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Une maladie particulière

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MessageSujet: Une maladie particulière Jeu 14 Juil 2016 - 23:31

Siràjan

ft. Drake Val Ary

Une maladie particulière
 Je faisais un cauchemar, j'allais me réveiller, pouvoir changer les choses, ce n'étais pas possible autrement. Comment tout avait pu tourner comme ça ? Et qu'est-ce qui m'étais passé par la tête à ce moment ? Pourquoi, pourquoi je m'étais adressé à la Déesse à voix haute, bon sang ?? J'aurais dû me douter qu'il y aurais quelqu'un, il y en avait toujours ! Alors, pourquoi je n'y ai pas pensé à cet instant ? Et maintenir voila, Père savait tout, mes fichus questionnements, tous ces doutes qui n'auraient dû regarder que moi…

 Mais non, c'était trop tard, maintenant il savait. Il savait ce que je voulais être, il savait que je ne souhaitais pas devenir ce qu'il voulait faire de moi : un homme respectable et admiré par tous. Ou au moins, un homme tout court. Et pourtant, j'ai essayé ! J'ai caché mes envies pour être l'honorable fils du prêtre d'Uraang, celui qu'on voulait que je sois, celui que je devait être. Mais il faut croire que, quoi qu'on fasse, ce genre de choses vous rattrape toujours… Je n'avais pas dormi depuis quelques nuits, et voila que m'est venu l'idée d'aller questionner la Déesse Mère sur ma condition… Et patatra. Je n'imagine même pas la surprise du fidèle qui passait, d'entendre ainsi un homme comme moi reprocher à la Déesse de m'avoir faire naître ainsi… C'est vrai, quel sorte de détraqué aurait voulu naître femme ? Moi, tristement…

 Et, de fil en aiguille, Père fut au courant, et je me retrouvais enfermé dans cette chambre, seul, depuis une nuit maintenant. Ou peut-être plus ? Je ne savais pas, il n'y avait aucune fenêtre, rien qui puisse m'indiquer quelle heure nous étions. Je me souvenais juste que, quand il était venu me voir, il faisait à peine jour, c'était pour la prière du matin. Il avait tenu à ce que je la fasse malgré tout, et était venu pour s'en assurer. Et, bien qu'il avait répété les mêmes phrases que d'habitude, inlassablement, je sentais bien que quelque chose avait changé dans son regard. Que ce soit celui qu'il m'adressait, ou celui avec lequel il fixait le plafond pour s'adresser à la Déesse. Dans les deux, de la déception, assurément.

 Si pour moi, je comprenais ce regard, je me sentais mal vis-à-vis des Dieux. Jamais, au grand jamais, je n'avais vu chez mon Père le moindre sentiment envers eux. Même quand quelqu'un de son entourage mourait, il se contentait de me sourire et de me dire « Si c'est ce qu'Uraang a voulu, c'est que ça doit être nécessaire… ». Jamais aucune animosité, jamais aucun doute envers les décisions divine, non, il ne s'était jamais laissé aller à ces sentiments pourtant humains envers les Dieux. Quel que soit le mal qui lui arrivait, il n'a jamais porté sa colère ou sa haine envers ces créatures divines, s'était juste soumis, ne suivant que ses convictions, priant encore plus si la peine grandissait. Le prêtre parfait, sans doute.

 Et c'était moi, moi, la misérable créature incapable de reconnaissance pour ce qu'elle est, qui avait fait plier ce grand homme ? Moi qui, pour la première fois, l'avait fait basculer dans le doute ? J'avais honte. Honte de ce que j'étais, honte de ce que je pensais, honte de ce que j'avais fait. A cause de moi, une des personnes les plus fidèles de Madelle en voulait au moins un peu aux Dieux. Tout ça parce que cette personne a eu le malheur de m'avoir pour fils…

 Alors que j'allais entamer un énième tour de chambre, j'entendis des pas dans le couloir. Et le verrou se débloquer. Quelqu'un venait, et ce quelqu'un ouvrit la porte. Père. Mais cette fois-ci, il n'était plus seul, et, sans voir exactement celui qui l'accompagnait, je voyais une ombre dans son dos.

« Siràjâh, je t'ai amené quelqu'un. Ne t'en fais pas, il va t'aider. »

 Je regardais mon père sans comprendre. De qui s'agissait-il ? Et comment pouvait-il m'aider ? Ce n'est pas comme si on pouvait changer ce que j'étais… Mais son regard, son regard éteint dans lequel ne restait qu'une infime lueur d'espoir me forçait à hocher la tête et à essayer. Après tout, peut-être qu'il y avait là la perle rare qui serait capable de me soigner…
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Neustro

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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Dim 17 Juil 2016 - 16:44

Sirajàn
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« Une maladie particulière »
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Tu dois bien reconnaître que Karnès en hiver est absolument superbe. A l’extérieur, le Désert de la Patience s’étend à perte de vue et pourtant, une fois passée la muraille qui entoure la ville, on ne croirait pas que cette ville est physiquement isolée du monde. Quelques flocons tombent doucement et tu les admires, accoudée derrière la fenêtre de ton auberge. Tu es là pour quelques jours, à la recherche de savoir, de patients à soigner et de réponses sur ton état. Resté solitaire ces derniers temps, tu n’as pas trop été embêté par l’Être. La Voix ne s’est fait que très peu présente, voir même parfois absente, et ce répit tant attendu te fait un bien fou. Tu n’as pas le sourire facile mais il semblerait que cette situation exceptionnelle soit digne d’un petit étirement de lèvres tout de même.

