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[Event °2] Ensemble, nous vaincrons

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Prêtresse d'Uraang

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Sam 4 Juil 2015 - 15:03


Ensemble, nous vaincrons

le 6 Malier avec Mada Norrigam

Était-il réellement humain ? Je n'avais pas aperçu tout de suite la fine armure qui avait recouvert Mada, ce fut le bandana qui m'interpella lorsqu'il se retourna une dernière fois en arrière avant de disparaître. Jamais je n'avais vu une telle Vérité, j'imaginais les Arvèles entourés d'armes, mais là, c'était quelque chose de complètement inattendu. J'étais surprise par sa vitesse et le perdis de vue.

Pourtant, je n'avais pas ralenti et continuer de courir. Nous nous approchions peu à peu de la Tour qui grandissait au fur et à mesure que nous avancions. On pouvait même voir le campement des Anciens qui l'entourait. Je ne le remarquai pas dans son arbre et le dépassai, mais le bruit d'un objet tombant au sol me stoppa. Lorsque je me retournai, il était en position de combat et m'invitait à ouvrir la danse.

Je lui répondis simplement :
- Très bien
Je n'étais pas spécialement plus à l'aise qu'auparavant, mais ma détermination cette fois-là n'allait pas être entravée. Je pouvais lever l'épée sans difficulté et mes sentiments de prêtresse étaient pour l'instant bien enfouis au plus profond de moi. Je ne souriais pas, mon visage restant neutre. La lame se leva, légèrement ramenée vers moi pour me protéger d'un éventuel assaut.

Mais ces paroles étaient claires, il attendait que je vienne à lui. Jamais je n'avais attaqué de la sorte un être humain, je ne savais pas trop comment m'y prendre. Était-il nécessaire de réfléchir pendant de longues minutes ? Je ne crois pas. N'écoutant que mon instinct, je me jetai sur lui, avant d'arriver à sa hauteur, je m'abaissai légèrement ma lame frôlant la terre et remontant en diagonale sans que je ne fasse de réels efforts.

Faust avait beau être menaçant, sa Vérité se révélait être très précieuse. Tenant l'épée à deux mains, j'étais proche de Mada, mon ventre découvert, je rabaissai rapidement ma lame pour parer son attaque. Je ne reculais pas, c'était déjà ça. La lame au niveau de mon torse, à l'horizontale, je la maintenais fort en fauchant le bassin de mon entraîneur. Si un jour, on m'avait dit qu'un Arvèles m'aiderait à manier une lame, jamais je ne l'aurais cru.

Et le pire dans cela, c'est que j'y prenais du plaisir, chose que je n'aurais pas crue possible. Un léger sourire, à peine perceptible, s'était affiché sur mes lèvres sans que je m'en rende compte.


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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Dim 5 Juil 2015 - 19:51

Le 6 Malièr, avec Auxane Taël

Hm... Auxane a effectivement peu de mal à utiliser l'épée. J'dois remercier ce maître de la gravité pour cette aide. Par conséquent, je dois vraiment faire gaffe à aller suffisamment vite pour pouvoir l'esquiver. J'ai pas prévu d'attaquer pour l'instant, surtout tant qu'elle ne m'a pas fait dégainer l'arc au moins une fois.

Lorsqu'elle me fonca dessus, j'attendis le dernier moment pour sauter derrière elle, faire un salto et atterrir sans problème. Il est vrai qu'avec l'héritage de Seth, je n'avais plus peur de faire ces actions surhumaines. Lorsque je me posai au sol, je me mis à courir, mais en allant en arrière. J'avais la fluidité nécessaire pour que cette course soit naturelle, et je tournai autour de la jeune prêtresse. Au vu de son regard intéressé, je commençai à parler:

"Les Arvelès utilisent généralement des armes, telles que des épées, des haches, ou des marteaux. D'autres utilisent des arcs, comme moi. La Vérité associée est soit acquise, soit héréditaire. Dans mon cas, c'est mixte. La Vérité que tu avais pu observer lors de la dispute entre ces imbéciles vient de ma mère. C'était une archère d'élite, bien qu'elle n'était pas renommée. Elle pouvait tirer à de très longues distances, bien qu'elle n'était pas spécialement douée au corps-à-corps. La Vérité que tu peux observer cependant..."

A ce moment là, je fis demi-tour, et me retournai de façon fluide. J'étais aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau, ce qui pouvait paraître bizarre de prime abord.

"... vient de mon père. Contrairement aux autres Arvelès, il détestait se battre avec une arme. Il préférait les poings et les jambes à toute autre arme. C'était un pugiliste tristement connu chez notre peuple en tant qu' "Illusion de la tempête noire". Il pouvait assassiner des gens rien qu'avec ses poings, et beaucoup d'Arvelès l'enviaient et le détestaient. Cette Vérité, fait partie de moi. Je suis la dernière personne pouvant utiliser cette Vérité. Et t'as de la chance de pouvoir en avoir un aperçu, car tu le verras plus amplement lors de notre future bataille!"

Je me mis à ralentir en gardant cette position de combat:

"Je devrai aussi t'apprendre à parer les coups et à les esquiver, c'est aussi important que de savoir attaquer. Continuons."

Et accélérai à nouveau.
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Dim 12 Juil 2015 - 0:28


Ensemble, nous vaincrons

le 6 Malier avec Mada Norrigam

Il était bien trop rapide pour moi, j'avais beau y mettre toute mon énergie, sa Vérité faisait de lui un sur-homme. Alors que je me retournai pour lui faire face, je le vis reculer. Il prit alors la parole. Je n'aurais pas cru qu'un Arvèles pouvait être aussi bavard lors d'un combat, je les avais toujours imaginés comme de gros bourrins qui ne connaissent que la violence. Depuis mon départ du désert, mes préjugés n'arrêtaient pas d'être remis en question. D'abord, j'avais trouvé un ami en une personne à la morale limite et maintenant, je me tenais aux côtés d'un humain que tout différencié de moi.

La pointe de ma lame vers le ciel, je ne cherchais plus à l'attaquer, écoutant ce qu'il avait à me dire. Il était bien plus expressif que je ne pouvais l'être. Sans aucune réserve, il me raconta son histoire, ou plutôt celle de ses parents. Sa mère devait être une femme remarquable, quant à son père, jamais je n'avais entendu parler d'un Arvèles n'aimant pas les armes. Était-ce même réellement possible ? Une fraction de seconde, j'eus l'impression qu'il aurait pu être un Récleyès, mais non, Mada n'avait rien d'un traître. Peut-être que la vie me réservait encore des secrets, mais ces êtres venus du Sud, je pouvais les ressentir.

