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Un Nouveau Départ [Rhys]

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MessageSujet: Un Nouveau Départ [Rhys] Ven 17 Fév 2017 - 21:54

Un son mélodieux parvient jusqu’à mes oreilles, le chant des oiseaux qui annonce le lever du soleil. J’ai toujours eu en horreur ces maudits volatiles mais, aujourd’hui, ils ne me sont pas désagréables. Je crois que sans eux, je serais encore perdue au pays des songes. Qui sait si j’aurais trouvé la force d’ouvrir les paupières ?

Je regarde mes mains tremblantes. Du sang. Qu’est-ce que cette horreur ? La tête me tourne, j’ai du mal à réfléchir. J’observe aux alentours : toujours du sang, autour de moi, sur mes vêtements. Le mien ? Je l’ignore. En tout cas, je peine à me mouvoir à travers toute cette boue. Je ne retrouve pas mon équilibre et je m’effondre au sol. Mon corps est parcouru d’atroces courbatures, et une douleur sans pareille me tiraille la cuisse droite. Une chose en entraînant une autre, voilà que je suis prise d’une crise de toux. Je peine à me détendre. Par pitié, ne me dites pas que je vais mourir ici. D’ailleurs, quel est cet endroit ? Il faut que je retrouve mon calme et que je me concentre. Je ferme les yeux.

Le bruit apaisant des vagues m’indique que je ne suis pas loin de la Crola. Voilà quelque chose de rassurant. Mais comment me suis-je retrouvée dans cette situation, blessée, couverte de sang et en guenilles ? Je fronce les sourcils et tente de remettre mes souvenirs de la veille en place.

**
19 Sorn

Je cours, je tousse, je suis à bout de souffle. Je n’ai jamais été bonne en endurance ; je me suis d’ailleurs toujours dispensée d’activités physiques. Voilà que je le regrette amèrement !  Le chemin semé de branches m’exténue en plus de déchirer ce qu’il reste de ma pauvre robe.

Mes pieds saignent et me font souffrir : cela fait quelques minutes que j’ai abandonné mes talons pour continuer ma course à pieds nus. Je ne pourrai pas tenir longtemps comme cela, je risque de me blesser. Mais, après tout, je peux me permettre de ralentir. La nuit tombe, et je crois avoir semé les gardes.

Essoufflée, je reprends ma respiration quelques instants tout en regardant autour de moi. Les arbres surplombent le paysage, et il ne se faudra que de quelques instants avant que les ténèbres n’envahissent la Plaine Isolée. Je décide de m’installer dans une clairière pour passer la nuit. Je ne sais pas faire un feu, ni chasser. Sur moi, je n’ai que mon arc et ma robe de mariée. J’ai quelques bijoux et une bourse respectable, mais je ne connais personne en dehors d’Arnlo qui saurait m’accueillir. J’espère très sincèrement pouvoir supporter cette nuit à la belle étoile.

C’est la peur au ventre, frigorifiée et affamée que je m’installe au pied d’un arbre, faisant mine de ne pas entendre les hurlements des animaux. Je resserre mon arc contre ma poitrine, m’imaginant qu’il suffira à me protéger en cas de pépin.

Il faut que je trouve le sommeil. Je reprendrai la route demain matin en suivant la Crola pour ne pas me perdre jusqu’à Helpo ; là, je m’y bâtirai une nouvelle vie. J’achèterai un domaine, emploierai des domestiques et créerai un nouveau commerce. Voilà qui me semble correct… Je regrette, Père, de vous avoir abandonné. Mais je ne dois pas me laisser dominer par les remords. Comprenez bien, ce mariage était inenvisageable. J’espère que vous saurez me le pardonner. Mais ne vous inquiétez pas ; nul ne laisserait une duchesse croupir telle une mendiante. Je saurai me sortir de cette situation, et je vous écrirai une lettre dès mon arrivée à Helpo. Quant à toi, Opale, tâche de suivre les indications que je t’ai données avant ma fuite : n’essaie pas de me retrouver, et succède-moi à l’atelier. En espérant que tu te montres un tant soit peu plus compétente qu’en tant qu’assistante…

Finalement le sommeil me gagne et je tombe rapidement dans les bras de Morphée, malgré l’angoisse qui m’anime…

Un sifflement à côté de mon oreille me réveille brusquement. Je blêmis quand je me rends compte qu’une flèche s’est plantée dans le tronc. Je me relève maladroitement, me prenant les pieds dans quelques branches au sol. Quelqu’un essaie de me tuer ! Le claquement d’une corde se fait entendre et une nouvelle flèche vient se planter dans ma cuisse. J’en pousse un hurlement : sans réfléchir, je me saisis de mon arc et je m’éloigne, certes, en boitant, mais aussi vite que je le peux. J’ai le sentiment d’être un gibier en fuite.

Je suis en larmes : j’essaie de courir, mais j’ai mal ! Je souffre, je tousse, ma santé ne me permet pas tout cela. Je vais mourir ce soir, j’en suis persuadée ! Je ne suis pas une guerrière, cette vie n’est pas la mienne ! Voilà ce qui me coûte de vouloir fuir mes responsabilités. Je suis la duchesse d’Anel, et pourtant, je mourrai en lâche. Voilà une bien triste fin pour une personne de mon statut. Avant de m’en rendre compte, je m’effondre dans la boue. La douleur est insupportable : je réunis mon courage et saisis la flèche de mes deux mains avant de l’ôter de ma cuisse en m'y reprenant à plusieurs reprises. Tout ce sang… La tête me tourne. A quoi bon fuir ? Après tout, je n’ai nulle part où aller.