Mais tu préfères ne pas te réjouir trop vite : tu as un rendez vous aujourd’hui et tu ne sais pas encore ce qui t’attend. Un père, affolé, te demande de venir voir leur enfant malade. Cet homme, prêtre, respecté, semble avoir placé beaucoup d’espoirs en toi pour lui permettre de régler cette situation catastrophique. Si tu réussi, voilà qui devrait faire remonter un peu ton karma ! Mais tu crains tout de même la réaction de l’Être, si imprévisible lorsque tu te trouves en présence d’autres personnes. Tu inspires un grand coup pour te donner du courage et retourne vers ton lit pour finir de te préparer. Il ne faudrait pas que tu sois en retard pour ton premier jour.

Le chemin jusqu’à la demeure où tu es attendu fut simple et court, sans péripéties pour une fois, voilà qui est bien agréable. Décidément, cette journée a trop bien commencé, elle semble bien partie pour finir de façon catastrophique. Non, il ne faut pas partir vaincu, sait on jamais ? Et si la Voix ne se manifestait pas même en présence de ton patient. Tu fermes les yeux et inspire, faisait le vide dans ton esprit avant de toquer à la porte. Tu sens la présence de l’Être mais il semble endormi, comme si ce que tu faisais ne l’intéressait pas. Tant mieux, reste à prier les Dieux que cela continue ainsi. Mais assez cogité, il est tant d’y aller désormais. Tu sais que tu accordes trop d’importance à cette présence dans ton esprit et que cela lui donne du pouvoir mais tu as bien du mal à l’oublier. Aujourd’hui, tu dois guérir un enfant : faire le bien sans faire le mal. Tu travailles sur ta rédemption et, si tu réussis, tu seras délivré de l’Être. Voilà donc ton objectif du jour.

Un homme t’ouvre, coupant court à tes réflexions intérieures. Il a la peau très pâle du commun des Namès et te regarde de haut en bas avant de te laisser entrer. Les lieux sont savamment décorés et tu as l’impression qu’un couple ne suffirait pas à nettoyer et entretenir les lieux de façon si parfaite. Il y a sûrement des domestiques mais pourquoi n’est ce pas eut qui t’ont ouvert alors ? Peu t’importe finalement. L’homme se présente et tu te contentes de l’écouter en hochant la tête. Tu n’as ni l’envie ni le besoin de t’exprimer. Il sait qui tu es et ce que tu fais là puisque c’est lui qui t’a fait demander et qui te payera à la fin de tes services. Après avoir attendu une réponse qui ne viendra pas, le père te guide dans la maison. Tu regardes autour de toi, sans commenter, suivant simplement le maitre des yeux jusqu’à une pièce verrouillée. Il l’ouvre et t’annonce comme étant une aide bienveillante. Son enfant ne répond pas, ce qui t’arrache un léger sourire. Visiblement, l’enfant est aussi bavard que toi ! Le Namès s’efface alors pour te laisser entrer. Tu le remercie d’un mouvement de tête et referme la porte derrière toi.

Tu te remémore ce que le père t’a raconté à propos de son fils et tu ne peux te retenir un frisson. Ce jeune homme d’une quinzaine d’années à peine se … déguise en femme avec les habits de ses sœurs. Décidément, il ne t’inspire que du dégoût. Ce sentiment a pour effet de réveiller l’Être, que tu sens se mettre à l’affut dans ton esprit. Pour le moment, il n’a pas besoin d’exercer son influence pour te faire ressentir de l’aversion contre ce pauvre gosse perdu. Tu inspires profondément et te concentre sur la tâche qui t’a été confiée : guérir cet enfant. Tu sais que ta Vérité te permettrait peut être de lui faire oublier ces derniers jours et peut être même ses idées farfelues. Mais tu souhaites d’abord comprendre d’où cela vient, afin de savoir sur quels points te concentrer.

Avant cela, tu dois l’approcher. Tu crains le contact physique car tu sais que cela engendrera une vision de ce qui le ronge mais tu dois faire ce qui est nécessaire pour l’aider. Faire passer les autres avant toi, voilà le chemin de la rédemption. Et il faudra que tu le touches pour effacer ses souvenirs alors autant en finir avec cette corvée au plus vite. Tu fais un pas dans sa direction et lui tends la main en te présentant de ta grosse voix rocailleuse : « Je m’appelle Drake, je suis Neustro. » Dans ton esprit, l’Être s’agite, impatient de connaître les points faibles de celui qui sera peut être ta prochaine victime.


