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Opéra et coup de théâtre [PV Yn Kye]

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MessageSujet: Opéra et coup de théâtre [PV Yn Kye] Mer 26 Aoû 2015 - 19:05

La musique envahissait la pièce telle une vague déferlant dans une grotte, plongeant les personnes présentes dans la symphonie que jouait l'orchestre. Wolfram essayait de profiter au maximum de ce spectacle auditif tout en fumant nonchalamment un cigare embaumant la pièce d'une légère odeur de tabac. En recrachant une volute de fumée, il se redressa sur son siège et gardait les yeux fermés afin de ne pas perdre une miette de ces sublimes sons qui lui arrivaient aux oreilles. Un petit sourire se forma sur son visage ; il avait eu raison de transformer ce vieux bâtiment délabré en théâtre. Certes la rénovation lui avait coûté une fortune, mais au final il l'avait déjà largement rentabilisé grâce aux différents spectacles qui s'y produisaient… Aujourd'hui, il accueillait un orchestre philharmonique pour accompagner une pièce d'opéra et il comptait bien pouvoir profiter au mieux de cet événement. Un bruit sourd le sortit de son flot de pensée, il soupira en se passant une main dans les cheveux, bien sûr son boulot ne lui laissait jamais vraiment de temps libre… Son regard se posa sur l'individu se trouvant au milieu de la pièce, quelques filets de sangs s'écoulaient des ecchymoses qu'il portait au visage. Wolfram le dévisagea un moment avant d'écraser violement son cigare sur l'accoudoir de son fauteuil, ce type venait de lui faire rater l'ouverture du concert !

Il se leva afin de s’approcher de son invité, ses hommes s’écartèrent sur son passage sachant qu’il ne fallait en aucun cas importuner leur patron quand il était dans cet état. Wolfram l’observa en attendant qu’il reprenne ses esprits, de nombreuses contusions parsemaient son corps, ce qui était on ne peut plus normal vu le passage au tabac qu’il avait reçu… Lorsque que leurs regards se croisèrent, Wolfram descella une lueur de défi au fond des yeux de son prisonnier. Il répondit à sa provocation, lui envoyant son poing au niveau de la mâchoire, plus par frustration que de colère. Pourquoi devait-il être aussi têtu ? Il allait le retarder encore plus !

Il se calma rapidement se rappelant que son obstination avait été une des raisons pour laquelle il l’avait engagé. Eric Stewart était un soldat aux convictions solides et dont la corruption, qui régnait au sein de la garde d’Arnlo, rendait malade. Wolfram lui avait donc donné l’occasion de nettoyer leurs rangs, faisant jouer de ses relations pour le faire devenir capitaine d’un des plus grands quartiers de la capitale. Bien sûr, la manœuvre était calculée : Eric avait pour objectif de se débarrasser de tous les criminels et autres organisations illégales ne s’étant pas rallier à sa cause. Certes, le petit Eric s’en était très bien sortit, cependant obnubilé par sa vision de la justice, il s’était montré un peu trop zélé et avait commencé à mordre la main qui l’avait nourri.
Cet abruti avait réussi à mettre la main sur une de ses précieuses cargaisons et l’avait caché quelque part. Evidemment, il ne se montrait pas coopératif du tout et refusait de leur dire l’endroit où il les avait stockés. Wolfram se passa la main sur le visage, il devait vite régler cette affaire avant de pouvoir aller assister à l’opérette… Il lui donna une dernière chance :

" Bon, Eric, je suis comment dire… pressé donc dis-nous gentiment où tu les as mis et je te promets qu’il n’y aura aucune conséquence à tes actes. Si tu veux, je te donnerai même une récompense, tu veux quoi de l’argent, un titre ? "

Un léger malaise s’installa dans la pièce, les sbires de Wolfram ne comprenant pas les propositions que faisaient leur boss à ce traître. Cependant la réaction d’Eric coupa court aux négociations, il tenta de cracher sur le noble. Wolfram se décala évitant la glaire aux couleurs écarlates qui s’écrasa sur une dalle se trouvant devant lui. Le capitaine de la garde se dressa de plus belle sur la chaise à laquelle il était attaché s’efforçant de dissimuler au mieux la douleur qu’avait occasionnée cet effort. Un rictus provocateur se forma alors qu’il fixait son hôte dans le blanc des yeux, il voulait lui montrer qu’il n’était pas un de ces pions et qu’il n’obtiendrait rien de lui. Il ouvrit lentement la bouche afin de parler avec le ton le plus mordant possible

" Tu me prends pour qui, Wolf ? Je sais très bien que sans ces marchandises, tu risques d’avoir de sacré problème avec ton commanditaire… Et nous  savons tous les deux qu’il n’est pas du genre compréhensif, il te fera surement payer cher le fait d’avoir perdu ces biens… Peut-être même que cela détruira ton organisation. Alors vas-y torture moi, tue-moi ! Je n’ai rien à perdre et à craindre de toi ! "

Wolfram le regardait simplement dégouter par ce trop-plein d’honneur et le fait que les cris de l’homme venaient gâcher la mélodie qui emplissait l’endroit. Il était convaincu qu’avec un peu d’imagination, il réussirait à le faire parler cependant il n’avait pas le temps, le premier acte avait déjà commencé depuis quelques minutes… Il fit un signe à ses hommes qui sortirent d’une pièce annexe, deux personnes enchainées. Le sourire d’Eric  s’évanouit lorsqu’il les reconnut, sa femme et sa fille se trouvaient en larmes en face de lui. Il voulut se lever mais ses liens le retinrent sur sa chaise lui délivrant une décharge de douleurs dans tout le corps. Wolfram semblait satisfait de la réaction de son invité, s’éloigna un peu de la scène pour chercher un couteau posé sur une table au fond de la pièce avant de revenir tranquillement au niveau d’Eric qui suppliait qu’on laisse sa famille tranquille. Il haussa un sourcil, qu’était-il devenu de son « je n’ai rien à perdre » ? Avec un sourire carnassier, il s’adressa au capitaine de la garde.

