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[Quête] Les rebelles ne feront trêve

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MessageSujet: [Quête] Les rebelles ne feront trêve Lun 25 Nov 2013 - 1:08

Les rebelles ne feront trêve


Mise en Contexte

Voilà déjà deux jours que votre groupe patiente sous le soleil torride de la Vallée des âmes. Une caravane de ravitaillements, en route vers la capitale pour le Palais, devrait passer sous peu. Quel meilleur endroit que cette plaine isolée pour lui tendre une embuscade et ainsi prendre part, de façon active, à la rébellion envers la couronne Liare ? Au loin, vous discerner le convoi escorté de quatre spadassins progressant à chaque coin du charroi ainsi que de deux cavaliers en tête. Une quinzaine de mètres derrière, une cage est charriée par deux montures agitées. C'est que leur cargaison n'est pas des plus anodine ; à ces feulements sourds, il s'agit sans nul doute d'un Félin Ardent. Il serait malencontreux que la bête échappe à ses barreaux en plus de devoir affronter les gardes, vous feriez donc mieux d'être stratégique.

Déroulement de la quête :
- Votre premier message devra reprendre l'intrigue posée. À vous de décider si vous souhaitez une intervention du MJ ; dans le cas contraire... baston !
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MessageSujet: Re: [Quête] Les rebelles ne feront trêve Lun 25 Nov 2013 - 23:42

Je cuis.

Des gouttes de sueurs perlaient sur son front, glissant sur sa peau sèche, effleurant les courbes de son nez pour mourir sur les lèvres de cendres de la Liare. Sa langue sortit pour en récupérer le goût salée et métallique de la sueur. Autour de sa tête elle avait tendu un foulard léger de coton d'un orange sable cachant son cou, ces cheveux, contournant ces cornes et un pan descendait sur son torse couvert d'un simple bandeau de tissu en-dessous d'une chemise de coton Homme ouverte. La bandeau de tissu était d'un violet sombre et la chemise blanche. Son regard azurée fixaient les ondulations de l'air chaud à l'horizon, se déplaçant doucement sur la roche dur et sèche pour rejoindre un petit groupe d'homme à l'écart.

Elle les salua d'un bref signe de tête, tirant sur son foulard pour faire voir le bas de son visage. Elle attrapa sa gourde pour boire une rasade d'eau, léchant la moindre goutte perlant sur ces lèvres avant de la rattacher à sa ceinture avec nonchalance.

Tous avaient des mines sérieuses, frappés par le soleil dur et autoritaire dans le ciel. Pas l'ombre d'un nuage. Si la végétation de ces terres ne s'étaient pas habitués et n'avaient pas évolués avec ce climat, il y aurait - sans doutes - des feux déclenchés dans toute la région.  

L'été ici, n'était que fournaise. Les Liars souffraient rarement de la chaleur, ils adoraient ça! Ces piques de températures pouvaient les mettre dans des états d'euphories les plus totales, les désinhibants totalement. Mais la mission qui amenait Emilienne, aujourd'hui, à rôtir sa peau bordeau à la lisière de la vallée des âmes, n'était pas pour se payer une tranche de bon temps avec ces quelques Liars armés.
Les cinq hommes la regardèrent avec des regards méprisants, sur la défensives et plus encore. Peu était intriguant et encore moins avaient osé lui adresser la parole. Une femme Liare à la carrure massive, enrobé de muscles et de graisses, avec son marteau reposant contre son épaule, était la seule à ne pas vouloir prendre des pincettes ou des mesures avec elle. Cela faisait trois jours qu'elle campait avec eux, et trois jours qu'elle était muré dans un silence de marbre. Fixant l'horizon dans l'attente...

- Hé! (Elle tourna la tête vers la voix bourrue et fort peu féminine qui la héla.) T'as pas chaud là-haut ? (d'un geste du menton, elle désigna ces cornes) et ta queue ?
- Non. Elles sont faîtes d'écailles, elles sont étanches et renvoient la chaleur mais la conservent aussi. Ma queue... (cette dernière, semblant indépendante et vivante, viens se pavaner devant Emi') ... Je ne sais pas, je ne la sens pas.
- Pourtant elle bouge... (soupçon d'incompréhension et de profonde réflexion.)
- Ouais. (Haussement d'épaule)
- Je peux ? Toucher je veux dire. T'es pas la première que je vois affublé de ce genre de... "Choses", enfin, les cornes j'veux dire. La queue c'est... (tousse, gênée) Une autre chose... Mais la première à qui j'parle. Je me demande comment c'est.
- Je sais pas. Je les ai toujours eut.

Elle ignora la question sciemment. Fixant la femme d'un regard perçant et dénué d'émotion. La chaleur la mettait à rude épreuve, éternellement sous le fardeau du soleil. Elle se sentait lourde comme si le moindre mouvement superflus pouvait la vider de toutes ces forces. La Liare mesurait chaque déplacement depuis que la belle saison avait commencé et qu'elle en ressentait les effets. Notre héroïne avait remarqué que sa vérité - comme celles de ces pairs - avaient tendance à se déclencher sans le vouloir, à un stade très restreins, mais ces symboles s'illuminaient sous sa peau dés la moindre pique de colère, tristesse, mélancolie, hargne ou même le moindre rire.

