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Event °4 | Les ombres de la perfidie

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Dragonnier

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MessageSujet: Re: Event °4 | Les ombres de la perfidie Dim 18 Mar 2018 - 20:13


Les ombres de la perfidie
le 17 Virgonès 1249


Marissa lâcha le bras du jeune soldat qui rattrapa ses collègues à la hâte sans même réfléchir à ce qui allait lui arriver. Plusieurs personnes s'étaient regroupées autour d'eux, principalement des étrangers tout comme elle qui ne savaient pas comment réagir à la situation. Comme la plupart, elle commença par regarder et analyser. L'Arvèles n'était pas en train de se décider pour savoir si elle allait se battre, mais plutôt savoir où elle allait livrer bataille. Autour d'elle, la ville était en proie à une certaine panique organisée, le regard des habitants était déformé par la peur, mais nombreux furent ceux à prendre les armes. L'Arvèles eut presque l'impression l'espace d'un instant d'être de retour à Ferèsis.

Elle fit alors le choix de rester, ou en tout cas, elle ne suivit pas le mouvement général et ne se rua pas vers la sortie de la ville. C'est alors que le chaos se mit à rugir, ces explosions n'étaient pas étrangères à Ellyn, mais elle se stoppa en voyant de fines colonnes de fumée se former à travers toute la ville. C'était trop tard, ils étaient déjà là. Cela ne pouvait être que leur œuvre, jusqu'à maintenant l'Arvèles n'avaient fait qu'entendre les rumeurs au sujet des attaques Récleyès. Comme tout le monde à travers le monde, elle savait que son général était en ce moment même en train de faire face à cette confrérie.

Elle comprit alors. Si les Récleyès étaient ici en train d'attaquer la forêt, que pouvait-il bien se passer en terres interdites. Combien de pièges étaient-ils capables de mettre en oeuvre. L'Arvèles se fit bousculer à plusieurs reprises, mais contrairement à l'ordinaire, elle ne s'emporta sur aucun d'entre eux. Au dessus de la forêt, dans le creux des nuages, le dragon d'or se tenait à distance, prêt à intervenir à tout moment. L'animal était retenu par son dragonnier qui n'avait nulle envie de le voir se mettre en danger. Elle avait pris la forêt pour un endroit sûr, mais en ce jour, elle avait l'impression qu'il s'agissait d'une prison.

La ville hurlait, les flammes étaient en train de gagner chaque habitation et Mirlis. Pourtant, on ne voyait aucun Récleyès. Cela ne servait à rien de rester en ville, ils n'avaient vraisemblablement pas l'intention de prendre la ville, la réduire en cendres devait être leur objectif. L'Arvèles se laissa alors enfin gagner par la même énergie que les Anciens et elle se précipita vers l'un des escaliers principaux pour aller débusquer ces rats. C'était cependant peine perdue, la concentration de la population aux axes principaux ne faisait que créer un chaos supplémentaire. Marissa allait faire demi-tour pour chercher une autre manière de descendre, quand l’impensable se produisit.

À côté du Mirlirs où l'Arvèles se tenait, l'un des arbres fut abattu et sans que personne ne puisse rien y faire, ils le virent tous tomber vers eux. Ellyn courut se réfugier dans un petit magasin alors que les gens essayaient de fuir au plus vite. Mais il était trop tard. Se tenant accroupie au rebord d'une fenêtre, Marissa pu voir le Mirlis tomber et les frôler. La passerelle se retrouva détendue et tous ceux présents dessus tombèrent sans aucun moyen d'y échapper. Leurs cris lui parurent résonner une éternité. Si la guerre, c'était cela, alors elle avait l'impression qu'on lui avait menti toute son enfance, où était l'honneur et la grandeur dans cela.

