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Deux ombres dans la nuit [Winter]

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Espionne

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MessageSujet: Deux ombres dans la nuit [Winter] Mar 17 Juil 2018 - 10:58


☩ Deux ombres dans la nuit ☩
Le 6 Samùn 1249

Le froid sec lui glaçait le bout du nez, alors qu’elle frissonnait dessous sa cape bon marché. Pour autant, les températures peu élevées ne suffisaient pas à entamer sa satisfaction, alors qu’elle avançait d’un bon pas. Frottant ses mains gelées l’une contre l’autre, Sylhuna resserra autour de ses épaules le tissu avant de bifurquer vers une rue presque déserte. Il y avait peu de monde, alors que la nuit commençait à laisser glisser son voile sombre dessus les rues silencieuses de la ville. Dans ce décor de maisons hautes et spacieuses, il n’était guère compliqué de ne devenir qu’une ombre parmi tant d’autres. Mais comme une jeune femme quelconque pressée de rentrer chez elle, la Récleyès pressait le pas dans les derniers rayons de soleil, sa tenue simple de domestique lui permettant de parcourir la ville sans plus attirer l’attention, mais aussi de s’arrêter auprès d’esclaves et du petit personnel pour bavarder avec eux tout naturellement. L’importance de la source d’informations que représentait cette partie de la population était trop souvent diminuée. Petites souris au cœur même des secrets, ces individus souvent méprisés par les plus riches, ignorés par les autres, en savaient souvent plus qu’ils ne voulaient bien l’admettre de prime abord. Un sourire, quelques gestes ou mots de compassion, une petite provocation sur un sujet précis pouvaient parfois suffire à délier les langues, bien plus enclines à se faire bavardes avec leurs semblables. Un costume pouvait parfois faire bien des miracles. Et il n’était guère difficile de prétendre être une femme de chambre à la recherche d’un travail dans une demeure assez aisée pour l’employer. Ne prétendait-elle pas une pauvre jeune femme, aînée d’une fratrie peinant à se nourrir ? Elle avait même en sa possession une lettre de recommandation – fausse, certes – d’une autre Récleyès installée dans la ville depuis un petit moment et y ayant fait sa place, quoi que discrète, dans la société.
D’un petit bond, elle évita un trou dans les pavés avant de reprendre sa route, laissant ses yeux errer distraitement sur les toits sombres ; sans doute donnait-elle simplement l’image d’une jeune rêveuse à l’attention vacillante, mais en réalité ses observations étaient bien plus pragmatiques que cela. Définir les emplacements des fenêtres, la forme des toits, établir l’emplacement des pièces au travers de la lumière qui filtrait des rideaux fins… Mieux valait devenir invisible lorsque l’on se livrait à quelques acrobaties dans la ville Parlem, sous peine d’être confondue avec une voleuse et de perdre une main.

Quelques heures plus tard, elle se glissait dans l’une des bâtisses repérées plus tôt et pour laquelle les serviteurs s’étaient montrés les plus bavards. Une fortune un peu trop rapide pour ce petit aristocrate, sans doute issue d’un trafic nouveau ; connaitre de tels détails pouvait sembler sans intérêt, mais en réalité aucune information n’était jamais perdue. Alors qu’un courant d’air froid se faufilait au travers de la fenêtre que Sylhuna venait de forcer, et qu’elle referma le plus doucement possible derrière elle, cette dernière s’avança précautionneusement dans la pièce plongée dans le noir. Yeux plissés, elle prit le temps de laisser sa vue s’habituer à son environnement avant de se diriger à petits pas prudents vers la porte sombre qu’elle distinguait. Un couloir à franchir, toujours aussi prudemment, et elle finit, après ce qui lui sembla être de très longues minutes et quelques erreurs de portes, par trouver ce qui semblait être le bureau du maitre de maison. Parfait. Ses mains gantées se promenèrent un instant le long du massif meuble à la recherche d’une quelconque mécanisme mais, ne trouvant rien, elle se rabattit finalement sur les tiroirs, bien décidée à les fouiller un à un sous la pâle lueur lunaire. D’abord le travail, ensuite le plaisir : peut-être pourrait-elle prendre le temps de vérifier qu’il n’y avait pas quelques jolis bijoux ou objets intéressants dont la disparition n’attirerait pas immédiatement l’attention, mais cela viendrait une fois le reste achevé. Un léger bruit derrière la porte la fit cependant se redresser brusquement, avant que, jurant en silence et priant sa déesse pour n’être pas découverte, elle ne se jette sous le bureau alors que la poignée s’actionnait. Lentement, sa dague glissa en silence de son fourreau pour se caler dans sa main droite. Aux aguets, Sylhuna s’accroupit lentement, prête à bondir et, aux besoins, à tuer ; en espérant qu’il ne s’agisse que d’une domestique dont personne ne se préoccuperait. Quelle ne fut donc pas sa surprise de voir un visage féminin tenter de la rejoindre dans sa cachette – de toute évidence, sans savoir l’endroit déjà occupé − alors que des pas lourds résonnaient dans le couloir pour finir par passer tout droit sans plus s’attarder devant le bureau. La pointe de sa lame instinctivement appuyée sur la gorge de la nouvelle venue, les deux femmes s’observaient avec une surprise non dissimulée mais dans un silence digne d’un temple abandonné. Un brin agacée, Sylhuna fronça le nez : les lois parlèms ne devraient-elles pas s’avérer suffisamment dissuasives pour éviter les intrus ? Et qu’était donc l’autre, une espionne également ? Une voleuse ? Une indésirable dans la maisonnée, c’était là sa seule certitude. Quant à savoir ce qu’elle allait en faire… grande question, d’autant que si elle avait l’avantage d’avoir pris sa vis-à-vis de rapidité et de pointer la première une arme, elle se retrouvait coincée sous le plateau du bureau.
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MessageSujet: Re: Deux ombres dans la nuit [Winter] Sam 21 Juil 2018 - 13:36



