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Jeux d'enfants.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Mer 22 Fév 2017 - 22:01

Les yeux pourtant si attentifs du liare ne distinguèrent pas la chasseuse s’approchant, embrumés qu’ils furent par ce flot interrompu de larmes. Ses oreilles habituellement si habiles pour capter les moindres détails et les ragots les plus discrets aussi semblèrent déficientes. En fait, aucun des sens du petit être ne parut fonctionner. C’est à peine s’il parvenait à maintenir sa respiration, aussi instable et accélérée puisse-t-elle être. Soudain le contact chaud, mais pourtant si froid, de la peau d’Ivinea le ramena un peu à la réalité. Cette sensation sembla aussi agréable que douloureuse, aussi réconfortante que gênante. Il la connaissait à peine ! Leurs corps si proches l’un de l’autre troublèrent l’adolescent, ne sachant pas comment se sentir vis-à-vis de cela.

Après quelques secondes d’hésitations, il accepta malgré tout le réconfort de la belle. On ne lui avait jamais réellement offert d’épaule sur laquelle pleurer, alors autant en profiter pour une fois. Il plaça sa tête contre le cou délicat et plutôt confortable de la liare, laissant s’échapper toutes les réserves de larmes qu’il avait encore dans le corps. Faisant l’effort de retenir les odieux reniflements, il ne put à l’inverse pas arrêter les gouttes chaudes et salées de couler et de se répandre dans le dos de la chasseuse. La main se posant dans ses cheveux, bien qu’infantilisante selon lui, aida légèrement Äolias à se calmer. Le chuchotement d’Ivinea vint s’ajouter par-dessus les pleurs, des mots durs, violents parvinrent à ses oreilles. Ce n’était sans doute pas là ce qu’il aurait préféré entendre, mais l’effort (surtout venant d’une liare) demeurait tout à fait louable. Oui, le responsable en avait payé de sa vie cet horrible affront, mais là n’était pas la question ; le liare voulait oublier, en y repensant l’image du cadavre le dégoutait plus qu’il ne l’apaisait. Son menton se souleva pour répondre par un simple hochement à la question, se frottant faiblement contre elle au passage.

Les minutes s’écoulèrent et petit à petit le liare s’apaisait. Sans faire d’histoire, il attrapa la bouteille de l'autre liare, releva la tête pour se dégager et jeta un coup d’œil à l’intérieur du bouchon. C’est dingue la quantité de vin que cette gourde pouvait contenir, commentait-il intérieurement sur un ton ironique, avant de boire cul sec. Il n’était plus à ça près. En un instant le reste de vin fut ingurgité par le liare émotif, et la gourde balancée aussi loin que ces bras squelettiques avaient pu la jeter. À ce stade, Äolias semblait totalement calmé, malgré une expression de profonde déprime inscrite en gras sur son minois. La tristesse commençait à s’évaporer pour laisser place à la honte, la honte d’avoir été aussi émotif, fragile et vulnérable. Comme de nombreuse fois auparavant, il se maudit d’être né liare.

La berceuse parvint à ses oreilles, se frayant jusque dans son crane et décida d’y rester. La musique était accrocheuse et lui restait dans la tête. Son corps soudain ondulait involontairement, en rythme avec la chanteuse, par de lents mais longs mouvements. Se laissant aller au doux son de la berceuse, chose qu’il n’avait plus entendu depuis l’orphelinat. Ce n’est qu’en sentant une matière étrange tapoter son bras qu’il sortit de son étrange torpeur, un bout de viande fraichement coupé pour être plus précis. Morceau qu’il saisit à pleine main, en contemplant le sourire fixé à cette paire de lèvres pulpeuses. C’est surprenant qu’elle l’ait gardé malgré la scène qu’il venait de faire, cette liare était définitivement pleine de surprise. Sur l’instant, son visage embrasé comme la lave ne bougea pas d’un trait. Il se contenta de croquer à pleines dents la bête en fixant les deux immenses yeux émeraude.

Et voilà que tout à coup, elle commence à lui parler de Vérité. C’est le coup final, qui termina d’achever sa tristesse et son regret une bonne fois pour toute. La moue désagréable s’enchanta comme par miracle à ses paroles, accompagné d’un rire aussi honnête que décontracté, un rire venant droit du cœur. Bien que l’alcool ne soit pas totalement inconnu à cette soudaine saute d’humeur, il n’en était pas entièrement responsable. Äolias trouvait le changement de sujet hilarant – sans doute car c’était la dernière chose qu’il s’attendait à entendre sortir de cette bouche - de même en ce qui concerne la petite histoire d’Iviniea. La vérité du Feu incapable d’allumer un simple feu de camp. Il était littéralement plié de rire, les mains fermement agrippés aux côtes. Son fou rire ne dura qu’un court instant, et une fois terminé le liare répliqua instantanément :

-Hé hé… Ta façon alambiquée de détourner la conversation aurait fait s’indigner plus d’un noble à la cours ! Mais bien jouer, tu m’as pris de court. Encore désolé pour mon comportement…

Il n’avait même pas réalisé qu’il employait le tutoiement. En tout cas, il préférait éviter de se confondre davantage en excuses, désireux d’effacer vite ce souvenir de la mémoire de son interlocutrice. Il se racla la gorge, un peu sèche après tout cela, et reprit avec un ton de défi :

-Ma vérité aussi est pathétique tu sais, sans doutes plus que la tienne ! Rien n’est plus inutile que ma vérité de la roche, regarde.

