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De la moralité de l'art

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MessageSujet: De la moralité de l'art Mer 8 Nov 2017 - 19:59

Le 27 Sorn 1243

Son coeur battait la chamade et il sentait le contact moite de sa chemise de lin légère dans son dos. Il ne faisait plus la différence entre son appréhension et la chaleur du plein été qui écrasait Arnlo depuis plusieurs semaines déjà. Les volets de la bâtisse avaient été fermés par souci de discrétion, rendant l'air à l'intérieur lourd et étouffant. Rhys but une gorgée de son cocktail à base de glace pilée avec reconnaissance. La présence d'un héléo de glace – un secret de polichinelle – était un avantage sérieux à ces événements clandestins. On y trouvait de tout, des nobles qui s’enjaillaient à leurs domestiques qui venaient y vendre en secret des ragots sur leurs maîtres. Les alchimistes y côtoyaient des rebelles héléos et liares, et le jeune homme n'aurait pas été surpris d'y croiser des Récleyès en infiltrations si ces derniers n'avaient pas été exterminés près d’un siècle plus tôt. Tout le monde y évoluait à visage dissimulé, et les raisons pour cela étaient aussi multiples qu’inavouables.

Ce n'était pas la première fois qu'il s’aventurait dans ce genre de repère, et même s'il y était toujours prudent, il y avait tout de même pris confiance. Le but initial avait été celui d'un adolescent rebelle cherchant à tenir tête à ses parents sans réaliser les conséquences possibles de ses actes. Par la suite il y avait vendu et acheté des informations sans importance concernant ses aînés. Il y avait même joué de la musique, entre deux danseuses et un saltimbanque. Il eut un sourire en pensant à ce dernier – une rencontre particulièrement mémorable. La situation était différente cette fois. Après tout il n'était jamais venu ici dans un but illégal auparavant.

Il s'essuya les ailes du nez sous son masque en plumes. Il allait finir par étouffer s'il ne se passait rien, et la chaleur de la solaria qu’il portait dans sa chemise ne faisait rien pour l’aider. Il pensait avoir reconnu un homme, un grand ami de la famille dont son père louait régulièrement la sagesse et l’honneur. Ah, s'il savait… Il ne ferait probablement jamais rien de cette information mais il la classa bien précieusement dans un recoin de son esprit. En tout cas rien qui ressemblait à celui qu'il était venu rencontrer ce soir. Il ne savait pas grand chose de cet individu, uniquement le masque qu'il était censé porter. Nul n'allait à visage découvert ici. La plupart étaient particulièrement imaginatifs et il n'était pas toujours facile de reconnaître ce qu'ils devaient représenter, mais il était quasiment certain de ne pas l'avoir raté.

Il se frotta discrètement les paumes sur le pantalon. Pas question d'avoir une poignée de mains moite et de passer pour une bleusaille ! Il ne l'aurait jamais avoué autrement que sous la torture mais il n'était effectivement pas très à l'aise. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'il se fournissait par des moyens parallèles pour de l’alchimie. Après tout, certaines parties de certains animaux ne se trouvaient pas au marché de la grand-place. C'était par contre la première fois que l'ingrédient qu'il recherchait était d'origine humaine, une démonstration claire de la raison pour laquelle la plupart des peuples méprisait cet art. Il n'avait besoin que de quelques gouttes de sang, si ses calculs étaient bons, et il pourrait mettre en oeuvre son projet. Il n’en avait pas parlé à son maître, c’était son invention et il comptait bien la mener à bien seul.

Il fit signe au serveur de lui rapporter la même chose. Avec un peu de chance il finirait par rencontrer son interlocuteur avant qu’on lui ait apporté son verre.


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MessageSujet: Re: De la moralité de l'art Ven 10 Nov 2017 - 12:29

Place centrale d’Arnlo, sous la chaleur étouffante du mois de Sòrn. Tandis que les habitants de la place et des environs profitaient de la place centrale pour se réfugier dans les auberges ou pour se rafraîchir autour de la fontaine, situé au centre de la place ; un homme, couché sur un banc en plein soleil, était perdu dans ses pensées. Cet homme, dont la chevelure resplendissait sous la lumière de l’astre brûlant, paraissait parfaitement à son aise sous la chaleur étouffante. Rien d’étonnant, s’agissant d’un Namés, devaient se dire les quelques curieux qui le remarquèrent. Ronan, car c’était son nom, avait depuis longtemps rejeté tout ce qui était en rapport avec sa cité natale. Tout sauf la chaleur qu’il regrettait souvent et qu’il semblait retrouver en ces périodes de sécheresse que connaissait les Terres Plaines chaque année. Ainsi, le Namés en profitait régulièrement pour baigner sous les caresses des rayons du Soleil, afin de pouvoir réfléchir efficacement pendant que sa peau blanchâtre regagnait en couleur en ces instants.

