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[Quête] Allumez le feu !

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MessageSujet: [Quête] Allumez le feu ! Lun 6 Nov 2017 - 16:24

Allumez le feu !

Mise en Contexte
Une grande foule ainsi que des flammes attirent votre attention. Un incendie ? Mais lorsque vous vous approchez, vous vous apercevez de votre erreur : une jeune femme, les mains liées, est accusée d'être une Récléyès et les habitants du village lui ont préparé un bûcher. Les accusations à son égard sont multiples mais sont elles justifiées ? Prendrez vous le risque de vous opposer à cette foule en délire pour lui laisser le bénéfice du doute ?


Déroulement de la Mission
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MessageSujet: Re: [Quête] Allumez le feu ! Mar 7 Nov 2017 - 15:43

Le 3 Kahl 1248


Madène n'avait pas retrouvé Kharis à la fin de la Fête de la Vérité. Elle ne l'avait pas vraiment cherchée non plus mais à quoi bon ? Elle l’avait abandonnée elle aussi, comme les autres, si elle n'avait pas carrément participé à son agression. La Namès ne savait pas vraiment pourquoi elle aurait fait cela, pas tout à fait, mais l'idée avait fait son chemin dans sa tête et ce qu'elle ne comprenait pas devenait une évidence. Elle n'en voulait pas à la liare, pas particulièrement, pas plus qu'à tous les autres.Il y avait des années qu'elle essayait d'imaginer pourquoi ils s’acharnaient sur elle. La plupart du temps ils se contentaient de l’insulter et de commenter ses faits et gestes – elle n'avait jusqu'à présent jamais réussi à les prendre sur le fait mais cela arriverait un jour – mais ils avaient fomenté plusieurs agressions par le passé donc pourquoi pas celle-là aussi ? Rien que d'y penser la fit frissonner.

Ce mouvement la tira de ses ruminations et la ramena à la réalité. Elle était à moitié assoupie au pied d'un arbre – elle les avait découvert peu de temps auparavant mais elle ne pouvait déjà plus imaginer la vie sans leur abri accueillant, et il lui fallut un instant pour retrouver ses repères. Elle s'étira en faisant attention à ne sortir ni main ni pied de l'enveloppe de sa cape. Le bout de son nez était glacé et elle renifla pour retenir la goutte tentait de s'en échapper. Le froid l’engourdissait et elle avait un peu de mal à se souvenir de ce qui l’avait menée ici. Elle avait quitté précipitamment les derniers vestiges de la Fête, pour ne pas dire qu'elle avait fui. Elle n'avait cependant eu aucune idée d'où aller, elle ne voulait pas retourner à Karnès, pas tout de suite. Elle s'était tenue à l'écart des plus gros flux de voyageurs et avait suivi un chemin quelconque jusqu'à tomber sur des habitations.

Le village qu’elle avait découvert était minuscule, à peine quelques maisons, une auberge, et un vague temple qu'elle évita soigneusement. Le souvenir des soirées agréables dans la chaleur après une journée de trajet lui fit pousser la porte de l'établissement, mais le regard peu amène du tenancier lui avait douloureusement rappelé que ses quelques misérables pièces se battaient en duel dans sa poche et elle ne pensait pas trouver la charité ici. Elle ressortit avant même d'être vraiment entrée, ne voulant pas risquer qu'on l'y aide. Elle avait d’abord trouvé refuge près du four du hameau, mais quelqu'un l'en avait délogé sans qu'elle puisse voir qui. Finalement, elle se pelotonna dans le creux d'un tronc, trop épuisée pour continuer à chercher.

