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Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent

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MessageSujet: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Mer 12 Juil 2017 - 23:11

Manaka était épuisée. Voilà plusieurs heures qu'elle marche sans savoir où elle allait. Elle était sortie de la galerie, abandonnant le soldat qui l'avait fait prisonnière à son triste sort. Un Ingouwë n'aime pas les visiteurs indésirables dans son nid... La jeune femme avait alors été saisie d'angoisse à l'idée que le liare aux cheveux blancs se fasse dévorer. Mais sa raison lui a rappelé que cet individu lui était hostile, qu'elle n'avait aucune raison de le sauver. Bon sang, que lui avait appris Toma ? Si elle fait acte de bonté avec n'importe qui, comment compte-t'elle survivre ? Elle doit prouver à son mentor qu'elle est bien capable de mener sa vie comme elle le souhaite, sans avoir de surveillance vingt quatre heures sur vingt quatre.

La liare regarde le soleil, son seul repaire temporel. Elle avait retrouvé la surface au petit matin. Désormais, il doit être non loin de midi. L'air s'était également réchauffé, mais pas non plus de quoi être agréable pour un être cornu. Manaka se sent chanceuse d'avoir été habituée à la pénombre de la forêt des Mirlis. Un autochtone de la terre du feu aurait facilement frissonné.

Seul son sceptre en main et ses habits sur elle, Manaka n'avait hélas pas grand chose pour subsister. Son sac est resté avec le soldat, ou bien confisqué à l'avant-garde. Et elle n'a pas non plus récupéré celui du liare aux cheveux blancs, qui contenait pourtant des gourdes de lave... Elle regrette de ne pas avoir fait plus attention à ses affaires. Mais de toute façon, comment pouvait-elle faire ? Elle a été assommée, attachée, puis s'est retrouvée dans une galerie suite à un effondrement. Pas évident de conserver ses biens quand on se fait balader comme ça !

La jeune fille commence à avoir soif, en plus de la fatigue qu'elle ressent depuis quelques temps. La faim ne va pas non plus tarder. Elle commence à avoir des pensées négatives, en voyant notamment le paysage rocheux qui l'entoure. Pas la moindre ombre de verdure, de trucs comestibles ou de lacs de lave. Rien. Manaka soupire, désespérée. Elle va donc mourir ici, au milieu des montagnes, si proche de son rêve de voir le pays liare. Ou si loin... Elle ne sait pas si elle avance en direction des terres du feu ou de la contrée Arvèles. Tout se ressemble depuis qu'elle a retrouvé l'air libre.

Elle aperçoit un gros rocher un peu plus loin et décide de faire une pause à cet endroit. Si elle ne peut pas boire, ni manger, elle peut bien se reposer ! Mais elle ne sait pas si elle arrivera à repartir après... Quoi qu'il en soit, son corps lui implore de faire une pause. Ses pieds sont endoloris, son dos aussi et ses muscles ne sont pas loin de s'ankyloser.

Elle s’agrippe à la rocaille, comme s'il elle avait besoin de ça pour tenir encore debout. Mais alors qu'elle allait s'asseoir, elle se rend compte que ses pieds sont... dans une flaque rouge ? Elle se baisse, pour savoir ce que c'est et une odeur forte de rouille saisit son nez. Aucun doute, il s'agit de sang, mais comment une si faible quantité peut empester autant ?

Elle trouve la réponse en suivant les traces écarlates qui la mène derrière le rocher.

Manaka constate avec stupeur la scène macabre qui se trouve sous ses yeux. Le gris de la pierre se retrouve taché du rouge du sang. Mais le pire, c'est que ce sang provient des corps inertes, étendus sur le sol. Et il doit bien y en avoir une dizaine. Par réflexe, elle s'approche du corps le plus proche. Elle découvre qu'il s'agit d'un liare au vu des cornes qui se trouvent sur le haut de son crâne. Elle touche sa peau, mais ne ressent aucune énergie à absorber. Cela ne peut signifier qu'une chose : il est mort.

Alors qu'elle était encore en état de surprise, le coeur de la brune s'accélère d'un coup quand elle réalise l'état de ces liares. Instinctivement, elle retourne derrière le rocher, s'inquiétant sur la présence des individus qui ont causé ce massacre. Ce qui en soit est stupide, car elle s'est déjà dévoilée. Elle inspire une grande bouffée d'air qu'elle expire doucement. Il faut qu'elle retrouve son calme. Mais il faut dire que découvrir cette scène au milieu de nulle part alors qu'elle marchait tranquillement et inconsciemment, ça lui fait un choc.

Elle retourne vers les cadavres avec plus de précautions. Un réflexe encore une fois, inutile. Mais qui sait ? Elle prend la peine de vérifier si tous sont morts. Elle découvre aussi que ce massacre est assez récent, les corps ne sont pas encore en décomposition. Mais il ne s'est pas passé il y a dix minutes comme le montre le sang qui a séché. Ceux qui ont causé ça ont du partir il y a un moment.

