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Savoureuse nuit et déplaisir

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MessageSujet: Savoureuse nuit et déplaisir Mar 21 Fév 2012 - 15:51


Ferèsis, ville lumineuse et accueillante. Ici personne ne barrait la route à personne, tous se respectaient, et, sans la moindre gène laissaient tout inconnue entrer dans leurs foyers. Une ville de plaisir, de surprise et d'ivresse. Un endroit parfait pour une courtisane, peut être même trop parfaite...
Lenza était arrivée dans la ville au début des festivités. Ignorant totalement le bruit et les appels lancer en sa direction, elle avança dans la ville jusqu'à trouver une taverne où loger. Sa valise à la main, elle marchait dans sa somptueuse robe sombre (servant exclusivement pour ses voyages entre deux villes), la tête haute et le regard lointain. Elle entendait ce qui se passait autour d'elle mais elle y restait sourde, pour l'instant elle le travaillait pas, elle ne voulait donc pas entendre parler de plaisir ou de distraction. Très vite elle entendit une voix au dessus des autres, ordonnant sévèrement que le travail reprenne. Une fête, Lenza était tombée au bon moment, ici elle devrait se faire de l'argent assez facilement et en masse.
Arrivée devant une grande baptise qui se trouvait être l'auberge de la ville. Elle était incroyablement grande et donnait une impression de force et de puissance. Admirative, Lenza entra dans ce lieu droit, essayant de dominer les émotions qui la submergeaient. En effet pour une courtisane, il serait mal vu qu'il regarde partout autour d'elle, telle une bête curieuse. Rester impassible face à tant de beauté et de charme était la seule chose qu'elle puisse faire. Et dieu sait comment c'était difficile pour cette jeune Héréos qui découvrait le monde. Une fois de plus elle remit son masque de sang froid sur son visage et allant réserver une chambre pour un certain temps. La chambre qu'on lui attribua était simple mais lui convenait parfaitement. Elle rangea soigneusement ses robes dans l’armoire en vérifiant si tous les plis étaient bien ajusté et autre détail mondain. Ensuite elle en sélectionna une, couleur sang mettant en évidence son teint clair naturel tant apprécié des hommes. Elle la passa, ajusta les plis pour qu'elle soit parfaitement ajusté à sa taille. Elle se maquilla ensuite et se coiffa. Une fois prête, elle descendit dans la salle commune de l'auberge. Elle jeta un regard de velours aux personnes qui avaient tourné la tête pour la regarder cheminer jusqu'à la sortie. Elle passa la porte avec grâce et ajusta son châle pour ne pas trop prendre froid. Elle marchait dans les rues avec élégance regardant distraitement les animations qui se déroulaient un peu partout. Elle bifurqua dans une rue sans regarder où elle allait. Malheureusement il s'agissait d'une impasse, elle fit donc demi tour pour retourner dans les rues principales mais le chemin était bloqué par trois hommes. Ils avançaient dangereusement en direction de la courtisane. Lenza n'avait pas d'autre choix que de reculer. Son visage impassible, elle cherchait une façon de détourner leur attention et pouvoir partir. Hélas, elle ne trouva rien... Elle continua donc de reculer au fur et à mesure qu'ils s'approchaient.

"N'ai pas peur ma jolie, on te ferra pas de mal." Dit un des hommes.
"On sera doux comme des agneaux." Surenchérit un deuxième
"Et puis après tout c'est ton boulot, catin !" S'exclama le dernier.

Pétrifié par tant de grossièreté, Lenza ferma les yeux pour refouler les larmes qui commençaient à noyer ses yeux. Elle qui ne fessait que tenir compagnie aux hommes seuls, se faire insulter de la sorte n'était pas vraiment plaisant. Mais il était trop tard pour fuir, le mur était juste derrière elle et les trois hommes à quelques pas. Bientôt elle allait être salit, et ne verrait plus jamais le monde des humains de la même manière...
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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Jeu 23 Fév 2012 - 1:48

Il faisait bon vivre à Fèresis. C’était un endroit dont la réputation n’était plus à faire : on la reconnaissait comme une ville de plaisirs multiples et de fêtes. Bien entendu, sous ses airs de fête, il y avait une réalité toute autre, mais cela, les invités et les voyageurs n’avaient à le savoir, ni à le voir. Pourtant, si cette ville cachait une réalité politique qui pouvait se montrer cruelle et dangereuse, les gens y revenaient toujours, s’y sentant chez eux.