Je vais défaillir.



**


Voilà tout ce qui me revient. Je ne suis pas encore morte et le soleil me réconforte un peu : mais mes sentiments restent les mêmes. Je n’ai plus aucun espoir et, après tout, je peux à peine bouger. Je n’ai rien d’autre à faire, si ce n’est attendre patiemment que la mort me rattrape.


Dernière édition par Elerinna Jelica le Lun 29 Mai 2017 - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Dim 19 Fév 2017 - 21:40

C'était une petite mission sans intérêt, donc sans difficultés : à un jour de cheval d'Arnlo, rendez-vous avec un indic qui avait des informations apparemment critiques sur des événements à la frontière des Terres Inexplorées. Sur le papier, simple comme « bonjour », pas de quoi se déplacer lui-même si ce n'était la nature des nouvelles qu'il était allé chercher. Il n'avait même pas pris le temps d'attendre Jonas qui devait revenir dans la journée d'une course personnelle. Il était parti avec le minimum de préparations parce qu'il pensait faire un voyage sans anicroches, passer une nuit à l'auberge, et être de retour vingt-quatre heures après. Et globalement tout n'était pas loin de s'être déroulé comme prévu, pour une fois.

Un gémissement l'arrêta. Environ au milieu de son trajet de retour, à quelques lieues des murailles de la cité, il retint son cheval pour tendre l'oreille. Une autre plainte se fit entendre, suivie de près par une quinte de toux sifflante. Scrutant ses alentours à la recherche de l'origine de ces bruits le jeune homme repéra son premier indice sur le bas-côté : quelques gouttes de sang séché, vieilles déjà de plusieurs heures pour autant qu'il pouvait en juger depuis le milieu de la route, juché sur sa monture. À quelques mètres de là, un arbuste semblait écrasé, et un peu plus de sang en maculait les branches.

Après un instant de réflexion, il descendit de cheval et attacha l'animal au tronc de l'arbre le plus proche, avant de repartir à pieds à la recherche de... de quoi, effectivement ? Qu'espérait-il trouver, exactement ? Une demoiselle en détresse à secourir ? Ah ! Il secoua la tête avec un ricanement, et continua à suivre la piste qui l'entraînait dans les fourrés, jurant dans sa barbe lorsqu'une ronce accrocha la manche de son habit. En quelques instants, il avait atteint un petit espace dégagé, à l'abri des intempéries et de la vue des passants sur la route principale.

« Eh bien, eh bien. »

Finalement, peut-être que son imagination débordante nourrie par les légendes avait cédé la place à une étrange intuition.

Là, couchée sur un tapis de mousse, une jeune femme. Dans la lumière dorée filtrant à travers les feuilles, la scène aurait pu paraître poétique, un tableau peint d'une main de maître. Les traces de sang menant jusqu'à l'inconnue, sa robe en lambeaux pleine de tâches dont il n'imaginait que trop bien l'origine, l'arc qu'elle tenait serré contre elle, tout cela racontait cependant une histoire bien différente. D'ailleurs, inconnue elle ne l'était pas tant que ça : en se rapprochant pour vérifier si elle vivait toujours, il la reconnut. La jeune Jelica ! Pas étonnant qu'il n'ait pas identifié immédiatement son identité, jamais la jeune couturière de talent qu'il connaissait ne se serait laissé voir sans une mise impeccable sans la moindre imperfection.

Passée la première surprise, il retourna en hâte auprès de son cheval, fouilla les fontes pour en retirer son matériel de premier secours, remerciant d'une demi prière le premier dieu qui voudrait s'attribuer la prévoyance presque obsessionnelle qui lui avait fait prendre ce nécessaire, alors même qu'il aurait été prêt à parier en partant qu'il ne s'en servirait pas. Une fois équipé, il retourna dans l'étrange petit recoin et s'accroupit auprès de la blessée, qui avait à peine bougé.

Avec précaution, il lui secoua légèrement l'épaule.

« Elerinna ? Elerinna ! Vous m'entendez ? Je vais vous aider. »

Avec douceur, il écarta les doigts de la jeune femme pour lui faire lâcher son arme et la poser à côté d'elle, et essaya tant bien que mal de l'allonger correctement sans la brusquer. Une fois fait, il la regarda mieux. Elle avait l'air épuisée, et était pâle comme la mort, mais la seule réelle blessure qu'elle avait reçu semblait être celle de sa cuisse. Elle avait perdu une grande quantité de sang qui avait complètement imbibé les multiples épaisseurs de sa jupe. Il posa à nouveau la main sur son épaule.

« Elerinna, je vais devoir vous découvrir. Il faut sur je vois ce à quoi j'ai affaire. »


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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Lun 27 Fév 2017 - 21:00

Je sens une pression sur mon épaule, comme une main qui s’est refermée sur moi. S’agirait-il d’Uraang ? Serait-il déjà venu me chercher ? J’ai peur… Je ne suis pas encore prête pour mon jugement. Séliope ne sera pas clémente avec moi : je n’ai pas encore pu prouver ma valeur aux yeux des Dieux. Je n’ai pas rattrapé tous mes péchés et je n’ai pas assez prié. Je ne peux pas partir maintenant ! Non. Je divague. A croire que ma blessure me fait perdre la tête. Après tout, je n’ai aucune raison de paniquer. La voix du Dieu de la Mort ne m’est pas aussi familière. Il me semble même avoir entendu mon prénom... Cette voix me propose de l'aide. Vous qui m'interpellez, vous n'avez rien d'un dieu. Vous êtes un simple mortel, un héros venant en aide à une jeune femme en détresse. Je ne peux pas m'imaginer un seul instant que vos intentions soient mauvaises car dans ce cas, vous briseriez mes espoirs. Je ne pense même plus à cet archer. Je décide de vous faire confiance. Après tout, je n'ai pas d'autre choix. Sachez en tout cas que je vous le revaudrai, mon cher. Je suis certaine de connaître votre voix, mais je ne vous reconnais pas. J'ignore donc tout de votre identité, humble voyageur, mais qui que vous soyez…  

…vous êtes sacrément culotté. Avec tout le respect et la reconnaissance que je vous dois, votre proximité m’importune. Ôtez donc ces mains de ma robe !

