avancer et reprit la route de plus bel.

Ils mirent une heure de plus pour arriver à destination, l’endroit d’où était sorti le ver géant était encore visible ressemblant à immense creux imprimé dans le sable. Elend se rendit vite compte de la situation, des dizaines de personnes avaient été allongés à l’ombre d’un immense rocher, il n’avait même pas besoin de s’approcher pour remarquer qu’ils manquaient des membres à certains des blessés. Il ferma les yeux très forts comme si cela allait pouvoir effacer les horreurs qui s’étalaient devant lui. Ce fût encore pire, il entendait encore les cris de souffrances des victimes, les pleurs des femmes et des enfants, le brouhaha qu’engendrait toute cette panique. Une main se posa sur son épaule ce qui eut pour effet de le calmer. Quand il rouvrit ses yeux son frère se tenait à ses côtés, il lui sourit, le message était clair : il n’y avait plus de raisons de s’inquiéter, il allait prendre la situation en main. Frederick commença à se diriger vers le lieu où les sinistrés avaient été placés, mais Elend le retint par la manche de sa robe. Celui-ci le fixa surpris puis son regard s’adoucit comprenant ce qui turlupinait son frère. De sa main libre, il vint lui caresser la tête et ajouta


- "Oui, je sais que tu ne peux pas utiliser ta Vérité pour les soigner… Mais si tu veux  vraiment les aider, essaye de te renseigner sur ce qui s’est passée ici, les vers des sables ne sortent pas en plein jour pour rien…"


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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Jeu 14 Mai 2015 - 20:54






Le Village Sinistré


Feat Elend Reyes
Date : 25 Ravrök 1245





[HRP : Désolée pour toi; ce n'est vraiment pas la date idéale pour faire ami-ami avec Azée.]

J'étais toujours blessée de quelques cicatrices et d'une profonde blessure sur le flanc gauche. Je guérissais et j'avais pu reprendre la chasse mais je me sentais atrocement seule. J'avais toujours Mila mais la mort de Cassy était remontée à quelques jours. J'aurais peut-être dû rester avec ce garçon qui m'avait sauvé la vie. Je serrais les poings, hargneuse et surtout remplis de haine envers l'assassin qui avait assassiné ma mentor. Ma louve se pressait contre moi pour me réconforter et nous reprîmes la route. Nous nous trouvions dans le désert de la patience tandis que je traquais un vers géant. Mes deux dagues n'étaient pas vraiment ce qu'il y avait de plus approprié mais c'était un cadeau de Cassy et je les gardais précieusement. Je marchais dans le sable, en me fichant complètement de la douleur lancinante dans mes jambes à bout de forces. Il fallait que je me repose et surtout que je boive, c'est pourquoi je pris ma gourde et bu un peu en donnant le reste à Mila.
Je m'approchais des blessés et remarquais un jeune garçon et sûrement son grand frère vu qu'ils avaient des traits en commun. Ils n'étaient pas les seuls sains et sauf mais je n'étais concentrée que sur eux. La jalousie m'envahissait. J'avais tout perdu moi, ma famille entière, ma mentor, la seule qui m'avait sauvé, recueilli, tout apprit... Je le détestais instinctivement car il avait ce que je n'avais plus. Je savais que j'étais irraisonnée et que tous ceux que j'avais pu aimer auraient voulu que je ne réagisse pas ainsi. Mais c'était au-dessus de mes forces. J'avais perdu la dernière personne qui me restait il y avait à peine une semaine. Tous ceux qui m'avaient un jour aimé étaient morts. Ils ne me restaient que Mila.
Celle-ci me mordilla la main pour que je réagisse. J'avais par bonheur gardé un visage indifférent. Je savais qu'il restait encore une lueur dans mes yeux, alimentée non plus par le bonheur ou l'amour mais par la haine. Une fois que cette haine s'éteindrait, mon regard serait totalement vide...
Je m'avançais parmi les blesser et interrogeait sèchement certaines personnes pour récupérer des informations sur ce vers comme ses habitudes que je devinais et d'autres choses assez intéressantes. Une des personnes chercha de la compassion malgré mon jeune âge ce que je ne lui offris absolument pas. Tout ce que je pus dire, avec hargne, c'était cela :
<Estime-toi heureux. Au moins tu es encore en vie et tu as de la famille!>
Je parlais bien évidemment de l'enfant qui se trouvait à ses côtés, auquel je lançais un regard attendri. Je n'avais pas perdu mon cœur mais je voulais réellement le perdre. Ça ne servait qu'à me faire souffrir et à me détourner de mes objectifs. C'était ce que je croyais pour l'instant, aveuglée par la tristesse et la rage. La raison m'avait totalement abandonnée, plus faible que mes sentiments. Pourquoi ses gens se plaignaient-ils après tout? Ils ne ressentaient que de la douleur physique. Ce n'était absolument rien. Ils avaient perdu un membre? Et alors? Ils apprendraient à vivre avec!
Au plus profond de moi, tout me criait que j'étais horrible et que ce que je disais n'avait jamais été dans mon caractère. Au fond de moi je regrettais sincèrement mes pensées et j'étais malheureuse pour tous ces pauvres gens. J'avais de la compassion et j'étais là pour les aider après tout. Je repoussais vivement tout ça avant que la tristesse n'envahisse mon air indifférent. Je devais perdre cette partie de moi si gentille et attentionnée. Je ne méritais pas d'être ainsi, je ne pouvais donner espoirs aux gens qu'ils pourraient m'aimer. Je ne voulais pas les voir mourir autour de moi. Je devais absolument les repousser et les obliger à me haïr. Je ne méritais aucune compassion. Je n'avais pas pu sauver Cassy. Je n'avais pas pu sauver mes parents ni ma sœur.
Je me rendais compte que j'avais réussi à écouter les gens en restant dans mes pensées. Je m'en allais, jetant un regard venimeux au premier jeune homme que j'avais vu. Je passais devant lui sans même lui adresser la parole tandis que Mila me suivait la queue basse. Je savais que je la faisais souffrir et je m'en voulais. Je m'éloignais du camp. Je m'éloignais de tout et je me cachais entre quelques rochers. La nuit tomberait bientôt et j'avais besoin d'être seule. Du moins, seule avec Mila. J'éclatais en sanglots, n'ayant pas fait attention au fait qu'il était possible que l'on me suive. J'avais fait très mauvaise impression alors qu'est-ce que l'on pouvait bien me vouloir? Personne ne viendrait me voir. Mila vint contre moi et je la serrais dans mes bras tandis qu'elle léchait mes larmes. J'enfouis ma tête dans sa fourrure et pleurais à grand sanglot. L'envie de hurler me démangeait tant je souffrais mais je n'en fis rien. Même si j'étais assez éloignée, on pourrait toujours m'attendre. Je séchais rapidement mes larmes quand Mila eut un mouvement de l'oreille qui me fit comprendre que nous n'étions pas que toutes les deux. Je lançais avec très mauvaise humeur :
<Qu'est-ce que tu me veux? N'as-tu pas mieux à faire que de venir me rejoindre? Je n'ai pas besoin de compagnie et je refuse tout aide pour mon travail. Fiche le camp je suis armée.>
Je ne savais pas vraiment à qui je venais de cracher mes mots, mais j'avais déjà activé le mécanisme qui décrochait mes dagues de mes poignets et qui les laissait glisser dans mes mains. J'aurais très bien pu sauter sur cette personne et lui faire une frayeur telle qu'il ou elle ne reviendrait jamais. Oui je refusais de tuer qui que ce soit. De toute manière, j'étais trop fatiguée que ce soit physiquement ou mentalement. Je devais me reposer un peu. Mais je n'étais pas sociable et je rejetais les gens en boucle. Je les blessais pour qu'ils me laissent tranquille et ne me donne aucune pitié. Juste de la haine puisque je ne méritais rien d'autre. La présence de Mila me calma un peu.
Je vis à son air détendu qu'il n'y avait qu'une seule personne et que celle-ci n'était pas agressive. Je n'avais strictement aucune idée de ce que l'on me voulait mais j'aurais aimé attendre la nuit en paix pour tuer ce monstre.




