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[Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur

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MessageSujet: [Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur Mar 23 Mai 2017 - 22:34

Une bonne soupe vous réchauffera le coeur


Mise en Contexte
Alaric Adler est le comte d’un village de quelques centaines d’habitants. Il aide les pauvres, ouvre des soupes populaires, aide ceux qui en ont besoin à trouver du travail. Ici, tout le monde le considère comme un saint.

Seulement, des disparitions ont commencé à avoir lieu dans le village, des voyageurs ou des gens du bas peuple, auquel personne ou presque ne s’intéresse. Sur le lit d’une rivière avoisinante, on aurait retrouvé le corps mutilé d’une jeune fille. Les rumeurs font fuir les voyageurs et gens de passage, seuls quelques rares marchands continuent de passer, ceux dont le chargement est financé par Alaric.

Saurez-vous trouvez l'origine de ces morts qui ont fait de cet endroit un village fantôme ?

Déroulement de la Mission
Vous devez expliquer ce qui vous conduit à vous retrouver dans ce hameau. Ensuite, une fois sur place, vous réalisez qu'il n'y a plus qu'une seule auberge ouverte dans le village. Vous n'avez donc pas trop le choix, c'est là que vous décidez de vous arrêter pour la nuit et que vous vous rencontrez. A vous de décider si vous avez entendu parler des rumeurs.

Le MJ interviendra ensuite pour jouer Alaric.
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Dragonnier

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MessageSujet: Re: [Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur Mer 31 Mai 2017 - 20:45

Les couleurs de l’automne commençaient progressivement à gagner la Terre de Faras, les arbres se mourant pour laisser place à une saison nouvelle. Zyniss prenait, d’ailleurs, un malin plaisir à se rouler dans les feuilles mortes sous le regard exaspéré de Marlie. Cette dernière se demandait encore de quelle manière sa mère pouvait affirmer que cet être, aussi impressionnant soit-il, était doté d’une quelconque intelligence. Elvire se rapprocha du dragon et déposa une main sur son crâne ardent. Il calma son agitation pour déposer son immense regard sur elle.

« Zyniss, tu veux bien essayer de trouver le village le plus proche, s’il-te-plait ? »

Il la dévisagea quelques instants avant de se relever lourdement dans un grognement plaintif. Elvire s’en éloigna et le dragon déploya ses épaisses ailes pour enfin prendre son envol à la recherche d’un hameau aux alentours. Décidément, Zyniss était d’une aide précieuse. Certes, la région était considérée comme étant la plus agréable du continent ; le climat était doux à tout moment de l’année et nulle créature mortelle ne se trouvait en ces lieux -si l’on omettait l’imposant dragon qui s’amusait avec les branchages-. En revanche, il faisait déjà trop frais pour se permettre de passer une nuit à la belle étoile, et Elvire savait pertinemment que sa fille avait besoin d’un endroit paisible et confortable où elle pourrait étudier convenablement. Voilà bientôt deux jours que Marlie n’avait pas ouvert un livre quel qu’il soit, et cette situation ne convenait guère à l’Arvèles qui s’inquiétait de l’assiduité de sa fille. Il était indispensable d’élire domicile dans une auberge de village, ne serait-ce que pour quelques jours. Leur objectif était de parvenir jusqu’à Terna, et la ville se trouvait encore à deux jours de marche. Chargés comme ils étaient, il fallait bien rajouter une demi-journée supplémentaire. Ils avaient, tous les trois, besoin de repos avant de reprendre la route.

En attendant le retour de Zyniss, Alexander s’installa à même la terre, déposant lourdement ses sacs au sol. Il cueillit au passage une plante qu’il s’empressa de ranger dans sa besace, déjà pleine à craquer de fioles et autres parchemins. Puis, le regard posé sur Marlie, le ton léger, il entama la conversation.

« Tu sais où nous sommes ? »

Marlie ne tarda pas à l’imiter, elle s’installa également sur le sol, poussant un soupir de soulagement en se débarrassant de son sac. Elle réfléchit quelques instants avant de répondre à son demi-frère :

« Terre de Faras ? Hésita-t-elle.
- Mais encore ? »

De la poche de son manteau, Marlie sortit une carte du continent qu’elle étala sur le sol. Dessus, toutes les régions y étaient dessinées, à l’exception des Terres Inexplorées. Après un court moment de réflexion, la demoiselle pointa du doigt la ville de Faras.

