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Attrape moi si tu peux !

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Voleur

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MessageSujet: Attrape moi si tu peux ! Mer 29 Mar 2017 - 13:13

Peu importe le nombre de fois qu’il passait et repassait, le peigne refusait strictement de démêler le moindre épi de cheveux de cette épaisse et abondante chevelure argentée hirsute, négligemment repoussée en arrière. Ses yeux en amande se perdaient dans le miroir, cherchant désespérément à lutter contre la fatigue ; fatigue dont les immenses cernes verdâtres du liare témoignaient bien. En fait, ces mêmes yeux vairons d’ordinaire si colorés paraissaient désormais bien terne, tout injectés de sangs qu’ils étaient. Sans parler de ses lèvres pulpeuses desséchées, de son teint encore plus pale qu’à l’usuel, quasiment maladif à ce niveau ou bien alors de son air hagard transpirant la déprime à des kilomètres.

Les muscles de son visage se plissèrent deux ou trois fois, cherchant à faire des grimaces pour se remonter le moral. Sans grand succès. Il retourna près du lit, ramassa et enfila son caleçon puis son pantalon en tissu qui trainaient sur le sol sale de la pièce, en évitant au maximum de faire le moindre bruit. Visiblement l’homme dans le lit dormait encore, un chauve dans la cinquantaine au physique peu avantage et à l’air barbare, dont Äolias n’avait pas prit la peine de retenir le nom. Son ronflement gras tapait sur les nerfs du liare et résonnait dans la minuscule pièce. Toujours en tapinois, l’adolescent sortit lentement de sa chambre, n’oubliant pas derrière-lui sa bourse et le reste de ses affaires. Sa main effleurait la poignée de la porte, la tournant avec le plus de douceur possible, mais ne put malgré tout empêcher le mécanisme rouillé de laisser s’échapper un grincement strident. Cela ne passa pas aperçu, l’individu se redressa, un peu sonné par la fatigue lui-aussi. La couette ne cachait pratiquement plus rien du corps de l’homme.

-Tu t’en vas déjà gamin ?!! On s’est pourtant bien amusé tout les deux hier-soir, et puis j’ai payé pour la nuit complète aussi ! T’essaierais pas de m’arnaquer des fois ???

Äolias se sentit soudain emplit de rage et d’agacements, mais ne laissa absolument rien transparaitre. Il se contentait de garder son air déprimé et un ton monocorde pour répliquer à ce malpoli :

-La nuit est finie mon chère, jette un coup d’œil par la fenêtre et tu verras les premières lueurs du soleil. Sur-ce, au-revoir.  

Le cinquantenaire jura bon nombres d’insultes qui auraient sans doute étaient bien plus efficaces si Äolias avait le moindre souvenir de sa défunte mère. Il se contenta d’ignorer le rustre et de claquer la porte en partant.

Il descendit les escaliers de l’auberge sans hâte, jusqu’à arriver au guichet encore désert. De toute façon, la chambre avait déjà été payée. Il quitta le bâtiment avec une direction très précis en tête : « La chope de Diamant », une taverne sympathique mais sans plus, où le liare se surprenait trop souvent à flâner en attendant ses prochains clients. En fait son principal avantage était sa localisation, à seulement quelques dizaines de mètres de l’auberge, les deux se situant dans la même rue. À peine avait-il fait quelques pas qu’il était arrivé. Même pas le temps de profiter de l’architecture splendide des immeubles du coin ou des rues propres et dégagées. Il poussa la porte en bois et s’installa sur un des fauteuils les plus confortables dans un coin de la pièce, seul à une table. La décoration de l’endroit le résumait bien, elle était ordinaire, ni laide ni belle, simplement identique à bon nombres d’autres tavernes.

Au bout de quelques minutes, une charmante serveuse un peu plus réveillée que lui vint prendre sa commande, à savoir juste une chope de bière et un petit déjeuner. Il paya directement et regarda l’employée se diriger vers les cuisines. C’est à peu près la dernière chose qu’il aperçu de la matinée, avant de tomber de fatigue.

***

Une chope accidentellement balancée réveilla brusquement notre liare en s’écrasant sur le sommet de son crane. Il se leva de son siège dans un sursaut de panique, avant de réaliser que tout allait bien. Les mêmes alcooliques qui avaient fait valdinguer la chope hurlèrent de rires en voyant la réaction d’Äolias. Celui-ci se rassit en frottant sa tête, sentant la présence d’une bosse. Sur sa table se dressait une chope tiède et le repas qu’il avait commandé, froid désormais. Et à en juger par la position du soleil dans le ciel, cela devait bien faire plusieurs heures qu’il s’était assoupi. Il devait être environ midi. Sans se faire remarque d’avantage, il but sa consommation et dégusta son plat, du poulet et un peu de légumes, aussi froid pouvait-il être.