Et comme bien des guerriers, Hektor s’y sentait chez lui. C’était sa maison tranquille, la ville qui l’accueillait à bras ouverts et où il venait se ressourcer avant de passer de longs mois dans la Tour Ouest. C’était ici qu’il vivait, où sa fille vivait. Et c’était ici qu’il pouvait agir non seulement comme un guerrier, mais aussi comme un homme. Il pouvait sortir, voir la ville, côtoyer des amis et s’amuser.

Pendant cette soirée tranquille, Hektor avait pris la décision de sortir de chez lui. Il aimait rester chez lui de temps à autre, mais il était d’abord et avant out un homme d’action. Passer de longues soirées assis chez lui à lire quelque rapport devant le feu le faisait sentir comme un vieillard. Il ne se sentait pas encore rendu là dans sa vie, même s’il n’avait parfois pas le choix de passer ce genre de soirée avec pour seule compagnie un bon verre de whiskey. Ce soir-là, à la place, il attacha sa grande hache de bataille à sa ceinture, son bouclier dans son dos, et des petites haches de lancer sur ses cuisses, délaissant son arc long. Il aimait le confort que lui procuraient ses armes. Si les gens de la ville connaissaient son visage et le respectaient aisément (sa carrure aidant certainement à cela), il préférait toujours être armé, car une arme visible avait un poids dans une conversation qui tournait mal, surtout avec les étrangers. Une fois armé, il s’aventura dans ces rues qu’il connaissait maintenant si bien.

Il adorait l’air frais contre sa peau, et même s’il venait d’un endroit plus chaud, il s’y sentait véritablement chez lui. Il dévala les rues calmement, sifflotant un air qu’il connaissait bien en se rendant dans une des auberges les plus en vue de la ville. Elle siégeait non loin de l’entrée de la ville, c’était donc une bonne marche depuis le dessus de la montagne, mais l’air frais de cette soirée le calmait.

Hektor faillit passer au-delà de la petite ruelle sans remarquer ce qui s’y tramait. Il ne gardait plus l’oeil aussi ouvert qu’avant, ayant un millier de choses et d’obligations en tête. Cependant, il remarqua immédiatement l’odeur de la peur. C’était une odeur presque imperceptible, que les plus grands guerriers pouvaient reconnaître, puisqu’ils la côtoyaient constamment. Il jetta un regard en coin vers la ruelle. Il l’avait déjà dépassée, comme quelques rares autres passants. Il revint sur ses pas en soupirant. Il y avait toujours quelque chose dans cette ville. Il aurait aimé pouvoir aider tout le monde, mais il avait présentement la chance de faire une différence à tout le moins pour cette femme.

La hachette de lancer eut un mouvement si rapide que jamais le premier n’eut la chance de la voir venir. Elle se logea à côté de son omoplate gauche et il s’écroula au sol, ce qui attira l’attention des autres hommes. Son regard était froid. Sa hache dans la main, il bloquait la sortie de l’impasse. Il avait une petite hachette dans l’autre main, prête à être lancée.


Je vous conseille de fuir. Il n’y a plus rien pour vous ici.


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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Mer 4 Avr 2012 - 16:05

Tout était finit et pour de bon. Les idées sombres et les larmes aux yeux, Lenza voyait ces hommes d’un peu trop près. Elle était une courtisane, mais elle n’était pas une catin. Savoir qu’elle allait perdre sa dignité ce soir, lui faisait mal et la terrorisait… Elle savait que personne ne viendrait à son secours, il n’y avait plus rien à faire. Mais soudain l’un des hommes s’effondra. Inconscient. Le trou laissait par la chute inerte de l’homme laissa apercevoir un homme d’une carrure robuste hache à la main. Les miracles existaient donc ? Les deux hommes prirent le troisième et partir en hurlant comme des bêtes de foire. Elle était donc vraiment sauvée. Perdant tout contrôle de son corps, elle s’effondra au sol. Ses jambes ne l’a portait plus et les larmes qui avaient emplis ses beau yeux roulèrent avec délicatesse sur ses joues pâles. Elle était sauve et elle n’arrivait pas à le réalisé. Relevant doucement la tête, elle vit qu’il était toujours la, il observait de loin sans rien dire. Lenza ne voyait rien de lui, la lumière qui émanait de la rue principale faisait contre jour. Sans avoir dit le moindre mot, la courtisane se relava, lentement afin de ne pas perdre de nouveau pied. Elle essaya les larmes salées sur ses joues, replaça sa robe et son corset dans un bruissement de tissu. Et avança doucement vers son sauveur. Muette par l’impression qu’il dégageait, elle arriva devant lui et l’observa un moment. Sans un mot, elle s’inclina avec un respect profond devant lui.

