AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

De ceux qui signent avec le Démon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


Invité
Invité

MessageSujet: De ceux qui signent avec le Démon Dim 9 Oct 2016 - 0:30


De ceux qui signent avec le Démon
PV Nathaniel de Sombresang - 8 Nehaïah 1248


Le ciel matinal était à l'image de l'humeur de la dragonnière. Gris et pluvieux. La main glaciale de la pluie prenait possession de tout ce qui passait à sa portée, et Exodie n'y faisait pas exception. Elle soupira pour la soixante-troisième fois en moins d'une dizaine de minutes, comme si cela pouvait la téléporter dans un lieu lointain. Et ensoleillé, tant qu'à faire. Malheureusement, la Vérité de vision du futur de la guerrière ne lui permettait pas de telles prouesses. Tout au plus, elle lui indiquait que si elle ne se décidait pas à enfin solliciter l'hôte du domaine, elle finirait avec une pneumonie. Peut-ont mourir d'une pneumonie ? Exodie ne souhaitait pas tellement vérifier son interrogation impromptue. Si elle avait résisté au caractère sulfureux de sa mère pendant vingt-six longues -très longues- années, ce n'était pas pour mourir maintenant, encore moins d'une façon aussi ridicule. Résolue, la jeune femme gravit les marches qui la séparaient de l'immense porte ouvrant l'accès au domaine Sombresang. Cela faisait des années qu'elle n'avait pas pénétrée en ces lieux. Et c'était la première fois qu'elle le faisait seule. Quelle ironie.

Nouveau soupir. Soixante-quatre.

Exodie s'approcha finalement de la porte qu'elle se rappelait être celle par laquelle on faisait entrer les invités. Combien d'années cela faisait-il ? « Cinq ans. Les gens changent en cinq ans, non ? ». La jeune femme ne se sentait pas changée. D'un autre côté, tout ce qu'elle avait eu à affronter, c'était l'obsession de sa génitrice pour trouver un bon parti à sa fille -ce qui est tout à fait terrifiant, je vous l'accorde. Mais, aussi effroyable que fut sa mère, c'était incomparable par rapport au meurtre d'une famille entière.

Soupir. Soixante-cinq.

Quelques images extérieures interrompirent ses pensées. Seregon s'inquiétait. Quoi de plus normal, après tout ? Elle lui avait promis la grande Aventure, celle avec la majuscule, et à peine une semaine plus tard, elle était de retour à Arnlo. Elle n'avait pas le choix, notons le. Le soucis, lorsqu'on agit en véritable asociale doublée d'une aristocrate mal léchée, c'était que vous n'aviez personne de confiance dans votre entourage. Pour vous cacher par exemple. A vrai dire, l'hôte qu'elle s’apprêtait à supplier -façon de parler bien sûr- ne faisait pas parti non plus de cette fameuse catégorie des gens de confiance. Mais il était différent. Ou en tout cas, c'était le cas. Il y a cinq ans. « A quel point quelqu'un peut changer en cinq ans ? » se demanda-t-elle une fois de plus. En tout cas, ça ne lui ressemblait pas de tergiverser de la sorte. Pour sa défense, Exodie n'aimait pas dépendre des autres. Mais d'un autre côté, à présent qu'elle avait un dragon de huit mètres de long à sa charge, elle ne pouvait plus se permettre de faire l'égoïste.

Soixante-six.

Prenant son courage à deux mains, la dragonnière se saisit d'un heurtoir finement ouvragé et frappa à l'immense porte. Le bruit résonna pendant de longues secondes. Quelques minutes s'écoulèrent, tandis qu'elle réfléchissait à ce qu'elle allait bien pouvoir dire à son hôte. Quoique ce soit, ce serait avec politesse et respect, contrairement à ses habitudes. Après tout, elle était venue demander une faveur. Elle était en position de faiblesse -et croyez bien que ça la rendait malade de l'admettre. Se montrer humble était nécessaire.

Les minutes coulaient comme l'eau de pluie sur ses épaules. Exodie donna une nouvelle série de coups. Pas de réponse.

Soixante-sept.

─ Nathaniel Evan Sombresang ! s'égosilla-t-elle, ouvre cette porte tout de suite, j'ai un dragon et je n'hésiterais pas à m'en servir si nécessaire !

Autant pour la politesse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Noble

Messages : 69
Xp's : 173
Date d'inscription : 10/04/2016
Présentation : Passé du Duc
Carnet : Récit du Duc

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp:
MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon Mer 12 Oct 2016 - 11:39

Alors que mon sommeil se faisait plus doux que d'habitude, un réveil légèrement violent fit son entrée sur le devant de la scène alors qu'un de mes sbires venait me prévenir d'une chose bien facheuse ; Un groupe d'esclave contenant quelques soldats qui avait le luxe de bientôt servir de gros nobles lors de batailles entre gladiateurs avait réussi à s'échapper de leur geôle en massacrant quelques gardes sur le passage. D'habitude, je n'étais pas appeler pour ce genre de choses qui finissait par se gérer seul, mais étant donné que l'Escadron était en mission – occupés avec un petit contrebandier usant de mon nom – la seule personne pouvant remettre un peu d'ordre n'était autre que moi.
Le mauvais réveil me fit terrorisé le gamin qui était venu me prévenir ; Ce jeune rouquin était devenu bien pâle et avait les jambes qui tremblotaient – Après l'avoir renvoyer, je remarquais que la Lune était bien visible et que le ciel était bien sombre... On était encore loin du matin... Un soupire m'échappa tandis que je m'habillais, après avoir ordonné au gamin de m'attendre en bas ; Il était si terrifié qu'il n'avait pas bougé pendant toute mon évasion pensive.