« Nous sommes près de Faras, à environ quarante kilomètres, proches de la forêt des Mirlis. »

Alexander acquiesça les dires de la jeune fille d’un hochement de la tête, la félicitant d’un sourire se voulant chaleureux. Elvire, qui observait la scène à quelques mètres de là, se fit la réflexion que Marlie possédait un sens de l’orientation fort aiguisé pour une demoiselle de son âge. Ce simple fait la rendait fière de l’éducation qu’elle lui apportait.

Ce fut finalement à cet instant que la silhouette de Zyniss se dessina de nouveau à travers les cieux. Il avait été rapide ! Esquivant les arbres, égratigné par quelques branchages, le dragon se déposa au sol aussi légèrement qu’il le put, formant un nuage de poussière à l’atterrissage. Marlie et Alexander se relevèrent directement tandis que le dragon s’approcha d’Elvire, fier d’avoir découvert un village à moins de deux kilomètres.

***

C’est finalement vingt-cinq minutes plus tard que, guidée par Zyniss, la petite famille parvint jusqu’au hameau le plus proche, dans l’espoir d’y trouver une auberge confortable. Ils étaient tous les trois épuisés par la marche et le poids de leurs bagages. Le dragon avait déjà fait demi-tour il y a plusieurs minutes de cela, bien conscient qu’il lui était interdit de pénétrer dans le village. Elvire ressentit bien la contrariété de son compagnon ; comme à chaque fois qu’il lui était impossible de veiller sur eux.

Le regard de l’Arvèles détailla la place déserte où ils se trouvaient ; cet endroit qui semblait pourtant être le centre-ville était dénué de vie et d’activité.

« C’est abandonné ?
- Non, les façades des maisons ne seraient pas aussi bien entretenues. » rétorqua Alexander.

Les minutes s’écoulèrent tandis que le trio parcourait les ruelles du village. Marlie aperçut finalement un groupe de personnes qui discutaient à proximité d’une vieille bâtisse qui ressemblait à une auberge. Soulagés et sans réfléchir davantage, ils y pénétrèrent tous les trois.

L’ambiance de l’endroit contrastait nettement avec celle à l’extérieur. A peine Elvire avait-elle poussé la porte qu’elle entendit une musique parvenir jusqu’à ses oreilles, une odeur alléchante venant également éveiller son appétit. Après tout, il était pratiquement l’heure de dîner et elle n’avait rien avalé depuis le petit déjeuner. Elle inspira profondément et se tourna vers ses deux enfants, donnant deux pièces d’or à chacun.

« Vous prenez chacun une chambre, et vous étudiez. Ça fait deux jours que je ne vous ai pas vus ouvrir un livre ; ça ne vous fera pas de mal. » Marlie s’apprêtait à protester mais Elvire anticipa immédiatement les paroles de la jeune fille. « Ce n’est pas négociable. Je vous ferai monter un repas. Une fois que vous aurez mangé, n’oubliez pas de vous enfermer à clé. »

Ils ne protestèrent pas. Agacés, ils obéirent. Après tout, Elvire avait bien droit à un peu de repos, elle aussi. Elle attendit que ses deux enfants montent à l’étage avant de s’asseoir au bar, bien décidée à se détendre et à recueillir des informations sur ce village, étrangement désert par rapport à cet endroit.

« Une bière. » déclara-t-elle à l’intention du tavernier. La dragonnière s’était accommodée des conventions sociales liares ; aussi, elle avait perdu l’habitude de s’embarrasser du « s’il vous plait ». Puis, dans l’attente de sa boisson, elle se tourna vers son voisin de comptoir.

« Excusez-moi. Vous êtes d’ici ? »

Elle le dévisagea seulement quand il se tourna vers elle. Elle comprit à son physique qu’elle faisait erreur. Elle esquissa un sourire.