Dernière édition par Drake Val Ary le Mar 19 Juil 2016 - 14:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Lun 18 Juil 2016 - 22:43

Siràjan

ft. Drake Val Ary

Une maladie particulière
Voilà que le Neustro semblait de l'ombre, et déjà, je me sentis particulièrement mal à l'aise vis-à-vis de lui. C'était un homme plutôt grand, et plutôt imposant, qui m’intimidait bien plus qu'il ne me rassurait ; une silhouette sombre, qui contrastait avec la peau habituel des Namès, des cheveux et des yeux tout aussi sombres. Et puis, je voyais bien dans ce regard ce qu'il pensait de moi ; cette fichue étincelle de dégoût, celle que je ne faisais que croiser depuis qu'on m'avait pris sur le fait. Tu es censé me soigner, pas me juger ! Et ce n'est pas comme ça que ça allait changer. Je restais donc, droit comme un piquet, à regarder l'individu en plein milieu de la pièce. En plus, il dégageait quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui ne me plaisait pas, mais alors pas du tout. Un Neustro devait paraître bienveillant, mais je n'avais pas l'impression que ce soit le cas en ce moment. Et pourtant, c'était bien toi qui devait me soigner.

Il prit une longue inspiration, avant de s'avancer vers moi. Quoi, je te dégoûtais à ce point ? Je retenais un regard noir, me demandant pourquoi Père avait-il bien pu choisir ce Neustro. Il n'en manquait pourtant pas, ici ! Alors, pourquoi en avoir choisi un pour qui le simple fait de m'approcher semblait une épreuve ? Mais bon, il semblait réussir à contenir son mépris, car il tendait sa main vers moi, avant de me lancer.

« Je m’appelle Drake, je suis Neustro. »

Je frémissais. Sa voix était aussi terrifiante que lui, un parfait reflet de lui-même ; Grave, effrayante, et plutôt désagréable. J'hésitais un instant devant sa paume ouverte, avant de lever le visage vers lui, le saluant d'un seul signe de tête.

« Sirâjah, enchanté. Même si tu dois déjà savoir qui je suis. »

Mais je restais les mains ballantes. Si tu répudiais à me toucher, pourquoi te forcer ? Mais bon, je te répondais tout de même, c'était le minimum. Si je ne t'aimais pas, ce n'était pas une raison d'abandonner l'idée de me soigner. Je devais au moins essayer, pour Père. Et puis surtout, je serais sans doute bien plus heureux une fois que je serais guéri. Fini le besoin de me forcer à être ce que j'étais, fini l'envie d'être quelqu'un d’autre, fini l'impression de mentir au reste du monde ! Alors vas-y Neustro, soigne moi, fais moi apprécier ce que je suis.

Mais pour l'instant, tu restais là, comme un glaçon, main toujours tendu vers moi. Peut-être croyais-tu encore que j'allais te la prendre ? Pour te montrer mon intention, je me dirigeais vers le lit, dans un coin de la pièce, et m'asseyais dessus, pour bien mettre une distance entre toi et moi. Ce serait sans doute plus agréable pour nous deux. Espérons juste que tu restes où tu es, car si tu t'avançais, il me serait difficile de reculer plus. En tout cas, à ma plus grande surprise, tu restais complètement silencieux. Quoi, que voulais-tu que je fasse ? Que je me mette à te débiter mon problème, comme ça ? Non, sans doute pas, Père avait déjà dû t'en parler. Alors, tu allais m'observer comme un animal pour trouver le nœud de mon problème ? Non plus, ça, je ne le tolérerais pas. Alors mettons toute suite les choses au clair, que je sache au moins à quoi m'attendre, si tu premets.

« Alors, dites moi… Monsieur Drake ? Comment comptez-vous me soigner ? »

Et même d'un point de vue médical, j'étais plutôt curieux à ce sujet. On m'avait appris à cicatriser les plaies, on m'avait enseigné les différentes plantes pour soigner les maladies, mais jamais, au grand jamais, on ne m'avais enseigné comment soigner les maux de l'esprit. Père m'avait dit un jour que l'esprit humain était quelque chose de très complexe, et qu'il fallait méditer chaque jour dessus pour pouvoir espérer atteindre la sagesse. J'avais essayé, médité chaque nuit, sans résultat. Alors comment toi, qui n'étais même pas dans ma tête, allait pouvoir faire quelque chose ? Tu n'allais pas penser à ma place, et je savais d'avance que tous les discours du monde ne suffiraient pas à me faire changer d'avis. Alors, comment ? Malgré l'aversion que j'avais pour toi, Neustro, tu m'inspirais une certaine curiosité. Père n'aurait jamais choisi quelqu'un au hasard, c'était donc que tu avais bien quelque chose qui permettrait de me soigner. Et j'avais hâte de voir ta thérapie.
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Mar 19 Juil 2016 - 14:24

