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La versatilité du peuple.

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MessageSujet: La versatilité du peuple. Mer 1 Fév 2017 - 21:44

La versatilité du peuple.


Mise en Contexte


Plus d'un mois après la prise de pouvoir de la ville de Qartas par les Héléos de glace rebelles, les choses se sont un peu calmées. La situation reste néanmoins tendue vis-à-vis de la couronne. Le "Protecteur" du Sud vit actuellement en secret avec une faible poignée de nobles loyaux au Roi, complotant un moyen de reprendre la ville. Assisté dans ses plans par l'espionne royale, leur objectif est précis : affaiblir la rébellion au travers du peuple. Manipuler la masse pour les faire passer pour les méchants de l'histoire, et ainsi légitimer d'avantage la position de la famille royale, faisant ainsi d'une pierre deux coups. Tout semble être en place pour le plan.
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MessageSujet: Re: La versatilité du peuple. Mar 21 Mar 2017 - 11:43

Keilana Moslyen

Nul cri ne s’échappa, à dire vrai pas même le moindre petit son ne résonna  dans cette eau glacée. Tout cela se passa très vite, mais néanmoins comme prévu. Keilana, toujours armée de son glaive, plaqua lentement le cadavre contre le mur pour éviter qu’il ne tombe brutalement tête la première contre la chaussée. Le corps n’était autre que celui d’une jeune rebelle héléo vêtue d’une armure légère complétée par de fines mailles, armée d’un vulgaire harpon en bien piteux état. Le visage livide et crispé affichait une expression témoignant bien de sa surprise lors de son assassinat éclair. La gorge ouverte par une profonde plaie horizontale. Ses deux orbites encore grandes ouvertes, habitées par un regard vide. La bouche entrouverte, légèrement ébahit.

Son sang frais se vidait, se mêlait à l’eau et finalement était calmement emporté au loin, très loin de la ruelle par le courant. Allant s’éparpillé aux quatre coins de la mer de glace. Le liquide semblait avoir une couleur verdâtre, dû à l’absence de lumière ; si froid que la main ensanglantée de Keilana frémissait encore tandis qu’elle parvenait à essuyer ce qu’il restait. C’était là sa seule raison de frissonner d’ailleurs, car en aucun cas tuer ne la troublait, pas pour la couronne.

L’espionne ne comptait nullement attendre que le corps se vide entièrement et fit signe à un de ses acolytes postés en face de venir. Très pointilleuse, refusant de se répéter sachant qu’un briefing avait eu lieu quelques heures plus tôt, elle ne perdit pas la moindre goutte de salive à donner des indications à l’autre héléo. Elle lâcha simplement le cadavre, le laissant ainsi retomber sur son allié tel une marionnette sans fils, puis commença à détacher son équipement. Elle rangea son glaive, qui d’ailleurs est une arme que l’on pourrait qualifier de peu appropriée pour l’assassinat, aussi faut-il rappeler que tuer n’est pas si fréquent dans son métier. L’espionne démonta puis enfila pièce par pièce la dite armure, de l’épaulière aux bottes en cuirs, pour au final ne laisser que les sous-vêtements. Keilana avait désormais l’apparence et l’identité d’une rebelle, le plan était en marche.

Visiblement, le jeune nobliau qui l’accompagnait était lent à la détente et cela tapait particulièrement sur ses nerfs. Voila pourquoi la compagnie des débutants l’horripilait, il gaspillait son temps bien trop précieux ! Elle s’approcha de lui, qui portait du mieux qu’il pouvait le cadavre rebelle sur son épaule droite, et alla à l’encontre ses propres principes pour s’assurer que l’idiot avait bien comprit sa tache :

-Tu te rappelles du plan ? Ne perd pas de temps et vas cacher notre amie, murmura-t-elle avec un poil d’agacement entre ses dents.

Il la regarda avec un air insupportable de chien battu et s’éloigna enfin, disparaissant entre les ruelles étroites de la ville à une vitesse modérée, voire bien trop lente au gout de Keilana. Les passages de cette partie de la ville évoquaient une véritable fourmilière par certains aspects. Bien loin de la magnificence que certaines structures apportaient à Quartas, en comparaison ici la pierre était terne, rongée par les algues, la mousse et les mollusques. Les habitations, de par leurs mauvais états, inspiraient la pitié pour ceux qui y résidaient.