Son poing virevolta dans tous les sens, comme s’il tentait de déplacer quelque chose d’invisible, sans grand succès. Les faibles courants d’airs que produisirent ses bras furent la seule chose notable. Il diminua son échelle et se concentra sur un unique misérable caillou enterré dans le sable, essayant tant bien que mal de le projeter. Là encore, sans résultat. Il tenta rapidement deux ou trois autres tentatives, plutôt humiliante pour lui, avant de se retourner vers elle avec le sourire. S'exclamant avec un air enfantin :

-Une fois, j’ai réussis à projeter des rochers de la taille de briques à la vitesse d’une balle de pistolet ! Mais bon, comme tu peux le voir, actuellement ma vérité n’est pas foutue de lever la moindre caillasse. À toi ! Montre-moi, montre-moi ! Qu’est ce que tu peux bien faire avec ton feu ?
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Jeu 9 Mar 2017 - 21:15


Un rire. Franc, clair. C’était bien plus que ce qu’elle avait pu espérer. Sa bonne humeur était communicative et Ivi se permit un gloussement en retour. Même s’il se doutait qu’il devait en partie se payer sa tête. Elle ne faisait pas trop dans l’autodérision en temps normal, mais… Elle avait dit la première chose qui lui était venue. En temps normal elle se serait vexée par principe, mais là… elle était juste contente qu’il soit passé à autre chose.

Elle ne savait pas comment s’y prendre avec les gosses, encore moins pour les consoler. Surtout qu’elle n’avait pas été éduquée en ce sens, les adultes de son clan pratiquant plutôt la politique du « Lève-toi et marche ». Concrètement les plus jeunes apprenaient à se débrouiller, au mieux recevaient-ils des paroles d’encouragement. Mais ce n’était pas la peine d’aller courir dans les jupons de sa mère (de toute façon disparue depuis longtemps dans son cas) pour pleurnicher. La mère en question risquait de te renvoyer t’entraîner au pas de course.

Son fou rire à peu près maîtrisé, elle vit une lueur de défi s’allumer dans les yeux vairons d’Aölias. Il prétendait que sa Vérité était encore plus nulle que la sienne. Ce dont elle doutait franchement. Quel pouvait être l’intérêt d’une Vérité qui ne lui servait ni au combat, ni dans la vie de tous les et qu’elle devait sans cesse contrôler sous peine de se rendre malade ? Quoique, jusque-là elle s’était rendue compte qu’activer légèrement sa Vérité lui permettait de bien résister au froid. Toujours est-il que depuis que sa Vérité s’était révélée, elle s’était appliquée à lui pourrir la vie. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre son sang-froid. Au sens propre comme au sens figuré.

Mais pour une fois elle s’abstint de lancer une remarque sarcastique, et regarda.

Aölias se concentra sur le sol devant lui, faisant de grands mouvements des bras, dans l’espoir sans doute de contrôler la pierre. Du moins le supposait-elle puisqu’il avait dit avoir une Vérité de la roche. Elle fit un effort et se concentra. Mais rien à faire, malgré tous les gestes du jeune liare et sa bonne volonté à elle, il ne se passait… rien. Elle se fendit d’un petit sourire narquois. Effectivement c’était pas brillant.

Il ne sembla cependant pas s’en formaliser et lui sourit à nouveau. C’était tout à fait charmant d’ailleurs. Elle le préférait largement au naturel qu’engoncé dans un formalisme stupide. Il prétendait avoir réussi à soulever non pas une mais plusieurs grandes pierres et les avoir projetées. Elle ne pouvait que le croire sur parole, vu ses performances… limitées des dernières minutes. Elle n’arrivait pas vraiment à l’imaginer réalisant cet exploit. Il semblait tellement inoffensif. Plus décoratif que dangereux, si vous voyez ce que je veux dire.

Quand il lui demanda en quoi consistait sa Vérité du Feu, elle se trouva cependant bien embarrassée. Elle ne voyait pas vraiment comment expliquait ce qu’elle faisait. Elle ne le savait pas vraiment en fait. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle sentait des ondes de chaleur parcourir son corps au rythme des battements de son cœur. Au début c’était agréable, mais petit à petit si elle ne faisait rien elle commençait à se sentir fiévreuse. Il lui était arrivé de perdre connaissance au début. A présent elle sentait les symptômes venir et savait les réprimer. Et même si ce n’était pas très visuel… Une démonstration vaudrait mieux qu’un long discours.

