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[Event °2] Ils périront par le feu

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MessageSujet: [Event °2] Ils périront par le feu Sam 9 Aoû 2014 - 13:55

Ils périront par le feu


Mise en Contexte
Slayer est parti sur les routes avant même que les festivités d'Arnlo ne soit terminées. Il a emmené avec lui ses plus valeureux combattants et a recruté lors de son voyage des braves a qui il a promis monts et merveilles. Vous voilà donc depuis plusieurs jours sur les routes.

Sur le dos d'un cheval, le conseiller en ayant emmené assez avec lui pour tous ses soldats afin qu'ils se déplacent rapidement, vous vous préparez pour le combat. Vous n'êtes plus qu'à une demi-journée du convoie, un éclaireur a rapporté à Slayer que les Récleyès avait établi leur campement.

Le moment fatidique est enfin arrivé, à la tombée de la nuit vous attaquerez avec l'aide de ces étranges armes qu'on vous a confié. Quelques jours auparavant des essaies ont été réalisés pour montrer à tous comment se servir de ces armes à feu et comment les recharger.

Préparez-vous, bientôt vous ferez face à la fureur des hommes de Zaraze.  

Déroulement de la Mission
Vous êtes libres de raconter votre rencontre et chemin auprès de Slayer dans ce sujet ou un Rp à part (par le biais des PJ's).

Quoi qu'il en soit, n'allez pas plus loin que le jour de l'attaque, lorsque les derniers du soleil disparaitront.

Le MJ contrôlera Slayer (à moins qu'un joueur souhaite s'y essayer) et il déclenchera l'attaque.

Vous pourrez alors décrire le combat comme bon vous semble, mais le MJ interviendra de temps à autre pour ajouter des événements mineurs pour pimenter le conflit.

Votre but n'est pas de détruire le convoie, vous n'êtes pas assez nombreux, mais de ralentir et de réduire le plus possible l'offensive des Récleyès.

Info complémentaire : Vous attaquez le convoie alors qu'il est à plus de la moitié de la distance qui sépare les deux tours.





Dernière édition par Mère Nature le Lun 14 Mar 2016 - 19:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mer 29 Oct 2014 - 20:35

PNJ Dragonniers

Gustaf d’Astrelune
Cet homme au visage buriné a toujours fait partie de l’armée. Il approche maintenant de la cinquantaine d’années, comme en témoignent ses traits sévères et ses longs cheveux gris. Cet homme de confiance est paternaliste et il surveille son chef avec une attention sévère. Même s’il n’a pas beaucoup progressé dans l’armée, c’est un dragonnier impressionné, monté sur un dragon d’argent. Il ne se gêne pas pour pointer les erreurs des autres, le faisant souvent paraître comme amer et rustre.

Viktor Zeiken
Viktor est un homme vif qui possède beaucoup de problème avec l’autorité, notamment celle de Kendrick. Il en fait souvent à sa tête et croit connaître tout de la vie déjà. Même s’il sait respecter les autres comme guerriers, il tente toujours de se prouver comme supérieur.

Brina
Cette jeune femme a, semblerait-il, été élevée par les dragons. Elle n’aime pas beaucoup les humains et ne leur accorde que peu de confiance, trop habituée à s’arranger par elle-même. Elle adore la liberté et fait généralement ce qu’elle aime, mais elle a accepté de se joindre à Kendrick lorsqu’il l’a recrutée, quelques années plus tôt.


6 de Maliér

L’horizon n’était plus une frontière à cette hauteur : les terres s’étendaient sans fin, à perte de vue. Au début, ça me donnait la nausée, mais rapidement, cette nausée était devenue enivrante, une incroyable sensation de liberté. Chaque fois qu’Akkaharn et moi prenions les cieux d’assaut, j’avais cette impression que le monde était à ma portée. Mais ce soir, il y avait quelque chose de différent. L’épais brouillard des Terres Inexplorées s’était dissipé suffisamment longtemps pour y voir les troupes avancer. Elles n’étaient pas nombreuses, mais l’attaque était imminente. À la simple vue de ces terres, je sentis un long frisson parcourir mon échine, et Akkaharn ne manqua pas de le remarquer. Mes ordres étaient clairs, et je savais ce que je devais faire. D’un mouvement sec, je fis signe à mon compagnon de retourner vers le campement où m’attendait mon escouade. Je les avait vus avancer, bien loin de la Tour Ouest encore ; ils arriveraient cependant bien trop rapidement. Heureusement, de l’autre côté, un contingent humain approchait.

Lorsque je posai pied par terre, je sentis le regard lourd de chacun de mes compagnons se poser sur moi. Je voyais bien le doute au fond de leurs yeux. Même si je tentais de me contrôler, je devais laisser transparaître quelque chose, peut-être mon visage crispé ou mon corps tendu. Peu importe ce que c’était quelque chose me trahissait, mais quelle importance : je devrais leur parler de toute façon. Je devais en choisir un pour retourner à la capitale, les autres viendraient avec moi. Je m’avançai lentement vers le feu, ses flammes illuminant mes yeux d’or.

« Il y a de l’activité du côté des Terres Inexplorées. » Ma voix ne laissait probablement pas de chance de répondre, car tous étaient silencieux. Eux aussi connaissaient notre mission. Je crus déceler dans le regard de Brina une forme d’ennui que les autres ne partageaient pas. « Bref, le général nous a demandé de lui rapporter toute activité suspecte. Ça bouge aussi du côté des humains, j’ai vu un groupe qui s’approchait à l’opposé. »

Je les regardai tous un à un. Je n’avais pas suffisamment confiance en Viktor pour qu’il se rende à Ferèsis, Brina n’en avait rien à faire. Il restait donc Thorak et Gustaf. Les deux feraient de bons candidats, mais la monture de Thorak était plus rapide, ainsi je tournai le regard vers lui. Bien entendu, je n’avais plus besoin de parler, après tout, ils me connaissaient tous très bien. Je n’avais eu besoin de quelques secondes pour prendre ma décision, mais tout cela était tout à fait normal. Je savais rapidement peser les pours et les contres. « Thorak, tu te rendras à Ferèsis pour les prévenir. Assure-toi d’apporter la nouvelle au Général : un groupe de Rècleyès se dirige vers la Tour Ouest. Il y aura certainement une confrontation à la Tour très bientôt, il vaudrait mieux renvoyer des troupes. Je vais t’écrire ce que j’ai vu, et tu partiras immédiatement après. »

Je ne m’attendais à aucune objection de la part de Thorak, C’était un homme bon mais silencieux, qui comprenait l’essentiel de ses missions. Je me retournai pour fouiller dans mon sac et sortir une plume et un parchemin avant de commencer à rédiger ce que j’avais vu : une note officielle pour le général. Utiliser un Dragonnier comme messager… je savais que certains trouveraient que c’était un sacrilège, mais je devais quand même faire parvenir ce message le plus rapidement possible. Et bien peu égalait la vitesse d’un dragonnier pressé.

