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[Event °2] Ils périront par le feu

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mer 14 Jan 2015 - 23:50

PNJ :
 

Lys était toujours en compagnie du dragonnier qui les avait rejoins. Elle était restée silencieuse, forçant son cheval à soutenir un trot rapide pour ne pas perdre la petite brigade. Slayer, accompagné de son ami, était à l'avant, le conseiller ne voulait absolument pas s'arrêter, aucune pause ne fut admise.

Un lourd silence régnait autour d'eux, de rares chuchotements à peine audible pouvaient s'envoler quelques fois entre les hommes. La plupart était des mercenaires et ils se fichaient des conditions de travail tant que la somme était conséquente. Quand au reste, il s'agissait de ses propres hommes et jamais ils n'auraient osé aller à l'encontre de sa décision.

C'est ainsi qu'ils rejoignirent le convoi des Récleyès alors que l'astre solaire disparaissait derrière l'horizon. Les éclaireurs étaient revenus et avaient assuré au conseiller qu'ils avaient éliminé les sentinelles ennemies de l'arrière. Ils pourraient ainsi attaquer discrètement, mais ils devaient être rapides, agir avant que les disparitions ne soient remarquées.

Slayer fit un signe discret à Miseke. Il était temps d'armer le bataillon. Un des gardes de la ville d'Arnlo qui était sous son commandement apparut près de lui, son cheval transporté une lourde malle. Miseke fit alors appeler tout le monde à le rejoindre. Lys abandonna son compagnon de voyage pour voir ce qu'on attendait d'elle.

Le conseiller de Parlèms profita alors de l'isolement de Kendrick pour le rejoindre, il n'avait pas envie qu'il aille fouiller du côté de la malle. Miseke était en train de distribuer les fusils. Il répétait les mots que son ami lui avait confié, leur expliquant comment se servir de cette arme que sans doute aucun d'entre eux n'avait jamais rencontré au cours de leur vie.

Lys était fascinée, elle écoutait religieusement, ce nouveau jouet la rendait impatiente. Elle voulait l'essayer ! Slayer pendant ce temps s'adressa au dragonnier :

- C'est l'heure ! Nous partirons les premiers à l'assaut, lorsque vous entendrez le signal rejoignez nous avec vos amis. Dès que la nuit sera tombée nous les attaquerons, vous pourrez voler sur vos dragons, mais prenez garde ! Le convoi est entouré d'éclaireurs, ceux de l'arrière ont été éliminés, mais il en reste. Alors évitez les attaques venant du ciel, vous risqueriez de prévenir tout le convoi. Notre but n'est pas de décimer les ennemis, nous devons avant-tout nous assurer de détruire les chariots de provisions. Sans nourriture, ils ne pourront pas assiéger très longtemps la tour.

Il jeta un regard vers ses hommes, ils avaient reçu leur arme et commençaient à se disperser, inspectant cette étrange chose. Certains mercenaires par contre préférèrent la ranger tout de suite, ils n'avaient pas envie de changer leurs habitudes. Il avait tout dit, il quitta sans cérémonie cet allié de fortune et repartit vers Miseke qui l'attendait. Ils reprirent alors la route avec comme guide les éclaireurs qui avaient créé une brèche.

Lys quand à elle était revenue vers Kendrick, un large sourire sur les lèvres, elle lui montra le fusil, d'ailleurs elle ne put s'empêcher de lui dire :

- Ils appellent ça un "f-u-s-i-l", c'est étrange comme nom, moi je préfère l'appeler le bâton de feu, t'en penses quoi ? Tu en avais déjà vu ?

Mais déjà il fallait reprendre la route, la plupart avaient déjà repris leur trot effréné. Elle stimula donc sa monture et s'élança à la suite de l'escouade. L'attaque était imminente.  


Pendant ce temps à la fin du convoi...


Voilà maintenant plus d'une semaine que le convoi a anéanti la Tour Est. La queue du convoi elle, et bien elle a vu l'attaque de loin, aucun n'a participé. Ce n'est pas leur rôle, le commandant a été clair avant de partir, ils étaient là en renfort et leur mission première était d'assurer la protection des vivres et ressources dont aurait besoin le convoi pour le siège de la seconde tour.

Cassandra était plus que révoltée de cette position, elle n'avait cessé d'agacer tous ceux se trouvant avec elle. Le responsable de la fin de formation en particulier, Lewis n'en pouvait plus de cette petite prétentieuse qui se disait mieux qu'eux. Ils en étaient d'ailleurs venus aux armes.

C'était il y a quelques jours, la demoiselle était encore une fois en train de râler, puis il y avait eu un mot de trop quand elle avait insulté cette mission. Le vétéran s'était alors jeté sur elle, sa longue épée avait alors tranché l'air. Cassandra l'avait arrêté de justesse au-dessus de sa tête grâce à son imposante hache, cadeau de son paternel.

Lennart lui était à l'écart. Il n'avait vu que de brèves fois Lewis lorsqu'il fallait lui faire un compte rendu sur les chevaux qu'ils devaient surveiller. Cassandra, il avait vaguement entendu ses plaintes, mais il n'y prêtait pas attention, il avait d'ailleurs complètement raté le conflit.

Alors que les premières confréries étaient en train de leur arriver dessus, l'arrière du convoi était en train de préparer le campement pour la nuit. Ils étaient quelque peu en retard par rapport au reste des troupes, mais rien de très grave, Lewis avait décidé de laisser ses hommes se reposer. Ils partiraient plus tôt le matin.

Alors que Cassandra était en train de monter une tente, Lewis envoya un de ses hommes à l'avant pour leur indiquer l'endroit où ils s'étaient établis et leur rapporter ce qui s'était passé dans la journée, autant dire, rien. Pourtant, malgré cette journée pénible, il avait une mauvaise impression. Il délaissa sa monture et décida de faire le tour de la queue du convoi. Il voulait s'assurer que tout aller bien.

Lennart pendant ce temps était seul, il avait prit de la distance avec ses compagnons de voyage et voulait s'écarter, profiter d'un moment de quiétude sur ces terres qu'il croyait ne jamais pouvoir fouler en ne cachant pas sa véritable nature. C'est lui qui remarqua en premier la présence des ennemis.



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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Lun 26 Jan 2015 - 13:38

La forêt était pourtant calme, quelques instants plus tôt. Mais, brutalement, tout se mit à trembler. Le sol grondait, et les arbres faisaient bruisser leurs feuilles. Le bruit d’une cavalcade, de soldats montés avançant au petit trot. Le cliquetis des armures, le bruit des armes qui se frottent au cuir de leur fourreau, ou le tintement caractéristique de l’épée tirée du fourreau.

Lennart était parti se promener, seul, quand il entendit tout ceci. Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : une troupe, sans doute hostile, approchait à grand pas.  Oui, le fait qu’elle était hostile crevait les yeux même, avant même de les voir le Récleyés sentait qu’elle était venue faucher toute vie dans le campement. Il estima ses chances de s’enfuir par ailleurs que vers le campement, pour s’éloigner du massacre à venir : impossible, les ennemis formaient un demi-cercle autour de lui, d’après le tremblement de la terre, ils allaient le faucher s’il tentait de s’exfiltrer discrètement.

« On va tous crever ici… » Maugréa t il.

Et il se mit à courir, à toute allure, en direction du campement.


Cassandra avait terminé de monter une tente, conformément aux ordres. Rejetant ses cheveux blonds en arrière, elle évita bien de signifier la fin de son activité à son supérieur. Au lieu de cela, elle alla plutôt se balader du côté des hommes en train d’installer une table de jeu.
« Hey beauté, tu te joins à nous ? »
Elle adressa un sourire qui se voulait énigmatique à son interlocuteur, et posa un doigt nonchalant sur sa bouche, en signe de réflexion. Puis, elle secoua ses boucles blondes, à nouveau, et passa son chemin. Là, plus  loin, elle trouva ce qu’elle cherchait : un confortablement empilement de coussins et de tissus qui lui fournirait un endroit parfait, et discret, pour faire la sieste. Elle s’affala avec un semblant de grâce sur les douillets traversins, et
commença à s’endormir.