Vous m’avez sauvé, je vous suis redevable.

Elle avait prononcé cette courte phrase avec chaleur, elle pensait chaque mot qu’elle avait dit. Si elle pouvait faire quoi que se soit pour cet homme, elle le fera. Son travail pourrait l’aider. Enfin, il ne faut pas se méprendre. Lenza était une courtisane pas une catin de seconde zone. Elle ne vendait pas son corps, elle vendait sa compagnie. Elle ne couchait pas avec les hommes, elle les accompagnait pour la soirée. Elle espérait qu’il l’avait comprit et qu’il ne lui demanderait pas des choses trop injurieuses.
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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Ven 6 Avr 2012 - 22:46

Le général avait regardé déguerpir les voyous de ses yeux sombres. Certes, aurait probablement pu les arrêter, ou les prendre en chasse. Or, abandonner une jeune femme seule dans une ruelle après le coucher du soleil n’était probablement pas une bonne idée. De toute façon, on reconnaissait cet homme pour sa galanterie, entre autres, et sa bonté. Laisser une personne sans défense dans un endroit potentiellement dangereux était fondamentalement contre ses principes. Il ne tenait pas non plus à lui démontrer encore plus de violence. La stature délicate de la courtisane, ses habits, l’absence de véritable arme et sa stature générale étaient des facteurs qui indiquaient à Hektor qu’elle n’était pas une guerrière. Plus d’action de ce genre durant cette courte période de temps serait probablement mauvais pour cette jeune femme. Ainsi, il lui épargnerait le massacre de ses assaillants et il les laisserait filer, du moins pendant un moment. Il finissait toujours par retrouver ceux qui lui portaient offense, surtout entre les murs de sa propre ville.

Hektor tourna la tête pour regarder les hommes qui fuyaient dans la rue. Il eut la chance de croiser le regard d’un des gardes et lui fit un signe très discret de les suivre. Il s’occuperait d’eux plus tard. Si Fèresis était une ville où il faisait bon vivre, il fallait que les gens puissent s’y sentir bien et en sécurité. Il refusait de considérer la ville qu’il avait appris à aimer comme un simple lieu de débauche où n’importe qui pouvait faire ce qu’il voulait. Lorsqu’il eut fini de regarder fuir les hommes, il tourna le regard vers la jeune femme. Ses yeux bleus l’observèrent pendant un moment. Il la jaugeait, l’évaluait, comme il le faisait virtuellement pour chaque personne qu’il rencontrait. Laissant sa fierté à la jeune femme, il la laissa s’approcher sans l’aider, s’assurant néanmoins qu’elle ne trébucherait ou ne tomberait pas. Pendant ce temps, il en profita pour replacer la hachette de lancer dans la courroie prévue à cet effet, se rappelant d’aller chercher l’autre avant de quitter les lieux du « crime ».

Hektor la dévisagea un instant, ne sachant ce que la bonne conduite sociale se devait d’être à ce moment. On ne lui avait jamais appris à se comporter en héros, et il lui arrivait souvent de commettre de graves faux-pas sociaux. Finalement, il lui sourit, paraissant légèrement embêté avant de secouer doucement de la tête.

« Non, non, ce n’est rien, voyons. C’est mon devoir de m’assurer que les visiteurs et les habitants de Fèresis se sentent en sécurité. » Lentement, le quadragénaire passa ses doigts dans ses cheveux bruns. On pouvait voir son malaise, c’était presque celui d’un adolescent qui tentait de communiquer avec une fille qui lui plaisait. En fait, ce n’était pas exactement cela, mais c’était l’analogie la plus proche. Vêtu d’une simple armure de cuir des plus confortables (selon lui), avec des pantalons de cuirs noirs et des bottes qui lui arrivait aux genoux et ses cheveux en bataille, Hektor ressemblait probablement plus à un mercenaire qu’à un représentant ‘officiel’ des Arvèliens. « Est-ce que tout va bien? Ils n’ont rien fait de… enfin, ils ne vous ont rien fait, n’est-ce pas? » Son inquiétude ne semblait pas feinte, et son sourire, bien qu’embarrassé était sincère.