Finalement habillé d'une de mes tenues sobres habituelles, je finissais d'attacher mes cheveux pour en faire une queue de cheval avant de partir retrouver la plupart des gardes restant ; Il ne me fallut qu'une trentaine de minutes à cheval pour arriver au lieu de rendez-vous... Une forêt non loin me faisait comprendre qu'on allait sûrement jouer à "cache-cache" avec ces minables esclaves. C'est à ce moment que choisi le monde pour m'envoyer une averse des plus vigoureuses ; Heureusement que ma cape était accompagnée d'une capuche, après l'avoir mis je dirigeais les gardes dans plusieurs directions à travers la forêt - Ne laissant que quelques mètres entre chacun pour éviter qu'un esclave puisse s'enfuir plus loin -
Après plusieurs heures, la plupart des esclaves avait été appréhendés tandis que d'autre avaient perdus la vie en se débattant bien trop. De retour dans la petite cabane qui ne ressemblait en rien à une simple demeure proche de la forêt tel un chalet de vacances ; Le sous-sol avait été aménager en une petite prison où se trouvait les esclaves de ce groupe – il y avait plusieurs lieux comme celui-ci dans les terres humaines... Après tout ; Pour avoir un Parlèm, il valait mieux être proche de leur lieu d'habitat, c'était pareil pour les autres races.  -

Lorsque tout les esclaves furent rattaché, l'affaire sembla classé pour l'un de mes hommes... Ce dernier fut bien surpris de se prendre un coup en pleine mâchoire ; Lors d'une rébellion de ce genre, il y a forcément un chef qui poussa les autres à l'acte – Il fallait alors couper la tête du serpent pour espérer que ce dernier ne se débatte pas à nouveau. Alors que je me promenais parmi ces misérables, l'un d'eux s'empressa de me foncer dessus malgré les chaînes qui l'empêcher de bouger – Il tenta de m'infliger un coup de tête dans l'espoir qu'en titubant je tomberai près de ses compères. Je m'adaptais alors à la situation et en bougeant à peine ma tête, son nez se brisa sur mon crâne et un sourire bien sadique apparût sur mon visage lorsque nos regards se croisèrent : J'avais trouvé le fameux chef rebelle.
J’ordonnais alors à deux gardes de lui enlever ses chaînes et de lui maintenir les bras ; Le chef de la rébellion se trouvait là, en plein milieu de ses valeureux soldats – Je pris la dague d'un garde et alla l'enfoncer dans la flan du rebelle pour lentement la passer de l'autre côté ; L’éventrant lentement par conséquent – Ses cris furent jouissifs tandis que le moral de ses subordonnés ne faisait que baisser à chaque supplication ; Il ne mourut pas sur le coup, il nagea dans son sang pendant plusieurs minutes en plein milieu de ses partisans avant de relâcher son dernier soupire : Là, l'affaire était classée.

La pluie n'avait pas fini de faire parler d'elle et le cheval commençait à ne plus pouvoir avancer tout en me portant sur son dos ; Dans une extrême et inconcevable compassion de ma part, je descendis de son dos et continuer le chemin à pied. Tandis que je me rapprochais du portail, je discernais plusieurs silhouettes bien trop proche de ma demeure, était-ce des curieux ? Mes pas furent légèrement plus rapide, tirant le cheval qui me suivait difficilement ; À porté de ces derniers je pouvais discerner une silhouette féminine et celle d'une créature, alors que ma voix allait prononcer quelques paroles la jeune femme commença alors à taper au portail en criant :

« ─ Nathaniel Evan Sombresang ! Ouvre cette porte tout de suite, j'ai un dragon et je n'hésiterais pas à m'en servir si nécessaire ! »

Ma première réaction fut de me rendre compte que c'était un des fameux « dragons » ; J'en avais lu beaucoup sur cette espèce, mais je n'avais encore jamais eu le privilège de rencontrer cette créature pourtant si intéressante et si redoutable. Après cela vint une réaction un peu plus adulte ; Cette femme connaissait mon nom – certes ce n'était pas si rare – mais malgré ça elle osait me menacer et me demandait d'ouvrir ma porte ? Quelle étrange créature. Le visage toujours engouffré sous ma capuche et la pluie commençant à bien trop imbiber mes affaires, je répondis après m'avoir raclé la gorge :

- J'ouvrirai bien la porte, mais il y a un gros dragon et une demoiselle bien colérique qui me gênent le passage. Disais-je un sourire moqueur au visage. De plus, pourquoi devrais-je vous laisser entrer dans ma demeure après de telles menaces ? D'un visage plus sérieux je rajoutais. Quel folie vous prends-t-il pour d'ailleurs osé m'insulter, moi, Le Duc Sombresang, chère Demoiselle ?"