Sirajàn
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« Une maladie particulière »
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L’enfant se présente à son tour, tout en précisant qu’il sait qu’il n’a pas besoin de le dire car tu sais déjà tout. Tu hoches doucement la tête car oui, tu sais déjà tout. Il regarde ta main et, alors que tu penses qu’il va s’en saisir, l’Être fait un bond dans ta tête, tentant de prendre le contrôle pour que ta main aille à la rencontre de la sienne. Prends la ! Prends la ! Tandis que la Voix hurle son ordre, tu te concentre pour garder ta main et tes actions sous ta volonté. Tes doigts frémissent alors que l’Être exerce une pression toujours plus forte. Sirâjah fait alors volte face pour rejoindre son lit, la Voix te hurle si fort de le rattraper afin de connaître ses tourments que tu as envie de hurler toi aussi. Tu plisses les yeux et te mords la lèvre, la douleur t’aidant souvent à contrôler l’entité qui te possède. Tu t’es souvent demandé si c’était pour te pousser à te châtier seul qu’elle avait été placée dans ta tête. Lorsque l’enfant se tourne de nouveau vers toi, tu es de nouveau calme. L’Être s’est reculé dans un coin de ton esprit pour le moment, attendant que ta victime soit plus proche de toi pour se manifester.

Tu ramènes ton bras contre ton corps et observe encore un peu cet enfant différent. Il semble mal à l’aise, indéniablement. Tu te demandes par où commencer mais il prend la parole le premier. Tu souris en l’entendant t’appeler « Monsieur Drake » car c’est ton prénom et non ton nom de famille. Etrangement, son mal être te met progressivement à l’aise car tu te rends compte de vos similitudes : vous n’avez envie d’être là ni l’un ni l’autre, chacun obligé par la pression du monde extérieur : tu as besoin d’exercer ton art pour espérer obtenir la grâce des Dieux et il subit les choix de son père.

Tu prends le temps de peser tes mots car tu connais la force de leur pouvoir. Chaque mot à une signification et chaque synonyme possède une nuance. Utiliser les mots justes demande réflexion et concentration, ce à quoi tu t’emploies actuellement. « J’aimerai te comprendre avant de tenter quoi que ce soit si tu le permets, Sirâjah. Si ça ne te dérange pas de m’en parler, j’aimerai savoir ce qui t’as donné cette idée, comment et pourquoi tu y as pensé. Comment ça t'es venu si tu préfère ! » Cela ne répond pas vraiment à sa question, mais tu y viens. Ton introduction était à double visée : l’amener à te parler et espérer éloigner l’Être qui s’endort parfois lors des longues conversations. Mais tu le sens à l’affut pour le moment. Tant pis, tu tentes d’en faire abstraction et répond à la question de l’enfant : « Ma Vérité et mes tatouages me permettent d’accéder et d’agir sur le conscient et l’inconscient. Je ne prétends pas que je vais réussir à te soigner mais j’aimerai au moins essayer de t’aider à aller mieux quelques temps voir définitivement. »
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Mar 19 Juil 2016 - 19:25

Siràjan

ft. Drake Val Ary

Une maladie particulière
 Au début, j'ai franchement cru que tu ne répondrais pas à ma question, car voila que tu me disais, comme n'importe qui l'aurait fait ;

« J'aimerai te comprendre avant de tenter quoi que ce soit si tu le permets, Sirâjah. Si ça ne te dérange pas de m'en parler, j'aimerai savoir ce qui t'as donné cette idée, comment et pourquoi tu y as pensé. »


 Je retenais une remarque acerbe, franchement déçu de ces quelques phrases. Alors, tu ne valais pas mieux qu'un autre ? On avait donc pris le premier venu pour mon problème, espérant qu'un simple confident m'aiderait à me sentir mieux ? Alors là, hors de question, rien ne sortirait de ma bouche. Si tu était incapable de me dire ce que tu voulais faire de moi, quel intérêt de continuer ? Au mieux, tu allais simplement m'écouter pour reporter tout cela à Père, sans prendre le soin de me « comprendre » comme tu le disais. Enfin, c'est ce que je croyais, avant que tu ne continues :

« Ma Vérité et mes tatouages me permettent d'accéder et d'agir sur le conscient et l'inconscient. Je ne prétends pas que je vais réussir à te soigner mais j'aimerai au moins essayer de t'aider à aller mieux quelques temps voir définitivement. »


 Je clignais des yeux, plusieurs fois. Tu allais donc… Trafiquer mon esprit ? J'avais du mal à saisir, mais bon, cette Vérité me semblait assez rare pour que j'accepte de croire que tu n'es pas n'importe qui. Mais malgré tout… J'hésitais à tout te dire, comme ça, tu restais un inconnu, et puis, jamais je n'en avais parlé à quiconque avant ! Et puis, tu disais vouloir essayer de m'aider… Mais j'en doutais, au moins un peu, ça, tu pouvais le comprendre, non ? Pour moi, tu n'étais que quelqu'un de payé pour écouter mes problèmes, quel que soit l'issue de ce dialogue. Alors, ce que tu disais, je le croyais moyennement.