L'aura qui entourait l'homme avait une part de ténèbres, mais ce n'était rien comparé à celle que j'avais pu croiser avant mon arrivée à la Tour. Je chassais cette pensée, elle ne pouvait que me déconcentrer. Mon arme toujours contre moi, je ne savais vraiment pas quoi faire. Avançant doucement, il ralentissait et accélérait la seconde d'après. Voulant être honnête je lui répondis :
- Pour cela il faudrait déjà que tu t'approches de moi. Vas-tu donc continuer à te jouer de moi et me tourner autour ?
Était-ce sarcastique, je ne crois pas, mais il y avait une lueur de défi que je ne soupçonnais pas en moi. L'Arvèles faisait ressortir des côté de mon âme que jusqu'à maintenant j'ignorais. M'enivrant de cette situation, je ne cherchais pas à m'approchais de lui. L'épée était peut-être bien plus légère qu'auparavant, mais mes capacités physique restaient limitées et je n'avais pas envie de m'épuiser à lui courir d'avantage après. Que faire ? Le provoquer pour qu'il vienne à moi ? Jamais je n'avais véritablement eu ce genre de comportement, mais le changement était proche.

Mes lèvres se descellèrent à nouveau pour lui dire avec une étincelle dans les yeux :
- Mada, je t'attends. J'aimerais te montrer que je sais encaisser les coups. Je suis une Namès, une guérisseuse, nous ne savons peut-être pas nous battre, mais il y a une chose que mon père m'a appris. Ne jamais céder face à l'adversité. Et toi ? Aurais-tu peur d'affronter une femme qui tient pour la première fois une arme ?
C'était peut-être vain de le taquiner ainsi, mais au moins cela me permettait de me reposer. Ma blessure de la veille ne me gênait pas, mais il ne serait pas bon d'abuser. Ainsi, je ne bougeais pas, ma lame toujours contre moi, la pointe vers le ciel. Mon visage était serein, mes muscles détendus, prêt à se relâcher pour fauche verticalement l'air s'il venait à s'approcher près de moi. Mes pieds étaient également solidement ancrés dans le sol, près à tourner sur eux-même si Mada se jetait réellement sur moi. Il était bien plus rapide que moi, mais la distance qu'il avait mise entre nous me permettrait in extrémiste de lui faire volte-face.


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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Mer 15 Juil 2015 - 13:56

Le 6 Malièr avec Auxane Taël

Je continuai à tourner et la regarder dans les yeux jusqu'à ce qu'Auxane fusse partante pour contrer mes coups. Cela m'avait légèrement perturbé, et je m'arrêtai subitement en plein mouvement. Je pense qu'elle commence à vraiment vouloir relever les défis. Ca me plait tout ça.. J'espère que les gens pourront accepter ce genre de combattant, bien que ce soit une prêtresse! Un combattant pour protéger la veuve et l'orphelin, pouvant soigner ses alliés, c'est une nouveauté quand même, chez les Namès!

Je m'approchai calmement d'elle, sans être en position de combat, et lui proposai un combat au corps à corps, face à face, pas de coups par derrière. Je n'avais pas envie d'attaquer de façon lâche, et en m'approchant, je le lui fis comprendre:

"D'accord. Prépare toi à contrer mes coups. Les règles ont changé désormais. Si tu utilises ton épée, je dégainerai mon arc pour éviter de me blesser inutilement. J'adapterai ma réponse selon la façon dont tu vas contrer mon attaque."

A cet instant, je tapai mes mains, et je commençai à attaquer. Un coup de poing pour commencer, pour tester ses réflexes, à la vitesse correspondant à celle d'un coup de poing porté sans utiliser ma Vérité.

J'espère qu'elle ne voudra pas couper mes bras quand même... Ca serait un peu triste!
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Mer 15 Juil 2015 - 17:57



Ensemble nous vaincrons

Le 6 Malièr 1248

Voilà plusieurs jours que Manaka traverse Madelle. Elle a pris la direction du Sud dès qu'elle a appris pour l'attaque des Récleyés. Elle ne pouvait pas rester sans rien faire et continuer son voyage en sachant que des humains se faisaient massacrer. Qu'est-ce qu'il restera de Madelle, le monde qu'elle veut tant explorer, s'il est dans les mains des Récleyés ? Elle sait que leur vérité est sombre et voir son monde plonger dans la noirceur n'attire pas du tout la liare. Surtout qu'en plus, il lui reste une famille à protéger : ses parents sont toujours dans la forêt des Mirlis et face à une armée de fous ils ne seront pas de taille. Ce ne sont pas des combattants, juste de simples cueilleurs, comme à peu près la majorité de son village.

La plupart de sa route s'est faite à pied. Mais par chance, elle réussi à louer un cheval pour finir son voyage et arrive à la tour ouest au galop. C'est un peu fatiguée qu'elle découvre un grand campement qui entoure la tour recouverte de végétation. Quand on lui as dit que la nature vivait en parfaite harmonie avec le bâtiment et bien il s'avère que c'est vrai ! Quelque chose qu'elle n'avait pas remarqué au début la frappe désormais : il y a une séparation nette dans le camp. Elle reconnût d'un côté les anciens qui pour la plupart s'occupaient de creuser des tranchées et de l'autre des Arvélés lourdement armés pour la plupart. Certains prenaient la peine de s'entraîner tandis que d'autres discutaient ensemble tranquillement. Même si tout semblait aller en apparence, une certaine tension existait entre les deux camps... et elle se trouvait au milieu. Elle ne cachait pas ses cornes mais les soldats mirent un peu de temps à les remarquer. D'ailleurs, lorsque ce fût le cas, les hommes lui lancèrent des regards curieux, parfois mêlés de crainte, ou même d'interrogation. Manaka sourit : c'est fou comment les humains ont une réaction presque exagérée à son égard ! Mais elle est habituée et une fois qu'elle aura prouvé son innocence, ils ne lui feront pas de mal. Mais pas besoin de le faire : un jeune homme accoure vers elle.

- Manaka mais qu'est-ce que tu fais ici ?

L'interpellée ne mit pas beaucoup de temps à le reconnaître : il s'agit de Kirin, l'un de ses amis d'enfance. Ils ont joués ensemble quand ils étaient petits, ils viennent du même village. Ils se sont retrouvés à l'académie mais ils n'étaient pas dans la même classe. Et la liare a quitté Saona précocement... Et depuis plus de nouvelles. Alors c'est sûr que le regard étonné de Kirin est justifié.

- Ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vu ! J'ai cru que tu étais morte ! Alors te retrouver ici... c'est presque impensable. Faut que tu me racontes !

L'impatience de son ami était toujours là. Il avait toujours été ainsi dans ses souvenirs et le revoir fait chaud au coeur à la liare.

- J'ai appris pour l'attaque des Récleyés, je ne pouvais pas rester sans rien faire ! Mais je te retourne la question, qu'est-ce que tu fais là ? Je ne te vois pas vraiment en soldat...

En effet, son ami paraissait si frêle ! Il n'est pas aussi costaud que les Arvélés même si elle ne doutait pas de trouver des muscles de grimpeur sous sa tunique. Il n'est pas spécialement grand et son visage fait plutôt garçon mignon à faire craquer les filles plutôt que celui d'un homme hyper viril.

