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[Quête] Que gronde la glace

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Voleuse

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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Dim 1 Mai 2016 - 11:36

Aladriel continue de nous expliquer. Pour une fois dans ma jeune vie, je fais un effort pour écouter les directives pour la simple et bonne raison que je suis là de mon propre gré. Pour une fois, il va falloir obéir, sans discuter, sans envoyer valser les consignes et sans partir quand je n’aurais plus envie de faire ce qu’on m’a dit de faire. Il va falloir que je parle aux poissons aussi … Improbable. Je n’ai que rarement -voir jamais en fait- rencontré d’héléos possédant la Vérité des Animaux et avoir aujourd’hui l’occasion de l’utiliser me paraît tout simplement fou. En fait, je crois que je ne suis tout simplement pas habitué à voir des héléos possédant une autre Vérité que la mienne car même la Vérité des Eaux me laisse abasourdie. Ne pas réussir à contrôler la glace et vivre dans la Mer de Glace, n’est ce pas un peu contradictoire ?

Je n’ai pas le temps de m’interroger plus longtemps sur ces questions métaphysiques : les héléos se mettent par groupe. Je commence à m’avancer vers une jeune femme qui semble seule qu’un mâle se place devant moi. Etonnée, j’ai un mouvement de recul puis je lève la tête vers son visage. Mes yeux s’écarquillent quand je découvre Aladriel, juste là, devant moi. « Vous deux, vous serez avec moi. » Je tourne alors la tête vers l’endroit qu’il regarde et voit un autre héléo, juste derrière moi. La couleur de ses cheveux est si proche du rouge -couleur inhabituelle pour un héléo je trouve- que je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils. Il ne manquerait plus qu’il possède la Vérité du Feu et qu’il nous annonce qu’il est à moitié Liare ! Je porte à nouveau mon regard sur Aladriel. Il nous détaille l’un et l’autre et nous explique que nous allons faire quelque chose de différent. Un sourire mélangeant fierté et excitation éclaire mon visage. J’ai été CHOISIE ! Enfin quelqu’un qui reconnaît mon talent inégalable en matière de discrétion ! Il parle à une voleuse tout de même ! Quelques mots supplémentaires et nous voilà partis.

Aladriel prend les devants, nous guidant à travers les ruelles de Quartas. Elles prennent un aspect complètement différent de nuit … Je peine à reconnaître ces rues où j’ai pourtant passé des heures durant mon enfance. Nous passons devant une bâtisse superbe, faites de coraux colorés. J’y suis déjà venue, Sheol Talelviën exerçait son art de la guérison ici pendant un temps. Je me demande ce qu’il est devenu … Je sais que mon père le connaissait très bien puisqu’il revenait souvent blessé de ces batailles sur la terre des Hommes ou contre les créatures marines qui s’acharnaient parfois sur des villes ou des villages héléos lorsque qu’Eliosa ne les nourissait pas assez. Je me rappelle qu’il avait une fille avec qui je jouais parfois lorsque j’accompagnais mon père. Mais elle était bien plus grande que moi et je crois qu’elle ne m’appréciait pas trop. Mon père l’aimait beaucoup et disait qu’elle deviendrait une grande dame mais je crois que ça ne s’est pas passé comme ça. Après la mort de mon père, je ne suis retournée chez Sheol qu’une seule et unique fois, avec ma mère, je devais avoir une dizaine d’années peut être ? J’ai entendu dire qu’elle avait tout abandonné et que son père, déçu, avait choisi de s’isoler en dehors de Quartas. Je me demande si c’est un mythe ou la réalité. Peut être que je devrais tenter de retrouver le guérisseur ? Il savait tellement de choses sur mon père …

Je me retrouve soudain encastrée dans une façade. Une main m’appuie sur la tête et je me retrouve assise par terre, derrière quelque chose qui ressemble à une vieille porte abîmée. Je clique des yeux et regarde autour de moi. Aladriel fronce les sourcils, je crois que c’est mauvais signe. Le presque-Liare se tient en retrait et me fixe aussi, avec une expression que je ne sais pas déchiffrer. Je me demande lequel est le plus inquiétant actuellement. « Je peux savoir ce que vous faites ?! » J’ouvre la bouche mais ses sourcils se froncent un peu plus. Quelque chose me dit que ma vie dépend de ma prochaine phrase. « Je connais un raccourci ! » A présent, ses sourcils fins s’envolent en direction de son front. Je crois qu’il est interrogateur. Je pense que je suis folle aussi, pour faire ma vie en fonction de sa danse de sourcils ! Je fais un joli sourire et m’apprête à parler mais Aladriel me plaque la main sur la bouche pour me faire taire. Je n’ai pas besoin de demander pourquoi car des soldats nous frôlent. Ils portent les armes du roi … Et l’un des leurs complètement bourré visiblement. Les muscles de mon bourreau se détendent et il me libère. Un sourire amusé éclaire son visage ainsi que celui du roux. Je crois que c’est la première fois que je le vois sourire d’ailleurs. Lorsqu’ils se tournent vers moi, je les vois conserver leur expression rieuse. Le leader éclate de rire et me pointe le bout de la rue : « Au risque de vous contredire, je ne suis pas sûr que nous ayons besoin d’un raccourci ! » Etonnée, je regarde ce qu’il me désigne. Le Palais, magnifique, se dresse juste au bout de la rue où nous sommes. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, il est hors de question que je passe pour une imbécile devant cet héléo là. « Oui mais … les tunnels mènent directement à l’arrière ! » Ils me regardent désormais avec intensité. Leurs sourcils ont cessé leur valse pour rester neutres au dessus de leurs yeux pâles. Ils attendent patiemment un signal je crois. « La maison de Sheol Talelviën permet d’accéder au Palais facilement. Il y a un passage souterrain. » Ca y est ! Leurs poils de front reprennent leur chorégraphie : d’un accord tacite, les quatre sourcils s’élèvent avec vivacité. Ah, la perplexité ! J’aime ça ! Je souris tandis qu’Aladriel lève la tête pour regarder autour de nous.

« Laquelle est-ce ?

- La grande, celle en coraux blancs et rouges.

- Vous êtes sûre de ce que vous avancez ? »

Il a l’air suspicieux. Ses sourcils se font la gueule d’ailleurs, pour me le prouver. L’un plane loin au dessus de son arcade sourcilière, comme étonné, l’autre plus bas, tendu, tapis … Prêt à bondir. Je souris et hoche la tête vigoureusement. Je suis absolument sûre de moi pour le coup ! J’y suivais sa fille -dont le nom m’échappe toujours malheureusement- parfois et nous jouions ensemble dans les tunnels vaseux. Nous l’avions aussi emprunté une fois avec mon père et il m’avait fait promettre de ne jamais en parlé. Briser cette promesse est difficile pour moi mais je sais que mon père serait fier de la cause que j’ai choisie. Lui aussi aurait fait ce choix pour l’indépendance et la victoire des héléos de glace. Le leader se tourne vers notre compagnon de voyage. Il est tendu, mal à l’aise. Il n’a pas l’air du tout inspiré par mon plan. Il ne dit rien mais il est très clair qu’il est contre mon idée.

« Qui habite là ?

- Le soigneur, Sheol Talelviën, et sa famille. Enfin sa femme seulement je crois. Je ne sais pas s’ils ont déménagé depuis cela dit …

- Vous avez confiance en eux ? »

Je hoche de nouveau la tête. Oui, si mon père faisait confiance à cet héléo alors je lui fais confiance aussi. Mon chef acquiesce à son tour. Je crois que c’est un accord rhétorique ou une mise au point avec lui-même. Toujours est-il qu’il se lève, nous fait signe d’être silencieux et nous guide vers la porte de l’immense bâtisse.