Le muret encore faiblement parsemé du sang de sa victime, contre lequel elle s’adossa était lui-aussi couvert  d’algues, la répugnant presque autant que si elle s’était collée au cadavre. Toute aussi désagréable que fut cette sensation visqueuse - se propageant littéralement le long de sa peau sur l’entièreté de son corps – elle ne bougea pas d’un pouce. Le corps statique, attendant un événement bien précis. Et c’est au bout de quelques minutes seulement que son attente fut récompensée, lorsque d’une canalisation s’échappa un petit poisson aux écailles bleues resplendissante. Minuscule, mais luisant d’une couleur magnifique, contrastant complètement avec le paysage qui l’entourait. C’était l’un de ses chuchoteurs, comme elle les surnomme si bien. Son « escouade » personnel, six poissons exactement, qui sont ses yeux et ses oreilles. Et en ce moment-même elle attendait leurs rapport sur la situation, la plupart observaient les ruelles pour s’assurer qu’aucun témoin n’arrive et les restants surveillaient son autre escouade spéciale pour cette mission, composé de quelques nobles au service du protecteur.      

Un deuxième arriva sous peu, elle en profita pour écouter leurs messages. Les deux animaux s’approchèrent de ses oreilles et lui communiquèrent leurs informations. D’après leurs rapport, les compagnons de l’espionne avaient miraculeusement accomplit leurs taches sans bavures. C'est-à-dire attraper les rebelles qui passeraient sous peu en faisant leur tour de garde, les tuer et revêtir leurs tenues sans laisser de traces. Un soupire de soulagement s’échappa de ses lèvres, heureuse de s’être trompé sur leurs comptes. Enfin ce n’était que le commencement de l’opération, aussi valait-il mieux rester sur ses gardes.  

***


Le soleil illuminait désormais la cité aquatique de toutes ses forces, plusieurs heures s’étaient écoulées depuis que Keilana et ses héléos se soient revêtus des habits des traitres. Ils étaient quatre, séparés en deux binômes, et arpentaient les rues à la manière de vrais gardes. L’espionne maitrisait bien sa gestuelle et jetait sans cesse des regards intimidants à la population pour jouer le jeu, se donnant réellement l’air menaçant que certains gardes rebelles avaient. Elric, un autre noble au service du protecteur, l’accompagnait. L’avantage avec lui, c’est qu’il était très peu expressif et donc ne risquait pas d’attirer l’attention.    

Keilana le savait, la relève n’allait pas tarder. Elle ne craignait pas qu’on questionne son identité, elle avait déjà improvisée suffisamment d’excuses bien assez convaincantes dans sa tête. Et une fois à l’intérieur du quartier général de ces fumiers, elle n’aurait plus qu’à attendre et voir comment les choses évoluent. Ne pas agir dans la précipitation, c’est le plus important dans son métier !
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MessageSujet: Re: La versatilité du peuple. Jeu 30 Mar 2017 - 9:58



La versalité du peuple.

Winter, Phaëlaë et Keilana


Doucement, alors que le jour commence à tomber sur la terre des hommes, baignant le ciel d’étranges nuances roses et vertes, la Fête de la Vérité touche à sa fin. Chacun remballe ses affaires, un sourire peint sur le visage, parfois légèrement nostalgique. Les marchands rangent leurs étals tandis que quelques derniers clients tentent de faire des affaires, négociant les invendus à bas prix. Cela m’arrache un léger sourire, de voir les gens se battre ainsi pour économiser quelques pièces d’or. Ces radins commerçants ne veulent généralement pas céder, visiblement persuadés de pouvoir faire plus de bénéfices ailleurs. Pourtant, ont-ils réellement besoin des deux pièces supplémentaires qu’ils obtiendront à l’autre bout de Madelle ? Je n’en suis pas si sûre. Je plie ma tente en écoutant mes deux voisins échanger accolades et promesses de se revoir. Finalement, c’est beau l’amitié. Mon sourire se fane, je crois que cela me manque.