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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Mar 19 Mai 2015 - 14:40

Elend soupira, il avait déjà interrogé une dizaine de villageois et il n’avait obtenue aucune information utile au sujet de l’attaque du ver géant. A croire que tout ceci résultait d’une énorme malchance… Il jeta à nouveau un coup d’œil vers les blessés, leurs plaies et leurs plaintes lui semblaient déjà beaucoup moins dures à supporter comme s’il s’était déjà adapté à l’horreur ambiante. Etait-ce normale de s’y faire aussi vite ? Peut-être que le problème venait de lui… Il secoua vivement la tête afin de faire disparaitre cette idée qui commençait à le ronger. L’heure n’était pas à s’inquiéter sur son sort, mais à trouver une réponse sur ces évènements. Il interpella à nouveau un des rescapés, Frederick comptait sur lui et il ne voulait pas le décevoir.

Encore une fois, les dires de l’homme n’apportèrent rien de plus à l’histoire. Elend commençait à désespérer pourquoi avait-il à faire ça ? Il regarda ce que faisait les autres membres du groupe et les vit s’afférer à trier les sinistrés selon la gravité de leurs blessures afin de les soigner plus efficacement. Ce ne fut pas la première fois qu’il souhaita avoir un pouvoir de guérison mais cette fois-ci ce n’était pas pour se sentir normal, il avait accepté sa différence depuis longtemps. Il voulait juste se rendre utile, ses pouvoirs de suggestion ne servaient à rien dans ce genre de cas, il ne pouvait que regarder ces pauvres gens souffrir…  Il serra les dents,  frustré par son incapacité à agir, il devait bien pouvoir faire quelque chose de concret pour les aider !

Soudain il l’aperçut, une liare accompagnée d’une louve traversant les restes du village. Il l’observa, c’était la première fois qu’il en voyait une, dans les histoires ils étaient décrit comme des démons sanguinaires et belliqueux. Pourtant celle-ci ne semblait même pas porter d’importances aux personnes qui l’entouraient. Ce qui perturbait le plus Elend était ces cornes qui dépassaient de sa chevelure rougeoyante, il avait toujours cru que c’était un détail, une légende qu’on racontait telle une personnification de leurs personnalités profondément mauvaises. Elle passa devant lui, le fusillant du regard qu’il ne comprit pas vraiment, se connaissaient-ils ? Et si c’était le cas, qu’avait-il fait pour mériter un tel traitement de sa part ? Il la regarda s’en aller avec curiosité, normalement les liares étaient censés rester cloitrer dans la vallée des Âmes grâce à la protection des Arveles, en croiser une dans le désert de la Patience était exceptionnel, voir suspect.  C’était quand même une sacrée coïncidence que le jour d’une attaque de ver de sable, une liare apparaisse comme par magie dans le village sinistré. Il décida de la filer utilisant son pouvoir sur elle et son animal afin d’éviter de se faire remarquer.

Il allait bientôt faire nuit et ils venaient de quitter le village, Elend commençait à se demander si la suivre avait été une bonne idée. Elle s’arrêta près de quelques rochers et s’y installa se recroquevillant sur sa louve. N’arrivant pas à voir ce qu’elle manigançait, Elend se rapprocha de la liare si elle préparait un mauvais coup il devait le savoir. La scène auquel il assista le marqua, elle pleurait,  elle pleurait toutes les larmes de son corps. Il avait du mal à en croire ses yeux, les liares étaient censés être des  créatures sans cœur… Pourtant elle était là en face de lui, les yeux humides et les larmes perlant le long de ses joues. Elend détourna le regard gêné d’avoir assisté à un moment aussi intime, de plus il se sentait honteux d’avoir suspecté la jeune femme seulement à cause de son origine. Lui-même savait ce qu’on pouvait ressentir quand on était différent des autres…  Il éprouva de la sympathie envers elle, au final elle n’était pas aussi différente que lui quoiqu’elle semblait beaucoup plus bouleversé. Perdu dans ses pensées, il avait un peu relâché la pression qu’il exerçait sur le duo. Ce fut suffisant pour que la louve le repère et l’indique à sa maitresse, celle-ci réagi au quart de tour, le menaçant et sortant les armes.

Elend ne bougea pas, gardant une distance de sécurité avec la liare se laissant une opportunité de fuir si les choses s’envenimaient. Heureusement, elle ne l’attaqua pas et se détendit néanmoins elle ne semblait pas non plus enclin à lui parler. Il soupira, si seulement il avait une capacité permettant de gagner facilement la confiance de quelqu’un. Il leva les mains en l’air pour montrer qu’il n’avait aucune arme et se rapprocha un peu. Il s’arrêta lorsque la louve grogna comprenant que faire un pas de plus serait considéré comme une menace. La jeune femme n’avait toujours pas dit un mot, il décida d’engager la conversation
.

- " Salut, je m’appelle Elend. Je voulais juste savoir pourquoi tu t’étais autant éloigné du village ? Il va bientôt faire nuit et c’est assez dangereux dehors, les vers géants tout ça… " Ne voyant aucune réaction de sa part, il changea de sujet. " Sinon sympa ta louve, elle a un nom ? "

Elend jura intérieurement, était-il si asociale qu’il n’arrivait pas à entamer une conversation normale avec quelqu’un ? La liare semblait impassible, rien à voir avec la fille sanglotant qu’il avait aperçu auparavant… Elle semblait s’être enfermée dans une carapace pour se protéger de lui. Il prit cela pour un défi et s’assis à quelques mètres de la jeune fille à corne.

