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Event °4 | Le tremblement de la guerre

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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Mer 28 Fév 2018 - 0:32

Faisant un tour sur lui même Draïtan, scrutait l'horizon et le convoi, essayant de déterminer quelle réaction serait la plus appropriée. Le temps que son escouade se remette d'aplomb avait suffi au général pour continuer d'avancer avec l'avant garde, un mage semblant déplacer des roches pour faire exploser les mines en tête de la délégation. Le jeune soldat savait que ce n'était pas à lui de juger de la situation et de décider du déroulement de l'opération, mais son entrainement tactique l'obligeait à analyser et définir l'option la plus sûre. Pour l'instant Draïtan n'arrivait pas à faire un lien entre son acuité visuelle et sa réflexion, la perte d'un camarade de promotion le touchait plus qu'attendu. Avoir mis fin à son existence accentuait l'impact émotionnel de cette mort. Soufflant un grand coup l'arvèles fit le vide dans son esprit et se concentra sur l'instant présent.

L'avant garde dont il faisait partie était déjà scindée en deux. Les unités touchées par les explosions et celles non impactées suivant le général dans sa course pour sortir de ce piège. Le reste du convoi semblait essayer de suivre tant bien que mal le rythme imposé par son chef.  
Tournant les yeux vers son lieutenant, son visage se fit grave. Draïtan n'était pas le soldat le plus obéissant de l'armée, il le reconnaissait volontiers, remettre en cause les ordres incohérents ne le gênait aucunement. Cet état de fait facilité par son manque d'estime quant à la compétence tactique du lieutenant de sa division. L'homme véritable génie de l'escrime montée, était capable de défaire la plupart de ses ennemis depuis les hauteurs de son cheval, son habilité laissait beaucoup de maitre d'armes ébahi. Ses exploits lui valurent même la promotion le menant au rang de Lieutenant.
Cependant l'homme possédait l'esprit tactique d'une charrette tirée par des bœufs. En dehors des sentiers battus, des routes tracées de la stratégie académique apprise et répétée le bougre se trouvait vite dépassé. Fort heureusement le gradé connaissait son handicap et savait écouter les conseils avisés même ceux qui émanaient d'une personne d'un rang inférieur. Draïtan appréciait.

Pour le moment le lieutenant beuglait à ses hommes de se lancer à la suite du général pour reformer l'avant-garde. Pour Draïtan ce n'était clairement pas la marche à suivre. Certes le convoi devait suivre rapidement le général pour reformer les rangs, cependant à l'heure actuelle un danger plus grand menaçait la formation de l'armée.
En temps normal lors de leurs déplacements sur route le convoi ressemble à un rectangle étiré mais à un rectangle avec un nombre de colonne étudié et maitrisé protégeant les rations de nourriture dans les chariots situés plus au centre de ce rectangle souvent à l'arrière garde. Intelligemment l'armée arvèles après l'attaque de l'arrière garde avait repositionné les chariots transportant les victuailles, armes et autres éléments indispensable à sa survie. Assurant ainsi qu'en cas de nouvelle bataille, l'armée ne serait pas privé de l'ensemble de ses fournitures.
Seulement ce rectangle parfait, étudié dont chacun des membres, même si ce convoi était quelque peu particulier, avaient compris le fonctionnement, chaque flanc protégeant le centre et le centre soutenant les flancs. Cette formation rectangulaire de marche s'effondrait, le rythme soutenu auquel le général avançait depuis la résolution du problème des mines tirait inlassablement l'avant-garde vers l'avant. Le centre suivait plus doucement avec les chariots de vivres qui circulaient plus difficilement sur cette route en lambeau et l'arrière garde était bloquée par l'avancée lente du centre.
Ce magnifique rectangle étudié des années tel un morceau d'acier soumis à une forte traction s'amincissait en son centre ressemblant au fur et à mesure au fil du sable qui s'écoule dans un sablier.

La division de Draïtan qui avait été touché par les premières explosions était comme une excroissance dans ce phénomène, faisant d'abord partie de l'avant garde, se retrouvait maintenant plus au centre du convoi et pouvait essayait de renforcer le lien avec l'avant. En cas d'attaque cela pourrait faire la différence, le temps que les renforts arrivent.
Si Draïtan voyait juste, l'ennemi attendrait le bon moment pour surgir et couper le convoi en deux. Si une attaque venait à éclater prenant pour cible ce flanc de l'armée extrêmement fragilisé, le corps de celle-ci naviguerait sans sa tête dans cet océan de désolation.
Ce n'était bien sûr que pure spéculation, les Récléyes pouvaient très bien avoir miné le terrain pour déstabiliser une fois de plus leurs ennemis et diminuer le nombre d'attaquants en attendant l'affrontement peut être dans un col proche de la tour sombre..
Dans tous les cas, essayer de rejoindre le général était inutile les divisions l'ayant suivi plus promptement avait déjà reformé l'avant garde à sa suite, pour Draïtan valait mieux assurer les choses pour rien que laisser faire pour le pire.