A la fois agacée et soulagée, j'ouvre lentement les paupières. Il semblerait que je me sois évanouie, car je ne vous ai pas vu arriver, Rhys Songsteel. Vous n'avez pas changé depuis la dernière fois. Je n'ai pas su vous reconnaître grâce à votre voix, mais mes doutes se sont dissipés instantanément dès que j'ai aperçu votre visage. J'ai tendance à vous distinguer par la couleur de vos cheveux : j'ai toujours été envieuse de cette tignasse platine. En vous voyant, j'esquisse un sourire. Je n'irais pas jusqu'à vous serrer dans mes bras, mais j'admets votre gentillesse dans cette affaire. Je n'ose même pas imaginer ce qui aurait pu m'arriver si vous n'étiez pas intervenu. Malgré tout ça, je ne peux m'empêcher de me sentir embarrassée par ma position actuelle. Vous avez beau avoir les meilleurs intentions du monde, vous êtes un homme. Votre proposition est déplacée. Je me mets en position assise avec difficulté, pressant mes deux mains contre ma cuisse. Je vois également sur mes avant-bras que j'ai attrapé des coups de soleil. Par tous les dieux, ce que j'aimerais rentrer...

Je secoue la tête et reporte mon attention sur mon interlocuteur. Il doit bien être le seul à avoir eu l'occasion de me dévisager dans un état pareil. D'une petite voix, je lui réponds:

- Monsieur Songsteel, je ne sais pas comment vous remercier.

Serrant un peu plus ma cuisse à cause de la douleur, je réprime un gémissement. Je ne pourrai pas marcher jusqu'à une taverne dans cet état. Je ne sais pas si ce barde possède une quelconque connaissance en médecine, mais je ne peux de toute façon pas rester comme cela. Résignée à laisser ma pudeur de côté quelques instants, j'enchaîne faiblement en soupirant :

- Si vous savez ce que vous faites, je vous fais confiance.
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Mer 1 Mar 2017 - 19:33

Elerinna finit par enfin ouvrir les yeux, il n'y croyait plus ! Son regard, d'abord vague, se fixa rapidement sur lui et il vit qu'elle l'avait reconnu. Tant mieux, il passerait peut-être moins pour un importun ou un pervers si elle pouvait mettre un nom sur son visage. Il avait un peu de mal à lire l'expression de son visage. Il retrouvait bien l'éternel agacement qu'elle semblait ressentir à la vue de ses congénères, mais y avait-il du soulagement ? Ou bien juste de la colère suite à sa demande ? Il aurait été bien en peine de le dire, cette jeune fille était décidément impénétrable.

Une fois revenue à elle la jeune femme se redressa en position assise. Rhys l'assura d'une main, mais elle y arriva seule, quoiqu'elle tint sa cuisse blessée fermement, visiblement très douloureuse. Il sentait que cela allait être rapidement un problème : il avait de quoi soigner les petits bobos peu ou pas douloureux, mais il n'avait absolument rien sur lui pour la soulager. Il devait impérativement voir ce qui se cachait sous sa robe, pour se faire une idée de s'il pouvait faire pour réellement l'aider. Après tout il était bien loin d'être médecin, et si sa vie de voyages et d'affaires plus ou moins légales lui avaient appris à se dépatouiller, il ne se sentait pas plus à l'aise que ça devant une blessure importante. Mais évidemment il ne lui dirait jamais cela en ces termes : si elle comptait sur lui, il devait commencer par se montrer rassurant.

Toujours agenouillé auprès d'elle, il lui fit un semblant de demi-révérence pour accepter ses remerciements, un sourire aux lèvres en une parodie de leurs précédentes rencontres dans des situations diamétralement opposées à l'actuelle. D'un côté, son discours résolument poli et la modestie à laquelle elle s'accrochait désespérément avaient quelque chose de déplacé dans sa position, et donc d'attachant. Il prit donc toutes les précautions possibles pour dévoiler sa cuisse sans attenter de trop à sa pudeur, et sans se débarrasser drastiquement des épaisseurs de tissu qui le gênaient. Étrangement il doutait que la jeune couturière voit d'un bon œil qu'il utilise sa dague contre sa robe déjà en piteux état.

Ce qu'il découvrit sous le vêtement le laissa un instant sans voix. Au vu de la plaie, elle avait de la chance ne serait-ce que d'être en vie, sans parler d'être suffisamment en forme pour se montrer caractérielle. Le trou globalement circulaire aux bords déchirés parlait d'une flèche. Évidemment, personne n'avait jamais appris à cette jeune fille de bonne famille qu'il ne fallait surtout pas ôter l'objet de la blessure dans une situation précaire comme la sienne.
Il n'y avait pas effraction de la peau de l'autre côté, au moins la flèche n'avait pas transpercé sa cuisse de part en part. La plaie n'en restait pas moins profonde et il n'avait rien dans son paquetage permettant de la refermer proprement.