- " Qu’est-ce que tu fais là ? Le désert de la Patience c’est pas vraiment le lieu touristique le plus prisé… surtout pour les liares. Tu cherches quelqu’un peut-être… "


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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Jeu 21 Mai 2015 - 19:01






Le Village Sinistré


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Je dévisageais le jeune homme qui s'approchait de moi. Mila ne grognait plus ce qui était bon signe mais je gardais les armes à la main en cas de danger. Il s'assit à quelques mètres de moi et je remarquais qu'il gardait un moyen de fuir. Si je n'avais pas été en aussi piteux états morales, - bien que ce moral allait justement d'un côté faible et malheureux à un côté fort mais assez lâche pour fuir la douleur et haïr tout le monde - je lui aurais ris au nez. J'avais appris à lancer le couteau grâce à Cassy et je m'y étais durement entraînée, j'étais bien loin d'être une débutante en ce qui concernait le combat. De plus, Mila pouvait aisément le distancer et le plaquer au sol, voir le déchiqueter sans qu'il ne comprenne la situation. Il entama la conversation :
<Salut, je m’appelle Elend. Je voulais juste savoir pourquoi tu t’étais autant éloigné du village ? Il va bientôt faire nuit et c’est assez dangereux dehors, les vers géants tout ça…>
Ce Elend était-il stupide. Je lui lançais un sourire mauvais. Non seulement il avait l'air de vouloir faire les présentations ce que je ne ferais pas et en plus, il me questionnait. De quel droit restait-il ici? Près de moi? Alors que j'avais tout pour le repousser? Que ce soit mes cornes ou bien mon attitude. Il me fit remarquer qu'il allait bientôt faire nuit. Je ne réagis pas, légèrement agacée qu'il ne comprenne pas que les pénibles interrogations de la journée prouvait que j'étais une chasseuse de monstres. Ne me voyant pas réagir, il poursuivit, jugeant bon de continuer :
<Sinon sympa ta louve, elle a un nom?>
Je levais un sourcil en me demandant à quoi il jouait. Voulait-il vraiment sympathisé? Pourquoi ce préoccupait-il de moi? J'étais persuadée qu'il m'avait vu pleurer et ça, oh ce que ça pouvait m'agacer. Je ne répondis rien, baissais le sourcil et reprit une apparence totalement indifférente comme tout le long de son monologue. Mais Elend reprit encore une fois la parole et je levais les yeux au ciel pendant qu'il parlait, à ma plus grande exaspération.
<Qu’est-ce que tu fais là ? Le désert de la Patience c’est pas vraiment le lieu touristique le plus prisé… surtout pour les liares. Tu cherches quelqu’un peut-être…>
Je soupirais, totalement exaspérée. Je ne lui montrais en rien la douleur aigu qui me transperçait le cœur au moment de sa dernière phrase. De mon caractère si lâche, j'avais tendance à transformer immédiatement ma douleur en rage intense lorsque je n'étais pas seule avec Mila. Et apparemment, il prenait mon mutisme pour une invitation à parler ce qui me donna une immense envie de le torturer à le faire hurler. Sa douleur physique n'atteindrait jamais ma douleur morale. La douleur physique n'est qu'une poussière face à la douleur morale.
Mila me jeta un coup d'œil pour m'indiquer qu'il attendait des réponses et qu'il n'allait pas partir de si tôt! Très bien. J'allais lui répondre. Il songerait peut être enfin à me laisser tranquille. De toute manière, s'il s'y refusait je le ferais fuir... Ou je l'assassinerais si lui faire peur ne changeais rien. Un autre pigment de douleur au cœur à la pensée d'un assassinat. La scène me revint fortement en mémoire mais je restais immobile, avec un air indifférent et le regard mauvais qui ne laissait passer aucun autre sentiment. J'étais trop habituée à cacher tout ça aux gens. Le pire était que je savais que je ne serais jamais capable de l'assassiner. En tout cas pas maintenant. Ça me ferait trop de mal, même si tout ça je me refusais à me l'avouer, et je savais ce que les gens autour de lui endurerait puisque c'était désormais mon quotidien. Oh oui je ne l'avais que trop vécu. Surtout que qu'il avait un frère... encore en vie... J'avais envie de le frapper avec force. Non seulement j'avais de la compassion pour son entourage mais en plus je l'enviais. Ma haine augmenta encore un peu et je savais que Mila voyait mon orage d'un rouge agressif. Surtout quand elle cligna des yeux à plusieurs reprises et arrêta de me regarder.
Je dis à Elend avec un ton venimeux pour essayer de lui faire comprendre que je ne voulais pas de lui et que je n'étais guère encline à faire ami-ami avec quiconque!
<Je m'appelle Azée, je suis une liare en effet mais je me contrefiche que les autres se cachent, du fait que je ne devrais pas être là mais ailleurs. Cette louve s'appelle Mila et elle est mon acolyte. Ta distance ridicule ne m'empêcherait en rien de te tuer. Oh ça non! Je pourrais te réduire en charpie dans la seconde et te faire souffrir sans que tu ne puisses réagir. (Allait-il enfin prendre peur ou me trouver trop cruelle et atroce pour s'en aller? Je l'espérais. Sa proximité me perturbait et je savais sans me l'avouer que si je le repoussais c'était parce que je ne voulais plus m'attacher pour ne plus souffrir.) Je ne suis pas ici en touriste! Oh non loin de là. Je suis chasseuse de monstre au cas où tu ne l'aurais pas compris bien que je sois persuadée que tu m'espionnes depuis un bon moment. Je pense aussi que tu en as vu bien plus que tu aurais dû en voir!crachais-je. (Non je n'admettrais jamais que je ne l'avais pas remarquer jusque là. Et je voulais par ces mots lui faire comprendre que la scène qu'il avait vu, il avait intérêt à garder ça pour lui, voir même surtout à l'oublier à moins que je ne lui fasse la peau. Je repris avant qu'il ne puisse piper mot et lui lançait un regard qui l'aurait tuer une centaine de fois s'il l'avait pu.)En revanche, si je suis si loin c'est parce que j'attend la nuit. Comme tu dois désormais le comprendre je vais tuer ce vers géant, sauver ce maudit village et m'en aller loin à la recherche d'autres monstres ravageurs. Alors maintenant si tu voulais bien me laisser tranquille et t'en aller hmm.... à des milliers de kilomètres de moi ça m'arrangerais! Oh oui tu me serais d'une grande aide!>
Je n'avais pas hausser le ton et Mila posa sa tête sur mes genoux. Je lui jetais un regard noir pour lui faire comprendre qu'elle ne devait en rien montrer que j'avais de la peine à rejeter les gens malgré que ça me faisait du bien de leur cracher ma douleur à la figure d'une façon ou d'une autre. Elle montrait simplement que ce que je disais n'était que dû à ma douleur. Après tout, pourquoi est-ce que je m'encombrerais de quelqu'un? C'est vrai quoi? Tout ceux qui m'approchait mourrait... Je sentis les larmes monter mais je les retins sans peine. Il en était hors de question. J'avais bien assez pleurer. Je lui dit d'une voix dure mais un peu basse à mon goût, me maudissant donc :
<Si tu restes auprès de moi... tu mourras. Fais ce que tu veux.>
Oh ça je me fichais bien qu'il le prenne comme une menace ou non. Je me fichais bien qu'il ne comprenne pas que je n'allais pas le tuer. Si il croyais que mes poignards lui feraient perdre la vie alors, pour mon plus grand bonheur, il s'éloignerait peut être en me prenant pour un démon, une sale petite garce sans cœur comme le montrait si bien ma race. Ma race... Cela sonnait faux. J'avais perdu ma famille, j'avais vécu avec une humaine et une louve. Est-ce que j'appartenais à une race en particulier? Non. Je n'appartenais à rien ni personne.
Je m'en voulais encore un peu de le prendre pour un idiot mais je m'imposais une claque mentale. Qu'est-ce qui me prenait? Je me faisais simplement pitié à moi-même. Un léger grondement de Mila me fit comprendre qu'elle refusait que je perde tout sentiment pour rejeter les autres et m'enfermer dans la haine et dans ma quête de retrouver l'assassin de Cassy. Je me mis à soutenir son regard pour lui faire comprendre que j'avais en effet capter le sens de son grognement mais que je n'allais pas le faire comme elle l'entendait.
J'étais à peu près sûre qu'Elend ne comprenait pas nos échanges. Mais je vivais avec cette jeune louve depuis un bon moment et je la connaissais mieux que je ne me connaissais et vis versa.