Le jeune soldat décida donc de se rapprocher de son lieutenant pour lui expliquer ses conclusions, rameutant quelques frères avec lui qui abonderaient dans son sens. Le lieutenant descendit promptement de son cheval en voyant ses soldats approcher sachant déjà ce qui allait suivre et ne s'en offusquant point, l'on voyait à travers ce geste ses années passées au même rang que ses hommes.
Le fils des montagnes du nord, le coeur lourd, les oreilles sifflantes et les poumons emplis de poussières, se sentait déjà fatigué du combat avant même d'avoir vu le moindre assaillant. Draïtan toussa une bonne fois et commença à exposer sa vision de l'environnement succinctement et clairement. La décision fut rapidement prise, leur division essaierait de garder une jonction entre l'avant-garde et le reste du convoi.

"Vaut mieux faire quelque chose qui pourrait servir que quelque chose qui ne sert à rien", pensa-t-il à voix haute, touchant chacun de ses avant-bras simultanément, les jumelles répondantes en chœur.. comme faisant une promesse..
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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Lun 19 Mar 2018 - 21:59


Le fracas des bombes est interminable, entrecoupé de brefs silences de mort les soldats ont cru un moment le problème parti, mais il n'en était rien. L'air continue d'exploser et de se remplir de poussière. Il est impossible d'y échapper et le général en a pleinement conscience lorsqu'une des mines est activée par le Liare qui tentait de tous les protéger. Personne n'a le temps de réagir, sa jambe en mille morceaux, il meurt sur le coup sans lâcher un seul soupir. Sa dépouille reste inerte au sol alors que le général retire un éclat de métal de sa joue tout en s'apercevant qu'il n'est pas le seul à en avoir reçu. Aucun autour de lui n'a été épargné et certains ont même été moins chanceux.

La rage monte en lui, mais il ne la laisse pas s'échapper, la peur qu'il peut lire dans le regard de ses hommes suffi à rappeler à l'Arvèles qu'elles sont ses responsabilités. Il ne peut agir sur un coup de tête, de manière individuelle. Resserrant les rangs autour de lui, il ordonne à ses troupes de se rassembler au mieux. Les explosions ont complètement divisé le convoi qui n'arrive depuis plus à se reformer, il est trop tard, le piège est déjà refermé sur eux. Alors que les dernières mines continuent d'être déclenchées et réduisent de minute en minute l'armée du général, les quelques chariots qui avaient été sauvés lors de la précédente attaque sont abandonnés.

Le général peut sentir d'infimes éclats dans sa joue alors qu'il hurle ses directives. Mais à peine a-t-il terminé que l'armée Récleyès se relève. Comme ses hommes, il assiste alors impuissant à ce spectacle.

Au milieu du convoi, la terre se met à trembler comme si les dieux eux-mêmes venaient de se joindre au combat. La route se déchire et de larges panneaux de bois se soulèvent, libérant les Récleyès tapis au cœur de leur terre. À la queue du convoi, la même image se répète. L'armée du général se retrouve alors complètement encerclée par les Récleyès et l'arrière se retrouve isolé au milieu des ennemis. Les tranchées qu'ils ont creusées sont bien plus larges que la route et très vite, ceux qui en sortent à l'extrémité ne se protègent pas derrière leur palissade improvisée, mais attaquent directement les côtés du convoi. Le général s'est préparé depuis longtemps pour ce moment, mais il a l'impression d'être pris au dépourvu et incapable de réagir.

Il le faut bien pourtant, il ne peut plus faire marche arrière. Brandissant sa hache, il se jette vers le combat sans une once d'hésitation pour porter secours aux siens.



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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Dim 29 Avr 2018 - 20:33

Bringsir avait rejoint l'armée des Arvèles il y a de cela plusieurs jours. Pas pour une quelconque gloire, ni pour de la richesse, ou de l'honneur. Il voulait juste, se battre, affronter et tuer. Comme avant, comme l'époque où il était seul face au monde. Quand tuer un innocent n'affoler en rien sa conscience ou morale à deux sous.

Navi était resté avec Malik, sous la décision de son partenaire de route. Il ne pouvait pas prendre le risque de l'emmener avec lui. Si peu d'hommes, en terres inconnus, avec un ennemi qui s'était préparé toute sa vie à une telle attaque. Les chances d'y revenir en vie étaient minces, voire nulles...

Bref, le jeune homme avait rattrapé l'avant du convoi en forçant le pas. Il se tenait tout de même en retrait par rapport au général, la main droite sur son pommeau, prêt à dégainer son arme, constamment les yeux rivés vers l'horizon, jetant un regard de droite à gauche assez régulièrement, cherchant d'où arriverait l'embuscade.

Quelque temps passaient, une détonation se fit entendre. Tout le monde autour du voyageur se mire à regarder en direction du bruit alors que ce dernier préféra observer des autres côtés tout en gardant sa main sur le qui-vive. Puis une deuxième et enfin une troisième, soufflant la monture du chef de l'expédition, s'écrasant au sol. Son armée avait les yeux braqués sur lui, tandis que sa garde rapprochée l'aida à se relever alors que la plupart du reste de la troupe se pâlit à la vue d'un tel spectacle.