Je toque. C’est la femme du soigneur qui nous ouvre mais je ne me souviens pas de son nom à elle non plus. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche pour lui expliquer la situation que Sheol entre dans la pièce. Lui n’a pas besoin d’explications : il pousse sa compagne et referme précipitamment la porte derrière nous. Je crois qu’il est au courant de ce qui se passe en ville et sa réaction montre qu’il est de notre côté je crois. Son regard passe de mon visage à celui d’Aladriel. Je crois qu’il nous reconnait tous les deux. Les deux hommes échangent quelques mots mais je n’y prête pas attention, je suis perdue dans mes souvenirs. Cette entrée où j’ai passé des heures à trépigner, pressée de rentrer, cet homme immense dont la taille m’avait terrifié la première fois que je l’avais vu … Tout me rappelle mon enfance et mon père ici. Bientôt l’homme nous guide vers la salle en face de celle où il prodigue ses soins. Des étoffes de toutes les couleurs y sont disposées et des aiguilles de toutes les tailles sont posées sur un espace de travail. Je ne suis jamais venue dans cette pièce mais je n’ai pas le temps de m’interroger plus longtemps, nous la traversons au pas de course jetant à peine un coup d’œil aux tissus dont l’un d’eux, maintenant à l’ombre sous une sorte de parasol, m’intrigue particulièrement. Je m’approche pour effleurer le tissu ...  « Winter Crystal Eliwën ! Ne faites pas attendre vos compagnons, milady. » Je me retourne vivement et découvre un large sourire sur le visage du guérisseur. Je ne peux m’empêcher de sourire aussi. Nous savons tous les deux que mon père m’appelait toujours par mon nom complet quand j’étais sur le point de faire une bêtise ! Je ne sais pas trop de quelle façon le soigneur s’y prend ni quels mécanismes sont en jeu mais les tunnels s’ouvrent devant nous. Je souris lorsqu’Aladriel se tourne vers moi, heureuse qu’il voie que je suis digne de confiance. Nous remercions chaleureusement Sheol -dont les sourcils, rieurs, frétillent- et nous engouffrons dans les souterrains. J’espère seulement qu’il ne m’en voudra pas pour ce tissu auquel il devait tenir …

[…]

Retrouver de l’eau vive sur nos visages nous fait le plus grand bien. L’eau stagnante et vaseuse et le silence pesant des tunnels étaient bien trop désagréables. Je regarde autour de nous : nous sommes dans une petite bâtisse, visiblement habitée puisque des lumières brillent dans les escaliers, indiquant la présence de ses occupants à l’étage. Sans tarder, Aladriel nous guide à pas de loup vers la sortie.

Le Palais siège devant nous, immense et bien gardé. Enfin, deux gardes se tiennent droit devant une porte qui semble être réservée au passage des serviteurs du Protecteur du Sud. De chaque côté, on peut apercevoir par endroits ce qui semble être d’autres entrées avec d’autres soldats. Sacrebleu, je me suis peut être bien fourrée dans un sacré pétrin cette fois … Mais il est un peu tard pour faire demi-tour je pense désormais … Notre commandant en chef, les yeux plissés, doit sûrement être en train de chercher une façon de s’occuper des gardes ou d’entrer. Je souris quand une idée me traverse l’esprit. La cape d’invisibilité que j’ai empruntée à Sheol sera parfaite ! Comment ça, ça ne se fait pas de voler ses amis ? Je ne l’ai pas volé, je l’ai emprunté ! Je lui rendrais sûrement … un jour ! Ni une ni deux, je la sors de ma manche. Je ne suis pas une experte des champs de bataille mais les plans foireux ça me connait et je sais que la vitesse d’action et de réaction est primordiale. Je me recouvre du tissu magique sans chercher à déchiffrer les expressions de mes partenaires et fonce vers le château.

Je m’assoie à une centaine de mètres des gardes. J’ai entendu dire que ce genre de capes ne bloquait pas les sons, pas même celui de notre respiration ou de nos mouvements, et je n’ai pas envie de découvrir maintenant si c’est un mythe ou une réalité. Je me concentre et visualise mentalement ma création avait de la projeter dans le monde réel. Pas loin de moi, l’eau se trouble et se solidifie peu à peu. Surpris, les soldats empoignent leurs lances et s’approchent. L’un hurle à l’intérieur du Palais qu’il a besoin de quelqu’un pour le remplacer. Le lion de glace prend forme devant eux. Ils connaissent chacun cette Vérité mais je ne suis pas sûre qu’ils connaissent cet animal. Je retiens un juron en voyant qu’ils ne sont pas assez impressionnés pour se rapprocher. Le lion se tapit sur le sol et rampe vers eux, les crocs découverts. Ils tirent leur épée et recule pas à pas tandis que la statue avance. Je ris en voyant que finalement je vais procéder autrement. Alors qu’ils ont dépassé la porte, le lion bondit au dessus d’eux. L’un se baisse, l’autre lui tranche la queue, qui repousse aussi tôt. Cette fois, la voie est libre mais il va falloir faire vite, je ne vais pas pouvoir les occuper très longtemps et ils ont appelé du renfort.


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Esprit Vagabond

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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mar 3 Mai 2016 - 14:53

Aladriel regarde son alliée faire apparaître un lion de glace qui distrait les gardes. Ce n'est pas le moyen le plus discret, néanmoins c'est efficace. Il comprend vite qu'il faut passer maintenant, ou sinon il sera trop tard. Il jette un oeil vers le roux et lui fait comprendre qu'il faut foncer. Winter a disparu sous ses yeux, mais quelque chose lui dit qu'elle n'est pas loin et qu'elle les rejoindra.

Ils s'élancent tout les deux rapidement vers le palais et emprunte l'une des entrées. Ils sont donc à l'intérieur, plus qu'à trouver leur cible avant qu'il ne soit trop tard. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il reçoit plusieurs poissons : un Héléo qui pourtant ne fait pas partie des rebelles, a été éliminé. Il pouvait très bien être contre la couronne, mais il ne restait qu'un citoyen de Qartas. Aladriel cache sa colère. Les autres poissons lui signalent que les gardes se mettent en place devant le palais. Rapidement, le noble envoie un poisson vers son meilleur ami, pour le prévenir qu'il peut lancer l'assaut. Tout se passe plus ou moins comme il faut, même si l'Héléo est loin d'être rassuré...

Surtout que pendant qu'il était occupé avec ses poissons, le rouquin a disparu ! Etonné, il regarde sa partenaire :

« Vous l'avez vu partir ? »

Les ennuis commencent, mais ce n'est pas le moment de s'arrêter. Ils ne seront que deux, sauf s'ils rattrapent le jeune Héléo. Un traître ? Possible. Le noble n'avait pas pensé à cette éventualité, qu'un espion puisse s'être si bien introduit et disparaître comme ça... Leur attaque surprise n'allait plus être surprise pendant très longtemps...

[...]

Théo avait profité que les deux rebelles soient occupés pour utiliser sa vérité et se fondre dans l'eau, ne reprenant que forme physique plus loin, à l'abri des regards. C'était le meilleur moment pour arrêter son infiltration qui de toute façon, ne sert à rien. Il doit simplement avertir le Protecteur du Sud que le noble est passé par derrière, trompant les gardes de la porte principale avec une attaque qui sert de leurre. Il utilise à nouveau son pouvoir, générant un mot, puis plusieurs avec des bulles. Dans une situation plus tranquille, il peut se concentrer et faire des phrases. "Ils sont passés par derrière, l'attaque n'est qu'une diversion." Une fois le message écrit, il l'envoie à destination de Migarh, qui devrait le recevoir où qu'il soit.

[...]

Arin reçoit le message de son ami. Il regarde ses alliés et leur faisant signe de préparer l'assaut. Les groupes faisant la diversion ne devraient pas tarder à les rejoindre, une fois la route libre. Il avait observé les mouvements des soldats de l'entrée. Ils étaient étonnement peu nombreux et avaient choisi des emplacement stratégiques. Cependant, vu leur nombre,   le passage allait être simple à libérer. Presque trop facile...

Mais ce n'est pas le moment de reculer. Son groupe sort de sa cachette et se rue sur les soldats. Le premier tombe dans le camp ennemi, mais le suivant est chez les rebelles. Ces derniers avancent vers la porte...

Informations / Résumé:
 

Directives:
 



le destin vous guidera toujours, le fuir ne sert à rien car il vous suivra jusqu'au bout du monde

Merci d'envoyer un mp au compte de Deth, vous aurez une réponse plus rapidement
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Chevalière

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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mer 4 Mai 2016 - 17:23

Spoiler:
 

    Plus qu'à attendre ? Vite dit. J'ai à peine placé les héléos sous mon commandement, que les rebelles arrivent. Mon sang ne fait qu'un tour. Le fait que ma mère soit venue me donner mes armes avant de me présenter au Protecteur du Sud était-il un quelconque signal de sa part pour les rebelles ? Étaient-ils déjà en place lorsque nous revînmes de la caserne ? Si oui, pourquoi ont-ils attendu que nous soyons en place ? Nous tous aurions pu éviter ce qu'il va advenir. Pourquoi ? Déjà des morts dans chaque camp non loin du Palais puisque je peux les voir. Je ne dois pas craquer. Même si nous sommes vite submergés. Tandis que j'entends crier à l'intérieur du Palais qu'il y a besoin de remplacement. Mais depuis quand un garde ne tient pas son poste ? Peu à peu le sentiment de colère prend place en moi car je ne peux rien faire. Je veux revoir l'émissaire du roi et Migarh en vie. Si je viens à faillir à ma mission, je ne me le pardonnerai pas. Logiquement, et normalement, ceux que j'ai envoyé à l'intérieur pour rejoindre les deux héléos les plus importants sont sur le point d'arriver près d'eux. Je dois tenir bon. Je ne veux pas être cette figure héroïque pour raviver la flamme envers le roi que prétend Sir Vön Bismuth. Je veux simplement faire mon devoir. Le soldat d'eau près de moi s'énerve, s'impatiente au point de préparer à user de sa Vérité. Malgré l'attroupement qui se présente, un groupe bien distinct se détache. Je compte un, deux, trois ? Non quatre héléos de glace, rebelles.