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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Mer 10 Juin 2015 - 16:40

Elend pencha sa tête sur le côté afin d’appuyer son incompréhension quand elle commença à le menacer. Ce n’était pas du tout logique, si elle voulait vraiment le tuer, elle aurait dû l’attaquer dès le début et non le laisser s’approcher. De plus, il ne se sentait nullement en danger auprès d’elle et malgré les regards mauvais qu’elle lui lançait, il était persuadé qu’elle n’agirait pas. Et dans le pire des cas, il pouvait toujours utiliser sa Vérité. Enfin il y avait du bon à tirer de cette conversation, il avait appris le nom de la liare, Azée, et de son animale qu’elle avait nommé Mila. Au final, il était content d’avoir réussis, un tant soit peu à lui délier la langue même si la plupart de ses propos pouvaient se résumer en menace de mort à l’encontre de sa personne. Fière de cette petite victoire, il continua à écouter et prêta une attention particulière à ce que la jeune liare disait.

Donc comme ça, elle était chasseuse de monstre pourtant elle semblait bien plus jeune que lui. Après il ne connaissait quasiment rien en ce qui concernait les Liares que ça soit leurs cultures ou leurs métabolismes, peut-être avaient-ils une croissance plus lente que les humains et de ce fait qu’Azée malgré son air juvénile soit bien plus vieille et expérimentée qu’il ne puisse croire ? Après réflexion, son métier expliquait les couteaux et même Mila, dont elle devait surement s’en servir comme une sorte de chien de chasse… Et peut-être aussi son caractère de cochon ! Il essaya de la jauger, sans réussite, il n’avait jamais compris la différence entre le bon et le mauvais chasseur pourtant des inconnus avaient essayé de lui expliquer un jour...

Il haussa un sourcil quand elle annonça qu’elle l’avait remarqué depuis un moment, c’était quasiment impossible surtout en sachant qu’il avait utilisé son pouvoir sur elle. De plus, si tout cela était vrai pourquoi avoir délibérément exposé sa nature fragile qu’elle s’efforçait de cacher depuis tout à l’heure ? Il y avait de grandes chances qu’elle bluffait mais dans quel but ? Il ne lui avait montré aucun signe d’animosité contrairement à elle, Frederick ne cessait de répéter quand étant bon avec son prochain celui-ci le sera aussi en retour... Il s’apprêta à rétorquer mais elle ne lui laissa pas le temps enchainant sur le fait qu’elle était là pour chasser le ver géant ayant attaqué le village et qu’il n’était pas le bienvenue dans sa quête, toujours en agrémentant ses phrases de regards glaçant qui en disaient long sur ce qu’elle pensait d’Elend.

Il soupira, elle n’avait vraiment pas l’air de vouloir de lui ici pourtant plusieurs questions venaient lui brûler les lèvres. Il voulait tout savoir sur eux, sur leurs cultures et leur Histoire, eux aussi devaient avoir des récits contant les aventures héroïques  de figures emblématiques de leur peuple. Il mourrait d’envie qu’elle lui en raconte quelques-unes cependant elle ne semblait pas enclin à discuter avec lui et encore moins à vouloir déblatérer sur des sujets qui devaient lui sembler futiles. Pendant un moment, il songea à rebrousser chemin, elle avait clos la conversation et avait exprimé son envie d’être seule. Il ne le fit pas pour une bonne raison,  même si c’était une liare, cette fille allait affronter le monstre qui avait attaqué le village, en pleine nuit qui  plus est, il ne pouvait décemment pas la laisser y aller seule !


" Si tu restes auprès de moi... tu mourras. Fais ce que tu veux. "

Tel un murmure, ses mots atteignirent son oreille et ce fût le déclic, la situation de la jeune femme lui sembla limpide comme de l’eau de roche. Toutes ces réflexions acerbes n’avaient qu’un unique but, le faire s’éloigner d’elle, une comédie qui avait pour but de le protéger. Mais de quoi ? Peut-être d’elle, peut-être pensait-elle qu’elle attirait la mort sur les gens qui l’entouraient ? Elend ne pouvait s’imaginer quels évènements pouvaient pousser une personne à penser de la sorte et de toute façon, il n’avait aucune envie de le savoir. Il était sûr d’une chose, Azée n’était pas dangereuse et malgré son attitude solitaire, elle avait besoin d’aide. Une aide qui ne nécessitait pas de pouvoir  de soin et qu’il pouvait lui fournir. Il se leva puis avança pour arriver à son niveau puis s’arrêta afin de chercher les bons mots.


" Les gens meurent… techniquement c’est ce qui nous rend tous égaux. On a beau prier, se battre comme des forcenés au final Uraang nous attrapera toujours. Je ne vais pas oser te dire que je comprends ce que tu ressens, ce serait mentir. Enfin tout ça pour te dire que je ne crois pas que je deviendrais immortel si je m’éloignais le plus possible de toi et que je compte bien t’assister pour cette chasse aux monstres. Je te préviens, j’ai pas l’intention mourir de sitôt !  "

Fier de sa tirade, il lança un immense sourire dans la direction de la Liare espérant de l’avoir convaincu et d’avoir gagné un tant soit peu sa confiance. La nuit s’annonçait longue et difficile, Elend tira de sa sacoche quelques morceaux de viande séchée qu’il mangea tranquillement, il en tendit une poignée à Azée afin de lui montrer sa bonne foi.  
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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Mer 1 Juil 2015 - 21:39






