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Vivre ou mourir par ma lame

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Neustro

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MessageSujet: Vivre ou mourir par ma lame Lun 19 Juin 2017 - 11:33

Auxane
1050mots
#009966
« Vivre ou mourir par ma lame »
Terres Inexplorées - 13 Khal 1248
Tu regardes autour de toi. Ce paysage t’es complètement inconnu et ne ressemble en rien, de près ou de loin, à ce que tu as connu, dans cette vie ou dans une autre. L’horizon s’étend presque à l’infini, à peine limité par quelques collines, loin devant toi. Ça et là, l’uniformité des lieux est cassée par des arbres à l’allure rachitique ou quelques buissons épineux dont le vert sombre et les quelques minuscules fleurs blanches – des fleurs en cette saison ? Tu n’irais pas les manger, cela est bien trop étrange - apportent quelques notes de couleur au paysage terne des environs. Ce qu’il y a derrière ? Tu n’en a cure, il ne représente rien, rien de bon en tout cas. Des mauvais souvenirs peut être ! Encore et encore … sans jamais cesser, ils affluent, s’amassent et se rassemblent pour tenter de former ce que l’on pourrait appeler une vie. Assurément elle n’aura pas ressemblé à celle que tu imaginais lorsque tu étais enfant.

« Maman ? Quand je serai grand, je serai comme toi ! »
Elle lui sourit tendrement.
« Et comme moi, c’est comment ?
- Libre ! Sans roi ni loi ! »

Il court dans les champs, inconscient,
Inconscient de ce que deviendra ensuite sa vie, puis la suivante.
Même si déjà quelques idées noires le hantent.
Ah, pauvre enfant qui pense que l’on est heureux en tuant.

« Maman ? C’est quoi ‘la liberté’ ?
- C’est faire ce qui te plait.
- Dominer le monde me plairait.
- Alors tu n’as qu’à y croire et il sera à tes pieds. »

Il se régale du soleil, du ciel, du vent
Il rêve de cape et d’épée,
Il ne nourrit d’un espoir de liberté,
Mais il ne sait qu’elle lui viendra en mourant.

Tu aperçois au loin un bosquet. Est ce les décombres d’une cabane que tu vois là ? Tu pourrais t’y installer et y vivre, loin de tout, loin du monde, des gens, des malédictions et du bourdonnement des villes. Vivre en ermite des quelques plantes qui poussent en ces terres désolées et des animaux sauvages qui hantent la région. Tu sais qu’il y en a, tu en as vu quelques uns. Tu supposes qu’il faut t’estimer heureux s’ils ne t’ont pas attaqués. Peut être est ce parce qu’ils sentent ta colère et non ta peur et savent que tu as tant de hargne en toi que tu pourrais les détruire en morceau sans poser plus de question ? Non, tu ne t’installera pas là. Quelle importance à présent ? La fin est déjà écrite. Oh ! Tu as bien tenté de modifier le cours du temps, de revenir en arrière, de défier les Dieux et le temps eux-même. Mais il faut croire que tu ne gagneras pas cette bataille. Pas cette fois. C’est un échec.

Loin, vers la droite, un ruisseau semble s’écouler lentement vers le sud. Mirage ou réalité ? Peu importe, ce n’est pas là que tu vas. Ta route est droit devant toi. Tu ne sais pas ce que tu y trouveras mais tu as entendu des histoires et il est temps de savoir si tout cela est vrai.

« Ils sont nombreux, à ce qu’il paraît.
- Tu as entendu ça où ?
- Deux soldats qui en parlaient.
- Tu penses qu’ils arriveront chez nous ?
- Je ne sais pas … Je crois que l’armée espère les éradiquer avant.
- Hum … »

La discussion s’arrête là.
L’homme à la peau sombre ne bouge pas, désireux de ne pas louper la suite, si elle existe.

« Comment ils vont les tuer ? Quand ils seront sortis de leur repère secret ?
- Je crois qu’ils savent où ils sont.
- Personne ne le sait, c’est impossible.
- Parce que personne n’a fouillé les Terres Inexplorées. »

Voilà une information qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

« Il paraît qu’ils peuvent ressusciter les morts …
- Et contrôler ton esprit …
- … Ca fait froid dans le dos, hein ?
- C’est le moins qu’on puisse dire. »

Leurs voix s’abaissent.
Peu importe, il n’en faut pas plus. Sa décision est prise.
L’homme se lève et s’en va. Un serveur avec la carrure d’un petit poids tente de lui faire remarquer qu’il n’a pas payé mais un revers de main l’envoie rouler sur le plancher.

