AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Vivre ou mourir par ma lame

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar


Neustro

Messages : 56
Xp's : 363
Date d'inscription : 21/06/2016
Carnet : Qui suis-je ?

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Envie de Rp !
MessageSujet: Vivre ou mourir par ma lame Lun 19 Juin 2017 - 11:33

Auxane
1050mots
#009966
« Vivre ou mourir par ma lame »
Terres Inexplorées - 13 Khal 1248
Tu regardes autour de toi. Ce paysage t’es complètement inconnu et ne ressemble en rien, de près ou de loin, à ce que tu as connu, dans cette vie ou dans une autre. L’horizon s’étend presque à l’infini, à peine limité par quelques collines, loin devant toi. Ça et là, l’uniformité des lieux est cassée par des arbres à l’allure rachitique ou quelques buissons épineux dont le vert sombre et les quelques minuscules fleurs blanches – des fleurs en cette saison ? Tu n’irais pas les manger, cela est bien trop étrange - apportent quelques notes de couleur au paysage terne des environs. Ce qu’il y a derrière ? Tu n’en a cure, il ne représente rien, rien de bon en tout cas. Des mauvais souvenirs peut être ! Encore et encore … sans jamais cesser, ils affluent, s’amassent et se rassemblent pour tenter de former ce que l’on pourrait appeler une vie. Assurément elle n’aura pas ressemblé à celle que tu imaginais lorsque tu étais enfant.

« Maman ? Quand je serai grand, je serai comme toi ! »
Elle lui sourit tendrement.
« Et comme moi, c’est comment ?
- Libre ! Sans roi ni loi ! »

Il court dans les champs, inconscient,
Inconscient de ce que deviendra ensuite sa vie, puis la suivante.
Même si déjà quelques idées noires le hantent.
Ah, pauvre enfant qui pense que l’on est heureux en tuant.

« Maman ? C’est quoi ‘la liberté’ ?
- C’est faire ce qui te plait.
- Dominer le monde me plairait.
- Alors tu n’as qu’à y croire et il sera à tes pieds. »

Il se régale du soleil, du ciel, du vent
Il rêve de cape et d’épée,
Il ne nourrit d’un espoir de liberté,
Mais il ne sait qu’elle lui viendra en mourant.

Tu aperçois au loin un bosquet. Est ce les décombres d’une cabane que tu vois là ? Tu pourrais t’y installer et y vivre, loin de tout, loin du monde, des gens, des malédictions et du bourdonnement des villes. Vivre en ermite des quelques plantes qui poussent en ces terres désolées et des animaux sauvages qui hantent la région. Tu sais qu’il y en a, tu en as vu quelques uns. Tu supposes qu’il faut t’estimer heureux s’ils ne t’ont pas attaqués. Peut être est ce parce qu’ils sentent ta colère et non ta peur et savent que tu as tant de hargne en toi que tu pourrais les détruire en morceau sans poser plus de question ? Non, tu ne t’installera pas là. Quelle importance à présent ? La fin est déjà écrite. Oh ! Tu as bien tenté de modifier le cours du temps, de revenir en arrière, de défier les Dieux et le temps eux-même. Mais il faut croire que tu ne gagneras pas cette bataille. Pas cette fois. C’est un échec.

Loin, vers la droite, un ruisseau semble s’écouler lentement vers le sud. Mirage ou réalité ? Peu importe, ce n’est pas là que tu vas. Ta route est droit devant toi. Tu ne sais pas ce que tu y trouveras mais tu as entendu des histoires et il est temps de savoir si tout cela est vrai.

« Ils sont nombreux, à ce qu’il paraît.
- Tu as entendu ça où ?
- Deux soldats qui en parlaient.
- Tu penses qu’ils arriveront chez nous ?
- Je ne sais pas … Je crois que l’armée espère les éradiquer avant.
- Hum … »

La discussion s’arrête là.
L’homme à la peau sombre ne bouge pas, désireux de ne pas louper la suite, si elle existe.

