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Quête | Terrasser votre peur

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Esprit Vagabond

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MessageSujet: Quête | Terrasser votre peur Mer 12 Oct 2016 - 22:22

Terrasser votre peur


Mise en Contexte
Au plus profond du lac sans peur, repose une pierre aux pouvoirs inimaginables. Tout le monde connait l'histoire de cette gemme, c'est à cause de sa Vérité que le lac a ainsi été nommé "sans peur". Tous les aventuriers qui ont un jour voulu affronter leur peur, sont venus en ces lieux et ont essayé d'aller chercher ce joyau inestimable. La plupart ne réussirent jamais, d'autres ne remontèrent pas assez à temps à la surface et quelques élus ont réussi ce défi et on put enfin combattre leur peur. Vous, vous êtes un petit chanceux. Un vieillard vit près du lac, il a passé une partie de sa vie ici pour réussir à aller chercher la mystérieuse gemme. Il a enfin réussi à construire un étrange costume qui permet d'aller sous l'eau, mais le destin est cruel, sa santé fragile l'empêche d'y aller. Il vous propose alors de descendre à sa place, il vous enverra l'oxygène dont vous aurez besoin grâce à sa machine. Oserez-vous ?

Déroulement de la Quête

C'est à vous d'introduire la quête, sans intervention du MJ. Il n'interviendra que lors de votre entrée dans le lac. Libre à vous donc, de jouer le vieillard ou bien d'aller dans le lac d'une autre façon que ce qui est décrit dans le contexte.



le destin vous guidera toujours, le fuir ne sert à rien car il vous suivra jusqu'au bout du monde

Merci d'envoyer un mp au compte de Deth, vous aurez une réponse plus rapidement
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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Dim 23 Oct 2016 - 22:22



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 900 mots

Les montagnes. Je n’en avais jamais vu d’aussi près. D’ailleurs, tout bien réfléchi, je ne suis pas sûre d’en avoir déjà vu tout court. Elles se dressent au dessus de la plaine que je viens de traverser et s’imposent comme maitresses de ce monde par leur taille et leur splendeur. Moi, l’âme d’un poète ? Oui, peut être mais l’émotion que me procure la découverte de cette partie du monde est si immense que je pourrais en écrire des vers et des vers, sans réussir à transmettre l’immensité des émotions que je ressens en ce moment. J’ai bien vu les pics de Terca lorsque j’avais parcouru le monde des Héléos jusqu’à Jioki mais je m’attendais à leur immensité et dans la mer, qui est mon élément, rien ne m’effraie. Je lève la tête vers le sommet des Montagnes. Elles sont coiffées de blanc et il paraît que cette neige -si je me rappelle bien du mot- est éternelle.

Lorsque, dans une taverne de Terna, on m’a parlé des montagnes et de Férésis, j’ai ouvert de grands yeux ébahis qui ont fait beaucoup rire mais compagnons de boisson. Ils ont commencé par ne pas me croire quand je leur disais que je n’avais jamais approché les montagnes et que je ne savais pas ce qu’était la neige puis ils ont entreprit de pallier un peu mon ignorance en me décrivant en long, en large et en travers les sommets, les pentes rocailleuses, les grands arbres couverts d’épines qu’on y trouvait et les légendes sur les dragons de pierre, gardant la frontière avec les Démons de Feu. Je crois qu’ils parlaient des Liares mais j’avais ben trop bu pour m’en soucier et me souvenir de cette information. Ils me parlèrent des neiges éternelles, du vent provoquant des tempêtes, des grands froids … Trop de choses que je ne connaissais pas, je ne pouvais pas ne pas y aller.

C’est donc armée d’un gros manteau de fourrure qui me fait mourir de chaud et des bottes fourrées, pour ne pas chopper ces fameuses engelures avec lesquelles ils m’ont fait peur, que  je me dirige sans le savoir vers le terre de ceux que je hais plus que tout au monde : les Liares. Bon, la vérité est que j’étais harnachée ainsi au début du voyage mais que mes affaires ont rapidement fini au fond de mon sac sans fond, justement ! Actuellement vêtue d’une veste relativement chaude, je profite des rayons agréables du milieu d’après midi pour me réchauffer. Malgré un soleil bienvenu, la température extérieure est plutôt froide, me permettant de garder ma monture a bonne allure sans dépenser mon énergie outre mesure.

Petit à petit, le chemin se fait légèrement plus pentu et je laisse mon seffronh ralentir l’allure pour ne pas me fatiguer de trop. Le soleil baisse rapidement et il ne devrait pas tarder à se cacher derrière les montagnes. Je ne suis pas une experte mais je pense que la nuit tombe vite par ici, d’après ma petite expérience en terres humaines. Il va falloir que je songe à trouver un endroit où dormir mais pour l’instant je ne croise pas âme qui vive. Ni maisonnée, ni même un abri et les montagnes sont encore bien trop loin pour que je songe à m’y réfugier. Je ne les atteindrais pas ce soir, c’est sûr. Demain, peut être, si le temps, la température et mon niveau d’énergie le permettent. Je fouille du regard le paysage autour de moi : relativement désertique, il ne m’inspire pas vraiment. Je me demande si ce corps humain peut mourir de froid. Après tout, en temps qu’Héléo de glace connaissant les températures de la Mer de Glace, je ne pense pas craindre grand chose des températures terrestres mais est ce une propriété de ma forme sous marine seulement ? Dans le doute, je ne préfère pas tenter : ce serait une terrible bêtise de mourir si loin de ma terre natale.