Rire ?! Elle fronça les sourcils devant le flot de ses pensées. Elle n'avait plus le coeur à rire depuis la première rencontre avec la rébellion. Elle était perpétuellement plongé dans des conflits intérieurs différents et étranges. Emi' ne savait même plus pourquoi elle avait ouvert sa porte quand la Madonne et deux de ces hommes avaient toqué chez elle pour lui proposer cette mission "d'interception"... Resserer les liens, lui montrer que la rébellion était active et n'était pas qu'une fumisterie, et surtout... La faire entrer dans "le monde des grands".

Elle fronça les sourcils.

Mon cul!

Sa voix mentale fracassa le souvenirs qui se pointait. Quelle débit de conneries ! Pourtant... Pourtant...

Je me retrouve perchée dans les roches, à la frontière de la vallée, à même pas 1 kilomètre du premier territoire humain de ce côté-ci du pays pour prouver que c'est un débit de conneries....

Elle fit quelques pas lents et mesurés, attrapa la corde qui lui permettait de grimper au-dessus des gravas dans lesquels le campement avait été posé. Ils quitteraient bientôt la frontière pour rentrer avec leurs butins. D'une poigne assurée et rude, elle se hissa de l'autre côté de la masse de cailloux pour rejoindre son petit coin de solitude, dans une crevasse de la roche lui permettant une vue imprenable sur la route principale de la vallée des âmes.

Il était sinueux, dans le désert de montagnes et de roches qu'était l'entrée de ce territoire. De gros oiseaux charognards planaient dans les airs, surveillant chaque vie pour espérer sa mort imminente et se repaître de son cadavre.

Retrouvant un semblant d'ombres et de fraîcheur, Emi' tira de sa botte sa plus petite dague qui la gênait et la garda dans ces doigts. La liare passa son autre main sur sa queue pour la ramener vers elle, caressant la petite touffe de poil au bout sans trop s'en rendre compte. Faire passer le temps...

Le Silence était tout aussi meurtrier que le Soleil ici. Rien, pas une ombre, pas une forme de vie. Que de la roche, de la poussière, de la glaise. Pas d'eau. Pas de verdures, et ce pour encore une journée de marches entières! Avant d'atteindre les forêts de la végétations dense de la vallée des âmes et tous ces dangers qui ne peut survivre dans un tel environnement désertique.

Emilienne se passa en revue ce dernier mois, remettant de l'ordre dans ces idées et tentant de tisser le fil conducteur du "pourquoi je me trouve ici ?"... Elle n'avait guère eut plus de liens avec la rébellion après leurs premières rencontres. Une ou deux lettres supplémentaires de la Madonne était arrivé chez elle; ne parlant de pas grand chose et essayant de la convaincre d'une mission stupide et suicidaire. Elle n'avait pas besoin de la Madonne ou de la rébellion pour se venger... Et encore moins qu'on lui rappelle de qui elle devait se venger et pourquoi.

Une blessure invisible la fit mal, l'étira et lui comprima la poitrine.
Les mots de la Madonne résonnèrent sur ce papiers. "Tu es encore qu'une enfant."
"Tu ne peux comprendre comment fonctionne le monde."
"Il te faut de l'aide!"
"Tu ne te maîtrises pas."
"Tu ne te rends pas compte qu'il te manque tant de choses..."
"Tu tournes en rond."

Elle tourne en rond... Non, elle survit. Cela ne faisait qu'une année que le vieux borgne était décédée, lui laissant sa vieille bicoque en héritage et le savoir-faire d'un chasseur de monstre à parfaire. Avant ça, ça avait été des mois d'errance, jeté du haut du parvis du temple et mise à la porte comme on sort les poubelles. Une adolescence confinée dans les murs d'un temple, sous le regard indifférents de ces habitants si ce n'est violents et inquisiteurs.

Que fais-tu de ta vie, Emi ? Et de ta vengeance ?

Cette voix était sans doute celle de sa petite conscience qui prenait un malin plaisir à lui mettre les idées en vrac ces derniers temps ! Elle la chassa dans un grognement sonore, montrant le début de ces dents en retroussant ces babines.
Elle avait survécu, c'était déjà bien, elle devrait en être contente.

La roche crissa sous son poids quand elle se releva un peu pour avoir une meilleure prise. Elle s'agenouilla dans l'ombre de la roche et attendit, encore. Se forçant à ne penser à rien quand... Au loins, un point noir de l'horizon fut déformer par les ondes de chaleurs. Ce point noir grossissait à vue d'oeil, accompagné de deux autres petits points plus rapide et plus haut et quatre autres l'entourant. La Liare claqua des dents de contentement, sentant un sourire fendre ces lèvres abîmé par la sécheresse.

Soigneusement, elle sortit de son point de surveillance et glissa sur la roche avant de sauter près du camp. Elle se réceptionna habilement, dévisageant le reste du groupe de Liar.

- Ils sont entrés dans la vallée. On peut les voir. Ils seront à notre hauteur dans une heure à peine.
- M'sieur, préparez le comité d'accueil!