Pour occuper Elerinna et la distraire pendant qu'il travaillait sur sa jambe, il commença à faire la conversation. Il espérait qu'ainsi elle se rendrait moins compte qu'il improvisait en grande partie. En tant qu'alchimiste il préparait les soins magiques, et ainsi il savait à peu près de quoi elle avait besoin, mais son savoir-faire s'arrêtait malheureusement là.

« C'était une flèche n'est-ce pas ? À quoi ressemblait la pointe ? » Il sortit son outre d'eau et quelques morceaux de gaze, puis changea de sujet :

« Il a recommencé à faire beau, heureusement. Avez-vous assisté au bal des De Lancet il y a deux semaines ? »

Il versa une rasade d'eau sur la plaie et commença à en ôter les petites épines de bois provenant probablement du fût de la flèche, et la terre collée par le sang séché. Au moins elle ne saignait plus trop, mais le filet de sang frais qui s'en échappait allait finir par devenir un problème.

« Une vraie catastrophe : ils n'avaient prévu qu'un banquet dehors, dans leur parc. Tout a été trempé ! Si vous aviez vu le visage du marquis, aussi rouge que son éternel veston ! »

Il versa un peu d'eau-de-vie dans la plaie, tout en maintenant fermement la jambe de la jeune femme. Voilà une étape dont elle allait probablement lui tenir rigueur.


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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Mer 1 Mar 2017 - 23:55

La pointe ? Le barde s’imagine-t-il réellement que je me suis intéressée à la pointe de cette maudite flèche ? Un peu de sérieux. Vous n’avez pas l’air de vous rendre compte à qui vous vous adressez. Je ne m’y connais pas en flèches, en arc, ni même en tir à l’arc. Je n’ai aucun mal à admettre mon ignorance sur le sujet : j’ai appris les rudiments de cette arme, mais jamais je n’aurais le toupet de me considérer comme étant une archère. Je ne sais pas faire la distinction entre les différents types de flèches. Et d’ailleurs, quand bien même j’aurais fait attention à cette broutille me paraissant, à tort, si insignifiante, je ne me rappelle même plus de tous les détails de cette soirée catastrophique.

- Je suis navrée, messire, mais je ne parviens pas à me rappeler de cette flèche. Je crois avoir défailli immédiatement après l’avoir ôtée de ma cuisse.

Je grimace en me remémorant la difficulté que j’ai eu à l’ôter de ma jambe. De toute ma vie, je n’avais encore jamais ressenti de telle douleur ! D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de regarder l’état de ma pauvre cuisse. Rhys Songsteel, vous avez la gentillesse de rester de marbre face à cette horreur, certainement pour éviter de m’embarrasser. Mais pour ma part, j’en sursaute tant je suis horrifiée. La plaie est rouge et boursoufflée ! Je suis prête à parier qu’elle s’est infectée. Quelle idée de m’être enfuie sans m’assurer d’avoir quoi que ce soit pour me soigner ! Quelle idiote je fais, moi qui pensais trouver une auberge où trouver le repos avant la tombée de la nuit sans rencontrer le moindre obstacle. Par pitié, faites que je ne garde pas de cicatrice de cette affreuse blessure : je ne m’en remettrais pas ! Mais vous savez trouver les mots pour me faire oublier mon inquiétude quelques instants : voilà que vous changez de sujet. Quelle absurdité : discuter de telles banalités dans cette situation... Allons, même un roturier se rendrait compte que vos propos sont déplacés ! Mais d’un autre côté, votre détachement me pousse à me sentir moins embarrassée. C’est pourquoi je me contente de vous répondre d’un « non » de la tête. Le bal des De Lancet ? Il me semble bien y avoir été conviée, mais les préparatifs du mariage m’ont empêchée de me rendre où que ce soit pendant un bon moment.

Quoiqu’il en soit, mon ancien client commence à s’occuper de la plaie avec une certaine douceur. Je n’en attendais pas moins d’un homme de son statut. Rhys Songsteel s’est toujours montré aimable en ma compagnie, je n’ai décidément rien à lui reprocher. Je détourne le regard pour ne pas m’inquiéter de ce que fait le barde, préférant lui accorder toute ma confiance, plus par résignation que par réelle envie. Je suppose qu’il n’y a pas de médecin dans les environs. Je vous écoute continuer de divaguer au sujet des De Lancet ; vos paroles me font oublier la douleur. En revanche, voilà que vous la ravivez brusquement en versant je-ne-sais-quel liquide sur ma plaie. Vous m’avez eue par surprise, traître ! Par réflexe, je pousse un cri de douleur en essayant de dégager ma jambe. Sans m’en rendre compte, j’ai attrapé de mes deux mains votre avant-bras en enfonçant très légèrement mes ongles dans votre peau. Entre quelques gémissements de douleur due aux picotements de l’eau-de-vie parcourant ma plaie, je vous réponds mine de rien :

- Les De Lancet ! Quelle idée ! Je pousse un nouveau râle en sentant les picotements se faire plus intenses. Ces pauvres De Lancet sont les rois de la malchance : leurs banquets virent systématiquement à la catastrophe.