-Tss, ça paraît bien moins courageux que ce qu'ils voudraient faire croire...

Le général, une fois levait, s'exclama haut et fort, réclamant que si quelqu'un avait les capacités à ouvrir la route sans danger, qu'il se fit connaître dans l'immédiat et réitéra sa demande, après un long silence qui fût non des moins pesants pour les troupes qui l'avaient bien entendu.

Un liare avait pris les devants et commençait à faire détonner les charges explosifs, suivi de très près par Hektor qui le pressait un peu trop au goût de Bringsir. Dans de telles circonstances, cela conduirait sans aucun doute à une faute d'inattention de sa part et il ne fallut pas longtemps pour le constater quand une mine explosa sur le côté droit, près de notre ami qui reçut des éclats dans le bras en protégeant son visage, ainsi que des bouts de chairs, provenant du pauvre bougre qui venait de sauter.

-L'attaque ne devrait plus tarder, il aurait dû faire marche arrière, quelle bêtise...

Une multitude d'explosions se fit dans les rangs, suivie de cris plus ou moins longs de ceux qui les avaient activés. La poussière se levait dans l'armée, le jeune homme plissa les yeux pour éviter au mieux que cela touche ses yeux. Ce qui pourrait devenir un problème quand l'assaut sera donné. Il était déjà touché au bras droit avec une dizaine d'éclats.

Les rangs se resserraient et Bringsir, même s'il n'était plus en retrait, rester non loin du groupe auquel il se rattachait. La terre commençait à se soulever ici et là et le cri des assaillants retentissaient de toutes parts.

Observant au mieux qu'il pouvait sur lequel lui tomberait dessus en premier, le voyageur retira au plus vite les éclats de son bras et aperçus juste devant lui, un panneau de bois qui se levait et qu'il ne manqua pas de repousser avec son pied du mieux et du plus fort qu'il pouvait, avant de sentir quelqu'un se jeter sur lui dans son dos.

-Bouge de là toi !

Bringsir le jeta rapidement sur le côté et lui dressa au passage un coup au visage, pour lui laisser le temps de sortir son arme. La panique de ses alliés ne l'avait pas aidé, tout le monde étaient dispersés et l'a mêlé commençait à l'avantage des Récleyés et le jeune homme esquissa un léger sourire tout en prenant son arme et se jeta dans la bataille, ravie d'en découdre, comme à l'époque.


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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Dim 6 Mai 2018 - 15:04


Ivinea bondissait au-dessus du tapis d’épineux, esquivait les arbustes qui se présentaient sur son chemin, dérapait sur le sol caillouteux. Elle avait légèrement ralentit l’allure lorsqu’elle avait vu que quelques officiers l’avaient entendue et aboyaient à présent des ordres aux soldats les plus proches. Elle n’aurait de toute façon pas pu tenir le rythme beaucoup plus longtemps, pas si elle voulait se préserver un peu. La tête du convoi n’était plus si loin, une vingtaine de mètres tout au plus… Quand la terre se déchira.

- Par les putains du Roi de cendres !

Elle pila. Et aperçu avec horreur un flot de démons sortis des entrailles de la terre se jeter sur les hommes en armure. Des démons ? Non, des Hommes eux aussi, poussiéreux, armés et bien décidés à faire couler le sang, mais des Hommes quand même. Mais à l’air horrifié que portaient la plupart des membres du convoi, la différence n’était pas bien grande. Elle serra les dents, consciente qu’elle n’aurait sans doute rien pu faire pour changer ça. Mais ça restait extrêmement frustrant, d’autant plus qu’elle connaissait ces techniques de guérilla pour les avoir pratiquées.

Non loin de là, elle voyait le général faire tournoyer sa terrifiante hache. Ça ne servait à rien qu’elle le rejoigne, et de toute façon une rivière de Récléyès les séparaient. Pendant quelques minutes elle resta sans bouger, à contempler le désastre, à la fois horrifiée et fascinée par ce qui se déroulait devant ses yeux.  Elle se sentait étrangement détachée, et d’une certaine façon, elle l’était. Cette guerre ne l’avait jamais vraiment concernée et elle n’était pas sûre d’être proche de qui que ce soit dans le convoi. A cet instant précis, elle se demandait vraiment ce qu’elle était venue faire dans cette galère…

Mais elle ne pouvait pas rester plantée là sans rien faire, si ? Il n’y a rien de bon dans l’inaction. Dans l’attente, si (c’est une chasseresse qui pense, là !), mais pas dans l’inaction. Mais que devait-elle faire ? Certainement pas quelque chose de dangereux et stupide, si ?