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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Lun 28 Jan 2013 - 10:59

Tout était finit et pour de bon. Les idées sombres et les larmes aux yeux, Lenza voyait ces hommes d’un peu trop près. Elle était une courtisane, mais elle n’était pas une catin. Savoir qu’elle allait perdre sa dignité ce soir, lui faisait mal et la terrorisait… Elle savait que personne ne viendrait à son secours, il n’y avait plus rien à faire. Mais soudain l’un des hommes s’effondra. Inconscient. Le trou laissait par la chute inerte de l’homme laissa apercevoir un homme d’une carrure robuste hache à la main. Les miracles existaient donc ? Les deux hommes prirent le troisième et partir en hurlant comme des bêtes de foire. Elle était donc vraiment sauvée. Perdant tout contrôle de son corps, elle s’effondra au sol. Ses jambes ne l’a portait plus et les larmes qui avaient emplis ses beau yeux roulèrent avec délicatesse sur ses joues pâles. Elle était sauve et elle n’arrivait pas à le réalisé. Relevant doucement la tête, elle vit qu’il était toujours la, il observait de loin sans rien dire. Lenza ne voyait rien de lui, la lumière qui émanait de la rue principale faisait contre jour. Sans avoir dit le moindre mot, la courtisane se relava, lentement afin de ne pas perdre de nouveau pied. Elle essaya les larmes salées sur ses joues, replaça sa robe et son corset dans un bruissement de tissu. Et avança doucement vers son sauveur. Muette par l’impression qu’il dégageait, elle arriva devant lui et l’observa un moment. Sans un mot, elle s’inclina avec un respect profond devant lui.

Vous m’avez sauvé, je vous suis redevable.
Elle avait prononcé cette courte phrase avec chaleur, elle pensait chaque mot qu’elle avait dit. Si elle pouvait faire quoi que se soit pour cet homme, elle le fera. Son travail pourrait l’aider. Enfin, il ne faut pas se méprendre. Lenza était une courtisane et non une catin de seconde zone. Elle ne vendait pas son corps, elle vendait sa compagnie. Elle ne couchait pas avec les hommes, elle les accompagnait pour la soirée. Elle espérait qu’il l’avait comprit et qu’il ne lui demanderait pas des choses trop injurieuses. Tenir compagnie à des hommes qui lui était inconnu était une chose devenue banale pour elle. Mais ce soir avait quelque chose de spécial. La douce courtisane n’aurait pu dire quoi, mais au fond de son être, elle savait que cette rencontre fort accidentelle avait changé quelque chose. Au fond elle, elle savait parfaitement ce que c’était, mais elle ne pouvait pas encore le dire clairement, pas ce soir en tout cas.

Je me nomme Lenza Atrée.

Dit-elle en lui faisant une révérence des plus parfaite malgré ses jambes encore un peu tremblante. Puis en relevant doucement elle continua.

J’aimerais faire quelque chose pour vous remerciez. Que puis-je faire pour vous monseigneur ?



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Opale par en #A87474
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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Sam 16 Fév 2013 - 17:29

Ce n’était pourtant pas la première fois que quelqu’un s’émouvait de ses actions. Hektor ne s’était pas hissé à son rang en restant assis à rien faire. Il avait sauvé des gens avant. Malgré cela, chaque fois qu’une jeune femme s’émouvait ainsi de ses actions, il se retrouvait sans mot. Il la regarda un long moment, incertain, avant de laisser échapper un petit rire. Son malaise était visible, et n’était certainement pas feint. Dans d’autres circonstances, il savait faire preuve d’une assurance de béton, mais lorsqu’il se trouvait devant une femme en détresse, il ne savait trop que faire ou que penser. Comment se comportait-on avec une jeune fille délicate qui se sentait redevable? En fait, comment agissait-on avec une jeune fille délicate, tout simplement? Sa fille ne comptait certainement pas comme une « jeune fille délicate ». Ainsi, il resta à la regarder un instant, se demandant comment décliner poliment son offre. Il n’avait besoin de rien en échange pour ses actions, outre que la satisfaction de la savoir en sécurité, du moins pour le moment.