C’est à ce moment-là que Lennart surgit des bois, non loin de la jeune femme.

« Cavaallerrrie !! » hurla t il à pleins poumons.

Aussitôt, un émoi saisit la caravane. Les soldats qui avaient commencé à s’installer se mirent à chercher leurs armes, les hommes tâchèrent de faire plusieurs choses à la fois, ce qui ne leur convenait guère. Seul Lewis, flegmatique comme toujours, ne s’agita pas beaucoup, et s’approcha de cet homme qu’il ne connaissait guère. Un visage anonyme parmi une foule d’anonymes.

Son instinct ne l’avait donc pas trompé.

« Ils arrivent… chef… » dit à voix basse, en reprenant son souffle, le guerrier Récleyès.
« EN POSITIONS DE COMBAT ! » beugla de toute sa puissante voix le chef de la petite troupe. Il saisit à bras le corps un des gamins, l’un des plus jeunes du régiment. « Toi, tu montes sur un cheval, et tu cours prévenir le convoi avant ! Va, va ! »

Lennart regarda avec envie le gamin en train de détaler à sur le dos d’un alezan dont la vie valait sans doute bien plus que le soldat qu’il transportait. Cassandra, quant à elle, avait saisi sa hache. Enfin un combat.
« On va tous crever… chef… Sont au moins deux cents… Partout dans les bois…
- SILENCE ! » cracha Lewis.
« On va se battre. Oh oui, et on emportera un bon paquet de ces salauds avec nous. Vous avez entendu vous tous ? Hors de question de fuir ! On va décapiter ces enfants de chienne et demain matin leur sang aura arrosé la clairière. Nous sommes l’armée du Ténébreux ! Nous sommes les Récleyès ! A la bataille ! »

Les hommes, qui s’étaient vaguement préparés, hurlèrent tous d’un accord commun aux paroles de leur chef.

C’est à ce moment-là que la cavalerie surgit d’entre les arbres, avide de sang.

A l’avant de la bataille à venir, face à la charge, les fantassins Récleyés avaient saisi des lances, et attendaient, la sueur au front, l’impact imminent. Lewis, au milieu de ses troupes, éructait : « Venez ! Venez enfants d’Anciens ! Vous allez tâter du bon acier Récleyès ! YAahahahaha »
Son regard était comme fou, enfiévré par la bataille, mais quoi que ses jacassements étaient sans queue ni tête, sa confiance débordait de lui pour aller gonfler le cœur des soldats, qui tenaient la position. Lewis constata que le soldat qui l’avait informé avait bien exagéré le nombre d’ennemis : il avait bien fait de ne pas lui faire confiance. Les forces étaient égales, mais la surprise risquait de couter cette bataille aux forces ténébreuses.

Dans le campement c’était déjà l’anarchie absolue.  Tous les soldats qui n’étaient pas encore prêts couraient en tous sens, se gênaient mutuellement, peinaient à s’équiper. Partout on ramassait les lances, les épées, les armures, mais ce n’était pas assez rapide.

Car soudain, les chevaux furent sur les lanciers.

La première vague de cavalerie s’écrasa sur les lances et boucliers Récleyès. On entendit Lewis se jeter comme un fou furieux dans la bataille.
« TENEBRRRAAAAA !! » hurla t-il tout en faisant tournoyer sa lourde épée au-dessus de sa tête.
Tous les hommes, des deux camps, hurlèrent, et se jetèrent dans une bataille énorme, ou chacun tentait de rester en vie tout en donnant le plus possible la mort à ses adversaire. Lewis se démarquait dans le champ de bataille, créant un cercle de violence et de sang autour de lui, tandis qu’il fauchait ses ennemis.

Cassandra, elle, avait saisit sa hache, et s’apprêtait à rejoindre ses compagnons. Encadrée par trois soldats, ceux là même qui l’avaient sifflé alors qu’elle cherchait un endroit pour sa sieste, elle avait déjà perdu de sa superbe. Ses cheveux étaient défaits, ses vêtements, qu’elle avait relâché pour dormir, à moitié défaits. Néanmoins elle courrait, forme féminine entourée par ses admirateurs, vers les chevaliers des Anciens, prête à exterminer cette engeance.

C’est à ce moment-là que sa route fut barrée par une dizaine de cavaliers, prêts à la découper en morceau.

A quarante contre quatre-vingt, les fantassins Récleyés tenaient la ligne comme ils pouvaient. Peu à peu, néanmoins, ils cédaient du terrain, et les renforts du reste du campement peinaient à arriver. Aidés par leur nombre, une bonne partie de la cavalerie adverse avait déjà pénétré dans le camp, et fauchait dans le vif.

Cassandra tomba à la renverse sous une bourrade de cheval. Sa hache se planta dans le torse de l’équidé, le faisant hennir de douleur. La monture s’écrasa sur le côté, mais son cavalier, lui, se redressa prestement, saisissant sa lame…

Il s’approcha de la belle blonde, sans aucune hésitation, sa Vérité des Armes luisant autour de lui comme un soleil.

--

« YYYAAAAHAAAHOUUUUHOUUUU !! »
Cria Iajutsu en apparaissant à la lisière du bois, derrière la charge de cavalerie. Derrière lui, à cheval eux aussi, venaient les renforts Récleyés.
Le guerrier masqué ne perdit pas de temps avec l’affrontement, où il n’aurait que peu de chance de faire une différence. En revanche, les dragons, voilà qui était plus sa tasse de thé, qui serait plus un endroit où son utilité au Ténébreux trouverait son apothéose.
Il se téléporta donc à nouveau, fendant l’espace et le temps pour réapparaitre au niveau du campement, dans une roulade magnifique. Ses deux sabres dégainés, il effectua un petit bond sur le côté pour éviter un coup d’épée tentant de l’atteindre. « Hop ! ». Puis, dans un flash, il disparut à nouveau : il avait trouvé sa cible.

Un homme tenait en respect trois soldats mâles et un soldat femelle. Il fallait les sauver.

Il visa précisément pour son Pas Chassé, comme il aimait à l’appeler, et s’enfonça dans sa Vérité très profondément. En un éclair, il s’était déplacé.

Et avait atterrit juste devant le soldat ennemi, et para sa lame alors qu’elle allait embrocher la jolie tête de Cassandra. Iajutsu poussa un petit ricanement, devant l’air médusé de son adversaire. Il repoussa les lames, et fit un salto arrière, et déclara : « Namu à vous, je suis Iajutsu ! »

Puis, sans aucune hésitation, sans un doute, conscient de pouvoir esquiver toutes les attaques alors qu’il se trouvait actuellement au sommet de sa forme, il s’élança comme une tornade de vent, d’acier, et de crécelle, vers son adversaire.

Comme un serpent qui allait mordre, ses deux épées fendirent les airs, droit vers la poitrine du chevalier… Une double attaque mortelle, une technique mêlant à la fois Vérité et Art Martial, l’essence même du style de combat Récleyès.

