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L'étincelle de bravoure

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MessageSujet: L'étincelle de bravoure Dim 25 Sep 2016 - 23:32

L'étincelle de bravoure

avec Alicia Jelica le 3 Malier

Il n'a jamais pu détourner le regard lorsqu'une catastrophe était en train de se passer devant lui. Ce guerrier au torse recouvert d'étranges symboles fait partie de ces gens qui ne se voilent pas la face et préfèrent regarder l'horreur plutôt que de l'ignorer. Pour autant, il n'agit pas, il ne le peut pas, pas encore et puis il n'est pas là pour cela.

Se tenant en retrait, il attend et observe comme il l'a toujours fait. Personne ne remarque ce jeune lieutenant, mais lui regarde avec attention chaque personne qui se trouve réunie au milieu de la tour en pleine nuit.

Ceci est l'oeuvre des Arvèles, ils se sont emparés de torches à peine le soleil couché et ont commencé à aller déranger chaque Ancien qui se trouvait dans l'enceinte de la tour. Comme ils en avaient décidé la veille, ils les ont prié de sortir pour laisser les leurs rentrer et investir au mieux l'endroit. La plupart sortent en se contentant de cracher leur haine, mais la majorité semble assez censée pour ne pas faire éclater bataille interne. Le moral des troupes est déjà suffisamment tourmenté par le retour de ces hommes que l'on croyait morts.

Tout le monde est à cran et si les Anciens arrivent à se mesurer, les Arvèles quant à eux n'hésitent pas à jeter les affaires de leurs frères les Anciens lorsque ceux-ci sont trop lents ou refusent de bouger et les tentions montent de plus en plus.

On peut entendre très distinctement les provocations de Théon Algav, un Ancien d'une trentaine d'années au teint hâlé et la chevelure sombre, mais sa grand tante le dissuade d'en venir aux mains. Son instant de rage n'est pas pour ce soir, en cet instant, il semblerait que ce soit l'heure d'une autre personne et celle-ci semble fortement intéresser le dieu qui sort alors de l'ombre et se mêle aux quelques individus qui ont commencé à se rassembler autour de l'altercation.

Au milieu se trouve trois hommes, mais un seul intéresse le dieu. Il s'agit de l'Ancien à qui les deux autres Arvèles viennent de lui annoncer les changements d'affection comme ils ont dit. Adrien Odhes est une personne qui en tant normale est mesurée et ne se laisse pas emporter par ses émotions qu'il sait dissimuler quand cela lui chante, mais depuis l'annonce, plus rien n'est comme avant. Adrien comme tout ceux présents ici a les nerfs à vis.

Il est peut-être quelqu'un de tolérant et d'introverti, mais cette fois-ci il n'a pas pu rester à ne rien faire. Confiant en lui, il n'hésite pas à menacer les Arvèles d'utiliser sa Vérité pour retourner la tour contre eux s'ils insistent à lui demander de sortir. Le ferait-il réellement, peut-être pas, mais avec les voix qui ne cessent de s'amplifier et les injures qui fusent des deux côtés, ce n'est qu'une question de seconde avant que l'un d'eux envoie le premier coup.

Le guerrier continue à observer, il n'est pas tout à fait sûr d'avoir fait le bon choix et préfère attendre encore pour voir si la situation va dégénérer ou si les humains vont réussir à se calmer.

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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Sam 22 Oct 2016 - 2:58

Alicia Jelica



2 Malièr 1248

Les soubresauts provoqués par la marche rapide des chevaux l’empêchaient de fermer l’œil, de même que son angoisse intarissable. Alicia se sentait suffoquer dans ce chariot, devant trouver le repos entre deux caisses.

Non seulement elle n’était pas assez fine pour s’installer confortablement dans cet espace réduit, mais en plus, le bruit régulier des sabots tapotant contre le sol n’était pas favorable à son sommeil. Elle soupira expressément, puis se releva pour s’installer contre une caisse, résignée à l’idée de trouver du réconfort dans les bras de Morphée.

Elle sortit de sa botte une petite dague qu’elle commença à faire tournoyer entre ses mains.

Perdue dans ses pensées, la jeune femme ne remarqua même pas l’ombre qui se dessina de l’autre côté la toile ; une silhouette masculine tenant une torche dans sa main droite. Il pénétra dans le chariot, faisant sursauter la jeune femme qui, par réflexe, pointa son arme dans sa direction. Elle se détendit instantanément quand elle se rendit compte de qui il s’agissait.