Elle défit donc les lacets sur son avant-bras afin de pouvoir remonter sa manche tout en répondant à la Crevette.

- En fait que vais avoir du mal à te montrer au sens propre du terme, parce qu’il n’y a rien à voir. Par contre je peux essayer de te faire sentir. Pose ta main sur mon bras.


Et elle tendit son bras dénudé dans sa direction. Elle était calme et donc avait une température normal pour le moment. Lorsqu’il se fut exécuté, elle se concentra et sentit son pouls battre plus fort tandis qu’un léger rouge lui montait aux joues. Peu à peu, elle sentit la chaleur s’écouler dans tout son corps, jusqu’au-delà du raisonnable. Peu à peu elle se sentit se détacher de ce qui l’entourait, comme si elle était dans du coton et une migraine pointait son nez. Consciente qu’aller plus loin serait dangereux pour sa santé, elle tenta de stabiliser son état pour quelques temps avant de laisser sa température redescendre.

Elle dégagea alors son bras et souffla. Elle réalisait rarement ce genre d’exercice. Sans doute trop. Qui sait, peut-être réussirait-elle un jour à faire quelque chose de cette capacité si elle continuait à s’entraîner ? Mais au vu de ses pitoyables résultats comparé à ses camarades de Clan, elle avait préféré laisser ça de côté pour s’améliorer en combat au corps à corps. Ca lui avait plutôt réussis jusque-là.

- Comme tu as pu le constater, je peux… élever ma température en quelque sorte. Honnêtement je ne vois pas trop ce qu’on peut faire de ça. Dans le genre inutile, c’est pas mal non plus, c’est tout juste bon à me rendre malade. Et en plus ça a la mauvaise idée de s’activer dès que je m’énerve.

Elle soupira. Notamment parce qu’elle avait tendance à s’énerver souvent et la plupart du temps pour pas grand-chose. Ensuite parce qu’elle venait d’avouer à Aölias une de ses faiblesses et de ses hontes. Le Clan mettait un point d’honneur à développer les Vérités de chacun en vue des rencontres avec d’autres Clans ou l’armée royale, mais… Les Anciens avaient fini par la déclarer « cas désespéré ». Elle sentit une boule dans son ventre à cette pensée.
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Mer 15 Mar 2017 - 22:51

Son regard embrouillé par l’alcool se posa sur le bras partiellement dénudé d’Ivinea, soi-dit en passant qu’il jalousait un peu pour être plus ferme et taillé que les siens. Il demeurait intrigué par cette affaire. Qu’allait-elle donc pouvoir faire ? Embraser son bras, expliquant ainsi pourquoi elle préférait retirer sa manche ? La curiosité rongeait littéralement un Äolias bien impatient. Mais dès que la chasseuse lui parla de sentir sa vérité, le liare fut tout de suite surprit et au fond, un peu déçu. Sa main se colla contre le bras, rien d’anormal jusque-là, une température plutôt chaude mais normale pour une liare.

Peu à peu, ses fins doigts sentirent le pouls accélérer au fil de secondes. Une chaleur plus forte, mais aussi plus douce se faufilait le long de sa main. Ses yeux alors déjà ébahis s’écartèrent d’avantage en apercevant le teint rouge tomate d’Ivinea, à mi-chemin entre le mignon et l’hilarant. Dans le doute, il s’abstenu de laisser transparaitre la moindre émotion et se contenta d’attendre l’évolution de ce joli minois. Il l’observait entrer dans ce qui semblait être un état second, sans trop savoir comment réagir.

Alors que son bras se dégageait et qu’elle reprenait ses esprits, Äolias réfléchissait à l’utilité d’un tel pouvoir. La première idée qui avait traversée son esprit fut que la chasseuse devait faire un excellent coussin avec un tel pouvoir ! Sérieusement, le liare se serait bien blottit contre elle pour profiter un peu du surplus de chaleur, mais sans doute valait-mieux ne pas trop tenter le diable. En méditant d’avantage la question, d’innombrables éventualités sur l’utilisation d’une telle « puissance » apparurent dans son cerveau altéré par l’alcool, allant du simple grotesque au pur génie. Et voilà qu’en plus, elle recommençait à s’en plaindre ! Pas question pour lui de la laisser se discréditer sans rien faire, le liare n’allait pas laisser passer ça. Ce petit soupir paru intolérable à ses oreilles et d’une voix pédante il s’exclama :

-Franchement c’est un pouvoir du feu de Simius ! Des tonnes de possibilités peuvent s’ouvrirent à toi grâce à ça, par exemple as-tu déjà envisagé de bruler un ennemi en lui jetant du sang brulant ? D’ébouillanter vivant quelqu’un simplement en l’enlaçant ? Et puis si tu fais chauffer ton sang assez fort, peut-être pourra-t-il cautériser les plaies lors de combats ? Et puis dans la vie quotidienne alors hein, as-tu fais l’effort d’entrevoir les possibilités ? Je veux dire, tu peux faire sécher ton linge simplement en le portant !