Alors que je suis assise dans l’herbe, perdue au milieu des Terres de Faras, mes souvenirs me ramènent quinze ans en arrière. Je suis encore une enfant et je gazouille en courant derrière mon amie. Elle est bien plus vieille que moi et, avec mes souvenirs trop jeunes, je n’arrive pas à analyser si elle se comporte ainsi par obligation ou par bonheur d’avoir elle aussi quelqu’un avec qui jouer. Son visage ne me revient pas clairement, je me souviens seulement de ses longs cheveux bleu marine que j’adorais brosser. Nos pères s’entendaient très bien et s’amusaient de nous voir courir dans tous les sens ou chanter aussi fort que faux. Je me demande pourquoi nous avons arrêté de voir les Talelviëns, ils étaient pourtant gentils et agréables. Ils le sont toujours d’ailleurs, après tout Sheol et sa femme m’ont aidé lors de la révolte contre le Protecteur du Sud. Mais leur fille, Phaëlaë si ma mémoire ne me fait pas défaut, qu’est elle devenue ? Est elle désormais devenue une grande dame avec le format adulte des robes de princesse que nous essayions étant petites ?

Je finis de rassembler ma tente et mes effets personnels en réfléchissant à cette amie d’enfance perdue de vue. J’aimerai beaucoup la recroiser mais sans savoir ce qu’elle est maintenant, cela sera difficile de savoir où chercher. Peut être que je pourrais profiter d’être à Quartas pour demander à ses parents s’ils le savent ? De toute façon, je ne vais pas tarder à rejoigne Quartas. Depuis la révolte, il y a quelques temps maintenant, les heleos de glace s’organisent pour combler le vide causé par l’effondrement de l’emprise royaliste. Je pense qu’ils se débrouillent à merveille -le peuple des Mers du Sud brille par son indépendance et sa vivacité d’esprit- mais j’avoue que je serai curieuse de voir cela de mes propres yeux. Et de retrouver ces gens qui tiennent à moi. Ce n’est pas de l’amitié mais c’est peut être ce qui s’en rapproche le plus dans ma vie. En mettant mon sac sans fond en bandoulière, je me promets de passer voir les Talelviëns et de leur demander ce qu’est devenue leur petite fille.

Je jette un dernier coup d’œil derrière moi autant pour vérifier que je n’ai rien oublié que pour constater que le festival touche effectivement à sa fin. La Fête de la Vérité reviendra l’année prochaine de toute manière, je suppose que je n’ai pas réellement de raisons d’être nostalgiques. J’étais contente d’être là, bien sûr, mais ce n’est pas dans mes habitudes de rester trop longtemps au même endroit. J’ouvre ma gourde pour avoir de la matière première. Bientôt, un magnifique Seffronh en glace ciselée vient se former et prendre vie sous mes yeux. Je grimpe dessus et lui indique mon cap, il va falloir se dépêcher car je ne suis pas prête d’arriver.

[…]

Après un long voyage, me voilà enfin arrivée à bon port. Devant moi s’élèvent, harmonieuses, magnifiques, les tours des citadelles de Qartas. Ici, bien plus que n’importe ou sur la terre ferme, je me sens à ma place. Je pousse mon vasilias de glace à avancer vers les poètes de la ville. Des contrôles sont effectués sur les quelques voyageurs qui vont et qui viennent mais j’entre sans difficultés des la cité. Certaines personnes me reconnaissent et me soutient ou m’appellent, visiblement ravies de croiser mon chemin. Le cœur réchauffé, je les salue avant de me diriger vers une maison en particulier, celle où avait lieu la réunion avant que l’on attaque le Palais de Losk’Otha. Qu’est il devenu ? Est il mort sous son Palais ? Je n’y crois pas, dans les livres, le Grand Méchant survit toujours et je ne vois pas de bonnes raisons pour que la réalité soit autre. Après tout, il n’y a pas de glace sans eau, si les livres le disent, c’est sûrement qu’il y a une part de vérité.

Revenons en à nos moutons : la petite maison au fin fond de la ville. Je sais qu’elle est habitée par d’anciens rebelles et ce sont justement eux que je viens voir. S’il avait été encore vivant, j’aurais été voir Aladriel sans hésiter mais malheureusement il n’a pas survécu à la rébellion. Son souvenir m’emplit de tristesse. Nous ne sommes pas connus assez longtemps pour être des amis mais pourtant j’aurais aimé l’avoir à mes côtés aujourd’hui. Ce frère d’armes avait l’air d’être quelqu’un de bien.

Je parcours la ville et arrive bien vite, trop vite pour avoir fini de réfléchir à tout ce qui traversait mon esprit, devant la bâtisse que je cherchais. Sa façade sombre est tant recouverte d’algues que je dois les pousser pour toquer à la porte. Quelques secondes plus tard à peine, quelqu’un m’ouvre. Nous nous sourions en nous reconnaissant, c’est bien le jeune homme qui nous avait hébergé le temps de la réunion avant l’attaque. Lui sait qui je suis car il a dû en entendre parler je suppose. Il me fait entrer et me propose un thé.