« Comment ils vont les tuer ? Quand ils seront sortis de leur repère secret ?
- Je crois qu’ils savent où ils sont.
- Personne ne le sait, c’est impossible.
- Parce que personne n’a fouillé les Terres Inexplorées. »

Voilà une information qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

« Il paraît qu’ils peuvent ressusciter les morts …
- Et contrôler ton esprit …
- … Ca fait froid dans le dos, hein ?
- C’est le moins qu’on puisse dire. »

Leurs voix s’abaissent.
Peu importe, il n’en faut pas plus. Sa décision est prise.
L’homme se lève et s’en va. Un serveur avec la carrure d’un petit poids tente de lui faire remarquer qu’il n’a pas payé mais un revers de main l’envoie rouler sur le plancher.

Les récléyès dans leur sombre tour vivent une paisible vie, vénérant les dieux et déesses de la perfidie. Tu avoues t’être demandé si tu allais les rejoindre. Développer avec eux ta Vérité dans le sens de la nécromancie et du contrôle des êtres … tentant n’est ce pas ? Mais cela signifierait travailler de nouveau pour Uurang. Tu as déjà eu affaire au Gardien des Enfers. Tu es bien placé pour savoir que cela n’apporte rien de bon, seulement horreur et malheur.

Et puis, souhaites tu réellement continuer cette vie ? Tu as bien tenté de faire le bien, de devenir un médecin itinérant soignant le corps et l’esprit des pauvres gens abîmés par la vie mais cela ne t’as pas permis de faire disparaître le sang que tu as sur les mains ou l’Etre qui hante ton âme malade. La Voix est plus calme en ce moment, peut être sent elle que, pour une fois, tu n’as pas besoin d’elle pour être dans un état d’esprit meurtrier envers toi comme envers les autres. Que deviendra t elle si tu meurs ? Disparaîtra t elle ou te poursuivra t elle dans l’au-delà, s’il existe ? Les portes du Maldelly te seront elles ouvertes ? Tu le verras bien à ce moment là, que ce soit aujourd’hui ou un autre jour. Tu sais qu’une autre chance ne te sera pas accordée. Et si elle l’était, tu ne t’en saisirai pas. Tu as trop souffert de tout ça.

Au loin, une vague silhouette se détache. Tu ne peux pas distinguer de quoi il s’agit de là où tu es. D’ailleurs, tu n’essaies même pas, tu t’en fiche. Que ce soit une personne ou les débris d’une maisonnée, quelle importance ? Hum, tu y vois tout de même une différence : tu n’auras pas besoin de tuer la maison pour continuer ta route.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prêtresse d'Uraang

Messages : 705
Xp's : 246
DC : Marissa E. Iselk, Adélaïde Firloe et Mère Nature
Date d'inscription : 03/03/2012
Carnet : Recueil

Feuille de personnage
Vie:
40/110  (40/110)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Occupée
MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Sam 24 Juin 2017 - 1:51


Vivre ou mourir

par ma lame

le 13 Khak 1248


Le bas de sa tunique était devenue gris à force de soulever la poussière à chacun de ses pas. Auxane avançait sans relâche depuis qu'elle était partie de la Tour. Complètement rétablie de ses blessures, elle en garderait cependant à vie une marque au cou. Par moment, elle ne pouvait s'empêcher de toucher la cicatrice, comme pour se donner du courage et se rappeler pourquoi elle avait pris la folle décision de s'aventurer en territoire ennemi. Elle arrivait ainsi à se persuader, que plus que quiconque, elle se devait d'essayer d'exterminer une bonne fois pour toute les Récleyès.

Aujourd'hui, la Namès n'essayait même plus de chasser les visions d'horreur de son ami et maintenant aussi du combat de la tour qui la hantaient. Depuis plusieurs jours déjà, elle avançait simplement droit devant elle. Ne s'arrêtant que pour se désaltérer, prier et dormir. Tel un mort-vivant, elle gardait toute la journée la main sur le pommeau de son épée et avançait, à moitié prête à tuer la première chose qui passerait devant elle tout en étant perdue dans ses songes. Il faut dire qu'elle avait presque l'impression d'être dans un cauchemar. Jamais elle n'aurait cru un jour qu'elle foulerait ces terres et encore qu'elle s'y aventurerait pour attaquer la confrérie oubliée.