Viktor avait fait un pas dans ma direction, me regardant de es intenses yeux blancs. Je savais qu’il me voyait malgré ceux-ci. « Et nous ? On attend les renforts et on l- »

« Viktor. » Mon ton montrait bien mon exaspération. Il aurait bien pu attendre pour me tenir tête. Rien d’étonnant à son attitude. Il n’était que Viktor. « Non, nous allons aller rejoindre le groupe d’humain qui se dirige aussi vers la tour. Je ne les ai pas reconnus, je ne sais pas qui ils sont, mais c’est un contingent armé, alors… je suppose qu’ils vont combattre. Sinon on les préviendra. Il est tard, on partira à l’aube. Reposez-vous bien. »

La fébrilité ne se fit pas attendre. Nous étions tous des combattants. Nous avions hâte de mettre notre entraînement à profit. Et nous avions tous quelque chose à rendre au Récleyés. Je sentis monter en moi la colère que j’avais tenté de réprimer depuis des années. Je n’avais pas encore eu la chance de rendre la monnaie de leur pièce à ces traîtres, et je leur ferais payer bien des choses si j’en avais l’occasion. Et je voyais en cette attaque l’occasion attendue depuis des années.

Je jetai un coup d’œil vers le ciel pour voir s’envoler Thorak en direction du nord. Bientôt, il n’était plus dans mon champ de vision, et je retournai mon attention aux autres du groupe. Tous vinrent me parler tour à tour, ce qui fit que ma nuit fut très courte.

Dès l’aube, nous nous mîmes en route vers le sud, volant cette fois plus près du sol ce qui eut tôt fait d’impressionner les rares passants et paysans, mais je ne voulais pas prendre le risque de manquer le petit groupe d’humains qui approchait dangereusement de la tour. Je les remarquai presque une heure avant de les rejoindre. Je me rendis donc à leur rencontre, délaissant mon petit groupe quelques instants. Akkaharn était suffisamment intimidant, je me dis que l’arrivée de quatre dragonniers en même temps les rendrait encore plus nerveux.

D’un mouvement calculé, Akkaharn se posa à quelques centaines de mètres d’eux et nous couvrîmes le reste de la distance à pied. Lorsque je m’arrêtai devant eux, ils semblèrent surpris même s’ils avaient clairement vu le dragon dans les cieux, comme si ces deux informations n’étaient pas connectées. Je les observai un à un, à leur tête se trouvait un homme que j’aurais dû connaître, mais ma tête était ailleurs complètement.

« Bonjour, voyageurs… » Je savais bien qu’ils n’étaient pas des voyageurs, qu’ils étaient des soldats et des mercenaires, mais il valait mieux ne pas entrer dans ce genre de formalités immédiatement. « Mon nom est Kendrick Ailenoire. Je suis un lieutenant de l’armée de Ferèsis. Je suis à la tête d’un groupe de reconnaissance. Nous sommes quatre dragonniers. »


Dernière édition par Kendrick Ailenoire le Dim 4 Jan 2015 - 23:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mar 25 Nov 2014 - 0:12

PNJ :
 

Lorsqu'une ombre obscurcit le ciel, l’escouade ne s'arrêta pas tout de suite. Ce fut Lys Orpheas qui remarqua la présence de cette créatures ailée alors qu'elle était en retrait comme à son habitude. Slayer sur son destrier ne remarqua rien et continuait d'avancer, forçant le pas de ses hommes. Immobile, la demoiselle laissa son regard sur la créature jusqu'à ce qu'elle se rende compte que l'oiseau qui n'en était pas un s'approchait dangereusement d'elle. Elle s'est alors précipitée pour prévenir ceux qu'elle accompagnait.

Resté en arrière, Miseke remarqua l'affolement de la demoiselle et en se retournant il vit la créature se poser près de la jeune femme. Le soldat cria alors une halte qui interpella tous ses compagnons. Il fallut cependant au conseiller quelques secondes pour qu'il daigne s'arrêter. Lorsque ce fut le cas et qu'il vit l'imposant dragon, il se mit alors au galop pour venir à la rencontre de cet étranger. Il n'appréciait pas cela ! Il avait bientôt rattrapé le convoi des Récleyès, il ne s'agissait plus que d'une question d'heures avant qu'il ne passe à l'attaque.

Lys quand à elle ne savait pas vraiment quoi dire, elle n'était pas la mieux placer pour s'occuper de cela, mais c'était à elle que l'inconnu s'était présenté. Elle se décida donc à lui répondre :

- Je me nomme Lys Orpheas. J'accompagne le Conseiller du Lord des Parlèms, Slayer de Manesvi.

Il arriva au moment où elle prononça son nom. Il avait remarqué qu'un échange avait déjà été formulé. Cette idiote de Namès n'avait pas pu se taire. Il espérait qu'elle n'en ait pas trop dit, voir même rien du tout si ce n'est une banalité ou une idiotie. Il la fixa donc et lui demanda de répéter l'identité de l'inconnu. Un Arvèles. Et il n'était pas seul, le général avait donc pu lancer une contre-attaque. Cela ne plaisait absolument pas au conseiller. Non pas qu'il ne veuille pas l'écrasement total des Récleyès, mais il voulait faire de cette bataille sa réussite, celle de sa confrérie.