Je décroche mes mains de l’avant-bras du pauvre barde en venant rehausser ma robe au niveau du bustier. Cette création aura décidément été malmenée ; je suis absolument dépitée à l’idée que de tels tissus aient subi un aussi mauvais traitement. Sans parler du temps que j’ai consacré à la confection de cette robe. Quelque peu embarrassée de me montrer devant le barde dans un tel état, je tente également de me rendre plus présentable en me recoiffant. Sur un tout autre ton que précédemment, quelque peu nostalgique, j’enchaîne :

- Vous savez, les préparatifs du mariage m’ont demandé énormément de temps et d’implication. Même si je l’avais souhaité, jamais je n’aurais pu me rendre à ce bal.



Elerinna : #D8BFD8
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Ven 3 Mar 2017 - 1:01

« Shh shh, tout va bien. »

Comme prévu, la jeune femme se débattit contre la douleur. D'un murmure il essaya de la calmer, mais finalement il eu l'impression que le fait de martyriser son bras lui faisait plus de bien que toutes les réassurances qu'il aurait pu lui donner. Maîtrisant tant bien que mal son visage, il cacha comme il put le soulagement qu'il ressentit lorsqu'elle le lâcha. Elle arrêta bientôt de trembler et il relâcha lui aussi sa prise, pouvant se remettre au travail.

Il fut agréablement surpris lorsqu'elle reprit la conversation banale qu'il avait lancée. Il était admiratif de sa vivacité d'esprit et de ses facultés d'adaptation : malgré l'image de jeune dinde qu'elle pouvait parfois donner, peu dans sa position auraient eu la faculté de si bien gérer leur discours. Il aimait s'imaginer qu'il serait aussi détaché à sa place, mais il se faisait peu d'illusions sur la réalité. Il avait toujours eu une certaine affection pour son fort caractère et son refus catégorique de se laisser mener par le bout du nez comme trop de jeunes filles bourgeoises ou nobles.

« Je ne vous le fait pas dire ! Après toutes ces années, on aurait pu croire qu'ils retiennent la leçon, mais il semblerait qu'ils s'entêtent toujours. »

Il tamponna avec délicatesse la plaie avec une gaze propre. Au moins la plupart des saletés avait été évacuée, le trou semblait net. L'ennui était que les mouvements de la jeune femme avait rouvert ce qui s'était refermé, et qu'elle recommençait à saigner un peu plus fort. Il n'allait jamais réussir à la soigner seul dans ces conditions. C'était une vérité qu'il avait vue dès le départ mais qu'il avait cru pouvoir ignorer dans sa trop grande confiance en ses capacités.
Il garda le silence quelques instants, le temps de badigeonner la blessure d'une bonne quantité du miel qu'il avait prévu pour son repas sur la route. Il entreprit ensuite de panser la cuisse en comprimant autant qu'il le pouvait un morceau de tissu replié contre la plaie. Il fallait que cela arrête de saigner et qu'elle puisse se mobiliser en souffrant le moins possible. Car il devait la faire se déplacer. Sa décision prise, c'est d'un ton résolument léger qu'il répondit :

« Je n'ai pas assisté à ces noces, ma chère, mais si vous y avez mis tant d'efforts, elles n'ont pu être qu'extraordinaires ! Il faut absolument que vous me racontiez tout cela en détail pendant le trajet jusqu'à l'auberge ! »

Sans compter qu'il était extrêmement curieux de savoir pourquoi cette jeune fille se retrouvait avec une flèche dans la cuisse à plusieurs heures de marche de la ville au lendemain des-dites noces, apparemment en fuite comme une vulgaire brigande. C'est pour cette raison qu'il ne se proposait pas de la ramener à Arnlo où elle aurait eu plus de chance de tomber sur un guérisseur compétent. Il n'allait pas la ramener dans les griffes de ses poursuivants avant d'avoir eu des réponses.

Lui faisant signe de ne pas bouger, il retourna à la route. Ivoire, son denmyus noir, attendait toujours sans broncher à l'attache. Dénouant les rênes, il le guida prudemment jusqu'à Elerinna. L'animal était haut, et faire monter la blessée n'allait probablement pas être une mince affaire, mais c'était ça ou la déplacer à pieds. Il ramena ses cheveux en arrière et s'approcha d'elle pour l'aider à se relever.

« Allons-y. »


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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Lun 6 Mar 2017 - 13:52

Je reste docilement à ma place quand le barde me fait signe de ne pas bouger. Je ne veux pas me montrer curieuse, alors je n’en demande pas davantage, me contentant de patienter. Certes, je ne suis pas bien à l’aise dans la boue, à attendre son retour. Cette position n’est définitivement pas digne d’une lady. Mais je ne vois pas bien où j’aurais pu me rendre, de toute manière. Je ne peux de toute façon pas me relever sans son aide. Quelques instants plus tard, j’entends des bruits de sabots se rapprocher de moi. Un magnifique denmyus de couleur noire apparaît aux côtés du barde, le dominant largement de par sa hauteur et ses imposants bois. Je n’avais encore jamais vu de telle bête de mes propres yeux, si ce n’est en peinture. Je me crispe : Rhys Songsteel, avez-vous réellement l’intention de me faire monter là-dessus ? Je ne suis pas particulièrement effrayée par ces bestioles, mais je n’ai aucune compétence en tant que cavalière. Mon expérience avec les animaux se limite à ma voiture hippomobile. Je ne me vois pas effectuer un trajet en denmyus avec la jambe dans cet état. J’espère très sincèrement que vous savez ce que vous faites.