Elle s'approche du dernier corps, celle d'une liare, et remarque rapidement qu'elle est quasiment nue : ses vêtements sont déchirés, il ne lui reste que des lambeaux de tissu sur sa peau ! Manaka ne peut s'empêcher de penser à une agression sur cette demoiselle... surtout que les corps qu'elle a examiné sont surtout ceux de liares masculins... Autre élément intriguant, ce sont les griffes en métal qui sont dans la continuité de ses mains. Et cette arme est pleine de sang... Qu'est-ce que ça signifie ?

Elle touche le front de la liare, mais relève aussitôt sa main. Elle a réussi à lui absorber sa chaleur corporelle ! C'est qu'elle est toujours en vie ! Et peut-être que le coup de froid qu'elle a fait ressentir à cette liare féline va la réveiller...
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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Jeu 13 Juil 2017 - 21:35


Douleur.
Tout est rouge.
Le monde est lourd comme une chape de plomb.
Penser lui broie la tête.
Et surtout il fait froid, si froid…
 
Le sol rocailleux lui pique la peau, le vent qui souffle irrite les griffures, les blessures.
Elle se sent si molle, comme si toute son énergie l’avait quittée
Et il fait de plus en plus froid.
 
Elle a l’impression qu’on lui pose un glaçon sur le front. Tout d’abord ça la soulage. Était-elle fiévreuse ? Peut-être. Mais la sensation apaisante devient rapidement désagréable. Comme s’il était possible d’absorber encore plus du peu d’énergie qu’elle avait cru évaporée.
 
Elle ouvre grand les yeux, mais sa vision est brouillée, rouge comme le reste, elle aperçoit une ombre penchée au-dessus d’elle et réagit par réflexe, comme toute bête menacée. Rassemblant ses dernière forces (ah tiens, finalement les réserves n’étaient pas épuisées) elle bondit en grognant sourdement pour renverser l’agresseur, brandit ses griffes et s’apprête à frapper.
 
C’était sans compter le vertige qui la prit. Elle s’effondre à nouveau, recroquevillée en chien de fusil, la tête entre les mains, des larmes chaudes et improbables emplissant ses yeux, incapable de prononcer un gémissement. Elle a essayé de se battre. Elle a échoué, trop faible. Maintenant, elle va mourir.
C’est complètement stupide.
Et il fait toujours froid.
 
Le temps passe au ralenti alors qu’elle attend. Elle a abandonné. Ca ne lui ressemble pas, mais elle doit s’avouer impuissante. Alors elle attend, mais rien ne se passe. Elle attend encore, mais plus elle attend, plus elle reprend conscience.
 
Conscience du froid qui la glace. Conscience des roches qui lui griffent la peau à chaque mouvement. Consciente du vent qui lui donne la chair de poule et lui blesse les oreilles. Consciente qu’elle a une migraine de tous les Dieux.
 
- Aow, ma tête… parvient-elle à grommeler.
 
Consciente qu’elle dégage une odeur de sang et de brûlé. Pas dans le genre feu de bois, plutôt cochon grillé. Bizarrement, ça ne lui donne pas faim.
Consciente qu’elle est pratiquement nue. Et pas forcément avec les bouts de cuirs positionnés stratégiquement. Bah elle va mourir de toute façon. Sa seule satisfaction est que ses griffes sont toujours sur ses mains.
 

 
Non ?
 
Elle essaye de se redresser, plus doucement cette fois-ci. Elle est faible, certes, mais y arrive. Ses bras tremblent sous l’effort. Elle regarde autour d’elle, pas trop vite pour ne pas brusquer sa tête qui ne lui accorde aucune pitié. Des cadavres, beaucoup. Du sang, beaucoup aussi. Sans doute celui des cadavres. Et une liare. Visiblement vivante et choquée. Pas de lien logique à associer à sa présence par contre. Pas plus de danger que celle-ci autour.
Elle ne va peut-être pas mourir aujourd’hui finalement.
Rectification, elle ne va peut-être pas mourir dévorée finalement. Il y a toujours le froid et l’inconnue.
 
Peu à peu, les pièces du puzzle se remettent en place alors qu’elle retrouve un semblant de réflexion. Peut-être que l’ombre n’était autre que cette liare. Peut-être qu’elle cherchait à l’aider et pas à la manger tuer. Bon, pas sûre qu’elle soit dans les meilleures dispositions après s’être faite agresser. Tout ce qu’elle trouva à dire -croasser serait plus juste- pour s’excuser fut :

-
Désolée ? Réflexes…
 
C’était sommaire mais elle n’avait pas exactement retrouvé la faculté à faire des phrases.
Elle-même était blessée, ce qui n’était sans doute pas sans rapport avec les cadavres qui portaient la marque de ses griffes ou de brûlures dont elle ne se souvenait pas la provenance.
Et elle était nue. En présence de quelqu’un. Bon, c’était une femme, mais ça restait gênant. Sur cette réalisation, elle se recroquevilla un peu et fis usage de ses cheveux pour regagner un brin de pudeur, n’ayant pas les ressources pour faire bien plus de toute façon.
 