Soldats ! Tenez bon ! Prouvez votre bravoure et Eliosa vous récompensera ! m'exprime-je sur un ton droit, juste et encourageant.

    Cela ne me dit rien qui vaille. Ceci ressemble plus à un peuple affamé qu'une véritable rébellion. Et je dois tous les mater alors que la plupart d'entre eux ne sont que nobles, ou simples citoyens ? Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de soldats, bien que je ne doute pas non plus qu'ils sont de fiers et vaillants héléos de glace. Ils ont beau lancer un assaut comme l'avait prévu le Protecteur du Sud, ces derniers ne sont pas aussi vindicatifs. Enfin je veux dire pas aussi virulents que je pensais. Je dois réfléchir et agir au plus vite. La femme chevalier qui est en moi me prévient que quelque chose cloche. Nous sommes plus que cinq à défendre les portes du Palais, soit trois héléos de mer et deux de glace. Je dois trouver un moyen rapide, discret et efficace pour prévenir.

    Celui qui est en tête me dit quelque chose. Cheveux longs, légèrement ondulés, d'un noir bleu profond ; un regard encore plus pâle que le mien, des ailerons fins et pointus... Vest... Vesterion Arin ! Un adversaire de taille. Je suis sûre que c'est bien lui ! Un noble de Glace qui comme moi a préféré prendre les armes que de rester dans la gentilhommerie. Soupir. Il aurait été parmi les prétendants lorsque mes parents voulurent me marier, je n'aurai peut-être pas dit non.

Toi ! Préviens-les qu'Arin Vesterion est aux portes, que nous subissons l'assaut prévu et que je tiendrai comme promis. dis-je sans lâcher Charybde. Et reviens aussi vite que tu peux !

    J'ai confiance en mon émissaire éphémère car il est capable de créer un courant d'eau assez puissant et de le coupler à sa vitesse. et signant à mes subordonnés de se placer rapidement pour former un "V", un entonnoir. Chose faite.

    Malgré tout, un des trois soldats restant se fait tuer par un des adversaires beaucoup plus sanguin. D'ailleurs Arin n'a pas vraiment l'air content de l'agissement de son sous-fifre. Il ne s'agit pas là d'un duel du point d'honneur mais plus une ordalie. Nous ne sommes plus qu'à trois contre quatre.

    Je me mets en garde, plaçant mon arme d'hast le long de mon bras droit, dans le dos, pointe de lance en bas, tout en me retenant de leur adresser la parole. Quoi ? Aucun ne s'intéresse à mes deux autres compagnons momentanés, mais plus à... moi. Bien. Très bien même. N'est-ce pas ce que voulait mon modèle de droiture ? Quoique... Pourquoi ne les attaquent-ils pas ? Ont-ils un ordre précis ?

Nous pourrions tant éviter ! ne puis-je me retenir de dire sans me préoccuper s'ils entendent.

    Il est vrai que le temps n'est pas à la discussion mais à la défense du Palais, de faire gagner du temps à Migarh.

    Plus que cinq mètres. Ô notre douce mère Eliosa ! Pardonnes mes actes et accueille ces victimes en ton sein !

    Je fais tourner ma lance de manière à ce que la lame soit en avant. Puis, sans attendre, fonce vers les assaillants pendant que mes trois subordonnés se resserrent derrière moi. Ils agiront en cas de blessure. Cela me permettra peut-être d'épargner leurs vies.

    Je fais mine de piquer l'ennemi au plus proche du ténébreux aux yeux clairs du bas vers le haut, puis dans un même mouvement fluide et rapide, je relève mon arme d'hast le plus haut possible pour terminer le geste de "planter" en diagonale de haut en bas. Pauvre âme en perdition n'ayant point le temps de se défendre. Charybde traverse la clavicule pour terminer dans le coeur.

    Arin pendant ce temps, à l'aide du petit poisson communique le message : "Tous morts. Reste trois adversaires aux portes dont la femme chevalier Dame Talelviën. Sommes encore plusieurs contre eux."

    Néanmoins celui-ci n'est pas sans intervenir non plus. Loin de là. Lui aussi utilise une lance. Le plus redoutable de mes adversaires actuels se place dans mon dos voulant me piquer au niveau des reins. Enfin... selon ce que je ressens du mouvement de l'eau. Voulant me protéger, en même temps que je retire ma lance du corps du malheureux, je dégaine Scylla de ma main gauche en un mouvement ample et circulaire terminant dans un geste sec. Cette parade fait que j'expose entièrement mon buste. Mais ma schiavonna a touché. Je le sais, je le sens. Un coup plus ou moins puissant de mes jambes palmées pour m'éloigner un peu. Lorsque je fais de nouveau face aux adversaires, je m'aperçois que le fil de ma lame est ensanglanté. Une seconde suffit pour comprendre qu'Arin est touché au bras gauche. Nous plongeons dans le regard l'un de l'autre afin de trouver la moindre faille, mais une petite larme de glace glisse le long de ma joue.

    Tant obnubilés à nous épier qu'aucun de nous deux ne voit que les rebelles se battent contre les défenseurs restant. Mes binômes parviennent du mieux qu'ils peuvent à maintenir les assaillants en respect.

    Et voici qu'une danse endiablée de lances et de lames se joue entre un traître à la couronne et une héléo de glace qui croit en la famille royale. Pas un de nous ne veut lâcher. Pour le moment, malgré les entrechocs, aucun ne blesse l'autre, nul enfant d'Eliosa n'use de sa Vérité. C'est là que le véritable combat commence. Qui de Arin ou de moi aura raison ?

"Ô déesse notre mère, sondes nos âmes, inondes nous de ta bienveillance."
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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mar 10 Mai 2016 - 17:41



J’aperçois du coin de l’œil mes deux compagnons de route filer vers l’intérieur du château. Je m’interroge sur ce que je fais du lion de glace mais décide de le conserver quelques temps : mon énergie en pâtira quelque peu mais je crois que les secondes sont plus précieuses que ma vitalité à l’heure qu’il est. Si les gardes débarquent nous sommes morts. Les gardes semblent commencer à se demander pourquoi le lion n’attaque pas. Ils commencent à regarder autour d’eux. De peur qu’ils n’aperçoivent mes partenaires, je forme mon habituelle plaque de verglas sous leurs pieds, les faisait chuter. Décidément, ce petit tour de passe passe ne rate jamais ! Je souris, crée une délicate petite fleur de givre qui apparaît près d’eux pour signer mon méfait et cours vers l’intérieur du Palais.

A peine ai-je retiré ma cape d’invisibilité qu’un chuchotement me parvient : « Vous l’avez vu partir ? » Je lève la tête, Aladriel me fixe d’un air soucieux. Je regarde autour de nous mais de toute évidence il n’est pas là. Je vois dans le regard de mon commandant qu’il pense comme moi : nous avons été trahis. J’avais raison de me méfier ! Cet héléo était trop tendu, trop stressé, trop silencieux, trop perfectionniste pour être droit … Alors que la colère monte en moi, une plaque de glace commence à s’étendre autour de moi alors que je me demande si ça réglerait nos problèmes de tout geler sur place. C'est avec une fureur d'autant plus grande que je constate que tous les cristaux de givre qui tapissaient le sol explosent, transformant mes plans en une fine poussière d'argent qui commence déjà à s'en aller au gré du courant qui parcoure le Palais. Aladriel y jette un coup d’œil et m’enjoint à me calmer : « Tu auras besoin de ton énergie face à Mirgath. » Ah ? Il me tutoie maintenant ? Je me demande s’il s’agit d’une preuve de confiance parce que je suis toujours là. Je le fixe, hésitant à lui dire que je fais bien ce que je veux, néanmoins je me retiens. Je m’étais promis d’être sage aujourd’hui. Il hausse les épaules et reprend : « On peut toujours espérer qu'ils suivent les cristaux ... Nous n'avons qu'à aller dans le sens opposé pour commencer. » Je hoche la tête, inspire un grand coup et sonde l’endroit où nous sommes du regard. Je n’ai pas le temps de m’attarder longtemps sur la déco : bientôt, les cris des gardes et le tonnerre de leur marche pressée nous parvienne. D’un accord tacite, nous nous mettons à courir vers l'autre côté de la salle. Aladriel semble hésiter sur la direction à prendre alors nous choisissons le couloir droit devant : c’est le seul dans lequel nous voyons assez loin pour savoir qu’aucune mauvaise surprise ne nous attend. Je suis mon leader sans poser de questions bien qu’elles se bousculent dans ma tête ? Sait il où il va ?