Les récléyès dans leur sombre tour vivent une paisible vie, vénérant les dieux et déesses de la perfidie. Tu avoues t’être demandé si tu allais les rejoindre. Développer avec eux ta Vérité dans le sens de la nécromancie et du contrôle des êtres … tentant n’est ce pas ? Mais cela signifierait travailler de nouveau pour Uurang. Tu as déjà eu affaire au Gardien des Enfers. Tu es bien placé pour savoir que cela n’apporte rien de bon, seulement horreur et malheur.

Et puis, souhaites tu réellement continuer cette vie ? Tu as bien tenté de faire le bien, de devenir un médecin itinérant soignant le corps et l’esprit des pauvres gens abîmés par la vie mais cela ne t’as pas permis de faire disparaître le sang que tu as sur les mains ou l’Etre qui hante ton âme malade. La Voix est plus calme en ce moment, peut être sent elle que, pour une fois, tu n’as pas besoin d’elle pour être dans un état d’esprit meurtrier envers toi comme envers les autres. Que deviendra t elle si tu meurs ? Disparaîtra t elle ou te poursuivra t elle dans l’au-delà, s’il existe ? Les portes du Maldelly te seront elles ouvertes ? Tu le verras bien à ce moment là, que ce soit aujourd’hui ou un autre jour. Tu sais qu’une autre chance ne te sera pas accordée. Et si elle l’était, tu ne t’en saisirai pas. Tu as trop souffert de tout ça.

Au loin, une vague silhouette se détache. Tu ne peux pas distinguer de quoi il s’agit de là où tu es. D’ailleurs, tu n’essaies même pas, tu t’en fiche. Que ce soit une personne ou les débris d’une maisonnée, quelle importance ? Hum, tu y vois tout de même une différence : tu n’auras pas besoin de tuer la maison pour continuer ta route.
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Prêtresse d'Uraang

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MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Sam 24 Juin 2017 - 1:51


Vivre ou mourir

par ma lame

le 13 Khak 1248


Le bas de sa tunique était devenue gris à force de soulever la poussière à chacun de ses pas. Auxane avançait sans relâche depuis qu'elle était partie de la Tour. Complètement rétablie de ses blessures, elle en garderait cependant à vie une marque au cou. Par moment, elle ne pouvait s'empêcher de toucher la cicatrice, comme pour se donner du courage et se rappeler pourquoi elle avait pris la folle décision de s'aventurer en territoire ennemi. Elle arrivait ainsi à se persuader, que plus que quiconque, elle se devait d'essayer d'exterminer une bonne fois pour toute les Récleyès.

Aujourd'hui, la Namès n'essayait même plus de chasser les visions d'horreur de son ami et maintenant aussi du combat de la tour qui la hantaient. Depuis plusieurs jours déjà, elle avançait simplement droit devant elle. Ne s'arrêtant que pour se désaltérer, prier et dormir. Tel un mort-vivant, elle gardait toute la journée la main sur le pommeau de son épée et avançait, à moitié prête à tuer la première chose qui passerait devant elle tout en étant perdue dans ses songes. Il faut dire qu'elle avait presque l'impression d'être dans un cauchemar. Jamais elle n'aurait cru un jour qu'elle foulerait ces terres et encore qu'elle s'y aventurerait pour attaquer la confrérie oubliée.

La prêtresse, devenue l'une des servantes d'Uraang même si elle avait encore du mal à réaliser ce qu'elle venait de faire, n'avait aucune idée de ce qui l'attendait à la fin de ce voyage. Mais, elle était sûre d'une chose. Ce calme plat ne pouvait annoncer que l'arrivée d'une violente tempête. Au fond d'elle, Auxane savait qu'elle ne repartirait pas vivante de cet endroit. Mais au lieu de se laisser tétaniser par une peur à peine perceptible ou de la rendre lâche, cela lui donnait encore plus de rage.

Même si elle n'en montrait absolument rien dans sa démarche calme et son regard lointain, comme perdu sur l'horizon, elle était prête à tout. Pourtant, lorsque des silhouettes apparues, elle se figea. Dans ce paysage désolé, il n'y avait pas vraiment de quoi se cacher et ce n'est qu'à cet instant qu'Auxane regarda sa tenue peu appropriée pour un tel lieu. Même si elle avait perdu sa splendeur et son éclat, sa tunique restait, en partie, de la couleur du soleil.