Quand vous vous approchez de moi pour m’aider à me remettre sur mes deux jambes, je ne peux contenir mon anxiété, vous lançant un regard larmoyant. J’ai conscience de ma vulnérabilité et cette faiblesse m’embarrasse, mais de toute ma vie, je n’ai jamais dû faire de tels efforts. Je ne peux m’empêcher d’imaginer une éventuelle chute. Je ne serais pas certaine de m’en tirer indemne, si une telle chose devait se produire. Je me secoue la tête : allons ! Un peu de courage ! Je ne peux effectuer ce trajet à pied. Il s’agit seulement de monter sur cette bête. J’attrape la main du barde et pose la seconde sur son épaule, m’appuyant de tout mon poids sur lui pour ne pas forcer excessivement sur ma jambe blessée. Cet effort m’aura valu une certaine douleur et quelques gémissements, mais enfin, je suis debout ! Certes, je me repose sur mon compagnon, mais je me sens revigorée, fière d’être parvenue à me redresser. Je suis si euphorique que je parviens même à ignorer la boue qui a tâché ma robe. C’est dire.

Rhys Songsteel, je vous suis tout particulièrement reconnaissante, alors je vous offre un sourire se voulant sincère. Je crois que je n’ai jamais eu l’occasion de tomber sur un homme aussi bienveillant. Vous m’en voyez surprise : je n’avais jamais distingué cette facette de votre personnalité lors de nos précédents entretiens. Je détourne cependant rapidement mon regard pour reporter mon attention sur l’animal. Il suffit que je parvienne à monter dessus pour que nous nous rendions à l’auberge où je pourrai enfin trouver le repos.

- C’est une belle bête. Elle a dû vous coûter une fortune.

Peut-être songez-vous à me porter pour m’y installer ? Je ne pense qu’il s’agisse de la meilleure des solutions. Bien des fois, j’ai maudit les Dieux de m’avoir faite d’un corps si léger et fébrile. En l’occurrence, cette particularité physique aurait pu nous être utile ; mais bien que je sois légère comme une plume, je ne pense pas que vous soyez capable de me porter aussi aisément. Une autre idée me vient à l’esprit, mais elle n’est pas sans risque à la vue de mon état actuel.

- Messire, ne vous fatiguez pas à me porter. Je crois pouvoir me téléporter sur l’animal.

Je me garde de lui indiquer qu’à cause de mon manque d’énergie, ma Vérité ne sera pas des plus précises. Mais je crois être plutôt douée en ce qui concerne la téléportation. Alors, c’est avec le plus grand des plaisirs que je détache mes mains du barde pour les réunir entre elles. Je ferme les yeux et me concentre sur mon sort. Déesse Mère, cette Vérité est une véritable bénédiction. Elle me sauve toujours dans les moments les plus désespérés : je me fais la réflexion qu’une fois cette affaire achevée, je me devrai de prier pour remercier les Dieux de m’avoir épargnée. Au dernier instant, j’ouvre les yeux et voilà que je disparais pour réapparaître auprès de l’animal. Mes jambes pendent dans le vide, mais mes mains sont fermement accrochées à son dos. Dans un mouvement extrêmement douloureux, je parviens à basculer pour me retrouver assisse sur le bas du dos de la bête. N’y voyez pas là une quelconque paresse, mon ami, mais je me fais une joie de vous laisser les rênes. Essoufflée, je m’adresse au barde :

- Venez donc me rejoindre, j’ai tant à vous dire sur ces noces !

Et c’est un euphémisme.



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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Mer 8 Mar 2017 - 22:23

Il ignora son regard suppliant. Un peu de courage, jeune fille ! Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce qu'il vous porte sur tout le trajet ? Même s'il est compréhensible que la perspective de monter sur un tel animal soit inquiétante dans son état, ce n'est pas insurmontable, et ce n'était pas comme s'il avait l'intention de la laisser faire seule sans aucune aide de sa part. D'ailleurs, la première étape avant la monte était de se relever. Il s'accroupit à ses côtés, lui tendit une main dont elle se saisit sans hésiter tout en prenant appui sur son épaule. Elle ne rechigna pas à lui laisser porter tout son poids et il s'estima heureux d'être venu en aide à une femme aussi fine qui ne pesait presque rien.

Une fois debout, la tâche la plus ardue restait encore à faire : grimper sur le dos d'Ivoire. Au sourire d'Elerinna – le premier vrai auquel il avait droit depuis tout ces années qu'ils se connaissaient – il devina qu'elle avait douté de sa capacité à se lever. Comme quoi, il faut avoir confiance en ses capacités. Et comme elle avait réussi cette étape, il n'y avait pas de raison qu'elle n'arrive pas à la suivante.
Il ne manqua pas l'air admiratif qu'elle avait en observant le denmuys. Lui-même porta un regard affectueux sur la créature : depuis des mois qu'ils se côtoyaient, ils étaient devenus proche et l'animal lui était fidèle. Sa remarque sur son prix le fit sourire.

Il se remémora les circonstances de cette acquisition. Il avait aidé la comtesse de Régny à se fournir d'une importante quantité de ragnak séchée il y avait un peu plus d'un an. Vu le secret dans lequel elle l'avait contacté pour cette commande, il avait bien évidemment poliment souhaité un bon rétablissement à quiconque nécessitait une telle dose d'antalgique. Il avait ensuite cherché à savoir ce qu'il en était, et n'avait pas été déçu : la noble dame organisait dans le plus grand secret des fêtes très privées dans lesquelles circulait la poussière de cette plante dans des braseros, enivrant dans un rêve commun tous les invités. Et il avait aussi appris à cette occasion que la comtesse se servait de ce qui se passait lors de ces événements pour faire pression sur certaines personnalités influentes et influençables. Peu de temps après il avait reçu chez lui un magnifique denmuys noir au pelage lustré, offert par « une amie dévouée ». Un sourire aux lèvres, il dit une partie de la vérité :