Fatiguée de trembler de froid sous son arbre, elle se décida enfin à se lever. Elle regretta immédiatement son initiative et commença à faire quelques pas pour se réchauffer. Dès qu'elle trouverait un peu d’argent, il faudrait qu'elle s’achète quelques vêtements plus adaptés au climat. Elle pouvait aussi en trouver ailleurs, l’important était d’arriver à s’en fournir rapidement. Ses pas l’avaient déjà menée quelques ruelles plus loin, et elle commençait à entendre un brouhaha, ponctué de cris et de sifflets, comme si on célébrait quelque chose. Elle ne voyait pas encore la source du bruit mais se dirigea dans sa direction. Après tout s’il y avait des gens, c’était probablement un marché et elle allait pouvoir tenter de trouver ce qu’elle cherchait. Elle finit par tourner à un coin de rue et apercevoir l’origine de la commotion : une foule – toute relative à l’échelle du village – entourant quelque chose qu’elle ne pouvait pas voir, et la lueur de flammes qui rougeoyaient. Attirée par les flammes comme un papillon de nuit, elle s’en approcha pour profiter de leur chaleur et des festivités.


Madène: #99ccff
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MessageSujet: Re: [Quête] Allumez le feu ! Lun 13 Nov 2017 - 18:28

Le brasier n'avait rien à voir avec une fête. Un frisson glacé parcourut son échine malgré la fournaise. La femme au coeur du bûcher n'avait pas encore été atteinte par le feu mais la peur et la mort imminente déformaient ses traits. Les flammes s'élevaient déjà haut au-dessus de sa tête mais n'avaient embrasé que les fagots externes. Le bruit de la combustion n'arrivait pas encore à étouffer ses cris de détresse. De la fumée commençait à s'échapper de ses vêtements qui n'allaient pas tarder à s’enflammer. La condamnée se débattait contre ses liens mais rien n'y faisait. Elle allait bientôt s'essouffler.

Madène resta bouche bée devant ce spectacle infernal. Horrifiée, elle regarda autour d'elle pour trouver un soutien à la malheureuse, mais tous les visages qui l'entouraient semblaient fiers, voire heureux de son sort. Si certains ressentaient de l'appréhension, ils le cachaient bien et n'apparaissaient pas près d'intervenir. Comment pouvaient-ils décider d'un tel châtiment ? Le souvenir douloureux de sa propre punition remontait à la surface et elle en tremblait, mais rien ne pouvait se comparer à ce qu’elle voyait en ce moment. Le brouhaha était presque insoutenable, mais elle parvenait à peu près à discerner les mots d’un homme, sûrement un prêtre, qui lisait un grand rouleau de parchemin.

Emilie Danya Herbrecht, vous êtes accusée d'utiliser une Vérité corrompue, d’assassinat et de connivence avec la Cinquième Confrérie. Le jury vous a jugée coupable devant le Tribunal de la ville, et condamnée à la mort par la feu. Que votre cas serve d'exemple à tous vos complices ; nous ne toléreront aucun rapprochement avec les Récleyès sur nos terres.

À ces mots, nombreux furent ceux dans la foule à hocher la tête avec conviction. Madène n'en croyait pas ses oreilles. Destinée au bûcher parce qu'elle était Récleyès ? Ça n'avait aucun sens, la punition était disproportionnée. Elle fit ce que quelqu'un aurait dû faire, quelques années plus tôt devant le temple de Seliope : elle s’approcha d'un homme, grand et bien habillé et lui attrapa le bras.

Messire ! Faites quelque chose pour elle !

L’homme se tourna vers elle, agacé, et avec un regard de mépris mais ne daignant pas lui adresser la parole il la repoussa. Ce geste, sans force mais avec violence lui fit l'effet d'une gifle. Elle savait pourtant mieux que personne qu'on ne pouvait pas compter sur les hommes pour avoir un peu de pitié, et encore moins d’humanité. Les yeux baignés de larmes, elle tenta à nouveau d’en appeler à la compréhension d'une femme, dont le manteau tâché et rapiécé la rendait plus accessible.

Je vous en prie, on peut pas la laisser comme ça !

Malgré sa bienveillance, elle ne montra aucune merci et la repoussa elle aussi, bien que sans brutalité.
Tu es folle ! Tais-toi si tu ne veux pas la rejoindre !

Madène ne pouvait rien faire d'autre que de regarder la victime, impuissante. L'intéressée avait cessé ses cris, épuisée, et sanglotait faiblement, à moitié affaissé dans ses liens. Cela ne suffisait plus pour épancher la soif de sang de la populace, et un homme sinistre en tablier de cuir s'approcha un brandon à la main, et le jeta aux pieds de la condamnée.  