- Adrien.

Il esquissa un sourire. De son autre main, il tendit un petit morceau de gâteau à la demoiselle, consciencieusement emballé dans un mouchoir de tissu.

- Joyeux anniversaire !

Alicia se contenta d’hausser un sourcil et se saisit de la nourriture. Adrien, lui, vint s’asseoir à son côté, déposant la torche un peu plus loin. Voilà plusieurs jours que l’Ancien et la Parlèm voyageaient ensemble, accompagnés d’un autre garçon qui devait très certainement tenir les rênes à l’heure actuelle.

Elle n’avait fait qu’évoquer la date de son anniversaire, et pourtant, il s’en était souvenu.

La jeune femme soupira et dévisagea son compagnon d’un air suspect, ne pensant pas une seule seconde à le remercier de son geste.

- Où est-ce que tu as trouvé ça ? Vous transportez des armes, pas des gâteaux.
- Quand tu étais assoupie, nous avons fait un détour près de Krik. Louis a trouvé une boulangerie sur la route.

Alicia poussa un soupir amusé et croqua dans la pâtisserie. Cette sucrerie raviva ses papilles ; voilà qui changeait du pain rassis et du fromage sec qu’elle était contrainte d’avaler depuis plusieurs jours… Elle espérait d’ailleurs qu’on la nourrirait mieux que cela, une fois arrivée à la tour. Quoiqu’elle n’avait encore jamais connu la guerre, mais elle imaginait bien que le confort ne devait pas être au rendez-vous…

Elle rangea sa dague dans sa botte, forma une boule avec le mouchoir et le lança derrière elle ; il vint atterrir sur l’une des caisses.

Au fur et à mesure qu’ils avançaient, son angoisse grandissait. La guerre… A l’instant même où elle avait pris la décision d’affronter les hommes de l’ombre, les Récleyés, ces fantômes revenus des Terres Inexplorées, elle avait mis sa vie en péril. Et pourtant, elle ne reviendrait pas sur sa décision. Ces êtres maudits ne connaîtraient d’autre dessein que la défaite ; et pour cela, le sang devait couler.

Maintenant, ses heures étaient comptées, et malgré sa décision, la jeune femme n’en avait pas moins peur de mourir. Uraang était certainement tout près, préparé à lui ouvrir la porte.

- Tu es prêt à te battre, Adrien ?

Cette question parvint aux oreilles du jeune homme tel un souffle glacial, venant le faire frissonner. Alicia n’avait aucune envie de faire la conversation ; sa question était des plus sincères. Elle, elle était prête à tuer, à n’importe quel prix, car elle irait jusqu’au bout pour défendre ce qu’elle croyait juste. Mais pour ce qui était de ce jeune homme à son côté, ce n’était pas certain.

- Je crois que je le suis. Je veux dire, l’avenir de Madelle dépend de notre réussite, alors…
- …Alors tu n’as pas le choix.

Adrien acquiesça d’un simple geste de la tête.

Malgré ce regard qui ne laissait rien transparaître, Alicia ne comprenait que trop bien ce sentiment. Maintenant que sa décision était prise, il ne pouvait revenir dessus, qu’importe le coût que cela pouvait bien avoir. Maintenant, ils n’avaient plus qu’à en assumer les conséquences ; dans moins de vingt-quatre heures, ils seraient plongés dans les préparatifs la guerre, celle qui changerait la face du monde à tout jamais.

**

3 Malièr 1248

Louis, Adrien et Alicia parvinrent à la tour le trois Malièr au soir. Leur chariot fut réceptionné et leurs caisses d’armes furent amenées et mises à l’abris dans la tour ; dedans, des arcs, des arbalètes et des épées prêtes à être utilisées pour le combat.  

Une fois le soleil couché, il ne se firent pas prier pour aller se reposer, encore épuisés de leur chevauchée et de l’aide apportée pour déplacer les caisses. Louis se désintéressa du groupe pour aller rejoindre les Arvèles, tandis qu’Alicia et Adrien se réfugièrent auprès des Anciens ; Alicia n’en était pas une, mais elle se contenta de suivre son compagnon d’infortune.

