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Soirée mondaine

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MessageSujet: Soirée mondaine Jeu 17 Nov 2016 - 0:39


20 Ciorel, 1248 – Au soir
Domaine du Comte Bartorg, Glasgo


Les derniers feux d’iradiès s’éteignirent alors que le soir tombait.

Les esclaves du Comte Bartorg allumaient les lanternes réparties ci et là sur la terrasse, tandis que les effluves du buffet du soir montaient des cuisines.  Plusieurs invités patientaient déjà, une coupe à la main.  Tous des nobles de faibles naissances, bons qu’à partager des ragots lors des soirées mondaines.  Le Comte était toutefois un homme important au sein de la cours : principal cultivateur d’iradiès, sa fortune était grande et prospère.  Un avantage considérable pour quiconque souhaitait amassé toujours plus de pouvoirs.  Lointain cousin du roi actuel, Bartorg manquait cependant d’ambitions et avait commis l’erreur de calculer son pouvoir sur ses avoirs plutôt que sur son influence.  La cinquantaine frappée, le vieux liare n’était que l’ombre du fier et impétueux jeune noble qu’il avait un jour été, une cible idéale pour Farondor.  En une cinq ans seulement, Malgard était devenu un « ami de la famille ».  Après le servant qui lui pris son manteau, ce fut Bartorg qui l’accueillie.

« Le voyage a été bon Malgard ? »

Le Comte était petit et gras ; Malgard le dépassait de deux bonnes têtes.  Malgré la différence de taille, le vieux liare était condescendant.  Peut-être était-ce dû à son âge avancé ou à son rang qu’il croyait supérieur, mais si Farondor laissait passer l’impolitesse, c’était parce qu’il possédait lui-même quelque chose dont son hôte était envieux.

« Un peu long, Messire Bartorg, mais rien qui fusse insupportable.  La Reine vous envoie ses plus sincères excuses, mais elle était occupée ailleurs ce soir, » mentit Farondor, d’un fade sourire.
D’un petit rire nerveux, son hôte répondit : « Bien bien, Malgard…  Au moins, elle était informée. »

Depuis trop longtemps, le noble tentait d’entrer dans les bonnes grâces du couple royal.  Il ne pouvait s’expliquer le succès de Farondor, mais il avait pensé que l’inviter chez lui, en faire un allié, lui permettrait de l’utiliser à son avantage.  Malgard avait joué le jeu, peu orgueilleux. S’amuser avec la jalousie d’un être était une spécialité dont pouvait se vanter le conseiller et pendant que le noble se concentrait sur ses faux-avoirs, Malgard parvenait à contourner le peu d’influence qu’il avait pour comploter dans son dos.

La demeure du Comte n’en était cependant pas moins sublime.  Construite en pierre, Bartorg aimait raconter qu’il l’avait lui-même érigée avec sa vérité de roche.  Vérité qu’il ne possédait absolument pas.  Doté d’un grand hall et de plusieurs pièces au premier, sa demeure s’étendait sur une centaine de mètres carrés, véritable forteresse.  Sa grande terrasse, qui avait été aménagée pour recevoir ses invités, donnait sur les champs d’iradiès endormis.  Un tel domaine demandait une cinquantaine d’esclaves.  La majorité lui avait été vendue par Farondor.

« Buvons Malgard !  J’ai l’un des meilleurs vins de Brazer de tout Orlack ! » lui tapa dans le dos Bartorg, deux coupes dans l’autre main.
« Tâchons de ne pas abuser sitôt dans la soirée… » dit d’un ton ravisé Farondor, en acceptant la coupe ; aussitôt, le visage de son hôte se crispa.
« Tu… Tu as bien raison. »

Dans les faits, Malgard cherchait à clore la conversation rapidement.  Cette soirée serait des plus ennuyeuses et il n’avait accepté l’invitation que pour tenter de convaincre Bartorg de lui vendre une partie de ses parts.  Le marchand porta la coupe à ses lèvres et esquissa un sourire.  Il avait goûté meilleur.  Un servant murmura quelques mots dans l’oreille du Comte.  Après avoir acquiescer, il vida sa coupe d’un trait.

Malgard sourcilla : « Un problème ? »
« Un problème ?  Non, aucun !  Ce n’est qu’Iradiès qui me demande.  Bois bois, je reviens bientôt. »

D’un sourire, Malgard prit un nouvelle journée et Bartorg le laissa seul.  Lorsque le vieux liare fut assez loin, il recracha sa gorgée dans son verre et la donna à un servant.  Il s’avança jusqu’à la limite de la terrasse et admira le soleil couchant.  Une dernière fleur magique résistait à la pénombre et narguait la nuit de sa flamme faiblissante, au milieu du champ.  Malgard se perdit un moment dans ses pensées.   Iradiès, nommée comme la fleur, était la plus jeune fille du Comte.  Les rumeurs voulaient qu’elle avait été promise à l’un des plus braves guerriers de tout Orlack, au sein de la fidèle garde du Roi.  Une autre vaine tentative de Bartorg pour se rapprocher du roi, c’en était risible.

On le sortit soudain de son isolement. « Messire Farondor ! » fit une voix nassillarde empreint d’alcool. « Messire Farondor !  Quels drôles d’habits portez-vous pour cette soirée ! » s’agrippa à son bras une liare dans la trentaine.

Malgard s’ordonna de sourire. « Et vous, ma Dame, vous êtes plus sublime que jamais.  Comment se porte votre époux ? »

Il rejoignirent un groupe de gens.

Les dernières lueurs de l’iradiès téméraire finirent par s’éteindre.



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