Le Village Sinistré


Feat Elend Reyes
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Je le regardais réfléchir. Il comprenait au fur et à mesure. Surtout après mon murmure. Je voyais une lueur s'allumer dans son regard. Il comprenait petit à petit. Mais je ne le voulais pas! Oh non! Je le refusais! Allait-il me questionner? Sur quoi d'abord? Mon passé? Je n'avais guère envie d'en parler. Mes origines? Je ne connaissais même pas le nom d'un seul dieu! J'avais été élevé assez étrangement pour les autres. Mais Cassy ne savait que des rumeurs et elle préférait ne pas m'apprendre de bêtises.
Il réfléchissait, il assimilait tout j'en étais sûre. Il était bien trop intelligent à mon goût. Quand allait-il s'en aller? Je ne voulais pas de lui ici! Surtout pas! A part me gêner, il ne ferait rien de plus! Mes mains se serraient et se desseraient autour du manche de mes dagues, avec énergies.
Mila redressait les oreilles. Mes interrogations avaient dû modifier la couleur de mon aura et elle avait l'air de se sentir un petit peu moins inquiète. Mais ça ne dura que peu de temps et elle reprit vite sa petite mine triste. Je la serrais contre moi et déposais un délicat baiser entre ses deux délicates oreilles. Elle me lécha doucement la main en guise de réconfort et je la gardais contre moi malgré la chaleur qu'il faisait encore, bien que la nuit tombait petit à petit. Je me concentrais de nouveau sur Eilen, il ne mit pas temps de temps que ça a reprendre mais mes inquiétudes eurent le temps de faire surface. Allait-il m'interroger sur la cause de mon attitude? Et puis quoi encore? J'avais une attitude normale! Je n'avais pas besoin d'aide et je ne ressentais pas le besoin d'en parler! Au contraire... Enfin... Seulement à Mila.
Alors que les souvenirs de la mort de Sara et de Cassy ressurgissaient vivement, Eilen interrompit mon flot de pensée. La magie cicatrice qui avait essayé de se former s'était déjà rouverte et encore plus profondément. Je retenais mes larmes et ne montrais rien mais les paroles qu'il dit me blessèrent encore plus. Enfin, surtout les deux dernières phrases et le mouvement de mes mains autour de mes poignards s'accentuèrent tout comme mon stress et la plupart de mes sentiments.
«Les gens meurent… techniquement c’est ce qui nous rend tous égaux. On a beau prier, se battre comme des forcenés au final Uraang nous attrapera toujours. Je ne vais pas oser te dire que je comprends ce que tu ressens, ce serait mentir. Enfin tout ça pour te dire que je ne crois pas que je deviendrais immortel si je m’éloignais le plus possible de toi et que je compte bien t’assister pour cette chasse aux monstres. Je te préviens, j’ai pas l’intention mourir de sitôt !»
Il m'offrit un immense sourire, comme s'il était fier. Il sortit ensuite de la viande qu'il me tendit. Cette fois-ci, la lâcheté dont je faisais preuve en transformant ma douleur en haine ne put procéder à la conversion. La haine diminua et le sérieux et la douleur prirent le dessus. Je ne tenais plus mes dagues et je me retrouvais penchée vers lui, la main proche de son poignet en un geste interrompu et les yeux écarquillés comme s'il venait de commettre un crime devant une enfant. J'avais failli lui faire mal, impulsivement pour qu'il lâche son bout de viande et qu'il parte au loin mais je m'étais retenue à temps.
Je savais que Mila bandait ses muscles. Elle me neutraliserait si je m'apprêtais à faire quelque chose que je regretterais. Elle savait que je risquais de me faire du mal à moi-même. Toujours complice, on prenait soin de l'autre et je m'en voulais de ne plus prendre soin d'elle. Je faisais de mon mieux mais c'était plus elle qui me soutenait...
A ce moment, je ne savais pas que la réaction d'Eilein m'aurait fait rire dans le futur. Je ne savais pas que je changerais en quelqu'un d'un peu plus gentil. Mais en attendant, j'allais mal et ma colère explosa et je hurlais presque, devenant fort peu aimable et un peu vulgaire :
«Qu'est-ce que tu as dans la tête? Aller à la chasse au monstre avec ton corps de lâche? Même moi j'ai plus de muscles que toi! J'ai un certain entraînement que tu n'as pas ou que tu es loin d'égaler à mon avis! Tu ne comprends donc pas quand je te dis que je suis un danger public? Non seulement tu vas me gêner mais en plus tu vas mourir! Non je ne vais pas t'assassiner et oui tu ne deviendras pas immortel en étant loin de moi! En revanche tu vivras bien plus longtemps et je ne sais pas tu pourrais... avoir une famille? Des amis? Une vie quoi! (Au fond de moi je me disais que c'était ce que je n'aurais jamais. Je m'en voulais de ce geste de bonté. Il était intelligent et il comprendrait sûrement que je lui souhaitais ce que je ne pourrais jamais avoir.)J'en ai marre d'avoir du sang étalé devant mes pieds vois-tu? Je ne veux pas que ton sang se mêle à celui des autres innocents étalé sur mes mains! Tu serais un fardeau d'accord? Je veux que tu t'en ailles. Loin de moi! Laisse moi faire mon boulot en paix! Je veux juste que tu dégages d'accord? CASSE-TOI!»
Je me rendis compte que plus je parlais et plus le ton montait. Les larmes s'étaient mis à couler, de plus en plus pressantes comme si elles étaient en retard à un rendez-vous et coulaient tel un ruisseau intarissable. J'avais perdu tout mon sang-froid et mon estomac s'était retourné. Mon visage exprimait désormais de la douleur et une fragilité que je découvrais moi-même. Un haut-le-cœur me secoua. Je me levais et m'éloignais, à couvert d'un autre rocher avant de rendre le contenu de mon estomac soit pas grand chose. Je me laissais tomber contre le rocher, à côté de la bile que j'évitais de regarder, secouée de tremblement. J'attendis un instinct en respirant profondément. Il fallait que je me calme. J'inspirais, j'expirais et ainsi de suite avec une lenteur mesurée. Une fois calmée, je revins à ma place initiale. Mila qui se rassit, ayant apparemment prévenu Eilen de ses crocs qu'il valait mieux me laisser en paix un instant. Je la remerciais d'un regard et elle se détendit... juste un instant...
La louve sentit en même temps que moi une légère vibration, à peine audible pour nous alors que nous avions pas mal d'expérience dans la chasse. Une petite variation dans le mouvement du sable par rapport au vent. Je ne laissais pas le temps à Eilen de remarquer quoi que ce soit ni de faire quoi que ce soit. Je le jetais à terre et me plaçais au-dessus de lui. La vague de sable qui m'atterrit sur le dos ne m'arracha même pas une grimace mais elle égratigna aisément les parcelles de peau dénudés.
«Mila, je t'en prie ne t'en fais pas pour moi. Je me battrais bien mieux s'il est loin!»
Elle savait que je ne me battrais jamais correctement, rongée par l'inquiétude si je devais protéger quelqu'un. Elle l'attrapa entre ses crocs et le traîna sans ménagement. J'espérais qu'elle ne le laisserait pas revenir car il était fort probable qu'il se débatte pour venir m'aider. À mon avis, il devrait sûrement ruser la louve avec son pouvoir pour lui échapper. Un avantage qu'il avait était que son flair était trop atténué par le sable qui s'était abattu sur nous pour pouvoir le pister et le bloquer même sans le voir. De plus, il était silencieux alors bon. Je les laissais partir au loin, sans plus me soucier de ce qui se passait autour. Le ver géant tenta une attaque que j'esquivais aisément. Je n'avais pas beaucoup d'information sur lui mais comme d'habitude j'allais le faire au feeling. Même si je n'avais pas ma partenaire, je pensais relativement m'en sortir. J'avais affronté pire que ça.
Je feintais sur ma droite mais il dériva étrangement. J'effectuais une roulade, plantais une de mes dagues dans son corps et il émit une sorte de bruit étrange, à peine audible. Je plantais mon autre dague et m'y cramponnais tandis qu'il replongeait sous terre. Je fermais fort les paupières et la bouge tout en restant bien accrochée. Il s'arrêta soudainement dans une sorte d'alcôve et trois bébés vers géants s'approchèrent de moi. J'avais comme l'impression qu'ils ne voulaient pas me faire des câlins. Le premier des trois s'approcha un peu trop et je lui décochais un puissant coup de talon. Je retirais une de mes dagues et découpais profondément la peau du ver. Il se débattit et reprit sa course, abandonnant ses petits dans l'alcôve. Mon visage fut de nouveau égratigné par le sable et je sentais une perle de sang sur ma pommette gauche. Je sentais moins la maigre douleur sur les cicatrices qui marquaient mon visage et le reste de mon corps pour la vie.
Il ressortit à l'air libre et, toujours accrochée à la bonne partie de l'abdomen, je me dépêchais de continuer de l'entailler. Je dus me décrocher lorsque d'un mouvement de tête il tenta de me déloger. Je grognais, le souffle commençant à me manquer légèrement. J'effectuais de nouveau une roulade au sol, les vêtements pleins de sables ce qui était plutôt désagréable. Le froid devenait de plus en plus intense au fil que la nuit passait. De mon côté, j'étais un peu désemparée, je ne connaissais pas son point faible. Ses trois petits sortirent des alcôves et c'est là que je regrettais de ne pas avoir emmené la rapière de Cassy avec moi.
Nouvelle déchirure au cœur mais sa voix me revint en mémoire : Ne jamais se laisser distraire pas une quelconque pensée. Fait le vide dans ta tête et ne pense qu'au combat.
Je chassais donc mes émotions et tout ce qui était contraire au combat. Je me jetais sur les petits, essayant d'évaluer la situation et d'agir en même temps. En m'élançant, je frottais mes deux lames l'une contre l'autre. Mes yeux semblèrent devenir flamme au moment où une étincelle s'échappa et se transforma en cocon de feu autour de mes lames qui se plantèrent dans la peau du petit ver. Il s'enflamma mais ça ne suffit pas. Il se roula dans le sable et le feu s'éteint. Le ver adulte me fonçait dessus ainsi que les deux autres. Peu importe leur blessure, ça ne leur était pas fatal... mais j'avais pu constater en déchirant l'adulte que leur intérieur étaient froid. Ils devaient sûrement craindre la chaleur d'où le fait qu'ils viennent la nuit. C'est pour cela que je puisais dans toute mon énergie pour essayer de faire agir mon second don. Je m'épuisais de plus en plus et je n'arrivais à rien. J'arrêtais de puiser dans mon énergie. C'était inutile je devais trouver autre chose... Mais chaque attaque me déconcentrait jusqu'à ce que leur attention soit attirée par autre chose. Mila? Eilen? Oh dieu que je ne connaissais pas! Je vous en prie dîtes moi que ce n'est pas lui!
Cette crainte intense qui monta en moi en un éclair me fit libérer toute mon énergie d'un coup. La zone de magma se créa sous les quatre vers. Ils tombèrent dans un océan de magma plutôt large qui finirait par donner de la terre en durcissant. Le tout se faisant recouvrir par le sable ce qui ferait un enterrement sans effort physique. J'avais donné trop d'énergie pour faire ce sort rapidement. De plus, la zone était très large par rapport à ce que j'étais capable de faire d'habitude. Ajouter à ça les émotions qui m'envahissaient depuis des jours et le fait que je dormais peu, alternant les tours de garde avec Mila mais m'arrangeant pour qu'elle dorme plus que moi afin de réfléchir et peut être me faire du mal en ressassant le passé.
Je n'y pensais plus. Je sentais le sable chaud contre ma joue, la chaleur qui s'étendait à ma main toute proche du bord du cercle de lave, le sang étalé qui s'était écoulé de certaines toutes petites égratignures. Je ne sentais plus rien à part la douleur qui me déchirait le cœur et puis elle s'enfouit au plus profond de moi et je fus en proie aux ténèbres qui dissipèrent un maximum de ce qui m'épuisait afin que pour une fois depuis des jours, je puisse avoir un sommeil réparateur.





