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Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent

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MessageSujet: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Mer 12 Juil 2017 - 23:11

Manaka était épuisée. Voilà plusieurs heures qu'elle marche sans savoir où elle allait. Elle était sortie de la galerie, abandonnant le soldat qui l'avait fait prisonnière à son triste sort. Un Ingouwë n'aime pas les visiteurs indésirables dans son nid... La jeune femme avait alors été saisie d'angoisse à l'idée que le liare aux cheveux blancs se fasse dévorer. Mais sa raison lui a rappelé que cet individu lui était hostile, qu'elle n'avait aucune raison de le sauver. Bon sang, que lui avait appris Toma ? Si elle fait acte de bonté avec n'importe qui, comment compte-t'elle survivre ? Elle doit prouver à son mentor qu'elle est bien capable de mener sa vie comme elle le souhaite, sans avoir de surveillance vingt quatre heures sur vingt quatre.

La liare regarde le soleil, son seul repaire temporel. Elle avait retrouvé la surface au petit matin. Désormais, il doit être non loin de midi. L'air s'était également réchauffé, mais pas non plus de quoi être agréable pour un être cornu. Manaka se sent chanceuse d'avoir été habituée à la pénombre de la forêt des Mirlis. Un autochtone de la terre du feu aurait facilement frissonné.

Seul son sceptre en main et ses habits sur elle, Manaka n'avait hélas pas grand chose pour subsister. Son sac est resté avec le soldat, ou bien confisqué à l'avant-garde. Et elle n'a pas non plus récupéré celui du liare aux cheveux blancs, qui contenait pourtant des gourdes de lave... Elle regrette de ne pas avoir fait plus attention à ses affaires. Mais de toute façon, comment pouvait-elle faire ? Elle a été assommée, attachée, puis s'est retrouvée dans une galerie suite à un effondrement. Pas évident de conserver ses biens quand on se fait balader comme ça !

La jeune fille commence à avoir soif, en plus de la fatigue qu'elle ressent depuis quelques temps. La faim ne va pas non plus tarder. Elle commence à avoir des pensées négatives, en voyant notamment le paysage rocheux qui l'entoure. Pas la moindre ombre de verdure, de trucs comestibles ou de lacs de lave. Rien. Manaka soupire, désespérée. Elle va donc mourir ici, au milieu des montagnes, si proche de son rêve de voir le pays liare. Ou si loin... Elle ne sait pas si elle avance en direction des terres du feu ou de la contrée Arvèles. Tout se ressemble depuis qu'elle a retrouvé l'air libre.

Elle aperçoit un gros rocher un peu plus loin et décide de faire une pause à cet endroit. Si elle ne peut pas boire, ni manger, elle peut bien se reposer ! Mais elle ne sait pas si elle arrivera à repartir après... Quoi qu'il en soit, son corps lui implore de faire une pause. Ses pieds sont endoloris, son dos aussi et ses muscles ne sont pas loin de s'ankyloser.

Elle s’agrippe à la rocaille, comme s'il elle avait besoin de ça pour tenir encore debout. Mais alors qu'elle allait s'asseoir, elle se rend compte que ses pieds sont... dans une flaque rouge ? Elle se baisse, pour savoir ce que c'est et une odeur forte de rouille saisit son nez. Aucun doute, il s'agit de sang, mais comment une si faible quantité peut empester autant ?

Elle trouve la réponse en suivant les traces écarlates qui la mène derrière le rocher.

Manaka constate avec stupeur la scène macabre qui se trouve sous ses yeux. Le gris de la pierre se retrouve taché du rouge du sang. Mais le pire, c'est que ce sang provient des corps inertes, étendus sur le sol. Et il doit bien y en avoir une dizaine. Par réflexe, elle s'approche du corps le plus proche. Elle découvre qu'il s'agit d'un liare au vu des cornes qui se trouvent sur le haut de son crâne. Elle touche sa peau, mais ne ressent aucune énergie à absorber. Cela ne peut signifier qu'une chose : il est mort.

Alors qu'elle était encore en état de surprise, le coeur de la brune s'accélère d'un coup quand elle réalise l'état de ces liares. Instinctivement, elle retourne derrière le rocher, s'inquiétant sur la présence des individus qui ont causé ce massacre. Ce qui en soit est stupide, car elle s'est déjà dévoilée. Elle inspire une grande bouffée d'air qu'elle expire doucement. Il faut qu'elle retrouve son calme. Mais il faut dire que découvrir cette scène au milieu de nulle part alors qu'elle marchait tranquillement et inconsciemment, ça lui fait un choc.

Elle retourne vers les cadavres avec plus de précautions. Un réflexe encore une fois, inutile. Mais qui sait ? Elle prend la peine de vérifier si tous sont morts. Elle découvre aussi que ce massacre est assez récent, les corps ne sont pas encore en décomposition. Mais il ne s'est pas passé il y a dix minutes comme le montre le sang qui a séché. Ceux qui ont causé ça ont du partir il y a un moment.