Cela ne fut pas de trop puisque, comme nous venions de le dire, Ronan était à cet instant bien pensif. Son esprit était focalisé sur une fiole, contenant un liquide rougeâtre à son intérieur, qu’il tenait dans sa main droite, au dessus de son visage. Ce liquide provoquait une profonde douleur dans l’esprit et dans l’être de cet homme, qui le fit revivre des passages de son enfance dans sa tête. Ces douloureux souvenirs firent resurgirent le sentiment qu’il n’avait jamais pu accorder sa confiance à quiconque et se sentiment déplaisant rappeler à son être intérieur qu’il n’eu cesse d’espérer pouvoir un jour être compris par quelqu’un d’autre et pouvoir accorder sa confiance.

A ces pensées s’ajoutèrent la vision d’Ephraïm, son amant. Tandis que son regard se perdait toujours dans le rouge de la fiole, son esprit se balada dans des souvenirs récents où il songea à la sincérité avec laquelle Ephraïm se confiait constamment à lui sur le mal-être qu’il ressentait en étant avec les siens, forcé de cacher son homosexualité, ce qui le menait à penser, parfois, qu’il n’avait pas sa place parmi les siens. C’était une pensée dur pour un Ancien, et cela provoqua une intense douleur à Alistair, qui referma alors son poing autour de la fiole pour la cacher de sa vue et la reposait ensuite contre son torse. Fermant les yeux, envahit par une angoisse ; Alistair se laissa à nouveau bercer par la chaleur pour arrêter de songer et reprendre son calme.


~


Ronan n’eu aucun mal à trouver le bon passage souterrain, dans la bonne petite ruelle, au détour de la bonne auberge malfamé. Depuis son arrivé à Arnlo, Ronan eu tout le temps et le loisir d’arpenter les ruelles sombres de la ville pour se familiariser avec chacune d’entre elle, et pouvoir s’orienter avec aisance dans ces recoins particulièrement discret et ignoré de la plupart des habitants, pouvant s’apparenter à de véritables ruelles. Ainsi, dans un étroit couloir souterrain et humide, faiblement éclairé par des torches, Ronan se retrouva à frapper trois fois contre une imposante porte de fer. Une légère trappe sur la porte s’ouvrit, pour laisser apparaître à travers un œil, surplombant le Namés, le détaillant longuement, dans un silence religieux, d’un œil habile et expert malgré la faible luminosité. Puis, après cette minutieuse observation, la frappe se referma pour faire disparaître l’œil ; avant que la lourde porte en fer s’ouvre devant Ronan, pour laisser apparaître un être de petite taille mais de carrure imposante, qui l’amena vers une petite pièce. Alistair le suivit sans broncher, habitué à la procédure. On l’amena ainsi dans une petite pièce où se trouvait deux gardes, ainsi qu’un homme assit derrière un bureau, écrivant sur ce qui semblait être un registre et caché par l’obscurité des lieux. Les deux gardes, sans dire mot, prirent les affaires de Ronan qu’ils déposèrent sur le bureau de l’homme, qui les inspecta alors sans porter la moindre attention à son possesseur. Il se contentait de poser des questions sur les raisons de la présence du Namés, qui se contentait de répondre machinalement, à chacune d’entre elle, par la simple et même réponse: «Pour les affaires.»


~


Le visage recouvert d’un masque noir, à l’image d’un chat, revêtu de plumes ; Ronan s’était placé dans un coin isolé de la pièce, plutôt sombre afin de pouvoir passer inaperçu et éviter de se mêler aux autres convives. Il n’appréciait guère ce genre d’endroit et souhaiterait que ses activités n’exigent pas de s’y retrouver. Alors qu’il cherchait à retrouver, parmi les nombreux convives, le contact qu’il était sensé rencontrer, Anil se rapprocha de lui pour venir se plaindre de son boulot. Anil était un serveur habitué à servir dans ce genre d’endroit. C’était d’ailleurs lui qui avait fait rentrer Ronan dans ce genre de cercle, à l’époque où tout deux furent encore serveur. Alistair appréciait réellement Anil pour son caractère simple et jovial ; il était une des rares personnes avec qui Ronan pouvait discuter simplement. Cependant, leur trop grande différence par rapport à leur conception de la vie empêchait l’un de comprendre comment l’autre pouvait se contenter d’une vie de serveur et s’y suffire ; l’autre la passion dévorante pour un art aussi curieux qu’étrange qu’est l’alchimie. Cette incompréhension faisait qu’Anil n’était rien d’autre qu’une connaissance pour qui Ronan avait de la sympathie, et non pas un véritable ami. Malgré tout, Anil appréciait toujours apporter son aide au jeune Namés, en repérant ses contacts pendant son service,  tandis que ce dernier le lui rendait bien en lui prêtant une oreille attentive et une sincère compassion à ses complaintes sur son boulot de serveur sur son métier et ses clients.

