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[Event °2] Lorsque la panique ronge les âmes

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MessageSujet: Re: [Event °2] Lorsque la panique ronge les âmes Lun 14 Sep 2015 - 21:42

5 Malièr 1248

Niklaus n'eût besoin que d'une fraction de secondes pour ressentir la tension dans la ville. Il alla à la première auberge pour y louer une couche afin de passer la nuit. Il paya en donnant son cheval, la monture qui l'avait accompagnée des montagnes de saphir jusqu'à cette ville. L'auberge était quasiment vide, aussi ses hôtes se montrèrent très accueillant. Il en profita pour se nourrir très simplement, puis sorti en ville.
Les rues étaient soit désertes, soit animées par des habitants enragés. En colère oui, mais pas encore violent. Il lui fallait un endroit où prendre vraiment compte de la situation et surtout, pouvoir agir. Il se savait imposant, les autres hommes pourraient l'écouter, et si il le fallait, il était parfaitement capable d'une démonstration de force.

Il commença à suivre les groupes de personnes les plus aigries. Elles provenaient toutes d'une même direction : un vieux bar miteux. Nik' comprit rapidement de quoi il en retournait : quoi de plus facile que de manipuler des gens saouls et apeurés pour arriver à ses fins ?
La taverne était construite sous une auberge, une simple série de marche y menait. Niklaus l'emprunta, découvrant le fameux orateur qu'il avait imaginé. Un homme de taille et de constitution moyenne, mais lui-même gonflé et rougi par l'ardeur du message qu'il faisait passer. L'ancien soldat tendit l'oreille :

-...Car lorsque notre ennemi sera à nos portes, si nous n'avons pas débusqué les traîtres, ils pourront nous détruire sur tous les fronts ! Le ténébreux a déjà remporté des batailles cent fois plus complexes, combien de temps pensez-vous que la tour pourra tenir ? Et après tout, les soldats de la tour, quelle importance accordent-ils à notre vie ? Ils fuiront à la première armure qu'ils verront se dessiner au loin ! Nous devons exterminer la vermine ici-même ! Avant que ce soit elle qui ne nous égorge dans notre someil !!!

Tonnerre d'applaudissements. Les gens hochaient la tête, meuglant leur sentiment de révolte. Apeurés et saouls, pensa Niklaus. A moi de jouer...

-Tu as tort l'ami. Déclara-t'il en montant sur scène, Car si nous nous divisons, dites moi, que se passera-t'il lorsque nos ennemis seront à nos portes ? Ils n'auront qu'à nous exterminer comme un troupeau effrayé, et nous ne pourrons pas nous mobiliser, car la confiance n'aura plus aucune place entre nous !

Un silence ponctua cette déclaration, pas un silence tendu ou gêné, non un silence de doute. Nik' avait rééquilibré la balance, à lui de la faire pencher en son sens maintenant.

-Ces fameux soldats de la tour, pourquoi croyez-vous qu'ils la défendent ? Ces terres dans lesquelles nous vivons sont aussi les leurs ! Ils y ont grandi, leurs familles s'y trouvent ! Leurs femmes, enfants, parents ! Ils sont comme vous et moi ! Si vous étiez à leur place, vous battriez-vous en hommes? Ou fuiriez-vous comme des chiens ? La foule poussa un torrent de commentaires indignés, comme le voulait Niklaus qui poursuivit : Nous n'avons pas de raison de douter de leur résolution, alors nous aussi, préparons-nous à prendre les armes, n'ayons pas peur d'être trahis, mais ayons peur d'être vaincu ! Car si nous admettons douter les uns des autres, cela revient à admettre la défaite !

Ca y est, en quelques instants, l'opinion des gens du bar s'était complètement retournée. L'orateur, lui, restait seul debout sur une table. La sueur coulait à flots sur son front. C'est là que Niklaus eût un doute, et si justement, manipuler l'opinion publique et faire régner le chaos dans la ville était le plan des récleyès ? Niklaus se saisit d'une bouteille vide, et la lança à travers la pièce, droit vers le visage du mystérieux orateur. Immédiatement, l'avant bras de celui-ci devint une lame et brisa la bouteille. Tous se turent, observant le prodige. La vérité des armes, à la mode des enfoirés en noir, pensa l'ex-soldat.

-Voilà qui suffit à appuyer mon propos : l'ennemi cherche à nous diviser pour nous vaincre...