La Namès s'abaissa autant que possible et commença à se rapprocher doucement d'eux. Elle n'avait que son épée sur elle pour se défendre et elle comptait bien s'en servir grâce à l'entrainement de l'Arvèles Morrigan. Sa main serra plus fort le pommeau, prête à le sortir à tout moment. Alors qu'elle arriva à une bonne distance, elle comprit que l'un était en train de suivre l'autre. Un comportement plutôt étrange, qu'elle n'arriva pas à comprendre. Alors, elle s'avança toujours un peu plus près. Bien trop curieuse, Auxane attira l'attention du premier qui braqua immédiatement sur elle un arc et se mit à crier :

- Stop !! Tout de suite ou je tire !

Ces mots n'atteignirent pas la prêtresse. Les avait-elle réellement entendu ? Et puis, au milieu de cette plaine déserte, quel autre choix avait-elle si ce n'est d'avancer fièrement vers la mort se dit-elle un instant. Hors de question pour elle de se rendre ou de feindre d'être l'une des leurs, cela il en est hors de question ! Pour autant, elle ne dégaina pas tout de suite sa lame, gardant toujours tout de même la main dessus. Elle avança doucement vers celui qui était en train de menacer sa vie avec un léger sourire au coin de ses lèvres.

© Imaginary pour Epicode
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Neustro

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MessageSujet: Re: Vivre ou mourir par ma lame Lun 26 Juin 2017 - 14:03

Auxane
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#009966
« Vivre ou mourir par ma lame »
Terres Inexplorées - 13 Khal 1248
Les rayons du soleil d’automne se reflétant sur le sol de pierres lisses auraient pu – aurait dû – t’éblouir mais un nuage flotte depuis des heures devant le soleil, masquant son éclat et te privant de sa chaleur. Tu avais commencé par croire qu’il s’agissait de brouillard mais tu vois si loin à l’horizon qu’il est peu probable que cela en soit. Cela comporte ses avantages, ton torse nu ne brûlera pas sous les rayons de l’astre de jour et la fraîcheur environnante te permet de marcher longtemps sans être fatiguée par une température écrasante.

La silhouette que tu avais aperçue au loin sans savoir de quoi il s’agissait se met soudainement à bouger. Ce n’est donc pas une maison, comme tu l’avais espéré. Mais peu importe, tu tueras l’individu s’il faut mais tu continueras d’avancer tout droit vers la tour. Les Récléyès souhaitent rallier les cinq confréries, une bien noble cause, mais ils tuent pour parvenir à leur fin. Cela avait été ta conclusion à leur propos lorsque tu étais allée à la Tour Est, ou du moins ce qu’il en reste. Tu partages toujours cette vision des choses. Aujourd’hui cela sera peut être ta vie qui te sera prise, mais tu sais que chaque ennemi tué représente des vies sauvées. Il est grand temps que tu fasses quelque chose de respectable.

Pour cela, il faut que tu arrives jusqu’au campement des sbires de la cinquième confrérie, vivant de préférence. Ton périple ne devra pas s’arrêter à la silhouette que se précise à quelque distance de toi. Tu n’as pas d’armes mais qu’importe ? Tu ôteras la vie de tes mains nues s’il besoin est. Tu sais que l’Être sera là si jamais ton courage flanche pour te donner assez d’idées noires et de haine pour continuer ton œuvre. Tu avances donc vers les ombres dansantes, au loin.

Il ne te faut pas longtemps pour distinguer plus précisément la scène qui se joue, à quelques centaines de mètres de là. Un homme tient un arc bandé, les muscles contractés dans cette position inconfortable. Pour tenir cette posture si longtemps sans broncher, tu te fais la remarque qu’il doit s’agir d’un adversaire de taille, particulièrement musclé. Ton regard glisse depuis la pointe de son arc, à la recherche de sa cible. Il te faut peu de temps pour la voir. Une femme, à la robe couleur d’or, marche droit sur lui. Sa cadence et son attitude t’inspire une détermination sans faille, au moins égale à la tienne. Alors que tu te rapproches et qu’elle s’avance elle aussi, tu la détailles. Les cheveux clairs, le visage serein, une robe mettant en valeur ses courbes et à la couleur visible – bien qu’un peu terne –, elle ne ressemble en rien à une Récléyès. Serait elle aussi une étrangère venue chercher des réponses en ces terres désolées ? Tu te fais la remarque que tu la tueras elle aussi sans poser de questions lorsque tu remarques un détail. Tandis que l’homme la fixe avec intensité et haine, le visage de la jeune femme semble s’illuminer d’un sourire.

