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[Quête] La flamme de l'espoir

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MessageSujet: [Quête] La flamme de l'espoir Mer 25 Avr 2018 - 18:54

La Flamme de l’Espoir


Mise en Contexte
 
Il s’agit d’une auberge on ne peut plus tranquille au confluent du Déoli et du Véroni. Vous décidez d’y passer la nuit et épuisé, vous montez vous coucher. Pendant la nuit, vous vous réveillez avec la désagréable sensation que quelqu’un parle tout près de vous, et vous vous rendez compte que la bougie sur la table de chevet s’est rallumée…

Déroulement de la Quête

En au moins 2 messages, tu dois arriver à l'auberge et entamer la première nuit. Tu te réveilles comme le contexte de la quête te l'indique. Le MJ viendra alors te mettre sur la voie.


Dernière édition par Namo le Sam 28 Avr 2018 - 13:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir Jeu 26 Avr 2018 - 0:27

Pön, 22 Virgonès, année 1248

 Ce matin-là fut le début de ma quête. Un matin qui semblait être comme les autres. Mais pour moi, c'était le début de mon épopée. Me glissant hors de mon lit à la première heure, je pris mes bagages préparés préalablement la veille. Que dire dans ce journal... A peine éveillée que je me hâtais de quitter le domicile de mon oncle et de ma tante. Descendant marches après marches sur la pointe des pieds et dans le plus silencieux des silences, je fis halte dans la pièce à vivre. En effet, loin de moi de partir de cette demeure sans un au revoir, et pourtant, c'est ce que je comptais faire. Alors, évitant les remords d'un adieu, une lettre de ma part était glissé sur la table à manger, une lettre décrivant ce que j'allais entreprendre.

 Dehors, un temps englobait les environs. Un temps nuageux, ou toute parcelle grisâtre sur le ciel semblait tomber dans la dépression. Chaque nuages semblaient porter un fardeau, une sorte de tristesse morose qu'ils tentaient dévoilés aux peuples vivant sur la terre ferme. De plus, un brouillard ambiant semblait tomber sur les quelques personnes à l'extérieur, brouillard qui semblait ne plus réussir à se tenir debout et avoir besoin d'un support pour prospérer. On ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. En vérité, cela m'était guère égal. Le froid ambiant était comme une morsure d'un nourrisson animal. Il semblait tenter de faire mal, mais il était inoffensif. Parfois, il donnait le sourire. Il est vrai que dans les terres aux alentours d'Arnlo, l'hiver est frais et agréable. Le vent semblait danser avec les pancartes, les loupiotes et les murs des habitations, câlinant tendrement ces derniers pour siffler légèrement un air sage.

 Pourtant, dehors, pas beaucoup de personnes montraient le bout de son nez. Serez-ce parce que l'heure est encore trop tôt ? Dans tout les cas, seuls quelques passants frôlaient les murs et marchaient à vive allure, cherchant refuge au chaud ou dans leurs propres demeures, n'aimant pas les quelques compagnies étrangères qu'ils rencontraient.

 Je sortais d'Arnlo. Les portes de la ville derrière moi, je m'apprêtais à partir en direction des Terres Inexplorées, en faisant quelques haltes dans les Terres de Faras, à la recherche de quelques broutilles pour pouvoir picorer et m'abreuver lors de ce voyage. J'avais besoin d'un quelqu'un, ou un quelque chose pour savoir qu'était mon but. Me comprendre. Et pourtant, malgré ce grand mystère qui planait au-dessus de ma tête et ce brouillard constant dans ma tête, je savais qu'il fallait que je retourne auprès de mes confrères. A présent, mon périple commence.


Fargé, 4 Ravrök 1249

 Me voilà à présent dans les Terres de Faras, un peu plus loin de la frontière séparant la Plaine Isolée et les terres que j'ai pénétré il y a quelques jours. Il me semble. Du moins, c'était il y a deux jours. Je me rends compte qu'il est aisé de perdre notion du temps lorsqu'on traverse. Personnellement, je compte le nombre de nuit ou je dors sous le ciel étoilé. L'hiver est meilleur en ces terres, l'air est frais, bien plus agréable, et le vent doux. Outre l'absence de luminosité, l'astre étant caché des arbres qui m'entourent, je peux entrapercevoir le ciel. Il est d'un noir profond, tacheté d'étoiles scintillantes. J'avoue prendre plaisir à scruter longuement ce paysage si fantasmagorique, malgré les incompréhensions que je ressens envers ce dernier. Il a l'air si vaste, si grand, pourtant si proche. En vérité, en y repensant je me sens petite face à ce ciel si noble et majestueux.