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La bataille avait commencé, mais était loin d’être terminée. Des deux côtés, les renforts arrivaient.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mer 28 Jan 2015 - 21:09

C'était agréable, malgré le poids qui pesait sur leurs épaules à tous, de discuter ainsi, assez tranquillement. Pour Séléne, exprimer ses ressentis de la sorte lui était assez nouveau dans le sens où en général, elle préférait ne pas le donner, ou qu'on ne s'y intéresse pas vraiment. Elle n'était rien sinon une soldate, pas de fait d'arme particulier pour que l'on se penche plus en avant sur ce qu'elle pouvait penser. Et ne s'en offusquait pas vraiment, le fait de rester dans l'ombre n'était pas dérangeant, au moins, de cette petite place là, elle pouvait toujours observer et ne pas crouler sous le poids de responsabilités. C'était une chose dont elle avait peur d'ailleurs, d'une certaine manière. Écouter les ordres était somme toute plus facile, même si cela signifiait être envoyé le plus souvent en première ligne comme des êtres de moindre importance. Bien des officiers de l'armée les voyaient comme ça en tout cas. Elle n'avait exprimé son avis que parce que Iajutsu le lui avait demandé – à sa façon certes – et n'y avait pas vu de problème à le lui dire. Il était plutôt bon juge, et certains le qualifiaient même de sage quand il n'était pas occupé à amuser la galerie avec ses cabrioles. Son avis à son tour fut accueillit par l'oreille attentive de la jeune femme, soucieuse de savoir ce qu'il pensait lui même de tout cela. Elle ne pouvait que lui donner raison, sur tous les points qu'il avait évoqué. Même ceux qui avaient su rester vague jusque là dans son esprit. Elle acquiesça silencieusement, et alors que son interlocuteur exécutait sa figure, elle continua à songer, s'amusant intérieurement de ces pitreries qui allégeaient l'atmosphère. Ou du moins un peu.

L'évidence ne lui avait pas paru immédiatement, mais elle remarqua, à juste titre d'ailleurs, que Iajutsu restait quelqu'un de bien mystérieux. Les quelques fois où elle l'avait rencontrée, elle ne s'était jamais embarrassé de lui poser des questions sur le pourquoi de cette apparence et cette attitude. Mais elle était curieuse, comme tous les autres, c'était certain.

« J'en doute, vos talents sont hors de ma portée. Vous observer l'utiliser reste néanmoins pour moi un plaisir, j'ai toujours aimé comprendre et apprendre ce qui entour nos vérités. »

Puisqu'elle n'avait pas de plaisir particulier pour l'art du combat, et que de toute façon on évitait en général de l'y trainer malgré sa force (elle n'aurait pas été suicidaire au point de se lancer dans une telle mission sans savoir un minimum se battre avec assurance), elle s'était retranché sur l'étude des vérités. La sienne particulièrement nécessitait un certain entrainement, elle avait durant ses temps libres consulter bien des livres forts passionnants.

Mais le temps n'était plus aux simples bavardages. Et l'orage grondait, comme le disait le guerrier. Il grondait fort et risquait de faire bien des dégâts. Le commandant Salvez avait fait presser sensiblement le pas de course de la troupe, le soleil commençait à sévèrement décliner et chacun redoutait sans doute l'imminence de la bataille pour leur compagnon un peu plus loin. Pourvu qu'ils arrivent à temps pour les assister. Ces fils de chiens lâches n'auraient pas l'occasion de comprendre la vague de rage qui allait les accueillir. Ils sauraient alors, avant leur mort, combien l'armée Récleyès pouvait être sans pitié.

La bataille avait déjà commencé quand ils arrivèrent sur place. Le convoi avait été attaqué sans avoir le temps de se préparer et déjà de nombreux cadavres jonchaient le sol. Il y en avait des deux camps, mais la surprise de l'attaque avait fait ravage chez les soldats du Ténébreux. Fonçant dans la bataille comme un diable, Séléne avait vu Iajutsu ainsi que d'autres disparaître pour entamer les combats. Il est vrai que Séléne n'avait pour sa part jamais foncé dans une véritable bataille et se sentit, l'espace d'un instant, perdu entre les cris et les déchirements d'épées. Mais seulement un instant, car le suivant, elle se laissa tomber de son cheval, atterrissant prêt d'un cadavre. La seconde suivante, son regard illuminé d'un fin voile rougeoyant, le corps se releva comme si rien n'avait changé. Le regard cependant vide, il fila dans la mêlé tout en restant proche de sa maitresse. Sans le savoir, la jeune femme avait rendu vit à un fin bretteur ennemi qui s'attaqua à ses anciens compagnons, assez choqué sur le coup de voir un homme la gorge largement tranchée les menacer. La frénésie du combat réveillée par l'activation de sa vérité, Séléne se défit d'un de ces gantelets et fit vibrer la lame de sa dague noire. Nulle peur ne s'affichait dans son regard, et alors qu'un homme fonçait vers elle pour la trancher de son épée, elle répliqua finement, comme une danse pour laisser terminer la lame de son arme dans le dos de son assaillant. Le mort qu'elle avait ramené à la vie était revenu vers elle, et bien qu'il lui manqua un bras, fraichement perdu, il asséna le coup final au soldat sans un sentiment, mécanique, marionnette.

Elle n'était pas le petit oisillon en cage que l'on croyait. Dans sa marche de bataille, accompagnée d'un autre cadavre moins abimé qui se battait pour elle, Séléne remarqua alors au sol une arme étrange qu'elle n'avait encore jamais vu... « Qu'est-ce que c'est... » se murmura-t-elle avant de retourner au combat un peu précipitamment. C'est que ces foutus chiens étaient encore nombreux et assez vaillants il fallait le dire.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mer 28 Jan 2015 - 23:51

Les sabres fusèrent, passèrent à gauche, à droite, en croisé.
Un homme, découpé, déchiqueté, réduit à l’état de macchabée, tombait à genoux. Le style du Masque, du guerrier fantôme ne laissait pas place à l’approximation. Chaque mouvement, aussi improbable ou hasardeux soit il était en fait savamment calculé, préparé à l’avance dans des danses rituelles que Iajutsu pratiquait assidûment. Sa Vérité de l’Espace lui permettait de percevoir son environnement, et de s’y mouvoir avec une aisance incomparable. De son bras droit, fait de métal et de bois, il déviait les attaques, de son bras gauche, il frappait de son premier sabre, puis sa main droite pivotait, sans crier gare, à 90° et embrochait par la bouche un adversaire désemparé et démuni.

Comment se battre face à l’inconnu, face à un style mystérieux et surtout anatomiquement impossible pour un être humain normal. Seulement, le Rescapé n’avait rien d’un humain. C’était un spectre, un démon.

Son masque ricanant, glauque et funeste, se déplaçait au sein de la bataille comme une vision de la mort elle-même. Partout où le Pas Chassé du Récleyés le menait, l’accompagnait un bruit de crécelle annonciateur de violence et de carnage. Autour de lui, la bataille faisait rage, les cris, le sang, la chair tranchée, les os brisés. Mais pour le Masque, ce n’était qu’une symphonie qui accompagnait sa mélodie funeste, sur laquelle il dansait dans un rythme de mort.

Un pas, un coup, une blessure. Un pas, un mouvement du bras, un mort.

Iajutsu fut soudainement désemparé par un bretteur improbable. Sa rapidité, ses réflexes, dénotaient une Vérité de l’Arme très élevée. Il exécuta trois parade parfaite, dans un style très conventionnel mais maitrisé à la perfection. Coincé entre deux tentes, Iajutsu tenta de le déborder par l’arrière, en se téléportant dans son dos, mais son mouvement fut anticipé.
Le guerrier masqué, toujours aussi imprévisible, monta alors sur la pointe de son épée, esquivant ainsi un coup porté à son torse. En équilibre sur une main, il s’envola, dans un bond formidable, et retomba en flèche sur son adversaire : « KYYYOUUUU ! ». L’ennemi effectua un roulé boulé, et attaque trois fois. Dans un rythme frénétique, Iajutsu esquiva une fois, deux fois, trois fois, plaçant son torse à gauche, puis à droite, puis effectuant un saut périlleux qui l’ammena sur une monture de tente.