 Mais je croisais ton regard, ce regard si sombre, et me demandait, l'espace d'un instant, si je ne m'étais pas trompé. L'étincelle de dégoût de tout à l'heure semblait s'être étaient, pour laisser place à quelque chose… D'indéfinissable ? En tout cas, ça me fit hésiter un peu plus sur mon silence. De toute façon, si je voulais guérir, je n'avais pas d'autre solution. Il fallait bien passer cette mauvaise étape, pour que par la suite tu puisse changer ce qui posait problème chez moi, que je puisse enfin mener une vie normale, et satisfaire Père. J'inspirais donc un bon coup, avant de prendre la parole.


« Et vous, qu'est-ce qui vous a donné l'idée de vous dire que vous étiez un homme ? Pas physiquement, j'entends, mais qu'est-ce qui vous a fait penser comme un homme ? »


 Et voila qu'au lieu de répondre clairement, je te reposais des questions. Ça devait sûrement t'agacer, alors je m'empressais d'ajouter :

« Vous n'arrivez pas à le savoir, hein ? Vous pensez comme ça, et c'est tout. Moi, c'est pareil. Sauf que je pense différemment de la normale des hommes, c'est ça, le problème. Sinon, je suis comme vous. Et rien de spécial ne m'a fait devenir comme ça, je me sens juste… Comme une fille, c'est tout. Depuis que j'ai commencé à penser. »

 Et voila, le gros du problème était posé. C'était dingue, comme quelque chose qui bouleversait autant ma vie pouvait tenir en quelques phrases. Je fixais un oreiller, n'osant pas croiser ton regard, ne voulant pas voir que l'étincelle de dégoût avait réapparu dans tes yeux. Car c'était sans doute le cas, hein ? Comment un gosse pouvait-il penser comme ça, après tout ? C'était répugnant, bizarre, bien trop différent pour qu'on laisse une anomalie pareil comme ça. Je me mordais la lèvre avant de continuer, ne craignant trop ta réponse pour te laisser parler.

« C'est bizarre, hein ? » j'eus un petit rire nerveux « Vous savez, je me demande parfois si Mère Nature n'était pas juste fatiguée quand elle m'a crée… A moins que ce ne soit Filéole qui n'ait voulu s'amuser un peu ? En tout cas, je ne vois aucune autre explication. Pour que cette chose soit si ancrée dans ma tête, ça ne peut pas juste être le fruit d'un esprit détraqué… Si ? »

 Cette fois-ci, je me taisais. Tu avais sans doute l'habitude de gens perdu tels que moi, alors peut-être que tu pourrais me répondre. J’espérais simplement que ce que tu me dirais ne serais pas trop dur, que tu retiendrais un peu ton dégoût pour nuancer tes propos. Car pour l'instant, un seul mot tournait dans ma tête, en boucle, la même voix que j'avais entendu des années plus tôt, juste un dialogue qui me revenait à présent… S'il te plaît, sois différent de cette voix. Sinon, je serais incapable de continuer à faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Lun 8 Aoû 2016 - 13:33

Sirajàn
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« Une maladie particulière »
Karnès - 1 Vigornès 1246
Le jeune homme, qui paraissait pourtant petit, fragile et immature, te pose un tas de questions sur ce qui fait que tu es un homme. Tu dois avouer que tu ne t'es jamais posé la question. Tu n'as pas vraiment le temps de te poser la question : il reprend, reprenant à peine son souffle, si bien que tu te demandes s'il va réussir à finir sa tirade sans s'asphyxier. Pour une fois, l'Etre et toi êtes d'accord : il ne doit pas mourir comme ça ! Toi parce que tu es intriguer et que ça serait générer du mauvais karma que de la laisser mourir et l'Etre car il souhaiterait le tuer de tes mains. Tu l'écoute attentivement, très intéressé par sa vision des choses, sa façon différente de voir le monde. Tu te demandes à quoi ressemble son esprit et tu te perdrais en conjecture s'il te laissait le temps d'y songer mais ce n'est pas le cas : sa manière de supposer d’office que tu ne le sais pas t’agace un peu mais tu ne dis rien. Peut être que tu le saurais s’il te laissait le temps d’y songer ! Il affirme que « c’est comme ça » et, avant toute réflexion, il est vrai que c’est peut être la réponse que j’aurais donné. Il continue son explication, affirmant qu’il se sent simplement femme. Le dégoût et l’étonnement avait laissé place dans ton esprit à la curiosité. L’Être, fatigué de son monologue, commençait à s’endormir. Tu étais presque seul dans ton esprit désormais, libre de te perdre dans tes pensées concernant ce petit être étrange.