 A peine arrivée sur place, dès lors que la nuit tomba, j'ai entrepris d'établir mon camp. Possédant quelques ressources comme de la viande séchée et une pomme verte, pas assez mûre, j'ai pu me faire un petit en cas léger. Heureusement que l'air frais n'est pas très humide en cette fin d'hiver, il m'était un peu ardu mais possible de trouver quelques bouts de bois pour alimenter mon feu de camp. Le sol étant tout de même ferme et pratiquement sec, ma peau de bête ne sera pas abîmé. Le feu brûle bien, et apporte un peu de chaleur à mon corps. Ce qui est des plus agréables est le Soleil, peu présent, qui n'agresse que peu mes yeux. Il est tôt, mais je vais devoir me coucher. Demain, je repars à la première heure pour rejoindre la Veroni, je pense encore tenir deux-trois jours au niveau de l'eau dans ma gourde en bois. Cela dit, m'arrêter dans une belle ville ne serait pas de refus, j'ai bien besoin de quelques pièces pour me reposer dans un bon lit.


Laosa, le 14 Ravrök 1249

  Me voilà bientôt à la lisière de la forêt qui borde Faras. J'ai dû traverser la Manly, heureusement que j'ai pu y trouver un pont de fortune fait à partir d'un rondin de bois rongé par le courant. Peut-être un poil dangereux, mais cela fait du bien un peu de piquant dans cette traversée un peu morose. En parlant de piquant, Niria était peut-être en train de m'observer. En effet, alors que la faim me fatiguait, j'ai pu apercevoir entre les branchages de la forêt un lùinwê, charmant petit volatile rouge à bec jaune. Hélas, même si je devais lui ôter la vie pour pouvoir me nourrir, pieuse comme je le suis, je ne pu que remercier Niria. Le soir même, alors que le corps du volatile était drapé dans une toile de jute, j'ai pu remplir mon estomac en un seul gibier. Même si la viande était à point, il fallait bien purifier l'animal, qui sait quelle genre de maladies ce dernier aurait pu me transmettre. En tout cas, j'ai passé une nuit un peu moins agréable, je sens que mon corps commence à en avoir marre du sol, et qu'il cherche un lit douillet. D'ici quelques jours, je serai près de Veroni et je m'autoriserai une halte, il faut vraiment que je pense à me payer une monture dans un futur proche, j'en ai bien besoin.


La vengeance ?... Elle n'est pas un met, mais une destinée...



Dernière édition par Maro Nalawël le Sam 28 Avr 2018 - 19:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir Jeu 26 Avr 2018 - 2:20

Orta, 18 Samùm 1249

Enfin ! J'aperçois enfin la ville de Déoli au loin. De plus, nous sommes le premier mois de printemps. La chaleur est revenue, et ce qu'il est agréable ! Je comprends les chants qui racontent la douceur des Terres de Faras, le climat est sans aucuns doutes le plus agréable de toute la contrée. Bref, après l'exploit de la chasse au lùinwê, j'ai dû rester sur ma réserve. J'ai presque épuisé mon petit stock de viande séchée, et il ne me reste que du pain rassi et de l'eau. Heureusement que je compte faire une escale près de Deoli et d'écumer près de Veroni, je dois remplir ma gourde. Je pense tout de même aller acheter quelques marchandises auprès des marchands de la ville et j'irai me payer deux soirs dans une auberge du coin, mon dos est endolorie depuis quelques jours. De plus, j'ai du mal à poursuivre mon chemin avec la faim qui n'est certes pas envahissant mais toujours en arrière-plan à me gangrener petit à petit. De plus j'ai appris quelques nouvelles qui se trament dans tout Madelle. Rien de véritablement alarmant pour moi, mais je ne vais pas m'établir sur toutes les décisions politiques, les guerres et le reste qui s'établit. J'ai rejoins les Recléyès que parce que j'en suis issus, j'y reste que parce que je souhaite garder ma tête sur mes épaules. Je ne suis pas non plus stupide, mais j'avoue avoir tout de même une raison d'être dans cette confrérie. Elle m'a apporté beaucoup, même si contrairement à cela, j'ai appris à tuer grâce à ces derniers.