Aussi, ils s’endormirent rapidement. Il est peu dire que la jeune femme pesta intérieurement quand la lueur de quelques torches vint la réveiller au beau milieu de la nuit. A cette lueur se mêla la voix de quelques hommes. Elle ouvrit les yeux avec difficulté, encore dans le vague. Elle avait besoin de dormir, qui pouvait donc bien avoir le toupet de venir la sortir de ce repos plus que mérité ?

Elle peina donc à sortir de son sommeil, mais elle comprit instantanément ce qu’il se passait autour d’elle ; les Arvèles jetaient les Anciens hors de la tour, hurlant à qui voulait bien l’entendre que leur place était dans les arbres et non au chaud entre ces murs. Elle grogna, prête à sauter au cou du premier qui toucherait à ses affaires. Et cela ne tarda pas. Elle sentit une main se poser sur son épaule.

- Dehors, les Anciens !

La réaction d’Alicia fut immédiate. De sa botte, elle sortit sa dague et dans un mouvement d’une furtivité remarquable, elle la posa sur la glotte de son interlocuteur. Aucun mot ne sortit de sa bouche, son regard parla pour elle. Le garçon s’éloigna doucement en s’enfonçant dans les ténèbres.

La demoiselle se leva, tentant tant bien que mal de se frayer un chemin à travers l’agitation qu’avaient créé les Arvèles.

Elle constata que les Anciens étaient d’une nature extrêmement calme et n’osaient, pour la plupart, pas se défendre de peur de créer une véritable guerre civile. Alicia, elle, n’avait que faire des conséquences de ses actes. Si les Arvèles cherchaient la guerre, ils l’auraient.

Ainsi, elle se cogna contre quelques personnes qui refusaient de la laisser passer. Finalement, à force de jouer d’épaules et de mains, elle parvint à rejoindre le principal centre d’intérêt de toute cette agitation : quelle fut sa surprise quand elle remarqua qu’Adrien en était un acteur.

Le bougre menaçait les Arvèles de retourner la tour contre eux dans le cas où ils oseraient les jeter dehors. Il était seul contre tous, mais ne se démontait pas : le pauvre avait les nerfs à vifs. Il faut dire qu’il n’avait pas eu le loisir de se reposer à sa guise, ces derniers jours. Il était si rouge qu’il paraissait sur le point d’exploser.

Alicia ne pouvait rester de marbre. La demoiselle n’hésita pas une seule seconde à se frayer un chemin entre les Arvèles qui bloquaient le passage pour venir déposer une main sur l’épaule de son ami. Ce dernier tourna son visage vers elle, et tout ce qu’il trouva à dire fut :

- Alicia ! Les Arvèles…

La jeune femme ne lui laissa même pas le temps de finir sa phrase. Dans un élan d’agressivité, elle envoya le premier coup ; son poing percuta la mâchoire de l’un des deux Arvèles avec qui l’Ancien discutait. De nombreux regards se tournèrent dans leur direction. A croire qu’Adrien n’était pas le seul à avoir les nerfs à vif…

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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Mar 6 Déc 2016 - 19:47

L'étincelle de bravoure

avec Alicia Jelica le 3 Malier

Le lieutenant fut tout aussi surpris que les gens aux alentours, qui s'arrêtèrent en voyant cette femme sortie de nul part décoller la mâchoire d'un des Arvèles que l'Ancien menaçait. Il se redressa et sembla bien plus intéressé par la situation.

Depuis quatre jours qu'il parcourait Madelle, il n'avait montré que peu d'intérêt auprès des mortels qu'il avait croisé. Aucun n'avait suscité le moindre intérêt pour lui, il n'avait pas vu cette étincelle de bravoure dont les humains auraient besoin pour parvenir à défaire les Récleyès et leur déesse de la perfidie.

Il n'était pas en ces lieux pour agir de lui-même, jamais elle ne lui permettrait d'intervenir directement, cependant la situation avait changé. Le monde entier risquait de courir vers sa perte si personne ne se soulever contre ce fléau. Ce guerrier aguerri était ici pour trouver des recrues, peut-être ne pouvait-il pas se battre, mais rien ne l'empêcher d'entraîner un ou peut-être deux humains avant que la guerre ne commence.

Il avait une semaine encore pour espérer, pouvoir, apprendre la moindre chose à l'un de ceux présents en ces jours fatidiques.