- J'ai pris des cours de combat quand tu es partie, je fais désormais parti de la garde de Saona ! Les Anciens ont envoyé quelques uns de mes confrères sur le front, il fallait quand même des gens qui savent se battre ici. Mais ce n'est pas tout à fait comme je me le suis imaginé... Mais parlons de tout ça ailleurs.

Kirin avait un regard méfiant qu'il dirigeait sur les troupes Arvélés. Manaka avait déjà éveillé des méfiance dans cette confrérie et le fait qu'elle connaisse l'ancien n'avait pas l'air d'arranger les choses comme elle l’espérait. Elle se rend compte que réunir tout ce monde pour vaincre un danger commun n'allait pas être si facile que ça... L'Ancien amène la Liare en direction de leur campement. Elle reconnût certains visages qu'elle avait croisé à l'académie. Elle fût soulagée de voir que sa présence ne dérangeait guère sa confrérie d'adoption, contrairement aux Arveles situés de l'autre côté du camp.

- Je crois que t'as pas mal de choses à m'expliquer.

Kirin hocha la tête en signe d'accord. Il commença alors ses explications :

- Les Arvèles ne nous acceptent pas sur le champ de bataille. Pour eux, les Anciens ne feraient que les gêner dans le combat parce que nous ne savons pas nous battre. Or c'est totalement faux ! Nous avons une détermination de vaincre les Récleyés, ce sont eux l'ennemi ! Mais ces guerriers de pacotille trouvent un moyen de nous rabaisser...

Manaka vit Kirin serrer le poing en signe de rage. Il est vrai que les Anciens ont la réputation d'être un peuple pacifique, ne cherchant pas le combat. Mais quand il s'agit d'une cause importante, et surtout pour le bien commun, sa confrérie pouvait se battre à tout moment. Elle trouve que les Anciens ont tout aussi leur place ici, peut-être même plus que ces Arvèles ne cherchant que la gloire et faire couler du sang au bout de leur épée. Il s'agit sûrement d'un préjugé mais lors de son voyage, elle en a rencontré des comme ça, ventant fièrement leurs exploits lorsqu'ils affrontent des scélérats.

- On arrive à se mettre d'accord sur rien. Aucune personne n'est là pour nous guider et nous rassembler. L'un des nôtres, Théon Algav un Ancien très écouté dans notre confrérie, a essayé de prendre les choses en main. Les Arvelès se sont ouvertement moqué de lui, le raillant en public, et plus personne n'a eu le courage qu'il a eu de prendre ne serait-ce qu'une décision.

Il soupire en pensant qu'il n'y a pas de solution. Il est vrai que la situation est difficile. Trouver un leader ne sera pas simple d'autant que les deux confréries principales ne peuvent pas cohabiter ensemble. Un leader Arvelès sera d'office rejeter par les Anciens, et un leader Ancien subira le même sort que Théon. La situation semblait bloquée.

- N'y a t'il pas quelque part un dirigeant d'une des confréries ? Je pense surtout au général Arvelès, il a l'habitude de mener ce genre de bataille...

Kirin fit non de la tête. Il soupire à nouveau. Il est vrai que le général avait de l'influence sur sa confrérie, et sa réputation dépassait de loin les montagnes de Saphir. Alors il aurait pût être un parfait leader. Mais s'il n'est pas là, c'est peine perdue. Manaka regarde la tour.

- Y'a personne là dedans qui prend les choses en main ?

- On n'en sait rien, on nous a interdit l'accès à la tour. On doit juste être la première ligne de défense, c'est pour cela qu'on creuse des tranchées.

La situation des Anciens était vraiment pitoyable. Elle n'aurait jamais imaginé que sa confrérie puisse être réduite à obéir à un seul ordre : creuser des trous et mourir en premier. Il fallait vraiment trouver un leader qui réunisse tout le monde et qui remette un peu d'ordre dans ce bordel.

- Et les autres confréries ?

- Aucun signe des Parlems ! De même pour les Namès, je doute qu'on les voit s'intéresser au combat... Même s'il y a une prêtresse qui a souvent mis son grain de sel lors des conflits qui ont eu lieu ces derniers jours. D'ailleurs elle s'entraîne avec une épée. La voilà d'ailleurs.

Manaka se retourne et voit une jeune femme blonde et un homme, sans aucun doute un Arvelès, en plein entraînement. Par curiosité, la liare quitta son ami et lui promet de le rejoindre après. Elle s'approche de l'entraînement qui a lieu sous les arbres, à l'abri de la vue de tous... Mais ce qui n'a pas empêché Manaka de s'intéresser à eux. Le soldat est très rapide. Ses coups sont précis et il a un style de combat très particulier. Elle qui croyait que les Arvelès ne se battent qu'avec des armes, il lui prouve le contraire ! La prêtresse se débrouille bien aussi malgré sa grande épée. Si elle ne savait pas se battre avant, elle a dût faire des progrès incroyables ! La liare se demande s'il est judicieux d'annoncer sa présence. Mais elle n'a pas envie de passer pour une personne trop curieuse à les regarder en cachette alors elle s'annonce en lançant un sifflement admiratif :

- C'est impressionnant votre entraînement !


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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Ven 31 Juil 2015 - 4:52

Cela fait des jours que je marche vers le sud en direction des chutes de Veroni, je crois que l’absence d’eau et de nourriture m’aurait rendu fou si je n’avais pas croisé des marchands quelques heures plus tôt. La marche a été longue, mais je ne suis pas venu ici pour rien, il est temps de mettre en œuvre mes véritables talents de neustro. Je suis à la fois effrayé et impatient, quelle ironie. Je n’ai jamais servi sur un champ de bataille et je suis encore jeune. Mon ego me pousse à croire que je suis à la hauteur, mais au fond de moi, je n’en suis pas entièrement convaincu. Ma fierté m’oblige cependant à laisser cette pensée de côté ; si vous saviez à quel point je me déteste, par moments. Alors que j’attends cela depuis des années, voilà que je commence à douter de mes propres capacités. Je me demande parfois si je ne suis pas complètement ahuri.

Passons. Je suis tout de même excité de me rendre vers la tour Ouest. Les chutes de Veroni m’ont souvent été décrites comme l’endroit le plus magnifique de Madelle. Un endroit où la nature reprend ses droits, où la technologie semble n’avoir jamais existé, un endroit pas encore perverti par l’homme, un Eden pourtant empli de dangers. J’ai toujours rêvé de me rendre dans cet endroit dont on parlait avec tant de passion, mais pas dans ces circonstances. Je sais que bientôt, je n’en garderai que le souvenir du sang et des larmes. Je sais que je verrai des choses horribles quand les Récleyès arriveront et, au fond de moi, j’espère qu’ils ne parviendront pas jusqu’à Ferèsis où ma famille se trouve encore. Mais je ne suis pas là pour les juger. Je suis là pour soigner tous ceux qui auront besoin de l’être sur le champ de bataille et ce, qu’importe la confrérie.