 Je pense que je n'ai plus besoin de papoter plus que ça dans ce carnet, demain, je serai près de Veroni et je pourrai faire le plein de provisions, puis j'irai à Deoli pour me reposer. Espérons juste que je trouverai un contrat pour me satisfaire. Enfin bref... Bonne nuit ? C'est étrange, je me réconforte en parlant dans ce fichu bouquin. N'est-ce donc pas séant, dans l'aventure, que je pensais abreuver le vide qui me rongeai de l'intérieur ? J'ai vraiment besoin de réponses.


 Maro se réveilla. D'humeur bien matinale, cette dernière ouvrit les yeux en douceur. Lovée dans son drap en peau de bête, la jeune femme à la couleur café se redressa en douceur, frotta avec délicatesse ses paupières alourdies par la fatigue du réveil. L'air était frais, un peu mordant, mais tout de même agréable. Elle n'était pas frigorifiée, mais son nez semblait s'être légèrement enrhumé durant la nuit. Elle sortit alors un mouchoir blanc et vint se moucher en silence, tout dans la délicatesse. Une véritable noble. Elle se leva et, près des braises encore chaude de la nuit, attrapa son sac de cuir noir pour venir farfouiller dedans. Trouvant alors les dernières lamelles de viande séchée, cette dernière s'empara de son pain rassi qui commençait vraiment à se gâter, et l'arracha en deux. La mie était dure, et le croûton casse-dent, mais pourquoi rechigner son dernier repas. Maro mangeait goulûment, mâchant jusqu'à se faire craquer la mâchoire. Elle cassa alors quelques carcans de son éducation de bien-séance pour mastiquer la bouche ouverte, facilitant l'ingurgitation de son repas.

 Après ce repas des plus normaux et banal, Maro remit ses souliers. Ces pieds endoloris par le voyage qu'elle entreprit, elle massa légèrement sa plante pour finalement les couvrir. Elle mérite bien un bon bain, avoua-t-elle. Elle ne put avoir qu'un seul nettoyage, lorsqu'elle avait traversé la Manly, sinon elle ne fit aucunement escale. Elle se sentait malpropre. Avec le temps auprès des Recléyès, Maro apprit à vivre dans la nature mais son éducation de noble lui murmurait à l'oreille qu'elle n'était plus qu'une vulgaire crasseuse. Encore heureux qu'elle ne sentait pas fort, malgré une odeur de transpiration assez levée, elle avait de quoi cacher son odeur, avec son parfum favori. Même dans la nature, elle avait bien le droit de se faire plaisir avec quelques produits de remise en façade, sans pour autant jouer les clichés des salons mondains.

 Maro reprit alors sa casserole, sa spatule et les rangea dans son sac. Elle prit soin d'éteindre les brases en chassant ces derniers d'un coup de pied sec, et vint humidifier son gosier d'une rasade d'eau, l'agitait dans sa dentition en guise de rinçage de dents primitifs et recracha l'eau dans la terre. Elle s'essuya la commissure des lèvres avec la manche de son habit, préalablement enfilée, et remballa ses affaires. Roulant ses draps, qu'elle accrocha aux sangles de son sac en cuir, elle attacha également aux harnais ses ustensiles de cuisine près du cul du sac, passa ses bras dans les bandoulières et hissa le sac de voyage sur son dos. Elle reprit alors son voyage sur le chemin, en direction de Veroni, croisant un chariot de foin tiré par des Nyamas.