Alors qu'il s'avançait vers le cœur de l'attroupement qui était en train de se former. Les Arvèles répliquèrent et prirent leurs armes en main. Celui qui avait reçu le coup reculé d'un pas et fut le dernier à se saisir d'une longue dague. Plusieurs Arvèles présents mirent aussi la main sur leur arme.

Ceux qui s'arrêtèrent face à cette scène ne dirent pas un mot, personne ne savait réellement comment réagir. Tous ressentir au même instant comme un doute, pouvaient-ils vraiment se permettre de pointer leurs armes vers les leurs ? Le lieutenant resta lui aussi silencieux, jusqu'à ce qu'il apparaisse au milieu des Arvèles et de l'Ancien ainsi que sa compagne.

Désarmé et affichant un visage grave, il prit le temps de tous les regarder un à un. Son regard glissa sur les Arvèles pour ensuite détailler rapidement l'Ancien. Puis, son regard resta posé sur la femme. La regardant droit dans les yeux, il s'adressa enfin d'une voix sombre :
- Souhaitez-vous réellement faciliter la tâche aux Récleyès et vous entre-tuez avant qu'il n'arrive ? Suivez-moi !
Il n'attendait absolument aucune réponse. Son regard passa à nouveau sur l'Ancien comme pour lui signifier qu'il s'adressait également à lui. Puis il traversa au milieu d'eux, les Arvèles baissèrent leur arme sur son passage et les gens qui s'étaient arrêtés s'écartèrent lorsqu'il se dirigea vers eux, certains reprenant même l'évacuation plus calmement.

Sa raison d'être ici n'était nullement d'aider les humains à s'entendre, il n'avait aucunement l'intention de s'interposer contre le sort des Anciens. Seules ces deux potentielles recrues l'intéressaient, il était ici pour inspirer à un mortel la rage de vaincre. Ainsi, il s'éloigna rapidement de l'endroit où avait eu l'altercation pour se diriger vers le portail.

Pas une seule fois, il ne se retourna pour s'assurer que les mortels qu'il avait choisis le suivaient bien. Après être sorti de la tour, il alla vers la route menant à la tour est et ne s'arrêta qu'après avoir jugé s'être suffisamment éloigné de la tour ouest et du campement extérieur.

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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Dim 18 Déc 2016 - 0:24

Alicia Jelica



De quel droit ce gamin sorti de nulle part se permet-il de lui donner un ordre ? Il n’est personne, si ce n’est un soldat, et Alicia n’est pas venue pour se faire remonter les bretelles, mais bel et bien pour défendre ce en quoi elle croit. Ou plutôt, ce qu’elle estime juste. Il n’est pas juste de jeter les Anciens hors de la tour, alors Alicia riposte comme elle le peut. Elle ne s’est même pas servie de sa Vérité ; elle n’a rien à se reprocher. Et elle se moque bien que ce garçon soit en désaccord avec ses actes.

Pourtant, elle le suit.

N’imaginez pas là qu’elle se soit laissée intimider par l’autorité naturelle du jeune homme ; ça, ce n’est certainement pas son genre. Seulement, elle a bien envie d’entendre ce qu’il peut avoir à leur dire. Alors, Adrien et Alicia se regarde d’un air entendu et suivent ce lieutenant dont la confrérie demeure inconnue. Alicia se dit qu’il n’est certainement pas un Ancien ; sinon, il ne se serait pas interposé quand elle a frappé l’Arvèles.

D’ailleurs, si c’était à refaire, elle n’hésiterait pas un seul instant.

Les trois combattants se rendent jusqu’au portail qui permet de quitter la tour. Alicia regarde Adrien qui n’a pas ouvert la bouche depuis la scène de tout à l’heure. Elle s’en accommode, elle n’est pas bavarde ; mais l’Ancien l’intrigue. Lui, il parle sans cesse. Elle a voyagé plusieurs jours avec lui, elle n’est pas habituée à ce qu’il garde le silence. L’on pourrait même croire qu’il n’ose pas adresser la parole au lieutenant qui les a priés de le suivre.

Elle s’en désintéresse finalement en se rendant compte qu’elle se pose trop de questions. Cela ne la concerne pas, et elle n’est pas curieuse non plus.