« Ah, il semblerait que non. »

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MessageSujet: Re: [Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur Jeu 22 Juin 2017 - 22:48

Luran Simkin



Difficile de savoir où on se trouve dans ces paysages monotones. Il y a longtemps que j’ai arrêté de compter les mois qui se sont écoulés depuis que j’ai quitté mes montagnes. Et pourtant. D’accord, les humains ont aussi des sommets dignes de ce nom, mais ils sont tellement … éparses. Le désert était un changement bienvenue, mais ça n’a duré qu’un temps, et maintenant cela fait des semaine que je navigue dans les immenses plaines des Terres de Faras comme ils les appellent. Les routes ont beau y être mieux tracées que chez moi, je n’arrive pas à me repérer, la carte ne suffit pas. Comment font les habitants d’ici pour différencier un pré d’un autre pré ?

Kayerith n’a pas ces problèmes. Évidemment, elle voit tout de haut, elle ! Et elle apprécie le gibier plus gras d’ici. Au bout du compte, mes réticences vis-à-vis de cette région font pâle figure comparées à la satisfaction de ma moitié. Je secoue la tête avec bienveillance en la voyant plonger dans le lac que je suis depuis ce matin, à distance respectable. J’ai encore quelques marques de brûlures de la dernière fois qu’elle s’est baignée et est revenue s’ébrouer sur la rive près de mon feu de camp. Des fois je me demande si elle a vraiment compris que le contact de l’eau m’est douloureux.

J’arrive à un croisement, et miracle ! Il y a des panneaux. (j’imagine seulement ce que diraient mes ancêtres s’ils me voyaient dépendre de panneaux indicateurs pour savoir où je vais)
Un coup d’oeil rapide au soleil et un haussement d’épaule pour soupeser mon bagage et ma décision est prise : va pour le village le plus proche, à seulement quelques kilomètres d’ici. Il faut que je me réapprovisionne, en nourriture, et en amadou. Je tâte la pochette à ma ceinture mais c’est bon : je devrais avoir suffisamment de pierres à feu pour tenir quelques temps. Et puis la solitude ne me correspond pas, ce n’est pas pareil avec la dragonne. J’ai vécu toute ma vie avec mes semblables, et depuis mon départ, je me rends compte que j’ai besoin de la compagnie de personnes douées de parole au moins de temps en temps.

***

J’ai dû mal à en croire mes yeux en arrivant devant le panneau indiquant l’entrée de la bourgade. Tout est désert. Pas vraiment abandonné, les bâtiments sont en trop bon état pour cela. Plutôt comme si tout le monde était effrayé, ou en deuil. J’ai un peu l’habitude des réactions de rejet de la part des habitants de villages reculés, je suis souvent le premier liare qu’ils rencontrent. Mais je ne peux tout de même pas croire que c’est moi qui pousse toute la population à se cacher, même s’ils avaient aperçu Kayerith, qui comme d’habitude se tient à bonne distance de toute habitation.
Je finis par tomber sur ce qui semble être l’unique auberge de l’endroit. J’hésite un instant avant de pousser la porte, elle est si calme !
Heureusement, il y a du monde à l’intérieur.

***

Finalement, malgré l’ambiance glauque, j’ai décidé de rester quelques jours sur place. Les gens sont méfiants à mon égard, mais j’essaie tant bien que mal de paraître inoffensif. Pas évident lorsque l’on dépasse d’une tête les plus grands humains et que – forcément ! – nos cornes sont plus imposantes que les leurs. Heureusement, le fait que mon or soit authentique assouplit légèrement nos rapports.
Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, loin de là ! Je suis juste curieux, c’est ce dont j’essaie de me convaincre. J’ai entendu deux bûcherons discuter de la découverte d’un corps récemment. De disparitions. Tout ça est un nid à problèmes, c’est certain. Depuis quand suis-je devenu si curieux aux dépens de la prudence ? Oh. Depuis Kayerith, en fait.