Bon, même lui ne put s’empêcher de trouver cela ridicule et s’esclaffa de rire sur sa propre blague. Néanmoins il espérait réellement avoir aidé un minimum la liare, sans la froisser d’avantage. Après tout, une mauvaise vérité bien exploitée ne valait-elle pas autant si ce n’est plus d’une bonne vérité mal exploitée ? Indéniablement ! Mais pour l’instant, son pauvre cerveau n’arrivait plus à faire l’effort de phrases logiques et bien construites. Avec un peu de patience et d’efforts, l’adolescent trouva ses mots et continua sur un ton plus calme :

-Tu sais, tout cela c’est dans la tête… Si toi-même tu n’y crois pas, comment veux-tu que ta vérité soit efficace ? Je ne sais plus dans quel bouquin j’ai bien pu lire ça, mais je me rappelle clairement ces mots d’un général humain : « La vérité n’est rien de plus qu’une arme, c’est le manieur qui est important. ».

Son visage honnête dissimulait son mensonge à la perfection, car le liare n’avait jamais effleuré le moindre livre militaire, surtout des romans. Le tout était qu’elle y croit. Et c’est avec un espoir assez faible qu’il se força à recommencer sa démonstration précédente. Était-ce simplement un manque de détermination ? De nouveau, il répéta le spectacle grotesque. Tendant les bras, faisant de grands mouvements ridicules dans tous les sens, prenant un air bien trop sérieux pour ce qu’il faisait. Et de nouveau la belle aperçu le même résultat, c'est-à-dire rien. Au moins, elle avait eu quelque chose à montrer elle ! Soupirait Äolias avec ennui, agacé de ne pas se montrer très utile.

D’un revers de la main inconscient, il balaya du sable devant lui au loin. Soudain il ne comprit plus rien. De minuscules choses jaillirent de dessous le sable, dans absolument tous les sens et projetant d’innombrables grains de sables aux alentours en sortant. Des explosions de poussières recouvrirent la nuit, masquant le feu presque éteint et pourtant sans faire le moindre bruit. Ces choses en question se projetèrent à une allure folle, dans des directions imprévisibles. La plupart partirent à l’opposé d’Äolias, mais certaines passèrent très près de lui. Il les sentait effleurer son épaisse peau. Il les entendait percuter les murs de la vallée dans un vacarme monstrueux. Il ne voulait y croire, pourtant c’était exactement comme cette nuit au palais il y’a quelque mois, l’apparition de sa vérité. Cela circulait dans ses veines, la magie, il la ressentait jusqu’au plus profond de son être. La surprise, mais surtout la joie, que-dis-je, l’extase du moment l’envahirent ! Aucun doute maintenant, c’étaient des pierres qui venaient de fuser dans tous les sens.

Un immense sourire se dessina sur son visage tandis qu’il se tournait dans la direction d’Ivinea, remarquant avec curiosité que la belle agrippait littéralement son propre crane avec une douleur apparente. De toute évidence, un projectile perdu lui était salement retombé pile sur le coin du crane. Peut-être était-ce là une mauvaise réaction, mais notre liare alcoolisé ne put s’empêcher de rire en voyant l’expression sur ce visage. Un peu cruel, mais pas dépourvu d’empathie, il s’approcha d’elle et lui murmura à l’oreille sur un ton trop joyeux :

-Tu vas bien ma douce ? J’espère que ma vérité ne t’as pas fait trop mal. Mais t’as vu le spectacle ?!!
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Dim 19 Mar 2017 - 1:28


Elle ne s’attendait pas du tout à ça. Une moquerie, de la déception, de l’incompréhension peut-être. Mais pas à ce qu’Äolias la secoue verbalement. Et… il semblait convaincu qu’elle pouvait faire de grandes choses avec sa petite Vérité toute pourrie. Il semblait plus inspiré que ce que les Anciens de son Clan avaient jamais réussi à être. Ses propositions allaient de l’absurde à l’intéressant. Ebouillanter un ennemi avec son sang ? Bien sûr que non que ça ne lui était jamais passé par la tête. Sans doute parce qu’elle gardait sa Vérité bridée pendant les combats où elle avait besoin de toute sa tête et qu’elle faisait en sorte de se faire blesser le moins possible. Le moindre saignement était un danger finalement… Et cautériser ses plaies, c’était complétement …! Une bonne idée en fait. Qui ne lui avait jamais traversé l’esprit. Il faut dire qu’il faudrait qu’elle puisse concentrer suffisamment la chaleur en un endroit. Ça valait sans doute le coup d’essayer, même si elle n’avait aucune idée de comment commencer.

Elle regardait Äolias avec un œil nouveau. Il n’était pas seulement le jeune Noble fragile au passé lourd. Il semblait avoir un cerveau. C’était suffisamment rare chez les citadins qu’elle avait croisé pour que ça vaille le coup d’être soulevé. Après un éclat de rire, il poursuivit, une lueur étrange dans les yeux. Il n’était sans doute plus très frais.