Je sais que je prendrai des années à m’adapter à cette nouvelle vie, mais je prendrai le temps qu’il faudra pour apprendre à l’aimer. Soigner des malheureux sur les champs de batailles et leur sauver la vie, au fond c’est ce que j’ai toujours désiré ; bien que personne ne m’ait jamais encouragé à suivre cette voie. Je suis conscient que je perdrai certainement la vie à cause de cette vocation et pourtant ça ne me fait pas peur. Je suis bien décidé à aider tous ceux qui en ont besoin. Les gens peuvent bien me détester de soigner leurs ennemis, je n’en ai que faire. Je ne m’implique pas dans les conflits politiques quels qu’ils soient et je ne suis attaché à aucune confrérie.

Je suis libre.

J’arrive près de la tour Ouest et suis littéralement émerveillé par le spectacle qui se dresse devant moi. On m’avait bien raconté que la nature avait repris ses droits sur cette tour et pourtant, constater cela en vrai est bien plus impressionnant. Je reste cloîtré là au moins une minute avant de constater une chose terrible : je vois un bon nombre d’Anciens tout autour de la tour creuser des tranchées. Une pensée effroyable me traverse l’esprit à ce moment-là ; j’imagine déjà le nombre de cadavres que nous retrouverons là-dedans après les combats, en espérant que le mien n’en fasse pas partie... J’en frissonne. Ah, j’ai vraiment des pensées morbides par moments ! Je préfère ne pas penser à ça, il vaut mieux que je concentre pour faire en sorte que ces tranchées ne soient pas infestées de cadavres au moment venu. Je sens une main se poser sur mon épaule, je me tourne pour voir de quoi il s’agit ; devant moi se dresse un homme au visage souriant et sincère.

- Je ne m’attendais pas à trouver un jeune comme toi par ici. Je m’appelle Ron Ellectis et je suis un neustro. Tu viens d’arriver ? A quelle confrérie appartiens-tu ? Des tensions divisent les confréries ces derniers temps, tu ferais mieux de directement rejoindre la tienne, cela t’éviterait les ennuis.

Je regarde l’homme, un peu hébété.

- Je ne sais pas vraiment quoi vous dire, je n’appartiens à aucune confrérie. Il se trouve que je suis moi aussi neustro, je suis venu ici pour soigner tous ceux qui ont besoin de mon aide. Je m’appelle Alen Patarelle, ravi de vous rencontrer, Ron.

Il me regarde, surpris. Peut-être ne s’attendait-il pas à ce qu’un garçon aussi jeune que moi soit neustro et pourtant, les faits sont les faits. Je lui souris et lui tends la main ; main qu’il s’empresse de serrer avec une poigne de fer.

- Tu n’as pas idée de la chance que tu as d’être tombé sur moi, Alen. Pose ton arc et ton épée dans la tour et suis-moi, j’ai déjà du travail pour toi.

J’obéis, soulagé d’avoir trouvé quelqu’un pour me guider par ici. Je pose mes armes dans un endroit sûr de la tour, sous le regard dédaigneux des Arvelès. Ils voient bien que je ne suis pas des leurs ; s’ils savaient le temps que j’ai passé parmi eux… Enfin, de toute façon il n’est plus question de cela, je ne fais partie d’aucune confrérie, je ne dois jamais l’oublier. Je fais simplement partie de l’espèce humaine, voilà tout ce que j’ai besoin de savoir pour l’instant. Je sors de la tour et rejoins Ron près des tranchées. Je crois rêver. Près de lui, un Ancien tremblant et en bien piteux état. L’homme doit avoir 75 ans, son visage brun est ridé tandis que ses yeux sombres semblent s’être vidés de toute lueur au fil de l’âge. Je vois ce pauvre homme se tordre de douleur, et cela provoque un sentiment d’injustice en moi. Je m’approche du vieillard et de Ron, les traits durcis par l’indignation. Je m’accroupis, Ron est en train de mettre une attelle au poignet du vieil homme. Je le regarde. J’hésite avant de parler, j’ai peur de placer des mots de travers, mais je ne peux pas m’en empêcher. L’injustice me ronge.

- Je n’arrive pas à croire que les Arvelès aient envoyé ce vieillard creuser les tranchées ! Je sais que je devrais me montrer neutre, mais je ne peux pas rester de marbre face à cette cruauté. Je ne comprends pas ce qu’il se trame ici ! Pourquoi les Arvelès devraient-ils être bien à l’abri derrière ces murs alors que les Anciens creusent sous ce soleil cuisant ? C’est injuste !

Ron se tourne vers moi et me regarde avec sévérité. Je crois qu’il n’est pas d’accord avec moi, je crois même l’avoir déçu en tenant ces propos. J’aurais peut-être dû y réfléchir à deux fois, après tout je suis un neustro. Je suis simplement là pour soigner les gens, pas pour donner mon avis ni même me relier à qui que ce soit. Je dois rester le plus neutre possible et aider tous ceux qui en ont besoin, Anciens comme Arvelès. Je regrette d’avoir tenu ces paroles et, alors que je m’apprête à m’excuser, Ron me coupe dans mon élan :

- Alen, tu vas regarder autour de toi et me dire ce que tu vois.

J’hausse les sourcils ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Est-ce qu’il serait en train de me faire jouer à une sorte de devinette ou serait-il tout simplement en train de se moquer de moi ? Il devrait bien savoir que le temps n’est pas à la plaisanterie ; le temps est à la guerre. Après avoir soupiré je me laisse prendre au jeu et regarde vaguement autour de moi. Ce que je vois ? Je vois des tranchées, des Anciens qui creusent, je vois la tour dévorée par la végétation, je vois le soleil qui nous plombe, je vois une morte imminente arriver. Mais ce que je vois surtout…

- Eh bien, je vois la guerre qui se prépare.

Ron détourne son regard de moi et reporte son attention sur le vieillard qui gémit de douleur. Il sort un baume de sa sacoche et l’applique sur le poignet du blessé pour éviter qu’il ne gonfle d’avantage. Ce baume ne ferait cependant pas diminuer la douleur, fort malheureusement.

- C’est une bonne réponse. La guerre se prépare, et qui dit guerre dit blessés. Un grand nombre d’Anciens et d’Arvelès seront blessés durant ces batailles et nous, neustros, ne devront faire aucune distinction entre eux. Tu comprends ce que je veux dire, Alen ? Garde tes opinions au plus profond de toi et contente-toi de soigner les blessés, peu importe leur provenance. Tu ne dois pas te laisser distraire par la confrérie à laquelle ils appartiennent, ces hommes sont tous des êtres humains méritant d’être soignés au même titre que n’importe qui.