La prêtresse, devenue l'une des servantes d'Uraang même si elle avait encore du mal à réaliser ce qu'elle venait de faire, n'avait aucune idée de ce qui l'attendait à la fin de ce voyage. Mais, elle était sûre d'une chose. Ce calme plat ne pouvait annoncer que l'arrivée d'une violente tempête. Au fond d'elle, Auxane savait qu'elle ne repartirait pas vivante de cet endroit. Mais au lieu de se laisser tétaniser par une peur à peine perceptible ou de la rendre lâche, cela lui donnait encore plus de rage.

Même si elle n'en montrait absolument rien dans sa démarche calme et son regard lointain, comme perdu sur l'horizon, elle était prête à tout. Pourtant, lorsque des silhouettes apparues, elle se figea. Dans ce paysage désolé, il n'y avait pas vraiment de quoi se cacher et ce n'est qu'à cet instant qu'Auxane regarda sa tenue peu appropriée pour un tel lieu. Même si elle avait perdu sa splendeur et son éclat, sa tunique restait, en partie, de la couleur du soleil.

La Namès s'abaissa autant que possible et commença à se rapprocher doucement d'eux. Elle n'avait que son épée sur elle pour se défendre et elle comptait bien s'en servir grâce à l'entrainement de l'Arvèles Morrigan. Sa main serra plus fort le pommeau, prête à le sortir à tout moment. Alors qu'elle arriva à une bonne distance, elle comprit que l'un était en train de suivre l'autre. Un comportement plutôt étrange, qu'elle n'arriva pas à comprendre. Alors, elle s'avança toujours un peu plus près. Bien trop curieuse, Auxane attira l'attention du premier qui braqua immédiatement sur elle un arc et se mit à crier :

- Stop !! Tout de suite ou je tire !

Ces mots n'atteignirent pas la prêtresse. Les avait-elle réellement entendu ? Et puis, au milieu de cette plaine déserte, quel autre choix avait-elle si ce n'est d'avancer fièrement vers la mort se dit-elle un instant. Hors de question pour elle de se rendre ou de feindre d'être l'une des leurs, cela il en est hors de question ! Pour autant, elle ne dégaina pas tout de suite sa lame, gardant toujours tout de même la main dessus. Elle avança doucement vers celui qui était en train de menacer sa vie avec un léger sourire au coin de ses lèvres.

© Imaginary pour Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Neustro

Messages : 56
Xp's : 363
Date d'inscription : 21/06/2016
Carnet : Qui suis-je ?

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Envie de Rp !
MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Lun 26 Juin 2017 - 14:03

Auxane
1296mots
#009966
« Vivre ou mourir par ma lame »
Terres Inexplorées - 13 Khal 1248
Les rayons du soleil d’automne se reflétant sur le sol de pierres lisses auraient pu – aurait dû – t’éblouir mais un nuage flotte depuis des heures devant le soleil, masquant son éclat et te privant de sa chaleur. Tu avais commencé par croire qu’il s’agissait de brouillard mais tu vois si loin à l’horizon qu’il est peu probable que cela en soit. Cela comporte ses avantages, ton torse nu ne brûlera pas sous les rayons de l’astre de jour et la fraîcheur environnante te permet de marcher longtemps sans être fatiguée par une température écrasante.

La silhouette que tu avais aperçue au loin sans savoir de quoi il s’agissait se met soudainement à bouger. Ce n’est donc pas une maison, comme tu l’avais espéré. Mais peu importe, tu tueras l’individu s’il faut mais tu continueras d’avancer tout droit vers la tour. Les Récléyès souhaitent rallier les cinq confréries, une bien noble cause, mais ils tuent pour parvenir à leur fin. Cela avait été ta conclusion à leur propos lorsque tu étais allée à la Tour Est, ou du moins ce qu’il en reste. Tu partages toujours cette vision des choses. Aujourd’hui cela sera peut être ta vie qui te sera prise, mais tu sais que chaque ennemi tué représente des vies sauvées. Il est grand temps que tu fasses quelque chose de respectable.

Pour cela, il faut que tu arrives jusqu’au campement des sbires de la cinquième confrérie, vivant de préférence. Ton périple ne devra pas s’arrêter à la silhouette que se précise à quelque distance de toi. Tu n’as pas d’armes mais qu’importe ? Tu ôteras la vie de tes mains nues s’il besoin est. Tu sais que l’Être sera là si jamais ton courage flanche pour te donner assez d’idées noires et de haine pour continuer ton œuvre. Tu avances donc vers les ombres dansantes, au loin.