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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Jeu 13 Aoû 2015 - 22:46

Elend eut un geste de recul quand elle s’arrêta à son niveau, il la jaugea du regard se disant qu’elle était beaucoup plus vive qu’il avait imaginé. Elle l’avait surpris et si elle était allée jusqu’au bout de son action, son pouvoir ne lui aurait été d’aucune utilité. Il serra les dents se rendant compte sa propre faiblesse, dire qu’il se pensait être intouchable grâce à ses capacités, quel abruti il faisait ! Il jeta un coup d’œil à la louve qui s’était mise en position d’attaque bandant les puissants muscles qui composaient ses pattes. Elend déglutit en voyant la scène, l’animal était prêt à se jeter sur lui et la liare n’était qu’a une dizaine centimètre de lui... Il commençait à croire qu’il avait eu tort d’essayer d’établir le contact avec la jeune femme. Peut-être que les histoires étaient vraies, les liares étaient des démons sans cœurs dont le seul but était d’éliminer l’humanité. Pourtant, pourquoi avait-il tant de mal à croire à cette version ? Surement, car elle était seule au milieu du désert en pleine nuit et tout ça pour tuer une bête ayant attaqué des villageois sans défense. Une personne foncièrement mauvaise ce serait délectée de leurs malheurs mais elle au contraire s’était mise en danger afin de protéger des personnes qu’elle ne connaissait même pas. Elend était sûr d’une chose, la fille se dressant devant lui était tout sauf un monstre.

Elle commença à lui crier dessus comme si ses derniers propos avaient été la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Elend sentait la colère que laissait transparaitre les cris de la liare, pourtant la violence de ses mots ne le blessa pas, il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu’elle souffrait et qu’elle se libérait simplement de sa frustration. Il la laissa donc faire s’imaginant qu’il valait mieux pour elle de tout faire sortir tandis que des larmes virent perler sur les joues de la Liare. Il l’observa pleurer sans rien dire, le sable aux pieds de la jeune femme semblait tacheté d’une multitude de point sombres qui n’était autre que le résultat des gouttes d’eau chutant de son visage. Il voulut la prendre dans ses bras pour la réconforter, c’est vrai au final elle voulait juste le protéger aussi, mais ne fit rien sachant très bien que celle-ci le repoussera de plus belle. Encore une fois la seule chose qu’il pouvait faire était de prier les dieux pour qu’elle puisse un jour trouver la paix. Peut-être valait-il mieux accepter son souhait et partir afin la laisser un peu seul.

Alors qu’il s’apprêtait à rebrousser chemin, elle fut prise de convulsion avant de se précipiter derrière un rocher. Au bruit, Elend devina facilement que la liare vomissait toutes ses tripes, il s’approcha lentement d’elle afin de pouvoir l’aider si elle en avait besoin. Avant qu’il puisse l’atteindre, elle s’effondra au sol, il voulut se précipiter pour voir si elle allait bien. Mais la louve lui barra le chemin en grognant, Elend haussa un sourcil avait-elle peur qu’il fasse du mal à sa maitresse ou elle lui demandait de la laisser un peu tranquille ? Il soupira, parler aux animaux n’était pas dans ses compétences… Il soupira en regardant l’animal qui lui montrait ses crocs et recula d’un pas afin de lui faire comprendre qu’il n’embêtera pas la liare. Un mouvement derrière le rocher attira son regard, elle se relevait péniblement s’aidant de la pierre pour la soutenir. Elle ne fit même pas attention à lui et se rassit comme si rien ne c’était passé.  Tout d’un coup, elle se précipita sur lui, encore une fois la vivacité de la jeune femme surpassa son temps de réaction. Il se retrouva à terre, la liare le protégeant de son corps d’une nuée de sable semblant venir de nulle part.

