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[Quête] Silence radio

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Esprit Vagabond

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MessageSujet: [Quête] Silence radio Lun 29 Jan 2018 - 14:25

Silence radio


Mise en Contexte

Elina est très proche de son frère, un herboriste possédant quelques cultures à kilomètres du village. Bien qu'il travaille beaucoup, il passe la voir chaque matin et chaque soir lorsqu'il part ou revient de ses plantations. Mais cela fait maintenant quelques jours qu'il n'est pas passé la voir et la vieille femme commence à s'inquiéter. Saurez-vous l'aider à savoir si l'homme est encore en vie et en bonne santé ?

Déroulement de la Quête

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Mage

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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Lun 12 Fév 2018 - 19:23

Le 12 Talien 1249


Le village était paisible, plus qu'aucun que Madène avait déjà traversé. On était pourtant jour de marché, mais cela ne ressemblait en rien à la foire d'empoigne que cela pouvait être à Karnès, par exemple. Les commerçants hélaient les badauds sans pour autant se lancer insultes et quolibets d'un bout à l'autre de la place, il n'y avait pas de bousculade, pas d'empressement. Les gamins jouaient dans les flaques rendues scintillantes par le soleil pendant que leurs parents s'occupaient des commissions. Les regards qui croisaient le sien ne portaient pas la même méfiance. L'approche de la guerre ne paraissait pas avoir atteint la réalité de ce village.
Seule ombre au tableau: à l'endroit de ce qui avait l'air d’être un emplacement de stand vide, un homme tentait de se débarrasser de son interlocutrice qui s'accrochait à son bras.

Tu t'en fais trop, vieille femme ! Il doit juste en avoir marre de te voir tous les jours et il prend des vacances. On le comprend !

Une fois le coin de la rue tourné, Madène ne les entendait plus, et la dispute semblait avoir disparu de son esprit. Elle farfouilla dans ses poches et en tira une pièce de cuivre. Elle voulait essayer de ne pas dépenser plus que ça pour les prochains jours, mais son dernier repas remontait peut-être déjà à l’avant-veille, et elle commençait à se sentir un peu faible. Elle s’approcha d’un étal de fruits et légumes que tenait une toute jeune fille, à peine plus qu’une enfant. Celle-ci la regarda avec un mélange de pitié et de méfiance mais ne dit rien. La Namès examina les produits proposés. Le printemps battait son plein, les caisses de la maraîchère regorgeaient de fruits qu’elle ne connaissait pas mais qu’elle imaginait juteux et sucrés. Malgré l’envie, elle préféra se reporter sur des pommes, du début de l’automne, un peu fripées, mais bien moins chères puisque probablement conservées dans un grenier depuis plusieurs mois.

Elle repartit avec un chargement de pommes qu’elle emballa avec un soin méticuleux dans son sac. Avec ça, elle aurait à manger pour plusieurs jours sans avoir à se soucier de la suite. Elle était en train d’en croquer une, savourant la chair farineuse et acidulée, lorsqu’elle entendit ce qui ressemblait à des sanglots venant d’une ruelle à sa droite. Elle s’arrêta, intriguée. Il faisait beau, les oiseaux faisaient leur nid, elle s’apprêtait à avoir le ventre plein, ce n’était pas le moment pour pleurer, quand même ? Après quelques instants de réflexion, elle décida d’aller éclaircir ce mystère. Une petite voix lui disait qu’elle cherchait les ennuis et risquait de les trouver, mais elle ne l’écouta pas. Ces voix ne lui donnaient que mauvais conseils et insultes, après tout.

Elle s’approcha, et constata que les pleurs provenaient d’un porche voisin, où une femme d’un certain âge était en train de chercher quelque chose dans sa sacoche. Madène croyait reconnaître en elle celle qu’elle avait vue en train de se disputer un peu plus tôt, mais elle ne se faisait pas confiance. Il lui arrivait de penser reconnaître quelqu’un alors que ce n’était pas le cas. Elle tourna quelques instants devant le bâtiment, et au moment où la femme tournait la clef dans sa serrure, elle se décida. Elle prit la parole, sa voix basse un peu cassée.

Pourquoi vous pleurez ?