Or en regardant autour de lui, et plus précisément en posant les yeux sur la jeune femme il trouva ses pensées irréelles et actes bien différents. Ils étaient donc quatre, peut-être que le lieutenant et ses hommes étaient les seuls membres qu'Arnstven avait pu envoyer. Si tel était le cas, cela ne changeait pas vraiment ses plans. En tout cas il restait le leader en place. Contrairement à l'envie qu'il avait eu d'envoyer cet homme dans le chemin inverse, Slayer lui dit :

- Je suis celui à qui vous devez vous adresser. Quels sont vos ordres soldat ? Avez-vous pour mission d'attaquer les Récleyès ? Car voyez-vous, c'est ce que nous comptons faire. Un de nos éclaireurs a il y a une heure rapporté que la distance qui nous séparait des Récleyès était inférieure à cinquante kilomètres. Le temps est notre ennemi, vous nous retardez !

Oui à bien y réfléchir le conseiller était prêt à faire une concession pour des dragonnier. Après tout, n'était-il pas à chaque fois prêt à tout pour sauver les siens, sacrifier la vie de personnes extérieures à sa confrérie ne l'avait jamais dérangé. Et puis ces dragonniers pourraient se révéler précieux. Lorsque l'escouade était arrivée sur les lieux de la tour est, elle n'avait trouvé que des décombres, des pierres calcinées. Personne n'avait rien dit, mais la rumeur dans dragon accompagnant les êtres des ténèbres circulait dans les rangs.

La troupe du conseiller, composée d'une douzaine d'hommes et une femme, était en ce moment rassemblée autour de lui, restée de son côté, elle n'emprisonnait pas pour autant Kendrick. Miseke quand a lui était aux côtés de son ami et jaugeait le nouvel arrivant. Lys quand à elle avait surmonté son appréhension vis à vis de l'animal qui accompagnait l'Arvèles. Elle ne se préoccupait pas de la tournure des événements, reportant toute son attention sur le dragon qu'elle scrutait.



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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Dim 30 Nov 2014 - 19:43

Si la jeune femme devant moi s’était présentée, elle semblait néanmoins traversée d’un certain malaise. Comment aurais-je pu la blâmer ? Akkaharn était certes intimidant, mais aussi on aurait pu aisément l’imaginer parmi les troupes des Récleyés. Heureusement que je ne donnais en rien cette impression ; aucune arme ne fut tirée inutilement. J’espérais que la situation n’en viendrait pas à ça, mais l’apparition parmi l’autre groupe d’un homme fort important me fit me sentir soudain plus intimidé, et plus brave à la fois. Le courage des fous, en gros. Je le connaissais bien, et cette sensation, je l’adorais. Je me sentais jugé et jaugé, comme s’il cherchait à percer mes moindres secrets, mais il devrait chercher longtemps, car je n’en possédais que très peu. Je restai sur une position défensive, mes muscles tendus, prêt à faire signe à mon fidèle allié de prendre son envol. Je sentais cet homme agressif, chose qui me causa un simple froncement de sourcil. N’avais-je pas donné l’impression d’être de leur côté ? Peu importait.

Même si mon regard se détourna peu à peu pour passer de cette jeune femme à qui me je m’étais adressé (qui d’ailleurs semblait faire une fixation sur le dragon qui avait fait quelques pas dans notre direction générale). Comme mes hommes, j’étais prêt à passer à l’assaut des Récleyés : mon sang bouillait, je le sentais bien. Et que cet homme veuille notre aide ou pas, ça m’importait peu. Je le regardais aussi calmement que possible, même si mes muscles bandés trahissaient que je restais et resterais sur mes gardes. Je détestais les situations politiques ; je n’avais pas porté une grande attention à ces instructions et on me reprochait souvent de « risquer de causer des incidents diplomatiques ». Cette situation avait étrangement l’air d’un « incident diplomatique » en devenir. Ainsi, je répondis à l’homme, d’une voix assurée, ferme :

« Nos ordres sont de patrouiller les frontières et de prévenir le Général de tout problème rencontré. C’est chose faite ; un de mes hommes est parti pour Ferèsis. » Je ne m’avançai pas sur les renforts possibles. Ils arriveraient certes, mais comme je ne connaissais ni le nombre qui serait envoyé, ni le type, et encore moins les délais, je ne pouvais qu’espérer qu’ils réagissent promptement. De toute façon, j’avais cette étrange impression que cet homme se foutait éperdument de quiconque n’était pas lui, et peut-être ses hommes. Je n’étais pas le plus « diplôme-atique » des hommes, mais je savais reconnaître l’orgueil à l’état brut : je côtoyais Viktor depuis des mois – tous les jours. Je ne relevai pas non plus son ton hautain ou encore le fait qu’il semblait vouloir me donner des ordres, mais cela m’agaçait. Mes ordres m’auraient permis de simplement continuer mon chemin, mais telle n’était pas mon intention.

Au moins, à ma défense, j’étais toujours assez direct dans ces contextes. Des phases succinctes et claires, laissant peu de place à l’interprétation. De plus j’avais cette tendance à m’exprimer rapidement, mes idées allant parfois bien trop vite. « Nos ordres sont pas d’attaquer mais elles nous empêchent pas de le faire. Je propose de vous prêter main forte. Si vous préférez attaquer seul, on va poursuivre notre chemin seuls. » Je marquai une pause très courte, après avoir considéré cet homme un moment. « Mais vous devez comprendre que mes hommes restent sous mes ordres. J’ai rien contre l’organisation et la tactique, alors si vous avez un plan, on peut le suivre et vous aider, mais on n’est pas des moutons à envoyer à la boucherie. »
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MessageSujet: Arè Lun 8 Déc 2014 - 23:15

Fidèle à l'image que se faisait Slayer des Arvèles, le fait qu'il lui propose main forte pour une future bataille ne l'étonna pas, il s'y attendait même. Et puis ce besoin de signaler qu'il gardait le pouvoir sur ses hommes, cela le conseiller n'appréciait pas, mais que pouvait-il bien y faire. Il savait qu'il n'y avait qu'un Arvèles pour pouvoir commander l'un des siens. Ainsi, il s'avança sans aucun signe de menace et il répondit au lieutenant d'une voix toute mielleuse :

- Je suis heureux de vous compter parmi nous alors ! Il afficha un grand sourire qu'il fit profiter à toute l'assemblée. Nous partons en guerre contre les Récleyès avec la puissance des dragons et du feu avec nous. Je vous laisse aller prévenir vos hommes qu'ils peuvent nous rejoindre. Vous resterez à l'arrière de la formation, nous n'avons pas besoin que vos dragons se fassent repérer. D'ailleurs si vous pouviez avancer à pieds avec mes hommes et laisser vos créatures au dessus des nuages, ce serait parfait !