Mais avait-elle seulement le choix ? Elle aurait soupiré si son souffle n’avait pas été encore court de son superbe sprint en milieu accidenté. Alors elle se contenta d’ajuster les griffes à ses mains, de vérifier que le mécanisme de ses griffes rétractiles aux pieds fonctionnait correctement, avant de confirmer la présence des fioles de sang frais qu’elle portait à la ceinture. Son propre sang. Elle avait toujours eu le sang chaud, que ce soit au sens figuré lorsqu’elle était enfant, ou au sens propre depuis le réveil de sa Vérité. Mais plus récemment, elle avait découvert que sont sang n’était pas seulement bouillant dans ses veines. Il devenait brûlant à l’extérieur... Pour être exacte, il faisait une très bonne combustion spontanée (une raison de plus d’investir dans des vêtements ignifugés). A se demander comment elle-même n’était pas encore partie en fumée avec une Vérité pareille. Mais bon, tout feu tout flamme, ça lui correspondait bien !

Tout ça pour dire qu’elle avait demandé à un soigneur du camp de l’aider à en prélever pour en faire des bombes incandescentes. Conclusion, elle détestait les piqûres, mais c’était toujours mieux que s’ouvrir les veines et risquer de claquer bêtement.

Elle s’approcha discrètement d’un Récléyès qui avait eu la mauvaise idée de rester un peu en arrière avec une arbalète pour descendre les éventuels fuyards. Il ne l’avait pas vue. En fait, les Récléyès étaient beaucoup trop occupés à les tailler en pièces pour seulement remarquer la Liare dont la couleur de peau et les vêtements poussiéreux se fondaient dans le paysage aux couleurs monotones. Elle le vit épauler son arbalète pour la diriger sur un allié (d’Ivinea, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de le préciser) qui essayait de se tirer de la mêlée après avoir défait son adversaire. Elle se saisit de sa propre arbalète et l’arma le plus discrètement possible. Elle se serait bien mis à couvert, mais vu la végétation, elle pouvait toujours courir. Sa petite arme de poing n’avait rien à voir en terme de puissance avec celle de son adversaire, mais elle était suffisamment proche pour pouvoir l’utiliser sans problème. L’impact serait amorti par l’armure de cuir qu’il portait cependant, elle devait faire de son mieux pour toucher un point vital. Elle expira doucement, ajusta sa visée et tira. Il bougea légèrement au dernier moment et le carreau rata le cœur pour se planter violemment dans l’épaule gauche. Il lâcha un cri et son arbalète fit un écart soudain. Son arme était maintenant trop lourd pour son bras gauche. Il se retourna vivement pour comprendre ce qui l’avait touché et ne mit pas longtemps à remarquer la silhouette cornue a une vingtaine de mètres de lui.

Elle ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire lorsqu’elle constata qu’il avait raté sa cible et que le carreau était parti se perdre dans les fourrés. Bon, elle n’avait pas fait ça pour rien. Sauf que maintenant, un Humain furieux et blessé et deux de ses copains se rapprochaient d’elle. A une contre trois, la bonne affaire ! D’autres l’avaient repérée mais devait estimer qu’elle était déjà fichue. Elle devait avouer qu’ils étaient logiques au moins.

Elle rangea rapidement son arbalète, vu leur vitesse, elle n’aurait pas le temps de recharger et tirer, puis de la replacer de manière à ce qu’elle ne la gêne pas. C’était une arme de chasse, elle n’était pas faite pour être utilisée dans la précipitation. Elle réfléchissait à toute vitesse pour essayer de se tirer de la situation dans laquelle elle s’était mise toute seule. Une chasseresse contre trois soldats de métier. Bon, c’était des humains, ce qui réduisait forcément un peu leur valeur, mais quand même. Elle-même ne se donnait pas beaucoup de chances de s’en sortir. Et certainement pas indemne.

L’arbalétrier avait abandonné son arme pour tirer un sabre, malgré la grimace que lui donnait le court carreau dépassant de son dos. Une rouquine faisait tournoyer une chaîne au bout de laquelle Ivinea devinait une lame. Un dernier homme, plus lourdement vêtu, portait un grand bouclier et une claymore. Elle pouvait difficilement juger de leurs capacités pour le moment, mais elle pressentait que la rouquine et sa chaîne allaient lui donner du fil à retordre, parce qu’elle-même ne pouvait se battre pratiquement qu’au corps à corps…

Presque pour lui donner raison, la chaîne fusa une ou deux fois vers elle, mais Ivinea l’évita sans peine. La rouquine testait le terrain, les prochains lancers seraient moins cléments. Visiblement, elle avait une portée d’au moins cinq mètres… Les trois adversaires se déployèrent avec l’intention évidente de l’encercler. Ivinea se déplaça de manière à leur rendre la tâche plus difficile, tout en lançant des regards autour d’elle pour voir si quelqu’un pouvait lui venir en aide.