Son esprit embrumé tenta tant bien que mal de reconstituer comment elle avait pu en arriver là.
 
Ah oui, les cadavres. Elle les avait tués. Elle ne se souvenait pas de les avoir tous tués cela dit. Mais elle se souvenait parfaitement de s’être battue. Et d’en avoir égorgé au moins un après en avoir balafré un autre dans le visage. Le troisième s’était saisi d’elle. Et après ? Après une boule de feu gigantesque ? C’était absurde, elle n’aurait jamais survécu à ça. Et pourtant, l’un des corps était calciné, ça semblait correspondre...  Et ses vêtements… Brûlés, comme le reste, ou déchirés. Ça lui rappelait quelque chose mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.
Et le troisième ... ? Oh, sa tête semblait avoir heurté une pierre. Dommage pour lui.
 
Pourquoi elle s’était-elle battue en premier lieu ? Elle était tombée sur des gardes. Pour être exacte, elle était tombée sur un garde, l’avait remarqué et s’était empressée de faire demi-tour avant qu’il ne remarqué sa présence et était tombée sur ses deux copains. Soit ils étaient bien préparés, soit elle avait fait preuve de malchance. Elle n’avait pas réussi à s’esquiver à temps.
 
Ils l’avaient arrêtée, demandé… ses papiers ? Son autorisation ? De quoi, pour quoi faire ? Elle avait bien quelques papiers sur lesquelles elle dessinait des plantes ou des animaux inconnus, mais… visiblement ils avaient disparu. Avec le reste de ses affaires ? Revenons à nos moutons. Elle n’avait pas compris. Ils l’avaient appelée comment ? « Déserteuse », « Saleté de rebelle ». L’un d’entre eux avait suggéré la possibilité de s’amuser pour se réchauffer. Lorsque celui qui lui faisait face avait tenté de la toucher, elle lui avait envoyé un bon coup de griffe dans le visage pour lui faire passer l’envie de recommencer. Généralement c’était efficace.
 
Sauf qu’au lieu de s’arrêter là, il avait posé une main sur son visage ensanglanté et traitée de « Sauvage ». Puis il avait ordonné qu’on se saisisse d’elle. Dans un langage beaucoup plus fleuri. Les gardes ne comprenaient visiblement pas la politesse de base. Elle avait donc arrêté d’essayer de l’être et avait égorgé le plus proche avant qu’il ne sorte son épée. Elle avait l’avantage d’avoir ses armes littéralement à portée de main. Puis elle avait bondi en arrière pour se dégager. Devant elle, les deux autres avaient dégainé et la regardaient d’un air mauvais.
 
Le combat qui avait suivi n’était pas à son avantage. Ils étaient deux, combattants de métier et elle portait toujours des séquelles de la morsure du Vaok sur son bras gauche. Et ils savaient utiliser leur Vérité, l’un d’entre eux possédait même des bombes d’Iradies. Du moins supposa-t-elle qu’il s’agissait de ça, n’en ayant jamais vu. La seule chose qui l’avait sauvée était qu’ils ne cherchaient pas à la tuer. Pas tout de suite en tout cas. Le garde aux bombes s’était saisit d’elle et… C’était là que le grand flou commençait.
 
Son sang n’avait fait qu’un tour. Elle avait tenté de se calmer, en vain, la peur faisait battre son cœur plus vite qu’il n’était raisonnable. Et après… Elle avait eu la sensation de fondre. C’était indescriptible, elle s’était sentie brûlante, puis très très molle. Comme si le moindre contact avait pu la déformer. Un hurlement avait retenti puis il y avait eu l’explosion. Tout le reste était noir.
 
Elle n’arrivait pas à comprendre. Etait-ce elle qui avait causé tout ça ?
 
Elle en était bien incapable, et pourtant… le résultat était là ! Et cette sensation de fondre, cette odeur de cuir brûlé qui avait chatouillé ses narines juste avant que tout devienne noir lui rappelait autre chose, environ un mois auparavant. Ses bras avaient rougeoyé, devenant étrangement mous. Ca n’avait duré qu’un instant, mais ça avait suffit pour enflammer (et détruire durablement ses manches). Elle avait mis ça sur le compte de sa Vérité. Pour une fois que celle-ci avait un effet visible… Alors un phénomène plus étendu n’aurait-il pas pu être à l’origine de la boule de feu ? Non sans doute pas, au mieux serait-elle devenue une jolie torche et ça se serait arrêté là. Mais si le feu avait touché les bombes d’Iradies ? Oui, ça pouvait expliquer bien des choses. Le brasier, le souffle.
 