Il n'avait rien à ajouter et ne souhaitait pas parler des détails. Sans chercher à attendre la réponse de Kendrick, Slayer fit tourner son cheval et il reprit sa route, faisant signe à Miseke de lui suivre. Tous les hommes se remirent alors en marche, reprenant en quelques secondes le rythme soutenait qu'ils maintenaient avant cette interruption. Seule Lys resta sans bouger. Elle s'avança vers le nouveau venu et son compagnon et lui demanda d'une voix peu forte :

- Est-ce lui qui vous a choisi ? Ou vous l'avez dompté ?

N'ayant jamais vu de telle créature, la Namès était émerveillée par le dragon qui lui faisait face. Tout ce qu'elle connaissait de cet animal se résumé à quelques lignes qu'elle avait un jour lu dans un livre poussiéreux et à ce qu'elle avait entendu en terre Liares lors de sa mission spéciale. Lys était très curieuse de savoir qui de l'animal ou de l'homme, lequel était maître de la situation. Cette question lui brûlait les lèvres depuis que le lieutenant s'était présentée et elle n'avait pu s'empêcher de la poser avant de reprendre la route et rattraper les autres.

Le conseiller et Miseke pendant ce temps étaient à l'avant, légèrement en retrait. Le garde voyait bien que le visage de son ami était grave, il était perdu dans ses pensées. Bien évidemment, il attendait silencieusement que Slayer brise le silence, s'il lui avait demandé de le suivre c'était parce qu'il avait quelque chose à dire, mais sûrement était-il encore en train de se demander quelles informations il pouvait lui donner ou non. Miseke savait que le conseiller n'était jamais vraiment franc, et il l'acceptait ne posant jamais de questions troublantes. Ainsi, après avoir attendu suffisamment, le conseiller lui dit :

- J'ai emmené avec nous une malle. Dedans se trouve des armes venant du pays du feu, ce sont des armes qui crachent le feu. Voilà notre avantage face aux Récleyès. Je veux que tu t'assures lors de l'attaque que chacun de nos hommes en est un, mais attention ! Les Arvèles ne doivent pas mettre la main dessus, ils ont déjà leurs dragons, ils n'ont pas besoin de nos armes. Nous les sortirons au dernier moment.

Voilà ! Il s'était exprimé et comme à son habitude, il n'attendit aucune réponse et remis son cheval au trot. Il fallait avancer plus vite ! D'ici une journée ils seraient dans l'ombre des Récleyès et ils n'auront plus qu'à les attaquer la nuit venue.



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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Lun 5 Jan 2015 - 0:23

J’avais déjà entendu parler de cet homme. Qui n’en avait pas entendu parler ? Certes, je ne suis pas un fin connaisseur politique, mais on m’avait certainement mis en garde contre certaines personnes politiques sur le continent. Ainsi, le changement d’attitude me prit de cours, et je m’arrêtai un court instant avant d’acquiescer lentement. Ce Slayer avait certainement ses propres raisons d’accepter un groupe d’Arvèles parmi les siens, mais si les choses tournaient au vinaigre, nous pourrions nous enfuir par la voie des airs. Je soutins le regard du chef un long moment avant d’acquiescer, mon regard regard de la couleur du miel d’une froideur impressionnante, mais mon air était certainement celui d’un guerrier.

« Mes hommes me suivront des airs. Akkanharn nous suivra au sol, mais assez loin pour ne pas être vu. » La bête sombre était de toute façon assez subtil même au niveau du sol. La lueur mauve pouvait être bien moins visible lorsque le souhaitait le dragon. Lorsqu’il se tenait près du sol, il était peu probable qu’une créature aux écailles aussi sombre soit vu, alors que les humains qui marchaient devant lui avec des torches aux mains.

Simple marque de respect, j’inclinai la tête, cet autre homme était un conseiller important et je lui devais au moins un certain respect, même s’il n’était pas le Général. Lorsque l’homme se retourna pour parler à un de ses hommes, je me détournai du petit groupe. Je souris à la jeune femme en lui faisant un simple signe de main pour lui indiquer que je reviendrais, mais je me retournai vers le dragon qui m’attendait un peu plus loin. Je fis un saut impressionnant et je m’accrochai à une lanière de cuir passée autour du torse du dragon. Je me hissai ensuite sur son dos agilement et nous nous éloignâmes du petite groupe au sol avant de finalement retourner vers son propre groupe.

Je les retrouvai un peu plus loin, là où je les avais laissés. Ils n’avaient pas pris ce temps pour rigoler et se laisser aller à de petits jeux. Ils étaient rassemblés autour d’une carte de la région tracée à même le sol, les trois bêtes majestueuses non loin. Ils discutaient stratégie, et de la meilleure façon d’abattre ces sales Récleyés qui s’approchaient beaucoup trop de la frontière, comment protéger les terres de ceux qui vivaient non loin. La discussion semblait plutôt agitée et prenante car ils ne remarquèrent pas immédiatement le retour de leur commandant. Comme toujours Gustaf et Viktor ne semblaient pas s’entendre ; l’un beaucoup plus modéré que l’autre. Brina de son côté restait calmement à les écouter, ses yeux sombres se baladant d’un homme à l’autre, mais de temps à autres, elle laissait tomber un commentaire toujours pertinent à la conversation. C’est elle qui me remarqua en premier alors que je me tenais à la limite du campement et elle s’exclama avec un grand sourire :

« Kendrick ! » Comme toujours, elle s’adressait à moi comme elle l’aurait fait à un frère ou un ami proche. Nous étions tous assez proches pour nous parler avec respect mais peu de formalités. Lorsque je fus remarqué je m’approchai du petit groupe, les regardant un instant silencieusement avant de m’adresser à eux :

« Nous allons supporter le petit groupe de guerriers. Ils sont sous les ordres de Slayer de Manesvi, conseiller des Parlèms. Bref, par quelqu’un d’important. Je vais me joindre à eux pour le moment. Vous pouvez suivre des airs. En plein jour on est faciles à repérer, alors faut juste rester au-dessus des nuages. S’il y a urgence vous savez quel signal je vous enverrai. » Je posai une main sur la corne attachée à ma ceinture. Certes, un simple cri de mon compagnon aurait suffi, mais aurait probablement aussi alerté d’autres gens autour ce qui n’est pas forcément une bonne chose.