Entre temps la salle s’était bien remplie, peu de places étaient désormais libre. Comme à son habitude – tout en continuant de déguster son repas – le liare zyeuta par-ci par-là les personnes présentes dans la salle, les triant très précisément. D’un côté ceux qui avaient l’air plus fortunés, ceux qui pourraient être intéressé par « ses services », et enfin les autres. Dans le tas, un visage en particulier l’intéressa, un joli minois aux yeux turquoise et aux cheveux clairs. Son splendide regard croisa subitement celui d’Äolias, qui lui adressa un large sourire ainsi qu’un signe de salutation de la main. Tout en continuant de ce remplir la panse, il l’observait d’un œil intéressé sans paraitre toutefois trop suspect. Une fois terminé, il avala cul-sec son fond de bière et se dirigea vers la demoiselle. Après tout il n’avait rien de mieux à faire.


Dernière édition par Äolias Fuhnnal le Ven 14 Avr 2017 - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux ! Jeu 6 Avr 2017 - 11:29

J'ai faim. Cette pensée m'anime depuis ce matin ; il est onze heures et je n'ai rien avalé depuis hier midi. Nos réserves sont vides et, après notre nuit à la belle étoile, nous n'avons pas croisé l'ombre d'une taverne. Les chevaux sont affamés, eux aussi. A ce rythme, ils ne tiendront pas bien longtemps. Voilà la raison pour laquelle je maudis la campagne ; les paysages demeurent magnifiques, mais avoir les poches remplies d'or ne nous empêche pas de mourir de faim. Karma semble pourtant tenir le coup : je le soupçonne de s'être servi dans les dernières réserves de viande séchée. Ce rustre n'a que faire des bonnes manières, il est un égoïste doublé d'un bon à rien. Il m'a également forcée à m'entraîner de bon matin, le ventre vide : ce malotru s'est jeté sur moi avec une épée, me poussant à l'affronter. Bien sûr, il a gagné. C'est donc victorieux qu'il s'est permis d'achever nos réserves d'eau sans m'en proposer la moindre goutte. Un réveil agréable, en somme. Comprenez bien que je ne lui ai plus adressé la parole, depuis.  Après cela, nous avons récupéré nos affaires et avons repris la route en direction du château de Mirabilia. Nous n'en étions plus très loin, mais nous nous sommes mis d'accord pour faire un détour par Terna afin de refaire des réserves et nous remplir l'estomac avec un repas chaud. En plus, je n'ai jamais vu cet endroit de mes propres yeux : une occasion de visiter la cité.

Nous passons les portes de la ville avec un certain soulagement, nous n'avons pas connu de difficulté à y parvenir. C'est une première. Nos montures semblent également plus apaisées. Je cherche du regard une auberge à proximité ; mon ventre gronde tant que le bruit incommode mon compagnon. Quoiqu'il en soit, je constate que Terna est une ville agréable, respirant la vie et l'activité. Les gens pullulent à travers les rues, ils semblent pressés et ne prêtent même pas attention à ce qui les entoure. En tout cas, cet endroit et si cosmopolite que je m'y sens tout de suite dans mon élément : j'aperçois des Namès à la chevelure dorée, ou encore des Anciens à la peau hâlée. Je me souviens que l'on m'a raconté un jour que certains Parlèms élisent également domicile ici, à Terna ; pourtant, je ne vois pas l'image d'un noble à travers tous ces roturiers. Je suppose qu'à l'instar des nobles d'Arnlo, les Parlèms de Terna préfèrent encore s'isoler dans leurs vastes demeures pour se couper du monde.

Ah, une auberge ! Je plisse les yeux pour déchiffrer ce qui est écrit sur la façade : "La chope de Diamant". Voilà qui fera l'affaire, je ne chercherai pas davantage à connaître leurs tarifs ou l'hygiène de l'endroit, je me contenterai de cela. Karma et moi nous dirigeons donc vers la bâtisse, prenant soin d'attacher les chevaux à l'extérieur et de leur offrir un peu d'eau. Puis, nous pénétrons dans l'auberge bien décidés à nous remplir la panse. Nous prenons place au comptoir et commandons deux porées blanches ainsi qu'une grosse assiette de tranches de lard, le tout accompagné de deux chopes de bière. En attendant mon plat, je jette un œil à la salle : rien de bien intéressant, si ce n'est quelques poivrots qui s'esclaffent dans un coin et un liare endormi au fond de la pièce. Karma attrape mon avant-bras pour récupérer mon attention, puis un sourire au coin des lèvres, il prend la parole :

- On peut prendre une chambre si tu veux !