Je continue donc ma route, profitant de la fraicheur du soir pour avancer plus vite à moindre coût énergétique. Mes yeux pâles fouillent inlassablement le paysage tout à fait monotone. Mais, alors que je tourne la tête sur ma gauche, je remarque quelque chose qui semble changer des arbres et buissons qui se trouvent par ici. Curieuse, je commande à ma monture d’accélérer l’allure dans sa direction. Au fur et à mesure que je me rapproche, je me pose de plus en plus de question sur la nature de ce qui se dresse là. On dirait une petite cabane mais qui irait vivre ici, seul, loin de tout congénère ? Peut être est ce un repère de chasseur ? Ou un ermite ? Alors que je m’approche, je remarque qu’il s’agit effectivement d’une cabane. Et qui plus est, une cabane habitée puisque de la fumée s’échappe de la cheminée et que de la lumière brille à travers la fenêtre, créant ainsi un petit halo sur l’herbe alentour. Mon lion de glace ralentit l’allure pour me poser en douceur et en silence devant la porte de la maisonnée. Je mets pied à terre, le caresse machinalement puis le détruit par la pensée, lui rendant son état originel de flaque d’eau. Puis je m’approche de la porte et respire un grand coup pour me concentrer : je ne sais pas qui va m’ouvrir et je préfère être prête à réagir. Puis je me redresse et toque trois coups contre la lourde porte de bois.


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Ven 28 Oct 2016 - 19:29



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 900 mots

Ce n’est pas un brigand puant ni même un chasseur hargneux et barbu qui m’ouvre. Non, c’est simplement un vieil homme à la fourrure blanche comme neige et au dos courbé. Une canne de bois gémissante semble retenir tout son poids, l’empêchant visiblement de s’étaler sans grâce aucune. Il ne détaille que mon visage de ses yeux d’un bleu très pâle -plus pâle encore que ceux du commun des héléos de glace, c’est dire !- avant de m’accorder un grand sourire, me montrant ainsi qu’il lui manque bien plus qu’une seule dent … Et que les dents qui restent auraient largement besoin d’un bon coup de karcher. Je n’ai pas le temps de lui expliquer la raison de mon apparition ici, il prend la parole le premier : « Ah belle enfant, bienvenue chez moi ! Un thé, peut être ? » Ma foi, c’est vrai qu’un bon thé ne serait pas de refus ! Je hoche vigoureusement la tête ce qui a pour conséquence de le faire éclater de rire avant qu’il ne m’invite à le suivre à l’intérieur.

Le thé est brûlant et je dois attendre quelques minutes avant de pouvoir saisir la tasse entre mes mains. Ce n’est donc que quelques instants plus tard que je découvre à quel point le breuvage est délicieux, tout comme les galettes -bien qu’un peu sèches- qui l’accompagnent. Cet apport de sucre me revigore et le vieil homme semble le voir puisqu’il me sourit maintenant avec quelque chose qui ressemble à de la satisfaction. Alors que je lui souris, il m’interroge sur ce qui m’a amené ici. C’est à mon tour de rire. Par où commencer ? Ma route a été si longue ! Mais je me plie à sa demande et lui raconte mon trajet jusqu’aux montagnes, lui apportant des détails quand il m’en demande. Politesse ou envie de bavarder ? Peu m’importe, je me prête au jeu et ponctue mon récit de quelques anecdotes. A la fin de mon histoire, il sourit de toutes les dents qui lui restent. Il me remercie pour mon histoire et je me permets de lui demander la sienne.

« Pourquoi vivre si loin du monde ?
- Le monde vaut il la peine qu’on s’en rapproche ?
- Je ne sais pas, mais je suppose que les gens ont des choses intéressantes à nous montrer et à nous apprendre.
- La nature est pleine de richesse elle aussi.
- Je n’en doute pas, mais a t on besoin d’être si loin du monde pour pouvoir profiter de la nature ?
- Tu ne sais rien du lac qui borde ma cabane n’est ce pas ?
- Euh … Non ? »

C’est ainsi que commence son récit : la légende du Lac sans peur. J’ouvre de grands yeux tandis qu’il me raconte que nombre de personnes ont plongé au fond du lac pour récupérer une certaine perle, une gemme certainement puisqu’elle semble posséder une Vérité, qui révèlerai à celui qui la touche ses plus grandes peurs. Je souris, mais sans me moquer. J’ai découvert bien des choses improbables et incroyables sur la terre ferme et en dessous et je suis prête à croire, sans hésitation aucune, à ce que cet homme me raconte. Sans me demander pourquoi il me raconte cela, je me mets à songer à mes plus grandes peurs. Je me demande ce que la gemme me montrerai, je ne sais même pas de quoi j’ai réellement peur. De la mort ? De l’inconnu ? Des liares ? Non, je ne vais tout de même pas élever ces malotrus dotés de cornes au rang de peur, si ? Hum, non, vraiment, je ne sais pas ce que la pierre me fera affronter. Mais ce n’est pas vraiment le moment d’y penser : le vieil homme, ayant remarqué ma fatigue, s’est levé et m’invite à prendre place dans un coin, sur un petit matelas de plume, en m’apportant une couverture. « Nous parlerons à nouveau du lac demain matin ! » annonce t il, un grand sourire aux lèvres. J’acquiesce en baillant et m’installe sur le lit qu’il me prête si gracieusement. Tandis que je m’allonge et me recouvre de la couverture, il me souhaite une bonne nuit avant de souffler la bougie qui nous éclairait faiblement.