Je crois avoir ma réponse quand j’aperçois devant nous l’entrée et la réponse est non. Nous voilà presque sur le champ de bataille à la croisée de tous les couloirs du Palais en émoi, soit une position mais très optimal pour des personnages sensés agir discrètement. Face à nous, des soldats livrent bataille à ce qui semble être la troupe d’Arin. Un poisson nous rejoint alors. Je crois que c’est un de ceux dont Aladriel nous a parlé au début, qui transmettent des messages. Des bruits de pas se font entendre derrière nous, j’attrape l’héléo aux cheveux blancs par le bras, sans me soucier d’une quelconque histoire de hiérarchie et des règles de bienséances -dont je me moque éperdument de façon générale de toute façon-, et me remets à courir. Une porte est entrouverte dans le mur. Un léger cours d’eau s’y engouffre : elle mène sûrement quelque part, même si cette information ne me sert pas à grand chose pour l’instant puisque je cherche juste à nous cacher le temps de trouver un plan qui tient la route. Pour une fois, l’improvisation me tape sur les nerfs. Je me faufile dans l’espace, Aladriel à ma suite, et découvre un escalier. Je prends le temps de souffler mais le leader me pousse en avant : « Avancez ! Les gardes arrivent, Arin ne viendra pas de si tôt, à nous de nous débrouiller seuls désormais. » Je n’ai pas le temps de chercher à comprendre son retour au vouvoiement ou de trouver une nouvelle stratégie (car il faut reconnaître ce qui est, nous n'avons aucune chance à deux contre le Protecteur du Sud et son armée) : les bruits de bottes des soldats, bien qu’atténué par l’eau et la porte épaisse qui est semie close, s’approchent rapidement. Une fois de plus, nous déguerpissons à toute allure.

Je me demande combien de calories j’ai perdu aujourd’hui mais je pense que j’aurais mérité mon dessert ce soir ! Enfin … si je sors de ce Palais vivante … Car je crois pouvoir dire que nous avons fait bonne pioche en de mauvaises circonstances … Migarh est devant nous avec son garde du corps, les renforts arrivent, nous bloquant la sortie, et nous, nous sommes seuls.


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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Sam 14 Mai 2016 - 19:46

Migarh Losk'Otha

Au bout de l’escalier, les deux héléos arrivent dans une cave d’une taille moyenne. En son centre, un cratère d’une centaine de mètres se dresse devant eux. Le protecteur s’approche de l’extrémité et se retourne vers Vön Bismuth avant de s’engager dans cette descente qui les conduira tout droit dans les tunnels de la ville. Il ne tourne qu’à moitié sur lui et regarde son interlocuteur du coin de l’oeil, continuant à essayer de refréner sa violence, fuir ainsi et attendre dans un piège lâche les rebelles ne lui plaît pas, mais ainsi, il est sûr de pouvoir les exterminer à sa place. Ainsi, il lui explique :
- Nous allons nous rendre dans les tunnels. Vous, vous resterez vers l’entrée pour réceptionner les gardes que Talelviën nous aura envoyés, ils seront nombreux, mais je veux que vous les mettiez tous sur le chemin que j’emprunterais. N’essayez pas de brouiller les pistes, je veux que vous occupiez complètement l’un des couloirs.
Il se retourna et s’apprêta à plonger dans l’abysse, mais il pensa à avertir l’espion :
- Attention, le courant est très fort et peut vous écraser au sol si vous ne prenez pas garde en descendant.
Puis il disparut dans les profondeurs de l’océan. La distance fut parcourue en quelques instants avec le courant qui propulsa Migarth au fond, alors qu’il nageait tête la première, il se releva au dernier moment pour freiner sa vitesse et il atterrit sur ses pieds, fléchant les jambes pour amortir le choc. Il nagea alors rapidement vers l’un des quatre tunnels qui débouchaient sur cette ouverture. Il avait choisi de prendre celui reliant à la caserne de la milice de la ville. Si quelqu’un arrivait s’enfuir, il se dirigerait alors vers ses opposants, même s’il ne devait plus rester grand monde là-bas, c’était toujours mieux que d’envoyer les rebelles vers la trésorerie.

Après quelques mètres, le courant redevenait plus calme. Losk’Otha resta figé un moment, il n’avait aucune envie de laisser ainsi les commandes à cet agent du roi qu’il n’avait jusqu’alors jamais rencontré. Ce manque de confiance envers cet homme l’empêchait d’être complètement sûr que son plan fonctionnerait, peut-être les rebelles verraient le piège de très loin et qu’ils essayeront de prendre le temps de revenir en force, quoi que, la majeure partie d’entre eux étaient incapable de réprimer leurs impulsions, tel ce Arin qui avait déserté ses rangs et il n’espérait pas moins de ses amis.

Alors qu’il allait se résoudre à se positionner le plus en arrière possible, il reçut les quelques mots de l’espion. Contrairement à la fois précédente, les mots étaient encore très clairs, il ne devait pas être très loin, peut-être même déjà au palais. Il fallait faire au plus vite, cela pouvait n’être qu’une question de minutes avant que Talelviën ne laisse les rebelles entrer pour les conduire ici même. Il se tourna vers l’espion pour lui préciser.
- Vous ne devez bouger ici sous aucun prétexte, même si un rebelle parviendrait à venir à moi, j’ai besoin de vous pour anéantir les rebelles et non pour ma protection.
Il s’enfonça alors dans le tunnel, toujours un peu plus loin, il connaissait très bien l’endroit et savait jusqu’où il pouvait aller, sans pour autant se retrouver isolé. Migarth ralentit il commençait à être plus proche de la caserne que le palais, puis il attendit sur place et se retourna. D’ici, personne ne pourrait le voir, mais il était encore assez proche pour pouvoir entendre le combat que livrerait Vön Bismuth.

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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Lun 16 Mai 2016 - 13:39

Croyez-vous vraiment que ce sont ces chez insectes d’humains que vous pouvez voir la noirceur même des dieux qui les ont créés ? C’est que vous ne connaissez guère les Héléos. Plus nous parcourions l’escalier jusqu’à parvenir à une cave moyenne plus la méfiance entre moi-même et Losk’Otha se faisaient de plus en plus présente.
Il n’était clairement pas quelqu’un de stable, s’il se servait de son agressivité il aurait pu écraser la rébellion d’une main de fer avant même qu’elle n’apparaisse et je ne serais pas coincé ici. À le voir, je ne pouvais m’empêcher de le comparer à notre cher Roi : certaines dirigeantes gagnent  le respect de leur peuple par l'amour. D’autres, en revanche, préfèrent la peur et l'effusion de sang. Stratégie différente. Résultat identique.

- Nous allons nous rendre dans les tunnels. Vous, vous resterez vers l’entrée pour réceptionner les gardes que Talelviën nous aura envoyées, ils seront nombreux, mais je veux que vous les mettiez tous sur le chemin que j’emprunterais. N’essayez pas de brouiller les pistes, je veux que vous occupiez complètement l’un des couloirs.


Ma mission de base était claire : éliminer la rébellion. Ca ne devait pas durer une éternité et je ne devais pas me retrouver à me cacher dans des tunnels pour y parvenir, mon mécontentement se montrait de plus en plus présent. L’envie de le perforer était de plus en plus présente, après tout, l’éliminer lui et le chef de la rébellion calmerait totalement la région.
Il y a ces moments, où vous scruter l’intérieur de la personne en face de vous ; vérifiant vos doutes., Losk’Otha était en train de vérifier cela sur moi.

« Notre objectif étant l’élimination de la rébellion, je suis content que vous ayez compris que votre survie ne m’intéresse guère, et puis il faut bien que vous ayez du sang sur les mains, non ?  Ce petit jeu m’ennuyait de plus en plus… Oh, et je ne rends compte qu’au Roi en personne, ce n’est uniquement que pour satisfaire sa volonté que je passe l’éponge sur vos ordres envers ma personne. J’en ai tué pour moins que ça, souvenez-vous-en… »

Cela étant dit, je le laissais s’enfonçait dans les tunnels m’essayant en attente de l’ennemi. Je n’avais pas attendu longtemps avant de voir mes proies arrivées : une femme et un homme. Visiblement l’homme devait être ma cible principale. Enfin, la proie entrée dans la gueule du loup, naïve et insouciante.

« Bienvenue âmes perdues, Eliosa se fera juge de vos démons. »

Je déployais mes tentacules et chargea directement l’homme. Malheureusement pour moi la femme l’aida à esquiver l’attaque. Je grognais de mécontentement et me lever en activant mon bouclier d’eau. Ils échangèrent quelques mots ensemble avant que la femme ne laisse l’homme. J’en avais la confirmation : c’était bien Aladriel. Je ne me préoccupais guère de la femme que je le laissais partir, ma mission consiste uniquement à l’élimination, pas à un sauvetage. Et puis, les ordres sont les ordres.