Elle s'approche du dernier corps, celle d'une liare, et remarque rapidement qu'elle est quasiment nue : ses vêtements sont déchirés, il ne lui reste que des lambeaux de tissu sur sa peau ! Manaka ne peut s'empêcher de penser à une agression sur cette demoiselle... surtout que les corps qu'elle a examiné sont surtout ceux de liares masculins... Autre élément intriguant, ce sont les griffes en métal qui sont dans la continuité de ses mains. Et cette arme est pleine de sang... Qu'est-ce que ça signifie ?

Elle touche le front de la liare, mais relève aussitôt sa main. Elle a réussi à lui absorber sa chaleur corporelle ! C'est qu'elle est toujours en vie ! Et peut-être que le coup de froid qu'elle a fait ressentir à cette liare féline va la réveiller...
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MessageSujet: Re: Là où le froid, le feu et le sang se rejoignent Jeu 13 Juil 2017 - 21:35


Douleur.
Tout est rouge.
Le monde est lourd comme une chape de plomb.
Penser lui broie la tête.
Et surtout il fait froid, si froid…
 
Le sol rocailleux lui pique la peau, le vent qui souffle irrite les griffures, les blessures.
Elle se sent si molle, comme si toute son énergie l’avait quittée
Et il fait de plus en plus froid.
 
Elle a l’impression qu’on lui pose un glaçon sur le front. Tout d’abord ça la soulage. Était-elle fiévreuse ? Peut-être. Mais la sensation apaisante devient rapidement désagréable. Comme s’il était possible d’absorber encore plus du peu d’énergie qu’elle avait cru évaporée.
 
Elle ouvre grand les yeux, mais sa vision est brouillée, rouge comme le reste, elle aperçoit une ombre penchée au-dessus d’elle et réagit par réflexe, comme toute bête menacée. Rassemblant ses dernière forces (ah tiens, finalement les réserves n’étaient pas épuisées) elle bondit en grognant sourdement pour renverser l’agresseur, brandit ses griffes et s’apprête à frapper.
 
C’était sans compter le vertige qui la prit. Elle s’effondre à nouveau, recroquevillée en chien de fusil, la tête entre les mains, des larmes chaudes et improbables emplissant ses yeux, incapable de prononcer un gémissement. Elle a essayé de se battre. Elle a échoué, trop faible. Maintenant, elle va mourir.
C’est complètement stupide.
Et il fait toujours froid.
 
Le temps passe au ralenti alors qu’elle attend. Elle a abandonné. Ca ne lui ressemble pas, mais elle doit s’avouer impuissante. Alors elle attend, mais rien ne se passe. Elle attend encore, mais plus elle attend, plus elle reprend conscience.
 
Conscience du froid qui la glace. Conscience des roches qui lui griffent la peau à chaque mouvement. Consciente du vent qui lui donne la chair de poule et lui blesse les oreilles. Consciente qu’elle a une migraine de tous les Dieux.
 
- Aow, ma tête… parvient-elle à grommeler.
 
Consciente qu’elle dégage une odeur de sang et de brûlé. Pas dans le genre feu de bois, plutôt cochon grillé. Bizarrement, ça ne lui donne pas faim.
Consciente qu’elle est pratiquement nue. Et pas forcément avec les bouts de cuirs positionnés stratégiquement. Bah elle va mourir de toute façon. Sa seule satisfaction est que ses griffes sont toujours sur ses mains.
 

 
Non ?
 
Elle essaye de se redresser, plus doucement cette fois-ci. Elle est faible, certes, mais y arrive. Ses bras tremblent sous l’effort. Elle regarde autour d’elle, pas trop vite pour ne pas brusquer sa tête qui ne lui accorde aucune pitié. Des cadavres, beaucoup. Du sang, beaucoup aussi. Sans doute celui des cadavres. Et une liare. Visiblement vivante et choquée. Pas de lien logique à associer à sa présence par contre. Pas plus de danger que celle-ci autour.
Elle ne va peut-être pas mourir aujourd’hui finalement.
Rectification, elle ne va peut-être pas mourir dévorée finalement. Il y a toujours le froid et l’inconnue.
 
Peu à peu, les pièces du puzzle se remettent en place alors qu’elle retrouve un semblant de réflexion. Peut-être que l’ombre n’était autre que cette liare. Peut-être qu’elle cherchait à l’aider et pas à la manger tuer. Bon, pas sûre qu’elle soit dans les meilleures dispositions après s’être faite agresser. Tout ce qu’elle trouva à dire -croasser serait plus juste- pour s’excuser fut :

-
Désolée ? Réflexes…
 
C’était sommaire mais elle n’avait pas exactement retrouvé la faculté à faire des phrases.
Elle-même était blessée, ce qui n’était sans doute pas sans rapport avec les cadavres qui portaient la marque de ses griffes ou de brûlures dont elle ne se souvenait pas la provenance.
Et elle était nue. En présence de quelqu’un. Bon, c’était une femme, mais ça restait gênant. Sur cette réalisation, elle se recroquevilla un peu et fis usage de ses cheveux pour regagner un brin de pudeur, n’ayant pas les ressources pour faire bien plus de toute façon.
 