Son ennemi, indéniablement un grand guerrier, le surpris en tranchant d’un seul mouvement le pilonne sur lequel était perché l’oiseau funeste. D’un petit bond, sans perte ni son rythme ni sa transe, Iajutsu retomba au sol.

Sabre contre sabre, il força une parade, avisant le visage de son ennemi face à son masque pétrifié : « Namu ! Je suis Iajutsu ! » ricana t il derrière ses dents éternellement figées. Son ennemi lui décocha un coup de boule formidable, destiné à briser le masque. Il fit une petite fissure sur ce dernier. Le front de l’ennemi, lui, commença à saigner légèrement.

Désorienté, il ne vit pas venir le formidable coup de poing gauche que lui asséna Iajutsu. Il tituba sur quelques mètres. Iajutsu se remit en garde.
C’est alors que, de sa main gauche, l’ennemi sortit un objet étrange, sans doute magique, de sa poche. Le maitre du Pas Chassé se prépara à esquiver, conscient que cette attaque risquait d’être dévastatrice. Tandis que sa Vérité se concentrait autour de lui, le monde se mit à fluctuer, l’espace-temps perturbé par l’usage de l’Espace. Tout sembla ralentir pour le Masque, tandis qu’il voyait chaque détail de l’action.

Le chevalier des Anciens appuya sur la détente, une étincelle jaillit sur l’arrière de l’arme, et il vit le recul de cette dernière entrainer le bras du guerrier. Il vit la gerbe de flammes sortir du canon, et le projectile s’élancer vite, trop vite, vers lui.

*Trop rapide… TROP RAPIDE !* songea Iajutsu

Il se laissa glisser en arrière, son instinct de survie prenant le dessus sur sa raison. La balle lui frôla l’épaule, faisant voler en morceau une pièce de son armure, et toute son épaulière. Les éclats d’acier fusèrent dans toutes les directions, perçant les yeux et la chair d’autres combattants. Iajutsu, avant de toucher le sol, vit son ennemi stupéfait par le fait que quelqu’un, sur cette terre, ait réussi à esquiver l’attaque d’un fusil.

Sa dernière et ultime erreur. L’oiseau des ténèbres disparut dans un tourbillon de magie, et réapparu entre les jambes de son adversaire. Sans aucune hésitation, sans dégout et sans remord, il plongea ses deux lames dans l’entrejambe de son ennemi, perforant ses parties génitales et remontant le long des intestin. Le sang et les tripes se déversèrent sur le guerrier masqué, qui poursuivit sa glissade à l’abri dans un cercle de Récleyès qui formaient un rempart défensif contre l’attaquant abhorré.
Il s’assit sur son séant, rapidement, et passa sa main sur son épaule. Il sentit la douleur, la morsure d’une blessure cautérisée par la chaleur de la balle. Pour la première fois depuis bien longtemps, Iajutsu avait été confronté à quelque chose qu’il ne pouvait pas éviter grâce à sa Vérité.
Il vit avec horreur d’autres combattants ennemis sortir les mêmes armes magiques. Sans hésiter, le démon Rescapé se redressa d’un seul geste fluide et impossible, et s’élança de nouveau à la bataille.

Dans son champ de perception, il aperçut Sélène, cette douce créature qu’il avait rencontré il y avait ce qui semblait une éternité, se battre férocement avec trois guerriers ennemis. Sa dague noire tranchait l’air, vive et rapide, sans aucune hésitation, et les morts se relevaient autour d’elle, joignant leurs forces aux siennes. La nécromancienne se tenait maintenant au cœur d’un cercle de mort, à l’écart de la bataille…

… Et pourtant, un ennemi la visait, tandis qu’elle ramassait un fusil.

Iajutsu s’élança, et trancha l’arme d’un coup de sabre. Du pommeau de son arme, il fracassa le nez de l’adversaire, et continua son geste pour lui enfoncer dents et os vers l’intérieur du crâne. Le visage défoncé, l’homme s’effondra, gargouillant dans sa douleur, et fut repoussé d’un coup de pied  sauvage vers le sol.
Courant à petites foulées, le guerrier Masqué rejoignit la Dame des Ténèbres, la Nécromancienne. Il lui saisit l’arme des mains, en déclarant :

« Regardez ! »

Et, visant le ciel, il appuya sur la gâchette. La détonation lui secoua le bras, mais il tint bon, s’étant attendu au recul de l’arme. La déflagration était particulièrement éprouvante pour les nerfs, entendu de près, et lui vrilla légèrement le tympan gauche.  Il déclara, derrière son masque impassible.
« Ces bâtons étincelants magiques sont une traitrise! Relevez plus de morts, nous en aurons besoin ! Je vous couvre dès à présent, vous pouvez renverser le cours de cette bataille, Dame du Ténébreux ! Agissez, vite! »

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Ven 30 Jan 2015 - 15:39

L'attaque avait été sanglante des deux côtés. Slayer, accompagné de Miseke, était en première ligne, il ne voulait pas que les guerriers qu'il avait amenés ici pense qu'il était comme tous ces aristocrates. Tenant fièrement son fusil personnel qu'il avait soigné de décorer, il resta tout de même à distance du conflit. Il attendait le moment opportun pour faire usage de sa nouvelle arme.

Lorsqu'il remarqua l'arrivée de renforts de la part des Récleyès il préféra attendre quelques secondes qu'ils se rassemblent. Il n'avait pas peur de se retrouver en sous-nombre, il s'y attendait. Ainsi, il attendait le meilleur moment pour révéler son arme secrète.

Mais le sort en décida autrement, un coup non autorisé retentit. À quelques mètres de la monture de Slayer se trouvait l'un des puissants guerriers qu'il avait rencontré lors d'un tournoi. Au sol, il resta impuissant et le vit mourir de la main d'un étrange personnage qui se dirigea ensuite vers une femme entourée de morts. C'était maintenant ou jamais !

Alors que les Récleyès étaient en train de découvrir cette arme, le conseiller de Manesvi s'élança vers eux et cria l'assaut. En quelques secondes tous ses hommes se retrouvèrent armés, Miseke proche de lui était déjà en train de viser. Lys, quant à elle, était toujours intacte. Elle avait réussi à se rapprocher d'une charrette de provision qui était un peu à l'écart de la place centrale du combat.

En attendant l'appel au feu, elle fit comme tous ses camarades et s'arma. Lorsqu'elle eut l'engin dans son viseur, elle appuya. Le bâton cracha le feu, les provisions furent détruites, mais ce n'était pas là le seul dégât. Un cri d'effroi déchira la nuit. L'arme s'était retournée contre son possesseur, le bras gauche de Lys était déchiqueté et une partie de sa joue avait également reçu des éclats.

Affolée et traumatisée, la demoiselle ne bougeait pas et les hommes de Slayer ne lui prêtèrent aucune attention. Personne, mis à part Kendrick, n'avait vu cette scène. Le dragonnier qui était restée non loin de la demoiselle ne put s'empêcher de ressentir de la rage. Il était soulagé d'avoir refusé ces armes pour lui et siens, mais la vision de la jeune femme se vidant de son sang était insoutenable. Cependant, on ne pouvait plus rien pour elle.

Il détourna son regard et fit signe à ses alliés de se préparer à l'assaut, le signal avait été donné. En bas, le feu jaillissait de toute part. Gustaf avait suivi le regard de son ami, il préféra rester silencieux et se contenta d'élancer son dragon vers le sol. Viktor fut le premier à se retrouver au-dessus de la mêler. Son dragon balayait la terre, fauchant tous ceux, se trouvant sur son passage.