« La vérité n’est rien de plus qu’une arme, c’est le manieur qui est important. »
Ces mots résonnaient dans la tête d’Ivi, qui avait également perdu une partie de ses facultés de réflexion. Elle était presque choquée de ce qu’il lui disait. S’était-elle elle-même convaincue que sa Vérité ne valait rien ? En même temps cela faisait des années que ce fait s’était imposé à elle comme une évidence. Elle n’avait plus jamais cherché à le remettre en question, préférant oublier cette blessure à son ego. Elle avait presque banni l’existence de sa Vérité de son existence, même si celle-ci se faisait un plaisir de se rappeler à elle régulièrement.

Elle sera les lèvres, presque penaude. Elle avait envie de répondre incisivement à Äolias pour lui dire de s’occuper de ses oignons, mais une part d’elle savait qu’il avait raison. Et ça lui faisait mal de l’admettre. Tout à son introspection, elle remarqua à peine que le jeune Liare tentait à nouveau –et en vain- de faire obéir la roche à sa volonté.

Ce qu’elle remarqué beaucoup plus par contre, ce fut son soupir exaspéré et la pluie de sable qui s’ensuivit. Elle se tassa sur elle-même alors que des roches volaient en tous sens, lui rappelant étrangement les tempêtes de sa Vallées natales. En moins mortel peut être. Pour un peu elle aurait feulé, le regard empli d’incompréhension. Ses poils se hérissèrent lorsqu’elle entendit le vacarme provoqué par les pierres heurtant les parois à une vitesse folle. Du bruit. Beaucoup trop de bruit. Il faisait quoi là exacte-AOUCH !

Sa tête sonnait et tournait. Les effets de l’alcool conjugués à la masse qu’elle s’était prise sur le crâne ne l’aidaient pas à avoir les idées claires. Elle posa ses mains griffues de chaque côté de sa tête, dans le vain espoir que ça réduirait l’impression qu’elle allait exploser. Aaaargh, il l’avait pas loupée. Elle respirait doucement, sentant la douleur refluer, bien qu’une pointe lancinante ne semblait pas vouloir quitter le côté de son occiput. Elle grogna en l’entendant rire. Parce qu’il se permettait de se payer sa tête ? Toute douloureuse qu’elle soit, elle n’allait pas laisser passer ça !

C’était sans compter sur Äolias, qui malicieux vint lui murmurer à l’oreille, violant sans vergogne son espace vital. Tous les voyants au rouge, elle réagit au quart de tour lorsqu’elle entendit le fameux « ma douce », entendant à peine la suite de la phrase. Trop calmement elle articula avec soin :

- Je t’ai dit… de ne pas m’appeler… « ma douce » !


Et sur ces mots, elle bondit sur Äolias, le plaquant sans pitié sur le sable. Elle lui avait promis après tout. Si elle avait appris une chose en grandissant, c’est qu’il fallait toujours mettre ses menaces à exécutions pour qu’elles aient une valeur. Bloquant les membres du jeune Liare du mieux qu’elle pouvait, ce fut à son tour de se pencher pour murmurer à l’oreille du plus jeune.

- Je t’avais prévenu que tu ferais plus ample connaissance avec le sable si tu t’avisais à recommencer. Sache que je tiens toujours mes promesses.

Considérant l’affaire classée, elle relâcha légèrement son emprise, se redressa et ébouriffa les cheveux argents d’Äolias. Les jalousant un peu au passage, tant ils étaient doux. Et de près, il avait vraiment de superbes cornes.
… Il faut vraiment que tu fasses soigner ton complexe sur les cornes Ivi…
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Mar 21 Mar 2017 - 0:03

En entendant la voix dangereusement calme et posée de la liare blessée, il sentit les fins poils le long de sa nuque se hérisser brutalement. Il ne savait pas quoi, mais quelque chose dans son ton trahissait une certaine frustration, voire même de la hargne. Son expérience à la cour royale lui recommandait de faire très attention. Le rappel d’Ivinea sur sa mise en garde précédente n’en fut que plus surprenant pour le liare, qui comprit et regretta immédiatement son erreur. Il s’empressa de se reculer un peu, cogitant tant bien que mal malgré l’alcool pour dégoter au plus vite des excuses potables. De sa bouche s’échappèrent quelques propos incompréhensibles, car bafouillés dans la précipitation du moment.

Trop tard, avant même que les mots puissent prendre une vraie forme, la furie se jeta sur lui de toutes ses forces. Le saisissant violemment aux avant-bras, elle l’écrasa sans pitié sur le sol froid et granuleux. Elle l’immobilisa sans grande difficulté, le dominant de tout son poids. La liare rapprocha ensuite son joli minois de façon surprenante, rapprochant son visage de celui d’Äolias, et lui murmura à l’oreille. On peut dire que la belle avait l’esprit plutôt revanchard. L’adolescent prit note de faire plus attention quand à ces fameuses promesses.