J’hoche la tête et me tourne vers le vieillard. Ses gémissements n’arrêtent pas et son poignet brisé semble le faire souffrir au plus haut point. Le baume de Ron n’agira qu’au bout de quelques jours alors que moi, je connais une méthode plus efficace. Une méthode qui sera, certes, douloureuse, mais qui permettra à cet homme de retrouver le plein usage de son poignet sans avoir de séquelles. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Décidément, j’adore faire ça.

- Et si vous me laissiez m’occuper de lui, Ron ? Je connais une méthode bien plus efficace que le baume. Il acquiesce d’un geste de la tête. Je vous conseille de lui mettre la main sur la bouche si vous tenez à vos tympans. Ron me lance un regard interrogatif mais décide de ne pas poser trop de questions et de constater par lui-même. Je me tourne vers le blessé et lui offre un sourire radieux. Ca risque de piquer un petit peu, monsieur !

A peine ai-je prononcé ces mots que je concentre toute ma Vérité dans mes mains, qui ne tardent pas à rapidement s’entourer d’un halo blanc. Je suis si concentré que je n’entends plus rien aux alentours, je suis comme coupé du monde, dans une bulle. J’essaie de doser ma vérité afin que la réparation de l’os ne soit pas douloureuse au point que ce vieil homme en meurt, mais il est certain qu’il en souffrira énormément. Je m’en veux presque de lui infliger cela, mais c’est pour la bonne cause, après tout ! Je pose mes mains sur le poignet du blessé et compresse autant que je le peux. Le poignet s’entoure lui aussi d’un halo blanc, je commence vaguement entendre des cris mais je n’y porte pas trop d’attention. Si ma Vérité ne m’empêchait pas d’entendre, je crois que je deviendrais fou à force de hurlements de douleur. Je sens l’os se ressouder sous mes mains, à une lenteur incroyable, torturant alors le vieillard qui retrouvera cependant bientôt l’usage de son poignet.

Mais ce que je craignais est arrivé ; je n’arrive plus à m’arrêter. Je veux que ce soit absolument parfait, que chaque os soit en place. J’entends Ron me hurler dessus mais je m’en fiche. Je ne pense même plus à la douleur du vieil homme, je n’arrive juste plus à lâcher son poignet.

Heureusement, Ron m’attrape par les épaules et me secoue, me coupant net. Je me tourne vers le vieillard ; il est évanoui mais j’ai réussi à réparer son poignet. Quand il se réveillera, il ne sentira plus la moindre douleur. Tout redevient clair autour de moi et j’entends de nouveau ce qui est dit, j’entends même des dizaines de voix qui m’entourent. C’est avec surprise que je constate que j’ai attiré un grand nombre d’Anciens qui me dévisagent étrangement. Je crois qu’ils n’ont pas tout compris à la situation…
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Mar 4 Aoû 2015 - 21:58

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Ensemble, nous vaincrons

le 6 Malièr avec Mada Norrigam et Manaka H. Hildeguard

Il relevait le défi, je n'en attendais pas moins de cet Arvèles qui commençait à me faire prendre conscience que tous n'étaient pas des brutes sans cervelle. Je pouvais même dire que j'apprenais à aimer ces échanges encore nouveaux pour moi. Alors que nous nous apprêtions à reprendre le combat, il se lança face à moi, son poing volant vers moi. J'eus tout juste le temps de me décaler de quelques centimètres et j'utilisai le plat de ma lame pour dévier son coup. C'était une tentative très risquée, mais je la réussis sans lui causer le moindre dégât. Alors que j'allais m'apprêter à enchaîner pour l'attaquer sur le côté, une voix nous interrompit.

Je me stoppai net et baissai la pointe de ma lame vers le sol. À quelques pas de nous se tenait une étrange personne, sa peau semblait immaculée, mais ce n'était pas là le trait de physique le plus atypique. N'ayant jamais rencontré de personne de ce genre, mes yeux restèrent fixés quelques secondes sur les appendices de son crâne. Sans hésitation, nous pouvions affirmer qu'il s'agissait d'un Liare, ou plutôt une. Mes parents, ainsi que ma confrérie, m'avaient élevé dans la crainte et le mépris de ce peuple. Je ne pus m'empêcher de lui jeter un regard sombre.

Qu'est-ce qu'un représentant du pays du feu fichait ici ! Ce n'était pas leur combat. Je ne me sentais pas à l'aise face à cette intruse, mais les événements des jours précédents et même de ces derniers mois, m'avaient permis d'obtenir un répondant que je ne me connaissais pas avant ma sortie du désert. Je parlai la première et lui dis un peu sèchement :

- Pas tant que ça ! Qu'est-ce que vous faites ici ? C'est une histoire qui concerne les humains, vous feriez mieux de repartir d'où vous venez.

Je décidai de mettre fin à notre entraînement, je n'avais pas envie de servir de distraction à cette "femme" qui venait sans doute pour se délecter du malheur des Humains. Me tournant vers Mada, mon visage n'était plus animé par cette lueur de défi que j'avais avec lui d'ordinaire. Pour une fois, je ne m'inquiétais pas de cacher mon arme. Je n'avais de toute manière pas envie de retourner au rocher où nous nous étions rejoins pour récupérer le chiffon qui me servait à dissimuler mon épée. Non, cette fois je retournerais dans la tour en la portant fièrement, peu m'importait les remarques que les Arvèles risquaient de me lancer.

J'ajoutai donc à l'intention de l'homme que je considérais désormais comme mon maître d'armes en quelque sorte :

- J'en ai assez pour aujourd'hui. Je vais retourner à la tour, voir si les Neustro n'ont pas besoin de mon aide pour terminer l'installation de l'infirmerie.

Ce n'était qu'une excuse, enfin j'allais surement aller les voir, mais en vérité c'était la Liare que je fuyais. Sans attendre sa réponse, je pris le chemin du retour. Je passais rapidement dans le campement des Anciens, puis j'entrai dans la tour. Certains Arvèles se retournèrent en me voyant avec une épée. Je crus même entendre l'un d'eux me qualifier de voleuse. C'était vrai, mais dans un sens, ça aurait été imprudent de ne pas m'armer en ces temps de guerre. Je partis discrètement aux écuries et ressortis les mains vide. L'épée était cachée au fond d'un boxe, je l'avais mise de manière à ce que les chevaux présents ne s'entaillent pas. Pas envie de créer d'histoire.

Je monte alors dans la tour pour rejoindre la petite salle où ils préparent les baumes, antalgiques et autres médicaments. Il n'y a personne. Je redescends alors, puis me dirige vers la porte d'enceinte de la tour. J'entends alors un cri déchirant, il provient du campement des Anciens. J'ai l'impression de connaître ce gémissement. Je reste là sans bouger, finalement, je n'ai plus envie de rejoindre les Neustro, ils sont bien trop différents de moi. Il fait encore jour, mais je décide de retourner aux écuries. La journée a été assez éprouvante comme cela et l'attaque est de plus en plus imminente. Lorsque je me laisse tomber dans la paille, mon bleu me fait mal. Maintenant que mes muscles sont en train de refroidir, la douleur se fait ressentir.