Malheureusement, c’est ce que semblaient se demander beaucoup de gens de son camp à ce moment… Elle était seule, et ne pourrait compter que sur elle-même et l’aide des Dieux. Elle adressa une brève prière à la Dame du Feu en espérant que ce jour ne serait pas son dernier. Elle considéra un instant utiliser sa Vérité pour lancer un incendie qui protégerait ses arrières, mais se ravisa. Vu la sécheresse de la végétation brûlée par l’hiver, elle risquait de mettre en danger ses alliés. Parce que ce n’était pas parce qu’elle pouvait lancée l’incendie qu’elle serait capable de le contrôler…

Il était trop tard de toute façon, les trois étaient sur elle. Le terrain était difficilement praticable, ce qui lui laissait une infime chance de s’en sortir. Le lourd en armure aurait du mal à bouger à son aise, l’ex-arbalétrier avec son sabre court était blessé. Une fois encore, la rouquine serait la plus dangereuse, elle devait à tout pris éviter que celle-ci passe dans son dos. Elle devait faire vite, ne pas leur laisser le temps de s’organiser.

Elle bondit, atterrit à un mètre environ du blessé qui afficha un air surpris le temps d’une demi seconde. Mais c’était un soldat de métier, rompu au combat, il en fallait plus que ça pour le déstabiliser. Ivinea eut à peine le temps de lui envoyer un coup de pied tournoyant qui lui abîma son épaule encore valide. Le coup de griffe qui aurait dû l’atteindre au visage fut détourné par le sabre. Elle pris immédiatement de la distance, l’allonge de la lame étant plus importante que la sienne. Et se retrouva à portée de la claymore. Celui-ci était lourd et lent par rapport à ses copains, mais son plastron et l’imposant bouclier qu’il portait le rendait pratiquement intouchable pour Ivinea. Tandis qu’elle esquiva le coup de tranche qui lui était destiné et tentait de remettre un arbuste desséché entre elle et son adversaire, son regard courut tout autour d’elle. Bon sang, mais elle était où la rouquine ? C’est pas comme si sa chevelure était discrète ! Elle aperçut un éclat orangé sur la droite, se tourna légèrement pour trouver sa propriétaire avant de sentir une vive brûlure sur son flanc gauche. Elle cria et plaqua sa main sur l’endroit douloureux pour ne sentir qu’un épais liquide chaud s’écouler. Elle vit la chaîne retourner vers sa propriétaire qui attrapa sa peine la lame souillée. Elle se permit même un petit sourire. Le contrôle que cette femme avait sur son arme était anormal…

Elle grimaça, la blessure était profonde et l’handicaperait forcément. Elle ne tiendrait pas longtemps à ce rythme. Il fallait que d’une manière ou d’une autre, elle en mette au moins un hors combat.

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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Lun 21 Mai 2018 - 13:24

Des milliers de voix se firent entendre, tel un grondement jaillissant du sol qui éventrait la terre. De ce tonnerre venu du sol, les Récleyes apparaissaient par centaines en reprenant se souffle guerrier et se jetant à l'assaut de l'armée Arvèles. Le fracas des armes, épées contre boucliers, haches et flèches. Le combat commençait brutal et sans répit, les Arvèles déjà désorientés par les explosions n'ayant cessées se retrouvaient pris entre le marteau et l'enclume. Acculé de tous côtés par leurs pires ennemis.

Draïtan esquiva une flèche bien sentie tirée en pleine course par ce monstrueux amas grouillant d'humain dont les traits étaient déformés par la rage. Le jeune Arvèles savait depuis toujours que le combat contre cette confrérie serait sanglant et impitoyable. Son jeune esprit quand il s'était enrôlé dans cette expédition s'imaginait un siège à la tour sombre ou une bataille rangée. Ce combat serait son premier d'une véritable campagne guerrière et il découvrait la réalité devant ses yeux les années d'apprentissage à l'académie ne préparait que peu à l'esprit retord des généraux Recleyes.

Les explosions incessantes avaient bien eu pour but de déstabiliser la formation de l'armée et maintenant une mer d'ennemi faisait fracasser ses vagues contre la formation fragilisée des Arvèles. La section de Draïtan s'était suite à leurs décisions promptement répartie entre l'avant garde et le centre du convoi des Arvèles mais cela ne suffirait pas, les hommes étaient désemparés. Du coin de l’œil Draïtan en vit certains se retourner pour partir et voir avec désespoir que de l'autre côté l'ennemi arrivait aussi. Maintenant était l'heure des exploits seule la réaction des Arvèles comptait désormais. Si la peur prenait le pas sur l'esprit combatif de certains de ses frères d'armes, il en allait sûrement de même pour le reste de l'armée. Les plus faibles sentiraient leurs jambes trembler et si ceux-ci se laissaient aller à la couardise l'armée ne tiendrait pas.

Draïtan cria à ses frères et tous ceux qui pouvaient l'entendre:


" - POUR FERESIS! MORTS AUX ENNEMIS DES ARVELES"


Son cri sortit ses frères d'armes de leurs pensées teintées de doute et d'appréhension. L'impact de la course ennemi fut dévastateur la première ligne du flanc Arvèles mal préparé ploya et céda à plusieurs endroits sur la longueur du convoi, avec les explosions il était impossible d'avoir réussi à maintenir un ordre parfait. Cependant les guerriers Arvèles restaient les membres de la plus grande confrérie guerrière et les Récleyes ne gagneraient pas si facilement.