 Maro se retrouva près du fleuve, agenouillée et la main munie de sa gourde qu'elle remplissait dans l'eau. Sa gourde expirant une flopée de bulles, puis plus rien, elle extirpa alors son récipient du fleuve et le referma. Elle voyait à quelques mètres un petit village, encerclés de fermes et de champs s'élargissant jusqu'à l'horizon. Maro décida alors d'entrer dans le village. Les villageois semblaient la scruter du regard, il était commun à ces derniers de voir des voyageurs passer dans le coin, mais Maro avait tout de même un visage assez atypique, et craignait la xénophobie des gens environnant. Dans tout les cas, elle vit une grande bâtisse, une auberge ancienne, un peu traditionnelle, et décida de faire une halte en face, dans un stand de fruits et de légumes tenu par un homme à grande carrure, taillé comme une armoire, le visage carré et une moustache virevoltante sous son nez. Maro prit la parole:

 "Bonjour, noble vendeur ! Qu'avez-vous dans vos articles ?
-Et bien le bonjour ! Vous semblez être une voyageuse, vo't tête ne me r'viens pas ! Ha, la politesse, pardonnez-moi, que puis-je faire pour vous ?
-Et bien, j'aimerai savoir ce que vous vendez en guise de viande et de fruits, j'ai besoin de refaire le stock pour mon futur départ.
-C'la tombe plutôt mal, mad'moizelle, on refait le plein demain ! Not' éleveur de nyama a du retard, il devait nous livrer aujourd'hui ! Il passe normalement d'main, si vous avez le temps, revenez d'main ?
-Pourquoi pas, je pense repasser, je comptais dormir à l'auberge. Et bien, je vous réserve deux bons kilos de viande séchés et salés, faut préserver le plus longtemps possible, ainsi qu'un bon kilo de pommes.
-Et bien voilà, c'est réservé ! Ce s'ra tout ?
-Non, merci beaucoup. Bonne journée !
-A vous aussi m'dame !


 Et Maro repartit. Cette dernière traversa alors la rue et entra dans l'auberge. Les quelques poivrots se retournèrent sans réellement prêter garde à la personne qui venait de faire irruption dans leurs bars. Maro traversa la pièce en douceur et vint s'asseoir sur une chaise en bois près du comptoir et commanda de l'hydromel. Ce que le serveur lui fit. Attendant sa boisson et s'accoudant au bar, le serveur revint et lui donna le prix. Ce que Maro posa sur le comptoir, en faisant l'appoint. De plus elle commanda la première chambre venue, et le serveur lui accorda la quatrième chambre, lui donnant la clé de la serrure. Maro se leva, remercia l'hôte, et reprit son sac puis monta les escaliers. Se trouvant face à un couloir, elle prit la deuxième porte à droit, la quatrième chambre et y entra. Elle déploya ses affaires, s'allongea sur son lit, alors que l'après-midi venait de s'achever, et décida de descendre pour manger.

 La nuit tombant, Maro revint dans sa chambre, après un repas copieux, elle se sentait d'humeur à bien dormir. Le lit était douillet, ne grinçait pas trop, le plancher un peu gondolé mais agréable, la bougie diffusait une bonne lumière et la fenêtre avait une belle petite vue sur les champs et au loin, on pouvait apercevoir Deoli. Maro était satisfaite de cet auberge, et se permit un éventuel second soir dans cet auberge, elle le méritait bien. Alors qu'elle entreprit de se coucher, se hissant sous la couette en peau, après avoir éteint la bougie sur la table de chevet, Maro s'endormit bien rapidement.

 Pourtant, en pleine nuit, quelque chose semblait papoter durant le sommeil de Maro, ce qui ne tarda pas à la réveiller. Ce qu'elle fit dans l'immédiat, se redressant brusquement et dégainant sa fine lame Nadel de sous l'oreiller et se mit en garde. Elle vit du coin de l'oeil que la bougie s'était rallumée durant la nuit, étrange....


La vengeance ?... Elle n'est pas un met, mais une destinée...



Dernière édition par Maro Nalawël le Sam 28 Avr 2018 - 13:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir Jeu 26 Avr 2018 - 15:34

Tu as beau scruter tous les recoins sombres de la chambre, tu ne vois personne. Tu peux te lever pour explorer de plus près : pareil, tu ne trouves personne.
Par moment tu entends un chuchotis, comme si quelqu’un parlait et pleurait à voix haute mais très loin. Le bruit ne provient pas de l’extérieur, ni du couloir. Tu ne sais pas comment mais il semble provenir de l’intérieur même de la chambre, où tu es seule.

Instructions

Je te laisse un ou deux message pour explorer ton environnement et découvrir que le bruit provient étrangement de la bougie elle-même.