Le Récleyès se jeta alors sur Niklaus, furieux de son échec. Celui-ci se saisit d'une chaise, et la fracassa sur son crâne, l’assommant net. La chaise se brisa sur le coup, les copeaux de bois se répandant sur le sol.

-Messieurs ! Il est à vous !

Et Niklaus laissa la foule se refermer sur celui qui avait tenté de se jouer d'elle, un sourire de satisfaction sur les lèvres...
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MessageSujet: Re: [Event °2] Lorsque la panique ronge les âmes Sam 19 Sep 2015 - 17:52

- Ça fait plaisir de te revoir, mais s'il te plaît, ne m'emmène plus jamais dans ce genre d'emmerdes. On y a échappé de peu.

Je souris à Adélaïde soulagé de la revoir entière. Je me présentai à la propriétaire du cheval et reçu en retour son nom.
La grande place était déserte enfin à part les quelques morts et blessés disséminés un peu partout sur le sol. Je ne savais pas comment réagir face à ce genre de situation. Je réfléchis et fit ce que mon instinct me dicta de faire. Je m'éloignai des deux jeunes femmes et m'approchai d'un blessé. C'était un enfant d'environ huit ans. Je le rassurai et examinai ses plaies. Il pleurai de douleur mais aussi de peur de ne plus voir ses parents. En mettant du baume, sorti de mon sac, sur ses hématomes et autres blessures en tout genre je lui dis que ses parents vont remarquer son absence et revenir. Je lui conseilla de rester allongé et de se reposer. Je fis la même chose avec la quinzaine de rescapés. Je remarquai du coin de l’œil que mon premier patient avait été rejoint par ses parents affolés.
Après avoir accomplis mon devoir de Neustro, je repris place auprès d'Adélaïde et de Lula.


-Que faisons-nous à présent?

A peine avais-je dis ça que du vacarme ce fit entendre. Apparemment, tout le monde n'avait pas pris peur et fui la ville. Peut-être avait-il compris que ce comportement ne menait à rien? Mais alors pourquoi ce raffut?
Je posa un regard sur les filles qui voulait dire "Alors on y va?". Je savais qu'Adélaïde allait haïr cette question silencieuse, elle qui m'a dit peu de temps avant que les traquenards elle en avait marre.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Lorsque la panique ronge les âmes Mer 7 Oct 2015 - 22:24

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Lorsque la panique ronge les âmes
le 4 Malier 1248 avec Narya Télinda & Lula Talhaqua


J'ignorai le regard de Narya, j'étais épuisée par cette course-poursuite et Osmund était déjà arrivé à l'entrée de la ville. Le vacarme qui avait résonné à quelques rues d'ici ne m’interpella pas. J'avais peut-être pris la décision d'arrêter de fuir le danger, mais cela ne voulait pas dire que je comptais me jeter vers lui à chaque fois qu'il croisait ma route. Je commençais à avancer pour rejoindre mon protecteur quand je lançai aux deux jeunes femmes derrière mon dos :

- J'ai eu assez d'émotions pour aujourd'hui. Je sors de la ville pour monter un petit campement. On se retrouve plus tard.

Sur le chemin, je restais silencieuse et repensais aux derniers événements. Ma main se posa sur ma flasque. J'avais vite compris que courir pour échapper aux récleyès était impossible, mais de là à les combattre, je ne m'en sentais pas vraiment le cœur. Je bus une première gorgée. Depuis mon départ, j'avais cruellement manqué de courage, mes années enfermées dans ma chambre m'avaient empêché de voir la réalité du monde. Une autre gorgée. Le choc avait été trop violent et cela ne faisait qu'empirer.

Ma flasque était vide lorsque j'arrivai à l’extrémité de Krik, je rejoignis Osmund et montai sur son dos. Nous allâmes alors au même endroit que la veille et nous nous installâmes. J'étais seule, ma tête sur le flan du denmuys, sa respiration m'apaisait. J'aurais dû avoir peur de m'endormir vu les circonstances, mais mes paupières étaient lourdes et je m'endormis rapidement sans vraiment m'en rendre compte. Sombrant dans un cauchemar où je ne cessais de fuir une ombre.


le 5 Malier 1248 avec Niklaus Alhaad

Je me réveillai avec une impression d'être observée. Osmund se redressa en même temps que moi, je ne cherchai même pas à savoir si les deux autres rousses m'avaient rejoint et sans réfléchir je saisis ma flasque et la portai à mes lèvres, pas même une goutte ne tomba. Je la remis à sa place et pris ma bourse pour vérifier ce qu'il me restait, je repensais à cet Alendil à qui j'avais payé à boire, à cause de lui, il me restait tout juste de quoi prendre un ou deux verres. Je me relevai difficilement en tenant un instant ma tête.