Le déluge de flèche qui avait commencé lorsque les Récleyes surgissant de nulle part couvraient le terrain les séparant de leurs ennemis avait désormais cessé. Les premiers Récleyes étant au contact de l'ennemi, les archers ne semblaient pas vouloir prendre le risque de toucher un des leurs. Pourtant l'un d'entre eux ne sembla pas vouloir s'arrêter. Draïtan cria de douleur, les salves de flèches avaient cessé et il ne s'attendait pas à ce que l'une d'elle lui transperce l'épaule à cet instant. Un genou à terre le jeune arvèles regarda la hampe de la flèche dépassant de son épaule gauche.

Draïtan cria de douleur et de rage. Il n'avait pas encore participé au combat et il était déjà blessé. Draïtan n'avait jamais porté dans son cœur les armes à distances, trouvant celle-ci moins noble que les armes de corps à corps. Enlever une vie avec un arc n'était en rien comparable à passer son ennemi au fil d'une épée ou d'une hache. Vous ne voyez pas le regard de votre adversaire, vous ne lisez pas l'horreur dans ses yeux quand sa dernière heure est venue. La seule chose qui restait était la vibration de la corde à votre oreille et le corps qui tombait au loin rejoignant la poussière. Impersonnels, pour Draïtan les archers s'apparentaient plus à des tueurs qu'à des guerriers. Et la hampe de flèche fichée dans son épaule le réconfortait dans sa hantise.

Certains frères le regardaient, il leva la main afin de les rassurer pour qu'ils restent concentrés sur l'ennemis face à eux. De sa main droite il brisa la flèche en deux et se releva. Les mouvements de son bras gauche étaient limités désormais. Se battre avec deux épées comme à son habitude ne serait pas possible, cela nécessitait une amplitude de mouvements importants et une vitesse optimale. Son regard se posa sur le bouclier accroché à l'avant-bras d'un de ses défunts frères d'armes. Une flèche plantée dans l’œil de celui-ci ne lui avait laissé aucune chance, Draïtan s'empara du bouclier remerciant au passage le mort pour ce prêt. Rengainant une épée il passa le petit bouclier rond à son bras gauche. Le poids de celui-ci le faisait souffrir mais valait mieux cela que mourir.

Le jeune arvèles reporta son attention sur le combat. La suite des évènements ne seraient pas de tout repos. La rage gonflait dans son ventre, celle-ci l'aiderait à oublier sa douleur handicapante dans l'affrontement à venir.


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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Lun 21 Mai 2018 - 14:31


Le tremblement

de la guerre

le 17 Virgonès 1249

Le chaos règne sur le champ de bataille. Collée contre l'une des palissades, Auxane ne prend pas tout de suite part au combat. Elle entend derrière elle le fracas des armes résonner. Une partie de l'armée Arvèles est désormais encerclée par le piège Récleyès, l'arrière du convoi se retrouve seul face à l'ennemi. La prêtresse a l'impression d'être incapable de se jeter dans le combat, elle en viendrait même à vouloir s'attaquer à ceux qui sont désormais ses frères et soeurs, mais quelque chose au fond d'elle la retient. Comme si le lien qui s'était établi près de la tour des ombres il y a quelques mois de cela l'empêcher de se retourner contre eux. Et puis, n'ont-ils pas pris soin d'elle ?

Elle a eu beau se comporter comme un animal sauvage les premiers temps, le besoin d'échanger avec autrui l'a poussé à force à apprendre à connaître ses gens. Elle a ainsi pu comprendre leurs motivations et se rendre compte qu'ils n'avaient rien des monstres qu'on lui décrivait autrefois. Ce ne sont que des hommes et des femmes à la recherche de la liberté. Elle en viendrait presque à comprendre leurs motivations, mais maintenant, au coeur de ce carnage, l'envie de fuir lui revient. Mais c'est impossible, elle aussi est prise au piège au milieu de ces murs de bois. Non loin d'elle cependant, l'une des immenses planches n'a pas tenu le choc. L'un des assaillants de l'autre côté a réussi à en faire tomber une.

Cela ne dura cependant pas longtemps. Sans perdre de temps, les Récleyès aux alentours se jetèrent sur cette brèche pour repousser l'ennemi et parvinrent rapidement à reformer le rang. La palissade de nouveau debout, les plus forts restèrent derrière pour la soutenir, certains mages se servant de leur Vérité pour la renforcer grâce à leur maîtrise de la terre. Ils commencèrent alors à faire de même partout pour être certain que cela ne se reproduise pas tout de suite. L'un d'eux cria à Auxane de s'écarter, elle eut tout juste le temps de faire quelques pas en arrière qu'une vague de terre se souleva et se solidifia l'instant d'après contre la palissade qu'elle retenait avec d'autres de ses camarades.