Deux ombres dans la nuit ...

Sylhuna & Winter

Arnlo
Le 6 Samùn 1249

J'avais prit le temps de me reposer et de profiter de ma journée après mes aventures d'hier. Les rumeurs sont allées de bon train depuis l'incendie de la maison de l'alchimiste et de son ancienne boutique « L'Art Royal ». Je les ai suivis de près, en bonne fausse courtisane que je suis, m'offusquant de ces actes barbares en plein centre de la Capitale des Parlèms. Non mais vous vous rendez compte ? Des voyous ? Chez nous ! En plein coeur de la ville et en plein jour ? Je me plais beaucoup à ce nouveau jeu ! Qui a d'ailleurs plus d'un avantage : j'ai pu ainsi glaner tout un tas d'informations, même si bien sûr une rumeur n'a qu'une valeur incertaine. Et puis, je peux vérifier les soupçons, les peurs, la méfiance des gens et parfois même induire de nouvelles idées saugrenues sur un potentiel coupable. J'ai appris cela récemment : on n'est jamais mieux protégé que lorsque l'on alimente soit même les rumeurs qui nous entoure. Mais en tout cas, il semblerait que je ne sois pas soupçonnée, de près ou de loin, et que le Maître Alchimiste Nëol Zanar n'est pas survécu. Paix à son âme.

Ce soir, Crystal de Faertas - moi même, donc - se promène dans la ville, vêtue d'une magnifique robe qu'elle a déniché durant l'après midi. Je l'ai payé celle là mais j'avais besoin de me débarrasser d'une partie de l'or récupéré chez l'alchimiste. Et je sais que les commerçants et les courtisants s'étonnent parfois de me voir toujours vêtue de robes nouvelles et magnifiques sans que je ne sois apparue dans un magasin. Et il est dangereux dans cette ville d'être la source des commérages. Je suis donc ressortie de chez « Velours de Sens » avec une longue robe de velours bleu marin, ornée de borderie en fil d'argent qui ont attirés plus d'un regard envieux cet après midi. Chaude, parfaite pour cette soirée fraîche, et à la hauteur de la réputation que je suis sensée avoir ici.

Puis la nuit était tombée doucement sur les rues, qui s'étaient vidées peu à peu. Depuis l'incendie d'hier, les courtisanes et leurs riches amants n'osent plus arpenter les rues après la disparition des derniers rayons de soleil. Comme les autres, j'étais rentrée à mon auberge pour faire ma paperasse, gérer les affaires de la guilde, prévoir la suite de mes contrats et de mon voyage. Une lettre m'attendait, remise par l'aubergiste après de nombreux compliments sur mon nouvel achat. Je le remercie plusieurs fois mais avec distance et froideur. Voilà quelques jours que j'ai bien comprit qu'il aimerait beaucoup m'avoir dans son lit lorsque sa femme n'est pas là mais je ne suis pas ce genre de demoiselle.