Je me retrouvais seul avec ce rebelle et déployait Longinus, ma lance de deux mètres encore marquée par les traces de sangs de ses précédentes victimes.J'aurais préféré affronté la femme, elle semblait être un adversaire de valeur à la place de ce débutant. Il va connaître ma frustration. Mes tentacules agrippèrent les parois avant de me propulser vers l’homme que j’attaquais de manière frontale. L’avantage de ma lance étant qu’il ne pouvait risquer de m’attaquer sans risquer de se faire embrocher. Le choc le fit reculer jusqu’au mur et j’enfonçais de plus en plus la lame dans son bras, l’entendant gémir de douleurs.

Je reculais de quelques mètres pour me prévenir d’une de ses futures attaques tandis que je voyais son regard devenir fou de colère.

« Approches petite chose, papa à quelques choses pour toi. »

L’un des avantages d’un chien hargneux blessé, c’est que même proche de la mort il continuera d’aboyer, ce rebelle ne faisait pas exception à la règle et il s’élançait vers moi faisant face à la douleur et à moi, son ange de la mort. Pour un ennemi blessé, il se déplaçait rapidement, et lorsqu’il fît proche de moi, je l’attrapais avec mes tentacules balançant son arme de l’autre côté de la pièce et l’étranglant. Je sortais de mon manteau mon stylet. Celui avec lequel j’avais écorché nombre de gorges. Il était nerveux, se débattait comme il pouvait, mais se calma et commençait à trembler lorsque je passais la lame de mon stylet le long de son visage. J’ondulais par mes mouvements son corps, ne sachant pas où déchiqueter en premier, et j’avais envie de faire durer le combat. Je m’arrêtais sur son torse.

« Tu sais que si je t’ouvre là, plus tu feras d’effort, plus vite tu mourras ? »

Comme je l’étranglais, je ne compris pas vraiment ce qu’il disait, mais qu’importe, je perforais son torse profondément. Ses cris de douleurs me faisant grincer les oreilles et je le jetais du côté opposé à son arme. Voyons voir ce que cet insecte à moitié mort risquait de faire maintenant. Je rangeais mon style et repris ma lance en activant mon bouclier. L’instant de prier Eliosa me prit sur le moment.

« Ô grande prêtresse des eaux,
Mère des déluges et des passions qui perdurent,
Arme ton apôtre de ton courroux divin,
Fais-moi juge de ces traitres qui provoquent la mort,
Donne-moi ton pouvoir pour que je les balaie du passage du Roi. »



Mon bouclier s’obscurcit et un filet noir remplissait mes tentacules. Ces dernières devenaient de plus en plus noires. Je souriais intérieurement de l’offrande qu’Eliosa me fît et projeta cette nappe visqueuse sur la zone où se trouvait Aladriel, curieux de voir les effets que ça ferait si ça le toucher.

Eliosa est de mon côté, que croyez vous pouvoir faire en ces lieux ?
Une fois la trace de la nappe dissipait, je découvrais avec tristesse que celle ci n'avait enveloppé qu'une partie du corps ennemi, pire, que la nappe ne semblait pas aussi solide que prévu. Ce n'était que parti remise, cet animal à moitié mort ne pourrait pas quitter l'endroit de toute manière.
Récapitulatif:
 


________________________________________________________________________


J’hausse les sourcils de surprise, un rire nerveux secouant ma maigre poitrine. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre que le laquais de Losk’Otha est fou à lier.


Winter C. Eliwën rencontrant Rainhold pour la première fois.


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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Ven 27 Mai 2016 - 8:09

Spoiler:
 

    Tandis que la troupe arrive auprès de Rainhold et/ou de Migarh, mon émissaire lui, revient.  Je le vois du coin de l'oeil, il a l'air déconfit. Néanmoins il se jette dans la bataille. Je me sens un peu plus tranquille dans un sens de voir qu'il y a au moins un soldat fidèle aux ordres. Mais quelle erreur ! Noooon ! Pourquoi se jette-t-il dans le plus gros de l'assaut un peu plus loin ? Une seconde d'inattention, c'est une seconde de trop. Un des deux rebelles accompagnant Arin Vesterion, me blesse sur le dessus de l'avant-bras droit. Celui qui tient ma lance. Beaucoup aurait lâché sous la douleur, moi je ne fais que serrer encore plus. Oui ma main palmée enserre violemment la hampe pour ressentir le serpent de glace qui l'enroule. Le fait de l'avoir au plus près de ma peau me rappelle ce dont pourquoi je suis faite, que je ne dois pas avoir honte d'être une femme chevalier même si je souffre pour tous les miens.

    Encore un garde loyal qui meurt. J'enrage ! Toute cette violence alors que je suis persuadée qu'il pourrait avoir d'autres solutions. Même si je suis blessée au bras droit, cela ne m'empêche pas de rétorquer envers mon adversaire. Je ramène vivement Charybde contre mon coeur. Je respire une fois en plongeant mon regard dans celui de mon agresseur avant de déplier mon bras d'un coup sec en un mouvement en diagonal de haut en bas blessant de l'épaule droite à la hanche gauche de celui qui me fait face au moyen de mon arme d'hast. Il a reculé. Pas assez loin ni assez vite. Brièvement, je me demande si nous n'aurons pas bientôt à nous unir pour lutter contre les monstres marins, attirés par tout ce liquide précieux qui s'échappe des loyalistes tant que des rebelles.

CHEVALIERS !!! A moi !!! crie-je assez fort pour être entendue de ceux qui sont à l'arrière et sur les côtés.

    Ces derniers savent. Ils savent que je ne souffrirai d'aucune désobéissance. Ils connaissent mon plan. Vu que j'avais placé les meilleurs en ces lieux, ils avaient pour ordre qu'un des deux binômes des trois duos devait me rejoindre à cet appel. Leur devoir ? Inscrit au plus profond de leurs écailles. Il ne reste plus que trois gardes en tant que surveillants. Les trois chevaliers me rejoignent. Eux posent leurs yeux sur moi. Moi pas. De ma main gauche, tenant Scylla, je leur pointe les assaillants, sans mot dire. Moi, il me reste les plus dangereux. Un rebelle blessé, un intact, et ce cher Arin. Pour que je me retrouve seule contre trois, c'est que les deux rebelles ont tué les gardes protégeant la porte. Ils auraient pu rentrer et s'infiltrer. Pour un geste de leur part que je ne peux que comprendre, ils ont préféré revenir vers le noble.

    Pendant que notre ballet se poursuit à trois contre un, un des trois chevaliers tue trois rebelles usant de sa Vérité d'eau. Un tapis de myriades de bulles sous les héléos de glace. Celui-ci monte petit à petit. Faisant d'abord des petites bulles piquantes et explosives, infligeant de simples coupures, mais dérangeantes. Continuant à grossir un peu, qui en explosant infligent des blessures un peu plus profondes, tel un scalpel défaillant. Pour terminer par des bulles aussi grandes qu'une main palmé d'un jeune héléo, infligeant des trous réduits de moitié par rapport à leur taille. Ce sort n'a pour portée qu'un cinquième des rebelles.

    Le second, malgré quelques blessures apparemment insignifiantes, invoque un double d'eau identique à la statue de notre mère à tous, la déesse Eliosa. Toute création peut prendre vie, nous le savons tous pourtant. Mais l'effet escompté est palpable. Il y a moins d'agitation car nous pouvons entendre des "Oh !" de stupéfaction et des lamentations. Ce sosie passe parmi un autre cinquième de la troupe, touchant les nobles à l'épaule, les uns après les autres. Son effet est surprenant. Cela les ralentit, leur fait lâcher leurs armes momentanément. Le chevalier usant de ce sort est ce que l'on pourrait appeler un paladin car très croyant. Peut-être même plus que moi. Il est totalement dévoué à notre déesse. C'est limite si je ne pense pas qu'il en soit tombé amoureux.

    Tandis que le troisième chevalier en profite pour créer un mur bouillonnant de visages tous plus horribles les uns que les autres. Un mur de visages cauchemardesques vous empêchant de trouver la sérénité, vous changeant complètement d'objectif, vous perdant dans un labyrinthe de pensées. Surtout pour les plus impressionnables. Sur les trois cinquième qui reste, une moitié d'un cinquième en est touché. Certes il reste encore beaucoup d'assaillants, néanmoins, c'est toujours ça de gagné.