Et son état ? Elle se sentait vidée. Elle savait qu’utiliser la Vérité avait un coût. Mais jusque-là, la sienne ne lui avait pas semblé l’épuiser. Elle faisait juste partie de son quotidien, comme un désagrément à surveiller régulièrement, lui offrant l’avantage bouillotte en situation extrêmes. Mais là, pas moyen de l’activer, la fonction bouillotte !
 
Elle avait toujours aussi froid.


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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Ven 28 Juil 2017 - 11:53

Manaka n'avait pas bougé, attendant la réaction de la liare. Elle espérait la réveiller, afin d'être sûre qu'elle soit vivante. Mais elle se souvient de la dernière fois où elle avait utilisé sa vérité pour vérifier qu'un liare soit en vie : la réaction de ce dernier a été plutôt violente.

L'alchimiste eu un mouvement de recul quand la blessée ouvrit grand les yeux d'un coup. On aurait dit qu'elle était ressuscitée ! Mais la brune ne pu rien faire de plus quand l'inconnue bondit sur elle, griffes en avant... Mais retomba sur le sol, sans avoir pu l'attaquer. Manaka ne pu s'empêcher de soupirer de soulagement. Elle s'était soudainement tendue en voyant qu'en étant agenouillée, elle ne pouvait rien faire pour se défendre contre autant d'agilité...

Néanmoins, la jeune fille voulait toujours venir en aide à cette liare très mal en point. Après tout, c'est normal d'avoir une telle réaction dans un tel contexte ! D'ailleurs, elle pourrait lui expliquer ce qu'il s'est passé ici...

Elle entend les excuses de l'inconnue. Elle avait bien raison sur le pourquoi de cette tentative d'attaque. Un simple geste de défense. Elle en oublie presque qu'elle aurait pu y passer si un mal de tête n'avait pas saisi la féline !

Voyant que la liare grelotte, Manaka s'empressa d'enlever son manteau de fourrure pour le mettre sur celle-ci. Il faisait certes froid, mais l'alchimiste était bien mieux vêtue et avait aussi plus l'habitude des basses températures en sachant où elle a été élevée. Elle se frotte les bras pour se réchauffer un peu, mais cela lui suffit.

« Tiens, cela devrait t'aider à te réchauffer... »

L'inconnue semblait blessée, mais elle n'avait rien sur elle qui puisse l'aider davantage. Tout son nécessaire à la survie avait disparu au poste de garde, confisqué par les soldats liares. Elle se sentait complètement impuissante. C'est dans ce genre de cas où elle envie la vérité des Namès ! La sienne ne sert qu'à détruire ou refroidir les liares...

Maintenant que la situation semblait plus calme, Manaka s'autorisa à se détendre. Son regard se posa autour d'elle et cette fois-ci la vision des cadavres la dégoûte. Elle n'avait pas fait attention, étant trop concentrée sur le fait de trouver un survivant. Mais regarder ces corps ensanglantés et même brûlés est vraiment peu ragoutant. Un haut le cœur la saisit. Elle aimerait partir, mais elle ne veut pas laisser la liare seule. Alors elle prend sur elle. Elle attendra que l'inconnue se soit remise avant d'aller ailleurs.

Son attention revient sur la blessée.

« Je m'appelle Manaka et toi ? Tu pourras m'expliquer ce qu'il s'est passé ici... enfin quand tu te sentiras capable de le faire... »
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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Dim 30 Juil 2017 - 20:18


Perdue dans ses pensées et trop faible pour bouger, elle n’eut même pas de mouvement de recul lorsque l’inconnue s’approcha de nouveau. Non, elle ne bougea que lorsqu’elle sentit une douce chaleur recouvrir son corps. Elle examina quelques temps la fourrure, d’un animal qu’elle ne reconnaissait pas, et se blottit confortablement dans le vêtement salvateur, tel un chaton dans une couverture pelucheuse.

- Merci.

L’inconnue ne lui voulait visiblement aucun mal, ce qui n’était pas pour déplaire à Ivinea. Elle aurait été bien incapable de se défendre si quoi que ce soit -liare ou animal- avait cherché à l’agresser à cet instant. Elle détailla sa bienfaitrice d’un œil curieux mais fatigué. Elle était jeune et devait avoir environ le même âge qu’elle-même, mais elle portait les traces d’une vie facile. Ses muscles et sa peau ne portaient pas les traces d’une enfance endurcie par le combat, le travail ou encore la sous-nutrition. Et ses vêtements avaient quelque chose de très étrange, un brin exotique. Ils étaient très couvrants mais on était dans les montagnes, ça n’avait rien de choquant. Les matières utilisées étaient plus curieuses et la nomade doutait de les avoir déjà rencontrées.

Si les premières observations tendaient Ivi à classer l’inconnue dans la catégorie « citadine riche » ou « noble ». Mais quelque chose dans son attitude générale ne collait pas avec l’image qu’elle avait de ces gens-là. Cette liare avait quelque chose d’étrange. Cette impression fut confirmée lorsqu’elle se présenta, sans pompe ni cérémonie. Juste un nom, la plus simple expression de l’être. Et une question, légitime au vu des circonstances : qu’est-ce qui avait bien pu mener à ce carnage ?