« En réalité, Ivoire m'a été offert. Mais vous avez raison : il est superbe. »

Il ne bougea pas alors qu'Elerinna faisait une démonstration de sa Vérité, dont elle avait un contrôle admirable : il n'en était pas expert lui-même, mais il imaginait qu'un tel sort devait demander une grande maîtrise, et son état de faiblesse actuelle devait être très handicapant. Il la laissa se hisser d'elle-même sur le dos de l'animal. Alors qu'elle l'invitait à la rejoindre, il lui adressa en retour un sourire poli :

« Si cela ne vous dérange pas, je préférerais vous savoir devant moi. »

Pour commencer, il lui serait plus facile de monter derrière elle que devant. Et il serait plus rassuré aussi de pouvoir la maintenir facilement en équilibre devant lui : même si elle semblait à peu près en forme à présent, elle avait tout de même perdu beaucoup de sang, et sa jambe blessée ne lui permettrait peut-être pas une grande stabilité. De plus, elle était suffisamment menue et petite pour qu'il puisse suffisamment voir où il allait. Il l'aida donc à se décaler de l'autre côté de la selle. Il les ramena au niveau de la route, ne voulant pas imposer à sa monture d'avoir deux cavaliers sur le dos sur un terrains instable. Une fois sur du plat, il confia les rênes à la jeune femme le temps de monter et s'installa derrière elle. D'un coup de talon il les lança en direction de l'auberge.

« Vous m'en mettez l'eau à la bouche. Je vous écoute ; racontez-moi tout ! »


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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Jeu 9 Mar 2017 - 15:10

Voyez-vous, mon cher, votre proposition m'incommode. Je reste à l'arrière, vous montez devant. Il s'agit tout de même là de votre bestiole, qu'adviendra-t-il de moi si, par mégarde, je recevais un coup de bois ? Voilà ce que j'aurais aimé rétorquer, messire, mais je me suis contentée de vous répondre d'un silence qui traduit mon étonnement. Très honnêtement, nous avons déjà partagé suffisamment de proximité quelques instants plus tôt, et cela ne suffit pas à ce que je me résigne à effectuer ce trajet dans vos bras. Je suis une femme mariée, que faites-vous de la bienséance ? Visiblement, vous ne m'en laissez pas le choix puisqu'à peine quelques secondes se sont écoulées que vous entreprenez déjà de m'aider à me déplacer sur la selle. Voilà une charmante attention, qui, j'en conviens, mériterait d'être récompensée. Pour ma part, je dirais plutôt que je vous en tiens rigueur, Rhys Songsteel. Vous n'êtes pourtant pas blâmable, vous êtes rempli de bonnes intentions. Voilà ce qui me fait d'autant plus bouillir : vous êtes si gentil que vous me faites culpabiliser de me montrer ingrate. Une première ! Les dieux vous maudissent de vous montrer si bienveillant.  

Quoiqu'il en soit, je ne suis pas parvenue à répondre quoi que ce soit, et vous nous ramenez déjà en direction de la route. Je remets mon arc en place. Depuis l'incident d'hier, je suis sur mes gardes, inquiète de croiser d'autres de ces bandits qui, visiblement, n'ont aucun scrupule à s'attaquer aux dames. Nous revoilà en terrain plat, en tout cas. Vous ne souhaitez pas épuiser votre denmuys. Vous êtes si attentionné envers votre monture que c'en est presque attendrissant. Enfin, vous vous hissez derrière moi, récupérant au passage les rênes que vous m'aviez confié. Bon sang, j'en frissonne tant cette sensation m'est désagréable. Je suis bien consciente que je ne suis pas en position de me plaindre, alors je me contente de prendre sur moi avec une certaine résignation. Mais par tous les dieux ! Je ne vous apprends rien, mon ami, mais vous êtes un homme. Un homme ne devrait pas se montrer si proche d'une femme ! Voilà qui pourrait faire jaser en ville ! Quoique, je crois que nous sommes suffisamment éloignés d'Arnlo pour éviter que qui que ce soit nous remarque. Tant mieux, je suis déjà morte de honte à l'idée que quelqu'un ait pu m'apercevoir vêtue de ces guenilles, mais qu'en serait-il si l'on m'apercevait aussi proche d'un homme qui n'est pas mon époux ? Mes pensées divaguent cependant rapidement sur un autre sujet. Heureusement, messire, que les rumeurs m'aident à me détendre : elles racontent que vous ne seriez pas intéressé par les femmes. Opale m'a rapporté ce ragot, un jour, un grand sourire aux lèvres. Vous ne la connaissez certainement pas, mais elle se fait une joie de me rapporter toutes sortes de rumeurs au sujet des nobles de la cité, naturellement, vous en faites partie. Vous êtes d'ailleurs si soucieux de votre vie privée que j'étais fort surprise qu'une telle information ait fuité à votre sujet, mais qu'importe. Je n'ai pas à me soucier de vos intentions, actuellement. Vous n'êtes pas de ces gentlemans opportunistes : si les rumeurs sont correctes, je suppose que vous n'avez aucune arrière-pensée. Je vais devoir me contenter de subir cette proximité pour le restant du trajet.

Le denmuys marche à un rythme soutenu, éveillant au passage ma douleur à la cuisse. Je me meus sans m'en rendre compte, cherchant en vain une position confortable sur la selle. Je veux garder la face, essayant par tous les moyens d'éviter votre contact. Ne soyez pas vexé, mais je préfère encore garder mes distances. Il faut que je trouve quelque chose pour ne plus penser à cette situation inconfortable, n'importe quoi. Je décide, par conséquent, d'enchaîner sur le sujet de discussion que nous tenions avant de commencer notre route en direction de l'auberge.  