    Arin amplifie sa vitesse. Pour lui comme pour moi, depuis le début ce n'est qu'un échauffement. Nous sommes tous deux blessés au bras. Ce n'est pas encore évident de nous départager. Ce dernier simule une attaque croisée sur mon flanc gauche. Je lève ma lance comme j'utiliserai un harpon pour la pêche, tandis que je place mon épée contre mes reins. J'expose une nouvelle fois mon buste. J'en suis bien consciente. Trop tard pour comprendre sa feinte. Le noble se glisse entre mes jambes afin de passer dans mon dos. C'est en se redressant dans mon dos que mon assaillant profite pour me blesser au mollet gauche non loin de mon aileron. Je ne suis pas invincible ni insensible à la douleur. Nous savons tous que les endroits près des ailerons sont plus sensibles qu'en d'autres lieux. Je m’affaisse.

Chevalier Talelviën ! Seriez-vous entrain de faiblir ? Je refuse une victoire aussi facilement ! dit-il froidement et assez fortement pour que le reste des rebelles entende.

    Puis, Messire Vesterion se plie pour m'attraper par le coude gauche, m'aidant à me redresser.

Quoi ? LA Talelviën ? Phaëlaë ? La fille unique d'un des meilleurs soigneurs ?

    Oui des murmures se font entendre. Comme je le pensais un peu plus tôt, certains nobles me connaissent dans le bon sens comme dans le mauvais. Le bon pour les avoir protégé et aidé pendant un temps, dans le mauvais pour avoir refusé leurs avances ou celles de leurs fils. La confusion s'étend sauf qu'Arin ne me lâche toujours pas.

IL SUFFIT ! Pensez à ce qu'il nous a dit tout à l'heure ! Oseriez-vous lui désobéir ? Hardis les nobles ! Soyons fiers d'être des Héléos de Glace !

    Oui je souris ! Non pas parce qu'il me tient mais parce qu'il a quasiment le même discours que le Protecteur du Sud. Dommage qu'il ne soit plus avec lui. Cela aurait constitué un duo inébranlable. Mais nous n'avons pas fini notre duel. Ce serait entacher son honneur. Si je le fais, je ne serais plus digne d'être une femme chevalier.

    Subitement je m'ouvre à ma Vérité, ne faisant plus qu'une avec elle. Je laisse mon sang de Glace m'envahir de tout mon être en pensant et commandant intimement de tuer un maximum de rebelles pour la défense du Palais. Afin de me libérer de l'emprise du traître, tout en sentant le changement de couleur de mes écailles dorsales, je donne un puissant coup de coude pour le faire lâcher prise. Puis, me mettant la plus droite possible, j'écarte mes épaules en arrière de manière à ouvrir mon buste au maximum. Un sosie parfait de glace, nue, tenant une copie de mes deux armes sort de mon corps. Celle-ci se rue à l'arrière de l'assaut, plus rapidement que nous autres, n'ayant que mon élément pour substance. J'en ai un hoquet de surprise de voir qu'elle part plus loin que d'habitude. Cinq mètres. Soit le double qu'avant. Il s'agit donc d'une amélioration de mon sort. Mon sosie s'amuse à faire des moulinets de ses deux bras, arrachant le souffle de vie à plusieurs assaillants. Le temps s'écoule. En ce qui paraît une minute, son sort d'attaque élimine une partie, au point où, il reste à vue de nez, deux cinquième de la rébellion. Je fatigue un peu à cause de l'usage.

    La colère grandissant au fur et à mesure des événements. Etant de plus en plus prise entre la loyauté et la rébellion. Je serai le déplaisir de l'assaut, un fil qu'il est plus qu'ardu de retordre. Une rose de glace dangereuse mais pas infaillible car protégée par une liane pourvue d'épines. Tel le motif que forment mes écailles bleu roy. Je suis la rose mais je n'ai pas trouvé ma liane.

    Pendant toute cette agitation, le rebelle que j'ai blessé en profite pour se glisser dans le Palais, se retrouve dans l'entrée, à ne trop savoir quoi faire.

    Le combat reprend entre le traître et moi. Mais au lieu d'un trois contre un, cela en devient à un contre deux.

    "Ô notre Mère Eliosa ! Que ton courroux touche les injustes !"

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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mar 31 Mai 2016 - 14:12

Un homme au visage froid, presque haineux, nous accueille alors que Migarh s’éloigne dans ce qui semble être un dédale de couloir. Mes sourcils se froncent. Quel lâche ! Il prend le pouvoir pour gouverner un peuple qui n’est pas le sien, il fait tuer des rebelles qui se battent pour leur liberté puis il se barre en courant lorsqu’il lui faut assumer ses actes ! Une furieuse envie de lui enfoncer mon poing dans sa face de rat engrène mon cœur. Pourtant, Worgen sait que je suis non violente mais cet homme me donne des envies de torture. Je ne le tuerai pas, je ne souhaite pas que l’on puisse me traiter de meurtrière en plus de me traiter de voleuse. Et puis, la mort serait une délivrance. Non, cette ignoble créature ne mérite que souffrance. Il mérite d’endurer ce qu’il a fait aux miens et à leur famille qui pleurent leurs parents et leurs frères et sœurs morts pour la liberté et la dignité des héléos de glace.

« Bienvenue âmes perdues, Eliosa se fera juge de vos démons. » J’hausse les sourcils de surprise, un rire nerveux secouant ma maigre poitrine. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre que le laquais de Losk’Otha est fou à lier. Je n’ai pas le temps de me demander jusqu’à quel point car le voilà qui attaque déjà. D’immenses tentacules d’eau se matérialisent et fendent le courant en direction de mon partenaire. Je le pousse à terre puis l’aide à se relever tandis qu’un rictus malveillant assombrit le visage de notre adversaire. Aladriel me jette un coup d’œil rapide : il semble tenter d’évaluer la situation mais on dirait que sa chute l’a ébranlé. Je prends la parole la première, sans tenir compte du fait qu’il est censé être mon supérieur hiérarchique dans cette guérilla : « Il faut atteindre le Protecteur ! » Del Amarys hoche rapidement la tête et ajoute : « Sois prudente et rapide. Je ne sais pas si nous aurons des renforts de sitôt ! » C’est à mon tour d’acquiescer avant de détaler. Je longe le mur à tout allure, sur mes gardes néanmoins, prête à esquiver une attaque de la part de l’héléo timbré. Mais rien ne vient : ses yeux méchants continuent de fixer mon compagnon d’armes. Alors que je m’éloigne dans le tunnel derrière les combattants, les gémissements d’Aladriel se font plus nombreux, plus déchirants. Je n’ai pas le temps de le sauver, une autre mission m’attend : mettre hors d’état de nuire le « protecteur » du sud. Je crois que c’est lui qui aurait bien besoin d’un protecteur, maintenant que je commence sérieusement à me demander si je ne vais pas envoyer un message au Roi en personne en lui rendant sa marionnette en pièces détachées.

Je ralentis et opte pour une nage rapide mais silencieuse. Il me faut pouvoir récupérer des indices de la présence de l’insecte ignoble qui est désormais ma cible. Certains cris de Del Amarys m’arrachent une grimace mais je ne songe pas une seconde à faire demi tour. Je donnerai ma vie pour sauver les héléos de glace mais je compte bien trainer Migarh avec moi dans la tombe. Il ne me faut pas beaucoup de temps pour le localiser. Je pose mes deux pieds sur le sol, bien ancrée sur mes appuis pour éviter un courant ou un coup de me déstabiliser dès le début du combat. Je ne lui sortirai pas de discours héroïque et provocateur comme l’on peut le voir dans certains livres. Je n’ai rien à lui dire, je n’ai pas envie de lui adresser la parole et encore moins de lui donner l’occasion de cracher son venin. Alors que nous nous fixons en chiens de faïence, je me rends compte que nous sommes encore assez près pour entendre très distinctement le combat qui oppose son larbin à mon partenaire. Je fais mille efforts pour ne pas laisser voir mon mal être. La souffrance d’Aladriel me donne envie de le venger. Un lion de glace apparaît silencieusement derrière Migarh. Je ne sais pas encore s’il l’a remarqué mais alors qu’il va ouvrir la bouche, une fine couche de glace vient recouvrir son visage, lui bouchant la vue. Sans attendre, la statue de glace lui mord violemment l’épaule, si profondément qu'il détruit muscle, os et ligaments. Tandis que le Protecteur du Sud touche en arrière, un horrible craquement indiquant que sa clavicule n’a probablement pas apprécié le traitement, je m’approche en deux foulées pour lui mettre une magistrale paire de claque. Je cligne des yeux, incrédule, en réalisant que, alors que j’avais l’occasion de le passer à tabac, je me suis contentée de le corriger comme un enfant de 4ans qui à casser un vase. Ma pauvre Winnie, je crois qu’il y a encore des progrès à faire en matière de combat à mains nues. Migarh laisse échapper un cri succinct alors que le lion de glace referme ses mâchoires. De son bras valide, il tire son sabre et l’enfonce violemment dans ma statue, qui disparaît aussi tôt. Je ne peux me permettre de garder en vie une création abimée étant donné l’effort que je vais devoir fournir. Un violent courant balaie mes jambes je me retrouve soudain à terre, le bras indemne de Migarh serré sur ma gorge. Décidément, je déteste toujours autant la Vérité de l’eau … Et je ne suis pas sûre que je survivrais assez longtemps pour prendre des cours de self-défense.