- Ivinea. J’aurais sans doute été ravie de te rencontrer… dans d’autres circonstances.

La douleur et la fatigue la rendait acide dans ses paroles et peu disposée à sourire. Elle fit quand même un effort pour Manaka qui ne voulait vraisemblablement que son bien, fait assez rare pour être souligné en terres Liares.

- Ce qui s’est passé ici, c’est euh… compliqué. Je ne suis pas sûre de bien comprendre moi-même… Pour faire simple, je pense que ces bât… messieurs étaient des gardes royaux en patrouille. Ils m’ont agressée sans que je comprenne bien pourquoi et les évènements se sont enchaînés. Et ça sent le liare grillé parce qu’il y en avait un qui avait des potions d’Iradies. Elles ont dû exploser puisqu’il y a eu une grosse boule de feu. Après c’est le trou noir.

Bon, c’était très trèèèès résumé, mais de un elle n’avait pas besoin de connaître les détails, de deux la fin consistait plus de suppositions fumeuses que de faits confirmés et de trois la migraine de la nomade ne favorisait pas le flot de paroles continu dont elle était pourtant passée au rang de maître. Elle resserra la fourrure autour d’elle, passa une main fatiguée sur son visage pour se débarrasser des traces de sang et de cendre avant de tenter un massage de tempes pour se libérer du marteau qui jouait un air militaire dans son crâne. Boum boum boum. Aussi régulier que le battement de son cœur. C’était sans doute ça en fait. Plus logique que l’hypothèse du marteau. Et bien pire qu’une méchante gueule de bois.

Pour tenter de regagner un semblant de dignité, elle entama une tentative d’atteinte de la position debout. Douuuuucement Ivi, pas trop vite. Voilà comme ça, un muscle après l’autre, sans se brusquer. C’est bien, tu es à genoux tu as gagné trente centimètres. Encore un effort et tu seras sur tes pieds. Quand à la question de savoir si tu pourras y rester, tu te la poseras après. Un nouveau vertige la pris dès qu’elle fut totalement debout. Elle se rétablit maladroitement, les jambes tremblantes. L’impression d’être retournée à l’âge de ses premiers pas était particulièrement frustrante. Elle lança un regard à Manaka la défiant de lui venir en aide. Sa fierté était en jeu, là !

Elle commença par un rapide examen de son état. En plus de la fatigue et de la migraine qui lui matraquait le crâne, elle avait quelques éraflures, des brûlures bénignes mais désagréables et une coupure plus profonde au flanc sur laquelle elle appliqua sa paume. Décidément elle enchaîna les blessures ces derniers temps ! Elle avait un peu honte. Elle qui devait se faire ombre et souffle de vent, elle s’était bien trop jetée au cœur de l’action ce mois-ci !

Elle examina les alentours, cherchant à savoir s’il lui restait un peu plus que ses simples griffes. Pas qu’elle soit très attachée aux possessions matérielles mais si elle voyageait toujours avec un minimum nécessaire. La première qu’elle repéra fut sa fiole iridescente, qui lui procurai la lumière dans les instants les plus sombres. Autant dire qu’elle ne s’en était pas beaucoup servie jusque-là, bien qu’elle la suive depuis bientôt deux ans. Elle retrouva également son sac, avec quelques rations un peu cuites éparpillées sur le sol. Il avait été arraché de son dos pendant l’échauffourée et n’avait donc pas été complètement détruit par l’explosion. Le pas mal assuré, elle rassembla ses affaires comme elle pu avant d’utiliser sa couverture comme robe de fortune, nouée autour de sa poitrine. Pas qu’elle n’appréciait pas le manteau de fourrure, mais c’était un peu léger comme vêtement. Elle noua également un bandage autour de sa taille pour contenir le saignement -léger- de sa plaie avant de s’en retourner vers Manaka qui avait visiblement envie de partir. Il faut dire que le spectacle n’avait rien de réjouissant.

- Merci encore pour le manteau. Tu es sûre que ça ira pour toi ? Et je propose qu’on s’éloigne d’ici. J’ai besoin de me reposer, mais avec les cailloux, la neige et les cadavres, j’ai connu des bivouacs plus accueillants ! Je ne suis pas du coin, mais tu connais peut-être des endroits pour s’abriter ?