En traversant la tour, elle se garde bien de montrer les crocs aux Arvèles qui se saisissent des affaires des Anciens. Elle se demande quelle mouche a bien pu les piquer : il y a pourtant de la place pour tout le monde. Certes, ce n’est pas le grand luxe : mais personne n’a besoin de luxe en tant de guerre. Bientôt, les Récleyés débarqueront et tenteront d’envahir cette tour et là, toutes les confréries devront s’unir. Mais ça, les Arvèles ne l’ont pas compris. Cela fait tiquer la Parlèms : elle qui admirait leurs valeurs guerrières s’en voit déçue. Pas qu’elle les plaçait sur un piédestal, mais cette confrérie lui paraissait la moins hypocrite de toutes.

C’est vrai. Prenons un instant et détaillons un peu tout cela : Alicia n’apprécie pas les Anciens. Ces pauvres Anciens sont d’éternels pacifistes ; ou plutôt, ils affirment la paix par des moyens illusoires. Ils sont si attachés à leurs traditions et à leur nature qui leur est si chère qu’ils en oublient l’essentiel : la protection de leur peuple. Regardez-les un peu se recroqueviller dans leur forêt à l’annonce de la guerre ; ils sont lâches, laissant les autres confréries se mouiller à leur place.

Les Namès sont de pauvres religieux ne vivant qu’au travers de leurs illusions et de leur foi. Ils sont complètement détachés de la réalité du monde, les pauvres. Ils n’ont guère conscience du danger qui les entoure, persuadés que la Déesse Mère les protégera quoiqu’il arrive. Ils prient. Voilà leur façon de riposter, se laissant dominer par la panique et la peur.

Les Parlèms, Alicia ne les connaît que trop bien. Ils sont hypocrites et fiers, dissimulés derrière leurs faux-semblants et leur coquetterie écœurante. La société Parlèms est pourrie jusqu’à la moelle ; voilà la pensée profonde d’Alicia. Elle sait grâce à sa sœur que la Lady n’est autre qu’une jeune femme, une jeune femme toute proprette qui s’apprête de conventions sociales. Comment une telle jeune femme peut-elle diriger une armée ? A moins que son conseiller ne décide, une fois encore, de prendre toutes les décisions à sa place ?

Pour ce qui est des Héléos et des Liares, il n’est pas utile d’en parler. Alicia voue un dégoût profond aux non-humains qu’elle ne saurait exprimer. Son père s’est pourtant tué à lui répéter que la tolérance envers les autres races était la clé de la paix à travers tout le continent ; mais la jeune femme ne partage pas cet avis. D’ailleurs, elle ne partage non plus l’idéal de paix de son paternel. Pour elle, tout se règle par la violence, et le sang des Récleyés doit couler.

Ses divagations s’arrêtent là car les voilà tous les trois hors de la tour, d’ailleurs relativement éloignés du campement. Le garçon qui les a priés de le suivre s’arrête, Adrien et Alicia en font de même. Cette dernière adopte un air hautain, espérant impressionner son interlocuteur. Elle croise ses bras sur sa poitrine bombée avant de déclarer :

- Pourquoi nous as-tu amenés jusqu’ici ? Si tu souhaitais nous parler, tu pouvais le faire à l’intérieur.

Pour une fois, elle n’a pas attendu qu’Adrien ouvre la bouche à sa place, car elle a bien senti qu’il est impressionné par l’autre gaillard. Elle n’a pas non plus l’intention de discuter avec lui pendant des heures. S’il les a amenés jusque-là pour avoir une longue discussion avec eux, elle fera simplement demi-tour en direction de la tour pour retourner affronter les Arvèles qui se permettent de jeter les Anciens à l’extérieur.

En plus, elle se méfie. Elle observe chacun des mouvements du lieutenant, prête à lancer un sort à la moindre ambigüité.


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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Jeu 2 Mar 2017 - 0:13

L'étincelle de bravoure

avec Alicia Jelica le 3 Malier

À plus de cinq cent mètres de la tour, le lieutenant se stoppe. Il s'est écarté de la route, autour d'eux la végétation se fait plus dense et l'herbe leur arrive aux chevilles. Le lieutenant s'arrête près d'un unique rocher sur lequel il s’appuie après s'être retourné pour détailler les deux recrues qu'il s'est trouvé.

Mais très vite son regard divague sur les Anciens qui sont en train de monter leur campement tout autour de la bâtisse que les Arvèles ont réquisitionné. Il désespère de voir avec quelle facilité les humains peuvent se diviser tel des animaux voulant à tout prix marquer leur territoire. Par moment, il lui arrive de maudire secrètement les mortels et de les détester, mais jusqu'à maintenant il n'a jamais trahi sa promesse et continue de les protéger pour elle.