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Mer 14 Fév 2018 - 19:33

La vieille femme sursauta, et se retourna vers Madène en séchant ses larmes à la hâte. Elle se détendit légèrement en voyant que ce n'était qu'une jeune fille maigre et sale, qui semblait sincèrement s'interroger, et qui n'avait rien à voir avec les moqueurs qu'elle supportait depuis quelques jours.
La Namès n'osait presque plus bougée, prise au piège de sa propre question. Elle avait peur que la situation se retourne contre elle et n'était donc pas sûre de vouloir rester ici. Pourtant quelque chose la retenait de prendre ses jambes à son cou. Elle ne savait pas dire quoi, mais peut-être qu'elle aurait aimé qu'un jour quelqu'un s'arrête pour lui demander la même chose.

Parce que mon frère a disparu.
Madène hocha la tête avec compassion. Elle avait été inconsolable quand sa mère était morte et comprenait la peine de la femme.
Peut-être que vous pourrez m'aider, vous ? Je n'ai personne d'autre à qui demander…

La jeune femme hocha une nouvelle fois la tête, un peu plus hésitante. Elle n'aimait pas trop la direction que prenait la conversation. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas aider l’éplorée, mais elle avait l'impression de perdre le contrôle. Avait-elle seulement le choix de dire “non” ? Si elle refusait, allait-elle être écoutée ? Elle mit quelques seconde à suivre la femme lorsqu'elle l'invita à entrer. Elle espérait de tout coeur que ce n'était pas un piège quelconque. Elle n'avait même plus personne à prier pour se rassurer. En passant la porte, elle fut surprise de ce qu'elle trouva. Elle s'était attendue à un cagibi sombre et poussiéreux, mais il s'agissait en réalité d'une petite maison dont l'intérieur coquet était en totale contradiction avec l'extérieur miteux de la ruelle.

La porte s'ouvrait sur une pièce unique qui servait à la fois de cuisine et de pièce à vivre. Au milieu brûlait un petit poêle qui répartissait une chaleur agréable et qui tenait lieu de séparation, avec d'un côté un plan de travail encadré de deux chaises, et de l'autre, deux fauteuils confortables entourant une table basse. Les murs de pierre brute étaient rendus moins austères par des tapisseries aux couleurs passées mais chaudes, et un bouquet de fleurs des champs fraîches égayait l'ensemble. A l'opposé de la porte, les premières marches d'un escalier étroit montaient vers un étage inconnu. Le tableau était modeste mais soigné.

La femme fit signe à Madène de prendre place dans un des fauteuils, ce qu'elle fit sans dire un mot, pendant que son hôte récupérait sur le poêle une bouilloire frémissante. Elle commença à raconter son histoire tout en préparant un thé parfumé. Ses gestes étaient lents et mesurés, forgés par une longue habitude, sa voix douce et triste.

Je m’appelle Elina. Mon frère Erick n’est pas rentré depuis trois jours. Il est horticulteur et a une serre juste de l’autre côté de la colline à l’est du village. Il travaille beaucoup mais passe me voir tous les jours, parfois deux fois par jours. Je ne l’ai pas vu depuis le matin du neuf Talien. Je suis affreusement inquiète, mais personne au village ne trouve ça suffisamment anormal pour m’aider.

Elle marqua une pause, détaillant Madène du regard.

Accepterez-vous de m’aider ? Au moins allez voir dans sa serre si vous trouvez quelque chose, mes jambes ne me permettent plus d’y aller moi-même. Je n’ai pas grand chose à vous offrir, mais vous semblez un peu en difficulté. Je peux vous loger et vous nourrir tant que vous resterez dans le village, en échange de votre service.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Mar 20 Fév 2018 - 21:30

Madène était tentée de refuser la demande. Il n'y avait que du malheur trouver lorsque l'on s'occupait des affaires des autres, et elle n'avait pas envie de faire les frais de cette grand-mère. Pourtant, la promesse d'avoir un endroit où dormir et quelque chose de chaud à se mettre dans le ventre la faisait hésiter. Elina lui servit une tasse de thé chaud auquel elle avait ajouté une généreuse cuillère de miel et une lampée d'un lait épais et crémeux. Elle avait également apporté une assiette de fruits secs sucrés qu'elle tendit à la jeune femme. La première gorgée du breuvage finit de la faire se décider. Elle hocha la tête, mais se força à mettre des mots sur leur accord pour marquer son importance.