Il ne te faut pas longtemps pour distinguer plus précisément la scène qui se joue, à quelques centaines de mètres de là. Un homme tient un arc bandé, les muscles contractés dans cette position inconfortable. Pour tenir cette posture si longtemps sans broncher, tu te fais la remarque qu’il doit s’agir d’un adversaire de taille, particulièrement musclé. Ton regard glisse depuis la pointe de son arc, à la recherche de sa cible. Il te faut peu de temps pour la voir. Une femme, à la robe couleur d’or, marche droit sur lui. Sa cadence et son attitude t’inspire une détermination sans faille, au moins égale à la tienne. Alors que tu te rapproches et qu’elle s’avance elle aussi, tu la détailles. Les cheveux clairs, le visage serein, une robe mettant en valeur ses courbes et à la couleur visible – bien qu’un peu terne –, elle ne ressemble en rien à une Récléyès. Serait elle aussi une étrangère venue chercher des réponses en ces terres désolées ? Tu te fais la remarque que tu la tueras elle aussi sans poser de questions lorsque tu remarques un détail. Tandis que l’homme la fixe avec intensité et haine, le visage de la jeune femme semble s’illuminer d’un sourire.

Tu hésites un instant. Tu ne te vois pas tuer cette demoiselle qui est belle comme la soleil. Comme ta femme. Sa longue chevelure se soulève légèrement au gré de ses pas, comme si le Dieu du Vent lui-même était descendu sur la terre ferme pour souffler pour elle. Ainsi, elle n’en est que plus belle et, s’il est assez proche, ce divin personnage doit même pouvoir en percevoir l’odeur. Comme tu l’envies. Comme tu aimerais à nouveau vivre cela …

Tes doigts courent sur sa peau d’albâtre.
Les courbes de son dos disparaissent sous la cascade de ses cheveux d’or.
Avec délicatesse, tu repousses ses boucles souples afin d’admirer son corps.
Elle est splendide.
Tandis que tu lui dis, son rire cristallin emplit l’espace.
Lorsqu’elle se retourne vers toi, ses yeux pétillent.
D’incertitude face à ce compliment mais de reconnaissance et d’amour également.
Une petite moue aux lèvres,
Ses seins joliment dessinées,
Ainsi, elle ressemblait en tous points à une déesse.

Tu ne pourras pas la tuer. Non, tu l’as déjà fait,  tu ne le referas pas une nouvelle fois. Que faire ? Demi tour ? Rebrousser chemin pour ne pas croiser celui de tes vieux démons – si on peut appeler ainsi la femme qui t’as rendu le plus heureux au monde ? Non, tu dois avancer, tu ne peux pas fuir éternellement devant ce que tu as commis. Tu es venu pour affronter le passé, il semblerait que le moment soit venu.

Tu avances encore. Toujours tout droit. Le bras de l’homme tremble, il ne va pas tarder à la lâcher sa flèche, car tu doutes qu’il abaisse simplement son arc pour laisser en vie la demoiselle. Tu n’es pas loin de lui désormais, tu te demandes s’il t’a entendu arriver. Tu ne le tueras pas tout de suite, tu n’en auras pas le temps. Non, tu lui laisseras l’intégrité de son corps pour commencer, et pour ne pas déclencher de réflexes malheureux qui pourraient nuire à cette démone qui ressemble à ta bien aimée. C’est à son esprit que tu vas t’en prendre. Alors que tu arrives près de lui, tu ralentis pour tenter d’être silencieux. Une fois à portée, tu tends le bras pour le toucher. L’homme se retourne d’un coup vers toi mais il est trop tard : ta main effleure son poignet, tu laisses ta Vérité s’exprimer avec violence et vous plongez tous les deux dans les noirs endroits de son esprit.

Un corps étendu à terre.
Autour de lui, une mare de sang.
De ses lèvres, s’échappent un gémissement.
Il semble chercher de l’air.

De son ventre, sortent ses viscères
Pourtant ses poumons respirent encore
Son cœur lutte contre la mort
Cette plaine sera son cimetière.