Brina, quant à elle, fut la dernière à descendre des cieux, elle chuchota à l'oreille de son dragon, puis tous deux descendirent en pic. Le dragon ne se releva qu'au dernier moment, il étendit ses ailes et emporta dans son passage de nombreuses tentes. La demoiselle esquiva au dernier moment un imposant Récleyès qui matérialisa un bras de métal se terminant comme un hache.

Son dragon échappa de peu à une blessure mortelle. Le sort en était jeté, les Récleyès se défendaient de leur mieux d'une manière un peu désorganisée, ne prêtant pas attention à ce qui les entourait. Les hommes de Slayer, quant à eux, utilisaient les armes à feu à outrance, ne se doutant pas une seconde qu'elles pourraient se retourner contre eux. Et les dragonniers eux essayaient de s'en tenir au plan. Kendrick avait compris l'importance de cette mission.

Il avait bien signalé à ses hommes que le but n'était pas de décimer le convoi, mais de lui retirer toutes leurs ressources. Ainsi après quelques minutes au cœur du conflit, les dragons se séparèrent, cherchant les endroits où les provisions se trouvaient. L'espace d'une seconde, le chef Arvèles fut déstabilisé, il survolait le corps inerte de la jeune Orpheas.

Désormais plus aucune parole n'était prononcée, seul les cris et hurlements des combattants et de ceux , se faisant mutiler, s'élevaient dans le ciel.



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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Ven 13 Fév 2015 - 0:03

Elle ne sut pas très bien ce qui venait de se passer. L'instant s'était écoulé en une fraction de seconde. La première, elle tenait cette arme étrange entre les mains, faite de bois et de métal, allongé sur l'avant avec un orifice au bout et un curieux poussoir. Elle n'avait jamais vu ce genre de chose. La seconde suivante, elle entendit le bruit d'un sabre trancher l'air, des craquements d'os et des hurlements de douleur avant une mort certaine. Puis avant qu'elle ne puisse se mettre en garde et lâcher l'étrange objet, Iajutsu se trouvait à ses côtés. Sa tenue était maculée du sang des ennemis qu'elle avait abattu. Elle ne l'avait pas vu se battre, mais l'on disait ses techniques effroyablement efficaces et mortelles. La preuve était là. Le guerrier lui arracha des mains l'arme et la pointa vers le ciel. La suite fut effroyable. La détonation qui en découla fut affreusement violente, éclatant les tympans sans états d'âme. L'explosion qui déboucha du canon fut elle aussi impressionnante. Par les dieux, si les ennemis avaient d'autres armes de ce genre là, l'armée Récleyès risquait de prendre plus de dégâts que ce qui n'était escompté. Un seul de ces projectiles de feu équivaudrait à un mort sur le champ de bataille, si ce n'était plus... c'en était effrayant. Le regard tendu, elle écouta Iajutsu malgré la douleur de ses oreilles. Il avait raison, mais ce qu'il demandait cependant relevait presque de l'impossible pour Séléne.

« Mais je... » Elle se brida elle même dans ses paroles, et tenta alors de faire ce qu'elle pouvait. Du plus profond de son corps, elle fit appel à sa vérité. Elle sentit en elle remonter un flux sombre et glacé, noir comme les ténèbres, c'était l'appel des morts qui coulait en son corps. Un se releva en plus de celui qui était déjà debout. Ce n'était pas beaucoup oui, mais c'était des créatures sans âmes, sans coeur, sans douleur. Ils pouvaient prendre autant de projectiles maudits qu'il fallait, ils ne faibliraient que lorsque leur chair seraient en lambeau. Ils étaient solides, et elle pourrait en appeler d'autres quand ceux-ci ne seraient plus en mesure de bouger. La jeune femme ne pouvait en appeler une dizaine, mais les morts qu'elles relevaient étaient des bêtes de guerre dangereuses et affamées. « C'est là tout ce que je peux donner Iajutsu. Mais ils se battront jusqu'à ce que leur os ne soient plus que poussière. Ils seront nos boucliers et nos épées immortels faces à leur armes de traitres ! »

Mais le signal ennemi était donné, quelque chose se rassemblait face aux troupes éparses et désordonnées des Récleyès. L'armée opposée préparait quelque chose, et la jeune femme les vit sortir alors ces étranges bâtons de feu, prêt à s'en servir. Et le coup fut lancé, la débandade commença et les troupes s'ébranlèrent dans une cacophonie illogique. Les explosions brulaient le regard, les détonations arrachaient les tympans. Dans un élan de survie, elle se jeta à terre en entrainant avec elle Iajutsu, avant d'ordonner à ses soldats morts vivants de faire rempares sur leurs corps le temps que se termine l'assaut de feu. Mais les choses allaient de mal en pi. Un regard vers le ciel dévoré par les flammes dans la nuit, et Séléne aperçu les yeux rougeoyants des créatures volantes : « Des dragons... » Murmura-t-elle. Les flammes dévorèrent les alentours, le campement n'était plus que ruine, et les explosions continuaient lorsque le feu arrivait jusqu'aux provisions qui éclataient.

Par les dieux... les ressources. C'était ça !

« Il faut protéger les provisions et les ressources du convoi ! C'est là leur but, nous affamer avant que ne vienne la guerre ! » S'écria-t-elle vers son compagnon d'arme avant de se relever. Il n'y avait plus de temps à perdre, il fallait se rassembler le plus vite possible pour protéger ce qui pouvait l'être encore. Mais c'était peine perdu, les soldats courraient dans tous les sens, désordonnés comme une flopée de fourmis. Elle s'élança vers ce qu'elle pouvait supposer être des chariots encore intact. Des hommes ennemis s'en approchaient. Elle poussa ses deux créatures à les attaquer. L'un d'eux avait l'œil crevé et brulé par l'impact du bâton de feu, l'autre voyait ses boyaux sortir de son ventre par une ancienne attaque portée. Ils n'étaient pas combattant d'élite, mais ils n'avaient aucune pitié, aucune logique, seule l'envie de leur maitresse et leur soif de sang les poussait à être aussi violent et aussi dangereux. Sans s'occuper des cris d'agonie des hommes se faisant dévorer, presque littéralement, par le mort vivant, elle s'attaqua au dernier, repoussé par les immondes créatures qui mâchonnaient derrière la jeune femme. Fendant l'air de sa dague, elle manqua malheureusement son ennemi, assez vif, qui lui répondit au dernier moment par un coup dans les côtes. Le souffle coupé, la jeune femme tenta de se mettre en garde, lame en avant, le regard aussi sombre que les créatures qu'elle relevait d'entre les morts. Plus aucune pitié, juste le combat, juste le sang, juste la douleur. Elle voulait les voir crever, ces lâches, ces hommes maudits ! Il avait sortit son épée pour s'attaquer à Séléne, une passe frontale qu'il rata lamentablement malgré la douleur à vif qui prenait la jeune femme aux côtes. Tout ce qu'elle put faire, c'est entailler l'homme au niveau du bras. Il voulu relancer une attaque, mais un des cadavres, dont les jambes avaient été coupé entre temps, le tenait fermement, assez pour laisser à la dame une feinte où elle planta littéralement la dague dans le bras de l'homme qui expulsa un cri, puis elle posa une main sur son visage. Une main dégantée. « Puisses-tu mourir dans d'atroces souffrances, chien. » Sa vérité éclata à nouveau en elle, et lentement, elle fit déverser ce nocif poison de ses mains, empoisonnant sa victime. Il n'allait pas mourir immédiatement, mais sa douleur serait-elle qu'il en souhaitera presque s'en donner la mort.