Nathaniel E. Sombresang : #B7CA79
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon Jeu 13 Oct 2016 - 22:51

Seregon émit un léger grognement pour avertir sa dragonnière d'une présence étrangère. Dans un nouveau soupir, cette dernière se détourna du portail pour faire face au nouvel arrivant, qui traînant derrière lui un cheval semblant renâcler à la vue du dragon. L'instinct de survie, sans doute. La pluie faisait toujours signe de présence et l'épaisse capuche que portait son interlocuteur ne l'aida pas franchement à mettre un nom sur le personnage -bien qu'Exodie s'en douta un peu. Lorsqu'il prit la parole, le doute n'était plus possible. Bien évidemment, elle n'avait pas pensé à ce que son hôte puisse se trouver à l'extérieur du domaine (il était, après tout, terriblement tôt). Le point positif fut que sa présence effaça toute trace de l'irritation de la jeune femme.

J'ouvrirai bien la porte, mais il y a un gros dragon et une demoiselle bien colérique qui me gênent le passage. La guerrière plissa imperceptiblement les yeux en apercevant son sourire satisfait. On voyait bien que ce n'était pas lui qui avait attendu dans la pluie et le froid, en proie à d'infinies hésitations. La suite de ses propos lui fit lever les sourcils. ─ De plus, pourquoi devrais-je vous laisser entrer dans ma demeure après de telles menaces ? Quel folie vous prends-t-il pour d'ailleurs osé m'insulter, moi, Le Duc Sombresang, chère Demoiselle ? Le ton du cavalier s'était durcit. Si Exodie ne parvenait toujours pas à voir son visage, elle ne doutait pas qu'il abordait une expression méfiante. Seregon, quand à lui, semblait vouloir disparaître derrière son âme-liée, mal à l'aise. Il n'aimait pas cet homme. La jeune femme claqua la langue d'un air réprobateur, autant devant la crainte du dragon qu'envers le ton qu'avait employé son interlocuteur. Ce fut au tour de sa voix de s'élever, brusque, tandis qu'elle balayait ses propos d'un geste de la main.

Si j'avais voulu te blesser, tu serais déjà au courant. Ou dans l'autre monde, à toi de voir. En l'occurrence, c'était ta porte que je menaçais. Elle darda sur lui son regard d'un bleu intense, penchant légèrement la tête sur le côté tandis que le silence s'étirait. Se pourrait-il que tu ais oublié une de tes vieilles connaissances ? Le ton d'Exodie était devenu railleur et elle esquissa une parodie de révérence. La courtoisie aurait voulu qu'elle offre tout de même son nom (et qu'elle ne menace pas sa pauvre porte de la sorte, accessoirement), mais elle prit un malin plaisir à tester son interlocuteur. Elle avait toujours connu Nathaniel comme avide de contrôle, était-ce toujours le cas de cet homme qu'il était devenu ? Quelque chose lui murmurait qu'elle le saurait bien assez vite, pour le meilleur et pour le pire.

Elle se rappelait de l'adolescent qu'il avait été, et de l'enfant avant lui. Après tout, tous deux étaient issus de la haute société Parlèm, qui plus encore qu'exhiber ses onéreux vêtements adorait s'extasier dans des fêtes en l'honneur de tout -mais surtout de rien. C'était dans le cadre de l'une d'elle qu'elle avait croisé le chemin de ce mystérieux personnage qu'était Nathaniel. Ou plutôt son masque souriant, dégoulinant de bienséance et de politesse, qui avait eu tôt fait de le propulser en tête de la liste des gens de peu d'intérêt d'Exodie. Elle n'aurait pas pu plus se tromper. C'était par hasard qu'elle avait découvert l'envers de son masque parfait et brillant. Cela eut deux conséquences : le déplacer immédiatement de sa liste minable à celle des gens qu'il fallait garder à l’œil et, finalement, leur amitié -quoique discutable, étant donné qu'elle ne savait pas vraiment où commençait la sincérité du jeune homme et où s'arrêtait le mensonge. Elle appréciait penser, en égare à son ego, que cette dernière avait tout de même un fond de vérité, alors même que sa conscience lui murmurait qu'il n'hésiterait pas à se servir d'elle si l'occasion se présentait. Mais bon, n'était-elle pas venue elle aussi pour cette raison et parce qu'elle lui soupçonnait ce travers ?

Et après, tu oses espérer qu'il éprouve plus pour toi qu'une simple distraction intéressée ? souffla vicieusement sa conscience. La culpabilité serra rapidement son cœur. Exodie n'était pas l'amie la plus dévouée qu'il soit, c'est certain. Elle n'avait même pas osé s'enquérir auprès de Nathaniel lorsque la tragédie s'était abattue sur sa maison, un an après qu'ils eurent arrêté de se côtoyer -par sa faute, car elle avait décidé d'arrêter toute présence à ces exubérantes fêtes mondaines, après sa rencontrer avec Seregon. Et voilà qu'à présent qu'elle avait des problèmes, elle venait à lui, la queue entre les pattes et les oreilles basses. Elle se mordilla la lèvre avec agacement envers elle-même.

Si ma présence n'est pas tolérée, je laisserais tranquille ta pauvre porte et partirais sans demander mon reste, lança-t-elle finalement d'un ton qu'elle voulait neutre, tout en détournant le regard.