Encore hantée par les hurlements des Anciens, Marissa ne remarqua pas tout de suite que si le pire avait été évité, car l'arbre n'était en train que de les frôler, ses branches en revanche étaient en train de détruire toute cette partie de l'arbre. C'est ainsi qu'avant que le Mirlis abattu ne se fracasse contre le sol, la bâtisse où s'était réfugiée Ellyn lui tomba à moitié dessus. Assommée par une lourde étagère, l'arvèles se retrouva inconsciente sous les décombres. On entendit alors le cri d'un dragon, sans Ellyn pour la retenir, Nubia n'avait plus aucune raison de ne pas intervenir surtout dans ces circonstances.

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Mage

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MessageSujet: Re: Event °4 | Les ombres de la perfidie Lun 26 Mar 2018 - 15:17

ft. Eien Vertefeuille 1339 mots

Les ombres de la perfidie

Plus elle se rapprochait de Saona, plus son angoisse s’accentuait. Ce n’était pas uniquement dû au fait qu’elle courait et ne parvenait à maintenir le rythme que grâce à l’adrénaline qui courait dans ses veines. De temps à autres, elle entendait des cris de terreur, des cris de rage, des cris de douleur. Et chaque fois elle serrait les dents et priait la Déesse pour ne pas faire une mauvaise rencontre avant… Avant quoi d’ailleurs ? Avant que les choses s’arrangent ? Ca semblait mal parti… Avant qu’elle ne tombe sur d’autres Anciens ? C’était déjà plus raisonnable. Le nombre ferait peut être leur force ?

Elle regardait autour d’elle à la recherche d’un allié. N’importe qui pourvu qu’il ou elle ait de bonnes intentions ! Étrangement, malgré les cris, elle ne voyait toujours personne. Puis dans un coin de sa vision, elle aperçût un groupe de trois personnes. Leur uniforme en cuir sombre et leurs armes couvertes de sang ne lui disait rien de bon. Ils la repérèrent avant qu’elle n’ait pu se cacher, et l’un d’eux sortit un arc. Elle se précipita vers le tronc le plus proche mais fut touchée à l’épaule gauche.

Elle lâcha un cri et s’étala derrière l’énorme Mirlis, propulsée par le choc. L’arbre ne lui offrirait qu’un court répit, elle le savait… Il fallait qu’elle parte, tout en restant hors de portée de l’archer. Et Nialë ! Où était Nialë ??!

- Sors de ta cachette, petit lapin !

A moins que quelqu’un d’autre soit dans la même situation, ils parlaient certainement d’elle. Il n’y avait pas à être un génie pour confirmer que non, ce n’étaient pas des alliés. Et ça c’était pas bon, pas bon du tout !

Soudain, elle sentit des plumes sur le dos de sa main. Elle ne regarda pas. Elle reconnaîtrait cette sensation entre toutes. Et il n’y avait rien à voir. Nialë avait une fois de plus disparu… Elle avec.

Ce qui tombait franchement bien étant donné la situation.

Le volatile lui pinça le doigt. C’était désagréable, mais au moins, elle ne risquait pas de perdre le contact. Il était sa ligne de vie. Sa présence clarifia légèrement son esprit embrumé par la douleur. Elle s’éloigna prudemment de l’arbre, ce qui était d’autant plus compliqué qu’elle ne voyait pas où elle mettait les pieds. Parce qu’elle ne voyait pas ses pieds. Elle ne se ferait jamais à la sensation que donnait le fait d’être invisible. Son protecteur avait heureusement la présence d’esprit de la guider sur le chemin le plus praticable.

- Elle nous a filé entre les doigts. Je ne sais pas comment. Bah, elle ne nous échappera pas bien longtemps. Avec sa blessure, elle n’a pas pu aller bien loin.

En entendant ces mots, Eien eut la surprenante occasion de se sentir rassurée et en danger en même temps. Il fallait qu’elle file, et vite. Mais l’invisibilité ne la rendait pas silencieuse. Si elle se mettait à courir, ou si Nialë s’envolait, ils seraient repérés en un instant. Elle enveloppa son bras dans sa cape, pour essayer d’absorber au maximum le sang qui risquait de goutter. Des traces de sang leur donneraient un indice bien trop précieux !