Le sourire cynique de la Liare au marteau qui semblait mener cette petite expédition fit lever un sourcil à Emi' avant qu'elle lui rende son sourire. Elle vérifia son équipement avant de suivre le mouvement.

Au moins, son esprit était occupé. Une trentaine de minute plus tard, elle avait enfilé une cotte de cuir bouillie par-dessus sa chemise ainsi que des protections au niveau de ces jambes et des mitaines de cuir remontant sur ces avants-bras. Elle avait resserrer son foulard plus près de son visage, ne laissant visible que son regard bleuté, sa peau bordeaux et son front, ces cornes dominaient son crâne de leurs statures inquiétantes. Elle grimpa sur les roches pour observer le convoi qui était tout proche désormais. Ils entendaient le bruit des animaux et des fantassins.
Le bruit des bouteilles, des tonneaux, des fruits, des viandes...
Ce ravitaillement était tant attendu ! Provenant tout droit des pays humains pour le palais royal Liar. Leurs "courses" étaient sous bonne gardes ainsi et permettaient de pas souffrir de la famine et du manque qui frappait le reste du pays et terrassait les nomades.
Elle émit un sifflement entre ces lèvres.

Le convoi était lents et mesuré. Les fantassins et les cavaliers sur leurs gardes.
Il y avait deux cavaliers montant des montures de concours, toute dessiné dans la puissance.
Quatres fantassins encadraient le convoi et la roulotte centrale, celle qui intéressait vivement notre rébellion et notre héroïne.
Seul le cocher semblait d'une autre nationalité que Liar, sa peau était rouge écrevisse (sans doutes un coup de soleil...) ces lèvres étaient desséchés et il portait des vêtements fort peu conseillé pour ces territoires. Le voyage ne semblait guère sa seconde nature et il semblait lutter pour ne pas réclamer à boire ou ... à partir en courant !

La roulotte centrale était tiré par un attelage de quatre chevaux, plus massif et plus épais que ceux des cavaliers.

Elle était entrain de détailler les bêtes s'ébrouant au pelage luisant de sueur quand un bruit plus sourd et métallique attira son attention - comme celle des soldats à pieds qui se retournèrent brièvement. Là, ces yeux s'arrondirent en dévisageant la cage que tirait un autre convoi, de deux montures la tirant avec nervosité, s'ébrouant violemment et hénnissant de peur.

- Oh merde...

Souffla-t-elle. Elle recula en rampant, puis, se sachant hors de portée des yeux du convoi, se lança dans une course pour rejoindre les Liars rebelles.
Pourquoi une telle chose était transportée ? Quelle lubie avait frappé le couple royal ? Qu'est-ce que cet animal faisait là ?

La jeune Liare sauta au-dessus d'un petite crevasse pour aller plus vite, se rattrapant en s'écorchant un peu les doigts, elle se remit debout pour glisser sur une pente raide, trébucha et réussit à grande peine à arriver devant les trois rebelles sans se retrouver par terre.

Ce premier détachement était ceux qui allait finir l'attaque. Le premier détachement - bien plus loin et sépara en deux groupes - allaient le lancer dés qu'ils s'avanceraient dans un passage étroit et bordé de montagnes de pierres. Ce peloton allait pouvoir leur couper la retraite.

Emi' attrapa le bras de celui qui possédait une corne de brume en cas de besoin.

- Il faut stopper la mission !
- Qu'est-ce que tu racontes ? (Il dégage son bras vivement, et recule.)
- Ils ont un tigre ardent en cage ! Derrière la roulotte !
- Quoi ?! (Il aboya, n'y croyant pas un mot.)
- Bordel ! Arrêtez d'être aussi con, va vérifier si tu me crois pas! Mais il y a un tigre ardent qu'ils convoitent ! On ne peut pas lancer une attaque pareille avec cette bête !

Le premier liar -balafré et un de ces yeux avaient une pupilles toutes blanches, les iris voilés de gris- la regarda, incrédule et impassible avant de siffler entre ces dents en signe de négation. Emi' cracha une insulte et montra les dents à ce dernier. Un autre se redressa et quitta son poste avec un sourire goguenard aux lèvres.

- T'es l'ami des animaux toi maintenant ? C'est les cornes qui font ça ?

- Sale con.

Rétorqua-t-elle en croisant les bras, les poings serrés. L'envie de lui arracher les yeux et de lui trancher les lèvres lui caressa l'esprit, ne faisant que renforcer son indignation.

- Vous connaissez ce que peut faire un tel tigre si on l'énerve ?! Ça peut foutre le feu même à de la roche ces bestioles. Vous allez au suicide ! Il faut avertir Nâhim ! On peut pas attaquer un tel convoi !


Le silence se fit après cette nouvelle montée de colère d'Emi. Décidemment... Elle avait envie de les prendre et de les secouer à les fracasser contre les parois de pierres ceux-là ! Ni une, ni deux - trop tard pour réfléchir - elle fondit sur le flan du balafré, saisit la corne de brume et se faufila entre ces grandes mains pour s'échapper. Elle fit quelques enjambés pour se dégager d'eux, inspira un grand coup et sonna le cor.

- Petite salope !