Il répond ainsi à la fille dont la blancheur éclate dans la nuit sans réellement la regarder elle ou son compagnon :
- Si vous voulez vous battre, alors vous le ferez sous ma supervision. Pour les jours à venir, vous me retrouverez ici et vous vous entraînerez. Si vous êtes bien ici pour défaire les Récleyès, alors ne perdons pas de temps ! Vous devez utiliser tout le temps qu'il nous reste pour vous améliorer, connaître le terrain et vos camarades qui seront vos seules défenses face à notre ennemi.
Il n'était pas sûr de réussir à les convaincre de suivre ses directives, il avait beau avoir une autorité naturelle qui se dégageait de lui, il n'a jamais été quelqu'un d'amical ou de conciliant. De plus, il n'était pas là pour sympathiser, mais trouver des guerriers fidèles à leur honneur. Si ces deux jeunes gens étaient vraiment là pour défendre leur liberté et celles de toutes les confréries, alors ils resteraient et ne rateraient pas une occasion de profiter de ce temps qui leur était compté pour devenir meilleur qu'ils ne l'étaient aujourd'hui.

Afin de s'assurer qu'il le prenne au sérieux, Taran décida de leur révéler une partie de ses pouvoirs. Son regard glissa sur l'homme puis la femme. Il inspira alors profondément et ferma un instant les yeux avant de balayer l'air de sa main droite devant lui. Apparut alors dans son sillage une lame éblouissant l'endroit l'espace de quelques secondes. L'épée d'une finesse remarquable, à la poignée sculptée en tête de lion, resta suspendue dans les airs jusqu'à ce qu'il l'empoigne.

Il afficha un petit sourire et il leva sa lame, mais au lieu de se lancer dans un combat avec l'une de ses recrues, il tourna le bassin et l’abattit sur la roche contre laquelle il s'était appuyé. Sans montrer le moindre signe de résistance, il la trancha nettement et la sépara en deux blocs plus ou moins égaux. Son sourire disparut quand il releva les yeux vers eux et il leur posa une unique et simple question :
- Êtes-vous prêts à me suivre ?

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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Jeu 23 Mar 2017 - 15:01

Alicia Jelica



Elle comprit instantanément la raison pour laquelle l'homme s'était interposé lorsqu'elle avait attaqué l'Arvèles dans la tour ; le lieutenant faisait lui-même partie du peuple de guerriers. Elle aurait dû s'en douter plus tôt, sinon, il n'aurait pas réagi de la sorte. Elle l'avait seulement saisi lorsqu'il fit une démonstration de sa Vérité. Une arme apparut et, aussitôt, il fendit un rocher avec puissance et maîtrise. Seuls les Arvèles étaient capables d'invoquer des armes de cette manière. Mais s'il pensait impressionner la Parlèms avec ce sort, il se méprenait. Son admiration pour lui n'allait pas s'accroître suite à une simple démonstration de sa force ; il fallait bien plus que cela pour obtenir l'admiration de la mage. Néanmoins, elle n'était pas de mauvaise foi, alors elle devait bien reconnaître qu'il semblait être doté d'une puissance hors du commun. C'était un fait. Pour sa part, elle aurait été bien incapable de briser ce rocher à l'aide de cette arme. De même, de toute sa vie, elle n'avait encore jamais rencontré un humain capable d'une telle prouesse ; un liare en aurait été capable, peut-être. Et encore, ce n'était pas certain.

Elle entendit Adrien pousser une exclamation admirative devant le spectacle que l'homme leur offrait. Lui, il était impressionnable. Ce n'était pas étonnant : elle avait constaté tout au long du voyage en sa compagnie que l'Ancien était d'une nature sincère, se laissant très aisément dominer par ses émotions. Ce n'était pas déplaisant, simplement, son caractère contrastait avec celui d'Alicia. De son côté, elle resta de marbre. Une certaine amertume l'envahit quand elle songea au fait que cet homme était de ceux qui, en ce moment-même, étaient en train de jeter les Anciens hors de la tour. Des Anciens qui, à leur instar, étaient venus pour se battre, pour affronter l'armée du Ténébreux. Ils partageaient tous la même ambition : sauver Madelle. Dans peu de temps, ils allaient devoir se conduire en frères, combattant aux côtés des uns et des autres. Mais si les Arvèles étaient incapables de les tolérer ne serait-ce que l'espace d'une nuit, cette guerre était perdue d'avance. Aussitôt, un sentiment d'injustice profond envahissant la mage tandis qu'elle jeta un dernier regard en direction de la tour. Elle n'avait ni l'envie d'y retourner, ni celle de suivre docilement le lieutenant. Elle ne pouvait pas non plus rester plantée là. Elle soupira. Elle tourna ensuite le regard en direction de l'Ancien qui, l'air grave, prit la parole :