[…]

Voilà désormais une heure ou deux que je tourne et retourne sur le petit matelas de plumes. Cependant, rien à faire, le sommeil ne me gagne pas. Il devrait pourtant, j’ai passé la journée à cavaler et même si je me suis reposée sur mon lion et que l’hiver s’est installé, l’utilisation de ma Vérité aurait dû me faire tomber de fatigue. Pourtant, me voilà, les yeux grands ouverts, à attendre le repos qui me fuit. La théine peut être ? Je repense au lac. Demain, je repartirais en direction des montagnes pour les découvrir et j’y passerai sûrement quelques temps. Ai je du temps à perdre avec ce papi et ses histoires ? Oui, certainement, mais ma curiosité l’importe et je me lève de mon matelas. A tâton, je trouve mon sac sans fond et en sort mes habits héléos. Pas question de tremper mes affaires ou d’aller nue sous l’eau ! Je m’habille promptement et sors en silence pour ne pas réveiller mon hôte. A la lumière de la lune, je vois les eaux calmes qui s’étendent devant moi. Je parcours les quelques mètres qui me sépare du lac et m’y enfonce sans hésiter.


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Mer 7 Déc 2016 - 18:55

La nuit ne va pas vous aider dans vos recherches. Une fois sous l'eau, les eaux se troublent à mesure que vous vous approchez du fond. C'est pourtant là qu'il vous faudra aller. Prenez garde, car ce lac semble calme, mais il n'a rien de calme. Combien ont nagé droit devant eux sans se demander ce qui avaient empêché bon nombre d'aventuriers de ressortir de ce lac. Il y a peu de chance que ce soit les habitants de ce lac qui vous empêcheront de réaliser votre quête. Vous croiserez certes de nombreux poissons, pour certains, très voraces, mais ce ne sera pas là votre épreuve.

Alors que vous vous enfoncerez dans les eaux, là où aucun humain ne peut aller en gardant l'espoir de pouvoir remonter à temps, vous sentirez un léger courant vous attirez. Avant même que vous ne réalisiez votre erreur, vous serez entraîné dans les profondeurs du lac. Toute résistance est vaine, même en temps qu'Héléo, vous ne pourriez pas résister à moins d'avoir développé un sort dans ce sens. Cependant, ce que vous recherchez ce trouve au bout de ce couloir sinueux. Vous vous retrouverez alors dans une cavité souterraine.

L'endroit est plutôt grand, une fois sortie de l'eau, vous tomberez alors sur plusieurs cadavres, tous tenant fermement entre leurs mains la précieuse gemme pour laquelle ils sont arrivés ici. Certains ne sont plus que des squelettes prêts à tomber en poussière. Vous ne trouverez pas aisément une sortie, mais soyez ravi par toutes ces perles accrochées au plafond de cette caverne, illuminant le plafond telles des étoiles. Vous voilà en possession de votre précieuse gemme et si vous la prenez à main nue, vous risquez de perdre l'esprit et de combattre votre plus grande peur ici-même.

Soyez averti, car votre quête ne se terminera pas là. Une fois la surface retrouvée, le vieillard vous attendra.

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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Lun 20 Fév 2017 - 10:27



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 900 mots

Je nage tout droit vers le fond du lac. Les eaux noires ne me semblent guère accueillantes, même pour moi qui ai passé ma vie dans l’eau. Lac sans peur ? Cela veut il dire par hasard qu’il ne faut avoir aucune peur pour pouvoir s’y aventurer ? Si c’est ça, je ne suis pas certaine d’avoir fait le bon choix en plongeant dans ses eaux. De nombreux poissons nagent et si certains s’approchent trop et trop vivement, il me suffit de les pousser du dos de la main ou de réagir un peu plus violemment pour qu’ils fassent demi tour. Non, le danger n’est pas là. Je sens un léger courant en direction du fond du lac, chose assez anormale puisqu’en général les points d’eau douce sont traversés de part en part par un courant : l’origine étant l’arrivée d’eau et la terminaison le départ d’eau dans un ruisseau, une nappe souterraine ou autre. Je suis bien contente de ne pas avoir besoin de la combinaison, elle doit être tellement lourde ! Nager avec ça doit être tout sauf un plaisir. Mais, grâce à cette information, je sais que je dois nager plus loin que ce qu’un humain peut aller en gardant son souffle et je continue donc de nager plus profond encore. De toute façon, il est probable que je doive toucher le fond pour trouver la gemme. Alors que je m’apprête à donner un coup de bras supplémentaire pour descendre sous l’eau, je sens le courant forcir. Etonnée, je cesse de nager et tente de résister en nageant dans l’autre sens, vers la surface, mais la force de l’eau ne me laisse guère le choix : je suis happée vers les profondeurs.

[…]

Je m’assois précautionneusement. Ma tête tourne. Je remarque alors que, dans cette position, l’eau s’arrête à mes épaules. Où suis je ? Plus au fond d’un lac semblerait il en tout cas. Je regarde autour de moi : je suis dans une sorte de caverne. Une plage rocheuse se trouve a un mètre de moi. Comment ce fait il que je puisse la voir ? Je lève la tête à la recherche d’une source de lumière mais il ne me faut que très peu de temps pour la trouver : des milliers de perles incrustées dans le plafond brillent de mille feux. Je n’ai jamais vu ça, c’est absolument splendide. Si j’avais été un peintre, une artiste, je sais ce que j’aurais peint en rentrant à la maison.