Sa tirade suivante mais en avant les Dieux de Madelle. Je souris, amusé de voir que l’apprentissage à Karnès n’a visiblement pas beaucoup changé. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ma vie pré-mortem et pourtant je me rappelle de ça comme si c’était hier … Peut être était ce tout simplement ancré trop profondément dans mon esprit pour que le passage d’Uraang ne l’efface ? Tu es sur le point de te perdre dans tes souvenirs mais la voix de ton patient prend des accents implorants, te ramenant à la réalité. « Pour que cette chose soit si ancrée dans ma tête, ça ne peut pas juste être le fruit d'un esprit détraqué… Si ? » Tu soupires, attendri par cet esprit perdu qui ne demande que de l’aide. Tu sens son envie d’être rassuré mais sa volonté de savoir la vérité semble encore plus grande. Vérité que tu ne possèdes pas d’ailleurs. Tu regardes l’enfant, cherchant tes mots. « Il est parfois difficile de comprendre les actions des dieux, n’est ce pas ? » Tu repenses à la demande d’Uraang qui te couta tes souvenirs, ta vie et celle de ta bien aimée. « Pourtant, je suis pratiquement sûr que tout un but, si obscur soit il … » Cette fois, c’est ta quête de sens qui te revient. Des années à se demander pourquoi tu étais encore en vie. Il t’en aura fallu du temps pour mettre une explication sur cette voix qui te hantait et comprendre qu’elle représentait sûrement les pulsions meurtrières qui étaient les tiennes autrefois. Désormais, tu dois les affronter et les vaincre à chaque instant de ta vie. La rédemption est sûrement au bout du chemin. Mais cet enfant, qu’a t il pu bien faire ? Qu’a t il a se faire pardonner ? Qu’attendent les dieux de lui ?

Même ta Vérité ne te sera d’aucun secours ici pour comprendre. Sa plus grande peur ne te donnera pas leur volonté. Tes tatouages pourraient ils l’aider en effaçant de sa mémoire les fois où il a revêtu les vêtements de sa sœur ? « Et toi ? Que veux tu ? Être ce que tu penses être ou ne plus être ce que tu appelles un ‘esprit détraqué’ ? » Après tout, bien que ça soit un enfant, rien ni personne ne fera de lui ce qu’il n’est pas.
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Mer 17 Aoû 2016 - 11:12

Siràjan

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Une maladie particulière
 Telle ne fut pas ma surprise, quand, en croisant ton regard, je n'y voyais plus le dégoût du début. J'aurais cru, pourtant, que tout ce que je t'avais dit aurait pu faire renaître cette lueur de haine causée par l'incompréhension. Mais ce n'était pas le cas, et même, tu semblais approuver l'origine divine de mon problème… Allant même plus loin, jusqu'à penser que mon soucis n'était que la porte vers un but. Un but, vraiment ? J'avais du mal à y croire, et pourtant, toi, tu en avais l'air intimement persuadé. Je me demandais même, l'espace d'un instant, si cette phrase ne s'adressait pas plus à toi-même, comme si elle te concernait plus que moi. En même temps, comment pouvait-il en être autrement ? J'avais beau réfléchir, je ne voyais pas quel but pouvait demander une chose pareille. Pour moi, un but divin, c'était quelque chose de noble, une grande mission… Pas quelque chose qui exige que qui que ce soit se sente femme.

 Non, ça ne devait être qu'une blague, rien d'autre qu'une mauvaise blague. Et il fallait y mettre fin, sinon ça ne ferait que faire souffrir les gens autour de moi, et sans doute moi aussi, sans doute…

« Et toi ? Que veux tu ? Être ce que tu penses être ou ne plus être ce que tu appelles un ‘esprit détraqué’ ? »


 … Sans doute. Et pourtant, je me demandais depuis longtemps maintenant ce qui serait le mieux pour moi, et l'idée de redevenir « normal » me semblait presque hostile. D'une parce qu'il me faudrait cacher ce que je voulais, en permanence. C'était possible, j'en avais fait l'expérience, mais j'en avais souffert. C'était faire un mensonge constant, à moi comme aux autres.

« Je… Je ne sais pas »


 Je regardais le Neustro face à moi, hésitais. En même temps, si on pouvait tout changer en moi, ça faciliterais tellement de choses ! Mais en même temps, le souvenir d'une rencontre me revenait en tête. Le souvenir de quelques mots, qui avaient au moins changé un peu ma vision de mon problème… Comme toi et moi, eux aussi font semblant d'être comme les autres et ça continuera jusqu'à que quelqu'un soit assez courageux pour se dresser contre ces codes absurdes…

 Peut-être que c'est ça, ce but dont me parlais Drake. Juste changer un peu les gens, les titiller un peu avec quelque chose qu'ils n'ont pas l'habitude de voir ? Et peut-être qu'à force, ils s'habitueraient à tout ça, peut-être que leur esprit s'ouvrirait… Mais est-ce que, en attendant ce jour béni, je pourrais supporter ces regards et ce mépris, est-ce que je pouvais être assez « courageux », comme le disait Elend ? Et puis, il n'y avait pas que moi. Il y avait tout ceux autour de moi qui m'en voudraient, et peut-être même, suffisamment pour ne plus vouloir de moi… Je regardais le Neustro dans les yeux, avant de dire ;