[…]

Je le salue et m’éloigne dans la rue. L’homme que je suis allée voir, Meed, a arrêté d’œuvrer avec les rebelles cependant il se tient très au courant de leurs actions. Je fus un peu étonnée en apprenant que les anciens rebelles racontent leurs stratégies à un homme n’agissant plus à leurs côtés mais il semblerait que les Héléos de Glace aient décidé de réinstaurer un climat de confiance à Qartas. Peut être qu’ils n’ont pas tort, même si je dois avouer que cela me laisse sceptique ; nous ne savons même pas si Losk’Otha est mort ou si ses sujets vivent encore parmi nous ! Mais bon, toujours est il que Meed est devenu une sorte de conseillers pour les nouveaux leaders de Qartas.

Lorsque je lui ai fait part de mon envie de passer quelques jours ici, l’héléo n’a pas paru étonné, comme s’il s’y attendait. Il s’est contenté de sourire et de me proposer d’intégrer la garde. Visiter la ville, apporter la paix, rassurer les gens -pour ceux qui me connaissent- en leur montrant que je suis présente, constater le peu d’agitation qui règne. J’ai accepté, bien sûr.

C’est ainsi que je me retrouve à trottiner dans les rues de la ville, non pas avec mes habits héléos mais dans un uniforme des forces de l’ordre des Mers du Sud qui me va à ravir ! Je me hâte pour ne pas louper la relève. Je dois être dans le centre de la ville dans peu de temps et il serait mal vu que je me pointe avec du retard pour ma première garde. Je jette un coup d’œil vers la surface mais ici le soleil ne donne pas d’indications avec précision, du moins pas pour ceux qui ne vivent pas ici. Cependant, je crois que je serais à l’heure, il ne reste plus qu’à ne pas faire de bêtises.

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Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle | C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encore | Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle | Et vous laisse la mort. | ©️ FRIMELDA


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MessageSujet: Re: La versatilité du peuple. Lun 3 Avr 2017 - 0:14

Ah Qartas... J'y suis rentrée il n'y a pas si longtemps après la Fête. Vous entendrez mon histoire. Pardon. Notre histoire, à travers mon sang, celui que j'ai fait couler. A travers mon peuple, tant des rebelles que des loyalistes. Et les larmes des orphelins, des héléos ayant perdu leur compagnons. Le serpent de glace en moi les honorera à jamais. J'erre parfois sur la route de l'incertitude suivant le chemin de la justice et celui de la vengeance. Ceux que je pense comme traîtres arrivèrent, virent le Palais. Nous l'avons protégé, ils nous l'ont pris, détruit. Ils ont attaqué, nous avons perdu.  Ce n'était pas une guerre mais une bataille injuste. Le paysage a tristement été peint du sang d'innocents.

Nous étions là, jadis. Là où nous avons vécu depuis que notre déesse Eliosa nous ait donné vie. Puisque la divinité, elle-même, nous a donné cette mer. Nos âmes la rejoindront à nouveau, que ce soit à travers la paix, la guerre et la mort. Mais ce n'est pas encore le moment.

Je rêve encore chaque nuit des enfants, des soldats, des chevaliers, des familles et de ces endroits si colorés et majestueux. Des courants impétueux au loin des habitations, la frontière préservée entre tous les héléos et les animaux que l'on considère comme sacré, ami ou dangereux.

Je crois encore, chaque nuit, chaque jour, que je suis toujours cette femme chevalier avec peur mais sans reproche. Et vous, lecteurs comme témoins, qui me confortent dans mes pensées. Sachez que nous ne vous avons jamais rien dû. Notre unique dette est celle d'une vie donnée à notre déesse.
C'est un jour favorable pour vous rappeler ce qui était et qui sera.