***

Le deuxième soir venu, je m’installe au comptoir de l’auberge. Il y a un peu plus d’activité qu’hier. J’espère en apprendre plus sur ces étranges rumeurs. Je commande une chopine de lave. Le patron me lance un regard étrange. Quoi ?! Je lui ai fait dépoussiérer son fût hier soir, autant le finir, je ne crois pas qu’il ait bien d’autres clients qui soient preneurs et il serait trop bête de gaspiller.
D’un coup, la jeune femme à côté de moi m’accoste. Enfin, il me semble que c’est à moi qu’elle parle, vu qu’elle se tourne vers moi et qu’il n’y a personne derrière moi. Dans le doute, je vérifie autour de moi, mais non, c’est bien à moi qu’elle demande si je suis natif de la région. Éberlué, je me contente de la regarder de haut en bas. Visiblement, elle n’avait pas vraiment vu à qui elle s’adressait et a vite compris son erreur. Je lui souris et désigne ma boisson d’un geste confus.

Il semblerait que non, en effet.

Au moment où je prononce ces mots, je sens quelque chose d’étrange venant de ma moitié, et tourne la tête dans sa direction générale. Après une seconde je me détends. Je crois qu’elle a senti la présence d’un autre dragon. Plutôt étonnant dans la région, mais elle ne semble pas sur la défensive pour l’instant, je pense que l’autre est loin,  ils ne risquent pas de se battre tout de suite.
Je reporte mon attention sur ma voisine et lui adresse un geste de salut.

Je m’appelle Luran. Je ne connais pas grand chose de la région, mais je peux peut-être vous aider ?
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Dragonnier

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MessageSujet: Re: [Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur Jeu 6 Juil 2017 - 15:38

Si Elvire reconnut immédiatement la boisson à base de lave de son interlocuteur. Elle se demanda où il l’avait dénichée. Il ne l’avait visiblement pas amenée avec lui, dans une gourde. Il l’avait donc commandée ici, dans cette auberge ? Ce genre de boisson était, certes, très courante en terre du feu, mais l’était beaucoup moins dans cette partie du continent. Les humains n’étaient pas friands de lave, étrangement. Il était donc étonnant de constater qu’une auberge, aussi éloignée géographiquement du territoire liare, propose ce genre de rafraîchissement, destiné à ces êtres cornus. Croiser des liares par ici n’était pas chose courante, après tout. D’ailleurs, qu’est-ce que ce liare venait-il faire dans la terre de Faras, aussi loin de sa région natale ? D’après les récits de quelques-uns de ses amis originaires d’Orlack, Elvire savait que le monde des humains pouvait être hostile aux liares, si bien que certains n’osaient plus y mettre les pieds. Ces derniers avaient tendance à effrayer les hommes qui les traitaient avec mépris et méchanceté ; leur apparence leur fermait beaucoup de portes, à contrario des héléos pour qui il était nettement plus simple de s’intégrer.

La réflexion d’Elvire à propos du liare s’interrompit quand elle ressentit une drôle d’anxiété provenant de son dragon. Elle se tendit d’un coup, tournant la tête dans la direction de Zyniss. Une sensation très étrange sur laquelle elle était incapable de mettre des mots. Zyniss semblait à la fois intrigué et agressif, sur la défensive, prêt à attaquer. La dragonnière ne parvint pas à saisir ce qui l’animait, mais elle comprit qu’il n’était pas en danger. Pas de danger imminent, en tout cas. Alors, elle se détendit un peu, toutefois perturbée, quelque peu inquiète pour son ami.

- Je m’appelle Luran. Je ne connais pas grand chose de la région, mais je peux peut-être vous aider ?

Elvire n’avait pas la mémoire des prénoms, elle était certaine de ne pas réussir à le retenir. En revanche, ce Luran possédait des informations qui l’intéressaient : elle n’allait pas le laisser tranquille pour l’instant. Et puis, voilà longtemps qu’elle n’avait pas croisé de liare en dehors des terres du feu. Elle savait qu’il n’était pas simple d’obtenir un laisser-passer permettant de sortir du territoire : comment ce voyageur en avait-il obtenu un ? Peut-être était-il un riche marchand ? Ou un rebelle en fuite ? Après tout, Elvire n’avait toujours fréquenté que des royalistes. Elle ne savait rien des rebelles et aurait souhaité en apprendre davantage. Mais elle ne lui poserait pas ces questions avant qu’il ne l’ait aidée : elle était curieuse de ce qu’il se passait par ici, et la tension que ressentait Zyniss ne rendait cet endroit que plus suspect. Si ce Luran ne connaissait pas la région, il n’était certainement pas au courant de ce qu’il se passait dans ce village désert. Mais peut-être avait-il entendu des rumeurs à ce propos ?