MAITRE DES OMBRES


Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle | C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encore | Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle | Et vous laisse la mort. | ©️ FRIMELDA




Dernière édition par Winter C. Eliwën le Mar 21 Juin 2016 - 17:59, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mer 1 Juin 2016 - 0:51

Ce rat luisant était-t-il ma cible ?  Je l’entendais geindre et ses gémissements résonnaient à travers toute la grotte. Des troupes débarquées en renforts, surprise de voir la salle tapissée de sang et surprise que ce soit ici que fût l’origine du bruit. Ces soldats étaient dépités, n’avaient jamais connu les havres de la guerre ? Ces rebelles, étaient-ils tous comme ce pitoyable chef ? Si oui, comment avait-il pu arriver aussi loin ? Je grognais de cette perte de temps, pensif à ce qu’aurait pu aider , t’avoir une main de fer qui gouvernait ce lieu.  Il rampait. Il quémandait de l’aide, il hurlait des mots incompréhensibles tandis que du sang sortait de sa bouche, il criait comme un fou recherchait de l’eau dans un désert, du sang sortait ses différentes plaies. Qu’il puisse encore bouger était un miracle, compte tenu du fait que son torse tranché souffrait de plus en plus. En terre humaine, il aurait vite subi des infections à faire cela. Il balançait ses bras devant lui criant et répétant la même chose :

« …Arin ! A l’aide..A..Arin..Winter ! Pitié…  Aid..ez..moi !»

Je voyais son désespoir coulait à travers son flot de paroles, lui qui était venu en conquérant avait perdue sa fierté. Au moins, ses hommes n’auront jamais vu sa disgrâce juste son corps amoché, mais ces hommes derrière moi, ils ont vu ce qu’ils coutaient de toucher à la stabilité de la couronne. Ils peuvent voir à travers mes actes, la haine que le Roi possède envers cette rébellion.

J’écraser sa tête contre le sol afin de le faire taire. Le silence régnait enfin de nouveau. Je savais que la rebelle ne devait pas être loin avec cet appel à l’aide et qu’elle écoutait, surement tirailler entre le fait de sauver son compagnon d’armes ou sa chasse au protecteur. Je criais tout fort :

« Femme rebelle, retrouvez-moi à l’entrée du palais. Le Protecteur vous dira de lui-même qu’il n’est guère bon de me sous-estimer. Votre bataille prend fin aujourd’hui même avec la chute de votre chef, pour le salut qu’Eliosa me demande de lui offrir,  déposez les armes. Trop de sang risque encore de couler. Du sang de rebelles, Eliosa me charge de les puniras de leur acte. Mais Eliosa est notre mère à tous, elle veut entendre le pardon de ses fils rebelles. Leurs démons ne  leur apporteront de répit que si vous vous résignez à la paix. Si vous refusez, mère Eliosa m’a demandé de tuer d’autres rebelles. La quête de sang ne fera que commencer et des victimes mourront plus que de raison vos amis les plus précieux….Mouahaha !  Arin ? Arin ? As-tu ? Hahaha, j’arrive Arin ! Ton copain t’appelle ! ARIN ! Entends ton ami, mouhahaha ! Protecteur, je reviendrais avec du renfort ! Et peut-être même avec des rebelles sur ma lance, mouhaha ! »

Je souriais de grâce, j’avais trouvé ma prochaine cible : Arin. Cela devait surement être l’homme dont ces soldats parlaient lorsqu’ils me disaient que la noble chevalière était occupée.

Je regardais cet homme à mes pieds. C’est à peine s’il pouvait encore bouger, je l’empoignai à sa gorge et remonta vers l’entrée avec mon escorte. Ce n’était plus des cris, c’était des pleurs qui parsemaient la grotte. Mais doucement, ces pleurs quitteraient ce lieu, ils se feront inaudibles à travers cette grotte, et le calme régnera à nouveau pour le protecteur. Les soldats eux-mêmes étaient plus que dubitatifs quant à mes méthodes.
Si plus tôt le protecteur comme les soldats avaient peur de cette rébellion, de leurs effectifs, je venais à l’instant de leur donner une raison de craindre un ennemi plus terrifiant, la Couronne, dont j’en incarnais la personnification avec la bénédiction d’Eliosa.

Cela les motivera face à ces traitres d’insectes. Arrivé à l’entrée, je voyais la chevalière combattre un homme des plus imposants, cela devait être Arin, le rapport de force semblait équitable, mais je décidais d’apporter un peu de poids dans cette balance,j’ordonnai aux troupes de se positionner des deux côtés de la porte et de la franchir qu’à mon commandement.  J’étais là, au beau milieu de l’entrée, assez reculé pour ne pas être totalement voyant, mais je regarderais le rebelle. Il était si concentré, et lorsqu’il me vit, j’en appelais à la grâce d’Eliosa. Le sol tremblait, certains des rebelles perdirent l’équilibre et avant qu’ils ne s'en rendent compte,  une de mes tentacules perfora le sol et tenta d’agripper le rebelle. Ce n’est par chance qu’il esquiva et recula de plusieurs mètres.

« Soldat…avancez ! »

Ils marchèrent tous au pas devant moi, l’arme à la main, le bouclier préparait, confiant dans leur victoire.  Un silence régnait. Ce n’était pas un silence reposant, il était amer et lourd, chacun étant à bonne distance de l’autre, tous me regarder. Il était digne d'un silence religieux. Avant que les yeux de la plupart s’agrandissent. Tous voyer le chef que je tenais à la gorge. Nous étions sous l’eau, pourtant une trace de sang nous suivait sur le sol. Il jeta un regard à ses fidèles, un regard de désespoir « A ..l’aide… »

Je fis disparaitre mon tentacule  et accorda un regard satisfait à la chevalière.
« Vous avez très bien défendu Chevalier. Le protecteur m’a sommet de vous aider à endiguer l’entrée avant de le rejoindre. Dépêchons-nous je vous prie. »
Ces rebelles regardaient en silence leur chef, il y avait de la rage dans leurs yeux. Mais aucun ne bouger, tous me regarder en train de le tenir à la gorge. Je claquais sa tête contre le mur pour l’assommer et m’en défaire. Son corps était à même le sol et une trace de sang resterait à jamais graver sur ce mur, que j’écrasais à l’aide d’un de mes pieds.

« Ceux ayant combattu auprès de la chevalière vous seraient maintenant en arrière garde et protégerai  le corps du chef rebelle. Ceux avec moi, première ligne, formation serrée, pas de quartier. Arin et pour moi et la chevalière Taleviën. Exécution !»

Je fis un signe à la chevalière pour lui indiquer que les renforts étaient là, que la victoire était acquise. Cependant, aucun rebelle ne bougeait, et ils avaient raison. A cet instant, leur chef bien aimé put mourir.

«Alors alors ..Ah oui ! Vous me regardez tous pour que je me présente ! Bon, moi, Rainhold Roswald de la maison Vön Bismuth attitrée émissaire par notre Roi, vous demande solennellement de déposer les armes. Sinon…eh bien… » J’agitais mon stylet sur la gorge du chef en regardant Arin «  il vous a appelé à l’aide, l’avez-vous entendu ? Pour être sûr je l’ai torturé jusqu’à ce qu’il crie à s’en casser les cordes vocales » je regardais les autres rebelles «  vous porterez sur vous le poids de ma décision concernant la survie de votre chef et ses démons viendront vous hanter chaque nuit. Eliosa m’a demandé de vous laisser le choix : celui de la vie ou de la mort. Déposez les armes et il vivra. Refusez et vous mourrez, et lui aussi d’ailleurs. Mais vous vous verrez mourir l’un l’autre. Oh, et je vous vois déjà venir : C’est qui ce gars ? C’est quoi sa maison ?  Si vous ne m’aviez jusque là, jamais connu, c’est, car vous étiez de bons citoyens. Mais, vous allez apprendre rapidement qu’à considérer le Protecteur du Sud comme votre ennemi, vous avez commis une grande erreur.  Eliosa m’a confié vos pêchés, je me dois de vous absoudre d’eux. »
Je regarderais cet Arin dans les yeux, il était plein de colère. Et la colère fait perdre la raison et la concentration, stupide rebelle, depuis le début vous n’avez marcher que dans mes pièges, n’avez vous guère de logique ?