D'accord. Je vais chercher ton frère. Mais je sais pas si je vais trouver quelque chose…” Elle n'avait pas confiance dans ses capacités de recherche de personnes disparues.
Elina ne sembla pas en tenir compte et poussa un long soupir de soulagement. Au bout de trois jours, elle avait réussi à trouver quelqu'un qui voulait bien l'aider, et c'était tout ce qu'elle pouvait espérer.
Je te remercie du fond du coeur. Il commence à se faire tard. Tu peux passer cette nuit ici et partir demain matin. Commence donc par aller prendre un bain, si tu veux.

Madène acquiesça sans trop comprendre. Elina lui fournit une serviette, un pain de savon et des vêtements de rechange, et la poussa avec toute la délicatesse du monde en direction de l'arrière de la maison où de dissimulait un cabinet de toilette, sommaire mais suffisant. Elle mit de l'eau à chauffer pendant que son invitée se déshabillait, et la lui apporta. La Namès avait presque oublié la sensation d'être immergée dans l'eau tiède et propre. À Karnès, l'eau était une denrée trop rare et précieuse pour que d'autres que les hautes sphères y aient accès pour des bains. Elle n'avait connu ce luxe qu'après avoir quitté le désert. Elle ne se décida à sortir que lorsqu'elle se mit à grelotter dans l'eau froide.

Elina passa le reste de la soirée à essayer de la mettre à l'aise, avec un succès mitigé. Madène lui était reconnaissante, c'était certain, mais elle ne se sentait pas à sa place. Elle n'était pas venue seule: les gens qui murmuraient à ses côtés chaque jour de sa vie l'avaient accompagnée, et profitaient de l'occasion pour l'empêcher de respirer tranquillement. Elle faisait de son mieux pour ne pas les écouter, mais elle ne pouvait ignorer complètement les sous-entendus mesquins et les méchancetés qu'ils répandaient sur elle et sur son hôte. Elle préféra aller se coucher sitôt le modeste repas terminé : de toutes manières, elle comptait partir tôt, si possible avant que son hôte ne se réveille pour éviter de la croiser plus que nécessaire.
Elle n’était pas complètement ingrate non plus : elle appréciait plus qu’Elina pouvait l’imaginer ce qu’elle faisait pour elle, le repas, l’hébergement, la toilette. Elle comptait d’ailleurs mener sa mission à bien autant que faire se peut en remerciement.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Sam 3 Mar 2018 - 23:52

Madène avait très peu dormi, bien trop envahie par les voix des Autres. Elle avait mis plusieurs heures à trouver le sommeil le soir, et avait été réveillée à de multiples reprises au cours de la nuit, par des sons qu’elle n’arrivait pas à identifier. Lorsqu’elle reconnut le bruit caractéristique du boulanger voisin ouvrant son four, elle se leva, rassembla toutes ses affaires discrètement et s’en fut à pas de velours. Elina ne remua pas un orteil lorsque Madène attrapa un morceau de pain sur la table et sortit en catimini.  Le soleil n’était même pas encore levé, bien que sa lumière ait commencé à poindre à l’horizon. Les ruelles du villages étaient désertes,

Elle essayait de réfléchir à ce la manière dont elle allait s’y prendre pour retrouver le frère d’Elina. Elle n’avait pas pensé à lui demander à quoi il ressemblait et ne connaissait que son prénom et l’endroit où il était censé être, mais il n’était pas sûr du tout qu’il s’y trouve. Elle ne se voyait pas demander des renseignements aux habitants ; puisqu’ils refusaient déjà d’aider l’une des leurs, ils n’allaient pas s’attarder pour une étrangère. Et puis c’était peut-être eux qui l’avaient fait disparaître. Elle ne pouvait compter sur personne d’autre qu’elle-même, comme d’habitude. Si elle ne le trouvait pas à sa serre, comment allait-elle se dépatouiller ? Elle n’arrivait pas à se concentrer pour trouver une solution, seules ses limites tournaient en boucle dans son esprit. Elle verrait bien sur place.