Elle marchait à pas de loup, priant Nialë de faire de même. Elle pensait tellement fort que celui-ci devait forcément l’entendre. Elle prit la légère pression exercée sur son doigt pour un oui. C’était leur seul moyen de communication pour le moment, en plus des bribes d’émotions et des pensées incomplètes qu’ils s’échangeaient bien malgré eux.

Ils la cherchaient, visiblement. Ça ne devait pas leur faire plaisir de voir l’une de leurs ennemis (victimes ?) s’échapper sous leurs yeux. Son cœur jouait au tambour dans sa poitrine et elle aurait juré que s’ils écoutaient suffisamment fort, ils pourraient l’entendre. Elle était si lente ! Tout son corps lui criait de fuir en courant le plus vite possible. Si possible en hurlant à l’aide. Et elle ne devait surtout pas.

Ce n’était pas la première fois qu’elle se trouvait face au danger, elle avait parcouru les routes de Madelle pendant bien trop longtemps pour avoir pu lui rire au nez. Mais là, c’était différent. Les Récleyès lui inspiraient une peur lancinante. Elle avait cru la forêt en sécurité. Elle s’était crue en sécurité. Mais ils étaient là, à détruire ce qu’elle pensait inatteignable, à massacrer les siens, à brûler ce qui était sacré. Ils incarnaient les monstres de ses cauchemars d’enfant.

Elle savait qu’elle devait se calmer, mais penser rationnellement lui paraissait tout à coup très compliqué. Son esprit était comme paralysé par la peur et la douleur. Elle s’accrochait à la présence de son frère d’âme comme une moule à son rocher. Et le suivait comme un esquif perdu suivrait la lumière d’un phare pour éviter les écueils. Comme une mouette traquerait un bateau de pêche… Si elle s’égarait dans les métaphores marines, elle devait vraiment avoir atteint un point de non retour sur l’échelle de la perdition.

Cette fois-ci, la chance lui sourit et elle parvint à perdre ses poursuivants. Au moins pour un temps. Peut être l’avait-elle imaginé, mais elle aurait juré avoir entendu un cri de frustration lorsqu’ils avaient abandonné la poursuite, faute de piste à suivre. Il fallait qu’elle rejoigne des alliés. Seule et blessée, elle ne pourrait pas s’en sortir. Elle n’avait jamais été une combattante, n’était pas armée et sa Vérité était plus passive ou défensive qu’autre chose. Toujours invisible, elle se mit à trottiner en direction de l’Arbre de vie.

L’odeur de fumée dans l’air et les craquements retentissants qui secouaient la forêt laissaient peu de doute quant à ce qu’ils se passait à Saona. Son cœur était déchiré à l’idée de devoir laisser derrière elle son enfance en flamme, mais l’Arbre de vie était plus important. Plus important que ses souvenirs, plus important que sa vie, plus important que la vie de ses proches, plus important que la vie de centaines d’Anciens destinés à une mort horrible. Pas qu’elle puisse faire grand-chose pour eux de toute façon.

Au loin, elle repéra un groupe d’Anciens qui se dirigeaient également vers l’Arbre. Du moins était-elle presque sûre qu’il s’agissait d’Anciens vu les animaux qui les accompagnaient. Nialë sembla également suffisamment rassuré pour daigner lâcher son doigt, qui saignait légèrement à cause du fortement répété du bec contre sa peau. Au point où elle en était…

Elle ne les connaissait pas pour la plupart, bien que certains visages lui semblaient familiers. Elle reconnu cependant un confrère Mage qui hocha la tête dans sa direction en la reconnaissant. Il n’y avait pas grand-chose de plus à dire. Devant eux, paraissant si proche, se tenaient l’Arbre de vie. Mais ils savaient que la distance semblait réduite du fait la taille du gigantesque végétal. Ils avaient encore du chemin à parcourir avant d’y être et… Ils manquaient de temps, mais elle avait besoin de premiers secours. En serrant les dents, elle lança à la cantonade :