Ses yeux exorbités te fixent. Son bras est tombé le long de son flanc, sa main a lâché son arc. Sa bouche s’est ouverte sur une expression ébahie mais aucun son n’en sort. La voilà donc, sa plus grande peur. Mourir seul, lentement. Souffrir encore et encore, tandis que la mort ne daigne venir vous délivrer. Ah, pauvre garçon, il ne faut pas qu’il ai peur. Tu le tueras, mais tu le tueras vite. Tu attendras  peut être d’avoir de savoir ce qu’il a à te raconter. Après, il sera trop tard … les morts ne racontent pas d’histoire.

Assister aux terreurs les plus profondes de tes victimes te laisse rarement indemne. Est ce l’Être qui te rend ainsi distant, te coupant de tes propres sentiments ? Est ce pour te protéger et te permettre de faire plus de victimes encore ou son dessein est bien plus complexe que cela ? Mais peut être que la Voix n’y est pour rien. Aujourd’hui la haine est la seule chose qui te consume. Elle t’a rendue comme insensible, aveugle à la prière dans ses yeux, sourd à ses plaintes muettes. Tu retires tes doigts de son poignets mais n’y vois pas les marques rouges que tu y as laissé. Qu’importe, bientôt il ne sera plus là pour s’en soucier.

C’est alors qu’un bruit te rappelle la présence de la jeune fille. Tu tournes les yeux vers elle, sans savoir à quoi t’attendre. Tu doutes qu’elle te soit reconnaissante de lui avoir sauvé la vie, probablement parce qu’elle s’en serait sortie sans ton intervention. La détermination qui brillait dans ses yeux dans tu l’as vu tout à l’heure semble pouvoir triompher du monde entier. Tu n’as guère envie de la tuer, mais tu ne sais pas si elle te laissera le choix. Si elle est une menace pour ta vie, tu n’hésiteras pas, tu as une mission à remplir avant de redevenir poussière et de rencontrer de nouveau le Dieu de la Mort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prêtresse d'Uraang

Messages : 705
Xp's : 246
DC : Marissa E. Iselk, Adélaïde Firloe et Mère Nature
Date d'inscription : 03/03/2012
Carnet : Recueil

Feuille de personnage
Vie:
40/110  (40/110)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Occupée
MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Ven 21 Juil 2017 - 0:03


Vivre ou mourir

par ma lame

le 13 Khal 1248


À mesure qu'elle s’avançait, la seconde silhouette se fit plus nette et laissa apparaître un homme d'une trentaine d'année à la peau d'encre. Elle s'était redressée et affrontée maintenant fièrement le Récleyès, sans trembler ou hésiter, elle le défiait presque du regard. Son attention n'était nullement portée sur le second homme qui se rapprocher furtivement de l'autre. Mais même si elle ne semblait pas le regarder, elle avait pu apercevoir le dessin d'un loup sur son épaule et remarquer son attitude tout aussi meurtrière que la sienne ou celle de son adversaire.

Trois âmes perdues dans un désert de poussière s'étaient par un pur hasard retrouvées au même endroit et à cet instant précis pas même les dieux n'auraient pu dire si l'un d'eux en ressortirait vivant. Adressant une prière à son dieu sans même s'en rendre tout à fait compte, Auxane approcha tout doucement sa main de l'épée qui pendait sur son côté gauche. Elle savait que dès que ses doigts effleureraient le pommeau de l'arme, le Récleyès laisserait échapper sa flèche. Elle ne redoutait pas cet instant, si c'était l'instant que tout devait s'arrêter, qu'il en soit ainsi. Même si elle voulait poursuivre sa vengeance, la mort lui semblait maintenant un doux repos.

La prêtresse était encore à plusieurs enjambés du Récleyès, mais suffisamment proche pour qu'il ne rate pas son coup. Elle était prête à se mette à courir dès que la corde de l'arc vibrerait et à dégainer rapidement l'épée que l'alchimiste avait enchanté pour être aussi légère qu'une plume. Elle n'avançait presque plus, pour ne pas non plus devenir une proie trop facile, mais rien ne se produisit. Ou plutôt, pas ce à quoi elle s'attendait. Le second homme qu'elle n'avait pas jugé utile de garder à l'oeil attrapa le poignet de son assaillant. Auxane ne comprit rien.