L'injure fut ensevelis sous le son grave et ronronnant du cor, déchirant l'air, faisant vibrer la pierre avec une telle intensité qu'on crut qu'elle allait déclencher une avalanche de roches. Alertant le convoi qui venait d'entrer dans la gorge de pierre, dans le piège mortel.

[Réponse 1/3]


Dernière édition par Émilienne Ygard le Ven 29 Nov 2013 - 23:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Les rebelles ne feront trêve Ven 29 Nov 2013 - 19:59

Le chant du cors s'était stoppé, Emi' haletait manquant d'air tant elle avait soufflé tout ce qu'elle pouvait. Elle l'écarta de sa bouche et de son visage, regardant avec l'estomac noué ce qu'elle avait déclenché dans la précipitation.

Non.
Elle avait fait ce qui devait être fait par esprit de logique. La liar avait fait assez de vilains tours et s'était retrouvé assez proche de ces tigres ardents peuplant la vallée des âmes pour savoir que ce plan courrait à sa perte. Pas de morts inutiles quand on est en guerre contre un monstre tel que la monarchie Liar.

Les Liars du convoi étaient hagars et excités, ce bruit les avait dérouté et ils étaient sur les dents, finis cette léthargie du voyage et cette torpeur de la chaleur écrasante qui pesait sur eux. L'un des cavaliers, en levant les yeux, aperçu Emi' perchée sur son rocher, le cor à la main.

- Toi là !!!

Hurla-t-il. Brisant ainsi ce silence presque religieux et les fines vibrations - encore - du cor qui avait été sonner. Sa respiration lui éraflait les poumons et le thorax. Elle soutient le regard du soldat avait de voir l'éclat d'une pointe de flèche armé... L'archer, prêt à tirer. Ces yeux s'arrondirent, prise de tétanie devant l'objet de mort pointé sur elle.

- Sombre conne !

Gronda le Liar balafré qui se jeta sur elle, aggripant sa taille de ces bras forts et trapus, lui coupant le souffle et roulant à l'abri sur la pierre. Il se redressa les jambes d'un côté et de l'autre du torse d'Emi, le visage dur et la colère à peine contenu dans son expression.

- Tu les a avertis !
- On ne peu-
- Ferme ta grande gueule saleté de cornue !!!!

La véhémence dans ces propos lui coupèrent la parole et sans savoir quoi répondre, elle le laissa se redresser à demi, enjamber le reste de son corps et trotter jusqu'à un point d'observation à l'abri. C'est quand elle put reprendre le cour de ces esprits que son ouïe fut attirée vers des cris de guerres, des bruits métalliques d'armes et des ordres hurlés.

Ils ont lancé l'attaque ?! (petite musique pour accompagner ~)

Notre héroïne se redressa sur un coude, balaya l'espace du regard et pu apercevoir le dernier des trois Liars de ce campement passer par-dessus la parois qui les protégeait, arme au poing et visage masqué.

- Non... Non...

Emilienne trébucha en se relevant, se pris les pieds dans son foulard qui tomba à terre et se jeta sur le post d'observation, son estomac et tout son être vibrant de craintes qu'ils aient.... [...]

- NON!

Un embrasement si brûlant lui lécha la peau et la fit reculer vivement tandis que la colonne de flamme indomptable montait encore plus haut vers les cieux, le rugissement bestiale et colérique du Tigre Ardent emplit l'espace de la gorge de pierres, se répercutant en plusieurs échos fracassant.

Le tigre ardent était réveillé, énervé, pris de frénésie violente et avait fait fondre sa cage, balayant de sa puissance trois sur les 9 liars de l'attaques prêt du convoi. Les corps fumaient, carbonisé, le visage à peine reconnaissable.

Emilienne sentit son sang se glacé dans ces veines, le visage déformé par une peur sourde en voyant ce carnage. Le tigre ardent était un bel animal adulte, un mâle compte tenu de la puissance brûlante dont il faisait preuves. Il avait du être drogué pour être transporter mais son gabarit laissait présager que la drogue avait été mal doser et le voilà bien réveiller, ces instincts hâtisé par le sang, la sueur, la peur et ce soleil lourd et brûlant.

Tout était prédisposé pour faire cuire chaque être vivant à des mètres à la ronde. Cette mission tournait en suicide tandis que certains Liars tentaient de décrocher les deux roulottes pour emporter celles de provisions. Les soldats impérialistes étaient prisonniers de leurs propres armures qui avaient fondu dés que la bête s'était énervé et avait réveillé sa vérité de feu: primitive. La jeune liar savait qu'il fallait compter une demi-heure avant qu'une telle bête épuise sa vérité et ne puisse plus créer la moindre flammèche... Une demi-heure... Une demi-heure...

Un cri strident de souffrance transforma sa peur tétanique en une prise d'adrénaline rapide et fulgurante. Elle serra ces poings, se remit debout, ces cornes luisaient, ces symboles étaient hâtisé par la chaleur et sa vérité était si proche de sa conscience que c'en avait été énervant. Ces trois jours de campements avait mis son contrôle à rude épreuve.