Je me lève et approche de la plage. Alors que je pose un pied dessus, je comprends pourquoi je n’aurais peut être jamais l’occasion de devenir peintre : des cadavres se tiennent là, assis, couché, dans des positions que je n’ai pas envie d’identifier car cela impliquerait de les regarder. Un haut le cœur me saisit et je rends d’ailleurs tripes et boyaux au lac. Enfant fragile ? Oui, sûrement, mais c’est la première fois pour moi que je vois un mort. Je n’ai jamais combattu et ne me suis jamais approchée un champ de bataille, comment aurais je pu être préparée à ça ? La seule tête de cadavre qu’il m’ait déjà été donnée de voir était celle de Deth, lorsqu’il s’est réveillé après que je l’ai assommé avec une poêle. Je souris à ce souvenir et y puise la force de m’approcher. Vomito qui devient ma force ? On aura vraiment tout vu ! Je monte sur la grève et prends mon courage à deux mains pour chercher l’éclat d’une gemme -car non, je n’ai pas oublié pourquoi je suis là et que je n’ai pas l’intention de remonter les mains vides-. Je ne vois rien au sol et, alors que mon regard s’élève pour aller chercher sur les murs, je tombe de nouveau sur un cadavre. Celui là est assit dans une position neutre et avant que j’ai pu me détacher de cette vision, je remarque ses mains : il les tient devant lui, comme s’il priait. Ou comme s’il tenait quelque chose de très précieux. Je sursaute : je vais devoir m’approcher du cadavre ?! Mon estomac se secoue à cette pensée mais je ne vomi pas cette fois. Je me contente d’approcher à pas très, vraiment très précautionneux, prête à déguerpir au moindre geste de la part du mort. Contre toute attente, le squelette ne bouge pas et je peux donc me pencher pour voir ce qu’il tient ainsi.

La gemme ! Elle est là, au creux de ses mains, en équilibre sur les os décharnés de ses doigts. Cette vision me révulse et je dois détourner le regard un instant. J’aurais dû m’y attendre pourtant ! Qu’est ce qu’il pourrait tenir d’autre avec autant d’attention dans une caverne où il n’y a rien, au fond d’un lac qui est lui même au milieu de nulle part. Je me concentre sur ma respiration. Il faut que je respire. Il faut que je me calme. Et surtout, il faut que je récupère la perle. Je me retourne pour regarder à nouveau ce petit bijou qui est la raison de toute cette agitation. Elle n’est même pas belle, ce qui me déçoit profondément. Elle est parfaitement ronde et tout simplement translucide, vaguement grisatre. Ce caillou est aussi morose et lugubre que cet endroit. En chassant de mon esprit les questions sur la raison de la mort des personnes ici présentes, je tends ma main vers la gemme pour la saisir. Après mille précautions pour ne pas toucher le squelette mais seulement la gemme, je la tiens fermement dans ma main.


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Mar 21 Fév 2017 - 11:02



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 900 mots

Il fait noir.
Vraiment, vraiment très noir.

Tout est noir autour de moi, et mes yeux n’arrivent pas à s’accoutumer à l’obscurité. Peut être parce qu’elle est complète ? Je me tourne autour de moi mais les ténèbres s’étendent de tous les côtés. Où suis je ? A défaut de pouvoir utiliser mes yeux, je tends l’oreille. J’ai cinq sens, il faut bien qu’ils servent, n’est ce pas ? Sauf que je n’entends rien, pas un bruit extérieur, sauf le glouglou temporaire de mon estomac qui se soulève. Je pourrais peut être entendre la salive qui coule dans ma gorge tant le silence est absolu mais ma gorge est aussi sèche que si elle était remplie de sable. Je n’ai jamais essayé mais je suis certaine que c’est fort désagréable. Le silence est oppressant, bien plus que l’absence de vision.

Mais où suis je ? Je ne peux pas le voir, je ne peux pas l’entendre mais peut être pourrais je le deviner ? A l’aide de mes mains peut être ? Mes doigts descendent vers le bas et explore le sol sur lequel je suis assise. Seule l’une de mes mains est descendue, l’autre est pressée contre ma poitrine. Je suppose que c’est un réflexe pour garder mon cœur dans ma cage thoracique. Je ne suis pas sûre que cela soit utile mais il cogne si fort dans ma poitrine que je crois qu’il pourrait la défoncer pour s’envoler. Je le comprends, si je le pouvais, moi aussi je m’envolerai loin d’ici. Mais il semblerait que je sois prisonnière. Mes doigts tâtonnent autour de moi. Le sol est dur et froid, comme la pierre. J’y sens des milliers de petites aspérités coupantes qui me griffent et me blessent à chaque mouvement. Je persiste quelques instants à chercher autour de moi mais il n’y a rien. Rien du tout. Je suis seule.