Un étrange frisson parcourut le corps ardent de notre petit liare, un frisson bien différant de ceux qu’il connaissait. Aussi menaçante pouvait-elle être, cela n’empêchait pas le liare d’apprécier le contact avec sa peau. Était-ce les effets de l’alcool, ça le liare ne fut pas en mesure de le confirmer.

Finalement ses membres purent de nouveau bouger librement, quand celle-ci les relâcha. Étrangement la liare ébouriffa sa crinière argentée, ce qui parut à la fois amicale mais en même temps un peu trop dégradant à son gout. Le rabaissant presque au statut d’un simple enfant, selon lui. Avec délicatesse, il saisit la main farfouillant son cuir chevelu et l’éloigna calmement. Il ne comptait nullement se laisser faire. Son regard bicolore croisa celui d’émeraude de la liare, et d’une étrange voix bien plus tendre et timide qu’à l’accoutumé, Äolias ne prononça qu’un unique mot :

-… Ivinea…

Son timbre de voix était bien différent de tout ce qu’elle avait bien pu entendre de la soirée, c’était celui qu’Äolias prenait lorsqu’il faisait des « affaires » avec un client. Très voire trop féminin, similaire à celui d’une vierge lors de sa nuit de noces. Cela n’avait rien d’une tentative de séduction ou bien d’un réflexe involontaire, il avait une idée bien particulière en tête. Il voulait créer la surprise chez Ivinea, la troubler.

Son air de jeune amoureux transit se changea brutalement en un air de sale gosse provocateur. Il propulsa son corps frêle en un instant, en prenant appui sur le sol et renversa Ivinea, la plaquant dos à terre. L’écrasant de tout son poids, étendu sur elle en essayant de l’immobiliser de la même manière. Agrippant férocement les bras de la liare sans réellement parvenir à la bloquer, il se jeta à l’assaut de son épaule et commença à la mordre assez férocement. Ses canines ne purent percer l’épaisse peau, mais néanmoins appuyèrent de toutes leurs forces sur les muscles de cette épaule. Gigotant son corps dans tous les sens pour la maintenir plaquée au sol. Il relâcha un très bref instant l’étreinte de sa mâchoire aiguisée, s’exclamant à l’oreille de la liare avec une certain sentiment de vengeance :

-Et maintenant, ma douce ?

Avant de renfoncer à nouveau ses crocs dans la paroi rigide qu’était cette fichue peau propre aux liares.
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Dim 26 Mar 2017 - 14:22

Ivi sentit la main frêle d’Äolias lui agripper le poignet pour l’éloigner de ses cheveux. Il était tout ébouriffé. C’était très drôle comme vu. La Crevette toute propre sur elle était complètement décoiffée. Un gloussement s’échappa de ses lèvres alors qu’elle le fixait avec des yeux malicieux. Elle ne loupa donc pas son changement d’expression, du boudeur vers quelque chose de plus… perturbant.

La manière dont il prononça son nom lui donna la chair de poule. Quelque chose n’allait pas. Genre pas du tout du tout ! Il jouait à quoi là ? C’était son truc de se faire agresser ou quoi ? Il avait des fantasmes étranges, surtout pour un gamin. Elle n’avait qu’une envie, prendre un peu de distance. Comme si elle avait trop joué avec le feu. Comme si elle se rendait compte que tirer la queue du Tanflamm n’était pas une bonne idée pour entretenir des relations cordiales avec le félin. Bref, elle avait besoin de retrouver son espace de sécurité. Or son poignet était toujours bloqué dans celui d’Äolias. Oh, elle aurait sans doute pu échapper à son emprise, pour peu qu’elle essaye. Mais actuellement, un gros point d’interrogation prenait la place de toute pensée raisonnable potentielle.

Complètement perturbée, elle ne comprit l’attitude du gamin que trop tard, lorsque son visage se transforma en celui d’un petit démon. Et la seule chose qu’elle pensa fut « je me suis faite avoir comme une bleue » alors qu’elle chutait en arrière sous l’impulsion soudaine d’Äolias. Elle pensa tout juste à rouler son dos pour éviter que sa tête ne frappe le sol. Ses poumons se vidèrent lorsque le corps certes frêle, mais pas si léger du gamin lui tomba dessus.

Il tenta de lui bloquer les bras dans une vaine tentative qui ne fut couronnée de succès que parce que la chasseresse était toujours sous le coup de la surprise avant de planter ses dents dans son épaule. Elle glapit, reprit ses esprits et maudit son incapacité à réagir. Elle montra les crocs alors qu’un grondement montait dans sa gorge.