Il ne me faudra que quelques minutes pour rejoindre le monde des rêves.

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Mer 5 Aoû 2015 - 21:03

Le 6 Malièr avec Auxane Taël et Manaka H. Hildeguard

J'ai vu le contre d'Auxane qui était intéressant, bien que risqué. J'allais m'éloigner en faisant un bond rapide en arrière quand j'entendis soudainement une voix qui nous avait interpellé. Ma Vérité maternelle prit le dessus, et j'identifiai une Liare. Je l'ai reconnu assez facilement étant donné mon excursion datant de 2 ans, où j'avais rencontré Eïleen... J'espère qu'elle sera présente, elle me manque quand même. Vraiment. Ces pensées effacèrent mon esprit combattif, et une aura triste se mit en place. Je regardai ma disciple, et elle n'avait visiblement plus envie de se battre. Son regard méfiant indiquait qu'elle avait eu des critiques sur les Liares et qu'elle ne les connaissait pas forcément. Mais je ne pouvais lui en vouloir, je me rappelle aussi qu'avec Eïleen c'était pas facile au départ. En tout cas, la réponse d'Auxane envers la jeune Liare confirmait mes pensées. Et je la regardai avec un hochement de tête, comme pour lui dire qu'elle pouvait rentrer, bien avant qu'elle me réponde. Je le vis clairement sur son visage. Avant qu'elle parte cependant, je m'approchai rapidement d'Auxane pour lui murmurer:

"Tu t'es bien débrouillée, ne t'inquiète pas. Je sais pourquoi t'y retournes, et si tu as besoin de moi, ca sera avec plaisir que je t'aiderai."

Par la suite, Auxane partit, et j'étais seul avec la Liare. Je m'assis sous un arbre, et la regardai avec un air vide. Une seule pensée envahissait mon esprit: ma rencontre avec Eïleen. J'espère qu'elle sera là à cette guerre. Cependant, je lui demandai, bien que j'avais l'esprit visiblement ailleurs:

"Comment t'appelles-tu ? Moi, c'est Mada. Tu peux venir t'installer pour discuter, si t'en as envie. Si je suis dans cet état c'est normal, ne t'inquiète pas. Un peu d'hydromel pour commencer?"

Je repris d'un ton plus calme:

"Tu viens d'où plus précisément ? Pour info, j'ai déjà visité les territoires Liares, et c'est pour cela que je n'ai aucune appréhension à ton sujet. J'ai rencontré une personne merveilleuse là bas, bien que je ne puisse pas la voir actuellement..."

Sur ces mots, je repris mon regard vide, et regardai le sol, l'air pensif. C'était bien la 1re fois que je ressentais ce genre de choses, et ça me fait à la fois bizarre, et me rend triste.

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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Dim 9 Aoû 2015 - 18:14

Le 6 Malièr


Ah, les anciens, les arvèles, les parlèms, et toute la clique ! Des bons compagnons d’armes et de boisson, enfin pour la plupart. Je ne me suis pas vraiment mélangé à eux, aidant furtivement quelques compagnons que je connaissais vaguement pour l’une ou l’autre tâche quelconque. Mon activité préférée dans cette tour se résumant à manger.

C’était pas vraiment de la nourriture digne de ce nom, mais il fallait s’occuper. Après celle-là, il y a celle qui consiste à essayer de pouvoir distinguer correctement chaque confrérie. Oui, officiellement là où il y avait de la nourriture, j’y étais. Mes quelques compagnons de route l’avaient bien compris. Mais connaitre les différents peuples est un travail de tous les jours pour un héléos.
Cela faisait donc plusieurs jours que j’étais dans la tour.

Au départ, j’avais croisé une troupe sur le chemin vers la tour de l’Ouest et j’avais sympathisé avec eux, rejoignant leur combat pour la défense de leur territoire. C’était une noble cause, vraiment. Et puis, ils avaient cruellement besoin de mercenaire, ce n’était pas difficile que de demander à être nourri et loger en l’échange de mes services. Gagnant gagnant, comme on dit dans le milieu non ? Et puis, on a tous besoin d’argent un jour où l’autre non ?
Il n’y avait pas à dire : c’était une fameuse tour. Une belle pièce de défense. Mais une question me sauta à l’esprit :

« Si les Récleyés avancent dans leur attaque, c’est qu’ils doivent avoir les moyens de la détruire. Mais quels sont leurs moyens, leur tactique et chez nous ça donne quoi pour la défense ? »

C’était ce qui me trottait le plus à l’esprit. À l’intérieur de la tour, c’était une coalition de confrérie uniquement contre une autre. Les forces étaient… eh bien, si l’on compte le manque de communication, c’était pitoyable : chacun pour soi comme on dit. Mais j’avais pu voir quand même de belles pièces maitresses parmi les combattants.

De mon côté, ce n’était pas mon combat, peu importe le gagnant, j’avais autre chose en tête à penser que ça. Alors pourquoi étais-je ici ? La guerre simplement. C’était la première à laquelle j’assistais, cela me suffisait de voir l’odeur de la mort autour de ce lieu, de ressentir les tensions. Tous ces humbles parfums, je les aimais. C’est un moment unique dans sa vie, pourquoi  devrais-je être autre part ?

Bien que, ce n’était pas les combattants qui manquaient, j’avais assisté dans l’ombre aux querelles, regardant de loin leur résultat. Que ce soit grâce à de la gravité pour stopper un conflit qu’à un entrainement musclé, ça allât être intéressant d’un point de vue objectif de voir qui des deux camps gagneraient. Et voir ces combattants à l’action. J’étais déjà tout heureux rien qu’à l’idée de voir ça de mes propres yeux. Mais je me demandais quand même :

Les humains sont-ils de vulgaires insectes incapables d’avancer dans le présent, où au contraire sont-ils prêts à oublier les rancœurs pour leur survie ? Sont-ils une espèce intelligente en fin de compte ?

Je ne pense sincèrement pas que cette alliance en est vraiment une, c’est plutôt de la survie auquel j’assiste. Mais bon, qui sait ce que les dieux feront avec leur champion ? Le présent ne m’intéresse guère. À vrai dire je me demande bien mieux ce qui se passera après ça. Autant pour les vaincus que les vainqueurs.

Vous n’imaginez pas, comme j’aimerais voir ce lieu être transformé en un beau champ de bataille et de désordre, la douce odeur de corps torturés en pleine bataille, les cris de haines, les bruits d’épées et la présence des Vérités. C’était beau, c’était reposant d’y penser. Comme une mélodie digne d’un bal de noble !