- Est-ce que quelqu’un pourrait m’aider à retirer cette flèche ? Toute seule je ne peux pas l’atteindre…


Elle avait eu de la chance dans son malheur, la blessure était propre et la flèche avait complètement traverser son épaule en passant sous la clavicule. Retirer la pointe serait donc facile. Mais si la flèche avait été un peu plus bas… Son cœur ou son poumon auraient pus être perforés et s’en serait fini d’Eien VerteFeuille…

Le soleil était encore haut et filtrait aisément à travers la canopée. Si elle avait pu sourire, Eien l’aurait fait. Les Récleyès étaient certes mieux formés au combat, mais ils attaquaient les Anciens au moment et à l’endroit où leur Vérité était la plus puissante… Elle illumina sa main valide d’une douce lumière dorée, gardant celle-ci de faible intensité pour ne pas attirer l’attention plus que nécessaire. Elle se concentra pour ramasser la lueur en une boule de la taille d’une noix et la manipula pour qu’elle obtienne cette forme conique qui la rendait si dangereuse…

Elle n’était pas totalement sans défense…


Spoiler:
 
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Marchande

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MessageSujet: Re: Event °4 | Les ombres de la perfidie Mar 15 Mai 2018 - 1:10

Comment Kharis s'était-elle donc retrouvé à Saona ? Et bien, c'est une longue histoire... Depuis la fête de la Vérité, un an plus tôt, qui l'avait poussée à prendre la route hors des terres du feu, l'armurière n'avait pas cessé de voyager. Ce fut d'abord l'hiver qui la retint loin de chez elle : elle ne voulait pas prendre le risque de tenter la traverser des cols des montagnes de saphir à la mauvaise saison, c'était bien trop dangereux. Pour un humain, c'était déjà une expédition risquée, mais pour une liare la moindre tempête de neige représentait un danger mortel.

Elle avait donc passer quelques mois à explorer librement le pays en vivant de son commerce itinérant. A force de les côtoyer, elle avait commencé à comprendre les différences entre les différentes confréries humaines, même si leurs subtils conflits ou alliances demeuraient encore bien mystérieux à ses yeux. Elle avait aussi entendu de nombreuses rumeurs au sujet de la guerre contre les Récleyès et les histoires guerrières de ceux qui s'étaient battus à la Tour Ouest lors du retour inattendu de ceux qu'on croyait détruit à jamais.

La liare compatissait un peu à leur malheur, bien sûr, elle n'était pas un monstre. Et puis après tout, son pays était lui aussi en guerre contre les nomades, même si les différentes expériences de Kharis avec ses derniers l'avait laissée plutôt perplexe sur cette question. Mais au fond, ça ne l'intéressait pas tellement : tout ça, c'était des querelles entre humains et ce n'était pas son problème.

D'autres histoires retenaient bien plus son attention, et à force de fréquenter les marchés elle sut bientôt où les chercher : les secrets de l'alchimie. La graine de la curiosité que Rhys avait planté chez elle avec son étrange lyre n'avait cessé de croître, et l'éloignement de sa terre natale lui avait fait peu à peu oublier ses craintes sur le sujet. Elle avait de toute façon de plus en plus de mal à croire que simplement se renseigner soit répréhensible. Et puis tant qu'elle n'était pas prise sur le fait, elle ne risquait rien. Quand elle retournerait à Orlack, les soldats ne pourraient pas fouiller son cerveau pour voir quelles idées elle ramenait de son petit tour en terres humaines !

De toute façon, elle n'avait pas envie de retourner chez elle tout de suite, il y avait encore tellement de choses à découvrir, alors autant profiter du laisser-passer accordé par la couronne ! Elle ne savait pas quand elle aurait de nouveau l'occasion d'en obtenir un. Une année entière passa ainsi en un clin d'oeil et l'hiver était de nouveau sur elle.