Elle espérait de tout cœur que si maison ou grotte il y avait, elle ne serait pas loin. Elle se sentait incapable, malgré toute sa bonne volonté, de faire plus que quelques centaines de mètres avant de s’effondrer. Et c’était sans compter le fait que dans l’affaire, elle avait aussi perdu ses chaussures…

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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Dim 6 Aoû 2017 - 19:43

La jeune liare se présente sous le nom d'Ivinea. Un très joli nom pense la brune qui lui sourit, répondant ainsi à celui de la blessée. Manaka a bien vu qu'elle fait de gros efforts malgré son état. Elle peste intérieurement contre son impuissance pour la soigner. Malgré tout, Ivinea répondit à la question de la cornue habillée. Cette dernière écouta attentivement ses propos, tout en regardant les reste de l'affrontement. Des potions d'Iradies auraient provoqué autant de dégâts. Ayant reçu une formation d'alchimiste, elle sait très bien comment réalisé ce produit. Néanmoins, il devait porter sur lui des quantités énormes pour avoir créé une boule de feu dévastatrice ! Il était suicidaire à ce point ? Car au moindre contact, cela provoque une explosion, et liare ou pas, cela fait toujours des dégâts. La preuve avec les corps calcinés : leur peau n'a pas suffit à les protéger...

« Tu as eu de la chance de ne pas être proche de l'explosion... »

En tout cas, elle a appris que cette fille ne doit pas être du côté des gardes royaux ! Une chance pour Manaka qui ne devra pas se soucier à trouver un quelconque mensonge pour justifier la non-possession de papiers prouvant qu'elle n'est pas une déserteuse : la fois où elle a menti au soldat ne s'est pas très bien terminé, même si elle aurait pu finir en bien pire état que simplement avoir perdu des affaires.

Ivinea tente de se lever et par réflexe, la brune fait en geste vers elle afin de l'aider mais un regard sévère suffit à ramener ses mains vers elle. Elle ne veut pas d'aide, très bien, elle respecte son choix. Après une ascension difficile, Manaka se lève à son tour, prête à rattraper la liare au cas où elle chuterai. Elle sait qu'elle ne sera pas ravie de ce geste, mais elle n'y peut rien, c'est dans sa nature. La brune a été éduquée ainsi et il est difficile pour elle de ne pas s'en défaire.

Visiblement, la liare féline n'a pas besoin d'aide et récupère ses affaires éparpillées. Finalement, avec ce qu'elles ont toutes les deux, elles pourraient bien survivre le temps de trouver une âme charitable pour les aider ! Si elles en trouve... Manaka ne pense pas que ce soit dans les traditions des liares d'ouvrir son foyer à des blessés, mais qui sait ? Ivinea a peut-être de la famille et sait où les trouver.

Ah non au vu de ce qu'elle dit. Ou du moins pas proche d'ici. Mais que viendrait-t'elle faire dans les monts d'ailleurs ? Elle sait que les liares n'aiment pas le froid et puis ces terres ne sont pas riches en gibier... A moins qu'il n'y ai autre chose ?

« Oui ne t'en fais pas, j'ai connu pire. » dit-elle en pensant aux hivers passés dans la forêt des Mirlis.

Même sans manteau, Manaka était toujours mieux vêtue qu'Ivinea. Par contre elle doit lui annoncer que elle non plus, elle n'est pas du coin...

« Je ne suis pas d'ici alors j'ai bien peur de ne pas pouvoir être utile... » répondit-elle, quelque peu gênée.

Que ce soit dans les montagnes ou ailleurs dans le pays liare, Manaka ne connaissait aucun endroit éventuellement accueillant où aller. Avec son expérience qu'elle a eu avec le garde, elle a bien peur qu'aller dans les villes principales soit une idée risquée. Et elle n'avait aucune idée de quelle direction prendre pour les rejoindre.

« Mais avançons quand même, au moins pour quitter la montagne. On aura plus de chance de tomber sur un endroit plus accueillant. »

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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Mer 16 Aoû 2017 - 21:14


Ivinea ne put retenir une grimace en entendant Manaka lui avouer son ignorance. Elles faisaient une belle paire toutes les deux ! D’autant que si Ivi n’avait (pratiquement) plus de vêtements, ceux-ci semblaient être la seule possession de la jeune liare. Ça et une espèce de sceptre bizarre. Manaka était décidément à part parmi tous les liares qu’elle avait pu rencontrer, son attitude et sa façon de parler, même si on oublie son accoutrement, ne correspondait à rien qui lui soit familier. Elle avait très envie d’en savoir plus sur elle, mais ça attendrait qu’elle ait retrouvé un peu de forces. Elle n’avait pas assez de réserves pour les gaspiller en paroles.

« Mais avançons quand même, au moins pour quitter la montagne. On aura plus de chance de tomber sur un endroit plus accueillant. »


Ivinea lâcha un grognement. Elle était assez d’accord avec Manaka sur le principe, mais elle craignait la descente vers la vallée. Surtout sans chaussures. Bon, essaye de te rappeler Ivi ! Par où es-tu venue ? A quoi ressemblait le sentier ? Y avait-il des abris sur le chemin ? Son esprit embrumé peinait à lui répondre.

- Allons-y. Je ne sais pas combien de temps mes jambes vont accepter de me porter, mais où qu’on aille, ça ne peut pas être bien pire qu’ici.