J’avais passé la journée à flânait ne faisant rien d’intéressant, je reconnus rapidement un vieux camarade qui vient me saluer directement près de la porte principale :

« Ha, Chris ! Comment vas-tu ? On fait une petite fiesta en haut de la tour de guet, tu viens ? »

Oui, officiellement pour eux je m’appelle Chris, personne ne devait connaitre ma véritable identité, le roi héléos ayant « interdit » à tout héléos de marcher sur le continent, cela se justifier totalement. Il me tapota sur le dos en signe de camaraderie. Je n’aimais pas ça, ce contact me répugner. Je n’étais pas son ami, d’où, daigne-t-il à me toucher  ? L’air se fit plus frais tout à coup.

Je déclinais rapidement :

« Avec ce froid ? Non merci, je ne tiens pas à attraper froid et à avoir des maux de tête demain, je vais aller me coucher »

Ce que j’avais vraiment fait au moment où il me toucha a était d’humidifier le bois de la porte avec ma Vérité, mon manteau d’eau était opaque, je ne l’utilisais que légèrement, invisible à l’œil nu.

Au mieux, on sentait de la fraicheur près de moi, mais c’était la nuit, et il fait toujours frais la nuit. Ah le froid, il a bon dos le froid ! Je rigolais intérieurement de la simplicité de ce tour. Et si l’on me demande un jour des comptes à rendre, je dirais simplement que je ne supporte pas les touchers et leur dirais que ce n’est pas en une journée qu’on arrive à ce genre de résultat, qu’ils n’ont qu’à trouver un autre bouc émissaire.

En effet, cela faisait plusieurs jours que j’humidifiais cette satanée porte, tout était préparé depuis longtemps et tout le monde n’y voyait que du feu, trop occupé à s’entre-déchirer sur des broutilles. Pauvres humains…
L’eau était dévastatrice sur l’état du bois, et plus particulièrement sur la porte. Bien que visuellement l’on ne puisse pas y voir grand-chose, en regardant de plus près l’humidité avait bien fait son travail sur la porte, déformant légèrement le bois.

Le bois n’a pas de place où l’eau existe, c’est une règle universelle, et je ne parle même pas des pièces métalliques arborant la porte, celles-ci ne sont plus vraiment consolidées avec la porte à cause de la fragilité nouvelle de la porte.

La porte sera bien moins résistante lors d’un assaut. J’ai envie de dire qu’elle sera inutile face à une attaque de bélier, mais c’est à voir. Ils pourraient se réveiller et la réparer avant l’attaque comme ne rien remarquer. Toutefois, je laissai le symbole d’une tribu des Héléos de glace comme signe de mon méfait, plus particulièrement la résistance en place dans la mer des glaces. Après tout, il est important de savoir identifier l’auteur d’un délit.
Pour l’instant on ne pourrait clairement pas y poser une barre où un autre objet pour bloquer la porte. Personne ne m’avait vu y toucher de toute manière, je décidais en bon ami de l’accompagner sur la route, et ne lui dit de passer une bonne soirée.
Une fois cela fait, je voguais jusqu’à assister à une séance d’entrainement, que je regardais calmement. À vrai dire, j’aimais à prendre des notes dans ma tête des interactions entre eux, c’était intéressant et ça m’occupait. Ça pourrait me servir toujours plus tard, et tandis que je rêvassais dans ce même coin en regardant cette fin d’entrainement, j’assistai au comble de la couardise d’une jeune prêtresse du nom d’Auxane.
Elle passa à côté de moi sans me remarquer, il faut dire que j’avais l’habitude, je me fondais bien avec le décor. Pourtant, sa réaction m’irritait, elle quittait le seul endroit où elle pouvait améliorer ses chances de survie à cause d’une remarque ou d’une présence, je n’avais pas vraiment suivi leur discussion. Je me demandais si elle pourrait regarder le liard dans les yeux la prochaine fois qu’elle la verra.

Je la suivis un peu de loin jusqu’à ce qu’elle aille s’endormir dans de la paille, elle était épuisée. Je révisais un peu mon jugement quant à elle, ce n’était une prêtresse, pas une guerrière, mais pourtant elle essayait tant bien que mal de s’entrainer, c’était intéressant. Je n’allais pas rester là à la regarder, je retournais vers la cour d’entrainement que j’avais quitté, les deux autres êtres m’intéresser fortement, j’espérais ne pas avoir loupé quelque chose d’important. Pourtant je me sentis obligé de marcher vers sa direction et de dire à demi ton :

« Si tu abandonnes maintenant, tu ne pourras plus jamais la regarder dans les yeux. »

Je continuais tout droit ensuite, me fondant dans la foule. À l’interaction, je jetais un dernier coup d’œil pour voir si elle était réveillée ou non, ce qui ne semblait pas être le cas. Je continuais ma route en faisant un détour par la porte avant de rejoindre la cour d’entrainement. Je repris ma place habituelle, un peu à l’écart pour écouter sans vraiment déranger. Avec les allées et venues des gardes, mon action était des plus normales.
J’étais dans l’obscurité, pensif à ce que j’avais fait. Je me demandais bien de quoi cette Liare et cet homme allaient parler maintenant que je pouvais les écouter discrètement.

Ces deux êtres me fascinaient, mais je pense que ce qui m’intrigué le plus était de savoir ce que cette Liare faisait ici. Une douce histoire sortait de la bouche de l’homme, Mada je crois qu’il s’appelait. J’étais arrivé en pleine discussion, calmement sans attirer l’attention sur moi. De quoi parlaient-ils entre eux ?
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MessageSujet: Re: [Event °2] Ensemble, nous vaincrons Lun 10 Aoû 2015 - 14:48

Le vieil homme ne répondit rien à son interrogation et restait impassible assis sur son lit les yeux fixant le vide. Elend mit ceci sur le coup de la fatigue du vieillard et décida de le laisser un peu seul afin qu’il puisse se reposer tranquillement. Il bredouilla quelques piètres excuses avant de prendre congé de son compagnon de route. Alors qu’il descendait les escaliers, il repensait à sa discussion avec le vieux Namès, le gros problème du campement était le manque de cohésion entre les différentes confréries présentes. Il soupira en repensant à son séjour parmi l’armée Récléyes, au niveau effectif ils semblaient à peu près égales, mais les soldats ennemis semblaient bien plus disciplinés et compétents que les leurs… Et le pire dans tout cela est qu’il n’y avait personne ici à qui il pouvait faire un compte rendu de la situation ! Tout cela à cause de l’égo surdimensionné de certains individus ne pouvant surmonter leurs rivalités. Elend se gratta la tempe, il fallait trouvait une solution, un terrain d’entente, une personne pouvant endosser le rôle de leader de la défense de la Tour Ouest. Si seulement un des chefs de Confrérie se trouvait sur place, il n’y aurait eu aucun problème cependant si une de ces personnalités était sur le campement cela se saurait…