Elle ne savait pas si ce plan était le bon, mais il fallait occuper le tigre ardent pendant une demi heure et le détourner du convoi et des liars de la rébellion. Emi' savait que son armure pourrait l'immuniser de la plupart des brûlures que pourrait lui infliger une telle bête et elle pourrait l'approcher assez pour essayer de le sonner.... Ou le tuer. Derrière cette fourrure de flamme virulente quasiment blanche par leur chaleur, il y n'y avait qu'une entaille à faire, assez profonde, sous la gorge pour la tuer. Quand un tigre ardent se libère ainsi et explose de fureur, ces flammes étaient et devenaient sa seule et unique protection, son pelage prenait feu, sa fine peau inifugé l'empêchant de se brûler lui-même était fine et souple, permettant une exécution rapide et sommaire si on approche une telle bête enragé.

Un nouveau grondement retentit et d'un rugissement, le tigre ardent se ramassa pour sauter sur la roulotte de vivre et tuer ceux qui s'agitaient.

Vite.

Ma vieille... Mets-toi en colère.

Au diable le contrôle sur ces émotions, au diable résister contre l'appel de cette chaleur et de ce Soleil tout aussi ardent que ce tigre. Au diable ce que lui avait dit le Vieux Borgne sur la durée et la fragilité de son armure de Lave, il était temps de s'en recouvrir, d'aller dans cette endroit chaud et protecteur qu'elle aimait temps et de laisser parler ces instincts primaires de chasseurs.

Un frisson de vérité lui hérissa ces poils sur sa peau, la lourdeur de ces cornes amplifia, sa queue se secouait vivement fouettant l'air avec nervosité. L'excitation lui tordait le ventre, remplaçant cette peur amère qui l'avait étreins.

Bientôt, la lame recouvrit son corps, ne laissant de fragile que son buste et son visage. Elle sentit ces bras bouger accompagner par cette lave protectrice, elle sentit ce torrent d'émotions et de flux d'énergie passer dans son corps et son esprit et dans un élan, sauta sur le Tigre qui montrait les crocs.

Le choc des deux eut raison des vêtements de la Liar. Elle ne pesait pas bien lourd comparé à la bête mais réussi à le dévier de sa destination initial, le faisant perdre son équilibre. La Liar enfonça sa dague dans l'épaule du tigre pour se maintenir, elle sentit la lave de sa vérité lui recouvrir le visage, l'empêchant de se faire brûler vive.

Les autres liars perdirent des yeux Emi' qui n'était plus qu'une ombre dans ces flammes blanches et incandescente du tigre ardent. La chasseuse de monstre était dans un état second, elle voyait les actions comme des choses qui ralentissait, petit à petit. Elle s'alarma du fait que c'était peut-être que son heure arrivait, que son armure de lave ne pouvait contenir une telle chaleur et de tels coups... Peut-être qu'elle était entrain de mourir en réalité.

Elle plissa les yeux, fronça les sourcils et se reprit dans un rugissement brisé. Elle retira sa dague de son épaule et l'enfonça dans la gorge du tigre ardent, écopant d'un coup de crocs sur l'une de ces épaules. La douleur ne parviens pas à son cerveau, comme anesthésié pour un cours moment, elle se força à trancher après avoir planter la lame, essayant de l'enfoncer plus profondément et elle ne put comprendre que les flammes du tigres ardents descendirent enfin en intensité, qu'il se secouait pour la faire lâcher prise.

Emilienne se retrouva projeter, le corps fumant et son armure tombant par morceau sur le sol. Morceau de lave qui durcissait enfin. D'infimes brûlures apparaissaient en-dessous. Ces yeux mi-clos voyaient flous, elle essaya d'appeler sans réussir, sa langue trop sèche et brûlé elle aussi.

Quelle idée d'avoir voulu crier...

Se dit-elle en fermant la bouche, avalant sa salive avec grande peine. Elle posa un bras sur la parois derrière elle. Elle ne sentait plus vraiment ces forces, ni ces jambes. Elle sentit quelque chose de chaud couler le long de son cou, se perdre sous son armure et effleurer la courbe de sa poitrine et hanches. L'odeur métallique l'avertit, elle n'arrivait, cependant, pas à réagir.

Du sang ?!... Merde... Où ?

Elle continua de se relever, s'adossant à la parois pour regarder son corps. Son armure de cuir bouillie était arrachée sur tout le côté droit, le reste n'était que lambeau informe de cuir encore - plus - bouillie, brûlant et noircis.

- Émilienne !

A cent lieues du combats pour la caravane qui continuait, elle ne comprit pas tout de suite qu'une voix l'appelait au-delà du brouhaha ambiant et de ce sifflement persistant dans ces oreilles. Elle leva la tête mollement en direction du bruit et ne pu distinguer que tâches et formes de couleurs, sans réelles limites.

Elle vit un cavaliers sur sa monture, sa lance bien devant-lui, le haume rabattue sur son crâne et l'odeur de l'acier ayant brûlé. Emi' se fit la réflexion que c'était une bien belle armure et qu'aucuns rebelles n'en avaient quand elle les avait vu se préparer. Ces idées étaient d'une lenteure atroce et elle avait toujours cette impression de flotter, de voir les choses avec ralentissement...