Au pire des cas, elle pourrait toujours devenir ermite dans une de ces forêts qui bordait la Plaine Isolée. N'est-ce pas une bonne situation, ermite, après tout ? Ou jongleuse. Elle était certaine que Seregon ferait grande impression dans le milieu du spectacle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Noble

Messages : 69
Xp's : 173
Date d'inscription : 10/04/2016
Présentation : Passé du Duc
Carnet : Récit du Duc

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp:
MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon Mar 18 Oct 2016 - 21:08


La réaction de l'inconnue prit son temps à arriver, mais la réaction de cette créature, le Dragon, ne tarda pas à se montrer. À peine, j'avais fini de parler que ce dernier se cacha derrière sa maîtresse, ceci ne put m'empêcher de montrer un léger sourire de satisfaction à l'égard de cette réaction bien généreuse. Un léger cliquetis venant de la jeune femme se fit entendre, à peine perceptible, vint ensuite sa voix qui dit :

« Si j'avais voulu te blesser, tu serais déjà au courant. Ou dans l'autre monde, à toi de voir. En l'occurrence, c'était ta porte que je menaçais. »

Face à ce genre de phrases, une seule réaction se présenta : Un sourire mêlant la moquerie et la provocation de passer à l'acte et une phrase bien provocante : « C'est amusant à entendre, presque terrifiant. »

Ses paroles suivantes furent bien moins joyeuses à entendre ; Elle se disait être une de mes vieilles connaissances... Hum... Son visage cachait par un déluge, mais pourtant légèrement révélé par le soleil levant... Non, il ne me disait rien.

C'est alors que je dû – poussé par ses paroles –  me lancer dans une réflexion à travers mes souvenirs pour retrouver l'identité de cette personne qui n'a pas jugé bon de clairement me stipuler son identité. J'aurais pu simplement lui demander... Mais si l'importance de cette femme est plus qu'elle ne laisse croire, oublier son identité est un préjudice bien trop important et bien trop fatiguant à réparer. Ma réflexion m'hypnotisa clairement me faisant oublier de lui répondre ; L'avais-je connu avant le massacre? … Je ne côtoyais quasiment que des nobles à cette époque et elle ne donnait aucunement l'impression de faire partie de la haute société... Son discours était bien plus digne d'un barbare vivant dans la forêt avec sa troupe de bandits. Donc c'était forcément après le massacre... Une femme guerrière... – Le dragon devait être nouveau vu que je n'avais jamais eu le plaisir de rencontrer ce genre de créature avant aujourd'hui ; Il m'avait d'ailleurs laisser une piètre impression en ayant peur si facilement -... Il y avait bien quelques femmes guerrières dans les gens que j'avais côtoyé ces dernières années, mais le visage de chacune d'elle m'était encore incruster en mémoire. Qui pouvais être cette femme ? Surtout qu'elle devait m'être bien proche pour me tutoyer de la sorte.

Ma réflexion fut couper par une nouvelle phrase de sa personne... Ce discours me fut bien plaisant.

La jeune demoiselle s'efforça de montrer une neutralité dans ses propos... Elle proposait de tout simplement repartir sans demander son reste et en plus en laissant tranquille ma porte, quelle meilleure fin pourrait-il y avoir ? Je passais outre mes minutes de réflexion et allait donc accepter sa, si généreuse, offre de partir... Mais je n'arrivais pas.

Sa fausse neutralité qui essayait de cacher les supplications de son cœur, son regard se détournant comme pour fuir la réalité de mon futur acquiescement... Sa détresse me séduit d'un coup ; Qu'est-ce qui pouvait être si terrible pour qu'une personne finisse au pas de ma porte, venant chercher l'aide d'une personne tel que Moi ? De plus, sa présence ne serait pas si néfaste, le dragon m’intéressai ainsi que le corps de sa maîtresse – Sûrement une vierge, si l'ennui me prenait je pourrais alors me nourrir de son sang... Je ne m'étais nourri que d'esclaves ou de personnes dont j'avais du m'occuper -
Cette demoiselle serait donc une nouvelle expérience ; Les atouts positifs de sa présence étaient bien supérieur à sa non-présence ; La pluie y était peut-être pour quelque chose, mais j'avais terriblement envie de rentrer et lui permettre de venir ne me gênait plus vraiment.

« Eh bien, Chère Demoiselle. Je soupirais avant de rajouter d'un ton semblant ennuyé. Vous vouliez rentrer, non ? Je rentre, vous n'avez qu'à me suivre. Vous en profiterez pour me dire votre nom, car être une vieille connaissance fait de vous une personne qui a dû bien changer vu votre âge... Je ne vous reconnais malheureusement pas. »

Aussitôt ma phrase finit, j'avançai vers mon portail avant de l'ouvrir ; Le cheval tira les rênes, en tirant légèrement dessus à mon tour, cela suffit à lui faire comprendre de qui il devrait vraiment avoir peur... Avoir peur de ce Dragon peureux plus que de moi ; La fatigue avait complètement déréglée ce cheval. Un domestique qui avait sûrement suivi la scène dès le moment où l'inconnue frappa à ma portail apparût ; Bon, je ne comptais pas le punir cette fois-ci... L'énergumène n'était peut-être pas si terrifiante, mais mes domestiques n'avaient aucunement l'âme d'un guerrier alors combattre le dragon n'aurait jamais fait partie de leur pensé. Il prit les rênes du cheval tandis que je continuais ma route jusque la porte avant de l'ouvrir et de commencer à enlever mes vêtements – cape/capuche ainsi que le reste des vêtements du haut avant de dénouer mes cheveux qui été attaché ; Je n'aimais pas vraiment les attacher, mais avec la pluie, etc... C'était une des seuls solutions à laquelle j'avais pu penser à mon réveil. -