Les indications d’Elina lui permirent d’arriver sans encombres jusqu’à la serre. Le ciel de printemps avait pris une couleur orange vive le temps qu’elle arrive au sommet de la colline, et le soleil était levé lorsqu’elle trouva la construction, un peu en contrebas. Tout avait l’air calme mais les voix étaient agitées. Quelque chose se tramait ici. La jeune femme s’emmitoufla un peu mieux dans son manteau acquis au début de l’hiver. Les températures s’étaient adoucies mais tout une saison passée sur les routes n’avait pas pu l’habituer au climat de la région et elle était nostalgique de la chaleur du désert.

Elle s’approcha de la serre avec circonspection, tâchant d’être le moins visible possible depuis les immenses baies vitrées. Elle ne savait pas à quoi s’attendre mais ce n’était forcément rien de bon. Ce ne fut que lorsqu’elle s’était suffisamment rapprochée pour voir une partie de l’intérieur qu’elle entendit les voix de personnes à l’intérieur. Elle fit le tour de l’édifice sans croiser ni voir de sentinelles. Apparemment qui que ce fut, ces gens ne paraissaient pas s’attendre à de la compagnie. Ils étaient quatre à l’intérieur, et l’un d’entre eux était attaché à une chaise. Madène ne connaissait pas particulièrement les convenances concernant les kidnappings, mais elle supposait qu’il s’agissait d’Erick, et que c’était la raison pour laquelle il n’était pas rentré voir sa soeur depuis quelques jours.

Elle hésitait encore sur la marche à suivre, lorsqu’une soudaine voix de femme se fit entendre tout près de son oreille.

S’il vous plaît, aidez-le …

Surprise, Madène étouffa un cri et tourna la tête pour découvrir une silhouette fantomatique, à peine formée, à quelques centimètres d’elle.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Dim 4 Mar 2018 - 17:44

Le spectre parut aussi surprise que Madène. Depuis des années elle essayait de se faire entendre des vivants, notamment d’Erick, mais c’était la première fois que quelqu’un paraissait l’entendre, et même la voir. Pourtant ce n’était pas faute d’avoir fait tout son possible. Elle était même allée voir la doyenne du village qui se targuait pourtant d’être en communication avec l’au-delà, mais elle avait dû se rendre à l’évidence : ce n’était qu’une supercherie. La vieille ne l’avait pas plus entendue que les autres. Mais cette fille maigrichonne la voyait. Elle ne semblait même pas effrayée malgré son apparence éthérée. Étrange.

Qui êtes-vous ?
Tu es qui ?

Elles avaient parlé au même instant, et ni l’une ni l’autre n’osait répondre la première : l’esprit par stupéfaction, et Madène par méfiance. Peu de ses rencontres avec des défunts avaient été bonnes, ou agréables, et elle n’avait pas vraiment de raison de penser que celle-ci se passerait mieux. Pourtant, la femme n’avait pas fait un geste dans sa direction, lui avait à peine parlé et s’était même montrée … polie ? c’était bien la première fois que cela lui arrivait. Déjà que les vivants s’embarrassaient rarement de respect à son égard… Et puis elle lui avait demandé d’aider quelqu’un, elle devait parler d’Erick. Probablement.

Tu veux dire Erick ?” L’esprit acquiesca en silence.

Elles avaient apparemment un but commun. Madène décida d’enterrer la hache de guerre, puisqu’elle n’avait pas l’air agressive ou revendicatrice.

Elina m’a demandé de retrouver Erick. Je dois lui rapporter les nouvelles.

L’esprit inspira brutalement. Elle essaya d’attraper les doigts de Madène mais la traversa, et un frisson glacé couru le long de l’échine de la jeune femme. Elle retira sa main : les morts n’étaient pas fait pour toucher les vivants. La sensation que sa main allait couler du bout de son bras jusqu’au fantôme était particulièrement désagréable. La défunte respecta sa réticence et ne fit plus un geste. Elle se contenta de reprendre sa plaidoirie.