Mon cœur se serre lorsque je prends conscience de ça. Je suis seule. Perdue, prisonnière. Je vais mourir ici, loin de tout, loin de tout le monde. Où suis je ? Et si je ne le sais pas moi même, comment mes proches pourraient ils savoir où chercher ? C’est fini alors ? Je vais mourir ici,  prisonnière des ténèbres et du silence, sans jamais revoir ma famille, le soleil et l’océan. Je sanglote. Mes émotions sont si puissantes que j’ai l’impression que mon corps va se déchirer pour toutes les laisser sortir en même temps. Je suis certaine que cela serait un soulagement immense mais il ne m’est pas permis. Toute ma tristesse, ma colère, ma haine et ma peur restent là, coincées, me faisant suffoquer. J’aimerai hurler pour les faire jaillir hors de mon corps mais mon corps tétanisé refuse d’ouvrir la bouche et de vider mes poumons. « A l’aide … » Mon appel n’est qu’un murmure, personne ne risque de l’entendre ! « Y a t il quelqu’un ?! » C’est encore pire, ma voix est de plus en plus faible, je manque d’air …

Vais je mourir ici ? Je crois bien que oui. Alors que mes poumons se vident sans pouvoir se remplir, mes larmes se mettent enfin à couler. Mais ce n’est pas un soulagement, malheureusement, seulement la manifestation de ma prise de conscience. Je vais mourir. Je n’en ai pas envie … J’ai tellement de choses à faire, tellement de gens à rencontrer ! Je ne veux pas finir cette histoire seule, perdue au milieu de nulle part. Mais, alors que je tente de reprendre mon souffle pour appeler à l’aide, je m’effondre sur le sol. Pourquoi est ce que je meurs si vite ? Pourquoi n’ai je pas le temps de dire au revoir ? Je tente de regarder autour de moi mais il fait toujours aussi noir. Je ne vais pas survivre longtemps, ma solitude m’étouffe et me tue. Si seulement il y avait quelqu’un … Mes bras se détendent et tombent contre la dalle de pierre comme des poupées de chiffons. Alors qu’ils terminent leur course avec un bruit mou, ma main, celle que je tenais contre mon cœur, s’ouvre. Une petite perle en sort et tombe sur le sol avec un tintement cristallin.

[…]

Je me redresse en sursaut et regarde autour de moi. Je suis dans la caverne souterraine, celle sous le Lac sans peur. Je tressaillis au souvenir de mon rêve. Quel horrible cauchemar. Je devais être vraiment fatiguée pour réussir à m’endormir dans un endroit si morbide. Je regarde autour de moi et aperçois les squelettes. Je n’ai jamais été aussi contente de les voir ! Je ne suis pas seule. Je ne suis pas seule et le vieillard sait que je suis ici. Si je ne remonte pas, il enverra du monde me chercher n’est ce pas ? Je n’ose pas m’attarder sur cette question, pas certaine de vouloir la réponse.

Mon corps est trempé de transpiration et je tremble lorsqu’un courant d’air frais agite l’air de la grotte. De l’air frais, c’est qu’il y a une sortie quelque part ! Je souris, j’y suis presque ! Il faut seulement que je récupère la perle et que je suive le courant d’air. Je regarde autour de moi. La lumière des perles montre un tunnel derrière moi, celui par lequel je suis arrivée probablement. La sortie doit être autre part. Désireuse de ne pas m’attarder ici, je cherche autour de moi. Plusieurs gemmes sont regroupées dans une aspérités, sûrement amenées là par la pente, non loin d'ici. Parmi elles, l'une semble ternie, je me demande pourquoi. J'en choisi donc une brillante, tends ma main vers elle et m’en saisis.


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Dernière édition par Winter C. Eliwën le Ven 2 Juin 2017 - 10:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Mer 22 Fév 2017 - 11:25



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 1400 mots

« Non Winter, tu n’es plus des notres désormais. » Ils me fixent avec un air neutre plus terrifiant encore que s’ils m’avaient assassiné du regard. C’est mon père qui a parlé, ce qui rend la trahison d’autant plus grande, d’autant plus douloureuse. Nous étions si proches ! C’est lui qui m’a élevé, pourquoi me repousser à présent ?

« Quoi ? Mais comment ça ? » Je ne comprends rien. Pourquoi je ne serai plus de la famille ? Pourquoi me renieraient ils ainsi d’un coup ? Ai je fais quelque chose de mal ? Si c’est le cas, je ne m’en souviens pas … Je n’ai pas toujours agit dans le respect des lois mais je n’ai jamais cherché à causer le mal. Disons que je respectais les principes moraux plus que des principes légaux : voler le riche mais pas le pauvre, l’infirme ou le nécessiteux ; ne pas tuer, bien que ce soit légal aussi …

« Tu n’es plus une héléo, tu es une humaine maintenant. » Comment ça ? Comment ai je pu changer de race ainsi ? Je suis née héléo, je me suis battue pour les droits et la reconnaissance du peuple des Mers de Glace ! Comment peuvent ils me rejeter ainsi ? « Tu ne peux plus retourner en mer, tu te noierais. Peut être que nous nous recroiserons un jour sur les Terres des Humains. » Mais je ne veux pas rester là ! Je veux revoir l’océan, les poissons, mon œuf ! Il va éclore sans moi ? Mais je voudrais tant voir ce qui se cache à l’intérieur … Qui s’en occupera ?  

« Je ne comprends pas ! Qu’ai je fait ? Papa ! Maman ?! Qu’ai je fait de mal ? » Je les regarde à tour de rôle. Mes parents, mes amis d’enfance, nos amis proches comme les Talelviëns. Et derrière, le Dragon de mon père me fixe avec un air féroce, comme s’il menaçait de me dévorer au moindre pas de travers, au moindre mouvement brusque, à la moindre tentative d’échapper à ce jugement injuste.