Par rapport au début de ta quête, une petite remarque : fais bien attention aux dates ! Il te faut environ 20 jours pour parcourir la distance entre Faras et Déoli. Je te laisse éditer en conséquence.
D'autre part, sur Madelle l'esclavage n'a rien à voir avec la couleur de peau Smile
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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir Ven 27 Avr 2018 - 14:01

Maro, s'étant redressée subitement lorsque son ouïe fine capta le chuchotis, avait sa lame dans la paume droite, prête à trancher quiconque était présent dans la pièce. De par ses nuits légères, elle n'eût aucun mal à émerger de son sommeil pour se mettre en garde, réflexe qu'elle garde constamment, elle avait un paquet d'ennemis qui rêvait de voir la tête de l'Esprit Noir servit sur plateau d'argent, qui sait, peut-être qu'un de ces ennemis avaient découvert son identité. En vérité, cela était tout autre. Personne ne savait qui elle était, pour l'instant. Maro, assise sur son lit, Nadel à la main, se redressa. Elle était en sous-vêtements, certainement pas la meilleure tenue pour anticiper une attaque nocturne, mais ce détail ne l'importait point. Regard plissé et félin, elle scrutait chaque parcelles, chaque millimètres de la pièce, cherchant longuement d'où provenait ce "chuchotis".

 La pièce était typique d'une auberge traditionnelle. Il y avait là un petit espace intime sympathique, convivial, tout en bois poli par les âges. Seul le mur qui retenait le dos du lit était en pierre, affinés, striés par le temps. La pièce était maintenue par deux poutres en bois grignotées, la couleur palissant chaque années. Néanmoins la pièce comportait deux fenêtres menant à la place du village, décorés de quelques ornements encadrant la vitre, accordant une luminosité satisfaisante le jour. Devant le lit se trouvait un coffre vide, de quoi stocker quelques vêtements, voir quelques provisions. Sur la gauche de la pièce, une table avec quelques bouts de viandes séchées posés sur un plateau de bois lisse en guise de cadeau de bienvenue, était encadré de deux chaises en bois bon marché, simple et épurées. Au-dessus du lit, en guise de décors, se trouvait la tête d'un cerf dans le centre d'un cadre en bois plus terne, plus noble que la matière composant toute la pièce. Les meubles étaient poussiéreux, certes, mais un coup de souffle bref la chassait. Le sol était un plancher craquelant sous le poids, mais tout de même bien solide et sécurisé. Quelques parties gondolaient sous l'humidité des temps pluvieux, mais cela n'était pas une gêne. Près du lit, devant la table de chevet comportant un livre intitulé "Bestiaire de Madelle", se trouvait un tapis en peau de tolv, ou "ours noir" pour le langage commun, animal imposant de la Plaine isolée. Le pelage était noir, la tête empaillé avec les cornes et les dents sciées pour ne pas se blesser en marchant dans la nuit. L'humidité avait imprégné le pelage tanné et avait diffusé l'odeur assez typique de la bête, qui vivant ne sent pas la meilleure des odeurs, mais le tannage permettait de la limiter. Heureusement, Maro avait l'habitude de ces odeurs, étant donné qu'il était un pelage commun dans ces terres, facilement troqué pour être décoratif. De plus, au cas où un des loueurs de la chambre arrivait dans l'enceinte du bâtiment avec un bagage conséquent, il était mis à disposition une armoire en bois sombre, étrangement un meilleur état, certainement une nouvelle fabrication de l'ébéniste du coin, située près de la porte d'entrée dans le coin.

 Maro, entreprit alors de circuler dans toute la pièce, toujours dans la plus grande des méfiances, prête à tout réflexe en cas d'incidents. Elle posa en toute légèreté un pied devant l'autre, n'effectuant aucuns bruits, un véritable silence. Par moments, le plancher craquelait légèrement, mais de manière sourd et dissipé, ce qui ne trahissait pas sa position dans la pièce. Elle approcha de la table, il n'y avait aucunes traces. Aucunes empreintes dans la poussière du meuble, ni même de traces de pas que la lumière nocturne laissait apercevoir. Du coin de l'oeil, scrutant avec parcimonie le positionnement des chaises, rien de cela n'avait bougé depuis son sommeil. La poignée de la fenêtre était à l'intérieur, cette dernière ne pouvait être crocheté que par un fin morceau de métal et faire levier dans l'interstice des deux portes, ce qui aurait effectué un capharnaüm pas possible. Elle s'approcha d'un enjambé pour tâter la vitre, celle-ci n'était point sciée, ni découpée pour rentrer. Elle fit de même pour la deuxième fenêtre en coin juste à sa gauche, qui n'était également point victime d'une intrusion. Elle s'approcha alors de la commode en bois près de la porte d'entrée qui servait d'armoire et observa la serrure. La clé était dedans, sous le capuchon décoratif du verrou, et vue la taille de cette dernière, le système devait être bruyant, neuf, graissé, mais le cliquetis était certainement fort et lourd, Maro l'aurait entendu. Et puis quand bien même, elle n'avait pas bougé et était fermé à double tour.