Je vous en prie, vous ne pouvez pas juste partir maintenant ! Ils vont le tuer si vous ne faites rien. Ils sont venus pour lui prendre ses plantations de shynol. Il refuse de donner leur emplacement car il craint que le village ne dépérisse sans cette source de revenus…

Madène n’avait jamais entendu parler de cette mystérieuse plante, mais en tout cas la situation avait l’air sévère. Elle se surprenait à place une certaine confiance – certes toute relative – dans les dires de l’esprit. Peut-être était-ce parce que rares étaient ceux de son espèce à parler avec elle au lieu de l’insulter, ou bien peut-être était-ce parce que les personnes retenant l’herboriste prisonniers avaient une mine franchement patibulaire, ce qui donnait un certains accent de vérité à l’histoire. Pourtant elle n’avait pas répondu à sa question.

Tu es qui ? Pourquoi ça t’intéresse ?

L’esprit poussa un soupir à fendre l’âme – peut-être que la sienne l’était vraiment, fendue – et mit quelques secondes à répondre, comme si les mots ne voulaient pas venir. Elle s’assit sur un rocher juste à côté de là où Madène était dissimulée. Apparemment personne ne pouvait la voir depuis l’intérieur de la serre, à moins qu’elle n’ait plus eu la force de se cacher.

Je suis… j’étais, pardon, sa soeur, il y a des années de cela. Je n’ai pas eu le coeur à les quitter, Elina et lui, lorsque je suis …” Elle laissa la phrase en suspens, comme si elle n’osait pas prononcer le mot. “J’essaie de veiller sur eux, depuis, mais je n’arrive pas à communiquer. Je ne sers à rien.
Son découragement était palpable. Même Madène arrivait à le voir. C’est ce qui la poussa.

Je veux bien t’aider, si je peux.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Lun 5 Mar 2018 - 17:16

Qui va là ?!

Un homme à l'intérieur avait dû l'entendre parler car il s'était rapproché de la porte entrouverte et scrutait les environs à sa recherche. Madène s’applatit dans le fourré où elle avait trouvé refuge, n'osant même plus prier pour qu'il ne la voit pas. Il resta sur le pas de la porte quelques instants, et finit par rentrer, bredouille. Elle entendit une de ses comparses rire de lui et des “voix” qu'il entendait. Le temps que la Namès se redresse, assurée de l'absence d'autres bandits, Ellen avait disparu. Madène jura tout bas. On ne pouvait vraiment jamais compter sur un fantôme.

À croupetons, elle s'attela à faire le tour de la serre. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle était censée faire, mais dans les histoires qu'elle avait entendues, le protagoniste faisait toujours le tour des bâtiments mystérieux avant d'entrer. Elle se dit qu'il serait peut-être une bonne idée de compter le nombre de personnes à l'intérieur. Elle remarqua un appentis en bois, relativement grand, qui ne devait pas servir uniquement à abriter des outils. Une fois revenue à son point de départ, elle avait repéré trois personnes, plus Erick. Elle n'avait pas réussi à voir l'intérieur de la dépendance, dont la porte était fermée.

Il y en a un quatrième dans le débarras. Ils sont quatre en tout.

Ellen était réapparue à ses côtés, passant à travers la verrière sans un bruit, faisant sursauter Madène. Le coeur battant la chamade, elle lui lança un regard noir et chuchota :

Arrête de lire dans mes pensées !

L'esprit préféra ne pas relever et faire remarquer qu'elle n'avait pas cette capacité. Elle était plus inquiète quant à la suite des événements : comment cette fille maigrichonne allait-elle réussir à se débarrasser de quatre personnes ? L'un d'eux était plus jeune, peu sûr de lui, possiblement plus influençable. Il donnait l'impression de douter du bien-fondé de leur action. Peut-être pourrait-il être un atout, si la situation se développait ainsi. Elle aurait quand même préféré qu’Elina ait trouvé quelqu'un plus à même d'agir pour aider leur frère, mais il semblait clair qu'il s'agissait d'un choix par défaut.

Il y a une autre porte, de l'autre côté de la serre. Tu ne l'as peut-être pas vue, elle est identique aux baies vitrées. Ils ne la surveillent pas, tu pourrais peut-être entrer par là. Tu as une idée de comment t'y prendre ?