Ou plutôt elle comprit simplement qu'elle n'avait à faire qu'à un seul Récleyès. C'était déjà ça. En revanche, pour le reste, ce fut incompréhensible. Peu importe ! Tandis que les deux hommes étaient l'un face à l'autre, la prêtresse en profita pour se rapprocher en un rien de temps près d'eux. Puis, le Récleyès qui semblait avoir vu Uraang lui-même se mit à cracher une gerbe de sang. Il tressaillit, retenant dans un souffle sa douleur et portant ses mains à son ventre traversé de la lame d'Auxane. Posant sa main dans son dos, elle le poussa alors en avant et le laisse retomber lourdement sur le sol, soulevant un léger nuage de poussière dans sa chute.

Elle plante alors un regard éteint dans les yeux d'un noir profond du deuxième homme. Elle garde en elle cette attitude qui montre qu'elle est prête à verser le sang à tout moment, pourtant son épée pointe le sol, des perles de sang descendent doucement le long de l'arrête de l'arme. Auxane n'a pas l'intention de tenter de le tuer sans réfléchir, elle ne peut tuer sans être persuadée qu'il s'agit bien là d'un Récleyès.

C'est avec une voix incertaine et faible qu'elle demande simplement :
- Vous êtes avec eux ?
Cela fait plusieurs jours qu'elle est restée silencieuse, on ne peut pas dire qu'il y ait grand monde dans cet endroit pour pouvoir tenir une discussion. Sa voix est restée coincée au fond de sa gorge et elle n'est pas bien sûre d'avoir été compris. Elle ajoute donc :
- Cette lame a été forgée pour faire couler uniquement le sang des Récleyès.
C'est plutôt théâtrale, mais elle ne s'en rend même pas compte. C'est juste l'une des nombreuses pensées qu'elle se répète en boucle dans sa tête depuis la Tour Ouest, comme une promesse à son nouveau dieu. Quoi qu'il en soit, elle attend fébrilement sa réponse, elle est prête à le croire sur parole, après tout, pourquoi un Récleyès mentirait-il sur sa nature en plein coeur de sa terre natale. Elle a d'ailleurs discrètement reculé pour éviter d'être bien certaine d'être hors de sa portée. En attrapant la main de celui qui gît maintenant à leurs pieds, il est clair qu'il lui fait quelque chose.

S'il s'avère être avec eux, il lui faudra alors réagir promptement. S'il se dit par contre être un Namès de la déesse Mère, il y a fort à parier qu'elle pourrait le prendre comme un signe des dieux. Deux Namès avec la même flamme, entouré par l'armée de l'ennemi, ils devaient forcément s'entraider.



© Imaginary pour Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Neustro

Messages : 56
Xp's : 363
Date d'inscription : 21/06/2016
Carnet : Qui suis-je ?

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Envie de Rp !
MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Ven 28 Juil 2017 - 19:48

Tu regardes le corps tombé lourdement en avant pour s’écraser dans le sable avec un bruit sourd. Mort. Tu lèves la tête et vois la jeune femme qui était, y a quelques minutes à peine, menacée par la flèche du Récléyès. Tu avais l’intention de le tuer rapidement mais il semblerait que la demoiselle t’ai devancé. Elle a retiré sa dague du corps de sa victime dans un horrible bruit de succion avant de le laisser tomber à terre. Tu as attendu que les échos du combat disparaissent pour lever les yeux vers elle.

Tu es surpris par son regard. Tu t’attendais à de la hargne, de la rage, de la colère ou peut être même à de la haine. Tu t’attendais à un regard de défi, menaçant, te mettant a l’épreuve. Mais tu ne t’attendais certainement pas à ce vide immense. Ses yeux, ses épaules voûtées, son dos courbé … tout chez cette jeune femme semble exprimer une grande lassitude. Comme si après avoir porté un lourd fardeau, bien trop lourd pour ses frêles épaules, elle avait abandonné toute volonté de se battre. Est-ce le Neustro en toi qui se réveille tandis que tu perçois sa détresse ? La demoiselle féroce qui ressemblait à une menace pour ta vie s’est comme évaporée pour laisser place à une créature perdue dans ce vaste désert.