J'avançais jusque dans une certaine salle commençant à être éclairé par le soleil à travers l'important vitrail couvrant le milieu du mur. Cette salle était assez grande et la grande table pouvant accueillir une trentaine de personnes ne faisait que le montrer très clairement ; Allant dans l'une des armoires, j'en sortais deux verres et une bouteille d'alcool fort avant de me poser dans l'un des sièges et de servir les deux verres pour ensuite dire :

« Alors, qu'as-tu à me dire ?  »


Nathaniel E. Sombresang : #B7CA79


Dernière édition par Nathaniel E. Sombresang le Dim 23 Oct 2016 - 20:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Invité
Invité

MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon Sam 22 Oct 2016 - 3:54

Son mutisme se révéla rapidement être insupportable. S'il voulait s'énerver et la renvoyer, qu'il le fasse une bonne fois pour toute et tant pis ! Son silence scrutateur la mettait au supplice, elle qui, bien malgré sa volonté, s'était mise en position de faiblesse. Les secondes s'étirant comme d'insidieux serpents, Exodie finit par tourner son regard sur son interlocuteur, irritée. Ses paroles acides s'étouffèrent avant même qu'elles ne puissent prendre forme dans son esprit. Était-il réellement en train de la reluquer ? Elle resta interdite devant cette constatation. Les yeux fixés sur elle, Nathaniel semblait plongé dans une intense réflexion, pesant sans aucun doute les intérêts qu'il aurait à tirer d'elle. Au final, il n'avait pas vraiment changé. Elle n'aimait pour autant pas être évaluée comme une marchandise et plissa une nouvelle fois les yeux d'agacement. Elle s'abstenu cependant de tout commentaire, qui serait bien mal avisé. Au final, n'était-ce pas ce qu'elle avait voulu ? Elle refusa de réfléchir à ce que signifiait la petite lueur d'intérêt qui s'était allumé dans le regard de son hôte. Ni même à ce dont il songeait faire d'elle. Exodie se racla la gorge, mal à l'aise, alors que son interlocuteur décida subitement de briser le silence.

« Eh bien, Chère Demoiselle. Vous vouliez rentrer, non ? Je rentre, vous n'avez qu'à me suivre. Vous en profiterez pour me dire votre nom, car être une vieille connaissance fait de vous une personne qui a dû bien changer vu votre âge... Je ne vous reconnais malheureusement pas. »

Il paraissait tellement indifférent. Exodie tombait des nues, hésitant entre afficher une mine vexée ou simplement lui mettre son poing dans la figure. Ainsi, il ne se souvenait pas d'elle ? Après tous ces instants de prétendue complicité partagés ? Elle l'avait bien reconnu elle, songea-t-elle, d'une mauvaise foi évidente. Bon, évidemment, elle s'était rendu sur son domaine et lui s'était présenté. En réalité, le déluge qui s'abattait sur eux n'aidait nullement à une observation plus approfondie. La dragonnière serra les dents. A quoi s'attendait-elle de toute façon ? Sans doute mieux valait l'indifférence que la haine et la rancune, non ? Alors que sa confiance lui soufflait qu'elle réagissait un peu excessivement, son visage garda une expression impassible et elle haussa les épaules, comme si cela ne faisait rien. Elle l'avait testé et il avait perdu. Pourrait-elle tirer parti de cela ? Elle verrait bien.

L'important dans tout cela, c'est qu'il avait accepté de la recevoir - c'était déjà ça de gagné. Elle le suivit maussadement, tandis qu'il ouvrait le portail, Seregon sur ses talons. Aussitôt, ce qui semblait être un domestique se présenta devant son maître, saisissant les rênes de son cheval. Exodie l’apostropha d'un regard assassin. Depuis tout ce temps, il était ici, et il n'avait même pas consenti à l'avertir que son seigneur n'était pas présent ? C'était officiel, elle était désormais furieuse et cela du brièvement se voir sur son visage, car le pauvre serviteur s'effaça avec une rapidité peu naturelle. Son dragon eut une petite succession de grognements rauques et le regard meurtrier de la guerrière se glissa sur lui. Voilà que même lui se mettait à se moquer d'elle ! Incroyable ! Seregon intercepta la pensée de son âme-liée et lui présenta sa longue série de crocs dans une parodie de sourire humain -quelque peu effrayant, soit dit en passant. La jeune femme soupira finalement, accablée.

Exodie emboîta la pas à son hôte jusqu'à la porte d'entrée. Là, elle se retourna et somma au dragon de l'attendre, par la pensée. Il n'approuvait pas du tout cette idée. La pluie ne le dérangeait point -après tout, il jouissait d'une carapace d'écailles naturelle et semblait parfaitement étanche ; mais voir sa dragonnière disparaître dans l'antre d'un parfait et effrayant inconnu l'angoissait quelque peu. L'irritation de la jeune femme s'atténua un peu tandis qu'elle le rassurait de quelques caresses mentales. Je n'en aurais pas pour longtemps. Et puis, s'il se passe quoique ce soit, tu n'auras qu'à défoncer la porte et abattre le mur. Après tout, je n'ai jamais dit que je ne mettrais pas ma menace à exécution, fit-elle comprendre au dragon non sans une certaine malice. Il ne semblait pas plus convaincu mais se roula en boule devant le bâtiment, le museau collé à la porte d'entrée. Un grondement sorti brièvement de sa gorge et raisonna dans l'air frais du matin. Exodie tapota distraitement le museau de son compagnon et s'engouffra à l'intérieur à son tour.