 Elle effectua alors deux pas en direction de la porte d'entrée, aucunes traces de chaussures dans la poussière, ni de terre. Pourtant, il y a deux jours, la pluie était tombé, légèrement mais de quoi humidifier la terre, pourtant il n'y avait aucunes traces, étant donné que Maro avait préalablement posé ses souliers dans un coin, évitant de salir le plancher. Son corps se retourna, se mettant face au coffre. La serrure de ce dernier était en fer, et soumis à un cadenas à l'ancienne. La clé était toujours dedans et le cadenas était fermé, donc impossible de pénétrer dans la malle et de s'y cacher, sauf si deux personnes étaient dans la pièce, mais qui aurait le réflexe et le temps d'enfermer son camarade dans le coffre et de se cacher également, vu la vitesse d'exécution de Maro à se lever et dégainer son arme ? Donc, une seule personne dans la pièce, car il n'y avait pas d'autre cachette. Elle avait également scrutée du coin de l'oeil chaque recoins de la pièce, et également le plafond, il n'y avait personne. La lumière nocturne permettait d'illuminer ces endroits reculés qui pouvaient cacher certains assassins maîtrisant la Vérité de l'Ombre. Mais il n'y avait personne. Alors qu'était-ce donc que ce chuchotis ?

Voulant avoir sa réponse, Maro approcha du lit et se coucha rapidement avec souplesse au sol tout en projetant sa lame sous le lit, anticipant une éventuelle personne s'y cachant. La lame traversa tout l'espace du lit et se planta aisément sur le mur en bois en face d'elle. Maro soupira de soulagement, c'était un pari risqué, et elle ne perdait ni ne gagnait. Elle se redressa alors, elle était donc définitivement seul. Personnes n'étaient dans la pièce. Elle put reprendre son souffle qu'elle avait calmé pour ralentir son pouls et ainsi être moins bruyante et plus précise en lançant sa lame, contourna son lit pour la récupérer. La lame s'extirpa avec un peu d'huile de coude, et Maro la garda en main, au cas où. Pourtant, un nouveau chuchotis intervient et cette fois-ci, Maro le localisa. Une sorte de pleurs étouffé, à voix haute, qui était dans la chambre, non de l'extérieur ni du couloir. Non, en vérité, il provenait de... la bougie. Maro s'approcha lentement de la bougie, le regard levé, étonnée de ce qu'elle est en train de voir, et se pencha près de la bougie, marmonnant:

Qu'est-ce que c'est ?...


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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir Ven 27 Avr 2018 - 18:40

Alors que tu as le nez sur la bougie, la flamme bouge d’une manière qui te paraît surnaturelle. A force de regarder, tu distingues qu’elle a une forme humanoïde minuscule, qui bouge, comme si elle te faisait de grands signes.
Voyant qu’elle a capté ton attention, la flamme s’égosille pour que tu l’entendes. Ses mots t’arrivent dans un murmure, mais tu comprends enfin ce qu’elle te dit :

“Je vous en prie ! Aidez-moi ! Vous êtes mon seul espoir. L’aubergiste m’a séparée de toute ma famille, mes deux soeurs et ma mère, en m’installant ici, je ne sais pas où elles sont. Aidez-moi à les retrouver s’il vous plaît.”

Instructions

Tu as trouvé un minuscule élémentaire de feu qui a élu domicile dans la bougie de ta chambre !
À toi de jouer ! En au moins 3 messages tu dois essayer de rassembler toute la petite famille. Tu comprends que comme elle, les autres peuvent se cacher dans des objets du quotidien.
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MessageSujet: Re: [Quête] La flamme de l'espoir

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[Quête] La flamme de l'espoir

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