Avec un cri, Madène se jeta en avant comme pour essayer de rattraper l’objet. Mais elle était trop loin, il y avait trop de gens entre elle et le bûcher. L’huile qui imprégnait les fagots s’embrasa instantanément, et les flammes léchèrent le ciel avec un ronflement d’enfer.


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Dernière édition par Madène Calis le Dim 26 Nov 2017 - 0:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Allumez le feu ! Dim 26 Nov 2017 - 0:08

Emilie. C'était son nom, et le connaître donnait à Madène l'impression d'être proche d'elle. Ses hurlements ne résonnèrent pas longtemps sur la placette remplie de monde. La fumée qui l’asphyxiait lui fit rapidement perdre connaissance. En regardant autour d'elle, Madène avait l'impression que la perte de conscience de leur victime décevait les témoins de cet horrible spectacle. Elle les entendait chuchoter entre eux, “elle ne méritait que ça”, “que tous ces monstres brûlent avec elle”, “et si quelqu'un ne trouve pas ça juste, qu'il la rejoigne là où elle est”. Parfois les lèvres bougeaient, parfois non, mais les mots étaient prononcés. Elle se sentait étouffée par toute cette haine, et n'était pas toujours persuadée qu'elle n'était pas dirigée contre sa propre personne.

Arrêtez… Elle mérite pas ça… Je mérite pas ça…
Sidérée par la situation, Madène s’écarta petit à petit du rassemblement. Elle n'avait pas la force, pas le courage d'assister à la suite. Elle allait s'éloigner, quitter ce village de fous tant pis pour la recherche d'une nuit à peu près au sec. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps ici.

Soudain, par-dessus le vacarme des flammes et le brouhaha de la foule, Madène fut interrompue dans sa fuite par une plainte sépulcrale en provenance du bûcher. Elle essuya ses larmes pour mieux voir ce qu'il s'y passait, et resta bouche bée. Elle avait vu et entendu des esprits d’aussi loin quelle qu'elle s'en rappelait, mais n'avait encore jamais été confrontée au processus actif. Fascinée, elle regardait le halo grisâtre qui commençait à se former autour de la forme inanimée de la condamnée. Elle pouvait presque voir le combat qui se menait entre l'esprit qui tentait de s'échapper du calvaire auquel il était condamné, et le corps qui cherchait désespérément à survivre en le retenant.

La Namès se surpris après quelques minutes à murmurer son nom en boucle, sans savoir si elle l'appelait ou si elle s'en protégeait. Les phénomènes étranges qui l'entouraient avaient semblé s'intensifier depuis qu'elle avait quitté Karnès. Elle ne savait pas pourquoi et avria dire ne cherchait pas la réponse à cette question. Paradoxalement elle commençait également à être moins effrayée par ces … gens, esprits, âmes, quel que soit le nom qu'on voulait leur donner. La peur d'eux avait laissé la place à une certaine curiosité. Elle était plus méfiante envers les vivants, et la scène actuelle ne faisait rien pour lui donner tort.

Les yeux écarquillés d'horreur, elle ne pouvait se détourner de l'esprit d’Émilie qui cherchait à se libérer, et qui y réussit brusquement, comme si ce qui la retenait venait de lâcher sans crier gare. La suppliciée se tenait un peu au-dessus du bûcher, flottante, éthérée, à peine visible. Même sans distinguer les traits de son visage, Madène savait que c'était elle qu'elle fixait, au centre de la foule. Leurs regards se croisèrent et une sorte de compréhension passa entre elles deux. Comme on prend une grande goulée d'air, Madène l’attira vers elle, et avec la même sensation de noyade glacée qu'elle commençait à connaître, elle se retrouva coincée dans son propre corps.