- Le mariage a eu lieu hier, en plein centre d'Arnlo. Il s'agissait d'une grande cérémonie, comme vous pouvez vous en douter. Il y avait tant d'invités que je ne savais plus où donner de la tête, et le buffet était succulent. Ma robe était sublime, elle était l'une des créations dont je suis la plus fière ! Et surtout... me voilà duchesse...

Je marque une pause. Sans m'en rendre compte, voilà que j'ai les larmes aux yeux. Ma voix s'est faite tremblante sur les derniers mots. Je ne peux pas m'exprimer au sujet de cet évènement comme si de rien n'était, sachant pertinemment que le barde est plus ou moins au courant de ma situation. J'avale ma salive, refoulant mon chagrin. Un autre sujet, vite. A tout hasard, j'enchaîne :

- Enfin, je ne voudrais pas monopoliser la parole. Dites-moi plutôt ce que vous venez faire dans les environs ?

Avez un peu de chance, il n'aura pas remarqué ma contrariété. Je ne suis pas certaine d'avoir envie de m'ouvrir à lui.



Elerinna : #D8BFD8
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MessageSujet: Re: Un Nouveau Départ [Rhys] Sam 18 Mar 2017 - 13:20

Bien content qu'elle lui tourne le dos et qu'elle ne puisse donc pas le voir, Rhys eu un sourire amusé quand, alors qu'ils avaient à peine parcouru quelques mètres, il sentit la jeune femme remuer contre lui, essayant de conserver le plus de distance possible entre eux. Elle tentait de le faire en toute discrétion, polie qu'elle était ! Mais malheureusement pour elle dans leur situation de proximité il était impossible pour lui de ne pas le remarquer. Et oui, sa pudeur l'amusait. Si elle savait ! Elle ne s'affolerait pas autant de ce contact qui pour le dire franchement ne l'émoustillait pas plus que cela.

Il lança leur monture à un pas rapide, soucieux d'arriver au plus vite à leur destination. Pour l'instant Elerinna tenait plutôt bien le choc, mais il n'était pas médecin et n'avait pas vraiment d'idée précise sur l'évolution de son état dans les heures à venir. Et si elle pouvait éviter de tomber dans les pommes voire de lui décéder dans les bras, il lui en serait plus que reconnaissant. Par chance, elle était encore suffisamment bien pour relancer la conversation avant que l'esprit de Rhys ne spirale vers les horizons moins réjouissants des multiples futurs possibles à partir de leur situation.

Ah, ces noces. Il en avait entendu parler des mois avant qu'elles aient lieu par la moitié d'Arnlo, de la part des nombreux nobles conviés, des tailleurs, des traiteurs, des domestiques. À croire que toute la ville allait en être touchée, à un niveau ou à un autre – ce qui était probablement le cas, finalement. Il avait ressenti une certaines déception à ne pas y avoir été convié. Peut-être s'était-il un peu trop retiré de la vie mondaine de la capitale ces derniers mois ? Elle ne sembla même pas se rendre compte du malaise que cela aurait pu créer s'il avait été du genre à lui en tenir rigueur. Elle devait vraiment être épuisée, la jeune couturière qu'il connaissait était bien trop fine pour faire ce genre d'erreur.

Il fit semblant de ne pas remarquer l'émotion qu'elle laissa transparaître au beau milieu de son récit. Il la laissa se ressaisir, ce qu'elle fit en changeant de sujet. Ah. Effectivement sa question était légitime, mais Rhys n'était pas certain d'avoir envie de lui parler de ce séisme géopolitique. Du moins pas immédiatement. Il voulait d'abord voir de quel bois elle était réellement faite avant de décider si elle méritait d'avoir une telle information en avance. D'ailleurs, maintenant que la première panique à l'avoir vue blessée et inconsciente dans un fourré était retombée, il était de plus en plus impatient de pouvoir retourner en ville pour discuter avec Jonas de quoi faire de cette nouvelle. Avec peut-être quelques secondes de retard, il improvisa une réponse.

« Et bien à vrai dire, j'étais tout simplement en train de revenir à Arnlo. J'étais allé jouer à Kilham, vous connaissez peut-être. C'est juste un village, mais la population y est très bon public et c'est toujours un plaisir de s'y produire. Sans compter que c'est un carrefour important et qu'on y trouve toujours des informations croustillantes. »

Il ne voulait pas détailler plus de quoi il parlait exactement. En revanche ce qui l'intéressait était de savoir comment Elerinna s'était retrouvée dans cette situation. Oh certes, il pouvait imaginer le début du tableau : coincée dans un mariage dont elle ne voulait pas vraiment, la jeune femme avait dû essayer de s'enfuir. Ce qu'il ne voyait pas était la transition entre la fuite et sa découverte dans un fossé dans les lambeaux de sa robe de noces. Il n'avait jamais été en contact direct avec le Duc d'Anel, et même s'il était bien loin de se laisser tromper par les apparences de quelqu'un de son rang, sa réputation ne semblait pas s'accorder avec une chasse à l'homme menée sur sa fiancée, à laquelle il semblait très attaché. Il devait y avoir quelque chose. Il tenta donc sa chance en jouant l'innocence.

« Mais comment se fait-il que vous ne soyez pas en ce moment-même dans la villa de votre époux ? Et dans un tel état ! »


Rhys: #9966cc
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