Madène lui fit signe que non puis haussa les épaules, n'osant plus lui parler à voix haute. Elle fit à nouveau le tour de la construction et s'arrêta devant la porte indiquée par Ellen. Elle ne lavait effectivement pas vue lors de son premier passage, tant elle se confondant bien dans la façade générale. Les bandits l’ignoraient complètement, ce qui lui laissait l'ouverture pour entrer discrètement. Elle tourna la poignée et poussa le battant, serrant les dents et croisant les doigts pour qu'elle ne grince pas. Erick entretenait sa serre à la perfection, car la porte s’entrebailla sans que ses gonds bien huilés émettent le moindre son. Elle se faufila à l'intérieur, cachée derrière une plante aux larges feuilles, et referma derrière elle, toujours sans un bruit.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Mar 6 Mar 2018 - 18:07

Je te jure que j'ai entendu quelque chose. Arrête de me prendre pour un fou !

Madène s'applatit derrière sa plante comme si sa vie en dépendait – ce qui était peut-être le cas, finalement. Elle s'était souvent cachée à Karnès, pour éviter l'attention des bigots et des prêtres, mais elle n'avait pas l'impression de l'avoir déjà fait avec tant de ferveur. Si elle était rien qu'un tout petit peu plus discrète elle allait devenir invisible et disparaître entièrement, et cela lui faisait presque aussi peur que les bandits. Au moins elle savait à quoi s'en tenir avec la violence des humains, alors qu'elle n'avait encore jamais eu l'occasion de se dissiper dans le néant. Elle ne savait pas ce que cela faisait mais c'était sûrement douloureux et froid.

À côté d'elle, Ellen essayait de lui donner des indications, à voix très basse comme si elle aussi risquait d'être entendue. Madène lui en était reconnaissante : elle ne voulait pas être découverte à cause d'un foutu fantôme qu'elle tentait d'aider ! Tout était calme pour l'instant, personne ne bougeait vraiment. Elle ignorait ce qu'ils essayaient de faire ou pourquoi ils ne faisaient rien, justement. Erick donnait l'impression de somnoler, ligoté qu'il était sur sa chaise. Madène tâta son éternel petit poignard, essayant de réfléchir à la marche à suivre. Libéré sa cible serait peut-être la première chose à faire, car elle ne pensait pas être capable d’assommer au moins trois personnes.

Elle attendit le moment opportun, lorsque le même homme qu’auparavant retourna voir à la porte en maugréant. Ses deux acolytes avaient les yeux fixés sur lui, et la Namès sa faufila jusqu'à la chaise d’Erick. Il ne dormait pas du tout, entrouvrit un oeil en sentant des mains sur ses poignets, mais ne fit pas un mouvement ni un bruit. En quelques secondes, les liens qui le retenaient étaient coupés, mais il les retenait dans sa main comme s'il était toujours attaché. Elle comprit qu'il voulait faire semblant d'être encore attaché pour qu'ils ne se méfient pas et qu'il puisse les prendre par surprise. Madène retourna se cacher derrière la plante qu'elle commençait à considérer comme la sienne, et se tourna vers Ellen qui surveillait le déroulement des opérations.

Je crois que je vais avoir besoin d'aide. Je peux pas me débrouiller seule, là.

Elle avait oublié que les autres pouvaient l'entendre, elle, et la femme qui était restée près du prisonnier se retourna vivement.
Tu as dis quelque chose toi ?
Erick secoua la tête. La femme, méfiante, se leva pour vérifier son bâillon et sembla satisfaite par ce qu'elle trouva. Elle remarqua quelque chose d'anormal au niveau des poignets, et l’horticulteur le vit immédiatement. Avant qu'elle ait le temps de pousser plus qu'une exclamation de surprise, il lui envoya un coup de poing bien senti qui l'envoya rouler à terre.