Je soupire d'exaspération et dégage mon avant-bras ; je détourne aussitôt le regard, ennuyée d'être contrainte de partager mon repas avec lui. Quand l'aubergiste dépose les assiettes sur le comptoir, je me rue sur la nourriture et m'empresse de tout avaler. Mon compagnon me dévisage en haussant un sourcil, me faisant remarquer que mes manières ne sont définitivement pas dignes d'une duchesse. J'hausse les épaules, indifférente à ses propos : je suis affamée.  

Quelques instants passent ainsi, je termine mon repas ainsi que ma troisième chope de bière. Un sourire idiot s'est formé sur mon visage mais je me sens en plein accord avec moi-même, à l'aise dans mon corps. Je commande une quatrième chope de bière, affalant au passage mon visage sur le comptoir. Je me redresse brusquement quand j'entends Karma ricaner, se moquant de mon incapacité à supporter quatre pauvres bières. Je m'apprête à l'insulter, mais quelque chose me coupe dans mon élan : le liare auquel j'avais fait attention tout à l'heure, celui qui s'était endormi, se rapproche de moi. D'une voix engourdie par l'effet de l'alcool, je déclare :  

- Qu'est-ce que tu me veux, barbare du feu ?



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MessageSujet: Re: Attrape moi si tu peux ! Ven 14 Avr 2017 - 13:56

Le liare ne porte absolument aucune intention au camarade de beuverie de l’humaine, trop occupé qu’il était à la regarder de long en large. Un réflexe chez lui, il adore analyser les gens dans les moindres détails. Mais alors qu’il avait prit son air le plus charmeur, la question de cette femme le dérangea quelque peu. « Barbare du feu », un terme qu’il avait bien souvent entendu mais qui lui était rarement destiné, notamment dû au fait que son physique fragile paraissait bien loin de l’apparence typique d’un liare dans l’esprit collectif des habitants de Madelle. Mais surtout, c’est une façon un peu trop froide et agressive d’engager une conversation à son gout. Cela dit c’était peut-être dû aux choppes vides entassées sur la table.

Mais peu importe, dans tout les cas il ne comptait pas se laisser insulter par cette noble (du moins, il suppose que c’en est une avec cet air, cette tenue et cette façon de se tenir). D’un geste élégant de la main, il dégagea les mèches qui lui tombaient sur le visage et les plaquas en arrière de son cuir chevelu argenté. Il se racla discrètement la gorge en faisant miner de tousser et se lança de sa douce, calme et apaisante voix aristocratique dans une réponse appropriée, cherchant néanmoins à ne pas attiser quelques tensions que ce soit. Cherchant néanmoins un peu ses mots, ne sachant pas exactement comment aborder ce cas-là.

-Enchantée ma chère, commença-t-il avec une courte révérence sans toutefois ignorer l’autre personne à la table qu’il salua quand à lui d’un bref signe de tête. Je ne m’estimais pas digne d’un tel titre avec mon physique atypique, je vous remercie du compliment demoiselle.

Fidèle à lui-même et à ses bonnes manières, il réalisa de nouveau une brève révérence et se présenta à la belle. Quelle impolitesse que d’engager une conversation sans se présenter faut-il dire !

-Äolias Fuhnnal, pour vous servir. Pardonnez-mon impolitesse pour vous troubler en plein milieu de votre petite soûlerie avec votre compagnon, disons que je ne vous veux rien en particulier, j’espérais sans doute engager une simple et innocente conversation.

Sa main se posa sur la table, il continuait de fixer de son air serein l’alcoolique. En y réfléchissant bien, cette « conversation innocente » semblait débuter sous de très mauvais auspices. Au passage il espérait qu’elle le laisse prendre place à la table – trop poli pour s’incruster de lui-même comme le dernier des malpropres – car la fatigue ne lui donnait pas l’envie de rester debout une minute de plus. Il attendait avec une certaine impatiente malsaine, dont il ne laissait comme à son habitude rien transparaitre, la réponse cette personne. Il avait l’impression d’être dans une autre dimension que les gens dans le bar ; alors qu’eux s’amusaient et créaient un brouhaha monstre, cette humaine lui paraissait froide et le coupait de cette ambiance joyeuse et festive qui pourtant régnait dans « La Chope de Diamant ». Ses yeux bicolores continuaient de la fixer joyeusement, guettant avec intérêt sa réaction à venir.
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