« Ici », était plus exactement un plateau rocailleux, partiellement recouvert de neige qui fondait par endroits. Avec de gros blocs rocheux éparpillés ça et là, comme posés là par un dieu qui s’ennuyait. Ce qui devait leur arriver souvent. Et tant que plateau, la zone était fortement exposée aux vents, qui pouvaient forcir en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. De ce côté-là, ça ne la changeait pas beaucoup de sa Vallée natale. Sauf qu’il ne faisait déjà pas chaud, mais si Firéole se joignait à la partie, elles étaient sûres de geler sur place en moins d’une heure. Et c’était quand même triste comme manière de mourir.
Pour ne rien arranger, avec les cadavres des gardes, des charognards allaient finir par venir. Enfin, c’est ce qui se serait passé dans la Vallée, mais elle doutait que les montagnes fonctionnent bien différemment. Quoique, elle ne savait pas combien de temps elle était restée inconsciente, mais c’était sans doute supérieur à l’espérance de vie d’une personne KO entourée de viande fraîche dans sa Vallée. Toujours est-il que finir comme ça ne faisait pas partie de ses plans non plus.

D’un commun accord, elles prirent donc le chemin de sa descente, par un petit sentier tout aussi rocailleux que le plateau, et qui ressemblait plus à une piste animale qu’à un trajet régulièrement utilisé par les liares du coin. Si liare du coin il y avait… Le trajet était aussi éprouvant que ce à quoi elle s’attendait. Mais elle fit de son mieux pour ne rien laisser paraître et se concentra sur les alentours. Le paysage était tout à fait charmant, mais ce n’était pas ce qui l’intéressait. Elle voulait à tout prix éviter de tomber sur une autre patrouille ou sur des carnivores qui pourraient se mettre en tête de manger du liare au déjeuner.

A la faveur d’une pause réclamée à corps et à cris par les muscles épuisés et par le flanc abîmé d’Ivinea, elle fouilla dans son sac pour en sortir deux rations. Oh, pas grand-chose, du lapin des rocailles fumé, une gourde de lave à moitié vide et un quignon de pain de route qui avait vu des jours meilleurs. Mais elle s’en contenterait et se disait que Manaka, faute de mieux, ne râlerait pas. Elle lui tendit donc sa moitié et commença à grignoter son morceau de viande. Même mâcher lui paraissait épuisant, mais elle avait besoin de manger si elle voulait reconstituer ses forces. Elle se sentait pathétique et inutile et comme elle n’avait pas l’habitude, c’était particulièrement agaçant.

Elle ruminait en silence son repas et ses pensées, n’ayant pas vraiment l’intention de répondre par plus que des monosyllabes à toute parole que Manaka pourrait bien dire. Sans doute se montrerait-elle plus sociable une fois reposée dans un endroit tranquille. Autant dire pas tout de suite. Tout en se léchant les doigts pour récupérer la moindre trace de gras qui y serrait restée, Ivinea laissa son regard errer sur les flancs de la montagne devant eux. Il faisait beau, et la visibilité était bonne. Son regard buta sur une anomalie. Dans un premier temps, elle n’aurait pas su dire ce qui la dérangeait dans cette pile de roches assez anodine. Mais elle faisait confiance (parfois un peu trop) à son intuition. Avait-elle détecté un mouvement anormal ? Elle attendit en attaquant son pain. Non, rien ne semblait bouger. Peut-être était-ce juste le vent, ou peut-être était-ce autre chose. Enfin, alors qu’elle finissait son dernier morceau, elle mit le doigt sur ce qui la gênait : l’emplacement, comme la structure du tas de pierre était anormale. Celui-ci n’était certainement pas venu là tout seul. Et à bien y regarder, il lui semblait voir ce qui pouvait être une cheminée et ce qui aurait pu faire office de porte. Mais à cette distance, elle n’en était pas certaine. Elle ouvrit donc la bouche pour prononcer sa première véritable tirade depuis quelques dizaines de minutes.

- Manaka ? Tu vois ça là-bas ? Je me demande si ce n’est pas un abri. Je n’en suis pas sûre, mais j’ai déjà entendu dire que les liares des montagnes en construisent un peu partout pour se protéger quand ils doivent passer la nuit sur les routes ou attendre la fin d’une tempête. C’est peut-être ça ?

L’objectif à atteindre était à quelques centaines de mètres. Ivinea espérait avoir vu juste, car elle sentait la fatigue affaiblir ses membres, conjuguée au froid qui avait rendu ses pieds insensibles.

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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Sam 23 Sep 2017 - 14:18

La marche dans la rocaille fût épuisante pour les deux liares. Pourtant, aucune d'elles de s'est plainte pendant le trajet. Manaka aurait pu facilement flancher, elle qui vient d'un milieu de vie confortable, et pourtant, elle se montre très résistante. Elle même est étonnée de ses capacités qu'elle découvre au fur à et mesure de son voyage. Mais c'est peut-être aussi dû à sa bonté pour ne pas être un poids de plus dans cette marche vers l'inconnu : Ivinea est suffisamment mal en point pour ne pas rajouter un boulet supplémentaire.