La lettre est courte, succincte, comme écrite à la va vite de peur de se faire prendre. Un mari éperdu m'écrit car il a entendu parler de mon organisation de chercheurs de trésors pour mes collections personnelles. Récemment, sa jeune épouse s'est fait volé sa bague de fiançailles, « toute sa fortune et son amour » pour reprendre ses mots. Il soupçonne Monsieur de Fonteaurat, un nouveau venu dans l'aristocratie d'Arnlo, d'en être à l'origine et souhaiterait savoir si je pourrais envoyer mes hommes vérifier ses dires voir - dans le meilleur des cas ! - la récupérer. Je regarde la lettre avec septicisme. Je travaille moi monsieur ! Je ne suis pas là pour faire des bonnes actions pour les pauvres ! Mais la ligne que j'attendais finit par arriver : il ajoute qu'il me paiera à la hauteur de ce qu'il peut se permettre et qu'il sait qu'il aura une dette envers moi. Une dette ? Voilà qui est intéressant ! Je souris, les idées se succédant dans mon esprit de tout ce que je pourrais faire de lui pour qu'il paie sa dette.

Quelques minutes plus tard, j'ai ajouté quelques bijoux à ma tenue, revelés mes cheveux en un chignon compliqué et prit le temps de me maquiller avec élégance. Je vais devoir flâner un peu en bas pour obtenir quelques informations sur cet homme ...

[...]

Je retire ma robe avec difficulté, la roule puis la glisse dans ma besace avant d'enfiler ma tenue de cuir noir que j'apprécie tant pour travailler. Me voilà parée. Nous avons enchaîné les verres - pour moi, seulement en apparence - avec le patron de l'auberge. Il était encore un peu réticent à discuter de tout et de rien après quelques pintes, mais j'avais d'autres tours dans mon sac. J'ai tiré sur mon décolleté, un peu plus à chaque "non" de sa part puis je l'ai embrassé à pleine bouche pour ne pas avoir à me retrouver toute nue. Et cela à suffit à briser ses dernières réticences et il m'a emmené à l'écart. Avec d'autres espoirs en tête que les miens mais peu importe. Il a descendu les épaules de ma robe en répondant à mes questions, donner des détails de plus en plus précis pour obtenir quelques baisers. Le plus dur aura finalement été de sortir de cette chambre en conservant mon intimité pour moi mais j'ai fini par y arriver.

Avec les indications de l'aubergiste, trouver la maison en question fut un jeu d'enfants. Je m'accroupis sous la fenêtre, dans l'ombre où je me sais pratiquement invisible si je suis immobile et envoie un premier lutin de glace vérifier l'intérieur de la maison. Il se glisse sur la porte en grognant, faible carillon cristallin dans la nuit avant de réussir à passer. Lorsqu'il chante depuis l'autre côté que la voie est libre, je crochète la porte, entre et me terre dans l'ombre le temps de vérifier que personne n'a rien entendu.

Je me relève et entreprends de fouiller l'entrée lorsqu'une lumière s'allume à l'étage. Le lutin de glace se met alors à gazouiller avec force pour me prévenir et en désespoir de cause, je le fais exploser puis je crée une arbalète et quelques traits à partir de la glace éparpillées pour ne pas la laisser trainer par terre. Les héléos de glace n'ont pas besoin de nouveaux problèmes d'ordre politique. Je me faufile dans la salle suivante tandis que la lueur, qui doit être celle d'une bougie, vacille à l'étage. Difficile de dire si je suis arrivée dans un bureau, un salon ou une cuisine mais je me faufile sur un plan de table/une table/un bureau le temps d'analyser la situation.

Une lame vient alors se poser sur ma gorge. Oops. Voilà qui n'était pas prévu. Je tiens bien mon arbalète dans les mains mais je ne suis pas certaine qu'elle me sera d'une grande utilité pour l'instant. Le bruit de nos respirations sont les seuls à troubler le silence durant quelques secondes qui se prolongent ... Plusieurs de mes traits disparaissent, l'air s'assèchent, la carafe sur la table en face de moi se vide tandis que ma Vérité de l'Eau fait son oeuvre. Bien mes habits se trempent tandis que l'eau remonte pour venir couvrir mon corps. Cette fine armure marine n'empêchera nullement cette lame de m'atteindre mais elle me sauvera peut être en la ralentissant et en absorbant un peu du mal qu'elle pourrait me causer.

Je décide de rompre le silence la première en voyant que mon agresseur n'a visiblement pas l'intention de le faire. « Je peux savoir à qui j'ai affaire ? » Dans l'entrée, la lueur vacille toujours mais l'homme ne semble pas encore avoir la prit la décision de venir voir ce qui se passe chez lui. Ce qui n'est pas si mal en soit, espérons que ça ne lui passe pas


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MAITRE DES OMBRES


Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle | C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encore | Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle | Et vous laisse la mort. | ©️ FRIMELDA


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