Passer la mauvaise saison sur les routes n'avait rien d'amusant, aussi avait-elle cherché un endroit où passer les mois les plus froids. Elle avait bien pensé à retourner à Karnès où le climat chaud et sec lui réussissait plutôt bien, mais les Namès se faisait de plus en plus méfiants envers... et bien, envers tout le monde en fait. Cornes ou pas cornes, ils semblaient détester tout le monde avec une certaine impartialité.

En cherchant une solution de repli, elle s'était intéressée à la mystérieuse ville de Saona et à la forêt des Mirlis. Le concept même d'une ville construite dans les arbres était si étranger à toutes les représentations liares qu'elle n'arrivait même pas à se l'imaginer. C'était déjà une raison suffisante pour piquer sa curiosité désormais bien éveillée, mais en plus un Ancien avec qui elle avait sympathisé dans une auberge lui parla de l'académie. Un endroit entier dédié à l'étude et où on pourrait répondre librement à ses questions sur l'alchimie ? Kharis ne pouvait même pas croire que c'était possible, elle devait voir ça de ses propres yeux !

Et nous voilà donc revenus à la situation actuelle, et à la raison de la présence d'une liare au milieu d'un conflit auquel elle se sentait complètement étrangère. Cela ne faisait que quelques jours qu'elle était arrivée à Saona, et elle n'avait même pas eu le temps de visiter cette fameuse académie ! Par contre, elle avait déjà constaté que les Anciens, contrairement à la plupart des autres humains, la traitait avec une relative indifférence. Ils ne la traitaient pas avec impolitesse, non, simplement ils ne fixaient pas intensément ses cornes à chaque fois qu'elle leur adressait la parole comme si elle allait les embrocher dessus. C'était étonnamment reposant.

Enfin, c'était reposant jusqu'à ce qu'une cloche se mettre à retentir dans toute la ville à un rythme frénétique et que tout le monde se mette à courir dans tous les sens ! Déboussolée, Kharis s'était contentée de s'écarter de leur chemin tout en essayant de comprendre ce qu'il se passait. Assez rapidement, elle entendit revenir les mots « attaque », « récleyès » et « arbre de vie ». Quelques minutes plus tard, les explosions commencèrent à retentir et il n'y eu plus de doute à avoir sur la nature des évènements.

Avant toute chose, elle devait rejoindre le sol. Perchée sur ces (trop) fines passerelles entre les arbres, elle ne se sentait absolument pas en sécurité. Elle se mit donc à courir aussi, suivant plus ou moins le mouvement, mais elle connaissait trop mal le plan de la ville pour se diriger efficacement. Elle descendait pourtant, trop lentement à son goût, mais elle descendait. Par contre la circulation devenait de plus en plus dense, et même avec sa carrure Kharis commençait à avoir du mal à avancer.

Elle finit par rester un peu en arrière, et c'est sans doute ce qui lui sauva la vie. Quand un des mirlis fut abattu et que sa chute déstabilisa définitivement la passerelle, la liare était assez près d'une passerelle accrochée à un tronc encore solide pour sauter dans cette direction. Elle parvint presque à l'atteindre. Presque. Elle vit avec horreur le rebord lui échapper à quelques centimètre près.

Mais elle parvint tout de même à attraper une grosse branche située juste en dessous. Sa situation était des plus précaires, mais pas encore désespérée... Surtout quand elle comparait son sort avec celui des malheureux piégés sur la passerelle. Le mirli abattu poursuivi sa chute dans un bruit effroyable, ses immenses branches emportant tous les bâtiments qui se trouvaient encore sur son passage.