Cette randonnée du péril s'est déroulée sans soucis et sans grandes discussions aussi. Ivinea s'est montrée silencieuse et l'alchimiste n'a pas voulu prendre la parole davantage, de peur de faire quelque chose de travers. Pourtant, c'est elle qui casse le silence qui s'était installé depuis un petit moment :

« Manaka ? Tu vois ça là-bas ? Je me demande si ce n’est pas un abri. Je n’en suis pas sûre, mais j’ai déjà entendu dire que les liares des montagnes en construisent un peu partout pour se protéger quand ils doivent passer la nuit sur les routes ou attendre la fin d’une tempête. C’est peut-être ça ? »

D'abord étonnée d'entendre un si grand nombre de mots venant de sa bouche, elle mit un peu de temps à voir l'abri rocheux qui pointait le bout de son nez sur le flanc de la montagne. Manaka plissa les yeux pour distinguer plus de détails pour pouvoir répondre à la liare. Cela ressemble beaucoup à un abri, idéal pour se protéger de n'importe quelle péripétie, au vu de la solidité de l'installation : qu'est-ce qui pourrait faire flancher une montagne ? Néanmoins, les connaissances de l'alchimiste sur les traditions liares sont plus que limitées. Les livres ne lui ont hélas que donner les grandes lignes. Et encore, les écrits à leur sujet sont rares et viennent principalement d'étrangers venus en voyage dans les terres du feu. Ce qui n'est pas étonnant au vu du régime tyrannique qui siège à la tête des liares...

« Je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre... Allons voir de plus près. »

La curiosité a saisi la jeune liare. Elle veut désormais savoir ce qui se cache derrière cet amas de pierre. Ce sera la première fois qu'elle voit une trace de civilisation depuis son arrivée dans ce pays. Enfin, si elle ne prend pas en compte son arrestation à la frontière... Mais peut-elle vraiment considérer ces soldats comme des individus civilisés ?

Manaka prend la tête du binôme et avance vers l'abri, sans oublier de veiller sur Ivinea. Elle espère ne pas rencontrer de mauvaises surprises. La blessée doit se reposer et la brune n'a aucune envie de tomber sur des individus aux mauvaises intentions.

Les montagnes sont silencieuses. Pourtant, à l'approche de l'abri, l'alchimiste décide de ralentir le train et d'avancer prudemment. Elle ne sait pas si quelqu'un ou quelque chose a élu domicile ici. Elle arrive auprès de la porte en bois abîmé, et écoute à l'intérieur. Une petite fente se trouvait sur la porte, dû à sa vieillesse. Elle regarda au travers mais ne vit qu'une pièce sombre et ne détecta aucun mouvement. Alors, elle poussa la porte qui grinça et entra dans l'habitacle.

Il s'agissait bien d'un abri. Cet endroit était parfait pour y loger très peu de temps. Il était fait d'une seule pièce creusée à même dans la montagne. Une table de pierre siégeait au milieu ainsi que des bancs en bois l'entourant. Un placard constituait le seul élément qui habillait un peu la pièce. Manaka s'empressa de l'ouvrir.

Elle y trouva d'abord de la poussière ce qui la fit tousser. Une fois sa respiration récupérée, elle découvrit plusieurs couvertures en tissu, des bougies et une boîte. En continua son exploration et ouvrit celle-ci. Il s'agit d'une trousse de premiers secours ! Certes, rien d'aussi bien que ce que les Anciens peuvent faire grâce aux plantes de la forêt, mais il y avait des tissus pour faire des bandages, des ciseaux, et une pince. Il y avait aussi une fiole qui contenait un liquide translucide, mais Manaka ne savait pas de quoi il s'agissait : l'étiquette était effacée.

Elle sortit les couvertures et les bougies. Elle chercha quelque chose pour allumer les mèches, mais se souvient que chez les liares, ce genre de dispositif est un peu inutile. Ils sont eux même les déclencheurs d'étincelles. D'ailleurs, elle même en est un, mais elle a tendance à l'oublier... La frontière entre ce qu'elle est physiquement et ce qu'elle est dans son coeur est mince... Elle tendit deux couvertures à la liare pour qu'elle puisse mieux se couvrir. Elle en garda une qu'elle posa comme un châle sur ses épaules. Mine de rien, elle avait froid aussi ! Il faut dire que sous la roche, il ne fait pas bien chaud...

Manaka réfléchit comment elle pourrait allumer les bougies. Elle possède bien la vérité du feu, mais comment dire qu'elle est plus capable de faire cramer tout ce qu'il y a dans l'abri plutôt qu'allumer une simple mèche ! Un peu désespérée elle demande à Ivinea :

« Euh... Est-ce que tu peux allumer les bougies ? »

Sinon tant pis, elle prendra le risque...
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Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent

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