Les combats allaient de plus bel, toujours aussi sanglants, et peu à peu l'odeur de chair brulée se déversait dans l'air ambiante, c'en était insoutenable. Vu les douleurs qu'elle avait aux côtes, elle supposa que plusieurs d'entre elles étaient brisées. Arrivée aux chariots encore intacts, elle constata que plusieurs autres Récleyès avaient aussi compris – elle espérait que les autres zones à ressources soient aussi protégées... elle remarqua l'ombre étrange dans un coin, comme si elle essayait de se cacher. « Lennart, sortez de votre trou et combattez. » Souffla-t-elle. Il n'y avait que lui pour rester dans l'ombre et attendre que l'orage se passe. Pourvu que les dragons ne redescende pas, il serait sinon difficile de les arrêter.

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Ven 20 Mar 2015 - 23:14

Le Récleyès arriva près de la jeune femme lorsqu'il entendit son nom. Sortant de nuls parts, c'était une silhouette remplie de sang qui se révéla. Lennart s'était retrouvé au cœur des flammes du dragon. Seuls les dieux avaient pu le sauver de cette mort certaine, à moins que ce ne soit sa volonté de vivre. En sortant de la fournaise, il avait tranché les artères de plusieurs mercenaires qui accompagnés les lâches qui se cacher derrière les bâtons de feu. Son visage était toujours impassible et il était déjà sur ses gardes, prêts à user de sa Vérité.

Les trois chariots derrière ce petit groupe de Récleyès étaient leurs dernières provisions. Les dragons avaient tout ravagé, ils se posèrent et sol et deux des dragonniers mirent pied à terre. Kendrick et Viktor rejoignirent le conseiller Slayer. La fumée blanche qui s'échappait du campement créé une barrière naturelle entre les deux clans. Les Récleyès étaient tous prêts à tout pour protéger leurs biens et stopper leur adversaire pour laisser au convoi le temps de prendre de la distance. Lewis, le responsable du groupe, était là. Il ne disait rien, attendant la dernière attaque.

Sa concentration était à son apogée, il était prêt à offrir sa vie pour sa confrérie. Il devait absolument tuer ces dragons. L'ennemi était bien plus armé que ne l'avaient prévu les Récleyès. Slayer quand à lui réfléchissait, les armes à feu lui avaient permis de détruire une grande partie des réserves, mais il avait perdu tous ses mercenaires. Il savait que l'engin pouvait être capricieux, on l'avait mis en garde, mais il pensait que ce sacrifice était justifié. Il n'avait rien dit à son ami, Miseke n'avait rien compris lorsqu'il avait vu le corps de la jeune Lys. Il n'avait plus osé se servir du bâton de feu.

Kendrick en avait assez, il voulait que l'assaut se termine. Il parla distinctement :
- Il nous suffit de les encercler, nous sommes aussi nombreux qu'eux et l'un des dragons peut nous soutenir.
Il se tourna vers son ami, qui accepta la proposition. Slayer hésita, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il avait perdu la plupart de ses hommes. Il ne lui restait plus que Miseka et deux jeunes qu'il avait charmés à Arnlo. À peine âgé de la vingtaine, leur visage était noirci et les mains maculées de sang. Leur regard semblait vide, tout deux faisaient peur à voir. Bon ! Il n'avait pas le choix, il devait accepter l'aide des Arvèles. Il accepta et arma son fusil.

Kendrick fit signe à ses camarades de les rejoindre. Viktor quant à lui était revenu à son dragon et il le fit s'élever légèrement au-dessus du sol. L'assaut fut lancé. Sur son destrier, le conseiller avança droit devant lui, traversant la fumée opaque du champ de bataille. Son fusil armé et pointé sur les Récleyès, il tira dès qu'il put les voir. La balle frôla Lewis. Miseke lui avait disparu sur l'un des côtés avec Brina. Ils comptaient surprendre les Récleyès par l'arrière.

Le dragon lui s'avançait doucement, les Récleyès avaient le regard fixé sur lui, ils avaient peur de recevoir son souffle chaud, mais pas Lewis. Il posa un genou à terre, la pointe de son épée dans la terre. Slayer était agacé par ce comportement, replaçant une balle dans arme, il visa cet homme, mais il n'était plus là. Le responsable venait de s'élancer vers Viktor et son dragon. Personne ne s'y attendait.

Gustaf et Kendrick ne purent rien faire. Le Récleyès passa la pathétique formation de ses ennemis, coupa les tendons de l'un des jeunes en passant près de lui, puis il sauta et planta le poitrail de l'animal mystique. Le cri de Viktor retentit dans le ciel. L'un des dragons venait d'être abattu et déjà, les autres étaient menacés de mort. La rage de Lewis ne pouvait être arrêtée que par la mort. Brina n'avait rien vu de la scène, mais son dragon s'enfuit de lui-même dans le ciel.

Kendrick n'eut pas le temps de réagir que Gustaf s'était élancé vers le tueur de dragon. Il intima à son dragon de partir, mais lui, il resta sur place. Il ne pouvait pas abandonner son amie. Il était prêt à retourner au plus vite vers les montagnes, mais pas sans le reste de ses camarades. Slayer quant à lui obligea le second jeune encore vivant à prendre l'arme de son ami, il aurait ainsi plus de puissance de feu.



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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mar 5 Mai 2015 - 2:27

Les attaques avaient été violentes pour les deux camps et les effectifs se trouvaient cruellement diminués. Il ne restait plus grand chose du convoi Récleyès, et moins encore de leur opposant, même si les dragons représentaient une force de frappe nettement supérieur à un humain lambda. Séléne ne pouvait s'empêcher de regretter son acte de bravoure inconsidéré en participant à cette bataille, alors que celle-ci était purement et simplement suicidaire. Elle se rendait compte désormais que sa vie ne tenait qu'à un fil, et pourtant... pourtant elle n'avait pas peur. N'était-ce pas là un honneur conséquent que de mourir pour ses convictions, de se battre pour une cause que l'on croyait juste ? Son cœur était ainsi partagé, entre une peur rationnelle d'un instant parfaitement chaotique, et la foi inébranlable dans son combat. Cette dernière empêchait la jeune femme de céder à la terreur de la mort, elle faisait rougir le sang maculant ses vêtements, elle faisait vibrer sa vérité au cœur de son âme. Elle ne tremblait pas face au danger, elle n'était qu'une lionne prête à montrer ses crocs, attentive à l'environnement qui l'entourait, et elle remarqua à peine la présence de Lennart qu'elle avait pourtant appelé une seconde plus tôt (elle ne pensait pas qu'il oserait se montrer en vérité). Son regard était plongé sur les alentours, elle observait, l'air calme, mais le feu courait dans ses veines, et l'envie de sang bourdonnait à ses tempes, presque incontrôlable. La violence et la guerre avait toujours eu cet effet sur Séléne. Elle n'avait pas l'air d'une combattante, mais ses capacités dépassaient de loin les attentes que l'on pouvait deviner en la regardait. C'était un monstre une fois lancé dans la bataille, et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Elle détruirait ses ennemis jusqu'à ce qu'il ne reste d'eux que des cendres. Au loin la logique, au loin la survie qui hurlait dans un coin de son cerveau. Elle nota que les survivants savaient que leur mission était désormais de protéger les vivres de l'armée, que chacun avait sa place pour éviter des pertes supplémentaires. Terminée la débandade, fini la frayeur, il n'y avait que des Récleyès destructeurs et avides de vengeance.