« Pour mon entourage, je dirais que je voudrais ne plus être un esprit détraqué… Mais au fond, je voudrais être ce que je veux. C'est égoïste de ma part ? »

 J'ajoutais ensuite;

« Et puis, imaginons que je ne veuille plus être un esprit détraqué... Vous feriez quoi? »
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Neustro

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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Jeu 22 Sep 2016 - 16:48

Sirajàn
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#009966
« Une maladie particulière »
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Un enfant perdu, voilà ce qu’il est. Tes préjugés, tes idées préconçues, se battent en duel contre la peine que t’inspire ton patient. Le haïr ou le chérir ? Il a déjà bien assez souffert comme ça et tu as une rédemption à gagner, un sommet à atteindre. Peux tu te permettre de laisser tes a priori ruiner tes maigres efforts pour prouver que tu mérites mieux que la malédiction dont tu as hérité ? Mais la peine de cet enfant a vite raison de tes hésitations, elle t’inonde comme un fleuve turbulent et emporte avec elle tes doutes. Il te rappelle toi même, lorsque tu t’es réveillé, nu comme un ver, au milieu du désert, perdu avec mille questions et aucune réponse. Il t’aura fallu quelques temps pour trouver un but à cette vie, ton esprit rongé par l’Être et ta mémoire s’emplissant petit à petit uniquement de mauvais souvenirs. La trahison de ta femme, sa mort, tes crimes -tous plus horribles les uns que les autres-, tes mensonges, tes recherches malsaines … Tu es à présent persuadé que tout ceci est là pour te pousser à donner le meilleur de toi même dans cette nouvelle vie. Es tu seulement capable ? Mais peu importe la réponse, les questions actuelles ne te concernent pas toi. Tu as un patient à t’occuper, patient qui a besoin d’aide.

Ce dernier te fixe d’ailleurs avec de grands yeux où tu sembles lire quelque chose qui ressemble à un espoir, une envie de croire à une suite meilleure peut être, ou à une grande détresse, une peur presque viscérale -de l’inconnu peut être ?-. Deux émotions très différentes, soit, mais relié par un point central : leur intensité, immense et sûrement effrayante pour leur propriétaire. L’enfant prend de nouveau la parole, te regardant toujours avec la même force. Tu souris en l’écoutant te dire qu’il voudrait le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. Pas un sourire méchant, non, une mimique tendre … Après tout, elle peut avoir un très beau cul la crémière, il faut le comprendre, ce pauvre enfant ! Hum.

Le voilà qui te demande de le juger. Est ce égoïste de vouloir être ce que l’on veut ? Qui suis je pour en juger ? Quelqu’un peut il seulement se le permettre ? La question suivante me concerne plus directement. Ce que je ferai s’il souhaite redevenir quelqu’un de normal ? Puis je me permettre de tenter d’effacer sa mémoire ? Et si cela fonctionne et que cela cause des effets comme la perte d’identité ou de souvenirs ? Cela dit, tu es conscient que ça n’a jamais entrainé ce genre d’effet mais et si ?... Non, la question la plus importante est : et si ça ne fonctionne pas ? Que feras tu ? Ou alors si ça n’est efficace qu’à court terme ? Car la Vérité de ton tatouage est bien aléatoire, tu le sais. « Comme je te le disais tout à l’heure, a Vérité et mes tatouages me permettent d’agir sur le conscient et l’inconscient. En l’occurrence, je peux … t’aider à oublier certains souvenirs. Si nous choisissons bien et que nous arrivons à cibler le ou les moments où tu as pris des décisions importantes concernant ton … état, nous pourrons peut être réussir à supprimer de ton esprit tes envies féminines et ce qui en découle. » Tu ne t’en tire pas trop mal, il n’y a dans tes paroles -suite à un choix de mots judicieux et réfléchi, heureusement que tu n’es pas trop impulsif- aucun mensonge. Tu te dois cependant de te montrer plus précis pour être véritablement exact et dans l’absolue vérité. Il est important que l’enfant connaisse toutes les implications de l’utilisation de ta Vérité. « Cependant, il faut que tu saches que je ne peux en aucun cas te promettre que cela fonctionnera du premier coup. Il nous faudra peut être et même sûrement, si tu souhaites que j’utilise le pouvoir de mes tatouages, tatonner un peu avant de trouver les souvenirs clefs qui te permettront de passer à autre chose. Il faut aussi que tu saches que je ne contrôle pas la durée de cette perte de mémoire. Elle peut durer quelques jours, quelques semaines, quelques mois ou être tout à fait définitive. Du moins, de ce que j’en ai conclu de mes précédentes utilisations. Après, il te suffira de me retrouver et de réitérer l’opération si ta mémoire commence à revenir. Plus nous le ferons et plus il y aura de chances que l’effet soit définitif. »