Elle observa son hôte se dévêtir, silencieuse, non sans un certain intérêt. Il était indéniable que les gens changeaient, en cinq ans, cela lui sautait désormais aux yeux. Et même toute la mauvaise foi du monde ne lui refusait pas d'admettre qu'il y avait peu de chance qu'elle eut reconnu le désormais duc autrement. Si elle lui avait toujours connu un côté athlétique grâce à sa bonne maîtrise de l'art de l'épée, sa carrure s'était faite plus forte, son visage semblait plus ferme. Il s'était indéniablement endurcit, même si Exodie ne doutait pas que jamais il ne fut l'enfant de chœur pour lequel il avait pourtant voulu se faire passer. S'extirpant de son observation muette, elle imita son hôte et se débarrassa de sa cape de voyage, qui cachait à merveille son armure légère. Elle avait abandonné ses précieuses pièces de plates, bien trop voyantes et bruyantes pour un voyage de ce genre, mais, par habitude, ne pouvait se contenter de voyager comme un simple paysan. C'était donc en soldat qu'elle était vêtue, ce qui lui procurait un certain confort et d'autant plus de confiance. Elle n'avait jamais été à l'aise dans les grandes robes chatoyantes que sa mère lui avait toujours forcé à porter. La liberté se savourait et elle passait par d'aussi insignifiants détails que ceux du choix de sa tenue.

Une fois de plus, Exodie suivit docilement son hôte. Elle observait avec curiosité les alentours qui attiraient quelques réminiscences à son esprit, vieux souvenirs qu'elle ne pensait plus posséder sur les lieux. Son regard s'attarda sur l'immense vitrail de la pièce où ils échouèrent finalement. La guerrière grimaça discrètement. Elle avait toujours trouvé l'ambiance de ces lieux particulièrement lugubre. La jeune femme chassa ces pensées d'un haussement d'épaule et s'installa finalement en compagnie de son interlocuteur, qui s'était procuré de quoi les désaltérer. Ni trop près, ni trop loin, gardant une distance respectable et -par habitude plus que par réelle méfiance, une latitude suffisante pour pouvoir dégainer de quoi se défendre si nécessaire ou battre en retraite. Les réflexes d'une éducation guerrière ne se perdent jamais vraiment.

« Alors, qu'as-tu à me dire ? »

Il était donc passé au tutoiement. Exodie saisit son verre d'une main, passant la seconde dans ses cheveux courts et désordonnés qui, elle le savait, lui donnait un air parfois un peu farouche. Alors qu'elle s’évertuait à chasser quelques mèches dissidentes de son visage, elle plongea finalement son regard aqueux dans celui de son interlocuteur, marron sombre et qui ne laissait rien filtrer. La jeune femme s'étonna une nouvelle fois de la dureté qu'il renvoyait. Avait-il toujours été de la sorte ? Elle ne parvenait pas à s'en souvenir. Elle porta finalement le verre à ses lèvres, appréciant de faire durer un suspens parfaitement dosé. Elle s'abstenu avec peine de faire la grimace après une gorgée de l'alcool qu'il avait servit. Aussi fort, de si bon matin. Elle reposa le verre, l'air de rien et croisa les bras sur sa poitrine, interceptant une nouvelle fois le regard de son hôte.

« Eh bien, il me semble que me présenter serait désormais la moindre des choses. Si mon visage ne te rappelle nul souvenir, peut être que le nom d'Exodie Arianell te les ravivera un peu ? »

Son ton était sarcastique et un sourire carnassier s'était lentement étiré sur ses lèvres -qui, soit dit en passant, brûlaient encore du passage de l'alcool. La jeune femme se fit la promesse mentale que, cette fois, s'il ne souvenait toujours pas d'elle, elle aurait grand plaisir à le lui rappeler en sortant sa hallebarde. Elle ne laissa cependant rien filtrer de son humeur et changea de position pour finalement s'appuyer sur ses coudes, l'air soudain grave.

« Tu dois te douter que je ne passe pas par ici pour une visite de courtoisie. Je cherche un endroit discret pour me faire oublier quelques temps. Ton manoir maudit me semblait tout indiqué, tu excuseras ma franchise. Exodie ne se sentait pas particulièrement coupable de préciser aussi durement ce fait. Après tout, elle n'était pas franchement connue pour sa subtilité verbale. Il va sans dire que cette faveur te sera rendue. »

La guerrière repoussa sa chaise et se leva, commençant à faire les cent pas distraitement. Une habitude qui trahissait malgré elle un certain malaise.