Son esprit embrumé tenta tant bien que mal de reconstituer comment elle avait pu en arriver là.
 
Ah oui, les cadavres. Elle les avait tués. Elle ne se souvenait pas de les avoir tous tués cela dit. Mais elle se souvenait parfaitement de s’être battue. Et d’en avoir égorgé au moins un après en avoir balafré un autre dans le visage. Le troisième s’était saisi d’elle. Et après ? Après une boule de feu gigantesque ? C’était absurde, elle n’aurait jamais survécu à ça. Et pourtant, l’un des corps était calciné, ça semblait correspondre...  Et ses vêtements… Brûlés, comme le reste, ou déchirés. Ça lui rappelait quelque chose mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.
Et le troisième ... ? Oh, sa tête semblait avoir heurté une pierre. Dommage pour lui.
 
Pourquoi elle s’était-elle battue en premier lieu ? Elle était tombée sur des gardes. Pour être exacte, elle était tombée sur un garde, l’avait remarqué et s’était empressée de faire demi-tour avant qu’il ne remarqué sa présence et était tombée sur ses deux copains. Soit ils étaient bien préparés, soit elle avait fait preuve de malchance. Elle n’avait pas réussi à s’esquiver à temps.
 
Ils l’avaient arrêtée, demandé… ses papiers ? Son autorisation ? De quoi, pour quoi faire ? Elle avait bien quelques papiers sur lesquelles elle dessinait des plantes ou des animaux inconnus, mais… visiblement ils avaient disparu. Avec le reste de ses affaires ? Revenons à nos moutons. Elle n’avait pas compris. Ils l’avaient appelée comment ? « Déserteuse », « Saleté de rebelle ». L’un d’entre eux avait suggéré la possibilité de s’amuser pour se réchauffer. Lorsque celui qui lui faisait face avait tenté de la toucher, elle lui avait envoyé un bon coup de griffe dans le visage pour lui faire passer l’envie de recommencer. Généralement c’était efficace.
 
Sauf qu’au lieu de s’arrêter là, il avait posé une main sur son visage ensanglanté et traitée de « Sauvage ». Puis il avait ordonné qu’on se saisisse d’elle. Dans un langage beaucoup plus fleuri. Les gardes ne comprenaient visiblement pas la politesse de base. Elle avait donc arrêté d’essayer de l’être et avait égorgé le plus proche avant qu’il ne sorte son épée. Elle avait l’avantage d’avoir ses armes littéralement à portée de main. Puis elle avait bondi en arrière pour se dégager. Devant elle, les deux autres avaient dégainé et la regardaient d’un air mauvais.
 
Le combat qui avait suivi n’était pas à son avantage. Ils étaient deux, combattants de métier et elle portait toujours des séquelles de la morsure du Vaok sur son bras gauche. Et ils savaient utiliser leur Vérité, l’un d’entre eux possédait même des bombes d’Iradies. Du moins supposa-t-elle qu’il s’agissait de ça, n’en ayant jamais vu. La seule chose qui l’avait sauvée était qu’ils ne cherchaient pas à la tuer. Pas tout de suite en tout cas. Le garde aux bombes s’était saisit d’elle et… C’était là que le grand flou commençait.
 
Son sang n’avait fait qu’un tour. Elle avait tenté de se calmer, en vain, la peur faisait battre son cœur plus vite qu’il n’était raisonnable. Et après… Elle avait eu la sensation de fondre. C’était indescriptible, elle s’était sentie brûlante, puis très très molle. Comme si le moindre contact avait pu la déformer. Un hurlement avait retenti puis il y avait eu l’explosion. Tout le reste était noir.
 
Elle n’arrivait pas à comprendre. Etait-ce elle qui avait causé tout ça ?
 
Elle en était bien incapable, et pourtant… le résultat était là ! Et cette sensation de fondre, cette odeur de cuir brûlé qui avait chatouillé ses narines juste avant que tout devienne noir lui rappelait autre chose, environ un mois auparavant. Ses bras avaient rougeoyé, devenant étrangement mous. Ca n’avait duré qu’un instant, mais ça avait suffit pour enflammer (et détruire durablement ses manches). Elle avait mis ça sur le compte de sa Vérité. Pour une fois que celle-ci avait un effet visible… Alors un phénomène plus étendu n’aurait-il pas pu être à l’origine de la boule de feu ? Non sans doute pas, au mieux serait-elle devenue une jolie torche et ça se serait arrêté là. Mais si le feu avait touché les bombes d’Iradies ? Oui, ça pouvait expliquer bien des choses. Le brasier, le souffle.
 
Et son état ? Elle se sentait vidée. Elle savait qu’utiliser la Vérité avait un coût. Mais jusque-là, la sienne ne lui avait pas semblé l’épuiser. Elle faisait juste partie de son quotidien, comme un désagrément à surveiller régulièrement, lui offrant l’avantage bouillotte en situation extrêmes. Mais là, pas moyen de l’activer, la fonction bouillotte !
 
Elle avait toujours aussi froid.


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