« D’accord. On reste aux aguets et on vous suit. » Le dragon blanc de Gustaf pourrait les suivre et aussi passer plus inaperçu, faisant le relai entre celui sol et ceux dans les cieux. Ce n’était certainement pas leur première expédition et le vieil homme savait définitivement comment agir. Il était un professionnel, nous l’étions tous, mais certains étaient plus à cheval sur les règles que les autres. Gustaf était l’un d’entre eux. Viktor était celui sur qui je préférais garder mon œil.

Bref, lorsque tout fut en place, nous partîmes chacun de notre côté, eux vers le ciel et moi vers le sol. Je rejoignis le groupe à nouveau, ne m’inquiétant pas trop de ce que faisait leur dirigeant. Je laissai  Akkanharn au sol, loin du petit groupe. Il marchait au sol et il était suffisamment subtil pour ne pas attirer l’attention de groupe et ne pas les déranger lors de leur marche forcée. Je revins au côté de la jeune inconnue qui m’avait parlé plus tôt. Je lui adressai un simple sourire avant de m’arrêter à ses côtés. Elle était plus grande que moi, mais cela ne changea rien, j’étais de bonne humeur : la simple idée de combattre me revigorait de la tête aux pieds.

Je répondis finalement à la question qu’elle m’avait posée plus tôt, comme si elle me revenait en tête. Je le faisais nonchalamment  mais j’étais en fait heureux d’en parler. Ma tête imaginait les différents scénarios de combats et tout ce qui allait se passer, mais mon cœur, pour le moment, préférait penser à la grosse bête noire qui nous suivait, probablement un peu triste de ne pas pouvoir être à mes côtés. « Je suppose qu’il m’a choisi… ce n’est pas mon serviteur, c’est mon ami … »
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Mar 6 Jan 2015 - 17:44

Le bruit des sabots martelait le sol en cette longue journée qui semblait vouloir s'éterniser. La fraicheur du matin avait laissé place à une certaine chaleur, surplombé par un soleil clair quoique de temps à autre caché par les épais nuages. Le plus douloureux était sans doute le fait de chevaucher depuis des heures, ponctué de repos ne dépassant pas l'heure. Séléne ne pouvait qu'accuser le coup du long chemin qu'il restait à parcourir, à elle et au groupe de soldat pour rejoindre le convoi du Ténébreux destiné à attaquer la Tour Ouest. Tous les Récleyès étaient au courant, et c'est au dernier moment qu'elle et les autres furent envoyés sur les pas de la troupe pour assurer leur arrière. Avec les évènements de la Tour Est, il était probable qu'une attaque se prépare en réponse au massacre. Elle n'aurait pas du se trouver parmi le groupe, et en vérité, on lui avait presque refusé le droit de participer aux combats. Elle ne s'était pas étonné de la décision, ni de qui émanait cet ordre, mais quand bien même eut-elle obligation d'obéir à son Roi qu'elle déclina et se prépara à cette mission. Elle savait qu'il serait hors de lui, en rogne et la menacerait de toute les façons possibles, mais ce n'était pas ce qui avait arrêté la jeune femme, bien qu'elle fut prise d'un grand trouble suite à son propre choix. Elle se refusait d'être différente, elle voulait montrer qu'elle n'était pas un oiseau fragile que l'on gardait en cage et qu'elle pouvait se battre, prouver au monde que les Récleyès était un peuple à craindre et que le passé reviendrait bientôt se venger à la surface du présent. Mais elle ne pouvait s'empêcher de douter, de se dire constamment qu'elle avait peut être commise une erreur en ne retournant pas à la Tour des Ombres comme le lui avait ordonné son Roi. Elle n'avait pas pu reculer, son courage et la touche farouche de son caractère l'avait poussé à prendre le chemin du second groupe pour rejoindre le convoi.

Voilà qui expliquait le pourquoi de sa présence ici, à dos de cheval depuis plus d'un jour, fatigué mais dans la nécessité de rattraper le plus rapidement l'armée. À ses côtés, Bran Salvez, commandant du petit groupe avait fait envoyé deux éclaireurs en avant de leur route. L'un était revenu, après environ plusieurs heures, annonçant qu'un groupe de armé suivait le convoi et serait en mesure de le rattraper très prochainement, à la fin de la journée sans nul doute, et seraient en mesure d'attaquer à la nuit tombée. Si les effectifs n'étaient rien en comparaison de ce que les Récleyès avaient comme soldats, ils seraient sans nul doute assez nombreux pour retarder l'échéance et permettre à d'autre de se diriger jusqu'à eux. C'était en tout cas l'une des possibilités, et celle-ci ne semblait pas avoir été prévu par le Ténébreux. Peut être y avait-il songé mais pensait-il que le nombre ferait l'affaire ? Ou était-ce pour cela qu'il avait fait envoyé ce groupe armé qui ferait office de barrage pour une possible retraite ? Sans doute.

« Nous les prendrons à revers, ils n'auront pas la possibilité de fuir et l'armée les écrasera. Nous devons poursuivre et les rattraper avant qu'ils ne lance leur attaque. »

La jeune femme se contenta d'acquiescer en silence quand d'autre se réjouissaient des combats et du sang à venir. Ce n'était pas la peur qui tiraillait Séléne, mais l'infime impression que quelque chose n'allait pas se passer comme prévu, et que l'armée partie à leur poursuite avait prévu une contre attaque. Elle préféra garder cette impression pour elle. Ils reprirent leur route, poussant les chevaux à se presser plus encore. Il restait moins d'une journée pour les rattraper, et le temps avait cette tendance à passer rapidement quand les choses devenaient pressées.

hrp:
 
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Dim 11 Jan 2015 - 23:04

Tel un oiseau sombre, aux parures improbables, accompagnés par un léger crissement, une forme ténébreuse voletait entre les arbres. L’ensemble des grigris et des parures qui lui couvraient le corps étaient bruyants, mais se mêlaient avec la complainte du vent dans les feuilles, et des bruissements naturels de la forêt.
Discret, sans être silencieux. Furtif, tout en étant voyant.