Elle ne pouvait plus rester là à se cacher. Certains regards se posèrent sur elle, l'un de ceux avec qui elle avait fraternisé pendant le voyage la prit par le bras et l'entraîna dans la mêlée, au coeur du piège qui avait encerclé l'arrière du convoi. C'était le moment tant redouté. Elle ne pouvait plus faire marche arrière. Son épée en main, la lame pointant vers le sol, Auxane hésite grandement. Malgré les cris de douleurs qui s'élèvent autour d'elle, c'est trop lui demander. Elle essaye pourtant de se persuader qu'elle ne peut pas faire autrement, que le combat est maintenant inévitable, elle hésite. Ce moment d'hésitation lui coûte cher, car un Arvèles qui semble répandre la mort autour de lui arrive à sa hauteur.

Ne sachant pas qu'elle est son histoire et ne prêtant pas attention à sa lame encore immaculée, il se jette sur elle. C'est à peine si elle arrive à bouger à temps, l'épée du présumé Arvèles lui entaille la hanche droite. Réprimant sa douleur, c'est dans un geste mécanique qu'elle repousse sa seconde attaque. Les lames s'entrechoquent, la force de son adversaire la fait à chaque fois un peu plus reculer, mais elle parvient en tournant sur elle-même à renverser un instant la balance et lui laisse une entaille assez profonde au bras. Ses yeux plongent dans ceux de son adversaire, il a l'air tout autant terrifié qu'elle. Ses cheveux sont imbibés de sueur et il respire fort.

Auxane se rend compte qu'elle n'a pas le choix, si elle tient un tant soit peu à la vie, elle va devoir se battre et mettre de côtés ses doutes et ses peurs. Sans une prière pour son dieu, elle se jette cette fois la première vers son adversaire.  


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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Lun 21 Mai 2018 - 22:20

Draïtan en ligne désormais avec ces frères d'armes, tenait bon tant bien que mal. Leur lieutenant tombé de son cheval restait en retrait dans leur dos, blessé à la cuisse. Tout en tenant en respect les adversaires arrivant face à lui Draïtan réfléchissait à toute vitesse pour réussir à ce sortir de ce guêpier. L'avant-garde revenait sur ses pas pour essayer de rétablir la connexion avec le reste du convoi encerclé par l'ennemi mais de hautes palissades semblaient leurs couper la route. De plus les explosions continuaient sans relâche ce qui ralentissait encore plus leur progression. Comme ci certaines mines avaient attendu le retour de l'armée pour exploser. Pour sortir de cette embuscade, il fallait que l'avant-garde parvienne à reconnecter avec le centre, donc le centre devait tenir sous l'assaut des Récleyès et l'avant-garde devait réussir à franchir le mur les séparant du reste de l'armée.

Draïtan feinta sur la gauche, descendit son bouclier sur le coup d'estoc qui visait son ventre et trancha dans la chair du Récleyès lui faisant face. D'ordinaire l'ennemi serait mort mais la lame de Draïtan ne trancha que légèrement l'aine du Recleyes, la douleur perçue dans son épaule en abattant son bouclier l'avait distrait au moment de porter le coup fatal. Dommage le fils des enfers face à lui recula et changea sa posture. Comme prenant plus aux sérieux son opposant. A cet instant, c'est à ceci que ressemblait le champ de bataille. Une multitude de duel qui engendraient la mort de l'un ou l'autre des opposants. Une ligne concrète de défense se formait peu à peu arrêtant la progression des Récleyès dans les rangs de l'armée Arvèles. Tout du moins au centre. Draïtan ne savait pas ce qu'il advenait de l'arrière-garde mais la clameur de la bataille résonnait aussi fort devant que derrière le fils des montagnes de saphir.

Avoir fait couler le sang d'un Récleyes l'avait revigoré. Draïtan avait toujours eu un certain appétit pour le combat. Depuis ses plus jeunes années lors des premières passes réalisés avec son père il savait que le fracas des armes serait l'une des plus douces musiques à ses oreilles. A cet instant il trouva une certaine paix intérieure dans cet affrontement furieux, où les cris des mourants faisaient écho à celui des vivants. La mélodie de la bataille était certes macabre mais rien n'avait son pareil pour vous faire vous sentir en vie.
A côté de lui un Arvèles mourut sous les coups incessant d'un lancier, créant une brèche dans leur formation précaire. Draïtan sauta sur ce côté ouvert bloquant le passage de son bouclier et un Arvèles le remplaça à son ancienne position. Le Récleyès touché par son épée avait suivi sa migration et semblait déterminer à mettre fin au jour du jeune Arvèles.

L'air sec et froid de cette région désertique asséchait rapidement les guerriers et le vent glacé du sud rendait la respiration des guerriers lourdes et difficiles à mesure que le combat avançait. Pour le moment la blessure de Draïtan handicapait uniquement son bras gauche, mais il savait qu'au fur et à mesure de la bataille il fatiguerait plus vite. C'est pourquoi le jeune Arvèles ne s’élançait pas sur l'ennemi, il ne faisait que repousser les attaques de ceux-ci. Aucun mouvement superflu, pour conserver au maximum ses forces pour le moment.
Le temps que ses compères et lui étaient dans un semblant de formation cela suffirait, il abattrait des Récleyès plus tard. Pour le moment il fallait tenir, tenir coûte que coûte, tenir pour permettre au général d'enfoncer ce mur, tenir pour permettre aux Arvèles plus éloigné du combat de recouvrer leurs esprits et d'entamer la riposte. Leur position au bord des palissades qui venaient de s'ouvrir entre eux et le reste du centre ne leur laissait pas d'autres alternatives.