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MessageSujet: Re: [Quête] Allumez le feu ! Mar 28 Nov 2017 - 11:38

En une fraction de seconde, Madène se sentit submergée par toute la douleur et la colère de son hôte, mais elle n'était pas terrorisée comme elle avait pu l'être auparavant. Cette fois-ci, elle était volontaire dans le processus et le fait de partager l'indignation d’Émilie à propos de son sort facilitait un peu la cohabitation. L'esprit qui l’habitait quant à elle ne cherchait pas non plus à l'écraser. Madène voulait absolument prendre le dessus, elle n'était pas près de la laisser prendre le contrôle de ses membres sans se battre, cette fois. Cela n'avait pas l'air d'être le but d’Émilie, mais elle ne voulait jamais répéter le “désastre de Drake”, comme elle commençait à l'appeler.

L'esprit d'Émilie bouillait d'indignation et tentait par tous les moyens de parler par la bouche de ce corps qui l’abritait. Elle ne pouvait pas bouger et peu lui importait : elle ne voulait que s'exprimer, monter la défense qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de faire valoir avant sa mort ; son procès avait été expéditif, à peine la mention des Récleyès avait-elle été fait qu'elle était déjà condamnée, ou presque. Les gens avaient peur et cherchaient un exutoire, mais elle n'en digérait pas mieux pour autant l'injustice qui lui avait été faite. Au contraire, il semblait que son indignation s'ajoutait à celle de Madène pour devenir insupportable.

Elle essayait de parler, de crier. Elle allait leur expliquer la vérité, qu'elle n'avait fait qu'héberger un homme de passage, sans rien connaître de lui. Qu'elle ne savait toujours pas s'il avait fait quelque chose de mal. Elle lui avait juste offert un toit pour la nuit, et il était reparti le lendemain sans qu'il se soit passé quoi que ce soit d'anormal. Elle n'avait su qu'il était mort et qu'il portait les armes de la cinquième confrérie que bien plus tard lorsqu'ils étaient venus la chercher pour la mener à ce qui devait tenir lieu de son procès. Tout Récleyès qu'il était, il s'était montré bien plus correct avec elle que la plupart de ses voisins si respectables.

De son côté Madène faisait tout pour la faire taire. Elle se tenait à l'écart de la foule ; personne ne se rendait compte de ses difficultés et elle préférait que cela reste ainsi. Ils n'avaient pas hésité une seule seconde à brûler une innocente qu'ils connaissaient sur une suspicion de trahison, elle n'osait pas imaginer ce qu'ils feraient à une étrangère parlant seule pour défendre la condamnée. Elle se démenait donc pour étouffer les velléités revendicatrices de l'esprit. Elle y mettait une telle énergie qu'elle ne se rendit pas tout de suite compte de ce qui arrivait réellement.

Tout à coup la résistance d’Émilie céda, et elle ne se faisait plus entendre. Madène regarda autour d'elle, peut-être s'était-elle échappée, mais il n'y avait rien autour d'elle à part les vivants. Dans le même temps elle se rendait compte que certaines de ses courbatures avaient disparu. Elle baissa les yeux et constata avec effarement que les ecchymoses violacées qui parsemaient ses bras et son torse étaient bien moins visibles qu'elles ne l'étaient le matin même. Paniquée, elle releva la tête et croisa le regard d'une vieille femme. Elle avait vu la chose. Elle avait forcément vu la chose. La Namès ne se posa pas plus de questions et détala sans demander son reste.

Une fois de retour au pied de son arbre, malgré le froid, elle ôta son manteau du désert pour s’examiner un peu mieux. Elle ne voyait pas tout mais cela ne faisait aucun doute : une grande partie de ses bleus avaient miraculeusement disparu. Loin d'elle l'idée de s'en plaindre, mais elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Frigorifiée, elle dissimula le prodige qui l'avait atteinte et s’emmitoufla de son mieux,un peu contrariée ; elle n'avait pas oublié que son but avait été de se trouver des vêtements plus chauds, mais elle ne pouvait pas rester dans ce village plus longtemps, pas avec ce qu'ils avaient fait et ce qu'ils avaient vu, c'était bien trop dangereux.

Elle repartirait après avoir dormi un peu et irait chercher ce dont elle avait besoin plus loin.


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