Tu hésites un instant. Tu ne te vois pas tuer cette demoiselle qui est belle comme la soleil. Comme ta femme. Sa longue chevelure se soulève légèrement au gré de ses pas, comme si le Dieu du Vent lui-même était descendu sur la terre ferme pour souffler pour elle. Ainsi, elle n’en est que plus belle et, s’il est assez proche, ce divin personnage doit même pouvoir en percevoir l’odeur. Comme tu l’envies. Comme tu aimerais à nouveau vivre cela …

Tes doigts courent sur sa peau d’albâtre.
Les courbes de son dos disparaissent sous la cascade de ses cheveux d’or.
Avec délicatesse, tu repousses ses boucles souples afin d’admirer son corps.
Elle est splendide.
Tandis que tu lui dis, son rire cristallin emplit l’espace.
Lorsqu’elle se retourne vers toi, ses yeux pétillent.
D’incertitude face à ce compliment mais de reconnaissance et d’amour également.
Une petite moue aux lèvres,
Ses seins joliment dessinées,
Ainsi, elle ressemblait en tous points à une déesse.

Tu ne pourras pas la tuer. Non, tu l’as déjà fait,  tu ne le referas pas une nouvelle fois. Que faire ? Demi tour ? Rebrousser chemin pour ne pas croiser celui de tes vieux démons – si on peut appeler ainsi la femme qui t’as rendu le plus heureux au monde ? Non, tu dois avancer, tu ne peux pas fuir éternellement devant ce que tu as commis. Tu es venu pour affronter le passé, il semblerait que le moment soit venu.

Tu avances encore. Toujours tout droit. Le bras de l’homme tremble, il ne va pas tarder à la lâcher sa flèche, car tu doutes qu’il abaisse simplement son arc pour laisser en vie la demoiselle. Tu n’es pas loin de lui désormais, tu te demandes s’il t’a entendu arriver. Tu ne le tueras pas tout de suite, tu n’en auras pas le temps. Non, tu lui laisseras l’intégrité de son corps pour commencer, et pour ne pas déclencher de réflexes malheureux qui pourraient nuire à cette démone qui ressemble à ta bien aimée. C’est à son esprit que tu vas t’en prendre. Alors que tu arrives près de lui, tu ralentis pour tenter d’être silencieux. Une fois à portée, tu tends le bras pour le toucher. L’homme se retourne d’un coup vers toi mais il est trop tard : ta main effleure son poignet, tu laisses ta Vérité s’exprimer avec violence et vous plongez tous les deux dans les noirs endroits de son esprit.

Un corps étendu à terre.
Autour de lui, une mare de sang.
De ses lèvres, s’échappent un gémissement.
Il semble chercher de l’air.

De son ventre, sortent ses viscères
Pourtant ses poumons respirent encore
Son cœur lutte contre la mort
Cette plaine sera son cimetière.

Ses yeux exorbités te fixent. Son bras est tombé le long de son flanc, sa main a lâché son arc. Sa bouche s’est ouverte sur une expression ébahie mais aucun son n’en sort. La voilà donc, sa plus grande peur. Mourir seul, lentement. Souffrir encore et encore, tandis que la mort ne daigne venir vous délivrer. Ah, pauvre garçon, il ne faut pas qu’il ai peur. Tu le tueras, mais tu le tueras vite. Tu attendras  peut être d’avoir de savoir ce qu’il a à te raconter. Après, il sera trop tard … les morts ne racontent pas d’histoire.

Assister aux terreurs les plus profondes de tes victimes te laisse rarement indemne. Est ce l’Être qui te rend ainsi distant, te coupant de tes propres sentiments ? Est ce pour te protéger et te permettre de faire plus de victimes encore ou son dessein est bien plus complexe que cela ? Mais peut être que la Voix n’y est pour rien. Aujourd’hui la haine est la seule chose qui te consume. Elle t’a rendue comme insensible, aveugle à la prière dans ses yeux, sourd à ses plaintes muettes. Tu retires tes doigts de son poignets mais n’y vois pas les marques rouges que tu y as laissé. Qu’importe, bientôt il ne sera plus là pour s’en soucier.

C’est alors qu’un bruit te rappelle la présence de la jeune fille. Tu tournes les yeux vers elle, sans savoir à quoi t’attendre. Tu doutes qu’elle te soit reconnaissante de lui avoir sauvé la vie, probablement parce qu’elle s’en serait sortie sans ton intervention. La détermination qui brillait dans ses yeux dans tu l’as vu tout à l’heure semble pouvoir triompher du monde entier. Tu n’as guère envie de la tuer, mais tu ne sais pas si elle te laissera le choix. Si elle est une menace pour ta vie, tu n’hésiteras pas, tu as une mission à remplir avant de redevenir poussière et de rencontrer de nouveau le Dieu de la Mort.
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