« Et maintenant ma douce ? » Je vais t’en faire voir des « ma douce » ! Le grondement se fit plus fort tandis qu’Äolias avait le cran de la mordre à nouveau. On n’apprend pas à un Tanflamm à croquer ses proies mon gars ! Tu vas bientôt l’apprendre. Son sang se mit à bouillir dans ses veines et s’ajoutant à l’alcool lui fit perdre le reste de tête qu’elle avait. Suivant les mêmes conseils qu’il lui avait donnés, elle dégagea ses bras et l’enlaça.

Elle le lâcha juste avant de commencer à réellement le brûler. Mais elle avait réussi son objectif, lui faire quelque peu perdre l’envie d’être collée à elle. Elle prit alors appui sur ses pieds et le projeta au-dessus de sa tête, tout en se remettant debout. Alors qu’une douleur lancinante parcourait son épaule mordue, elle eut un sourire carnassier. Reprenant une pose plus féline, prête à bondir au moindre problème, elle planta ses yeux dans ceux d’Äolias.

- Et maintenant tu es à nouveau par terre, Crevette ! Mais j’avoue, je suis surprise de voir que tu as des crocs. Peut-être n’es-tu pas une cause perdue finalement !

C’est alors qu’elle sentit une odeur de brûlé. A sa grande surprise, ses bras étaient en feu. Quoique non. Pour être exacte, ses vêtements étaient en feu. Ses bras, eux, étaient en fusion, sous les yeux ébahis d’une Ivi qui se demandait bien ce qu’il se passait. Elle ouvrit la bouche pour la refermer, agitant vainement les bras dans l’espoir d’éteindre les flammes, ce qui donnait un résultat plutôt comique.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Mar 28 Mar 2017 - 12:04

Une étrange chaleur envahit sa bouche, embrasant les lèvres pourtant déjà si chaudes du jeune liare. À vrai dire, la température n’augmentait pas uniquement à ce niveau-là mais aussi le long de son torse. L’étreinte surprenant d’Ivinea n’était pas étrangère à ce phénomène, il en était persuadé. Il ressentait la différence de chaleurs entre leurs deux corps respectifs, aucun doute qu’elle utilisait sa vérité. Sa mâchoire se détendit, relâchant subitement la pression qu’elle exerçait, tandis qu’il se dégageait sans mal de l’enlacement. À peine dégagé, il n’eut toutefois pas le temps de voir l’attaque arriver et fut projeté en arrière par son adversaire, s’écrasant face contre sol dans le sable.

Il toussa un peu pour dégager les grains logés dans sa gorge, et contempla la liare d’un air agacé. Bougeant sa mâchoire un peu dans tout les sens pour s’assurer que la belle n’avait rien, visiblement Ivinea ne lui avait causée aucune brulure quel qu’elle soit. La bestiole aux cheveux argentés se redressa sur ses deux pattes, les yeux rivés sur son ennemie. Sa posture – si l’on peut appeler ainsi qualifier sa pose grossière – était maladroite, le liare était vouté, penché sur la droite et les bras trainant comme s’il portait toute la misère du monde. Néanmoins dans ses splendides yeux brulaient une étincelle de défi, refusant de laisser passer cette nouvelle provocation.

Il aurait bien sortit une petite pique pour lui répondre, mais le spectacle qui s’offrait à lui le prit de court. Voir la sauvage ainsi était assez ridicule, se remuant pour essayer d’éteindre les flammes qu’elle avait elle-même provoqué. Mais l’adolescent n’y voyait pas qu’un simple accident dû à de la maladresse, il voyait une opportunité en or et ne comptait pas la laisser filer.

Il chargea fougueusement vers elle et lui balança une poignée de sables, qu’il avait précédemment ramassée en se relevant, en plein visage. Momentanément aveuglée, il tenta de se faufiler hâtivement derrière-elle. En contournant la sauvage, il se prit un coup de coude sans doute hasardeux en pleines côtes sans toutefois s’arrêter pour reprendre son souffle. Une fois dans son dos, il bondit violemment sur elle, ses jambes s’enroulant instantanément autour du bassin de la liare et s’agrippant de toutes ses forces à cette imposante chevelure ébène. Tirant de tout son poids sur ses cheveux, tel le gamin insolent qu’il était réellement.

Collé à Ivinea telle une puce à un Tanflamm, il était fermement résigné à ne pas lâcher prise. Ses jambes ne pouvaient être plus serrées qu’à l’heure actuelle, et ses poings retenaient autant de cheveux qu’ils leurs fut possible d’attraper. C’est comme s’il ne faisait plus qu’un avec le dos de la chasseuse. Quand au feu se propageant le long des vêtements, il lui parut totalement insignifiant, après tout il n’y avait aucun danger pour un liare ; au pire, si la tenue entière de la liare prenait feu, cela l’amuserait plus qu’autre chose. Son souffle saccadé s’intensifiait à cause de l’effort, tandis que sa douleur aux côtes continuait de le lanciner.

-Et bien alors, ma chère sucrerie du désert, tu cherches encore à me prendre de haut maintenant ? J’espère que tu ne m’en voudras pas si j’abime un peu la choucroute qui te sert de coiffure !