" Je  suis sûr que tu croyais qu’elles étaient en sécurité chez tes parents. Mauvaise pioche ! Enfin, ne t’inquiète pas, on est pas des monstres… donc ta fille chérie n’a pas eu le temps de voir les cadavres de papi et mamie ! Enfin, trêve de bavardage, j’aimerais être remonté avant le début du troisième tableau… Donc je tue qui ? Ta femme ou ta fille ? Le choix logique serait ta fille, tu pourras en refaire une… ou alors tu as peut-être envie de changer femme… "

La panique se lisait dans les yeux d’Eric qui ne s’était jamais imaginé que ses proches seraient directement impliquées dans ce genre d’activité tandis que les deux autres prisonnières sanglotaient. Il ne réfléchit pas à deux fois et dévoila tout ce qu’il savait afin de les sauver, l’emplacement des marchandises, les noms des gens l’ayant aidé. Wolfram l’écoutait d’une oreille essayant de se repérer grâce à la musique où en était la pièce. De toute façon, il savait que Rubis notait toutes les informations intéressantes données par Eric dans son carnet. Quand Eric eut finit, il regarda Wolfram avec un air abattu, honteux de ne pas avoir tenu sa parole. Le parlems arborait toujours le même sourire de prédateur, il était satisfait d’avoir résolu cette affaire néanmoins son invité lui avait fait perdre beaucoup de temps.

" Merci de ta coopération, Eric. Seulement, tu n’as pas répondu à ma question. Ta femme ou ta fille ? Enfin vu qu’on a plus le temps et que tu n’as pas l’air d’avoir choisis, je décide ! "

A peine, il eut terminé sa phrase, il planta son couteau en plein milieu de la poitrine de sa femme. Il sentit la lame pénétrer la chair et se faire dévier par une côte avant d’atteindre son cœur pulsant à toute vitesse. Elle s’effondra sur le coup et le hurlement d’Eric résonna dans toute la pièce alors que la fillette commença à pleurer toutes les larmes de son corps. Heureusement, Rubis fut assez réactive pour assommer Eric d’un coup sec afin qu’il ne fasse pas trop de bruit. Il s’effondra donc à son tour, la fillette émit un petit hoquet en voyant ses deux parents au sol et s’arrêta de sangloter comme si elle avait compris que faire trop de bruit était dangereux pour elle. Wolfram s’alluma un nouveau cigare avant d’enjamber le cadavre de la femme pour se diriger vers les escaliers qui menaient au théâtre. Un raclement de gorge le rappela à l’ordre, il se retourna pour voir Rubis lui lancer un regard sévère. Il expira un nuage de fumée avant de répondre aux accusations silencieuses de son employée.

" Quoi ? J’étais pressé et il m’a bien fait rater quinze minutes ! En plus, il n’avait qu’à nous donner tout de suite la position des marchandises… sans compter que j’aurai pu tous les tuer ! Bon tu te charges de récupérer les colis, prends quelques hommes avec toi. Et que quelqu’un ramène Eric et sa fille chez eux et faites-lui comprendre que s’il osait encore une fois me défier, je ferai en sorte qu’il arrive plein de trucs horribles à sa fille ! Bon maintenant je vous laisse, j’ai un orchestre et une diva qui m’attendent ! "

***
Wolfram était aux anges malgré qu’il ait raté une partie du spectacle, il avait tout de même pu en profiter pleinement. Il était tellement heureux que participer au bal qui suivait la pièce d’opéra ne le dérangeait pas le moins du monde, sans compter que l’orchestre avait accepté de rester jouer jusqu’à minuit. Bien sûr, il avait dû échanger certaines politesse avec d’autres membres de grandes maisons, la plupart venaient le féliciter d’avoir permis la construction d’un bâtiment aussi grandiose, d’autres lui demandaient comment se portait les affaires. Il sentait aussi le regard emplis de curiosité que lui portait certaines demoiselles, il était vrai qu’il était rare qu’un noble de son âge et avec sa situation soit encore libre. Toutefois, pour l’instant aucune d’elles n’avaient réussi à réunir assez de courage pour venir lui parler ce qui l’arrangeait, sinon l’étiquette l’aurait obligé à inviter la jeune femme à danser et il n’en avait pas particulièrement envie. En attendant, il buvait tranquillement sa coupe de champagne regardant les jeunes nobliaux entamer leurs danses tels des tourbillons de tissus aux milliers de couleurs. Il regarda discrètement l’horloge, Rubis avait dû finir son travail cependant elle n’était pas là, peut-être avait-elle eu des problèmes ? Il réfléchit rapidement, il pouvait facilement trouver une excuse pour s’éclipser de la soirée… Il finit sa flûte et se dirigea d’un pas discret vers la sortie.
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