« Comme tu as pu le constater, je suis une dragonnière et même si Seregon n'aspire pas franchement au combat, je n'ai aucun doute sur ta capacité à nous trouver une utilité. Elle s'arrêta finalement et se tourna face à son hôte. Rends moi ce service et ma lame te sera fidèle, aussi longtemps que tu consentiras à nous aider. J'imagine que tu n'es pas sans savoir que j'entretiens un certain talent pour combattre. Le sang des Arianell coule dans mes veines après tout, même si ma... condition aurait voulu faire de moi quelqu'un de plus inoffensif. »  

Exodie ne cacha rien de l'amertume qui s'était finalement insinuée dans sa voix. Elle digérait toujours très mal de ne pas avoir pu trouver sa place dans la société des Parlèms pour la simple raison du mariage. Mais tout cela était désormais terminé et elle y veillerait. Son regard s'était fait déterminé et elle pensait chaque mot qu'elle avait prononcé. Si cet homme pouvait lui permettre de briser ce cercle vicieux ainsi que de continuer à danser sur les champs de bataille, peu lui importait de s’enchaîner finalement à lui. Les mains liées dans son dos dans une posture rappelant celle des soldats, elle scrutait son interlocuteur d'un regard neutre, dans lequel brillait néanmoins une insidieuse détresse. Elle avait livré son offre, tout reposait désormais sur sa décision. Sa vie et celle de son dragon. Car Exodie ne doutait nullement que si elle était retrouvée, la première chose qui serait faite serait d'abattre Serregon et il était hors de question de poursuivre sa vie sans lui. Elle le suivrait de près et non sans combattre. Quel gâchis.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Noble

Messages : 69
Xp's : 173
Date d'inscription : 10/04/2016
Présentation : Passé du Duc
Carnet : Récit du Duc

Feuille de personnage
Vie:
100/100  (100/100)
Prestige :
1/9  (1/9)
Disponibilité Rp:
MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon Lun 31 Oct 2016 - 20:16

Juste après lui avoir adressé ma question, je posais le verre contre mes lèvres et buvait légèrement le breuvage jusqu'au moment ou mon verre fut vide avant de reposer le verre et de m'en servir un autre tout en analysant la demoiselle. De son côté, elle jouait avec ses cheveux chassant des mèches rebelles cachant son visage ; Nathaniel avait connu beaucoup de femmes dans sa vie, que ce soit des nobles qui lui couraient après, les catins des bas-quartier qu'il vendait, les domestiques qu'il avait acheté, etc.. Pourtant, il s'étonna. Malgré le côté garçon manqué de la guerrière, elle possédait un visage féminin et d'une beauté qui pourrait faire pâlir certaines emmerdeuses qui ne pouvaient s'empêcher d'essayer de s'embellir – L'ironie de ce monde, je suppose -

C'est à ce moment que nos regards se croisèrent ; Le regard était une chose bien traître, à travers ce dernier l'on pouvait transpercer la personne et sonder son âme, le regard était forgé par notre passé, nos émotions présentes et notre volonté ; Sonder un regard permettait à la personne de vous connaître avec une intimité bien particulière qui lui permettait de pouvoir supposer quelle fut le degré de tristesse de votre vie, votre vitalité et tout ce qui vous compose. À travers le regard de cette femme, je pouvais voir de nombreuses choses – Une vie bien mal vécu, une liberté toute nouvelle, la peur et un léger désespoir... Le désespoir fut sûrement la cause qui la poussa à venir jusqu'à ma porte, je devais sûrement être son dernier choix et pour continuer à fuir elle avait besoin de moi. Une position étant bien confortable pour moi, mais mes propres pensaient été bien trop gênante, m'interrogeant toujours malgré moi sur son identité... Une vieille connaissance ? Qui pouvait-elle être ?

Tandis que je réfléchissais sur ce que son regard m'avait soufflé, la jeune femme avait goûter le breuvage qui laissa paraître un choc gustative qui me fit légèrement sourire ; Bien que guerrière, elle ne devait pas être de ces guerriers qui passaient plus leur temps dans une taverne à boire qu'à partir à l'aventure. La plupart des hommes que je côtoyais dans les bas-fond avait une descente d'alcool de mon niveau ou bien pire et pourtant, la plupart avait fini à terre avant moi ; L'habitude avait endigué au fur et à mesure de ma vie la possibilité de ivresse... Un mal que je combattais en buvant toujours plus. Mon débat sur ma capacité à assimiler l'alcool et ses causes fut interrompu par la voix de la guerrière qui était d'ailleurs en train de me fixer... Mon regard était plongé dans le sien et malgré ça, j'avais réussi à m'évader... Je manquais réellement de sommeil.

« Eh bien, il me semble que me présenter serait désormais la moindre des choses. Si mon visage ne te rappelle nul souvenir, peut être que le nom d'Exodie Arianell te les ravivera un peu ? »

Trois secondes... Trois secondes avant qu'une explosion dans mon cerveau fit irruption et retourna tout ma sérénité, je fus complètement décontenancé face à la déclaration de cette personne portant le fameux nom d'Exodie Arianell. Arianell, le nom d'une des familles guerrières appartenant à la noblesse d'Arnlo ; Mon comportement était donc mauvais depuis le début, ma nudité ainsi que mon langage détruisait mon rang tandis que mon attitude... Si j'avais ne serais-ce su que c'était une noble, j'aurais pu utiliser une potentiel perte de mémoire lié à ces événements faussement traumatique qui avait détruit ma famille. Mais ce qui me déconcerta le plus fut son prénom, puisant dans ma mémoire ce fut un éclat de lumière qui se produit lorsque je réalisais qui était-elle et un sourire apparût sur mon visage. Une vieille connaissance, certes personne n'était autre que la seule véritable ami que j'avais eu pendant mon enfance, la fausse noble ; La jeune lionne qui avait eu le privilège de connaître mon véritable visage à l'époque où ma famille été loué par le nom de mon père et que les demoiselles ne voyaient en moi qu'un magnifique prince tandis que leurs parent voyaient un parfait mari.