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Dernière édition par Draïtan Tolvahr le Mar 22 Mai 2018 - 21:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Event °4 | Le tremblement de la guerre Mar 22 Mai 2018 - 18:29


Le tremblement

de la guerre

le 17 Virgonès 1249

Le coup n'atteint pas sa cible, bien au contraire, même si la lame qu'elle tient entre les mains est d'une légèreté remarquable, elle perd l'équilibre et se retrouve derrière son adversaire. Lui ne se laisse pas décontenancé et se retourne rapidement pour lui porter un coup dans le dos. La lame s'enfonce légèrement dans la peau blanche d'Auxane, mais suffisamment profondément pour lui laisser une belle entaille entre les côtes. Elle a échappé de peu à une blessure grave, quelques centimètres de plus et son poumon se retrouvait transpercé. Depuis qu'elle a commencé à porter les armes, Auxane a subi plus d'une blessure et son séjour auprès des Récleyès a fini de l'endurcir.

Elle serre les dents lorsque la lame sort de son corps, pas un bruit ne s'échappe de ses lèvres crispées alors que tout autour d'elle, les bombes rugissent et de nombreux hommes et femmes expirent leur dernier souffle dans un râle d'agonie qui perce les tympans. La prêtresse fait face à l'Arvèles alors que ce dernier lui lance un nouvel assaut qu'elle peine à repousser. Ses genoux se plient, ses pieds s'enfonçent dans la terre, alors qu'elle est en train de résister de toutes ses forces malgré le sang qu'elle sent couler dans son dos. Puis, le barrage cesse, un pas de côté et c'est autour de l'Arvèles d'à peine une vingtaine d'années tout comme elle de perdre son équilibre. Il se remet rapidement le dos droit, mais le voilà tout proche de la jeune Récleyès qui n'hésite pas à lui saisit le poignet.

Sa Vérité est encore assez mystérieuse pour elle, mais au sein de la tour des ombres, on ne lui a pas donné le choix. Si cela n'avait tenu qu'à elle, elle n'aurait jamais tenté de s'en resservir. Sa faculté à guérir les gens lui manque, mais elle savait qu'en devenant une Récleyès, elle allait devoir lui dire adieu pour toujours. Cette facette d'elle était profondément ancrée en elle, alors, quand elle se rendit compte que son don autrefois lui permettait de réparer les membres fracturés et qu'elle avait mis tant de temps à appréhender pour l'utiliser sans douleur sur son patient, faisait à nouveau mal à la personne, puisqu'il avait maintenant l'effet inverse, cela lui fit un choc. Pendant toute une semaine, elle avait refusé quasiment tous les repas qu'on lui avait apportés et n'avait plus dis un mot à quiconque.

Et aujourd'hui, elle s'en servait comme s'il avait toujours fait partie d'elle. Ses doigts retinrent tout juste assez de temps le poignet du soldat pour le lui briser. S'il n'avait pas manifesté sa douleur à la hanche depuis qu'elle l'avait entaillé, il ne pût là se retenir. Auxane eut presque l'impression que son cri couvrit l'espace d'une seconde le chaos du champ de bataille. Il lâcha son arme, ne pouvant supporter le poids de celle-ci qui aggravait la blessure. Elle le relâcha, mais garda ses yeux plantés dans son regard cristallin. Dans un geste précis, comme on le lui avait appris, Auxane transperça le cœur du pauvre homme qui s'effondra sur elle. Elle eut à peine la force de le repousser pour ne pas se retrouver entraînée dans sa chute. Elle retient alors une remontée acide qui lui brûla l’œsophage.

Dans un souffle, la prêtresse prit alors le temps de regarder autour d'elle le carnage qui était en train de se répandre à travers le convoi Arvèles. Tous étaient en train de s’entre-tuer, sans chercher à comprendre ce qui les avait amenés à cet instant. La violence et la mort étaient en train de s'abattre sur chacune des personnes ici présentes sans aucune distinction de genre ou de race. Pour la première fois depuis des mois, la prêtresse eut une pensée pour son dieu, ne sachant pas s'il se réjouissait de ce carnage ou si au contraire, il s'en désolait. Taran en revanche devait jubiler là-haut, à moins qu'il ne soit descendu et ait déjà choisi un camp où apporter son aide.

Cette simple pensée la fit frissonner et lui permit d'esquiver l'assaut d'un combattant aussi large que haut qui allait d'une cible à une autre sans même chercher à l'achever ou à revenir sur elle s'il l'avait manqué.


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Event °4 | Le tremblement de la guerre

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