Tournant le dos au campement et demandant à mon protecteur de rester ici, je retournais en ville. La panique qui s'était emparée de Krik se ressentait dans les rues pavées. Par moment, un long silence laissait croire que l'endroit était inhabité, mais l'instant d'après, on croisait des gens affolés ou prétendant avoir vu l'ennemi au détour d'une ruelle. J'avançais sans me soucier de ce qui se passer autour de moi, je cherchais simplement un endroit où étancher ma soif.

Je m'arrêtai devant un bar à l'apparence très rustique. Un clochard dormait près des quelques marches qu'il fallait gravir. J'ouvris la porte et une odeur de transpiration et d'alcool m'assaillit, mais ne me fit pas reculer. C'était exactement ce que je cherchais ! Le genre d'endroit où l'alcool coule à flot pour quelques pièces. Mon entrée souleva quelques regards interrogateurs, voir haineux, ils ne devaient voir en moi que l'étrangère.

Je me dirigeais vers le bar et pris place entre une jeune homme sec qui avait le regard perdu dans le miroir derrière le bar et un homme bien plus imposant qui me dépassait d'au moins une tête. Je les saluai avec un léger sourire et demandai au barman de me servir. Je déposai ma flasque et le contenu de ma bouse devant lui, il accepta en levant un sourcil, j'ajoutai :

- C'est pas assez ou on doit se servir tout seul ?

Il ne prit même pas la peine de me répondre et me servit un verre d'une bouteille sous le bar qui éveilla l'hilarité de ceux qui m'encerclaient. Je la sentais pas trop cette boisson, mais c'était servi. Je le bus d'une traite, le liquide brûlant ma gorge, je ne pus esquiver une grimace de dégoût qui arracha un sourire au tavernier. Peu importe, je claquais mon verre pour en redemander un. Il eut l'air surpris et fut arrêté avant de me servir par l'homme à ma gauche qui tendit trois pièces :

- Sers-lui quelque chose qui ne va pas la tuer dans la journée.

J'acceptai volontiers son offre et le remerciai. Nous discutâmes pendant près d'une demi-heure avant qu'il ne prenne un dernier verre pour se diriger vers le centre de la salle. Je repris alors ma flasque et reniflai son contenu pour m'assurer que c'était bien du rhum. J'allais partir, quand l'homme qui m'avait tenu compagnie commença à se lancer dans un long discours. Je restai d'abord en l'écoutant d'une oreille, puis peu à peu, ses propos devinrent plus sombres.

Il essayait d'attiser la peur et cela semblait fonctionner. Il ne me paraissait plus aussi amical, l'avait-il réellement été. Au fil du temps, l'endroit était de plus en plus bondé, bientôt, je ne le vis plus. Je repris un dernier verre quand un homme encore plus grand que l'orateur lui coupa la parole. Je me levai en emmenant mon verre et me frayai un chemin jusqu'à eux. Les deux avaient un puissant charisme, la foule se laissant complètement guidée par celui qui prenait la parole.

Moi, je sirotai simplement mon verre sans réelle réaction, mon regard allant de l'un à l'autre. Je ne réagis pas et restai incrédule comme le reste du bar quand celui qui m'avait offert à boire transforma son bras en lame. Son visage sembla se déformer par la rage et il se jeta sur celui qui l'avait provoqué. En vain. Il se retrouva la seconde d'après au sol, livré à tous ces alcooliques. Certes, j'en faisais partie, mais contrairement à eux, mon esprit m'appartenait.

Avant que la foule ne se referme sur lui, je réussis à me frayer un chemin juste qu'à la porte d'entrée. Sans réfléchir un instant, je tournais la poignée et partais de cette ville de fous. J'avais fais mon maximum pour aider Krik, mais toute seule, c'était impossible. Je courais dans les rues, remarquant à peine que déjà certains faisaient leurs bagages pour partir de cet endroit. L'annonce seule du retour des Récleyès avaient suffi à nous effrayer.

Je retrouvais Osmund à la sortie de la ville. Il m'attendait. Je ne pris pas la peine de le remercier et montai sur son dos pour m'enfuir au plus vite de cet endroit.

© Yamashita sur Epicode

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