Leurs ennemis n'avaient pas l'air d'être bien nombreux, et malgré leurs armes impies, leur chance semblait s'envoler peu à peu. Les dragons étaient certes un avantage conséquent, mais les Récleyès savaient se battre, ils savaient pour quoi ils mouraient, et pourquoi ils ne devaient pas mourir maintenant. Leur hargne au combat était presque aussi forte que celle des Arvelès, ils n'avaient rien à leur envier. Entre les flammes qui léchaient le sol et filtraient dans l'air, Séléne put apercevoir deux hommes s'entretenir, malgré la fumée et la distance qui brouillaient sa vue. Est-ce que l'un d'eux était le chef de cette troupe ? La jeune femme ne le sut pas vraiment, et elle ne connaissait guère les personnalités de ce monde pour reconnaître ici bas le conseiller des Palerms. L'action sembla s'enclencher, et presque sans le vouloir, elle éleva la voix pour s'adresser aux autres Récleyès à proximité : « Surtout ne les laissez pas détruire ces chariots ! » Une manœuvre difficile lorsque l'on considérait le dragon encore à proximité du sol, malgré les autres qui avaient reprit leur envol. Les yeux fixés sur la créature, Séléne savait qu'elle n'était pas de ceux ayant la force de combattre un tel monstre. L'assaut lancé, elle se concentra plutôt sur les cibles qui étaient à terre. Réveillant deux nouveaux morts des profondeurs des ténèbres, elle se lança contre un soldat qui avait d'abord tiré dans sa direction et dont l'arme déchargé ne servait plus à rien sur l'instant. Elle voulu plonger sur lui avec sa dague, mais une fulgurante douleur à la tête l'arrêta. Elle avait trop utilisé sa vérité, et les séquelles s'en ressentaient déjà. La migraine était en train de terrasser ses capacités martiales, et les deux créatures qu'elle avait relevé cessèrent instantanément tout mouvement. La jeune femme cru bien sa dernière heure arrivée, quoique la douleur à ses tempes ne lui laissait pas vraiment l'occasion d'y réfléchir. La seule chose qui la ramena vraiment fut un coup de hache violent et du sang giclant de partout sur elle. Maculée et poisseuse, elle releva un regard douloureux sur son sauveur. Cassandra.

« Aller debout ! »

La jeune femme elle aussi tachée du sang de ses ennemis tira si fort sur le bras de Séléne qu'elle en ressentit une vive douleur. Mais heureusement son mal de tête avait, pour l'instant, disparu. Encore sonnée, elle tenta de reprendre conscience du chaos global qui l'entoura. Elle entendait les hurlements, particulièrement un qui faisait froid dans le dos. En tournant son regard, elle vit un dragon à terre, pourfendu dans son cœur par Lewis qui semblait ne plus pouvoir arrêter sa folie destructrice. C'était déjà ça de moins. Cassandra tira Séléne de sa contemplation du monstre à terre, et la suivit pour reprendre le combat. L'instant n'avait duré que quelques secondes, les choses se passaient si vite et si lentement..

Comme si elles étaient accordées, les deux jeunes femmes se précipitèrent vers l'homme à cheval qui rechargeait et ne regardait pas dans leur direction. Si Cassandra poussa un cri en souleva sa hache et destiné à effrayer la monture, Séléne reste à bonne distance, mesura son pouvoir et releva un mort derrière le cheval. Ainsi, il était plus ou moins encerclé, et l'instinct de la jeune femme lui dictait que cet homme n'était pas n'importe qui.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mer 6 Mai 2015 - 19:15

La bataille faisait rage, Ioroïn entendait sa mélodie, sentait sa violence comme résonner à travers son âme. Les hurlements des hommes, peu importe leur camps, les épées qui tranchent dans les corps, le sang qui gicle, l'éclat assourdissant de ces étranges armes qu'il ne voyait pas encore, cette sonorité imperceptible des corps tombant au sol... Les yeux fermés il s'abreuvait de toutes ces sensations, la terre s'abreuvant du sang et de la fureur. Il percevait les émotions des plantes et des arbres, victimes passives et oubliées de tous. Lui même était en cet instant un oublié, ignoré de tous, protégé par la sylve de l'aubépine dans laquelle il avait élu domicile pour une nuit d'attente, enveloppé par celle ci. Les spires et branches s'étant enroulées autour de lui alors qu'il s'était endormi le jour d'avant en son sein pour trouver le repos.

Il sentait le cœur de la nature battre en cet instant, furieux et haineux, les pulsions et intentions des arbres et plantes alentour, le désir de ne pas rester en vulgaire spectateur et victime ignorée. Cette passion enragée se frayait un chemin à travers son cœur à lui, perçait en son âme et menaçait de prendre possession de lui.

-Pas encore, laissez moi un instant.

Cernunnos quand à lui agissait, comme Ioroïn l'aurait fait à sa place, deux âmes et deux corps, mais ils n'étaient pourtant qu'un dans leur pensée. Vulgaire rocher mousseux à l'écart de la bataille, oublié et couvert de ronces un instant plus tôt, ses yeux s'ouvrirent tandis qu'il s'élançait en rasant le sol, en direction de la bataille. Ses pupilles d'émeraude luisantes contemplèrent les vulgaires êtres humains se débattant tandis qu'il libéra son souffle hébétant sur eux, troublant les esprits déjà embrumés par les vapeurs guerrières, libérant sur eux une odeur d'humus et de corps en décomposition, s'éloignant immédiatement en direction de son protégé. Des visages éclatés, enivrés, paniqués ou encore d'un calme impénétrable, Ioroïn les aperçu tous, s'abreuva des émotions qu'il pouvait y percevoir. Il allait se joindre au combat

-Maintenant.

Les deux améthystes qui servaient d'yeux au gardien de la forêt se dévoilèrent à l'instant ou il libérait toute la fureur, les pulsions de mort et le dégoût qu'il avait pour la plupart de ces individus, Récleyès ou non. Il libérait son esprit et partageait ses passions avec tous les végétaux des environs, en ce même instant les arbres libéraient en lui toute leur furie, leur patience depuis si longtemps éprouvée et ignorée par le genre humain. Comme un torrent qui se déversait dans son esprit pour en ressortir immédiatement, une danse sans fin.

Et la sylve éparse se mis en branle, les arbres des environs répondant à son appel tandis que lui répondait à leur appel. Par sa vérité il leur faisait le don de pouvoir s'animer et se faisait le vaisseau de leur volonté. Ils convergeaient eux aussi vers la bataille, l'heure était venu pour la nature d'entrer en scène à son tour, de faucher tous ceux qui l'ignorait. Mais d'abord et avant tout les Récleyès. Car ils reniaient mère nature, ils reniaient l'existence qui était la source même de leur vie. Et ce que la nature donnait, elle pouvait aussi le reprendre. Ils seraient les premier, et peut-être pas les derniers si les arbres ne désiraient pas s'arrêter.

Comme si cela importait vraiment à Ioroïn.

Il s'arracha à l'aubépine pour se laisser prendre par Cernunnos, le dragon, comme son compagnon cédait à la soif de sang et de massacre, à l'appel de la mort et, ainsi emportât-il le gardien au cœur du combat, remerciant la nuit et la nature de son souffle pour permettre à l'humain ses excentricités, et lui permettant de s'adonner à d'autres encore à venir. Un grognement à la fois amusé et blasé à l'image qui apparaissait dans l'esprit de Ioroïn, à cette reliure en cuir usée et bouclée, les traces d'un autre gardien bien avant lui. Celle ci s'ouvrant pour dévoiler une première page vierge, suivit d'une page avec un homme brandissant une épée aux reflets étranges, dressé sur un dragon dans une posture absurde, défiant les lois de la logique. Et ainsi le dragon déposât-il son compagnon au sein du champ de bataille, veillant sur lui dans son dos tandis que leur esprit ouvrait le livre de Taliesin.

Telle fut l'apparition de Ioroïn dans la fureur et la folie de la guerre, tandis qu'il réceptionnait de son bâton un guerrier s'attaquant à lui. Ses cheveux étranges tournoyèrent en même temps que lui, reflétant le sang et les flammes, l'aliénation du combat. Frappant dans un angle étrange de son bâton, se penchant dans ce même mouvement pour ramasser l'épée d'un homme tombé au combat.