Lentement, celui qui semblait être un mercenaire étira le bras pour poser une main chaleureuse sur l’épaule de Lenza. Rien dans ses actions n’était véritablement déplacé. Il se contentait de lui offrir un peu de chaleur et un sourire réconfortant. Ceci n’était en rien une « occasion officielle » où il se devait d’agir d’une certaine façon. Il pouvait se permettre un peu de familiarité, mais pas trop. Si beaucoup de gens en ville connaissaient son visage même, et savaient reconnaître le général, cela ne semblait pas être le cas de la jeune femme, et il ne tenait pas à l’intimider davantage. Elle semblait avoir vécu une soirée assez haute en émotions. Il lui répondit quand même d’une voix calme, visiblement peu affecté par ce qui venait de se passer, comme dépassé par la banalité de ses propres actions. « Aaah… écoutez, vous ne me devez vraiment rien, je ne faisais que mon devoir de bon citoyen, mmm? »

Hektor retira sa main. Comme pour éviter le regard de la courtisane, il s’esquiva pour retourner plus loin dans la ruelle, et récupérer la hachette qu’il avait lancée. Il la glissa à sa ceinture, prenant une note mentale de la faire aiguiser bientôt. Ensuite, il se retourna pour faire face à Lenza, réalisant tout juste qu’il n’avait pas à tout le moins décliné son nom. « Je suis Hektor, enchanté. » Il revint près d’elle, mais ne lui tendit pas la main, il se contenta d’incliner poliment la tête. « C’est vraiment rien vous savez… c’est normal de venir à la rescousse de ceux qui en ont besoin. Est-ce que vous voulez que je vous raccompagne chez vous, ou enfin.. je ne sais pas trop où vous rester, mais disons à un lieu où vous serez en sécurité? » Venant d’un autre homme, cette offre aurait probablement impliqué plus que simplement la raccompagner, mais ce n’était pas le cas d’Hektor. En fait, elle ne pouvait pas le savoir, mais son air timide en la situation en disait long sur son manque d’expérience, peut-être, quoiqu’à son âge ce fut certainement étonnant.


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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Dim 7 Juil 2013 - 22:02


Était-ce les manières bourrues ou mal-alaise de cet homme qui rendirent son calme à la courtisane ou bien ses paroles rassurantes, mais le fait était que la peur n'était plus qu'un vague souvenir et qu'elle était redevenue maitre d'elle même. Cet inconnu lui plaisait, il y avait quelque chose en lui de... d'honnête, de rassurant, d'humain. Et pour Lenza c'était des qualités que beaucoup d'hommes n'avaient pas. Elle en savait un rayon sur eux.

Mais la réponse du prénommé Hektor ne lui plaisait pas. Elle ne lui proposait pourtant pas grand chose, juste un service, un geste pour le remercier. Mais il ne voulait rien entendre, juste la raccompagner dans un endroit où elle serait en sécurité. Mais existait-il un endroit dans ce genre ici ? Même dans le royaume sous marin, il n’y avait pas vraiment d’endroit sur… Oubliant la tristesse qui affublait son cœur au souvenir de son pays natal, elle fit les quelques pas qui les séparait l’un de l’autre et posa délicatement sa main sur le bras du puissant chevalier et plongea son regard intense dans le siens.

Je vous en pris, accepter au moins un repas dans l'auberge où je loge. Et si ce n’est pas un repas, au moins un verre du meilleur vin qu’il ait.

Elle avait rajouté la fin de sa phrase suite au regard désapprobateur qu’il avait au moment ou elle avait prononcé ces quelques mots.  La jeune courtisane était bien décidé à lui offrir quelque chose en échange de ce qu’il avait fait pour elle, et s’il fallait en venir à une joute verbale intensive, elle était prête à en découdre plus vaillamment que par un beau sourire et un regard profond.