Lorsqu’elle te demande si tu appartiens à la cinquième confrérie, le tremblement de sa petite voix te surprends de plus belle. Une souris aurait été plus bruyante. L’assurance qui l’habitait lorsqu’elle s’apprêtait à combattre l’archer semble l’avoir désertée. Sa question en elle même te déroute également. Si tu l’étais, pourquoi aurais tu tuer l’un des tiens ? Et toi si tu avais été de la cinquième confrérie, qu’aurais tu répondu à cette question ? Tu n’es pas certain que l’aurais ainsi crié dans le désert, bien qu’il s’agisse des Terres de Récléyès. Tu n’as pas le temps de répondre, elle t’explique d’une voix à peine plus assurée qu’elle ne tuera que des Récléyès avec son épée. Ne peut elle pas ou ne veut elle pas ? Car tu n’as jamais entendu parlé d’une épée qui ne tuerai pas une partie des hommes pour en tuer une autre partie. Même un enchantement ne te semble pas pouvoir être si puissant.

Tu prends le temps de la regarder avant de répondre. Tu ne sais pas ce qu’elle est mais indéniablement pas une une Récléyès. Une héléo ? Une humaine ? Plutôt une humaine, que ferai une créature de l’eau si loin de l’océan ? Tu sens dans sa fébrilité qu’il vaut mieux que tu pèses tes mots. Les fous perdus sont toujours plus dangereux que les fous déterminés : ils sont bien trop imprévisibles et ton interlocutrice a tout de même une épée en main. « Non, je ne suis pas avec eux. » Ta voix est aussi calme que possible. Dans ton attitude et le ton de ta voix, rien ne laisse paraître que tu viens d’assister à un meurtre. Légitime défense, sans une certaine mesure, mais un meurtre tout de même. « Je suis seulement un Namès. Un Namès qui cherche à sauver des vies, en détruisant les plus dangereuses. » Tu n’as pas dit que tu étais un Neustro, pourquoi ? Parce que tuer n’est habituellement pas le mot d’ordre du médecin ambulant ? Parce que tu ne te sens plus capable de faire semblant de vouloir aider ton prochain par bonté d’âme alors que tu as compris que ça ne t’attirera pas la grâce des Dieux que tu as tant espéré ?

Tu es finalement peut être aussi perdu que la demoiselle qui te fait face. Sans réfléchir, tu lui tends la main, comme pour sceller un accord entre vous, celui d’unir vos âmes égarées pour sauver les quatre confréries. Puis tu te ressaisis et ramène ton bras le long de ton corps. Tu n’as pas envie que ta Vérité se déclenche une nouvelle fois. Tu n’as pas envie de lire ses peurs les plus profondes, celles là même qui sont refoulées par son inconscient car trop insupportables pour son esprit. Tu devras te contenter de ses mots, elle devra se contenter des tiens.

Tu penses à la Fête de la Vérité, puis à ton voyage jusqu’à la tour détruite où tu as combattu avec les Arveles. A ce moment là encore, tu te demandais si tu n’allais pas rejoindre la cinquième confrérie. Tu réfléchis au chemin que tu as fait depuis. Tu apprécies toujours leurs idées d’alliance et d’unification des peuples. Mais la méthode … non, tu as trop tué pour Uraang, ça n’arrivera plus. Peu importe si tuer ceux qui le vénèrent doit te mener en enfer, tes vies sur terre furent déjà un calvaire. De toute façon, que peut il t’arriver de pire ? Mourir ? Tu n’as plus peur de la mort.

« Jusqu’où iras tu pour les détruire ? » Car tu as bien l’impression que son but est le même que celui que tu poursuis. Sinon, pourquoi d’équiper d’une l’âme qui n’a été forgée que pour détruire les Récléyès ? Tuer, au péril de vos vies, ceux de la cinquième confrérie. Tu souhaites sauver les tiens de leurs méfaits, a-t-elle les mêmes motivations que toi ? Peu importe, tu souhaites seulement savoir si elle a envisagé sa propre mort. De cela, tu veux même être sûr. Car si vous vous lancez dans le combat, tout Neustro que tu es, tu ne pourras pas assurer sa sécurité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prêtresse d'Uraang

Messages : 705
Xp's : 246
DC : Marissa E. Iselk, Adélaïde Firloe et Mère Nature
Date d'inscription : 03/03/2012
Carnet : Recueil

Feuille de personnage
Vie:
40/110  (40/110)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp: Occupée
MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Mer 9 Aoû 2017 - 1:26