Ses complices l'avaient entendue et revinrent aussitôt. C'était raté pour l'évasion discrète. Heureusement, malgré son âge et grâce à son métier, Erick était bien bâti et en capacité de participer à son propre sauvetage. Il se jeta sur l'un des deux hommes, décidant que l'attaque était la meilleure défense. Les kidnappeurs étaient revenus de leur surprise, et tentèrent tous deux de l'arrêter. Profitant du fait que l'un d'eux lui tourne le dos, Madène attrapa un pot de fleurs, relativement lourd, et le lui fracassa sur l'arrière du crâne.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Mer 7 Mar 2018 - 19:01

Elle-même un peu sonnée par le coup qu'elle venait de porter, Madène trébucha en arrière sur quelques pas avant de tomber assise. C'était la première fois qu'elle avait un geste si violent en pleine connaissance de cause, et elle n'était pas sûre d'aimer cela. Elle espérait qu'elle ne l'avait pas tué. Il était allongé au sol, et elle commençait à voir du sang couler le long de sa nuque. Oh non. Pourvu qu'il ne soit pas mort ! Il ne l'avait même pas menacée directement, elle n'était pas sûre qu'il ait vraiment mérité de rejoindre ses ancêtres aux portes du Maldelly.

Mais elle n'avait pas le temps de s'en inquiéter plus avant pour l'instant. Alerté par le bruit et les cris, le quatrième bandit était sorti du débarras. Il était beaucoup plus jeune que les trois autres mais semblait tout aussi déterminé à défendre ses comparses et récupérer le prisonnier. Il ne s'occupa pas d’Erick pour l'instant, le voyant engagé dans une lutte acharnée avec son collègue. À la place, en colère, il se dirigea droit vers la fille maigrichonne qui n'avait rien à faire ici, supposant qu'elle était par il ne savait quel miracle à l'origine de cette fichue débâcle.

En voyant l'homme s'approcher d'elle à grands pas, Madène commença à paniquer. Ses mains moites ne trouvaient plus son couteau, qu’elle avait dû perdre dans la bousculade, ou bien en saisissant le pot de fleurs. Elle n'avait plus rien à portée de main pour l'aider à tenir à distance son agresseur. Affolée, elle regarda autour d'elle, et à part la table – qu'elle n'avait pas assez de force pour utiliser – il n'y avait qu’Ellen. La femme l’encourageait mais ne pouvait rien faire, n'ayant pas la possibilité d'interagir physiquement avec le monde des vivants. Suppliante, Madène lui tendit la main:

Fais quelque chose, je t'en supplie !

Le bandit marqua un temps d'arrêt en la voyant s'adresser à l'espace vide à côté d'elle.
Ellen secoua la tête par impuissance, mais déjà sa propre main commençait à se dissoudre dans celle de Madène, comme aspirée. La Namès ne savait pas exactement si elle l'avait fait exprès ou non, mais elle se fut un peu rassurée lorsqu'elle sentit l'esprit à l'intérieur du sien. Échaudée par son expérience malencontreuse avec Emilie, elle fit attention à ne pas écraser sa complice, même si elle n'avait pas le temps de réfléchir à ce qu'elle faisait. Ellen ne savait pas mieux se défendre qu'elle, elle était tout aussi démunie, voire plus car elle ne comprenait pas bien ce qui venait de se passer.

L'homme s'était remis de sa surprise et arrivait sur elles. Il ne portait qu'une dague, et paraissait hésiter à l'utiliser sur une femme au sol qui n'avait pas l'air de se défendre particulièrement, mais il la tenait d'une manière menaçante. Prise de court, Madène se redressa et le poussa aussi fort qu'elle le put. Si elle pouvait, elle le blesserait dans un dernier effort. Ses mains trouvèrent une parcelle de peau nue juste au dessus de son pantalon.

Va-t-en !

À la surprise générale, le jeune homme tomba en arrière, à moitié assommé, gaspant comme un poisson or de de l’eau. Paniqué, il se tenait la gorge d'une main et la poitrine de l'autre, toussant et cherchant son air. Il était en train de se noyer.


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MessageSujet: Re: [Quête] Silence radio Jeu 8 Mar 2018 - 20:04

Madène le regardait, elle-même cherchant aussi sa respiration comme si elle partageait son étouffement. Erick qui était venu à bout de son adversaire les regardait bouche bée. Quelques secondes plus tard il était revenu à lui mais pleurait et restait prostré. Sa respiration était redevenue aisée, bien que hachée par l'émotion. Madène s'était remise plus vite et il eu un violent mouvement de recul lorsque la jeune femme fit mine de s'approcher de lui. Elle ne comprenait pas. Que s'était-il passé ? Ellen était agitée à l'intérieur, mais n'était plus aussi pressée de sortir, elle aussi abasourdie. Plus personne ne bougeait sous la serre à part le malheureux. Ellen tenta d'avancer une hypothèse aux interrogations de tous, empruntant sans vraiment le vouloir la voix de Madène.