- Nous sommes déjà entraînés aux armes ; qu'attendez-vous de nous ?

Une très bonne question, en somme, car jusqu'à présent, le lieutenant ne leur avait fourni aucune explication. Mais les paroles de l'Ancien ne convinrent pas à la jeune femme, la parole lui démangeait les lèvres. Alors, elle enchaîna, cinglante :  

- Ta confrérie est en train de jeter les Anciens hors de la tour. Tu aurais pu empêcher cela, où est donc ton sens de l'honneur ?

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MessageSujet: Re: L'étincelle de bravoure Ven 14 Juil 2017 - 18:16

L'étincelle de bravoure

avec Alicia Jelica le 3 Malier

Il n'appréciait guère la manière donc la jeune femme s'adressa à lui. Son manque flagrant de respect ne jouait pas en son avantage. Le lieutenant n'avait aucune intention de devoir se battre et parlementer pour obtenir des recrues. Si les humains ne voulaient pas de son aide, alors il repartirait simplement d'où il venait et regarderait de loin cette bataille se dérouler devant lui sans lever le petit doigt.

S'il aimait se battre, paradoxalement, il ne supportait pas fournir d'effort pour obtenir la reconnaissance qui lui était dû. Ceux qui ne le voyait pas comme un allié ne méritait selon lui pas la peine qu'il use de son énergie pour eux.

Ainsi sa réponse fut des plus cinglante. Sa voix ne laissait place à aucune amitié, elle était froide et sèche :
- Ces querelles ne me regardent absolument pas ! Je ne suis pas là pour guider les troupes, je suis ici uniquement pour faire profiter de mon expérience.
Il marqua une pause et réfléchit à la manière dont il allait s'exprimer. Il n'avait aucune envie de montrer le divin en lui, elle lui avait demandé de rester discret, mais du coup sa mission se relevait bien plus compliquée. Il continua donc ainsi :
- J'attends de vous que vous soyez prêt à vous dépasser. S'entraîner ne suffit pas, si vous restez avec moi, je veux que vous vous surpassiez. Avant que le soleil n'apparaisse, vous allez devoir utiliser toute votre puissance pour la journée !
Le lieutenant fit ensuite disparaître l'arme qu'il tenait entre les mains, à nouveau, une lueur éclaira brièvement les lieux. Il n'avait pas l'intention tout de suite de se lancer dans le combat, tout d'abord, il voulait pouvoir évaluer ses deux recrues, voir quelles étaient leurs aptitudes et jusqu'à quel point avait été leur entraînement.

Il avait besoin de pouvoir les jauger pour ensuite adapter sa puissance en fonction de la leur. Il croisa alors les bras les observa tour à tour avant de d'ajouter d'une voix toujours aussi sèche et rauque :
- Donc si ça vous convient. J'aimerais vous voir en action. Ce soir, vous combattrez contre un adversaire invisible ou entre vous, je vous laisse choisir. Impressionnez moi !
Il s'agissait là d'un réel test, car s'il s'apercevait qu'ils n'étaient pas aussi forts qu'il s'y attendait, il n'aurait aucun mal à les abandonner et à rechercher de nouvelles recrues. Le lieutenant n'avait aucune envie de devoir former des guerriers, il voulait les sublimer. Leur donner un petit quelque chose en plus qui ferait d'eux des adversaires redoutables.

Pas question pour lui de montrer les bases du combat et puis la puissance qui sommeillait en lui ne pouvait pas être lâchée sur de simples novices. Les bras toujours croisés, il fit quelques pas en arrière pour laisser de l'espace entre lui et les deux jeunes gens et pouvoir les avoir tous deux dans son champs de vision.

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