Elend se retrouva au rez-de-chaussée et s’arrêta pour réfléchir un moment, il n’avait aucune intention de poursuivre une chimère et décida de passer le temps jusqu’au lendemain. On disait que la nuit portait conseil et il espérait bien trouver une solution, car il n’avait pas envie de devoir prendre parti pour les Arvèles et les Anciens. Le jeune Namès sortit du bâtiment et se dirigea vers une tente qu’il avait repérée lors de ces pérégrinations à la recherche d’un responsable. C’était un marchand de fourniture arborant les armoiries d’une des grandes maisonnées d’Arnlo ce qui fit ricaner Elend. Alors comme ça les Parlems rechignaient à envoyer des guerriers pour défendre la Tour Ouest, mais il n’y avait aucun problème à envoyer des marchands afin de faire du profit sur la guerre et le dos de la souffrance des autres. Il balaya du regard les différents objets présenté sur l’étalage, c’étaient pour la plupart des fournitures d’entretiens tels que des lanières de cuir et des pierres à aiguiser. Son attention s’arrêta sur une boite contenant deux pierres translucides aux allures un peu terne, la plaque en métal se trouvant sur le coffret les désignait comme des « Memento Vierge ». Son frère lui avait raconté plusieurs histoires sur ces gemmes et les pouvoirs qu’elles détenaient et une certaine utilisation de celle-ci lui venait à l’esprit. Le commerçant le voyant s’attarder sur sa marchandise lui adressa la parole :


" Jeune homme, vous êtes intéressé par une de ces pierres ? Leurs pouvoirs sont incommensurables : elles sont capables de contenir vos pensées, vos souvenirs, voir même vos compétences ! Cependant faites attention, une fois un memento remplis vous ne pourrez pas la vider pour la remplir à nouveau. Je les vends 200 pièces l’unité et je vous offre un flacon d’huile à épée. Alors ? "

Un rictus sournois c’était formé sur le visage du marchand tandis qu’il annonçait le prix de ses articles. Elend haussa un sourcil, la somme qu’il lui proposait semblait déraisonnablement chère. Comme tous les produits qu’ils proposaient d’ailleurs… Il soupira à nouveau, il n’avait donc pas honte de les vendre à des coûts exorbitants ? Elend s’approcha de l’homme et tendit le bras afin de l’attraper à l’épaule, il se concentra sur son esprit et lui insuffla de la confiance. Quand il eut fini, il le lâcha et lui offrit un sourire avant de répondre :

" Hélas, je ne crois pas avoir l’argent nécessaire l’ami… Le problème c’est que j’en ai vraiment besoin, on ne peut pas trouver un arrangement ? "

Le marchand lui rendit son sourire et lui donna une tape dans le dos de manière amicale avant de proposer de lui donner tout simplement les gemmes s’il en avait si besoin que ça. Elend écarquilla les yeux devant cette proposition, il espérait seulement qu’il lui accorde une ristourne et le voilà qu’il les lui offrait. Après quelques hésitations, il accepta l’offre et fourra les deux gemmes dans une de ses poches. Il quitta le vendeur tandis que celui-ci l’invitait à revenir le voir plus souvent afin qu’ils puissent discuter autour d’un thé. Elend continua sa route comme si de rien n’était puis accéléra le pas, son pouvoir allait bientôt ne plus avoir d’emprise sur l’homme et il allait reprendre ses esprits. Il allait sans dire que celui-ci serait passablement énervé d’avoir donné ses précieuses pierres à un inconnu sans compter les explications qu’il devra donner à son employeur. Elend s’en voulait un peu de lui avoir joué ce genre de tour puis se ravisa en considérant que celui-ci volait les gens du camp avec ces tarifs révisé à la haute et il n’y avait rien de mal à voler un voleur !

Un cri attira son attention, était-il possible que les Récléyes soient déjà là ? Il se précipita en courant vers l’origine du hurlement qu’il avait entendu tout en se concentrant afin d’augmenter la pression qu’exerçait son pouvoir autour de lui. Quand il arriva, un petit groupe d’Anciens s’était déjà regroupé encerclant un jeune homme tenant le poignet d’un vieillard qui semblait s’être évanoui. La plupart des personnes présentes ne semblait ne pas comprendre la situation tandis qu’Elend poussa un petit sifflement admiratif. Il devina aisément que le jeune homme devait être un Namès, beaucoup pensaient que les soins qu’ils administraient étaient efficaces sans douleurs, s’ils avaient raison sur l’efficacité, l’absence de douleurs dépendait grandement de l’utilisateur… Et au vu de son âge, le vieil homme avait dû sacrément souffrir pour tomber dans les pommes. Enfin, il n’allait pas critiquer l’action du jeune homme alors que lui-même n’avait aucune capacité qui aurait pu aider le blessé. De plus, il était bon de voir qu’il existait des Namès juge de leurs propres actions, dommage qu’il y avait de grandes chances qu’ils soient tués lors de la bataille finale… Elend soupira en constatant la noirceur de ses idées et repartit trouver un endroit où dormir.

En cherchant un coin tranquille, il passa près d’un couple atypique, une liare reconnaissable aux cornes qui émergeaient de sa chevelure discutant avec un Arvèles si la tenue de combat de l’homme ne le trompait pas. Il s’arrêta un instant intrigué par ce spectacle, il n’avait pas vu beaucoup de liare lors de ces voyages et avait de nombreuses questions à leur poser. Sans compter que celle-ci parlait avec ce qu’on pouvait considérer comme leurs ennemis naturels, un Arvèles. Cependant le moment semblait plutôt intime, et sa curiosité avait tout de même une certaine limite, ne jamais empiété sur l’intimité des gens… Après un dernier regard vers les deux personnes, il se dirigea vers l’orée de la forêt et y pénétra après s’être assuré que personne ne le suivait, de toute façon avec son pouvoir activé personne n’était censé l’avoir remarqué enfin on n’était jamais trop prudent.

Il s’enfonça dans la végétation luxuriante que représentait les bois qui entouraient la Tour, il était rassurant de voir que ce regroupement d’arbre faisait office de protection naturelle. Bien sûr, rien de suffisant pour arrêter l’attaque des Récleyés mais c’était assez pour les ralentir s’ils avaient l’intention de les contourner… Il siffla plusieurs fois avant de voir une sorte de masse translucide se diriger dans sa direction. Elend laissa s’approcher la créature qui reprit ses couleurs naturelles, il était soulagé de voir qu’Arco était bien resté dans les parages. Il lui caressa doucement le haut de la tête puis bailla aux corneilles, l’haldaloce comprit facilement où voulait en venir le jeune homme et s’allongea sur le côté. Elend vint s’adosser contre le flanc de l’animal qui vint le recouvrir entièrement de son aile. Puis les couleurs chatoyantes de la créature s’atténuèrent afin d’être plus proche de celle de son environnement avant de se fondre complètement dans le décor.
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[Event °2] Ensemble, nous vaincrons

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