« Tu ne peux plus te transformer Winter. Comment peux tu encore affirmer que tu es une héléo si tu n’as plus la possibilité de revenir en mer ? Un héléo vit dans l’océan, pas avec les humains. » Leur regard s’est encore assombri. Comment est ce possible ? Comment se fait il qu’ils soient au courant et moi non ? J’avais entendu dire qu’un héléo ne pouvait plus retrouver sa forme subaquatique s’il n’allait pas dans l’océan pendant un an mais j’y ai toujours fait attention !

« Oh … » J’aurais donc fait une erreur de parcours ? Je me serai trompée dans le comptage des jours, dans la date de mon dernier passage en mer ? Cela ne fait pourtant pas si longtemps, si ? Si seulement je pouvais vérifier leurs dires !

« Tu as fait ton choix, Winter. » Non ! Non ce n’était pas mon choix ! Je tente de retenir mes larmes, par fierté, mais ma tristesse est plus grande que ma volonté. Elles coulent par torrent sur mes joues puis se transforment en petits cristaux en traversant l’air froid de la banquise et finissent par tomber sur la glace avec un tintement délicat. Je voudrais trouver les mots pour leur expliquer mais mon chagrin est si grand que rien ne sort. Ma bouche est déformée par une grimace de douleur qui m’empêche de crier. Seul un gémissement de souris en sort.

« Je ne voulais pas … Je suis une héléo ! » J’ai rassemblé mes forces pour tenter de m’exprimer clairement, de me faire entendre, mais je crains que cela ne fonctionne pas. Aucun d’entre eux ne fait attention à ce que je viens de dire, comme s’ils ne m’avaient pas entendu. Peut être que je n’ai tout simplement pas parler assez fort ? Peut être aussi qu’ils ne veulent pas m’entendre me justifier et m’expliquer ? Ils se comportent comme s’ils avaient enfin l’occasion de me jeter hors du bateau et qu’ils ne voulaient pas la laisser passer. Comme s’ils attendaient cela depuis longtemps et qu’ils étaient ravis d’avoir enfin des arguments solides pour me jeter sans que je puisse revenir.

« Peut être le savais tu dès le début que tu allais finir comme ça. Cela explique pourquoi tu n’as jamais prié Eliosa. » Cette accusation est comme une claque sur ma joue. Brûlante malgré le froid mordant, douloureuse comme leur trahison. Le pire dans cette histoire est que je ne peux pas le réfuter. Je n’ai jamais prié la Déesse des Océans, Mère des Héléos. Pourquoi ? Parce que tout le monde la priait déjà et que je ne voulais pas me fondre dans le moule ? Parce que je sais que ce n’est pas elle notre créatrice mais la Déesse Mère ? Eliosa a eu simplement pitié de nous lorsque nous étions abandonné des Dieux. Nous devrions la remercier de nous avoir considéré comme des créatures faibles qui avaient besoin de la présence d’une entité supérieure pour survivre. Je crois que c’est pour cela que je n’ai jamais eut la moindre considération pour la Déesse de l’Eau. Je baisse les yeux et regarde mes mains. J’ai préféré croire en Worgen, maître du froid, de l’hiver, des montagnes, de la glace. Je trouvais cela pertinent pour une Héléo de Glace. Après tout, j’ai la Vérité de Worgen, pas celle d’Eliosa. Si j’avais su que cela me vaudrait d’être rejetée ainsi !

Lorsque je relève les yeux, je suis seule. Ils sont partis, ils ont disparu. Je suis seule, sur la banquise, au milieu d’un peuple qui n’est plus le mien. Oh ! Je ne suis qu’à quelques centaines de kilomètres du rivage où m’attend le peuple qui est censé être le mien désormais. Arriverai je à nager dans ces eaux froides et tumultueuses ? Il n’y a qu’un moyen de le savoir. Je plonge et me retrouve ballotée à bâbord et à tribord au gré des vagues. Ma forme d’héléo ne fait pas son apparition, ils avaient raison … Je tente de reprendre ma respiration mais je ne fais que boire la tasse. Quelle sensation horrible ! L’eau s’engouffre dans mes poumons et menace de m’étouffer. Mon corps tente de m’indiquer qu’il faut que je la recrache mais je sais que si j’ouvre la bouche je réussirai seulement à me noyer un peu plus. Le sel brûle ma trachée et mes bronches. Mon corps est parcouru de spasmes, mes jambes et mes bras s’agitent pour essayer de me garder en vie. Ma main s’ouvre pour chasser l’eau du plat de la main. Une petite perle tombe au fond de l’océan …

[…]

Je suffoque, tousse, mais plus rien ne m’empêche de respirer. Je mets quelques secondes à retrouver une respiration normale. Un coup d’œil autour de moi m’apprend que je suis toujours dans la grotte. Celle sous le Lac sans Peur sans doute. Je suis allongée sur le sol mais, cette fois, je suis certaine de ne pas m’être endormie. Que m’est il arrivé ? Pourquoi ces cauchemars, ces visions ? Je m’assois pour reprendre mon souffle et mon regard tombe sur la gemme. J’ai fait tout ce chemin pour venir chercher un caillou qui donne des hallucinations d’horreur ? Je me demande ce qui m’a pris d’accepter d’y aller ! Et dire que le vieil homme ne m’a pas prévenu du danger ! Ou alors je ne m’en souviens pas ? Aucune idée … Comment ramener une perle que je ne peux pas toucher ? Je cherche autour de moi mais ne vois rien dans quoi je pourrais l’envelopper. Je n’ai sur moi que mes habits héléos mais il est hors de question que je les déchire.