Quand elle comprit que l'homme qui fonçait vers elle sur sa monture avec le flanc brûlé et les naseaux dilatés par la peur et l'excitation, n'était pas quelqu'un voulant l'aider mais bien un cavalier -unique survivant sur les deux- qui avait chargé sur elle, sa lance en avant, martelant les flancs meurtris de l'animal pour le faire écouter. Elle voulu crier, sans pouvoir, ces jambes se dérobèrent sous son poids.

Deux autres formes plus sombres avaient couru vers le cavaliers, l'une d'elle l'atteins et sauta dans un élan pour attraper les rennes du cheval, désarçonnant le cavalier d'un coup de poings plus douloureux pour le liar que le soldat.

Le mal était fait, tout était trop proche, trop lent.

Soudain la vitesse "normal" s'enclencha dans l'esprit d’Émilienne. Elle aspira l'air goulument, dans une respiration inespéré, un choc transperça son épaule droite et elle hurla avec ces tripes.

La lance était fixe, dans la roche, au travers de son épaule, elle avait réussi à l'atteindre pile au niveau de l'articulation de son bras. Le visage horrifié et meurtris par le contre-choc de la douleurs de son affrontement avec le tigre ardent et de cette charge terrible, Emi ne put contenir des larmes douloureuses roulant sur ces joues. Deux liars sautèrent vers elle, l'un sur la monture du soldat dont le casque n'était devenue qu'acier en fusion, tuant son propriétaire.

Les yeux des deux autres liars suivirent la lance, puis l'épaule... Et l'un deux vomit sur le côté.

[Réponse: 2/3]
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MessageSujet: Re: [Quête] Les rebelles ne feront trêve Sam 30 Nov 2013 - 20:13

L'attaque ne se passait pas vraiment comme prévu. Un réel carnage avait débuté. Personne n'avait escompté de pareils retombés pour le transport d'un tigre ardent, à peine le son du cor avait résonné que l'immense bête s'était agité. Le soleil était un réel stéroïde pour les liars et les créatures issus des terres calcinées. Pour un stratège, cela aurait sauté aux yeux que cette attaque était un véritable suicide, sous le soleil à son zényth avec une telle créature aussi farouche et meurtrière. Mais l'esprit des Liars ne fonctionnent guère à son habitude - réservé et méthodique - à cause de l'été. Cette saison était connu dans les terres Liars comme une saison à la fois heureuse et meurtrière, les guerres de clans de nomades éclataient pour le moindre petits conflits et les villes étaient secoués de combats de rues et de risques toutes plus puériles les unes que les autres. Les liars n'étaient qu'aveuglé par leurs sensations et sentiments exacerbés, bons comme mauvais.

Mais, dans cette gorge de la vallée des âmes, ce désert de sables et de pierres, se tenait là une scène dés plus misérable. La roulotte de vivre semblait être la seule chose intact, mais tâchée de sang, d'acier fondu et de suie. Les différentes vérités des soldats ainsi que de la poignée de rebelles s'étaient toutes déchaînés dés que le cri de guerre avait été lancer pour sonner l'assaut. Personne n'avait pu prévoir que ces effluves particulièrement excitantes et énervantes, en plus de ce soleil de plomb, allait enclencher la fureur du Tigre ardent.

D'un oeil d'un personnage extérieur à cette joute entre le tigre ardent et un Liar à l'esprit héroïque sonnant sa perte, tout ceci était terrorisant. La plupart des Liars avaient été balayé par le souffle de l'explosion qui précédait l'embrasement d'une telle bête. Un embrasement dont il fallait fuir à tout prix, en règle général et par le bon sens de nos instincts de survis. Mais cette fois-ci, impossible pour les liars d'abandonner le combat ou d'abandonner cette roulotte de vivres et de vêtements qui constituaient, aux yeux de la rébellion, un salue indispensable pour la survie de petits clans nomades et des leurs.

Alors, dans la cohue, les soldats et les rebelles s'étaient massacrés de plus belles. Ils avaient évité tant bien que mal la folie et le déchainement enflammé de la bête, mais cette créature dans sa frénésie aveugle, avait frappé lourdement les deux camps.

Le massacre n'avait pas permis le résultat escompté, ce qui devait être une opération rondement mené et calculé par les soins de la Madonne et de ces "généraux", était devenu une misérable défaite, quand bien même cette roulotte semblait pouvoir - enfin - tomber dans leurs mains.

La poussière s'était mêlé au sang. Quelques flammes léchaient encore désespéramment les parois de roches, assoiffé de sang et de carnage, cherchant désespéramment à se nourrir pour se répandre. Mais en cette terre aride, elles ne pouvaient que consumer leur possesseur - mort - qui n'avait pu réduire ces propres flammes salvatrices. Le paysage était désolant, et la chaleur ajoutait une odeur de putréfaction et de cadavre chaud qui soulevait le coeur des deux liars s'étant éclipsé de la petite bataille.

Ces deux liars avaient vu un Liar sauté vers le tigre ardent, couvert d'une étrange armure de lave en mouvement. A la queue et les cornes de cette forme, ils avaient tout deux compris qui était ce suicidaire se jetant à corps perdu contre la bête pour l'atteindre et l'arrêter.

Encore, sans aucuns doutes, aux yeux d'un stratège émérite, le meilleur choix à faire dans une telle situation. Tuer la bête en premier pour massacre les ennemies survivants.