Le jeune Namès n’eut pas le temps de réaliser ce qu’il se passait lorsque la louve saisit sa tunique dans sa mâchoire et le traina violemment au sol. Il essaya de se débattre en voyant l’immense ombre qui venait sortir du sol, il n’allait pas la laisser se battre seul pour combattre ce monstre ! Cependant les crocs de la bête étaient trop puissants et elle l’éloignait rapidement du combat. Les silhouettes dansantes dans la nuit disparurent rapidement dans l’obscurité, ne laissant seulement percevoir le bruit du combat où le tintement des lames et le cri des monstres se mêlaient. Elend hurlait sur l’animal l’ordonnant  de le lâcher, mais elle n’en fit rien continuant à le tirer sur le sable pour le mettre en sécurité. Une lueur apparut dans la nuit, un feu follet virevoltant dans le néant, Elend comprit rapidement que la flamme qu’il voyait au loin n’était autre que la liare combattant le ver géant. Il avait lu des choses à propos de la vérité de ce peuple, selon les informations une de leurs principales capacités était la maitrise des flammes. Il se mordit la lèvre de frustration, comprenant que même sur place il n’aurait été d’aucune utilité, comme d’habitude…

Perdu dans ses pensées, il ne s’aperçut pas tout de suite qu’ils s’étaient arrêtés. Ce fut le bruit des grognements de la louve et l’image de son ombre dansant sur le sable qui le fit comprendre que quelqu’un se trouvait derrière lui. Il se retourna brusquement dans le cas où l’inconnu soit d’humeur belliqueuse, cependant il se ravisa en voyant Frederick tenant en respect l’animal de son bâton d’une main et tenant une torche de l’autre. La bête et son frère semblaenit prêt à en découdre, il lui fallait désamorcer la situation au plus vite avant que l’un d’eux finissent par blesser l’autre. Elend ce précipita afin de s’interposer entre les deux adversaires écartant le bâton du plat de la main et signalant à la louve qu’elle n’avait rien à craindre. Son frère le regarda d’un air surpris et ouvrit la bouche pour lui demander ce qu’il se passait, Elend ne lui laissa pas le temps et lui coupa la parole avant qu’il ait pu articuler le moindre mot.

"Mila stop ! C’est mon frère ! C’est un gentil ! Fred c’est pas vraiment le moment de discuter, y a une fille qui se bat toute seule contre les vers des sables ! Il faut aller l’aider, on peut pas la laisser mourir ! "

Frederick s’apprêtait à rétorquer lorsqu’un flash illumina la nuit suivit des cris stridents de monstres agonisants. L’endroit où était censé se passer le combat brillait de mille feux comme si les enfers venaient de momentanément se déchainer sur cette partie du désert. La louve n’hésita pas une seconde et se rua dans la direction de sa maitresse tandis que la lumière s’estompa tout aussi promptement qu’elle était apparue. Elend et son frère se jetèrent un regard avant de se lancer à leurs tours sur les traces de l’animal. Ils n’avaient pourtant échangés que quelques mots et pourtant son frère s’était précipité sans réfléchir aider une inconnue, Elend le regarda courir devant lui admiratif, Frederick était son modèle et comptait bien être aussi juste que lui dans le futur.

Ils arrivèrent sur le lieu où la liare avait ardemment bataillé contre ses adversaires, le spectacle qu’ils découvrirent les laissèrent bouche bée. Le sol portait les cicatrices du combat, Elend laissa trainer son regard sur les plaques de roches à l’aspect granuleux qui n’était pas là y a encore une dizaine de minutes. Cependant ce qui impressionna les deux frères était qu’un pan entier d’une dune semblait être recouvert par une fine couche de verre reflétant tel un miroir la lumière émise par la lune et les différentes étoiles parsemant le ciel. Bien sûr, ils étaient au courant que la silice contenue dans le sable était l’ingrédient principal pour fabriquer du verre. Néanmoins, il était impressionnant de savoir qu’elle avait produit la chaleur nécessaire pour atteindre le point de fusion du minéral, ceci témoignait de l’intensité de l’affrontement. Un petit hurlement attira leurs attentions, Mila se trouvait assise à côté de sa maitresse vraisemblablement inconsciente. Frederick se rapprocha de la jeune femme et s’agenouilla auprès d’elle afin de vérifier son pouls, la louve semblant avoir compris qu’il n’avait pas de mauvaise intention le laissa faire. Après une rapide auscultation, il leva la tête pour regarder Elend : il fallait la ramener au village.

***

« Hey,
Je ne sais pas si on se reverra un jour, mais je comptais tout de même à m’excuser pour t’avoir énervé hier soir. Je ne voulais pas appuyer là où ça faisait mal et je n’ai jamais eu l’intention de rouvrir d’anciennes blessures… J’aimerais juste te dire que même si tu crois apporter la mort, je ne crois pas que ça soit entièrement le cas. C’est vrai, sans ton intervention pour tuer la bête, elle aurait surement attaqué à nouveau et fait d’autres victimes. Indirectement, tu viens de sauver la vie de tous les villageois qui vivent ici. Enfin tout ça pour te montrer que tu as aussi le pouvoir de protéger de nombreuses vies.
Sinon, mon frère Frederick s’est occupé de tes blessures. Si tu te reposes bien, tu seras sur pied dans une petite semaine donc ne te surmènes pas ! Si tu ne sais pas où aller, les habitants du village sont d’accord pour t’héberger le temps que tu puisses récupérer tes forces. Et avant que j’oublie, on t’a laissé un baume sur la table, à appliquer le soir sur les zones qui sont encore douloureuses. J’aurais aimé te dire tout ça de vive voix, mais nous devons rentrer à Karnès d’où ce message. J’espère que tu puisses trouver la paix un de ces jours et occupe-toi bien de Mila c’est un bon animal, elle a veillé sur toi pendant toute ta convalescence. En espèrent que nos chemins se recroisent un jour.
Elend
P.S : J’espère que vous avez le même alphabet que nous sinon j’aurai l’air fin  à avoir écrit cette lettre ! »


Elend relit la lettre une dernière fois avant de la poser à côté de la jeune femme qui dormait encore Mila lové contre son dos. Ils l’avaient ramené assez rapidement au village et s’étaient occupés de ses blessures, ces jours n’étaient pas en danger. Il soupira, il avait encore tellement de questions à lui poser, mais il était l’heure de partir. Il se dirigea vers la sortie et jeta un dernier regard sur le duo qui venait de tuer le monstre terrorisant la population. Il sentait au fond de lui qu’ils ne se reverraient jamais cependant ces deux-là resteront à jamais gravé dans sa mémoire. Fredrick cria son nom, les autres soigneurs l’avaient déjà rejoint, c’était donc le moment du départ. Murmurant un petit adieu qui fit dresser l’oreille de la louve et quitta la pièce.

Ils marchaient depuis une heure, bien que fatigué il ne se plaignit pas et continua son chemin au côté de son frère. Celui-ci lui jeta un regard bienveillant, il aurait dû le sermonner pour les risques qu’il avait pris la veille, mais il ne pouvait pas s’y résoudre son frère avait foncé dans le tas pour aider une inconnue. Un petit sourire se forma sur son visage, Elend avait beau croire être différent de ses frères, il était bien un Reyes dans son caractère. La route était encore longue et ses collègues trainaient à l’arrière, il décida d’en profiter pour parler un peu avec son petit frère.

"Alors Elend, on ne se plaint pas ? Aurais-tu grandis pendant ce court laps de temps ? Ou alors tu es tombé sous le charme de cette jeune liare ? "

Il ne put s’empêcher de lâcher un petit rire avec sa dernière remarque. Elend le regarda amusé, son frère se montrait rarement taquin et le voir dans ce genre de moment était comme trouver un trésor. Enfin, il avait raison sur un point sa rencontre avec Azée l’avait poussé à murir et lui avait montré qu’il existait d’autres moyens de protéger les gens. Bien sûr, il n’était pas aussi fort qu’elle, mais il allait trouver sa propre réponse à la question ! Il plongea son regard dans les yeux de son frère et ferma son poing pour montrer sa détermination.