Après un instant de réflexion, je me lève et cherche la gemme. Je l'aperçois au sol, sans éclat, comme la fois précédente. Ces pierres précieuses ne pourrait donc ne faire du mal qu'une seule fois ? Laquelle vaut il mieux ramener au vieil homme ? Je cherche des yeux le creux que j'avais trouvé tout à l'heure, dans lequel plusieurs cailloux s'était retrouvé coincé. Lorsque je le trouve enfin, je me penche et attrape avec le bas de ma robe l'un de celles qui brillent encore de mille feux. Je me redresse, mon trésor dans les mains Oui, on voit ma culotte, et alors ? De toute façon, il n’y a ici que des cadavres.


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Mer 22 Fév 2017 - 11:27



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 900 mots

Il ne me reste plus qu’un point (relativement important) à régler désormais : trouver la sortie. Pour avoir exploré la grotte du regard minutieusement, je crois pouvoir dire qu’elle ne se situe pas au niveau de la partie « Lac ». Sauf si elle se trouve sous l’eau, partie que je n’ai pas encore fouillée. J’essaie de réfléchir, pourquoi tous les cadavres sont ils rassemblés au même endroit ? Ah, peut être parce que les gemmes sont là et que ce sont elles qui les ont tué ? Quelle mort horrible tout de même ! Mourir de peur … Au fond du Lac sans Peur. Quelle ironie ! Celui qui a donné son nom à ce lieu avait vraiment un sens de l’humour douteux ! Mais cela me fait penser : pour que cette personne soit au courant que ce sont les hallucinations terrifiantes que nous injecte la pierre qui nous empêchent de remonter, c’est que quelqu’un est déjà remonté avant moi ! Je souris, la sortie est quelque part par ici et si d’autres avant moi ont réussi à la trouver, il n’y a pas de raison que je ne la trouve pas.

J’explore la paroi du regard, sautant pudiquement la partie « squelette ». Sur la plage rocheuse ou au niveau de l’eau, rien n’est visible d’ici. Et si je loupais bêtement la sortie car elle se situe derrière les squelettes ? Je prends mon courage à deux mains et retiens mon souffle. Pourquoi faire ? Aucune idée ! Mais c’est mieux ainsi. Je m’approche d’eux d’aussi près que j’en suis capable et marche doucement en observant le mur rocheux avec attention. Mais pas de trace de la sortie par ici.

Bien sûr, il reste la possibilité qu’elle soit sous l’eau mais comment savoir ? Il fait doit y faire si noir ! Je jette un coup d’œil au plafond. Les perles scintillantes suffiront elles à m’éclairer sous l’eau ? De toute façon, il n’y a qu’une seule façon de le savoir. Je plonge et ouvre les yeux. Berk, ce lac est crasseux, nous sommes ici bien loin de la pureté de l’océan. Je fais le tour de la grotte, tâtonnant avec application la roche sur toute sa hauteur. Heureusement que j’ai l’option souffle illimité ! J’aurais été bien embêtée sans. Alors que j’arrive proche de l’endroit par où j’ai été expulsée dans la caverne (je sais que c’est ici à cause du courant fort qui m’empêche presque d’avancer), je sens un trou dans la paroi. La sortie ? A priori, là encore il n’y a qu’un moyen de le savoir ! Je me faufile dans le trou en m’aidant de mes mains et disparais progressivement à l’intérieur.

Le boyau est long, étroit et sinueux. Je me réjouis de ne pas être claustrophobe, consciente que cela serait vachement plus compliqué de nager dans cet espace confiné avec une phobie de cet acabit. Je ne sais pas si je nage ou si je rampe d’ailleurs, disons que cela dépend des fois ! Je me demande combien de temps il me faut pour atteindre le bout de ce tunnel. Une demie heure ? Une heure ? Peut être même plus. Mais je sais que j’arrive à destination : un peu plus haut, au dessus de ma tête, j’aperçois le ciel rendu lumineux par l’aube grise.

Après un dernier effort, je sors de l’eau avec soulagement. Je crois que mon calvaire est terminé. Un sourire s’épanouit sur mon visage alors que j’aperçois la beauté de l’aurore : les nuages roses s’accrochent aux pics des montagnes et s’étirent doucement, au gré du vent je suppose. Le spectacle est grandiose. Je détache mes yeux du ciel pour reporter mon attention sur la rive. Il est temps de sortir de là ! Je me propulse vers la terre ferme et porte ma main devant moi. La gemme est à l’intérieur, protégée par le tissu héléo. Autour d’elle, mes jointures ont blanchies, à force de la serrer, de peur de la laisser échapper.

Il me reste une toute dernière chose à faire avant de pouvoir prendre le large : récupérer mes affaires chez le vieil homme. Mais je crois que cela sera la partie facile de l’histoire. De toute façon, je ne vois pas comment un vieux rabougri pourrait me causer des ennuis. A moins que … Il est possible qu’il réclame la pierre n’est ce pas ? Vais je lui donner ? Je n’ai pas envie de m’être battue pour quelqu’un d’autre mais qu’est ce que je pourrais bien en faire ? La faire monter sur des gants ou une bague et la coller à mes ennemis pour les achever ? Un peu bancal comme plan ! Non, je crois que le mieux serait d’attendre de voir ce que le vieux a à m’offrir en échange. Peut être que cela vaut la peine de m’en séparer. Je rejoins donc la petite maisonnée, encore toute dégoulinante, et toque à la porte. Je ne suis pas sûre qu’il sera réveillé puisque l’aube pointe à peine mais ce n’est pas grave. S’il ne l’est pas, j’attendrais patiemment en admirant la palette de couleur du ciel, qui ne cesse de changer. Il n’est plus rose désormais, il est jaune et gris. Moins flash, moins pimpant, mais tout aussi harmonieux, délicat … Je crois que je commence à sentir en moi l’âme d’un poète !