Le paradoxe avait donné beaucoup de fil à retordre au sombre missionnaire des Récleyés. La guerre était partout, et il se devait d’être doublement vigilant quand tant de ses confrères se délectaient déjà de la victoire. Trop peu d’entre eux avaient déjà affronté les autres Hommes, avaient pu constater à quel point les « faibles » des autres confréries pouvaient être dangereux, cruels, et retors.

Ainsi Iajutsu s’était-il paré du masque de la nuit et de la mort, et se déplaçait désormais en franc-tireur, effectuant la reconnaissance pour les siens, alors que le convoi, lourd, lent et voyant, des soldats des ténèbres poursuivaient leur route vers la victoire. Il n'avait jamais vraiment participé au convoi, préférant rester libre de ses mouvements, toujours à une petite journée de marche de ses compagnons. Il savait que d'autres feraient comme lui, et assureraient ainsi une petite reconnaissance supplémentaire au gros de l'armée.

Iajutsu ne craignait pas la solitude. Seul, il l'avait été depuis bien longtemps, et son esprit seul lui suffisait pour compagnie.

Tantôt sur une jambe, tantôt sur deux, tantôt suspendu, léger comme une plume, à une branche, tantôt sautillant entre deux touffes d’herbes, l’étrange personnage semblait se déplacer selon une logique obscure et incompréhensible. Si quelqu’un avait pu le remarquer, il se serait aperçu que régulièrement, il semblait littéralement disparaitre pour se replacer un peu plus loin.

Mais, soudain, l’oiseau noir s’immobilisa. Les rubans bleu nuit et verts pâles qui ornaient sa tenue de guerrier continuèrent leur danse dans le vent, mais le corps de l’homme masqué se fit aussi raide qu’un tronc d’arbre. Son masque, une représentation lugubre d’un crâne grimaçant, orné de plumes à l’arrière du crâne formant comme une chevelure, se tourna vers la source d’un bruit émis à quelques mètres de là, dans les ténèbres.
Un autre éclaireur, semblable à lui, venait de passer à côté de lui. Plissant les yeux dans les ténèbres, à travers le masque, le furtif personnage examina son homologue. Il avisa rapidement la petite décoration sur le bras gauche, insigne des Récleyés. Conformément aux consignes de l’armée, il poussa le cri du hibou cendré, indice de reconnaissance des éclaireurs.
L’homme redressa la tête. Iajutsu Mantis, comme un diable sortant de sa boite, bondit de sa branche et retomba, sur une jambe et la tête un peu à l’envers, à côté de l’éclaireur.
« Bouwahou ! »

Quelques instants plus tard, une fois la surprise et la peur panique de l’éclaireur passée, Iajutsu fut mis au courant de la situation. Un convoi ennemi, venant d’une direction encore inexplorée par le Rescapé, allait attaquer les soldats du Ténébreux, les prendre en traitre. Iajutsu ne pouvait tolérer cela, mais était impuissant : le temps de rentrer à son camp, maintenant, il arriverait seulement en plein dans la bataille, trop tard pour prévenir ses compagnons.
En revanche, quand il entendit parler du groupe qui avait mandaté l’éclaireur peureux, le sang du guerrier ne fit qu’un tour. Une contre-attaque allait pouvoir être organisée !

Il suivit donc l’éclaireur, tandis que ce dernier allait faire son rapport.
Arrivé sur place, Iajutsu se laissa glisser une fois de plus dans l’ombre d’un haut cyprès, attendant que l’éclaireur l’introduise. Il ne voulait pas que des compagnons d’armes trop tendus lui tirent dessus des flèches et des carreaux d’arbalète. L’éclaireur s’entretint à voix basse à Bran Salvez, le commandant, et ce dernier se tourna dans la direction de Iajutsu.
Tel un chevalier solitaire, il sortit de l’ombre, le vent faisant tinter ses breloques. En pleine lumière, il était tout aussi inquiétant que à moitié caché dans l’ombre.

Le masque, ou plus exactement le casque, du curieux personnage représentait effectivement un crâne, avec les dents apparentes figées dans un sourire perpétuel, et les orbites creuses. Mais il ne s’agissait manifestement pas du crâne d’une créature humaine : le sommet du casque était écrasé comme une soucoupe, et depuis ce pinacle, des longues tiges couvertes de plumes bleues et vertes pendaient comme des cheveux. Des sortes de petites plaques de bois y avaient été insérées, ce qui donnait un bruit de crécelle semblable à celui d’un serpent à sonnette quand le vent s’y engouffrait.
Le visage lui-même était aplati, avec un nez de serpent, des pommettes saillantes trop hautes et une forme allongée parfaitement impossible.
Et derrière les deux fentes plissées qui formaient les yeux, deux petites lucioles bleutées dansaient, imperceptibles mais en même temps curieusement obsédantes.

Le reste du costume était une variation sur le thème de l’armure Récleyés traditionnelle. La cuirasse avant et arrière était présente, mais le pantalon officiel avait été adjoint d’un grand morceau de tissus en jupe plissée, couvert de nuages verts et de symboles rayés hypnotiques. Le plastron avait lui aussi été décoré, à l’aide de tiges fait en os qui formaient une cage thoracique visible à l’air libre. L’épaulière droite du guerrier était en fait un visage grimaçant, qui bouche ouverte semblait prêt à happer le monde ; l’épaulière gauche elle représentait une femme somptueuse mais aux cheveux de serpent, avec une langue fourchue et des yeux aux iris en fentes. La tenue sombre couvrait entièrement le corps du combattant, et ses deux mains avaient été gantées par de solides mitaines en cuir noir. Le bout de ses doigts avait été renforcé par de l’acier, avec des ongles aussi tranchants que des lames de rasoir.

Et malgré son lourd attirail de métal, lorsqu’il touchait le sol, Iajutsu Mantis ne faisait aucun bruit.