L'un avait venait de pourfendre le premier cavalier dont l'armure était devenu son tombeau, quand il vit le second - un lancier - blesser grièvement son compagnon et se lancer contre une parois où bougeait mollement et maladroitement le corps d’Émilienne. Elle avait terrassé ce tigre et avait, dans cette fraction de seconde où il la vit tenter de reprendre ces esprits et de comprendre ce qu'elle avait fait et ce qui se passait autour d'elle, mérité son respect et son aide. Il s'élança, sifflant un autre Liar, à la suite du lancier qui, lance en main, chargeait vers la jeune fille.

Les dents serrés, dés qu'il fut arrivé à sa hauteur, il sauta en étirant tout son corps, réussit à monter à demi sur l'animal et désarçonna son cavalier d'un coup d'épaule, puis, d'un coup de poing pour le faire tomber.
Malheureusement, le bougre avait subis le courroux de l'animal incandescent, les étriers avaient fondu sur les bottes de cuir du cavalier, l'emprisonnant sur son cheval. Il tient sa lance bon et ne put avoir qu'un éclair de satisfaction, quand il la sentit s'enfoncer dans les chairs de la jeune Liar.

Le hurlement qu'elle poussa n'avait rien de tolérable, brisé, cassé, comme étouffé par sa propre gorge brûlé. Son visage et ces lèvres étaient noircis, et on devinait la chair à vif par instants. Il put voir sa langue, brûlé à vif, d'une couleur anormal, oscillant entre le rouge sang et le noir charbon. Intérieurement, ce liar pria Simuis qu'on ne du pas lui couper la langue pour la guérir de ces maux. D'une poussée de vérité, il fit fondre le haume du lancier pour l'entendre glapir de douleurs et le frappa de tout son poids pour le faire chuter de sa monture. Il était mort avant même de toucher le sol.

Les yeux du liars regardèrent cette jeune demoiselle qui n'avait même pas sa majorité ainsi pourfendu par la lance. Un frisson glacial lui secoua l'échine, et si il n'avait pas dévié la lance ? Elle l'aurait reçu en travers de la gorge, la carotide tranché sur le coup et serait morte étranglée dans son propre sang.

- Emi...

Souffla-t-il entre ces lèvres alors que son compagnon essuyait le vomi de ces lèvres du revers de sa main.

- Bordel... (Grogne l'autre) c'est vraiment... Pas beau.

L'hésitation était palpable dans le langage de l'autre Liar, ne voulant pas alerter ou choquer plus la jeune fille qu'elle ne l'était déjà, avec ces yeux révulsés et ces larmes qui coulaient sans s'arrêter. Son visage était défais par l'horreur, la douleur et un résidu de colère et de peurs. Son odeur était de sueur froide acide, de sang à l'odeur chaude et métallique et ce résidu très sec de brûlé.

- Elle nous entends ?


La liare serrait sa mâchoire, respirant avec force, ses narines se dilatant quand elle aspirait l'air de manière saccadé. Son regard azuré fixait celui qui venait de parler et qui s'approcha d'elle.

- Par Simuis...

Dit-il tout haut, les poings serrés, n'osant pas tendre une main vers la jeune fille.

Un bruit d'explosion sourde se fit entendre et fit trembler le sol. La monture sur lequel était le premier liar se cabra et piétina le sol avec nervosité. Un simple coup d'oeil permit à ces deux liars de se rendre compte qu'ils étaient encore sur un champ de bataille et qu'il n'était guère le temps de se lamenter sur le sort de cette jeune fille. Sa bravoure et son courage serait loué en temps voulu, pourvu qu'il puisse éviter que la mort l'entraine dans ces serres.

- Qu'est-ce qu'on fait ?
- Il faut cautériser ces plaies et la décrocher. Il faut arrêter ces hémorragies et l'emmener loin pour pouvoir la soigner ensuite. (il marqua un temps d'arrêt, nouant les rennes autour de la selle et descendant de sa monture.) aide-moi, je peux brûler son épaule.

Joignant le geste à la parole, le poing du liar s'enflamma intensément.

- A... A... (La voix d'Emi était brisé par le flots d'émotions brutales l'étreignant)
- Ne parle pas. S'il te plaît.

C'était assez dur ainsi. Il grimaça. La vision de la jeune fille ainsi clouée sur le mur était atroce... Sans compter l'odeur, le sang, ces chairs ainsi dévoilés. Son regard glissa sur son épaule droite, tranché net. La lance tenait encore dans les chairs l'empêchant de la décrocher de la paroi. Mais son bras était tombé sur le sol, son bras droit était ainsi détaché de son corps, coupé par la lance. Son bras inerte était dans une petite flaque de sang, aux pieds même de sa propriétaire.

- Ne baisse pas les yeux, d'accord ?

Une voix douce contrastant avec les traits durs de son visage. L'autre liar essuya la sueur sur son front de sa main et attrapa la lance, il la tira d'un coup sec. Emi' ne put choir, rattrapé par l'autre Liar qui l'attira vers lui et plaqua sa main enflammé sur son épaule, devenant un moignon de chair... Brûlé.