« Vous savez, j’admire votre bravoure comparée à ces chiens qui vont à raison se soumettre. Mais j’offre toujours l’opportunité à ma cible d’esquiver une attaque. Après, je joue. Et quand je joue…  Voyez dans quel état est votre amour bien aimé. Malheureusement pour vous, vous avez déjà esquivé. Puisse Eliosa calmer vos démons. »

J’invoquais cette fois si mes deux tentacules. Un terrain aquatique était bien plus que profitable pour leur donner le maximum de leurs hauteurs. Tandis que le sol tremblait, elles grandissaient, prenant de la hauteur. Jusqu’à atteindre 3 mètres de haut.

« Mes enfants, Papa vous a préparé un bon repas…il est là bas. »

Je savais Eliosa de mon côté et remplit à nouveau mes tentacules de cette substance noire. 3 mètres de tentacules qui sombraient dans la noirceur petit à petit, comme une pieuvre je préparais mon encre salvatrice. Le rebelle semblait pétrifier et je projetais les filets sur lui. Il se crut victorieux lorsqu’il crut couper la nappe visqueuse, mais se retrouva à la place avec son torse complètement visqueuse et bien plus loin. Trop lourd pour esquiver, un de mes tentacules le touchait à sa jambe, laissant échapper une blessure bien visible.

« Par respect pour la chevalière, je ne vais pas vous tuer de suite. Voyez-vous, j’apporte la parole d’Eliosa en ces lieux. Votre déluge lui laisse un goût d’insatisfaction et de colère. Qui croyez-vous que vous affrontez réellement en ces lieux ? Vous avez insulté Eliosa tandis que vous vous soulevez contre la couronne. J’entends à chaque instant ma déesse pleurer les victimes inutiles, elle réclame vengeance. Je suis son courroux vengeur, le messager des morts, je purgerai vos âmes et les donneraient à manger à vos démons ! Mouhahaha ! »
Spoiler:
 


________________________________________________________________________


J’hausse les sourcils de surprise, un rire nerveux secouant ma maigre poitrine. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre que le laquais de Losk’Otha est fou à lier.


Winter C. Eliwën rencontrant Rainhold pour la première fois.


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MessageSujet: Re: [Quête] Que gronde la glace Mar 21 Juin 2016 - 8:14

Le temps de mon sort d'attaque en ce qui est mon sosie parfait de glace, est écoulé au point de s'évanouir en revenant en moi telle une brise des plus froides sur la terre ferme. Ce qui me fait un bien inestimable. Comme un apaisement après un entraînement des plus durs. Sur le nombre de participants à l'assaut il ne reste qu'un cinquième et demi. J'avoue ne pas avoir pensé que parmi les nobles de Qartas, il y a de bons bretteurs puisqu'ils sont parvenus à tuer un des trois chevaliers qui les contenaient quelques instants plus tôt. L'effluve de tout ce sang commence à se faire sentir fortement, à couvrir l'odeur qu'est notre eau glacée. Si bien que des poissons nagent paresseusement au-dessus de nos têtes à l'affût de la moindre erreur de notre part. Que se passe-t-il ? Je croyais que ces derniers n'approchaient pas les habitats ! Mais aucun rebelle n'a l'air d'y porter attention.

    Ce bref instant de répit m'est bénéfique, me laissant ainsi la possibilité de respirer profondément pour reprendre le cours du combat. Cette fois, je rengaine rapidement ma schiavonna à la hanche pour utiliser pleinement de mon arme d'hast. Pour gagner en force et en vitesse, visant le rebelle aux côtés de Messire Vesterion, je bouge Charybde en le symbole de l'infini avant de lui planter dans le ventre, visant un organe vital. Le premier coup porté par cette vitesse est paré avec panache, abîmant ma lance au passage en l'entaillant en son centre, point névralgique. Cet adversaire me donne un coup de pied au ventre pour m'éloigner. Il y parvient, néanmoins, je reviens aussitôt portant dans la foulée un coup dans le bras tenant son épée. Celui-ci ne parvient même pas à éviter ma lance qui lui transperce le bras pour ressortir de l'autre côté. A l'instant où je retire Charybde du bras de mon adversaire, un squale de petite taille, venant de derrière le palais, nous bouscule, filant vers le reste de l'assaut, attrapant un des deux derniers chevaliers sous mes ordres.

    Nous ne sommes plus que deux pour maintenir l'assaut. Le Protecteur du Sud et ce cher émissaire du Roi doivent être prêts désormais. Je sais ce qu'il me reste à faire. Amener le reste de l'assaut à l'intérieur. Tandis que l'héléo blessé se dépêche de panser son bras pour continuer, je n'ai d'yeux que pour terminer le combat contre Arin.

Mouahaha !  Arin ? Arin ? As-tu ? Hahaha, j’arrive Arin ! Ton copain t’appelle ! ARIN ! Entends ton ami, mouhahaha !

    Cette voix parlant fortement, sûre d'elle, faisant transpirer un grain de folie, une haine peut-être envers les miens... Nul doute, il s'agit de Rainhold Vön Bismuth. S'il parle ainsi, c'est que tout est fin prêt pour la suite des événements. Je dois vraiment faire au plus vite. Cette voix de ténor si haute est entendue par une bonne partie. Je tourne le dos à mon adversaire pour me rendre compte que les portes du Palais sont entrouvertes. Le changeforme que j'ai blessé au torse est donc parvenu à y entrer. Soit.

    Sauf que je ressens l'eau faire un mouvement si fluide et rapide que je me retourne face à mon ancien prétendant pour parer son coup plongeant dans une de mes clavicules. Son regard... si vif, si furieux que je crois y apercevoir les flammes d'une colère sans fond. Une de ces lueurs qui vous signale qu'il n'y a presque plus rien à espérer de raisonner. Quant à moi, mûe par un certain respect, je lâche Charybde pour défourailler de nouveau Scylla que je parviens à lui planter au-dessus de ce qui lui sert de rein à droite, après plusieurs passes de lames.

Ne m'obligez pas à vous tuer ! lui murmure-je calmement à l'oreille.

    Nous sommes tous deux conscients que si je réussis à lui porter un autre coup, je le tuerai sur le champ. Ce n'est pas ce que je veux. Encore un échange endiablé où je parviens à me placer dans le dos d'Arin, l'enlaçant non pas de douceur mais de fermeté, pressant légèrement le fil de ma lame sur sa gorge. Tous deux faisons front au reste de l'assaut. Nous voyons qu'il  ne reste plus un seul chevalier. Je suis seule face à eux. Advienne que pourra ! Eliosa était à mes côtés jusqu'à présent et je lui ferai honneur comme à sa Majesté, à Migarth et à Rainhold.

NE BOUGEZ PLUS ! FAITES UN PAS DE PLUS ET JE LE TUE ! Messires Nogard, Noélémac, Maundrell... Vous me connaissez bien ! Vous savez que je tiens toujours parole ! Pourquoi ? Je vous ai toujours soutenu ! Vous n'êtes que des lâches ! Vous faites honte à notre déesse !!!

    Sans lâcher mon étreinte sur mon adversaire, je récupère mon arme d'hast avec un de mes pieds palmés, puis nage vers les portes du Palais. Sans me retourner, nageant plus vite, je leur crie une dernière fois dans l'espoir qu'ils nous poursuivent :

J'AI HONTE D’ÊTRE DES VÔTRES ! TRAÎTRES QUE VOUS ÊTES !!!

    L'effet escompté est sans appel. Ma "victime" et moi sommes poursuivis. Nous rentrons tout juste à l'intérieur pour voir, stupéfaits, un émissaire plus que déterminé presque dans une rage berserk. Quoique. A bien le regarder, derrière son regard de fou se cache une lucidité implacable. Sans le quitter du regard, j'hoche la tête en silence, lui signifiant que le reste de la rébellion est bien à nos trousses. Je refuse de lâcher ce traître d'Arin pour le moment. L'odeur de sang est plus forte à l'intérieur. Quelle nouvelle décoration ! Tout ce sang d'héléo... Ce devait être un combat tout aussi ardu que le mien. Non ? Quoi ? A qui appartient ce corps sans vie ? Contre moi, Messire Vesterion hoquette.

Ala... driel...

    J'ai presque usé de mes forces si bien qu'Arin me donne un coup de coude si violent que je le lâche, lui permettant ainsi de se précipiter vers le corps inerte tandis que je me plie en deux, cherchant à reprendre ma respiration. Mon rôle dans ce matage de rébellion touche à sa fin, à moins que l'émissaire ait encore besoin de mes services.

Ô douce Mère Eliosa... Prêtes-moi encore un peu de ta force pour ne pas faillir à mon devoir.

Spoiler:
 
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