Vivre ou mourir

par ma lame

le 13 Khal 1248


Elle regarde sa main se lever vers elle, mais n'esquive aucun geste. Cela lui semble si futile de vouloir se serrer la main comme deux honnêtes gens après ce qui vient de se passer. On dirait d'ailleurs qu'il se ravise très vite et ramène sa main promptement vers lui. Auxane examine celui qui se dit Namès et n'aperçoit aucune lame sur lui. Elle se demande alors s'il ne s'agirait pas d'un mage et jusqu'où ses dons peuvent-ils aller. Il serait un avantage certain face aux Récleyès pense-t-elle. Sa Vérité lui est tellement inutile, soigner les blessures n'aident pas à piéger une cible ou l'envoyer au Maldelly.

Se demandant si tout deux ne feraient pas un bon soutien l'un pour l'autre, la prêtresse ne s'attendait toutefois absolument pas à cette question. Elle n'est pourtant pas déstabilisée, cette question, elle se l'ai posée des centaines de fois depuis cette fameuse nuit en Terre de Faras où elle avait appris l'existence des Récleyès. Sa voix n'était pas beaucoup plus forte, mais elle n'hésita pas :
- Je suis prête à tous les sacrifices. Uraang tient de toute façon ma vie entre ses mains.
Même si aucune officialisation n'avait été faite, depuis cet instant dans la cour de la Tour Ouest, Auxane s'était dévouée à la volonté du dieu de la mort. Aucun rituel ou prière n'était nécessaire pour faire d'elle la servante d'un nouveau dieu, son appel avait été bien plus fort que toutes ces traditions. Elle ne trouva pas ça nécessaire de préciser clairement qu'elle était une prêtresse, cela n'aurait rien apporté d'intéressant. Et puis, les prêtres armés n'avaient jamais gagné beaucoup d'estime auprès des gens, alors en tant que femme qui plus est, elle n'avait pas envie de le faire savoir à tous.

Même si elle ne reviendrait jamais sur son serment auprès d'Uraang, elle n'en tirait aucune fierté. Bien au contraire, il n'était qu'une étape dans cette longue succession de cauchemars qui survenaient dans sa vie ces derniers mois. En à peine quelques saisons, elle était devenue méconnaissable. Celle qui autrefois vénérait toutes vies n'est plus et elle ne reconnait plus la valeur d'une vie Récleyès. Auxane ne perd d'ailleurs pas son objectif et détourne son attention du Namès pour regarder l'horizon de poussière qui les entoure. Peut-être que celui qu'ils venaient de tuer n'était pas seul.

Peu probable qu'un autre individu ne se cache dans cet environnement désertique. Elle reste cependant sur ses gardes et a bien l'intention de continuer sa recherche. Le soleil est toujours caché par les nuages et la nuit tombera vite, mais il reste encore suffisamment de temps aujourd'hui pour s'enfoncer encore plus au cœur de ces terres aux apparences abandonnées. Depuis l'annonce de leur retour, il lui avait semblait que les Récleyès étaient en vérité cachés partout sur le continent. En venant ici, elle s'était attendue à en croiser partout et à pouvoir faire un carnage en mourant dans un combat perdu d'avance.

Mais il n'en était rien. Semblable au désert dans lequel elle avait grandi, mais qu'elle n'avait jamais exploré, cet endroit lui était inconnu et lui paraissait immense. Ces terres n'avaient jamais été cartographiées par les autres confréries ou peuples, alors peut-être s'étendaient-elle jusqu'au bout de monde. Elle se ramena son regard éteint sur le Namès et lui demanda :

- Voulez-vous bien m'accompagner ? À deux nous aurions plus de chance de pouvoir nous enfoncer dans leur territoire et en éliminer davantage.  





© Imaginary pour Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame

Revenir en haut Aller en bas

Vivre ou mourir par ma lame

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [B] Vivre pour mourir
» Vivre et mourir, en ce jour [PV Atlas]
» Etre ou ne pas être, vivre ou mourir; une nouvelle eleves aux yeux rouge et au poils noir.
» Vivre et mourir en ce jour
» Combat GS: Vivre ou mourir (Kenshiro VS Olrik)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Madelle :: Le Monde des Humains :: Les terres interdites-