La plateforme au dessus de Kharis ne fut d'ailleurs pas épargnée. Elle-même dû s'accrocher solidement pour ne pas être emportée par les rameaux qui lui fouettaient le dos avec violence. Puis, une fois le danger passé, elle s'empressa de se hisser sur la plateforme à moitié dévastée. Se forçant à ignorer les plaintes des blessés au sol qu'elle ne pouvait pas aider, elle prit quand même le temps de vérifier si personne ne se trouvait dans les décombres de la boutique à moitié effondrée qui se tenait encore devant elle.

Et elle fit bien : elle remarqua aussitôt une femme inconsciente coincée sous un meuble. Avec les coups de bélier des Récleyès qui recommençaient déjà résonner au pied de l'arbre et les explosions qui continuaient sans s'arrêter, elle ne donnait pas cher de la vie de quiconque resterait dans ces arbres... Cette guerre n'était peut-être pas la sienne, mais elle n'allait quand même pas abandonner quelqu'un à une mort certaine.

Si la victime avait été consciente, la liare se serait contentée de soulever l'étagère effondrée et l'humaine aurait ainsi pu ramper à l'abri. Mais sans assistance extérieure, impossible de procéder ainsi. Elle dû donc perdre de longues et angoissantes minutes à improviser un levier et une sorte de poutre de fortune pour tenir le tout le temps de mettre cette pauvre femme en sécurité. Pourvu que son élan d'héroïsme ne leur coûte pas la vie à toutes les deux !

Quand elle eut enfin rassemblé des bouts de bois lui semblant assez solide, Kharis agit le plus vite possible. Elle souleva le meuble dans un grognement, glissa sa cale improvisée et tira brutalement l'humaine par les épaules pour la sortir de là. Juste à temps, puisque l'édifice bancale s'effondra juste après.

Bon, et maintenant ? Elle n'allait pas la laisser là, et elle ne pouvait pas attendre non plus que la demoiselle décide de se réveiller de sa petite sieste improvisée. Sans autre forme de procès, Kharis la chargea donc sur son épaule : ces humaines n'étaient pas bien lourdes après tout. Puis elle sortit de là et commença à chercher un moyen de descendre avant que les Récleyès n'arrive à abattre leur arbre. Une échelle accrochée au tronc d'un mirli voisin lui sembla prometteuse, et de là où elle était elle pouvait même apercevoir un petit groupe qui commençait à se rassembler à son pied. Elles auraient plus de chance de survie en se joignant à eux ! La liare commença donc la traversée du pont reliant les deux arbres au pas de course. Il valait mieux éviter de traîner à découvert.


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MessageSujet: Re: Event °4 | Les ombres de la perfidie Ven 18 Mai 2018 - 10:12

La forêt résonne de cris si nombreux qu'ils vous est impossible d'en déterminer la provenance. Le mirlis abattu a entraîné dans sa chute tout un quartier de la ville, et les dégâts, autant dans les arbres environnants qu'au sol sont énormes. C'est une catastrophe, mais déjà les Récleyès s'en prennent au pied d'un autre, de l'autre côté de la cité. Aucun abri ne vous protégera ici.

Ceux qui sont encore dans la forêt commencent à se faire encercler par l'ennemi. Vous avez intérêt à rapidement trouver le groupe qui s'est formé pour aller rejoindre l’Arbre de vie, c'est votre seule chance de vous en sortir.

Directives


Il vous reste un tour pour vous rassembler avant que la sentence du MJ ne tombe.

Eien et Rhaenaega je vous rappelle que l’Arbre est l'objectif de ce rp vous ne pouvez pas déjà y être. Si vous ne rectifiez pas ça, même punition que pour le point précédent.

Je répète qu'un petit groupe d’Anciens rassemble les survivants de l'attaque de la ville pour se diriger de manière stratégique vers l’Arbre. Si vous ne les trouvez pas pendant le prochain tour vous serez seuls face à l'armée de Récleyès et vos chances de survie sont nulles.
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MessageSujet: Re: Event °4 | Les ombres de la perfidie

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Event °4 | Les ombres de la perfidie

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