Lorsqu’Anil eu assez de vider son sac sur son boulot à son ancien collègue et qu’il du reprendre son service, il pointa du doigt un individu au loin qu’il pensait être la personne que Ronan cherchait. Même s’il avait peu d’information, Ronan savait faire confiance à Anil à propos de son expertise pour retrouver les clients qu’il voulait. Le Ronan le remercia donc et accepta d’apporter son cocktail à sa place, permettant à Anil d’éviter de passer devant un convive aux mains beaucoup trop baladeuses à son goût. Le cocktail glacé dans sa main, Ronan s’approcha alors discrètement de la personne afin de passer derrière son dos et pouvoir l’aborder en s’assurant d’avoir l’initiative :


« Excusez-moi ; il me semble qu’on s’est trompé et que ce cocktail vous était destiné » lança-t-il alors, avec un léger sourire, en lui présentant le verre qui était dans sa main, avant d’ajouter  « ce pourrait-il que vous êtes l’homme que je cherchais ? ».
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MessageSujet: Re: De la moralité de l'art Mer 15 Nov 2017 - 11:31

Un masque de chat noir orné de plumes. Il n'y en avait pas cinquante dans cet endroit, malgré la foule et la diversité des toilettes, il n'aurait pas dû avoir tant de mal à repérer son interlocuteur. Il continuait à scruter la pièce en attendant sa boisson mais sa tâche était rendue plus complexe par l'éclairage tamisé. Cela permettait une certaine discrétion pour les échanges mais n'aidait pas à faire du repérage. Mieux valait connaître la personne que l'on cherchait ici. Il s'apprêtait à interpeller une serveuse pour se rappeler à son bon souvenir et en profiter pour lui demander des renseignements sur un certain convive quand une voix masculine l’arrêta.

Excusez-moi ; il me semble qu'on s'est trompé et que ce cocktail vous était destiné.

Rhys se retourna sur l’homme, un sourire aux lèvres. Finalement, il allait pouvoir arrêter de fondre dans cet environnement étouffant ; bénie soit la Vérité de glace du barman qui le maintenait à une température acceptable grâce à ses merveilleuses boissons. Il accepta le verre avec un signe de tête poli, mais n’eut pas le temps de remercier convenablement son bienfaiteur, car celui-ci reprit la parole aussitôt. La surprise l’avait déconcentré, mais la question le ramena à la réalité. L’individu qui lui parlait portait un masque orné de plumes, à l’image d’un chat noir. Ce n’était donc probablement pas un hasard s’il y avait eu “erreur” sur la commande. Tant mieux. Un peu de mise en scène ne faisait jamais de mal.

Effectivement, il semblerait que vous m’ayez trouvé.” Du pied, il poussa un siège face à lui puis tendit la main en guise de salutation. “Joignez-vous à moi. Je peux vous offrir un verre, en remerciements ?

Il fit immédiatement signe à un serveur pour prendre la nouvelle commande. En attendant il détailla en silence son interlocuteur. La vingtaine, blond, discret. Il était curieux de voir ce qui se cachait sous le masque de chat, mais cela faisait partie du jeu. Son entrée en matière promettait un jeu raffiné. Il appréciait ce type d'informateur qui le changeait un peu des contrebandiers de bas étage, qui étaient si prévisibles et manquaient cruellement de finesse. C'était ce qu'il appréciait dans les intrigues complexes de la noblesse locale, et ce qu'il était ravi de transposer à d’autres aspects de sa vie. À quoi bon parler franchement quand le langage permettait tant de circonvolutions ?

Lorsque la seconde commande arriva, il leva son verre pour trinquer, un sourire félin aux lèvres.

Aux affaires.

Il but une gorgée rafraîchissante et volontairement ne mentionna pas à quelles affaires il faisait allusion. C'était une habitude ; lorsqu'il rencontrait un nouveau fournisseur, il aimait tester leur capacités d’adaptation, et accessoirement cultiver sa propre réputation de noble badin. Paraître inoffensif lui paraissait être la meilleure défense, parfois. Et puis, il n'aimait pas amener lui-même le sujet de la transaction, c'était d'un vulgaire ! Et puis il était toujours intéressant de voir comment l'autre s'y prenait, et au bout de combien de temps. Cela en disait long sur son caractère et sur la suite des opérations.


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