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Mer 29 Mar 2017 - 21:08

Le vieillard vous ouvre, plus rapidement que ce que vous l'aviez imaginé. Il était réveillé, mais pas depuis bien longtemps au vu de son air encore fatigué. Néanmoins, il a l'air soulagé.

« Je me demandais où tu étais passée ! J'ai cru que tu étais partie en laissant tes affaires... Mais qu'est-ce que ... ? »

Le vieil homme semble avoir remarqué la sphère recouverte de tissu avant que vous ne la lui montrez. Il s'approche doucement, comme si vous déteniez un enfant fragile auquel il faut faire attention.

« Je peux .. ? » vous demande-t'il.

Il n'attend pas vraiment votre autorisation pour relever un bout de tissu, dévoilant la gemme qu'il convoitait tant.

« Où est-ce que tu l'as trouvé ? Non attend... Comment es-tu allée dans le lac ? J'avais enfin fini le scaphandre et il est toujours dans la cabane... Oh, mais serais-tu une Héléo ? »

Il est peut-être vieux, mais il n'a pas perdu toutes ses capacités cérébrales !

« Je ne t'avais même pas tout raconté à son sujet, comment as-tu pu avoir l'idée d'y aller ? »

Si ses propos ont l'air de vous réprimander, il est plutôt impressionné par ce que vous avez réalisé. Il connait par cœur toutes les légendes qui tournent autour de ce lac. Il les as étudié, il a décidé de vivre à côté de son sujet d'étude pour récupérer la gemme que vous tenez dans la paume de votre main...



le destin vous guidera toujours, le fuir ne sert à rien car il vous suivra jusqu'au bout du monde

Merci d'envoyer un mp au compte de Deth, vous aurez une réponse plus rapidement
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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur Jeu 30 Mar 2017 - 10:34



[Quête] Terrasser votre peur
Winter - 500 mots

Le vieillard enchaîne les questions, les reproches et les yeux ébahis et les haussements de sourcils, son visage se transformant soudain en la scène d’une danse endiablée et vertigineuse. Il parle tant et de façon si aléatoire que je n’ose pas l’interrompre et ne prononce pas un mot. Je crois que j’ai bien fait car il continue de monopoliser la parole en un long monologue sans queue ni tête. Etonnement, joie, colère, incompréhension, les émotions se succèdent sur son visage à une vitesse effarante. Va t il cesser à un moment de jacasser ainsi ? Cependant, au milieu de toutes ces variables, une reste constante : ses yeux n’ont pas quitté la gemme depuis qu’il a ouvert la porte. Il la dévore comme il admirerait une femme belle comme le jour. Soudain, tout se fige. Ses yeux n’ont toujours pas quitté la perle mais le flot de paroles et la cascade d’émotions semblent s’être taris.

Comment faire désormais pour répondre à toutes ses interrogations ? Je veux bien tenter d’y répondre une à une mais je ne suis pas sûre d’y réussir. « J’ai eu l’idée d’y aller car vous m’en aviez parlé. » Je lui tends la gemme, toujours enveloppée dans le bas de ma robe. Il va lui falloir un autre tissu pour l’emporter car je ne lui laisserai pas ma tenue mais je pense qu’il est assez renseigné sur ce fichu lac pour le savoir. « Oui, vous pouvez la prendre, je ne suis pas sûre d’en avoir quelque chose à faire de toute façon. » En vérité, je suis plutôt contente de voir cet objet de malheur s’éloigner de moi. Cette gemme est très puissante et je ne suis pas pressée d’avoir à nouveau à expérimenter sa terrible Vérité. « Et pour le scaphandre … Je ne suis désolée mais étant effectivement une Héléo je n’en avais pas besoin. Je crois qu’il m’aurait handicapé plus qu’autre chose. »

J’ai hâte de partir d’ici. Je ne sais pas si je vais continuer de me diriger vers les montagnes ou faire demi-tour mais en tout cas je ne souhaite pas trainer dans les parages, la nature y est bien trop agressive. Cependant, il va me falloir prendre mon mal en patience, j’en ai bien peur : mes affaires sont à l’intérieur de la cabane et j’ai comme l’impression que le petit vieux a encore des choses à dire. Je le jauge, il n’a pas l’air méchant, juste rendu un peu bourru par la vie loin de la civilisation. Depuis combien de temps n’a t il pas croisé quelqu’un avec qui discuter ? Et surtout, depuis combien de temps attend il cette gemme ? Je pense aux cadavres au fond du lac : cet homme n’est pas bourru, je pense plutôt qu’il est fou. Il a envoyé des pauvres gens à la mort pour un caillou … Je retiens un soupir, il faut absolument que je récupère mon sac sans fond et que je parte loin d’ici.


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MessageSujet: Re: Quête | Terrasser votre peur

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Quête | Terrasser votre peur

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