« Ah ! Iajutsu, le Rescapé » s’exclama le commandant Salvez. « J’ai entendu parler de vous.
- Namu, noble commandant-shitzu. Je vous suivrais dans la bataille : la feuille va là où le vent la guide, et nos ennemis seront tranchés comme les champs de blés qui nous nourrissent.
- Herm. J’avais aussi entendu parler de votre façon étrange de vous exprimer.
- Je parle dans ma langue, mais vous écoutez en incompréhension, commandant-shitzu.
- Peu importe. Vous êtes un Récleyés et un combattant confirmé. Vous avoir à nos côtés fera toujours deux bras de plus pour tuer des ennemis. Mettez-vous dans le rang, et écoutez le plan. »
Sans ajouter mot, l’homme masqué inclina la tête, et se mit à suivre au petit trot les soldats montés. Il ne semblait pas éprouver de difficulté à courir au rythme des chevaux : et si les hommes n’avaient pas été aussi obsédés par l’idée de la bataille, ils auraient pu remarquer que les pieds du Rescapé touchaient à peine la surface de la terre.
Et que pour chaque pas qu’il faisait, il parcourait le quadruple de la distance d’un homme normal.
La Vérité de Iajutsu Mantis s’exprimait dans chacun de ses mouvements, sans efforts et sans grandes exclamations, juste ce qui était nécessaire pour bien accomplir son devoir.

Suivant le convoi, il finit naturellement par passer aux côtés de l’une des rares femmes du petit groupe qui allait venir en renfort au bloc Récleyés. Si il reconnut Séléne Drisdwain, le guerrier ne le montra pas (mais en même temps, difficile de comprendre quoi que ce soit de ses intentions, grimé comme il était). En revanche, une fois n’étant pas coutume, il adressa la parole directement à la jeune femme.

« Namu. Vous semblez tracassée, comme un nuage annonçant la pluie cachant un soleil trop radieux. Vos inquiétudes ne sont pas vaines, mais en les partageant, peut être pourrez-vous être plus lucide ? Je ne suis qu’un fou, mais un fou qui peut prêter l’oreille osseuse à vos dires. »


Dernière édition par Iajutsu Mantis le Mar 13 Jan 2015 - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Lun 12 Jan 2015 - 0:28

Aucun d'entre eux n'avait remarqué la silhouette si particulière qui venait de tomber devant le commandant Salvez. Parmi les soldats, il y eut différentes réactions, dont majoritairement des sursauts et des mines surprises. Et bien que intérieurement ce fut parfaitement le cas pour Séléne, elle resta le plus naturellement du monde neutre, le tenta du moins. Imperceptiblement, sa main gantée de fer se serra plus fortement sur la bride de son cheval quand le curieux personnage débarqua des ombres dans une bien fantasque tenue. Ce fut sans doute ça qui fit légèrement froid dans le dos à la jeune femme, peu habituée à ce genre de figure dans les rangs de l'armée du Ténébreux. Bien sûr, les rumeurs et les légendes sur le Rescapé lui étaient déjà venues jusqu'aux oreilles. À vrai dire, qui ne connaissait pas le curieux personnage qu'était Iajutsu, aussi bien sur son apparence ostentatoire et son caractère perturbant. Ce n'était sans doute pas quelqu'un de mauvais, mais quelqu'un qui sans nul doute aurait réussi à faire perdre ses moyens à Séléne. Elle n'était de toute façon pas grande bavarde. Mais au delà du personnage, c'était ses capacités et son talent qui ressortait au travers des paroles des conteurs Récleyès, admirant sa force au cœur des combats et la danse folle qui engageait dans chacun d'entre eux. Bien sur, elle ne l'avait jamais vu à l'œuvre, mais curieusement, savoir qu'il allait faire partit de cette délégation pour aider l'armée acculé par les ennemis rassura la jeune femme. Elle qui continuait de douter sur le bien fondé de son choix, elle se dit que finalement, la bataille n'était peut être pas aussi dangereuse. Quoiqu'au fond, si elle doutait, elle n'avait pas peur. Elle était comme tous les autres, fanatiquement obéissante à leur Roi, et pour lui, elle donnerait sa vie, plus encore la concernant, quand l'on savait tout ce qu'il avait fait pour elle. Elle qui en retour ne lui avait jamais donné que le refus de partager... des choses qu'elle ne souhaitait pas faire. Qui lui faisait honte et qui aurait bafoué son honneur. Des résolutions qui parfois vacillaient, quand il était là, à ses côtés... elle avait des connaissances si terrifiantes sur cette face cachée que beaucoup ignoraient sur leur Roi. Parfois, elle aurait aimé être ignorante.

Mais pour lui elle combattrait. Elle lui montrerait que l'oisillon n'était pas aussi faible qu'il en avait l'air, et quand bien même fut-elle considéré comme une érudit plutôt qu'une combattante, une fois au cœur de l'action, elle savait comment ôter une vie, et comment la contrôler dans la mort.

Lorsque les chevaux reprirent leur marche, il y avait à la fois cette confiance et cette appréhension mêlées dans le regard gris d'orage de la jeune femme. Le cas général de la mission l'inquiétait. Pourquoi ces soldats ennemis prenaient le risque suicidaire d'attaquer en connaissant parfaitement le nombre de Récleyès à l'opposé. Ils n'avaient clairement aucune chance, et si eux étaient envoyé sur le terrain pour couvrir les arrières, il était plus question d'épargner des morts que de véritablement faire remporter la bataille. Celle-ci était déjà toute gagnée. Théoriquement. Elle doutait que ce convoi ennemi soit assez bête pour courir le risque, aussi songeait-elle que quelque chose allait à leur avantage. Quelque chose qui risquait bien de décimer les rangs du Ténébreux. La réflexion sombre dû se peindre sur son esprit pour que l'homme nouvellement arrivé ne vienne l'accoster de la sorte aussi directement. D'abord trop gênée pour répondre sous le coup de l'invitation curieusement formulée, elle chercha ses mots avant d'entamer.