Je suis morte noyée…
Quoi ?

Erick, lui, était de plus en plus perdu. Cette fille qui l'avait aidé parlait seule, et maintenant avait changé de voix ? Elle tenait un discours incohérent. Elle n'était pas morte, puisqu'elle était là, debout devant lui. Par contre il connaissait quelqu’un qui s’était  noyé, et qui serait venue l’aider si elle avait toujours été vivante. Il ne savait pas comment une telle chose était possible, mais il avait appris à se satisfaire des bonnes choses qui lui arrivaient sans couper les cheveux en quatre. Il s’approcha de Madène mais s’arrêta avant de la toucher. Elle ne bougea pas, ni pour s’éloigner ni pour s’approcher, tiraillée entre ses propres instincts et ceux de sa passagère.

“Ellen ?


Elles hochèrent la tête de concert, bien d’accord cette fois sur la marche à suivre.
L’émotion parut submerger l’herboriste, mais la situation ne permettait pas des retrouvailles émouvantes. Le jeune bandit commençait à se remettre de sa frayeur, ses trois complices retrouvaient doucement leurs esprits. Il n’était pas encore temps de se reposer sur ses lauriers. Madène, rapidement suivie par Erick, se précipita vers la porte secondaire par laquelle elle était entrée. Alors qu’elle touchait la poignée, son regard se posa, à quelques mètres de là, sur son couteau, qu’elle avait perdu dans la cohue. Au grand dam d’Erick, elle fit demi-tour pour l’attraper. Elle poussa un cri en se retrouvant nez à nez avec l’une des ravisseur. Elle attrapa son arme et en un éclair fit demi-tour pour passer par la porte que son nouveau compagnon tenait ouverte pour elle.

Ils coururent aussi rapidement et longtemps qu’ils le purent en direction du village, et s’arrêtèrent peu après avoir passé le sommet de la colline qui les séparait des habitations pour reprendre leur respiration. Pour l’instant personne ne les suivait, mais ils ne devraient pas traîner. Erick avait cependant des questions qui ne pouvaient pas attendre beaucoup plus longtemps. Il regardait sa sauveuse avec un mélange de nostalgie et de méfiance. Il n’osait pas poser toutes les questions qui lui venaient, ou alors il ne savait pas comment les ordonner pour les sortir dans l’ordre. Ellen prit les devants.

C’est Elina qui lui a demandé de venir t’aider. Elle se faisait beaucoup de souci pour toi tu sais.

Il restait sans voix.

Comment … ?

Madène n’était pas sûre de la question, mais c’était elle qui possédait le plus d’éléments pour y répondre.

C’est moi, je crois. Ellen est là.” Elle désigna sa tête. Erick la regardait, comprenant sans comprendre.
C’est grâce à moi qu’elle peut te parler.
Et elle peut rester ? Quand tu vas partir ?

Elle haussa les épaules. Elle espérait. Déjà parce qu’elle n’avait pas envie de garder toute sa vie une passagère qui pouvait être témoin de toute sa vie. Mais elle n’avait jamais vraiment cherché à se séparer d’un esprit, ça s’était toujours fait plus ou moins tout seul ou à l’initiative de l’autre, elle-même n’avait aucune idée de comment faire. Avec un peu d’introspection, elle avait l’impression que la prise d’Ellen – ou sa prise sur Ellen ? – commençait à se relâcher. Elles n’avaient pas essayé plus tôt, trop pressées de s’enfuir, et maintenant qu’elles en avaient l’occasion, l’esprit n’était plus très sûre d’en avoir envie. Après tout elle avait l’occasion pour la première fois depuis des années de rentrer en contact réciproque avec son frère et sa soeur, et elle l’avait tellement souhaité qu’elle ne voulait pas laisser passer une telle occasion.


Madène: #99ccff


Dernière édition par Madène Calis le Ven 9 Mar 2018 - 18:33, édité 1 fois
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