Il entrait dans la danse.

J'ai été une multitude d'aspects,
Avant d'assumer une forme intelligible.
Je fut une lame, élégante, diaprée,
Je fut une larme à travers la brise,
Je fut au plus sombre des étoiles,
Je fut un mot au cœur du verbe,
Je fut un livre au sein de l'origine.
Je fut la lueur d'une lanterne,
Pour une année et sa moitié.
Je fut un pont sans fin,
A la naissance de trois rivières.


Son adversaire était sonné, ahuri par le coup de bâton et, n'eut pas le temps de réagir face à la lame qui remontât vicieusement de son bas-ventre pour aller jusqu'à sa gorge. Il ne portait qu'une armure de cuir et commençait à subir la fatigue. Tant pis pour lui, ses entrailles se déversèrent, souillant de sang le gardien de la foret, qui lui était gorgé d'énergie et dont l'esprit était exaltée par la nature. Ses deux améthystes luisaient d'un étrange mélange de haine et d'amour, de folie et de patience, tandis que sa voix s’amplifiait à chaque pas qu'il faisait, déversant comme un mantra les paroles qu'un autre homme avant avait écrit, comme pour se guider à travers la violence qui siégeait en reine ici même.

Je fut une destination, je fut un aigle.
Je fut un coracle dans la mer,
Je fut complaisant au banquet.
Je fut l'abandon dans l'averse,
Je fut une épée dans la poignée d'une main,
Je fut un bouclier dans la bataille.
Je fut la corde d'une harpe,
Dissimulé pendant neuf années,
Dans l'eau et dans l'écume.
Je fus purifié par le feu,
Je fus un taillis dans le secret.


La sylve entrait elle aussi dans la danse, les arbres ayant répondu à l'appel du gardien de la foret arrivant dans le chant de cette bataille eux aussi, tandis que Ioroïn lui se dirigeait avec vélocité, protégé par Cernunnos vers celle qui semblait défier Uraang de pencher son regard sur elle, qui relevait des cadavres pour les faire combattre. Elle forçait les morts à combattre pour elle? Et bien lui appelait la sylve à se dresser et à montrer les ravages qu'elle pouvait faire. Il ne connaissait absolument pas l'homme que celle ci et sa compagne à la hache avaient décider d'affronter, sans doute l'aurait-il laissé mourir sans aucune hésitation. Mais le hasard avait voulu que lui, Ioroïn croise le chemin d'une nécromancienne, sans doute Récleyès, pour lui donner envie de l'affronter. Et si elle n'était pas Récleyès cela importait peu aussi, les arbres eux feraient la différence de qui devait mourir ou non, ils ne lui tiendraient pas rigueur s'il faisait erreur...

Je ne suis pas celui qui ne chantera pas,
Le combat bien que petit,
La guerre et la bataille des Arbres.
Telle la guerre des seigneurs de Madelle,
Il y passait de sublimes destriers,
Et alors surgissait un animal avec d'immenses mâchoires,
Portant une centaine de têtes.
Et une bataille fut menée
A la racine de sa langue;
Et une autre encore ici,
A la naissance de sa nuque.


[hrp: veuillez m'excuser pour la longueur du post, elle est d'abord du au fait que je rejoigne la bataille en cours]
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Dim 17 Mai 2015 - 16:11

La rage pulsait dans ses veines, tel un poison hardent, elle irradiait dans le regard de Séléne, comme une flamme d'un bleu glacier. Elle n'était plus qu'un guerrier, un être sans peur, sans crainte, sans la moindre pitié. Elle n'avait plus de doutes, elle ne pensait qu'à la guerre, simplement la guerre, simplement le sang séchés, les chairs déchirées, les os brisés, sa vérité noircissant ses pensées... Qu'ils se lèvent de leur sommeil éternel, qu'ils reviennent du lointain, qu'ils se battent pour la gloire de leur maitresse. Les morts sont sans craintes, ils sont sans pitié, qu'ils obéissent et détruisent tout sur leur passage, car telle était sa volonté. Les autres... Ils doivent tous mourir, pour la félicité du peuple Récleyès. Plus rien ne doit être, sinon le champ désolé des batailles, brulés par les flammes désespérées des perdants, les corps pourrissants de putréfaction. Telles étaient ses pensées, sombres et noyées par l'appel vif de l'exaltation. Elle n'est plus elle même, douce Séléne, timide Séléne. Ici elle est la guerrière, la dangereuses dame des morts, entourée de ses macabres fidèles aux peaux dévorées par l'acier. La folie a prit son cœur en cet instant, elle n'est plus rien que le combattant. Et jusqu'à la mort, jusqu'à la fin, elle nourrira sa faim de sang pour la gloire des siens.

Elle n'avait pas le temps de songer qu'on l'attaquait, et c'est trop tard qu'elle réagit lorsque Cassandra arma sa hache et hurla dans sa direction. Son équilibre failli, sa jambe prisonnière d'une plante grimpante qui tira un coup sec pour la faire tomber à terre. Un cri déchira sa gorge et son corps pesant chuta comme une masse sur le sol dur et terreux de ce champ de bataille brulant. Son souffle se coupa, mais la rage ne l'avait pas quitté, l'affolement avait laissé place à la passion du combat, et son geste fut affreusement vif pour trancher les maudites herbes qui emprisonnaient ses membres. Elles n'étaient pas assez solides face au tranchant de sa dague, et l'acier d'ébène brisa net le bois fragile. Tel un animal, féline et sauvage, elle se releva lentement, le regard tourné sur les environs pour voir qui avaient osé l'attaquer. Elle n'avait plus de pensées que pour lui, et un à un, les deux morts qu'elle avait relevé s'approchaient d'elle pour la protéger, à l'image même d'un bouclier. Elle souffla, et finalement elle le vit, ce garçon au cheveux étrangement blanc, à l'allure qu'elle supposait être celle d'un Ancien. On lui avait raconté que leur vérité était celle de la nature, proche de la Mère créatrice de toute chose. Un Ancien, ceux qui avaient trahi le peuple Récleyès, ceux qui avaient piétiné la confiance d'un homme pour le trainer dans la boue, ceux qui les avaient détruit et exilé si loin.

Ces chiens... ces maudits Anciens. Ils payeraient. Tous. Ils crèveraient sous les coups de la rancœur des Récleyès, et ainsi serait consommé la vengeance tant attendu. Oui. Il devait mourir. Mourir. Mourir... La vérité de Séléne pourrissait ses pensées les plus logiques, elle n'avait plus aucune notion de ce qui était bon, de ce qu'il fallait faire. Il n'y avait que l'amertume des siens, la pulsation violente de la colère ancestrale. Elle était une Récleyès. Et que Sydilia l'entende, elle ferait honneur à son peuple. Elle arracherait le cœur de ce maudit Ancien, et ferait de cette bataille la victoire absolue des exilés.
Dague en main, pointée en direction du jeune garçon, elle commença à tourner autour, perdu dans la danse guerrière, soldate et combattante, lionne affamée, elle guettait.

« Uraang viendra arracher ta vie sur ton cadavre meurtrie, l'Ancien. Je me ferais un plaisir de l'y aider. À moins qu'au contraire je ne garde ta carcasse pour mon compte personnel. »

A ces mots, la vérité de la jeune femme s'arma d'encore plus de puissance, fondant entièrement dans son corps jusqu'aux cadavres encore chaud des morts. D'autres se levèrent, jusqu'à être cinq autour du jeune homme, certains à peine abimé de leur anciennes blessures, armés jusqu'aux dents, sans la moindre once de pitié, seulement la volonté de leur Reine, gouvernante de leur moindre gestes. Il suffit d'un ordre pour qu'ils se jette sur lui.
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[Event °2] Ils périront par le feu

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