Je bu d'une seule traite le liquide qui réchauffa mon corps d'un seul coup et donna un coup terrible à mon foie déjà bien entamé, mais ceci me permit de reprendre mes esprits et de refréner mon enthousiasme, pourtant mon sourire ne fit que se réduire et ne disparu pas. *Rah la la, c'est Exodie !* pensais-je en me ressassant quelques souvenirs de notre passé commun. Les nuits que l'on avait passé sur le balcon appuyé contre la rambarde en regardant la lune et en se disant chacun à quel point les fêtes mondaines étaient nulles. Nous avions été pourtant séparé lorsque cette demoiselle arrêta de venir, ce qui m'attrista légèrement, tristesse qui se devait à l'ennui qu'elle avait réussi à chasser et qui revint alors au galop. La demoiselle avait bien changé, mais pourtant ce changement n'était pas si choquant ; Son tempérament guerrier et sa famille – sauf certaines personnes – prédisposait cette jeune fille a finir de la sorte ce qui était un réel plaisir de voir qu'elle n'avait pas fini comme ces pantins qui abandonnaient leur volonté pour faire ce qu'on veut d'eux.

« Je me souviens de toi. » disais-je d'un ton qui se voulait neutre.

« Tu dois te douter que je ne passe pas par ici pour une visite de courtoisie. Je cherche un endroit discret pour me faire oublier quelques temps. Ton manoir maudit me semblait tout indiqué, tu excuseras ma franchise. Il va sans dire que cette faveur te sera rendue. »

Ce fut à ce moment précis qu'arriva l'un des domestiques pour me fournir les vêtements que j'avais demandé, je m'étais alors une chemise en la laissant bien mariner face à mon attitude plus professionnelle que tout à l'heure. Il ne fallut pas attendre avant longtemps pour voir la jeune guerrière réagir face à l'attente de ma réponse, elle poussa sa chaise et commença à faire les cents pas... Elle n'avait pas changé sur ce genre de choses et ce n'était pas pour me déplaire, car cela avait toujours facilité les moments où j'avais voulu la manipuler ; Et comme à son habitude, elle abattit tout ces cartes essayant de faire pencher la balance vers une réponse positive... Ah la la, je comprenais bien son besoin d'être aidé – Si elle avait dû se débrouiller seul, elle aurait mal fini vu ces capacités de marchandage -

« Comme tu as pu le constater, je suis une dragonnière et même si Seregon n'aspire pas franchement au combat, je n'ai aucun doute sur ta capacité à nous trouver une utilité. Rends moi ce service et ma lame te sera fidèle, aussi longtemps que tu consentiras à nous aider. J'imagine que tu n'es pas sans savoir que j'entretiens un certain talent pour combattre. Le sang des Arianell coule dans mes veines après tout, même si ma... condition aurait voulu faire de moi quelqu'un de plus inoffensif. »

Elle se trouvait désormais face à moi, sans aucune défense et aucun moyen de faire pression sur ma décision... Une telle posture ne pouvait que faire plaisir à mes tendances de dominant, mais cela avait été quand même bien facile pour obtenir cette situation, il n'y avait aucun prestige face à cela. Je pouvais facilement marchander avec elle et obtenir plus, après tout la demoiselle était bien au pied du mur et son choix était fait par désespoir comme je l'avais deviné précédemment... Mais ces mots étaient honnêtes et sa détermination était sans faille me gênait, la plupart des mercenaires avaient l’appât du gain comme motivation, Gabriel me devait la vie tandis que le reste de l'Escadron avait été conditionné à obéir à leur maître... Une guerrière voulant servir avec une détermination et une honnêteté si flagrante sans être payé pour me servir, mais seulement pour être hébergé... Étrange situation, mais ma décision était prise.

« Tu sais, Miss Arianell, en plus d'être un noble, je suis un marchand. Il me serrait facile de vouloir t'extorquer plus que tu ne veux donner ou de réduire ce que tu demandes sans rien perdre de mon côté. disais-je avant de m'arrêter de parler pour servir un verre à la demoiselle ainsi qu'à moi avant de prendre une légère gorgée pour ensuite continuer. Prends ce verre et … fêtons notre accord ? J'accepte ce marché, en échange d'un toit, tu bosseras pour moi, ma chère Exodie. »

Je finissais ma phrase avec un grand sourire et en levant mon verre près à trinquer avec elle. Cela me faisait plaisir de revoir une personne qui avait été... comme ça avec moi. Avec une légère curiosité, je rajoutais :

« Mais au fait, sais-tu quel genre d'affaire je mène ? »


Nathaniel E. Sombresang : #B7CA79
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: De ceux qui signent avec le Démon

Revenir en haut Aller en bas

De ceux qui signent avec le Démon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Ceux Ki Sont Avec Frotsfall Ici!!!!
» "Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, afflige-toi avec les affligés." [Livre II - Terminé]
» Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses [Rochers maudits, Rang D, Qu'importe, Mine powa]
» Une aide est toujours apportée à ceux qui la demandent. Avec Caroline Sangster.
» Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Madelle :: Le Monde des Humains :: La plaine isolée :: Arnlo-