« Je n'aime pas penser cela, mais j'ai la terrible sensation que nos ennemis ne sont pas assez idiots foncer tête baissée contre notre armée. Ils sont moins nombreux et pourtant ils prévoient d'attaquer, comme si la victoire leur était due... c'est présomptueux de ma part, mais je redoute qu'ils possèdent quelque chose leur permettant, non pas de nous vaincre, mais de détruire nos rangs, et ce lourdement. »

Son regard s'assombrit, comme presque toute sa personne en fait. Ses cheveux tressés dans une longue natte fouettait dans son dos, mais quelques mèches éparses venait assombrir un peu plus encore le visage pâle et quasi cadavérique de la jeune femme. Et si elle devait être blessée ce soir ? Comment réagirait le Roi... ? Elle serait la cause de sa colère sans nul doute, et il serait là pour exhorter toute sa rage en arguant qu'elle n'était qu'une idiote trop fière pour ne pas écouter ses ordres. Oui, peut être avait-elle eut tord de ne pas obéir, mais elle ne regrettait pas de se battre en son nom. Elle voulait se refuser à lui donner autre chose qu'il désirait depuis longtemps, alors c'était bien la seule chose qu'elle pouvait lui offrir, non... ? Penser à ce sujet ne lui plaisait guère, elle préféra en changer avec son étrange compagnon de bavardage. Elle avait remarqué, entre deux pensées, qu'il courrait, chose qui n'était pas difficile à noter en fait... mais le plus remarquable était cette façon de se déplacer, de courir sans se fatiguer. Elle trouva cela fascinant.

« Votre façon d'utiliser votre Vérité est très intéressante. »

Timidement, elle avait engagé la conversation, sur ce qui semblait être un sujet banal avant une bataille, et pourtant, il était très intéressant, d'un point de vue stratégique, de savoir de quoi était capable un allier. Venant du reconnu Rescapé, cela devait être impressionnant. À moins que les rumeurs ne soient faussées.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ils périront par le feu Lun 12 Jan 2015 - 9:02

Du coin du masque, si l’on pouvait le dire ainsi, Iajutsu observait attentivement la damoiselle. Elle était du genre qui se remarque, par certains côtés : belle, avec des yeux extraordinaires et des cheveux impressionnants, soyeux comme de la soie. Le guerrier masqué voyait bien que cette femme tentait de passer inaperçue, et il comprenait parfaitement cette attitude. Lui-même avait été trahi par son aspect trop reconnaissable autrefois… Mais sa manière à lui de passer inaperçu, consistait finalement à s’exposer encore plus aux regards.

La confiance en soi débordait du curieux personnage. Tandis qu’il courait et discutait, on ne voyait aucun signe de nervosité dans ses gestes, aucun doute. Il se contentait de poser un pied après l’autre, dans une économie parfaite de mouvements, flottant sur la poussière. Ses cheveux de plumes verts et bleus laissaient dans son sillage comme une nuée colorée, avec ce bruit de crécelle annonciateur de mort. Oui, la mort, les ennemis allaient la connaitre, mais avant cela, sage dans sa folie, avisé dans ses pitreries, Iajutsu écoutait.
Écoutait et répondait :


« Ne pas aimer ses propres intuitions, c’est comme ne pas aimer sa main ou sa vie, ça n’a pas plus de sens que la pluie qui n’aimerait pas l’eau, Jolie-Nuage. Votre conviction semble plus juste que la fureur aveugle qui nous guide.

Les Confréries savent être sournoises, elles sont déterminées et retorses, et emploieront tous les artifices et toutes les Vérités les plus insondables pour nous vaincre. Elles n’auront aucun repos tant qu’elles ne nous auront pas tous détruit, et c’est pourquoi elles sont si dangereuses.

Notre quête réunificatrice pour le Ténébreux, cette quête qui a commencé avec Zaraze, les inquiète et leur fait peur. C’est avec une grande joie que nous pouvons servir notre Roi, et mourir pour lui si nécessaire.
Mais chacune de nos vie est précieuse, car elles forment comme le bras de notre Ténébreux, nous sommes chacun un membre de sa personne, et chaque mot chez les notre éloigne la victoire.

Vos inquiétudes sont fondées, Jolie Nuage, mais vous savez également que le commandant ne changera pas son plan, car il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que de venir en aide à nos camarades. Notre union, comme une volée de flèches, atteindra le cœur de nos ennemis, et leur mission suicide deviendra un véritable harakiri.

Concentrez-vous sur le temps présent, sur les nuages dans le ciel, la poussière qui se soulève, le vent dans les arbres. Le temps de la bataille sera là bien assez vite. Alors ne regrettez ni ne craignez, ni ne tergiversez, mais profitez ! Namu, voilà ce que j’en dis, après vous avoir entendu. »


Et sur ces paroles, Iajutsu commença une splendide roue qui le propulsa un peu en avant. Certains soldats, autour de lui, devant ce spectacle incongru, se mirent à rire, et toujours en trotinnant à la vitesse des chevaux, le guerrier devenu soudainement saltimbanque fit quelques courbettes ironiques, sous les applaudissements des guerriers. L’instant de joie, de courte durée, fut rapidement remplacé par la sévérité de la guerre et la folie meurtrière, mais il avait le mérite d’exister.

Se replaçant aux côtés de son interlocutrice, le guerrier masqué fit un petit saut en avant, retombant sur une jambe, puis repris sa course.

« La Vérité de ma Vérité c’est qu’en Vérité elle est une Vérité très peu usitée. Ahahahahah » il éclata d’un rire grinçant. A travers le masque, on aurait dit le bruit qu’aurait fait une épée si elle avait soudainement pris parole et se serait mise à rire.


« Mais intéressante, ça c’est sûr qu’elle l’est. Si comme moi vous savez où vous êtes, et où vous allez, alors vous pourriez sans doute faire les même pitreries que Iajutsu sait exécuter »
Et de nouveau, le fou se lança dans une série de culbutes, s’élançant dans les airs sans effort apparent malgré sa lourde armure, retombant sur un pied, roulant par terre sans se salir, faisant des roues, pour finalement sortir son épée, planter la pointe dans le sol, et faire trois petits bonds alors qu’il se tenait simplement en équilibre dessus. Puis d’un seul mouvement il disparu, et lorsqu’il réapparu quelques mètres plus loin, son arme était à nouveau au fourreau et il courait à rythme régulier.

« Du calme dans les rangs ! » intima la voix du commandant Salvez.

« Ouuuh, l’orage gronde Jolie Nuage » grinça Iajutsu, reprenant sa place dans le convoi.

Mais dans son regard, une petite étoile bleutée s'était allumée brièvement. On aurait pu, avec de l'imagination, prendre ça pour un clin d’œil.
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