Le liare se laissait peut-être un peu trop prendre au jeu, mais à ce stade il ne réfléchissait plus vraiment à ses actions et à ses paroles. Il faisait ce qui lui passait par la tête, aussi idiot cela pouvait-il être. Voulant se montrer toujours plus provocant, il cracha par terre et s’exclama :

-D’ailleurs ma belle, depuis combien de temps ne t’es-tu pas lavée pour avoir un gout aussi répugnant ?
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants. Mar 11 Avr 2017 - 23:14


Waaaah mais qu’est-ce que c’était que ça !!! Depuis quand elle devenait une torche vivante ! Ça ne pouvait même pas être de la faute d’Äolias, il contrôlait la pierre… Complètement désemparée face aux flammes qui dévoraient toujours un peu plus de ses vêtements, Ivinea ne pensait plus rationnellement. Pour peu qu’elle ait jamais pensé rationnellement.

Le sable qu’elle se prit dans le visage la ramena quelque peu à la réalité. Ah oui, c’est vrai qu’elle n’avait toujours pas maté cette Crevette agaçante. C’est qu’il n’en démordait pas le bougre ! Surprenant pour le citadin théoriquement noble mais pas trop quand même qu’il était. Elle sentit son coude heurter quelque chose (sans doute une côte) quand le plus jeune passa à côté d’elle. Ses manches finissaient d’ailleurs de tomber en lambeaux calcinés, révélant des bras brûlants, vaguement lumineux et à la consistance indéfinissable.

Le choc qu’elle reçut sur son dos lorsque le jeune Liare s’y accrocha la rappela à ses priorités. Décidemment, elle n’était pas concentrée ce soir ! Il était lourd quand même ! Dans tous les sens possibles du terme. Et en plus il osait s’accrocher à ses cheveux. Desceeeeeends !!! Elle tourna sur elle-même dans le but de le déséquilibrer, mais c’est qu’il s’accrochait bien le saligaud ! Elle ne serait pas la monture d’un gamin prétentieux un instant de plus !

Elle ne releva même pas le surnom, tant il était certain qu’il ne cerchait qu’à se payer sa tête gratuitement. Mais il se permettait de faire une remarque sur sa superbe crinière ! Est-ce qu’il se rendait compte d’à quel point ça pouvait être compliqué à entretenir, des cheveux pareils ? Et puis honnêtement, un volume pareil, c’était pas donné à tout le monde. Bref, il n’avait aucun droit de faire un commentaire sur ses cheveux. Ivinea bouillonnait. Et encore une fois, l’expression était littérale, puisqu’elle pouvait voir des volutes rougeoyantes parcourir ses bras. Une situation qu’il aurait été tout à fait intéressante à étudier, si elle n’avait pas eu une saleté de pot de colle sur l’échiiiiiiiiine !

Il enchaînait provocation sur provocation. A présent, il osait se plaindre de son goût. De son GOÛT ? Non mais il avait complètement craqué ? Elle n’avait jamais demandé à ce qu’il la morde. En plus, le cuir tanné n’était pas reconnu pour ses qualités gustatives, surtout quand il n’est plus tout jeune. Et elle parlait bien de ses vêtements (paix à leur âme, d’aillleurs), pas de sa peau. Cette remarque en fut trop pour elle, qui, lassée, décida de laisser tomber.

Plus exactement, elle SE laissa tomber. Sur le dos, quitte à écraser l’arthropode malchanceux qui déciderait d’y rester. Une fois qu’il fut à terre, un peu froissé sans doute, elle se dégagea vivement avant de plaquer sa main (éteinte il semblerait) sur la gorge du gamin, tandis qu’elle appuyait son tibia sur son ventre. Légèrement pour ne pas lui faire mal, mais de façon suffisamment insistante pour que le message passe. Elle profitait éhontément de la différence de masse musculaire qui les séparait.

- Très bien chère Crevette, je vois que tu sais jouer aussi ! Mais maintenant tu vas te calmer, hein. Avant que je devienne moins gentille.


Elle sourit de tous ses crocs, un air semi-sérieux sur le visage.

- Méfie-toi du volcan qui dort, tu connais ?

Elle ne refit pas la même erreur que précédemment. Elle ne le lâcherait pas tant qu’elle ne serait pas certaine qu’il avait l’intention de recommencer à la décoiffer. De sa main libre, elle étouffa les dernières flammèches qui n’avaient pas été soufflée par sa chute volontaire. Les flammes semblaient moins violentes lorsqu’elles n’étaient pas directement alimentées par sa Vérité. Elle constata par la même occasion qu’elle avait à présent les épaules découvertes.

Epuisée par l’usage violent et incontrôlé de sa Vérité autant que par la rixe, elle s’effondra à côté de lui voire à moitié sur lui puisque qu’elle le maintenait toujours au sol, avant de bailler à s’en décrocher la mâchoire. C’est qu’il commençait à se faire tard…

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