Tu as conscience que viens de donner beaucoup d’information d’un coup, à quelqu’un d’affaibli psychologiquement et de très jeune qui plus est. Peut être serait il plus sage de le laisser y réfléchir calmement ? De lui laisser un peu de temps pour digérer, se poser et te poser les bonnes questions et pour prendre sa décision ? Tu adopte un ton plus rassurant que celui, docte, que tu avais pris pour décrire tes pouvoirs et ceux du Visperia qui orne ton épaule, et ajoute : « Tu n’es pas obligé de prendre ta décision tout de suite, Sirajâh. Nous pouvons nous revoir demain si tu préfères. Comme ça tu pourras prendre le temps de réfléchir à ce que tu souhaites réellement. » Tu le considères un instant puis reprends doucement : « Mais si tu as d’autres questions ou que tu souhaites discuter je peux rester quelques temps, je n’ai rien de prévu dans les heures à venir et de toute façon, rien n’est important en comparaison d’un patient qui a besoin d’aide. » Tu souris. Ceci n’est pas un mensonge mais ce n’est peut être qu’une demie vérité : ce qui est important est le patient, certes, mais surtout les bons points qu’il amène dans la jauge que tu as à remplir dans cette nouvelle vie pour accéder à la guérison. Mais peu importe, non ?
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MessageSujet: Re: Une maladie particulière Dim 19 Fév 2017 - 18:41

Sirajàn
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#009966
« Une maladie particulière »
Karnès - 1 Vigornès 1246
Tu regardes le jeune homme qui se tient devant toi. Tu ne sais que penser de son manque de réaction. En un sens, tu es déçu, tu aurais aimé pouvoir l’aider. Mais tu ne peux venir en aide à quelqu’un qui refuse de t’adresser la parole, tu le sais bien. Ton rang de Neustro ne t’en donne pas le droit. Tu laisses échapper un long soupir. Tu regardes tes mains, impuissant. Tu sens l’Être poindre le bout de son nez au fin fond de ton esprit. Sûrement se demande t il si la partie bisounours est terminé, s’il peut reprendre le contrôle. Mais tu as une parfaite maîtrise de toi même en ce moment et il ne trouvera pas de prise. Il n’y a aucune colère en toi, ni même aucune mauvaise pensée à l’égard de cet enfant, si étrange soit il. Ce constat t’étonne d’ailleurs, tu étais dégoûté en arrivant mais à présent il ne reste que de la peine, de la pitié même, pour ce gamin qui te fait penser à un petit animal perdu. Il cherche son chemin, pauvre brebis égarée, et tu espères encore pouvoir être son berger.

Tu lèves la tête pour regarder l’enfant. Tu lui as donné matière à réfléchir, tu ne peux pas faire mieux. Enfin, pour le moment car tu n’as pas l’intention de l’abandonner à son sort. Tu reviendras demain, voir s’il a changé d’avis et s’il souhaite parler. Et s’il ne veut pas, tu reviendras sûrement encore. Pas le lendemain, tu n’as envie de le harceler, mais dans un semaine, un mois. Peut être que le temps jouera en ta faveur. Ou la sienne, selon le point de vue. « Je vais y aller, mon enfant. Je suis en ville pour encore quelques temps, tu peux venir me trouver à l’auberge des Dieux dès que tu le souhaites ou me faire quérir si tu ne désires pas bouger d’ici. J’espère que nous pourrons parler de nouveau bientôt. » Tu hésites un instant à lui dire que tu as pour projet de passer le lendemain. Après un instant de réflexion, tu décides de jouer la carte de l’honnêteté : « Ah, et je passerai demain voir comment tu vas. J’espère que tu accepteras de me recevoir. »

Sur ces mots, tu te lèves et lisses les plis de tes vêtements d’un revers de main. Tu te diriges vers la porte et jette un dernier regard en arrière avant d’ouvrir la porte. « A demain, petit. » Tu passes le pas de la porte et referme doucement derrière toi avec un nouveau soupir. Cette tâche ne sera pas simple mais tu te dois de l’accomplir avec autant de sérieux que possible si tu veux obtenir le pardon des Dieux.

[…]

Tu traverses le couloir par lequel tu es arrivé et te diriges vers la porte d’entrée lorsqu’une voix t’interrompt : « Alors ? » Un simple mot, juste une question, mais qui t’arrache un énième soupir. Décidément, cette journée aura été fatiguante pour ton moral. Tu n’as pas besoin de te retourner pour savoir qu’il s’agit du père du jeune homme. Tu cherches tes mots, à la recherche du compromis entre l’honnêteté et l’encouragement. « Nous avons discuté un peu, j’aimerai le revoir encore car une seule séance ne sera pas suffisante. Je repasserai demain dans la matinée si vous êtes d’accord. » Le père acquiesce et te tend une bourse. « Merci d’être venu et d’avoir accepté de vous occuper de mon fils. » Tu secoues la tête et place ta main entre vous en signe de refus mais l’homme insiste. Tu finis par accepter quelques pièces et le quitte tandis qu’il te remercie. Il a l’air brave cet homme, tant qu’on ne regarde pas comment il parle à son fils.


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