Un nouveau cri déchira l'air, la bouche grande ouverte, bave aux lèvres, elle hurla de nouveau de ce son brisé et dissonant. La douleur vaincue sur l'esprit de la Liar qui tomba dans l'inconscience. Bercé par des échos de douleurs et de coton, plus aucunes forces dans son corps. Sa tête bascula en arrière et le liar la soutient contre lui. Il brûla ces autres plaies qui suintaient. Constatant que son moignon fumait et relâchait cette odeur de chair brûlé ignoble. Il avait réussi à faire fondre et durcir sa peau et ces muscles autour de son os restant. Il la bascula sur son épaule dans un soupire.

- Tiens les rennes.

Il la souleva un peu plus pour la mettre sur le ventre sur le dos du cheval qui fit un pas de côté. Son comparse tenait l'animal pendant que l'autre Liar montait à sa suite.

- Retourne vers les autres et récupère cette maudite roulotte !!!

Qu'on ait pas fait tout ça pour rien... Etouffa-t-il. Il maugréait, sa voix mauvaise et acerbe. Il talonna la monture fatiguée et énervée par toutes cette agitation qui partis dans un petit trot à l'opposée du combat, reprenant là où le convoi était passé pour faire le tour et rejoindre l'Arbre brûlant, repaire de la rébellion.

- Allez ma grande, tiens bons.
- Phévol !!!!

Son nom fut hurlé derrière lui, mais la dernière syllabe était étranglé dans un gargouillis.

Un des derniers soldats liars protégeant le convoi retira son cimeterre du ventre de son compagnon, par-dessus son épaule, il vit ce dernier attraper l'arc de son comparse et sortit une flèche de son carquois.

Il frappa de plus belle les flancs de l'animal pour le presser dans son galop.

Mais l'archer était de la royauté et on pouvait bien reprocher au couple tyrannique tous les malheurs des Liars aujourd'hui, quand ils formaient des soldats, ils le faisaient bien... Malheureusement pour Phévol, qui reçut dans le dos la flèche, passant à côté de la colonne vertébrale et venant frapper l'un de ces poumons par l'arrière. Il se cambra sous le choc, suffoqua, il chassa les étoiles de ces yeux lui barrant la vision et reprit son équilibre en aggrippant le dos d'Emilienne pour la maintenir en selle.

Il serra les dents, respirant avec difficulté et sentant le goût du sang aux bords des lèvres.

Le cheval était lancé dans un galop soutenu. Phévol déchira ce qu'il pouvait de tissu et de toiles dans son attirail pour attacher les poignets d'Emilienne à la selle. Il enroula ces pieds dans les étriers et... Pria pour que le cheval prenne à gauche en sortant des gorges... A gorge, le petit chemin de sable en pente douce qui menait, à terme, à la vallée, à une oasis avec un petit lac de lave noir qui était tout proche de l'auberge...

Il murmura des mots incompréhensibles et vit sa conscience quitter son corps, son dernier souffle rendu alors que son corps mou et lourd, se replia vers l'avant, cachant celui d’Émilienne en partit.

~

L'archer savait qu'il avait fait mouche et attendit que le cavalier perde son équilibre, jetant l'arc au sol et reprenant son cimeterre, prêt à le suivre pour l'achever au sol. Lui et son blessé.

Pas de pitié. Pas de prisonnier.

Il frappa dans le corps de l'autre Liar dans sa marche avant d'entendre un sifflement rauque derrière lui et de sentir une douleur brève mais sourde à l'arrière de son crâne. Il s'effondra, sonné.

Nahîm se tenait derrière lui, Liar bien en chair et en gras, et souleva son marteau pour le mettre sur son épaule.

- Gardez celui-ci vivant pour un interrogatoire !


Hurla-t-elle à ces hommes.

- Détachez les chevaux morts de la roulotte ! Un seul nous suffira bien et nous aideront pour la ramener à l'auberge!

Ces ordres étaient cinglants et sans appels. La mission était une réussite. Les vivres étaient désormais sous le commandement des rebelles, ils allaient pouvoir les distribuer aux tribus nomades environnantes, celles qui sont dans le plus grands besoins et en délivrer à des familles appauvris des villes éloignés de la capitale et de son opulence feinte.

Nahîm vit parfaitement la monture de Phévol partir dans la mauvaise direction et reprenant le chemin des terres humaines. Elle su parfaitement qui était dessus. Mais elle ne dit rien, laissant le sable, la poussière et le soleil lui faire croire que la vision de la monture partant à droite et forçant son galop n'était qu'une illusion d'optique. Elle se tut.
N'ordonna aucunes traques pour les retrouver et ne dit encore moins la vérité à la Madonne.

Elle resta évasif lorsqu'elle et ces quatre autres Liars survivants (plus deux blessés graves) rentrèrent à l'auberge victorieux. Emi avait été perdu de vu lorsque le tigre ardent avait éclaté de rage, Phévol aussi, et elle n'avait aucun moyen de savoir où ils étaient partis. Tout ce qui comptait était la roulotte et les vivres qu'ils avaient ainsi ramené et avec lesquels ils pourraient aider son peuple.

Entre la joie de la victoire et l'amertume des pertes, les rebelles fêtèrent cette journée.



[ Fin de la quête; Réponse: 3/3]
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