Mais la jeune femme avait compris, il ne voulait pas avoir à Lenza la courtisane, il ne voulait pas que sa vie soit remercié par ses services, alors les sourires et les regards qu'elle pouvait lui adressé n'était pas ceux qu'elle utilisait habituellement pour charmer un homme, ils étaient au contraire, sincère et rassurant. Il reflétait véritablement ses sentiments et n'avaient rien à voir avec le masque qu'elle pouvait porter jour après jour. Alors doucement elle rompit le contact qu'elle avait établie quelques minutes auparavant et recula de quelques pas sans pour autant lâcher le regard de son sauveur.

J'accepte cependant avec plaisir votre proposition de me raccompagner jusqu'à ma modeste auberge.


Alors avec grâce elle se tourna en direction de la rue et avança jusqu'à la limite entre l'ombre de la ruelle et la lumière déclinante de la rue. Ainsi posté à la limite, elle mit quelques instants à la franchir, comme ci quelque chose la retenait, comme ci cette peur ressentit un peu plus tôt était encore présente. Mais il fallait avancer et passer à autre chose, alors lorsqu'elle franchie cette ligne de lumière, elle se jura intérieurement de ne plus jamais se laisser prendre au piège de la sorte. Une fois dans la lumière du crépuscule elle se retourna vers Hektor et lui sourie doucement. Un sourire d'une infinie douceur, l'invitant à la suivre.
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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Ven 2 Aoû 2013 - 15:18

Le général pouvait voir la mélancolie sur le visage de la jeune femme. Ce sentiment fugace ne fit que renforcer son malaise qui se dissipa heureusement avec ses paroles. Il ne comprenait pas ce qui pouvait lui faire ressentir une telle tristesse dans ce qu’il avait pu dire où faire, mais les années lui avaient appris à ne pas questionner les changements d’humeur d’une jeune femme, surtout si elle venait de vivre des émotions fortes. Lorsqu’elle posa une main sur son bras, il ne fit pas mine de se reculer, la laissant faire, alors qu’il soutenait son regard. Le visage d’Hektor semblait trop sérieux pour quiconque l’aurait connu, mais ici il n’y avait pas d’amis, seulement cette jeune femme qu’il ne connaissait pas encore. Son regard d’un bleu profond ne laissait transparaitre quelque malaise ou émotion. Un hochement de tête plus tard, il acceptait son offre avec un léger sourire.

« Oui, bien sûr. Je prendrai bien un repas. Je sortais justement pour un repas, une chope de bière et un peu de compagnie. » Il se ravisa quelques secondes plus tard, se disant que ce n’étaient peut-être pas là les bons mots à dire à une femme, surtout une femme courtisane de qui il venait de refuser les services. « Vous savez, quelques parties de cartes accompagnées de quelques verres. »

Les quelques servantes du château qui osaient lui parler franchement lui reprochaient souvent de trop rechercher la compagnie des hommes et pas assez celle des femmes. C’était peut-être là un réflexe de guerrier. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas la compagnie de femme, loin de là, mais il avait parfois peine à s’imaginer avec qui que ce soit d’autre que sa belle Laura. Même si son deuil était fait depuis longtemps, il y avait parfois une culpabilité qui s’installait. Néanmoins, il ne refusa pas l’offre de la jeune femme, qui était offerte de bon cœur. Jamais il ne l’enverrait seule dans les rues après cet évènement, elle pourrait certainement reprendre le cours de sa vie lorsqu’elle serait de retour au chaud.

« Dites-moi, que faisiez-vous donc dans cette ruelle, si ce n’est pas trop indiscret? Ça ne me semble pas le genre de lieu approprié pour… en fait, pour qui que ce soit. » Hektor n’avait pas son hésitation, même s’il la perçue. Ses pas étaient assurés et ses yeux scrutaient les rues à la recherche des gardes en place. Il leur fit un signe de tête, rien de plus, mais il suivit la jeune courtisane vers son auberge avec un calme et une aisance impressionnante. En effet, il semblait marcher en donnant l’impression que ce lieu lui appartenait. Ce n’était peut-être pas faux, et certainement, si Lenza avait mieux connue la ville, elle aurait probablement reconnu le général Arnstven. Cependant, cet anonymat n’était pas pour déplaire à l’homme qui ne voulait que passer une bonne soirée en ville. Comme pour la rassurer, ou peut-être par pur politesse, Hektor lui tendit son bras, afin qu’elle puisse le prendre en marchant à ses côtés, si elle le désirait.