" Si je ne peux pas soigner les blessées, je ferai en sorte qu’il n’y en ai pas ! Tu verras, je vais voyager à travers tout le continent et je vais trouver quelque chose me donnant le pouvoir de protéger tout ce qui m’est cher que ça soit de nos ennemies, des confréries ou même des dieux! "

Alors qu’il réalisa ce qu’il venait de dire, il entendit son frère éclater de rire bien entendu ce n’était pas moqueur mais ses propos l’avaient surpris. Frederick mit un certain temps avant de se calmer puis posa ses yeux sur son petit frère avec un sourire doux et généreux.

" Une réponse digne de mon petit monstre de frère, j’attends avec impatience ce jour ! "
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MessageSujet: Re: Le village sinistré [PV Azée] Ven 14 Aoû 2015 - 0:50






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Je me réveillais et me redressais d'un coup sans savoir où j'étais. J'attrapais un de mes poignards rapidement et remerciait Mila. Il était vrai que je n'avais pas été jusque-là toute seule, c'était sûrement elle qui m'avait mis mes armes à porté de main. En revanche, qu'est-ce que je faisais là? La bataille me revenait lentement en tête et... je m'étais évanoui? Je n'avais sauvé personne? Les larmes me montèrent et voyant que j'étais seule, je les laissais couler sans un bruit. Je n'entendais aucun son dans la bâtisse et je me laissais aller à un long cri de tristesse. Si ça se trouve ils étaient tous morts. Eilend aussi et... Pourquoi j'étais ici alors? J'étais soignée, il devait y avoir des survivants.
Je jetais un coup d'œil à Mila qui, sans que je m'en aperçoive avait quitté mon champ de vision pour revenir. Elle avait une lettre dans la gueule. Je l'ouvris et je la lus, les mains tremblantes. Cette fois-ci, les larmes qui coulèrent furent de joie. J'eus même un petit rire lorsque je lus la toute fin. Cassy m'avait appris les alphabets de toutes les races. Cassy... Ce qu'elle pouvait me manquer. Mais je lui devais tellement. Si je pouvais me racheter je le ferais... Je voulais faire en sorte qu'elle soit fière de moi. Je devais arrêter de pleurer et vivre en cessant de souffrir autant chaque jour. Elle le voudrait certainement même si ce n'était pas facile.
En revanche, j'avais actuellement un autre but. Il était hors de question que je laisse Eilend partir ainsi sans remerciement ni rien. Mais en même temps j'avais honte de ce que j'avais pu lui dire et pourtant il n'avait pas l'air de m'en vouloir. Un plan germa dans ma tête et j'écrivis une lettre le plus rapidement possible tout en soignant mon écriture. Une fois fait, je m'habillais rapidement et sortis sans même prendre garde à tous les habitants qui m'observaient. Je ne savais pas ce qu'ils éprouvaient vis-à-vis de moi. Je m'en fichais et croisais le regard de Mila. Depuis le temps, un regard suffisait pour que l'on se comprenne. Je pris une profonde inspiration, récupérais rapidement des provisions payant sans compter et donnant parfois trop. Je me dirigeais ensuite vers le lieu du combat le plus vite que je le pouvais et fis de mon mieux pour extraire du verre que je taillais au plus vite dans une forme bien précise puis me retournais vers Mila pour lui signifier que j'étais prête et je me mis à courir à perdre haleine à sa suite. Mes blessures me picotaient mais je ne risquais sûrement rien en courant. Enfin je l'espérais. Sinon et bien tant pis, quitte à souffrir je voulais atteindre mon but. Je courrais tellement vite que je manquais de tomber plus d'une fois. Mila me laissait respirer parfois en s'arrêtant pour vérifier si elle restait bien sur la bonne piste puis nous repartions le plus vite que possible, je ne prêtais pas attention au temps que je passais à courir et j'avais l'habitude de devoir me dépenser pendant une longue période. Il faisait presque nuit lorsque je vis un petit groupe au loin, une lueur d'espoir brilla dans mon regard. Je ne m'en rendais pas compte mais au moins cela signifiait que je n'étais pas perdue définitivement. Je poussais dans mes derniers retranchements pour accélérer ma course et Mila fit de même. Je me dis qu'ils devaient sûrement avoir plus chaud que moi car j'avais été habituée étant petite aux chaleurs des lacs de lave d'Orlack mais je ne les arrêterais pas longtemps. Lorsque je les vis assez pour être sûre que ce soit eux, je m’époumonais :
«EILEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEND!»
Je m'en voulus, car ma respiration devint encore plus saccadée. Lorsque j'arrivais enfin auprès d'eux, je m'arrêtais, le temps de repérer Eilend et fonçait sur lui. J'avais sûrement un air étrange mais je le pris dans mes bras. Après une petite minute, Mila aboya et je me retournais. Elle m'indiqua un homme qui avait des traits similaires à ceux d'Eilend et je compris qu'il m'avait lui aussi aider. Je m'inclinais et dit tandis que mon souffle était redevenu normal :
«Je tenais à vous remercier sincèrement. Merci à vous deux pour ce que vous avez fait pour moi. Je ne veux surtout pas vous embêter alors je m'en vais mais j'espère que nos routes se recroiseront. Je suis ravie de vous compter parmi mes alliés encore en vie.»
Je repris une inspiration et repartis aussi vite que j'étais venue, passant à côté d'Eilend et lui glissant quelque chose dans les mains. Je ne laissais à personne le temps de me répondre et ne m'arrêtait sans savoir où j'avais été qu'une fois qu'ils ne furent plus en vue. Je repensais avec un sourire à ce que je lui avais glissé dans la main : une sacoche contenant de l'argent avec un tas de vivres et deux gourdes pleines d'eau, ainsi qu'un mini loup en verre. J'étais devenue douée là-dedans car j'aimais en offrir à Cassy plus jeune. Mais cela faisait bien longtemps que je ne l'avais pas fait. Dans la sacoche j'avais rajouté la lettre.

Salut Eilend,
Je te remercie sincèrement pour tout ce que tu as fait pour moi. Je m'excuse pour ce que je t'ai dit. J'ai compris grâce à toi que je n'étais pas forcément un danger public même si j'ai toujours peur que quelqu'un soit tuer devant moi. J'aurais sûrement toujours peur mais si tu as besoin de quoi que ce soit, demandes à n'importe qui, tu sauras toujours où me trouver. Je me fais toujours remarquer dans les villes et villages surtout auprès des assassins. Si j'entends que tu es passé par là je te retrouverais. Bref je m'arrangerais. J'espère que nos chemins se recroiseront. Sincèrement. Ha et au fait. Un corps de lâche ne signifie pas que l'on est inutile. Tu es capable de grande chose, ça se voit. Mais je te laisse chercher par toi-même.

PS : Je suis capable de lire tous les alphabets existants. Même celui des Héléos.


[HRP : Un autre rp? Tu m'as motivé à rester malgré tout, j'ai décider de quitter d'autres forums plutôt que celui-là.]





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Le village sinistré [PV Azée]

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