- Effectivement, vous pouvez peut-être m’aider. Quand je suis arrivée dans le village avec mes deux enfants, nous avons d’abord cru qu’il était abandonné. Elvire se saisit de sa chope et avala une petite gorgée de bière. Qu’est-ce qu’il se passe, ici ? Pourquoi les rues sont-elles désertes ?

Peut-être le liare n’était-il au courant que de quelques rumeurs, mais toute information était bonne à prendre.
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MessageSujet: Re: [Quête] Une bonne soupe vous réchauffera le coeur Mar 1 Aoû 2017 - 21:42

Luran Simkin



Puisque la dragonne, après son pic de vigilance, commence à se détendre, je décide d’en faire de même. Je bois une lampée de lave et retiens une grimace. Pas bon ! Je regrette d'avoir fait ouvrir ce fut à l’aubergiste, une bière aurait été un choix plus sûr même dans un tripot de cet acabit. Il fallait bien s'y attendre venant d'un établissement humain aussi loin au sud, mais cette boisson est une vraie piquette que je n'aurais pas osé servir au mendiant le plus miteux du coin sans parler d'un client qui paie rubis sur l’ongle ! Heureusement qu'il a l’excuse de ne pas pouvoir goûter ce type de marchandise avant de la vendre.

Je hoche la tête en écoutant la femme, presque soulagé de constater qu’elle a eu la même impression que moi en arrivant dans ce patelin désertique. Vue la manière de faire comme si de rien n’était des locaux, j’avais commencé à me demander si ce n’était pas une étrange coutume de la région. Pour avoir un peu voyagé chez les humains, je me suis bien rendu compte que ce n’était pa partout pareil : la plupart des villages que j’ai traversés, sans être forcément en fête, étaient au moins un peu actifs. Ensuite, je m’étais posé des questions sur moi-même : est-ce que je me faisais des idées ? Lors de mes mois d’errance les plus difficiles, j’avais côtoyé des mendiants dont certains ne donnaient plus l’heure, et je savais que ça pouvait arriver. Heureusement, cette conversation impromptue confirme ma première impression : cet endroit et ses habitants sont louches. Bien sûr j’ai entendu quelques rumeurs durant les derniers jours, mais je ne peux pas me défaire de l’impression que quelque chose ne colle pas. Ce ne sont pas quelques disparitions sporadiques qui referment tout un village sur lui-même comme une huître – ou plutôt comme ce qu’on m’a raconté des huîtres, je n’ai jamais eu l’occasion d’en voir de mes propres yeux.

Quant à la cause, je n’en sais trop rien. Bon, j’ai bien entendu quelques murmures de-ci de-là en errant en ville et dans les alentours, mais rien de précis, pas de quoi éclaircir ce mystère. J’hésite un instant avant de lui répondre, j’ai presque l’impression de trahir un secret, tant les autochtones sont énigmatiques et fuyants. Mon indécision est de courte durée : personne ne m’a fait promettre de ne rien dire, et je ne dois rien à quiconque ici. J’écarte mon verre, je ne compte plus vraiment boire dedans, avant de hausser les épaules.

Difficile à dire, ce n’est pas comme si les gens d’ici allaient se confier à quelqu’un comme moi.” Je désigne mes cornes d’un geste vague. Je jette un coup d’oeil autour de nous et baisse la voix pour dire la suite. Je n’ai pas besoin qu’on me prenne pour un sale petit fouineur en plus d’un barbare de liare. “Ils ont peur, j’ai entendu parler de plusieurs disparitions bizarres ces dernières semaines. Il y a quelques jours, les deux trappeurs au fond de la salle ont trouvé le cadavre d’une fille, pas joli à voir apparemment.

Je ne veut pas donner l’impression d’être enthousiasmé par cette idée, mais j’ai toujours aimé les mystères et résoudre des énigmes. Pour être honnête, si je suis resté dans le coin c’est que j’ai à moitié en tête d’enquêter sur l’affaire.
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