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MessageSujet: Re: Savoureuse nuit et déplaisir Lun 5 Aoû 2013 - 21:27

Enfin ! Il avait accepté ! Dans la lumière qui l'entourait, elle rayonnait. Son sourire n'était plus celui de la belle courtisane, mais tout simplement celui d'une jeune femme heureuse d'avoir obtenue ce qu'elle voulait. Elle pourrait le remercier comme il se doit, et comme l'homme ne recherchait pas vraiment la compagnie d'une femme, un repas était mieux. Lorsque la jeune femme entendit les paroles de son sauveteur, elle ne put s'empêcher de rire. Un rire franc et doux. Il n'y avait pas de problème à parler franchement avec elle, mais ça il fallait le savoir pour se le permettre. Après tout, elle en avait côtoyé des hommes, et bien qu'au départ elle fut choqué par leur parole, aujourd'hui, cela ne l'a dérangé plus le moins du monde.

Ne vous en faites pas pour votre franc parlé, cela ne me dérange guerre.

Après quelques instants de réflexion, la jeune femme ne trouva pas de justification plausible à sa présence dans cette ruelle sombre. Elle était venue ici sans vraiment regarder, mais comment le dire ? Sans doute de cette manière. Sans cherché l'excuse d'un chat ou d'un cri entendu dans la ruelle, non, c'était inutile de lui mentir. Et ce n'était pas vraiment rendre service à la jeune femme. Alors il fallait mieux être honnête avec soi et avec lui.

Et bien... A vrai dire, je n'ai pas vraiment de raison. Je flânais en ville lorsque j'ai tourné ici sans vraiment faire attention, lorsque j'ai vu qu'il s'agissait d'une impasse, c'était trop tard.

La jeune courtisane était un peu gênée d'avouer ce détail mais il fallait mieux le faire. Le chemin se déroula sans encombre. Au bras du chevalier tous les passants se retournait sur leur passage. Lenza se demandait vaguement si c'était à cause d'elle, de lui, ou de l'effet assez paradoxal des deux personnages ensemble produisait. Il était vrai qu'ils étaient assez opposé, lui, grand, fort, vêtu simplement d'une armure en cuir, et elle, petite, frêle, et vêtu avec élégance. Deux opposés pourtant bientôt réunis autour d'une table.

Le chemin pour l'auberge n'était pas très long et la revoir pour une seconde fois émerveilla une fois de plus la courtisane. Bien que modeste, elle était, pour elle, l'a plus belle qu'elle ai vu durant son voyage chez les humains. Elle ne remarqua qu'après l'animal allongé à quelques pas de la porte. Une jeune Tanflamm avec qui elle voyageait depuis un moment. L'animal la salua d'un hochement de tête que la jeune courtisane lui retourna. Après ce bref échange silencieux, ils entrèrent dans la taverne. Le silence se fit lorsqu'ils passèrent la porte, les regards passaient de l'un à l'autre. La jeune femme ne comprenait pas vraiment pourquoi un tel comportement, mais ce dit que c'était son sauveur qui faisait cet effet. A son arrivée, le silence ne s'était pas fait. Intérieurement, elle en fut vexer, n'était-elle pas censé être le centre des regards ? Mais elle se repris très vite, et indiqua à l'aubergiste qu'il fallait une table pour deux. Installé à une table en marge des autres, ils étaient enfin tranquille. Le bruit avait repris place dans la salle, plus personne ne faisait attention à eux.

Vous produisez un effet surprenant sur la population de cette ville

Ne put s'empêcher de dire la jeune femme. La jalousie qu'elle avait pu ressentir à leur arrivée à l'auberge n'était plus présente en elle, seule une curiosité à couper le souffle pouvait se ressentir. Il était vrai que l'Héléos ne comprenait pas encore tout à fait comment fonctionnait le monde des Hommes. Et bien que chaque soir, elle soit en leur compagnie, elle ne saisissait pas tout ce qu'on pouvait lui dire. L'aubergiste arriva à leur table et leur servit un repas fumant à l'odeur alléchante ainsi que de la bière. La jeune femme plus surprise par la boisson que par son repas, pris la choppe entre ses mains et huma l'odeur qui s'en échappait. Avec une petite grimace, elle reposa la choppe et la poussa vers Hektor et lui souri en déclarant.

Je vous l'a laisse.

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Savoureuse nuit et déplaisir

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