Je me souviens également encore de la Fête et de cette soirée riche en événements surprenants. De ce lieu où j'ai rencontré de bien curieuses personnes qu'il m'est désormais impossible d'oublier. Chose agréable. Un liare, Ysenbal, au visage faisant peur à des humains, une marchande, Messalina, quelque peu suspicieuse mais pleine de vie, un voyageur avec une charmante demoiselle. Bringsir... Je me rappelle également d'avoir chanté, avoir avoué mon origine et surtout, ce drôle de sentiment. Quand je pense que j'ai failli endêver cet être m'ayant causé cette étrange sensation pour avoir laissé une si jeune demoiselle errer par delà les rues. Je ne sais encore si c'est mon rôle ou mon éducation qui me fait penser cela mais j'ai craint pour la vie de... Navi. Je me surprends même à me demander ce que devient le voyageur.
Quant à la rencontre avec Shiva, qui comme moi est une héléo de glace, cela m'avait mis en indécision pour mes prochains agissements. Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à temps que je sois rappelée pour cette mission.

Enfin... rappelée est un bien grand mot, puisque depuis mon retour de la Fête, je vis auprès de la famille royale pour agir plus rapidement en cas de besoin. Oh bien sûr je vis auprès d'eux mais je ne les vois pas directement. Il y a toujours un émissaire, dame de compagnie, suivante ou cuisinier. Je ne vis que pour servir, pour prêter ma lame et ma lance.

Et cette fois, il s'agit de Keilana Moslyen que je dois écouter. La seconde ou l'espionne personnelle de Sa Majesté le roi, je ne sais plus trop. J'ai un peu de mal avec la mission, avec le fait de répondre à sa demande, bien que l'ordre vienne du fait de Sa Majesté et du Protecteur. J'aurai pris plaisir à répondre sans trop me poser de question si l'ordre venait directement de ce dernier. Quel soupir ! Quelle... mission ! Affaiblir la rébellion au travers du peuple. Légitimer d'avantage la position de la famille royale. Presque tous les habitants de Qartas me connaissent, que ce soit les patients de mon père, les clients de ma mère et même ceux que j'ai défendu, aidé un jour, bien avant que la rébellion se réveille.

Je ne pourrai pas me déguiser, et je ne sais même pas mentir.  On m'assure qu'il n'y a pas de crainte à avoir à ce sujet et que cela permettrait de retrouver la confiance des sujets. Je n'en suis pas aussi sûre malgré qu'on m'ait soufflé un nom. Ce nom qui m'impose et m'insuffle le respect. Migarh Losk'Otha. Le Protecteur du Sud. Dans ce cas, je n'ai pas d'autre choix que d'accepter cette mission.

Je fais partie de ceux qui ont versé le sang. La populace m'a toujours connue vêtue de ma tenue de chevalier en peau fine de requin gris argenté alors pourquoi me vêtir tel une rebelle ? Où en est le sens ?

Tout en me dirigeant vers mon point de chute, j'en viens à me demander celle qui fut mon amie d'enfance si l'on peut s'exprimer ainsi. Il me semble que je l'avais entendu parler lors de l'attaque de la rébellion, et elle n'était pas parmi nous. Et si elle n'était pas parmi nous, c'est qu'elle... est du côté de la rébellion. Comment s'appelle-t-elle déjà ? We... Wi... Winnie ? Winter ! De la famille Eliwën, grand ami de mon père. Cette jeune vive d'esprit qui me donnait parfois envie de dire non à ma famille, de filer en douce pour partir à l'aventure, qui prenait plaisir à me coiffer et que je prenais parfois pour une petite sœur car je m'ennuyais à être fille unique.

Me voici enfin au lieu dit. Il me reste plus qu'à attendre la suite des instructions. Je suis sûre de l'endroit. Je suis bien en face d'un des miens. Enfin... de celui avec qui je suis sensée travailler. Je le salue par un hochement de tête, mais je reste méfiante. Est-ce un sosie ? Un double ? Un traquenard ? Je lui pose alors une question en modifiant volontairement le nom et le prénom afin de m'en assurer :

Croyez-vous que le Protecteur du Sud, Lirar Mosk'Potha soit toujours en vie ? murmure à l'oreille de ce dernier.

Par la Déesse ! Dame Chevalier Talelviën ! N'avez-vous point honte de poser une question si futile ! Bien sûr que le Protecteur Migarh Losk'Otha est encore en vie ! me rétorque-t-il irrité.

Evidemment que nul n'est sensé ignorer son nom. Je reste pour le moment sur place pour observer un peu plus les lieux, reprendre mes marques. Comment va réagir la population ? La plupart de Qartas a confiance en moi, mais depuis la rébellion, que suis-je devenue pour eux ? Une femme chevalier les protégeant toujours ? Ou une paria qui les a trahi ? J'espère qu'un jour on m'éclairera.
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